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Sommaire

PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL

INTRODUCTION 

I.Les sources de financement à long terme

A-Le financement par fonds propres et quasi-fonds propres

B- financement par endettement

II-Le choix des sources de financement 

A.Les contraintes liées au financement 

B. les critères de choix

III.Le plan de financement 

A.La présentation du plan de financement 

B.Le processus d’élaboration du plan de financement 

CONCLUSION 

ANNEXE 

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REMERCIEMENT
DEDICACE
Je crois au succès, plus je travail, plus il est à moi.
A Dieu tout puissant qui chaque jour me donne la grâce de me battre et de donner
vie à mes rêves.
Je voudrais avoir une pensée pieuse pour ceux qui m’ont soutenu sur le plan
matériel, financier, moral et spirituel.

Nous ne saurions commencer ce présent rapport sans toutefois adresser nos


remerciements :
 THIAM HINOUI ; mon maitre de stage

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 A SIMON SERVICE GENERAL (2SG) ; plus particulièrement
 M.TRAORE IBRAHIMA ; Directeur Générale de la société
AVANT-PROPOS
 Madame YAO ; Directrice Administratif et Financière
 Madame PRAO CHARLOTTE ; Responsable Ressource Humaine
 M.TRAORE SOULEYMANE, Responsable Logistique
 M.METCHRO LIONEL ; Comptable Fiscaliste
 Miss HOMAWOO EMEFA ; mon Maitre de Stage
 Miss MOUALEU ; Secrétaire de Direction
 Miss KOUTOUAN ; Chargé du Foncier
 Miss PARFAITE ; Assistante Comptable
 Miss COULIBALY SHELLA ; Responsable Achat
 M.KOUYATE ABOUBACAR ; Assistant Achat
 M.KOUAKOU RICHARD ; Chargé de la Facturation et du
Recouvrement
 Mlle Zozo; Technicienne de Surface
 Au corps administratif et enseignant du groupe LOKO
 A mes amis et collègues

Situé à côté du complexe Hôtelier Hastoria Palace de YOPOUGON, le groupe LOKO est
un établissement d’enseignement supérieur technique professionnel reconnu par l’Etat de
Côte d’Ivoire. Offrant les conditions optimales d’une réussite scolaire, il dispose des cycles
Brevet de Techniciens Supérieur(BTS) et Ingénieurs dans les filières de Gestion
Commerciales (GEC), Ressources Humaines et Communication (RHC), Informatique
Développeur d’Application (IDA), Assistanat de Direction (AD), Finance Comptabilité et
Gestion des Entreprises (FCGE). Nous avons suivi nos études dans cette dernière filière et
obtenu notre admissibilité au BTS.
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L’étudiant admissible au BTS doit accomplir en plus de sa formation théorique, une
formation pratique qui se traduit par un stage, ponctué par un rapport de stage, qui doit être
soutenu devant un jury. C’est cela après avoir franchi cette étape que l’étudiant devient
définitivement titulaire du Brevet de Technicien
Supérieur (BTS). C’est dans ce cadre nous avons été admis à faire un stage au sein de la
société << 2SG >>.
 LPMA : Licence Professionnelle Marketing
 LPCDM : Licence Professionnelle Communication et développement des
marques
 LPAD : Licence Professionnelle Assistanat de Direction
 LPGE : Licence Professionnelle Gestion des Entreprises
 LPRGL : Licence Professionnelle Réseaux et Génie Logiciel
 LPCF : Licence Professionnelle Comptabilité Finance
 LPACG : Licence Professionnelle Audit Contrôle de Gestion
 MAE : Master Administration des Entreprises
 MMA: Master Marketing
 MAGIR: Master Génie Informatique
 MAFIC: Master Finance et Comptabilité
 MACG: Master Audit et Control de Gestion
 MAFIDA: Master Fiscalité et Droit des Affaires

INTRODUCTION
Depuis le début des années 80 ans, on assiste à un phénomène de démultiplication de sources
de financement à long terme de l’entreprise. Chacune de ces sources possède des spécificités
et est susceptible d’impacter la structure financière de l’entreprise. C’est pourquoi la
question de choix de source de financement à long terme de l’entreprise prend une place de
plus en plus importante dans son assise financière.

Par ailleurs La décision d’investir pour une entreprise est étroitement liée au mode de
financement, cette dernière repose sur des bases stratégiques, selon lesquelles l’entreprise doit
veiller à sa structure financière et procéder à un arbitrage entre plusieurs sources de
financement.

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Afin de financer  un projet d’investissement,  l’entreprise  est appelée  au  préalable  à  connaitre
l’ensemble des sources de financement qui s’offrent à elle. Ayant pris connaissance des
différents modes de financement et ayant cerné  leurs natures (ressource externe ou interne),
elle tentera d’opter pour un choix de financement qu’elle voit le mieux approprié à son projet
d’investissement, compte tenu de ses avantages en matière de fiscalisation, de rentabilité…

Dans ce sens, l’entreprise dresse un plan de financement (prévisionnel) qui retrace les
différents emplois et ressources pluriannuels liés à son projet d’investissement, c’est pour
cette raison que la plupart des partenaires tels que les banques, exigent un plan de
financement de la part des entreprises cherchant à se financer. En effet, le plan de
financement  permet  à l’entreprise de vérifier à priori que sa politique d’investissement et de
financement est cohérente.
L’objet de ce travail est de présenter les alternatives de financement à long terme et le plan de
financement, en essayant de répondre aux questions suivantes :

Nous avons été amenés à réfléchir sur le thème suivant : le financement des entreprises de BTP
Dans un secteur d'activité à forte concurrence, SIMON SERVICE GENERALa pu installer sa
notoriété et fait accroitre sa clientèle à travers des réalisations, son équipement et des services de
qualité. Cela n'aurait pu être possible sans une bonne gestion de sa comptabilité. Ce thème présente
un intérêt économique mais aussi financier car, il touche directement un pôle clé de l'entreprise. Il
s'agit ici d'un domaine très sensible qu'il faut quotidiennement gérer avec efficacité suivant un
ensemble de règles et de procédures bien définies tout en s'appuyant sur les lois en vigueur en
comptabilité

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PARTIE 1 : PRESENTATION ET


ORGANISATION DE SIMON SERVICES GENERAL

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I- PRESENTATION DE LA COMPAGNIE NATIONALE DES

TRAVAUX PUBLICS

II-HISTORIQUE

La compagnie SIMON SERVICE GENERAL, en abrégé 2SG, est une entreprise


spécialisé dans le bâtiment, les travaux publics et les télécommunications. Créer
depuis le 15 mars 2017, elle bénéficie d’une grande expertise en la matière partout
en COTE D’IVOIRE grâce à son Fondateur et Directeur Général, Monsieur
Kouakou Kofi Simon.

III- STATUR JURIDIQUE

2SG est une société individuelle dont le siège social se situe à ABIDJAN, plus
précisément Koumassi grand carrefour.

IV- ACTIVITE

L’essentiel des activités de 2SG englobe tous les domaines des travaux publics, du
bâtiment et des télécommunications ; principalement
 Les Tavaux de terrassements généraux, voirie et réseaux divers ;
 La promotion immobilière ;
 La construction de sites GSM;
 Électricité générale HT MT BT;
 Bâtiment et travaux publics;
 Bureau d'études;
 La construction de piscines;
 La construction (buses, dalots et ponts).
 La conception de spots publicitaires et d'affiches multiservices Informatiques
et NTIC;
 Les travaux d'imprimerie et de sérigraphie;
 Les prestations diverses. etc.
V- OBJECTIF

2SG se donne pour objectif de mettre au service des partenaires socio-économique


et des décideurs, les compétences techniques et scientifique de haut niveau dans son
domaine.
Sa vocation est de donner à la COTE DIVOIRE une race d’entrepreneurs qui
soient en phase avec les critères de compétitivités, efficacité et de bonne gestion que
nous impose la libéralisation des marches.
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Pour ce faire, 2SG dispose d’ingénieurs et de techniciens apte à relever tous les
challenges lies aux études technique et financière dans tous les secteurs du bâtiment
avec un matériel informatique et des logiciels de conception pouvant répondre a
toutes les attentes.
III- ORGANISATION DE 2SG

La Direction Générale de 2SG est assurée par Monsieur Kouakou kofi Simon dont
l’organisation est structurée en services et en sections
A-LES SERVICES
1- LA DIRECTION GENERALE
La direction Générale supervise et coordonne l’ensemble des services et sections de
l’entreprise. Elle est assurée par un Directeur Général qui s’occupe des décisions
stratégiques et oriente les objectifs généraux de l’entreprise. Elle est donc la
cheville ouvrière à l’ensemble de la structure. Elle s’occupe de la promotion de la
société à l’extérieur, définit la politique générale et les objectifs de la société.
2- LE SERVICE DES RESSOURCES HUMAIBES
Dirigé par Mademoiselle Brou Rosine, Le service des Ressources Humaines
dirige les activités administratives et sociales. Il fait appliquer les règles intérieures
et met en exécution toutes les décisions de Direction Générale.
 Il coordonne, planifie et gère l’effectif, élabore les contrats avec les
fournisseurs et les sous-traitant des différents chantiers.
 L’exécution des textes législatifs, réglementaires et conventionnels
applicables au personnel ;
 L’élaboration et de la mise en œuvre des politiques de formation, de
recrutement, et de gestion prévisionnelle des emplois, des compétences et des
effectifs ;
 La conduite des négociations collectives en relation avec les organisations de
travailleurs ;
 La mise en place de systèmes d’évaluation et de motivation du personnel ;
 La gestion de la rémunération du personnel et des garanties accordées aux
travailleurs par les institutions de prévoyance sociale ;
 La protection du personnel contre les risques de toute nature résultant du
milieu et des conditions de travail ;
 La déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles à la
Caisse de Sécurité Sociale et à l’Inspection du Travail et de la Sécurité
Sociale;
 Participer à toutes actions susceptibles d’améliorer la gestion de la police
d’assurance maladie du personnel.
D’un commun accord avec la Direction Générale, il recrute, forme et gère le
personnel de l’entreprise.
3- LE SERVICE FINANCE ET COMPTABILITE

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Dirigé par M. SEHY BLEGUIN, Il assure l’équilibre financier de l’entreprise et
optimise sa trésorerie. Il réalise l’étude économique et financière relative aux
investissements de l’entreprise, gère les relations avec les organismes bancaires,
élabore et formalise avec ses équipes des procédures internes. Ce service regroupe
les sections suivantes : LA SECTION COMPTABILITE ; LA SECTION
TRESORERIE ; LA SECTION FACTURATION-RECOUVREMENT
4- LE SERVICE ACHAT
Dirigé par Mademoiselle Biehou Joëlle, le service achat aide les autres services à
déterminer leurs besoins, gère le processus de demande d’approvisionnement, repère
des prix concurrentiels et, de manière générale, agit comme contrôleur pour s’assurer
que les budgets sont respectés. Ce service repère les fournisseurs qui offrent les
meilleurs délais et les prix les plus intéressants. Il doit pour cela mettre un terme aux
relations avec les fournisseurs incapables d’offrir une qualité adéquate au prix exigé.
Il établi les commandes a travers le bons de commande et s’assure a la livraison qu’il
existe un bon de livraison
 LE BON DE COMMANDE
Le bon de commande est un document écrit par lequel une société passe commande
d’une quantité de produit chez son fournisseur, en vue de satisfaire sa consommation
ou besoins. Il Porte les mentions ci-dessous:

 Le nom ou la raison sociale et adresse du fournisseur


 Date et Le numéro du bon de commande
 Les détails des quantités à commander
 Les prix unitaires et le prix globale des quantités à commande
 Les conditions de livraison
 Les conditions de paiement
 La signature du client

Voir (Annexe N°1)

 LE BON DE LIVRAISON

Le bon de livraison est un document établi par le fournisseur a destination de son


client afin de prouver que les produits livre correspond bien au produit commandé.

Le bon de livraison accompagne toujours la facture (Annexe N° 2)

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5- LE SERVICE TECHNIQUE
Sous la supervision du Directeur Générale qui fait office de Directeur Technique,
ce service a pour rôle de faire la recherche de marché, de quantifier les travaux
nécessaires à la réalisation des différents projets de l’entreprise, de dimensionner les
structure, d’établi les plans et planning d’exécution des travaux. Il est composé des
sections BTP et TELECOM
6- SERVICE LOGISTIQUE
Dirigé par Monsieur Koné Fousseni, cette section est responsable des véhicules et
engins à l’actif de la société.il assure leur réparation en cas de panne, sinon leur mise
au rebut ou leur remplacement. Il assure l’approvisionnement du différent chantier
en sable, gravier ou le transport de petits matériels lorsque le besoin se fait sentir.

I- LES SECTIONS

A- SECTION COMPTABILITE

Dirigé par Monsieur SEHY Bleguin en collaboration avec Mademoiselle Bamba


Mariam, cette section est chargée de
 La comptabilisation des flux financiers dans le logiciel SAGE 100
COMPTABILITE
 Déclarations fiscales et sociales pour toujours être en règle vis à vis de
l’administration fiscale et de la caisse sociale.
 Veiller à l’application de la législation financière, comptable et fiscale
applicable en COTE D’IVOIRE
 Définir et de mettre en œuvre une politique financière garantissant les
équilibres essentiels de 2SG court, moyen et long terme ;
 Garantir la disponibilité d’une information financière et comptable fiable et
régulière ;
 Veiller au strict respect de l’obligation d’établir les états financiers de
l’entreprise dans les délais prescrits par la législation en vigueur ;
 Rechercher des financements au moindre coût ;
 Veiller à une gestion optimale de la trésorerie ;
 Rechercher des avantages fiscaux pour l’entreprise

B- SECTION TRESORERIE

Dirigé par Monsieur Madou Sylla, La section trésorerie a pour objet de tenir et
suivre la situation de la trésorerie de 2SG, à savoir :
 Enregistrer les opérations de caisse ;
 Passer les écritures de mouvements des banques ;
 Établir les états de rapprochements bancaires ;
 Vérifier le calcul des charges financières ;

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 Définir et suivre la situation de trésorerie a un instant t.
La trésorerie s’occupe de toutes les opérations se rapportant à la caisse et à la
Banque
C- SECTION FACTURATION ET RECOUVREMENT

Dirigé par Monsieur Nouama, Cette section procède à la relance et aux


réclamations pour toutes les créances des clients en vue de leur recouvrement

D- SECTION SECRETARIAT
Dirigé par Mademoiselle Sogodogo, Le secrétariat de direction est le collaborateur
de tous les services de 2SG. Il joue un rôle fondamental dans la bonne marche de
l’entreprise. Ses compétences techniques lui permettent d’organiser et d’encadrer le
travail administratif dont il a la charge. Le métier s’exerce en étroite collaboration
avec le supérieur hiérarchique. Ses taches sont complexes et diversifies tels que :
 Classer, préparer les dossiers, réceptionner le courrier, recevoir, filtrer et
transmettre les communications téléphoniques, rassembler et mettre en forme
(tableaux de bord, graphiques) les différents travaux de secrétariat du service ;
 Assurer, à la demande du hiérarchique, la totalité du traitement d’informations
particulières (frappe, mémorisation sur ordinateur, diffusion...) ;
 Organiser des réunions, des conférences, y participer, en rédiger le compte
rendu ;
 Répondre au courrier reçu, rédiger des lettres de caractère commercial ou
technique, ou toute correspondance de même nature ;
 Dactylographier et rédiger du courrier en langue étrangère ;

 Établir, en sténographie ou par d’autres moyens, des procès-verbaux


d’assemblées législatives, d’audiences de tribunaux ou d’autres débats ;
 Gérer matériellement les contacts de son responsable hiérarchique : rendez-
vous, réunions, déplacements ; gérer son planning ;
 Trier, parmi les informations et les documents émanant des différents services
de l’entreprise ou de l’extérieur, ceux qui sont nécessaires au travail du cadre
supérieur qu’il assiste ;
 Transmettre aux différents services les instructions du supérieur ;

 Examiner des demandes de réunion, programmer et organiser des réunions et


des voyages pour le chef de l’unité et d’autres membres du personnel ;

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 Aider le chef de l’unité à organiser la réception et le séjour de visiteurs


extérieurs ou de membres du personnel ;
E- SECTION TELECOM

Dirigé par Kiototo Rech et en collaboration avec Kouakou Herbert la section


TELECOM a pour principale mission :
 Les Travaux d’infrastructure à savoir
 Construction de nouveau site radio
 Fabrication de pylônes GSM
 Réalisation de plateforme, pose de buse
 Fourniture de Scheler et abris outdoor
 L’ingénierie de site
 Ingénierie radio GM-3G-WIMAX
 Ingénierie travaux fibre optique
 Audit et optimisation de site GSM
 Acceptation technique de site GSM
 Installation technique
 Installation et mise en œuvre de site GSM
 Installation énergique et système de protection de site technique
 Installation et mise en œuvre de band FH
F- SECTION BTP

Cette section a pour mission de faire une prospection de marche afin de trouve
d’éventuel offre d’appel faire le montage des dossiers d’appel d’offre communément
appelée ‘‘ DAO’’. Suivre les différents chantiers en cours d’exécution.

B- ORGANIGRAMME DE 2SG

 ORGANIGRAMME GENERAL

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DIRECTION GENERALE

SECRETARIAT

CHARGE DU
FONCIER

SERVICE
RESSOURCE SERVICE FINANCE SERVICE SERVICE
SERVICE ACHAT
HUMAINE ET COMPTABILITE LOGISTIQUE TECHNIQUE

ORGANIGRAMME DU SERVIE FINANCE COMPTABILITE

SERVICE FINANCE
COMPTABILITE

SECTION
FINANCE
SECTION
COMPTABILITE

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TREORERIE FACTURATIONET
RECOUVREMENT

CAISSE

DEUXIEME PARTIE :

FINANCEMENT D’UN
CHANTIER DE BTP

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I-Les sources de financement à long terme
La sélection  du financement à long terme nécessaire à l’entreprise est de la plus  grande
importance. Un mauvais choix peut avoir des conséquences graves et durables : prise de
contrôle par de nouveaux actionnaires, remboursements d’emprunts ou loyers de crédit-bail
qui grèvent la trésorerie. Dans ce chapitre, nous nous intéresserons à la présentation des
principaux modes de financement à long terme, à savoir ceux qui s’inscrivent dans le cadre du
financement par  fonds propres, ainsi que ceux qui s’inscrivent dans  le cadre  du financement
par quasi-fonds propres et financement par endettement

A- Le financement par fonds propres et quasi-fonds propres

 Les fonds propres

Les  fonds  propres ont comme caractéristique commune, de constituer une ressource non


exigible. Nous distinguerons successivement l’autofinancement, la cession d’éléments d’actifs
et l’augmentation du capital.

  L’autofinancement

L’autofinancement est la première ressource de financement dont dispose l’entreprise. Le
niveau de cette ressource est fonction de la capacité d’autofinancement de l’entreprise et de sa
politique de dividende.

On en distingue 2 types:

• L’autofinancement  de  maintien:  c’est celui qui permet de renouveler le potentiel de


Production, et de faire face aux risques de dépréciations d’actifs, de pertes ou de
charges.

• L’autofinancement  de croissance  : C’est celui qui permet de couvrir les besoins liés à


l’expansion de l’entreprise, et qui constitue son véritable enrichissement.

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Dans le cas où les actionnaires décident de mettre en réserve tout ou partie des bénéfices, ils
permettent ainsi à l’entreprise de financer ses projets au regard des flux financiers générés.

On distingue plusieurs formes de réserves :

 Réserve légale : C’est un pourcentage fixe du résultat net (5%) qui  doit être mis en
réserve automatiquement. Cette réserve est obligatoire et fixée par la loi.
 Réserves statutaires : Ce sont celles rendues obligatoires par les statuts de la socciété.
 Réserves réglementées : Ce sont les contreparties de certains avantages fiscaux.
 Autres réserves : Ce sont celles qui résultent des libres décisions de l’assemblée
générale ordinaire en correspondance avec la politique d’investissement arrêtée.

Pour  ce qui est des avantages,  d’autofinancement il permet à  l’entreprise l’accroissement de


sa capacité d’endettement, et d’être indépendante financièrement.

  La  cession  d’éléments  d’actif

Il s’agit d’opérations de désinvestissement. En fin de projet, la valeur résiduelle
marchande des actifs autorise le financement partiel de nouveaux projets. Cette démarche
peut résulter du renouvellement courant ou de réorientations stratégiques.

  Les  augmentations  du  capital

L’actionnariat peut apporter les fonds dont l’entreprise a besoin pour financer ses projets lors
de la phase constitutive ou à l’occasion des augmentations du captai. Les associés peuvent
apporter des biens ou des créances.

En effet, on distingue plusieurs formes d’augmentation du capital:

Les apports en numéraire  : Des ressource sure sans échéance de remboursement et
dont la rémunération (dividende) est associée aux résultats de l’entreprise.
 Les actions prioritaires sans droit de vote  :Des actions que l’entreprise émet pour se
procurer des fonds sans diluer le pouvoir de l’entreprise. Leurs titulaires bénéficient d’une
priorité par rapport à toutes les autres actions.
 Incorporation  de  réserve  : Emission d’actions gratuites qui permet de diluer la valeur
boursière des  actions  et de communiquer les  performances  de la société auprès  d’un
public élargi.
 Bons de souscription d’action  : Ces bons donnent à leur détenteur le droit de
souscrire des actions à une date ultérieure fixée à un prix stipulé lors de l’émission.
 Obligation remboursable en action  : Ce sont des obligations pour lesquelles toutes
possibilités de remboursement en espèces sont exclues, le capital sera obligatoirement
majoré.
 Offre public à l’épargne :  Ce sont des obligations pour lesquelles  toutes  possibilités
de remboursement en espèces sont exclues, le capital sera obligatoirement majoré.
 Offre public à l’épargne : La société initiatrice de l’OPE remet des titres sur elle-
même en échange des titres de la société cible.
 Fusion-Absorption : Elle implique une augmentation du capital de la société
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absorbante, mais ici, la société absorbée sera dissoute suite à l’échange de titre.

Il faut souligner ici  que les frais d’augmentation du capital  pour la réalisation des plans de


financement élèvent sensiblement les coûts de fonds propres.

Les quasi-fonds propres

A coté du  financement par  fonds  propres,  il existe des  sources  de financement hybrides,


dont la nature se situe entre les fonds propres et les dettes. On en distingue principalement :

  Les  comptes  courants  bloqués  d’associés

Ce sont des fonds laissés pour une durée déterminée. Une convention conclue rend
indisponibles les sommes déposées en compte. Il s’agit d’une dette financière portant intérêt.

  Les  comptes  bloqués  d’associées


Ils enregistrent des sommes qui doivent être incorporés au capital dans un délai maximum de
5 ans. Ces comptes bloqués constituent des quasi-fonds propres et portent intérêt, ils sont
distincts des comptes courants bloqués.

  Les  titres  participatifs

Ce sont des valeurs mobilières qui ont été créés pour renforcer la structure financière des
entreprises publiques et des sociétés coopératives. Ils ne confèrent pas de droit de vote. Ils ne
sont remboursables qu’à la date de liquidation de la société après désintéressement de tous les
autres créanciers, ou à l’expiration d’un délai minimum de 7ans. Leur rémunération comprend
une partie fixe et une autre variable. La partie variable est liée aux résultats de la société.

  Les  prêts  participatifs

Ce sont des valeurs mobilières qui sont accordées par les établissements de crédit au profit des
entreprises qui  souhaitent améliorer leur structure financière, et augmenter leur structure de
financement. Ils sont des créances de dernier rang, assimilés à des capitaux propres. Ils
peuvent être assorti d’une clause de participation aux résultats (d’où leur nom).

  Les  titres  subordonnés

Ce sont des obligations dont le remboursement, en cas de faillite ou liquidation de l'émetteur,
n'est pas prioritaire et est "subordonné" à celui des autres créanciers détenteurs d'obligations
de rang supérieur. On distingue :

- Les  titres  subordonnés  à  durée  indéterminée  (TSDI) : Ils s’apparentent  à des titres


de rente dont l’émetteur ne rembourse jamais ces titres.
- Les titres subordonnés remboursables : Ils se rapprochent plus des obligations,
leur maturité est supérieure à 5 ans.

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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M
En effet, Les titres subordonnés sont assimilables à des fonds propres, ils ne peuvent être émis
que par les sociétés de capitaux. Aussi, Les taux de rendements est légèrement supérieur à
celui des obligations classiques (en raison du risque plus grand qu’ils présentent).

  Les  primes  et  subventions

Certaines primes,  ainsi que  tout  ou  partie  de certaines subventions peuvent être  assimilées à


des fonds propres dans la mesure où elles restent définitivement acquises à l’entreprise.
Exemple: - « Les primes accordées aux créateurs d’entreprises artisanales ou industrielles »
- « Les subventions d’investissement accordées par l’Etat ».

Le financement par  fonds propres  et quasi-fonds  propres  sont demeurent des  alternatives  de


financement principales pour l’entreprise à long terme, sans pour autant négliger l’importance
d’autres alternatives de provenance externe tel que l’endettement qui sera présenté dans le
chapitre suivant.

B-  financement par endettement

A côté de financement par  fonds propres et quasi fonds propres on trouve les modes de
financement externes qui viennent compléter les alternatives de financement à long  terme de
l’entreprise. Les principales sources de financement par endettement sont les emprunts
bancaires, emprunts obligataire et le crédit-bail.

 Emprunts bancaires

L’emprunt bancaire constitue une alternative de  financement que l’entreprise peut solliciter
auprès d’un établissement de crédit. Il est qualifié de source de financement à long terme dans
la mesure où les modalités de remboursement s’étalent sur plus de sept (7) ans.

Généralement,  le entreprises font  appel ce type de financement  à long terme, dans le but  de


financer un projet d’investissement. C’est pourquoi afin d’éviter toute transformation
financière, l’entreprise qui fait recours à l’emprunt bancaire, étudie dans le terme du contrat
les paramètres suivants :

 Le montant de l’emprunt : il dépasse rarement 80% du montant d’investissement
et dépend aussi de l’appréciation du banquier sur le projet, l’objet
d’investissement, la santé financière de l’entreprise.
 La durée : elle doit  s’étaler au  moins sur sept  (7) ans et mise en relation avec la
capacité prévisionnelle de remboursement du projet à financer.
Le remboursement de l’emprunt : il s’agit de modalités de remboursement,
annuité constante, dégressive ou In fine, et les conditions d’un remboursement
anticipé.
 Le taux d’intérêt : il doit être vérifié s’il est fixe ou variable.
 Les garanties : ils peuvent être hypothécaire, le nantissement ou caution.

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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M
Il est à noter que certaines catégories d’entreprises (PME, secteur d’activité…) peuvent
bénéficier des facilités d’emprunt  bancaire et/ou bonification de taux d’intérêt. En effet des
lignes d’emprunts bancaires sont dédiées pour certaines entreprises dans le cadre d’une
politique d’encouragement (par exemple à l’exportation, lutte contre la pollution…).

Emprunts obligataires

L’emprunt obligataire peut être une ressource de financement à long terme que
l’entreprise peut se procurer sur le marché financier en émettant des titres obligataires de
longue maturité. Ces titres représentent des dettes pour l’entreprise émettrice. Ce mode de
financement est réservé uniquement aux sociétés  de capitaux. Afin  de mieux appréhender la
nature de l’emprunt obligataire, il convient de savoir les conditions de leurs émissions, leurs
caractéristiques et les différentes catégories d’obligations

 Conditions juridiques :

L’entreprise qui désire soulever des fonds par emprunt obligataire sur le marché financier
doit au préalable répondre aux conditions suivantes :

 Son capital doit être intégralement libéré
 Avoir au moins deux ans d’existence
 Les bilans de deux derniers exercices doivent être certifiés et approuvés par le
conseil d’administration
 Les caractéristiques

Les obligations sont caractérisées par :

 Valeur nominale ou faciale : c’est la valeur unitaire de chaque obligation. Elle
constitue la base de calcul des intérêts
 Le taux facial : c’est le taux nominal à partir duquel  sont calculés les coupons
versés aux porteurs de l’obligation, Il peut être fixe ou variable. Les intérêts
versés par l’entreprise sont soit précomptés, soit post comptés.
 Le prix d’émission : parfois dans le but de d’attirer les investisseurs, les
entreprises émettent des obligations avec un prix inférieur à leur valeur nominale,
c’est ce qu’on appelle le prix d’émission. La différence entre le prix d’émission et
la valeur nominale est la prime d’émission.
 Mode d’amortissement : l’emprunt obligataire peut être amorti par annuités
constantes, par amortissements constants ou en in fine. Par ailleurs le
remboursement peut être anticipé s’il est prévu dans la clause d’émission, et la
durée de vie des obligations se situe en moyenne en 8 et 10 ans pour les
entreprises.
 Catégories d’obligations

1
Il existe plusieurs catégories d’obligations de différentes natures  que l’entreprise peut émettre

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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M
sur le marché, les principales sont à savoir :

 Les obligation ordinaires : elles constituent des simples créances sur la société
émettrice et sont rembourser à l’échéance selon les modalités de remboursement
retenues lors de leurs émissions.
 Les obligations convertible  en action :  ces sont des obligations qui donnent droit
au porteurs ou souscripteur de les convertir à tout moment en une ou plusieurs
actions de la société émettrices.
 Les obligations remboursables en actions : Comme leur nom indique, elles sont
remboursées en actions à la fin de leurs durées de vies.

Les entreprises font recours à l’emprunt obligataire lors d’un financement d’un projet
d’investissement, qui nécessite d’important fonds. Toutefois, la réussite ou le succès de
soulever des fonds sur le marché dépend de la qualité de signature de l’entreprise (la
crédibilité et confiance à long terme que l’émetteur inspire au marché), et l’opération
d’emprunt obligataire entraine d’important frais (frais d’émission : le frais d’audit et
certification des comptes, commissions bancaires, commission de bourse…).

Cependant, pour le financement des immobilisations corporelles (machine, matériel de
transport…), les entreprise font appel généralement aux organismes de crédit-bail.

Crédit-bail

Le crédit-bail constitue un moyen de financement à long terme dans la mesure où il
permet de financer un projet d’investissement à travers une opération de location. D’un
point de vue financier,  le  crédit-bail est similaire à une dette  financière  puisque l’entreprise
doit satisfaire son engagement en matière de paiement du loyer.

Il existe plusieurs types de financement par crédit-bail, parmi lesquels les entreprise font
recours généralement au crédit-bail mobilier, crédit-bail immobilier et la cession bail.

 Le crédit-bail mobilier : il concerne le financement par location des matériels
(machine, matériel de transport). Dans  le cas de crédit-bail  mobilier, l’entreprise  doit
fixer le choix du matériel à louer, la marque et ensuite s’adresser à une société de
crédit-bail. Ainsi l’entreprise pourra se procurer le matériel sans pour autant
débourser la totalité du montant de l’actif à financer.
 Le crédit-bail immobilier :  l’entreprise peut  faire appel à un organisme  de crédit-bail,
en cas de besoin de financement d’un projet d’investissement d’immobilier
professionnel (construction de bâtiment, location de terrain, entrepôt, usine). Ainsi
l’entreprise peut se doter de l’immobilier par location  à des  conditions  spécifiées  de
paiement des loyers
 La cession de bail : c’est une opération qui consiste pour l’entreprise, à céder des
biens immobiliers (usine, siège social) ou des biens d’équipement (matériel) à une
société de crédit-bail qui lui en laisse la  jouissance sous base d’un contrat de crédit-
bail prévoyant les conditions du rachat.

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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M
Conclusion :

En définitive, les alternatives de financement à long terme qui s’offrent à l’entreprise
sont multiples et de natures diverses, en ce sens que pour financer ses projets
d’investissements, elle peut recourir à ses fonds propres, aux quasi-fonds propres ou faire
appel aux emprunts bancaires, obligataires et crédit-bail. Cependant pour y accéder à ces
différentes sources de financement, l’entreprise sera confrontée à des contraintes et des
critères en matière de choix de financement.

 II- Le choix des sources de financement
Quelque soit  la taille de l’entreprise, son importance sur le marché elle a, à sa disposition
plusieurs sources de financement. Reste pour elle à savoir comment  choisir  le moyen le plus
adéquat au financement de son projet, tout en cherchant  l’efficacité économique et la sécurité
(la minimisation des risques).

C’est dans ce cadre qu’on trouve un ensemble de contraintes qui limitent le champ des
possibilités des sociétés et plusieurs critères de choix adaptées aux différentes stratégies
définies.

A-  Les contraintes liées au financement :

Parmi les diverses  visions du  financement de l’entreprise, la vision d’ordre  financier  est


celle qui comprend plus de contraintes. Elles présentent plus de conséquences sur le choix des
sources de financement

1. Les contraintes d’ordre financier  :

Il est important de rappeler les principales règles et leurs conséquences sur l’orientation se
l’entreprises vers les meilleurs choix possibles qui offrent plus d’avantages et moins de
risques.

a. Règle de l’équilibre financier minimum :

Il s’agit bien d’un ajustement de rapport ressources / emplois et selon laquelle les valeurs
immobilisées doivent être financés par les capitaux permanents.
La règle énonce que :
Les emplois stables doivent être financés par les ressources durables
C’est une règle de bon sens et de prudence , selon laquelle il doit exister un équilibre
minimum entre la durée de vie d’un actif et la durée de la ressource de financement
correspondant et le non respect de cette règle risquerait d’entraîner de graves problèmes de
trésorerie.
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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M

b. Règle d’endettement  maximum (ou d’autonomie  financière) :

Cette  règle stipule  que le montant des dettes  financières  ne doit pas dépasser le montant


des fonds propres.
Elle se représente dans le ratio d’autonomie financière :

Si les dettes financières sont supérieures aux capitaux propres donc  la société  ne peut  avoir


plus de dettes.
Des dettes peuvent être octroyé si seulement l’entreprise accepte d’offrir des garanties
importantes (hypothèques, cautions……) et que les prêteurs contrôlent la gestion de la
contrepartie du risque important qu’ils acceptent de couvrir.
c. Règle  de  la capacité de remboursement  :

Indique que la dette financière ne doit pas représenter plus de 3 ou 4 fois la capacité
d’autofinancement prévue.
Elle se traduit par le ratio suivant :

Si l’entreprise ne satisfait pas cette règle, elle ne peut prétendre augmenter son endettement et
son choix va se réduire aux capitaux propres et ou au crédit bail.

d. Règle  du minimum  d’autofinancement  :

La société est obligée d’autofinancer une partie (en général de 30%) de ces investissements
du fait que le recours aux crédits ne lui  permet pas de disposer de la somme totale qu’elle
souhaite emprunter.

2. les contraintes juridiques  et économiques  :
Il existe d’autres contraintes parmi lesquelles nous retiendrons :

Le  statut   juridique  :

Certains modes de financement sont liés au statut juridique de l’entreprise, exemple :
seules les entreprises de capitaux peuvent émettre des obligations, des actions………..

La taille :

Les grandes entités disposent d’un éventail de choix beaucoup  plus grand  que les petites,


lesquelles, ne peuvent faire appel publiquement à l’épargne (sauf par le biais d’un groupement
d’intérêt économique).
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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M

L’état  du marché  financier  :

Si les marchés financiers sont déprimés, ils ne favorisent pas les émissions de titres et les
entreprises doivent trouver d’autres types de financement.

La prise en compte de ces différentes règles pousse la société à éliminer certains types de
financement, en plus elle doit être vigilante sur sa rentabilité et sa solvabilité pour qu’elle
puisse garder la confiance de ces partenaires (prêteurs, actionnaires, clients et fournisseurs).

Nous allons voir maintenant comment s’opère le choix entre les possibilités restantes.

B- les critères de choix

Après avoir respecté les contraintes liées aux modes financement, l’entreprise peut
procéder aux critères de choix de financement dans le but de faire un arbitrage entre les
différentes sources de financement, afin d’opter le mode de financement  le  mieux approprier
au projet d’investissement. Il s’agit des critères de rentabilité financière, de coûts, de
décaissement réel et les excédents prévisionnels des flux de liquidités.

L’effet de levier
C’est un indicateur qui  décrit l’effet du poids des dettes  financières sur la rémunération
des capitaux propres (la rentabilité financière). L’effet de levier constate l’accroissement de la
rentabilité  financière qu’entraine une augmentation de l’endettement, à un taux inférieur au
taux de rentabilité économique. A travers la constations de l’effet  de levier  l’entreprise peut
se financer par des formules mixtes de financement, en essayant de chercher de minimiser les
couts liées aux modes financement et mieux rémunérer les actionnaires.

La formule de l’effet de levier s’écrit comme suit :

Rf  =  [Re +  (Re  - i)D/CP)](1-T)

Où :  Rf:  rentabilité financière après IS


Re:  rentabilité  économique
T= taux d’imposition des bénéfices;
D/CP  :  Dettes financières/capitaux  propres;
I = frais financiers/  dettes financières.

 Si  Re>  I l’effet de levier joue un positivement. Dans ce cas l’entreprise a intérêt à


s’endetter pour financer le projet, car plus la dette est importante meilleur serait la
rémunération des capitaux propres.
 Si  Re<  I dans ce cas, on est en présence de l’effet de massue, c'est-à-dire le levier
joue négativement. La rentabilité financière du projet d’investissement tendra à
être nulle plus le poids de la dette sur les capitaux devient important.
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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M

Théoriquement, l’effet de levier permet de procéder à un  arbitrage entre le financement par
capitaux propres et par endettement, tout en cherchant la meilleure combinaison possible
entre ressources interne et externes. Cependant l’effet de levier dans son mécanisme ne prend
pas en compte les flux nets actualisés imputable au projet d’investissement.

Excédents prévisionnels des  flux de liquidités

Le critère des excédents prévisionnels des flux de liquidité  imputables au projet tient  compte


de liquidité supplémentaire que l’entreprise espère dégager de la réalisation du projet
d’investissement (ces flux étant obtenus à partir de prévision des résultats sur la durée du
projet, ils recouvrent un caractère aléatoire) tout en tenant compte de la manière dont il sera
financé.
Ainsi on peut faire un arbitrage entre les différents modes de financement à partir des flux de
liquidités prévisionnels actualisés du projet. On retient la modalité qui donne la plus grande
valeur des flux actualisés.

Par ailleurs, pour déterminer les flux de liquidité, on ne prend pas en compte d’éventuels
crédits interentreprises. Dans le cas où les crédits interentreprises sont intégrés dans le calcul,
on parle plutôt de capacité autofinancement restant disponible après prise en compte de
financement. Aussi il convient de distinguer les flux potentiels et les flux réels, le premier
ne tient pas compte de variation du BFR alors que dans second on retranche la variation du
BFR.

Le  coût
Le coût du capital est le coût des ressources engagées par l’entreprise dans son activité. Ce
coût est déterminé à partir du cout des fonds propres et de la dette financière.

Le cout du capital est un élément déterminant dans la politique de financement et
d’investissement de l’entreprise. Ainsi, pour faire un arbitrage entre les différentes sources de
financement l’entreprise va déterminer le coût de chacune d’elle et optera pour celle qui
présente un coût faible par rapport autres. Le coût d’une source de financement est déterminé
par son taux actuariel, c’est le taux pour lequel, il y a une égalité entre le montant des
ressources encaissées et le montant réellement décaissé par l’entreprise.

 Le coût de l’augmentation du capital

Le coût de l’augmentation du capital est souvent estimer en raison de l’incertitude qui règne
sur les flux  et les  taux  d’actualisation. La formule de calcul  est basée sous l’hypothèse que
l’entreprise distribue un dividende constant sur chaque période. La formule s’écrit comme
suit :

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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M

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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M

 L’estimation  du  coût  d’une  émission  d’actions  gratuites  :

Le coût de financement par émission d’actions gratuites est déterminé de la même façon que
celui de  l’incorporation des réserves, sauf que la distribution d’actions nouvelles implique
des frais d’émission que l’entreprise doit tenir compte.

Ks   (D /  P   E)   g


E= frais d’émission par action
  Le  coût  d’endettement

 Le  coût  de  l’emprunt

Le coût de l’emprunt est déterminé par le coût actuariel net. C’est le taux d’actualisation qui
égalise la valeur actuelle des  annuités  après  déduction des  économies  d’impôts  au montant
encaissé de l’emprunt (montant de l’emprunt retranché des frais supportés par l’entreprise lors
de l’opération).

  Le  coût  moyen  pondéré  du  capital

On peut calcule le cout des différentes sources de financement par le coût moyen pondéré du
capital qui est la somme pondéré du coût des actions et du coût de la dette

KCMPC    KS   S /(S   D)   KD (1  TC )D /(S   D)


KS= coût des actions

KD=coût de la dette

S = valeurs de marché des actions
D= Dette

Les décaissements réels

Le décaissement réel est l’actualisation des flux nets déboursés par l’entreprise,
c’est dire après déductions des économies d’impôt lié à la source de financement.
Le taux d’actualisation appliqué est généralement le coût du capital
(le taux actuariel), à défaut du cout du capital, on peut prendre comme référence le
8
taux pratiqué sur le marché financier .Ainsi l’entreprise. Peut faire un arbitrage
entre les différents modes financementpar la méthode de décaissement réel et
optera pour celui qui présente les décaissements réel le plus faible.

Conclusion
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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
SOUTENU PAR M

En somme, l’autonomie financière est primordiale pour une entreprise, elle permet
a cette dernier de réduire les  contraintes liées  aux sources  de financement et l’offrir
une large gamme de choix de financement. Toutefois la question de choix de mode de
financement à long terme conduit l’entreprise l’arbitrage par le coût, la rentabilité
financière, décaissements réels et excèdent prévisionnels de flux de liquidités

Ayant cerné les  questions  de choix  de financement, l’entreprise va dresser plan  de


Financement pour essayer de maitrise les écarts entre emplois et ressource
pluriannuelles.

III-Le plan de financement

La planification financière à long terme traite en général une période de cinq années. Elle
met en relation les décisions stratégiques de l’entreprise avec la structure du portefeuille
d’actif et la structure du financement de la société.
Sur le long terme nous avons évoqué un certain nombre de modes de financement. Il convient
pour l’entreprise de les replacer dans une perspective stratégique par l’établissement d’un plan
de financement.

A-  La présentation du plan de financement

Définition

Le plan de financement est un document prévisionnel, établi pour une période de plusieurs
exercices (souvent de 3 à 5 ans), qui récapitule les différents flux annuels résultants des
besoins et des ressources de l’entreprise. Il traduit donc les incidences monétaires des
décisions d’investissement et de financement à long terme.

Objectifs

L’élaboration du plan de financement a pour objectif principal, d’une part, la vérification à
priori de la cohérence de la politique d’investissement et de financement, c'est-à-dire montrer
qu’il n’existe pas un décalage important entre les emplois et les ressources au cours du temps.
D’autre  par,  Assurer le  réalisme de la décision d’investissement,  autrement dit,  apporter  des
réponses aux questions telles que, est-ce que cette décision d’investissement est compatible
avec les ressources financières disponibles ou avec la capacité d’emprunt? Quelle est
l’ampleur du risque d’insolvabilité en cas de retournement de la conjoncture? Ainsi  que de
renseigner les dirigent de l’entreprise sur l’évolution de la structure financière de leur société
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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
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pour étayer un dossier de demande de crédit. Dans ce cas,  le plan de financement représente
un argument de crédibilité dans la capacité des dirigeants à conduire le développement de leur
entreprise et dans la cohérence de leurs choix stratégiques.

Structure

Le plan de financement se présente sous forme d’un tableau, composé de deux blocs, à
savoir les emplois (besoins) et les ressources.

Dans le bloc des emplois, on trouve :

-Les investissements nécessaires et/ou envisagés (en valeur brute).

-L’augmentation du besoin en fond de roulement normatif qui en résulte.

-Le remboursement des emprunts qui financent les investissements.

Dans le bloc des ressources, on trouve :

-Les capitaux propres supplémentaires nécessaires ; (La CAF et les emprunts
supplémentaires).

-Les autres ressources ; (les désinvestissements et le remboursement de prêts).

Il est à noter que le plan de financement n’est pas nécessairement équilibré année par année. Il
pourra mettre en évidence les insuffisance ou excédents de trésorerie. Par ailleurs, sa
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présentation n’est pas normalisée .

B-  Le processus d’élaboration du plan de financement
L’élaboration du plan de financement nécessite au minimum deux phases :

 L’établissement d’un plan sans prendre en considération les financements externes
(prendre seulement compte des  ressources  internes).ce plan  donc permet à partir des
soldes obtenus en  fin de  période de  déterminer les  financements externes nécessaires
aux besoins à couvrir.
L’établissement d’un plan de financement prenant en compte les financements
externes  c’est ainsi  que le plan  qui  en  résulte doit être équilibré à la fin, c'est-à-dire
présenter rapidement une trésorerie globale positive.

Du fait du caractère prévisionnel des données constitutives du plan il est indispensable de
prévoir  la  variation  du BFR  normatif  avant même d’élaborer le plan.

 Le  besoin  en  fond  de  roulement  normatif : qui peut être considéré comme une


moyenne de chaque composante du besoin en fond de roulement pour un chiffre d’affaires
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Les alternatives de financement a long terme et le plan de financement
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donné.

Chaque  poste  du  BFR (créances,  clients,  stocks et dettes fournisseurs)  est évalué  en nombre


de jours :

 Délai de paiement moyen constaté des factures clients,
 Délai de rotation des stocks,
 Délai de paiement moyen des factures fournisseurs

Le délai obtenu pour chaque poste pondéré avec un coefficient obtenu par la valeur en
numéraire du processus concerné ramené au montant du chiffre d’affaires.

L’intérêt  de  la  méthode  :

 L’incidence d’une variation du chiffre d’affaires sur le BFRE peut être rapidement
évaluée.
 L’estimation des temps d’écoulement se fait à partir d’une observation précise de
l’activité et une comparaison avec le secteur.
 Les temps d’écoulement sont des variables d’action sur lesquelles les responsables
peuvent agir pour modifier le BFRE.

Le  calcul  du  BFRN : comme déjà mentionné, il est important d’évaluer chaque élément du


poste du BFRE en jours du chiffre d’affaires hors taxe ainsi la formule générale du calcul
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s’écrit comme suit  :

 Après  avoir déterminé le BFR qui est un  élément des  emplois  de la première année,


reste la détermination des investissements effectués par l’entreprise, les dividendes
distribués.
 La détermination  des  ressources  de la première année (ressources  propres,  emprunts,
etc.…).
 Le calcul de la CAF et du résultat net de la première année.
 Le calcul du solde de la première année (CAF-emplois+ressources).

La construction du plan se fait sur toute la période de l’étude, la couverture des besoins se fait
au fur et  à mesure qu’ils naissent. A la  fin de chaque année,  il faut  voir s’il y a un besoin de
financement, il faut prendre les décisions qui s’imposent (généralement un emprunt ou un
découvert) puis intégrer les conséquences dans l’année en cours.
Conclusion :

En guise de conclusion de ce chapitre, il faut signaler que l’élaboration du plan ne
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représente pas une obligation pour les entreprises.

Les dirigeants procèdent à sa construction juste pour  traduire les incidences monétaires des
sources de financement sur l’équilibre financier de leurs projets et pour évaluer la capacité des
ressources prévisionnelles à couvrir les besoins de financement induits par le projet.

CRITIQUES
Nos remarques se résument aux points ci-après :

 Absence du logiciel SAARI sur les post de la section Trésorerie,


 Manque d’une imprimante couleur dans l’entreprise.
 Les lenteurs des comptables quant à la validation des demandes de décaissement.

SUGGESTIONS
Nos suggestions sont entre autre :

 Installation du logiciel SAARI sur les postes de la Trésorerie


 Création d’un réseau interne de liaison entre la Comptabilité et la Trésorerie
 Traitement des demandes de décaissement plus rapide
 Augmenter le nombre de photocopieuses pour un bon dynamisme du travail

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 Installation d’une imprimante couleur au secrétariat
 Des sorties détente seraient bienvenus pour permettre au personnel de se divertir.

CONCLUSION
De nos jours, les entreprises connaissent une panoplie des sources de financement assez large
en termes de quantité, que ce soit de provenance interne ou externe. Mais le problème qui se
pose réside dans l’optimalité du choix du mode de financement, qui éventuellement, doit
satisfaire ses besoins en ressources, sans pour autant atteindre à son autonomie financière,
dans le but de réalisation de ses objectifs à long terme (stratégiques).

Dans ce sens, et malgré la multitude des modes de financement s’offrant aux entreprises
Ivoirienne , celles-ci recourent en premier lieu à l’autofinancement. Chose qui s’explique par
la réservation des entreprises ivoirienne –majoritairement PME à caractère familial- par
rapport à l’ouverture du capital.

D’autre part, en raison de la nature de l’économie ivoirienne qui est qualifiée d’économie
d’endettement, la seconde place des modes de financements des entreprises ivoirienne est
dédiée aux concours bancaires.

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