Vous êtes sur la page 1sur 2

Autres 

SFRO2020-228
Place de la radiothérapie dans le traitement des cancers de la thyroïde ; expérience du service
de radiothérapie du CHU HASSAN II de FES : attitude palliative ou curative ?
Kaoutar Soussy* 1, Mohamed Ait erraisse1, Med hamza Marrakchi 1, Fatima zahraa Farhane1, Zenab Alami1, Touria
Bouhafa1, Khalid Hassouni1
1Radiothérapie, CHU HASSAN II FES, FES, Maroc

Type de tumeur: VADS / ORL


Présentation préférée: Poster
Zéro séquelle (biomarqueurs / radiosensibilité / personnalisation, adaptation des traitements, traitements des effets
tardifs, etc): Oui
Tumeurs de mauvais pronostic (radiorésistantes, réirradiation, tumeurs ou indications rares, tumeurs ou lésions de
situation anatomique critique, etc): Oui
Introduction et but de l’étude: Le cancer de la thyroïde comprend deux entités de pronostic radicalement différent : les
cancers anaplasiques ou indifférenciés (10% de SG à 2 ans) et les cancers non anaplasiques. Notre but est de souligner
à travers une étude rétrospective et à la lumière des données de la littérature les particularités de ce cancer et la place
de la radiothérapie dans sa PEC thérapeutique
Matériel et méthodes: Il s’agit d’une étude rétrospective ayant concerné les dossiers de patients suivis pour cancer de la
thyroïde dans le service de radiothérapie CHU Hassan II de Fès durant une période de six ans allant du Janvier 2012 au
Décembre 2018.
Résultats et analyse statistique: 400 dossiers est le nombre des patients suivis au centre hospitalier HASSAN II de FES
pour cancers de la thyroïde. Seulement 18 patients présentaient une indication à une irradiation et fut adressé dans notre
formation et ceci pour une radiothérapie palliative, curative voir une RCC. 42% de nos patients étaient des femmes, alors
que 58% étaient des hommes. L’âge moyen était de 60,6 ans. 84% de nos patients ne présentaient pas d’ATCD
particuliers (un cas de diabète de type 2, un cas de tabagisme chronique et un cas d’HBP). 57,8% de nos cas
présentaient une histoire de goitre avant la consultation, par contre aucun de nos patients ne présentaient un ATCD
familiales de néoplasie ou de notion d’irradiation cervicale. Le délai moyen de consultation dans notre département était
de 12 mois avec comme principaux signes fonctionnels : dyspnée 26%, adénopathie 26%, goitre multi-hétéro-nodulaire
26%, douleurs osseuses 11%, nodule thyroïdien 11%. 47% présentaient des signes de compression. Tous nos patients
ont bénéficiés d’une échographie cervicales ; d’une TDM CTAP et d’une SO ; 63% était classé T4 et 37% T3.47% de ces
patients étaient métastatiques alors que tous les patients étaient N1. Pour le traitement, tous nos patients ont bénéficié
d’une chirurgie : 53% thyroïdectomie totale avec curage ganglionnaire ; et 47% de thyroïdectomie totale seule. A
l’anapath : carcinome anaplasique était le type histologique le plus irradiés avec 61%, 17% pour le carcinome papillaire
et 11% pour le médullaire ainsi que le vésiculaire. L’indication prédominante de la radiothérapie était une irradiation
palliative avec 77% des cas et dont les sites d’irradiation étaient par ordre de fréquence : le résidu tumoral post
opératoire, le rachis et l’encéphale. La dose a varié de 8Gy en seule fraction à 30Gy en 10fr en fonction de l’état général
du patient 23% de nos patients ont été irradié à but curative d’en un seul patient a bénéficié d’une RCC. La dose totale
pour la radiothérapie curative variait entre 50-60Gy. Tous nos patients ont été irradiés par technique 3D sauf deux
patients, qui ont bénéficié d’une RCMI. Avec un recul médian de 35 mois, 38% ont présenté une progression de leur
maladie avec une moyenne de 2 mois après la radiothérapie, 61% de cas de décès, et un seul cas de rémission.
Conclusion: L’indication de la radiothérapie est systématique devant une composante anaplasique de la thyroïde, alors
que dans les cancers non anaplasiques sa place reste sujet de controverse en absence d’essais thérapeutique.

Conflits d’intérêts: Aucun conflit à déclarer