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PROJET 1 : Modélisation d’une centrale thermique par

CYCLEPAD

INTRODUCTION :
Le cycle de Rankine est un cycle thermodynamique endoréversible (réversible avec les échanges
intérieurs, mais pas extérieurs) qui comprend deux isobares et deux adiabatiques. C'est le cycle qui
se rapproche le plus du cycle de Carnot. Il se distingue de ce dernier par la substitution de deux
transformations isobares aux deux transformations isothermes, ce qui rend possible sa réalisation
technique. Il fut inventé par William John Macquorn Rankine (1820-1872) qui lui donna son nom.

Le cycle de Hirn (une variante de cycle de Rankine) se caractérise par une surchauffe en fin
d'évaporation. Cette variante est le cycle qui se rapproche le plus du fonctionnement d'un cycle eau-
vapeur d'une centrale thermique. En plus de fournir un gain d'efficacité, la surchauffe diminue
l'humidité de la vapeur nuisible aux aubes de turbines.

Le cycle de Rankine réel est celui de la plupart des machines thermiques dites à combustion
externe actuellement utilisées : machines à vapeur pour la propulsion de bateaux, de sous-marins,
ou pour la production d'électricité dans le sens moteur, réfrigérateurs, climatiseurs et pompes à
chaleur dans le sens inverse.

Notre étude est composée d’un cycle de Hirn avec surchauffe en utilisant deux turbines et deux
chaudières.

La modélisation numérique fait partie des méthodes de simulation les plus utilisées étant donné
qu’elle permet de prendre en charge un grand nombre de scénarios pour un cas donné. Compte tenu
des enjeux de ces essais, il est primordial que les logiciels utilisés pour l’opération soient aussi
performants que fiables. Le logiciel CYCLEPAD permet de simuler des cycles thermodynamiques
ainsi que des transformations particulières rencontrées dans l’industrie. On peut à l’aide de ce
logiciel réaliser assez rapidement des calculs concernant des installations industrielles pouvant être
assez complexes. CYCLEPAD permet en outre de comprendre les différentes évolutions sans avoir
à se concentrer sur les détails de calculs.

OBJECTIFS DE TP :

Maitriser la modélisation numérique par CYCLEPAD.


Faire la comparaison entre la côte théorique et la côte pratique numérique.
Savoir comment un modèle numérique peut présenter un processus réel et comprendre
son comportement.

ETUDE THEORIQUE :

Dans cette étude, on va utiliser la formule d’interpolation suivante :


y 2− y 1
y= y1 + ( x−x 1 )
x 2−x 1

L’énoncé nous présente avec un cycle de Rankine idéal avec resurchauffe, qu’on va modéliser
numériquement avec CYCLEPAD.

1. Remplissage du tableau :

Etat1 :

A partir des tables thermodynamiques de liquide et vapeur d’eau saturé :

Pour  P1=10 kPa on trouve :

T 1=45.81 ℃ , v 1=0 . 00101m3 / kg h 1=191.83 kJ /kg , s 1=0.6493 kJ /kg . K

Etat2 :

Puisque la compression faite par la pompe est isentropique et le chauffage est isobare on tire
les résultats suivants :

1- s1=s 2 ⇒ s2 =0.6493 kJ /kg . K

2- w p ,∈¿¿= h2 − h1 = v1 ( P2 − P1) (déjà demontré dans les séances de TD)

Ainsi : h2 = h1 + w p ,∈¿¿

Or w p ,∈¿¿= (0.00101¿(15000 − 10) = 15.14 kJ/kg

Donc: h2 = h1 + w p ,∈¿¿ = 191.83 + 15.14 = 206.97 kJ/kg


3- P2 = P3 ⇒ P2 = 15000 kPa

Etat3  :

A partir des tables thermodynamiques de vapeur d’eau surchauffé :


Pour  P3 =15000 kPa et T 3 =500℃
h3 =3308 .6 kJ /kg , s3 =6 .3443 kJ / kg . K

Etat6  :

On utilisant le titre x donne  et à partir des tables thermodynamiques de liquide et vapeur


d’eau saturé pour P6 =10 kPa:
s −s
x= 6 f
s g −s f

s6 =(1−x ) s f + x s g=0.1( 0.6493)+ 0.9(8.1502)=7.40011 kJ /kg . K

De meme :

h6 =(1−x)hf + x h g=0 . 1(191. 83)+0 . 9(2584 . 7)=2345 . 413 kJ /kg

On a aussi à partir des tables thermodynamiques de liquide et vapeur d’eau saturé à


P6 =10 kPa : T 6=45.81℃

Etat5:

Pour trouver la pression à 5 nous devons interpoler dans les tables surchauffées. D’abord
l’entropie à une pression supérieure à la valeur désirée, puis à une pression inférieure à la
valeur désirée.
500 ℃ ,2 MPa ⇒s=7 . 4317 kJ /kg . K
500 ℃ ,2.5 MPa ⇒ s=7.3234 kJ /kg . K

Ces valeurs de l’entropie bornent la valeur réelle s5 = s6 = 7.40011 kJ/kg.K puisque la détente
à la deuxième turbine est isentropique.
On interpole entre ces valeurs de pression pour trouver P5 :

7.4317−7.40011
P5=2000+ ×(2500−2000)=2145.844 kPa
7.4317−7.3234

On interpole entre les valeurs suivantes de l’enthalpie pour trouver h5 :

2 .5 MPa , s=7 . 3234 kJ /kg . K ⇒ h=3462. 1 kJ /kg


2 MPa , s=7 . 4317 KJ /kg . K ⇒h=3467 .6 kJ /kg

Par la suite:
3467.6−3462.1
h5 =3462.1+ × ( 7.40011−7.3234 )=3465.995 kJ /kg
7.4317−7.3234
Etat4:

On a s4 =s3=6 . 34 43 kJ /kg . K puisque la détente dans la première turbine est isentropique.


A partir des tables thermodynamiques de vapeur d’eau surchauffé.
2 MPa avec s=6.3443 kJ/kg.K ・ K ⇒h=2799.5≈ 2800 kJ/kg

2.5 MPa avec s=6.3443 kJ/kg.K ⇒h=? ? ?

Pour déterminer cette valeur, on fait une interpolation entre h’ et h’’:

2.5 MPa , s ' =6.4085 kJ /kg . K ⇒ h '=2806.3 kJ /kg


2.5 MPa , s ' ' =6.2639 KJ /kg . K ⇒ h ' ' =2880.1 kJ /kg

Par la suite:
2880.1−2806.3
h=2806.3+ × ( 6.3443−6.2639 )=2847.33 kJ /kg
6.4085−6.2639

Donc pour trouverh 4, on fait une interpolation final on utilisant les pressions 2 MPa et 2.5
MPa avec P4 =P5=2145.844 kPa et les enthalpies trouvées dans les tables
thermodynamiques, alors :
2847.33−2800
h 4=2800+ × ( 2145.844−2000 ) =2813.80 kJ / kg
2500−2000

Alors, on remplit le tableau :

Etat T (℃) P (kPa) v (m3/kg) x h (kJ/kg) s (kJ/kg.K)


1 45.81 10 0.00101 - 191.83 0.6493
2 - 15000 - - 206.97 0.6493
3 500 15000 - - 3308.6 6.3443
4 - 2145.844 - - 2813.80 6.3443
5 500 2145.844 - - 3465.995 7.40011
6 45.81 10 - 0.9 2345.413 7.40011

2-La puissance totale fournie au cycle sous forme de chaleur Q̇ ¿ :

Q̇ ¿ =ṁ [ ( h 3−h 2 ) + ( h 5−h 4 ) ] =( 12 ) [ ( 3308.6−206.97 ) + ( 3465.995−2813. 8 ) ]=45045.9 00 kW

Donc: Q̇ ¿ =45045.9 00 kW

3-Le rendement thermique du cycleηth  :


Ẇ net (W ¿ ¿turbine 1 + Ẇ ˙turbine 2−Ẇ pompe 1)
ηth = = ¿¿
Q̇ajout é Q̇¿

( h3−h4 ) + ( h5−h 6 )−( h2−h1 )


¿
( h3−h 2) + ( h5−h4 )

( 3308.6−2813.80 ) + ( 3465.995−2345.413 )−( 206.97−191.83 )


¿ =0.42629
( 3308.6−206.97 ) + ( 3465.995−2813.80 )
Alors : ηth ≈ 42.63 %

4-Le diagramme (T, S) de la centrale thermique.

T (℃ )

S (kJ/kg.K)

ETUDE PRATIQUE (SIMULATION ET MODELISATION NUMERIQUE  : CYCLEPAD)  :

Dans cette étude, on va admettre les hypothèses suivantes :

 Le fonctionnement de la pompe est isentropique adiabatique.


 Le fonctionnement de la chaudière 1 est isobare non isochore.
 Le fonctionnement de la turbine 1 est isentropique adiabatique non isotherme.
 Le fonctionnement de la chaudière 2 est isobare non isochore.
 Le fonctionnement de la turbine 2 est isentropique adiabatique non isotherme.
 Le fonctionnement du condenseur est isobare non isochore.

1. Réalisation de la centrale sur CYCLEPAD :

PHASE 1  : CONSTRUCTION DU CYCLE  ‘’BUILD’’

Etape1 : lancer le logiciel


Etape2 : choisir le mode «  open cycle  »

Etape3 : ajouter les composantes à partir de fenêtre « Devices »


Etape4: renommer les composantes et ajouter les tuyauteries (Stuffs)
Ces étapes donnent le résultat suivant, qui correspond au schéma demandé :

PHASE 2  : ANALYSE DU CYCLE  ‘’ANALYZE’’

Etape1 : on insère les données de l’énonce dans le logiciel on cliquant sur chaque point
concerné (de 1 à 6) : les pressions, le titre x, les températures, la nature de substance et sa
phase (gas, liquide, saturé) et le débit total.
Etape2 : on insère les hypothèses déjà mentionnées dans le logiciel pour chaque composante
(les turbines (1 et 2) et les chaudières (1 et 2) ont les mêmes caractéristiques.
Etape3 : dans l’onglet «  tools  », on clique sur «  lenses » ⇒«  Analytic progress » pour
savoir si notre schéma et bien résolu et déterminé.
Cette figure montre que ce qu’on a est le cas souhaité :
2. Remplissage du tableau  :
On clique sur chaque nombre (de 1 à 6) pour obtenir le résultat voulu :
Etat 1 :

T 1=45.82 ℃ , v 1=0.001 m3 /kg , h1=191.8 kJ /kg , s 1=0.6493 kJ /kg . K

Etat 2 :
P2=15000 kPa , h2=207 kJ /kg , s 2=0.6493 kJ / kg . K

Etat 3 :

h3 =3309 kJ /kg , s 3=6.35 kJ /kg . K


Etat 4 :
P4 =2196 kPa , h4 =2815 kJ /kg , s 4=6.35 kJ /kg . K
Etat 5 :

P5=2196 kPa, h5 =3466 kJ /kg , s 5=7.4 kJ /kg . K

Etat 6 :
T 6=45.82℃ , x =0.9 , h6=2345 kJ /kg , s6=7.4 kJ /kg . K

Ces résultats, nous permettent de remplir le tableau :

Etat T (℃) P (kPa) v (m3/kg) x h (kJ/kg) s (kJ/kg.K)


1 45.82 10 0.00101 - 191.8 0.6493
2 - 15000 - - 207 0.6493
3 500 15000 - - 3309 6.35
4 - 2196 - - 2815 6.35
5 500 2196 - - 3466 7.4
6 45.82 10 - 0.9 2345 7.4

3-La puissance totale fournie au cycle sous forme de chaleur Q̇ ¿ :


Pour déterminer Q̇ ¿ on clique sur l’onglet « cycle » ⇒  « Cycle properties » ⇒ «  Modeled
as  » et on choisit « Heat engine ».
Le résultat est le suivant :
Donc d’après la capture  :

Q̇ ¿ =Q−¿=45037
˙ kW

4-Le rendement thermique du cycleηth  :


D’après la même capture de question 3, on a :

ηth =eta−thermal=42.64 %

5-Le diagramme (T, S) :


Dans l’onglet «  cycle » ⇒ on choisit « cycle TS diagram  », et voici notre diagramme :

Après un zoom, on peut voir la compression faite par la pompe :


Conclusion et interprétation  :

 Toutes les grandeurs et les mesures théoriques et pratiques par modélisation sont
presque les mêmes.

 La différence entre les P4 et P5 théoriques et numériques reste un peu considérable,


mais il n’a aucun effet sur les calculs et même la façon dont le logiciel fait ce calcul et
identique à notre calcul théorique. Une explication  si que les tables
thermodynamiques utilisés en ce point exactement par CYCLEPAD sont différents par
rapport aux nôtres tables.

 La simulation numérique vérifie notre étude théorique et la consolide.

CONCLUSION

 En guise de conclusion, la modélisation numérique permet à un ingénieur d’avoir une


maquette à manipuler facilement pour opérer diverses modifications en vue d’améliorer le
projet en question. Ce procédé sert également à faire subir toutes sortes de contraintes à la
projection virtuelle du projet pour en étudier les impacts, ce qui permettra de concevoir les
changements à effectuer pour optimiser le produit final.
En effet, il est possible d’intervenir autant de fois qu’on le souhaite sur les modèles
numérisés. Par ailleurs, il est également plus facile de partager ces derniers avec d’autres
personnes puisqu’il suffit de les mettre sur un support numérique pour les transporter, ce qui
est beaucoup moins compliqué qu’avec une maquette par exemple. 

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