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ESPACE-TEMPS DE DE SITTER

ET PRE-BIG BANG DE GASPERINI

Considérons un espace-temps de de Sitter, constitué d’un


cylindre hyperbolique dont l’axe de symétrie est le temps
imaginaire de Lorentz.
Nous savons par ailleurs que toute coupe spacelike de ce
cylindre est une boule de Poincaré, et que la transition selon le
temps d’une tranche spacelike à une autre est conforme.
Voyez donc Ray d’Inverno pour cela.
Décidons de manière heuristique que l’étroiture de
l’hyperboloïde est la tranche spacelike t = 0. Le sens du temps
est dirigé « vers le haut ». Mais, à partir de t = 0, décidons
d’orienter le temps négatif en sens opposé, de sorte que (-t)
croît « vers le bas » en sens opposé de l’autre temps.
Nous savons déjà que chaque observateur de de Sitter a un
horizon des événements et que, au-delà, est le trou noir de cet
observateur. Nous savons par ailleurs que la somme de tous
les trous noirs des observateurs de de Sitter est le vide, dont
l’énergie est en particulier apportée par les particules massives
qui tombent dans le trou noir global, le vide.
L’horizon des événements de cette somme est le vide = 0 de la
physique classique.
Si nous saupoudrons d’un peu de physique cette géométrie,
nous relierons avec la dualité de Veneziano les temps et
l’action des cordes qui constituent cet univers, et nous
déciderons d’observer le conoïde « temps » dans le repère des
cordes, et celui de l’anti-temps dans le repère d’Einstein,
définis par la dualité de Veneziano.
Bien sûr nous généraliserons ces distinctions aux repères de
tout événement observable.
Comme notre univers est hyperbolique, il est clair que
l’étroiture « t = 0 » est conventionnelle, et qu’elle est partout
et nulle part.
Nous pouvons alors considérer que le plan t = 0 définit le
« graceful exit » de Gasperini.
Autrement dit, ce plan est celui de l’horizon des événements,
et, sur cet horizon, fleurissent des phénomènes non-
perturbatifs, en particulier des instantons, des modes zéro de
la théorie physique.
Si nous considérons l’apparition sous certaines conditions d’un
instanton quartique sur cet horizon, cet instanton fait alors le
tri, dans le style de l’effet Hawking, de la matière et de
l’antimatière, cette dernière étant expulsée dans le vide par
effet anti-tunnel de Grishchuk, impliquant la croissance du
conoïde d’antimatière dans le vide, tandis que, toujours par
effet anti-tunnel, la matière est expulsée dans le conoïde t > 0,
constituant un univers, le nôtre.
On constate que nous n’avons pas de Big Bang dans cette
construction, ni singularité initiale, mais un instanton qui
pompe la matière et l’antimatière dans des sens différents.
Vous constatez que ce modèle pour enfants de chœur n’est
rien autre que le pre-Big Bang de Gasperini, que je considère
être la seule théorie viable de la constitution de notre univers.

Gérôme Taillandier 2020 5 21


UN TROU NOIR DANS MINKOWSKI

Dans une représentation simple de l’espace-temps de


Minkowski, on sait qu’il existe une vitesse-limite, celle de la
lumière et que toute masse dont la vitesse devient égale à c =
1, la vitesse-limite, a une masse infinie.
De sorte que tout physicien amateur, et les plus grands noms
de la physique, se sont précipités tête baissée et les cornes en
avant vers la conclusion suivante. Introduisant dans cette
théorie le postulat de la vitesse d’expansion de Hubble, selon
laquelle cette vitesse augmente linéairement avec la distance
à l’observateur, il est aisé d’en conclure que notre univers est
enfermé dans une sphère dont le rayon maximal est défini par
c = 1, et dont la masse est donc infinie.
Ainsi, notre univers est contenu dans une sorte de sphère dont
les vitesses sont inférieures à la vitesse-limite, sauf pour la
lumière, de masse nulle.
Il en résulte qu’il est impossible d’aller au-delà de ce rayon, et
que notre univers est enfermé dans une sorte de trou noir
inverse, auquel il est impossible d’échapper.
Il n’existe guère de prix Nobel qui ait échappé à cette
conclusion, jusqu’aux articles fabuleux de Davis et Lineweaver,
qui leur ont rappelé que la loi de Hubble n’est vraie que dans
un espace-temps courbe, et donc non-Minkowski.
Une idée reste qui brille comme un miroir aux alouettes du
cosmologiste : et si notre univers était enfermé dans un trou
noir.
C’est l‘idée développée par Ashtekar et Alii, et nous verrons
peut-être la suite au prochain numéro si nous n’attrapons pas
un corona à la con d’ici là.
GT 2020 5 5
VIDE DE L’ESPACE-TEMPS DE DE SITTER
Dans un espace-temps hyperbolique de de Sitter,
chaque observateur a un horizon des événements défini
par le conoïde hyperbolique de style Beltrami dont l’axe
est la worldline de l’observateur.
En conséquence, chaque observateur vit dans l’extérieur
d’un trou noir défini par son horizon des événements.
De sorte que, si l’on fait la somme directe de tous les
trous noirs des observateurs denses de cet espace, cet
espace-somme peut être considéré comme un trou noir,
qui est le relèvement de l’espace de base des
observateurs.
Cet espace peut alors être considéré comme le vide de
l’espace-temps de de Sitter.
Le vide de l’espace-temps de de Sitter est le relèvement
des trous noirs de la base, et la séparation entre le vide
et les énergies supérieures à zéro est tout simplement la
somme directe des horizons des événements de cet
espace de de Sitter.
Gérôme Taillandier 2020 5 7
Cette solution présente quelques défauts, dont l’un est
que l’espace des relèvements des vides semble être
dense mais non compact. Il semblerait utile de le
compactifier. Cela semble pouvoir être fait en
plongeant, à la Hawking-Penrose, l’espace de de Sitter
dans un espace de dimension n + 1, donc dans un espace
de dimension 5, et le candidat que nous emprunterons
à Hawking est l’espace-temps anti-de Sitter AdS 5 = 4 +
1.
Le fait que cet espace de plongement a un axe du temps
orthogonal à celui de de Sitter ne semble pas un
problème, si nous nous souvenons que cet espace est un
double-recouvrement de l’espace de base. Dans ces
conditions, on peut penser que la compacité est acquise,
et nous pourrions supposer que :
La somme directe des trous noirs des observateurs de
de Sitter est le vide de l’univers de de Sitter, où la
masse est permise par un modèle compatible avec un
de Sitter massif.
Bref, notre univers de de Sitter, plongé dans une brane
D5 anti-de Sitter, ressemble de plus en plus au nôtre,
avec une interprétation précise du vide, conçu comme
le trou noir = somme des trous noirs de de Sitter.
L’horizon des événements peut alors être compactifié
en « état du vide = 0 ».
II ne nous reste plus qu’à trouver les modes-zéro qui
peuvent vivre sur cette limite pour construire la sortie
du vide de notre univers, dans un style qui pourrait bien
être le graceful exit de Gasperini-Veneziano.
Gérôme Taillandier 2020 5 8
CONDITIONS D’ALLUMAGE DE L’UNIVERS
DANS LE MODÈLE DE GASPERINI

Le modèle cosmologique de Gasperini nous fait franchir un


seuil en cosmologie, en établissant un lien causal entre cordes
et Big-Bang.
Tout se passe comme si nous avions la charge explosive, la
contraction du facteur d’échelle de l’anti-univers, et le
détonateur, mais nous ne savons pas amorcer le détonateur,
dans le plan spacelike t = 0. Pour avancer, il nous faut
comprendre les conditions de Gasperini sur le plan en
question.
Etant donné que les conditions initiales du BB exigent une
température très élevée démontrée par le modèle des Trois-
Premières-Minutes, et une expansion constatée par Hubble, il
faut que la contraction de l’antiverse soit très élevée, mais elle
est inexpliquée, puisque le plan spacelike t = 0 est un simple
artifice d’écriture, et que c’est lui qui est à expliquer : la mise à
feu !
L’inflation cesse de faire partie des conditions initiales.
Cependant, le problème de la hiérarchie doit être traité, et cela
l’est en posant que la sphère du plan t= 0 définissant la
courbure de l’espace-temps soit contenue DANS la sphère du
facteur d’échelle.
Une autre condition exige que les conoïdes des facteurs
d’échelle des deux régions de l’espace-temps, matière et
antimatière, soient raccord sur t = 0. Toutefois la raison d’être
de cette condition n’est pas très claire.
Il existe enfin une condition sur le conoïde du facteur d’échelle
de l’antiverse : il doit s’annuler sur le plan t = 0. Cela est une
condition pour que l’antimatière disparaisse de notre univers.
Toutefois, il n’est pas du tout certain, il est même tout à fait
faux que l’antimatière ait disparu, puisqu’elle est présente
partout, en particulier dans les trous noirs, mais aussi à un
niveau plus fondamental, dans le fonctionnement des bosons
de jauge, surtout des gluons.
Il n’est donc pas certain que cette condition soit nécessaire.
Suite au prochain numéro.
Gérôme Taillandier 2020 5 24
UNE CONTRAINTE SUR LE PRE-BIG BANG

On sait que le facteur d’échelle a est relié à la constante


de Hubble H par
a = H-1 ȧ
avec d(t) = a(t)d0
et a(t0) = 1,
de sorte que la courbure de Hubble H-1 serait
proportionnelle au facteur d’échelle, si la dérivée ȧ n’y
mettait pas du sien.
Si nous appelons NOW la coupe spacelike du cône de
lumière, nous avons donc un problème, qui est que le
facteur d’échelle n’a aucune raison d’être coextensif au
cône de Hubble, celui-ci n’étant par ailleurs, pas
identifiable au cône de lumière en relativité générale,
selon le travail de Davis et Lineweaver.
De sorte que la contrainte visible sur le schéma de
Gasperini concernant NOW, que le facteur d’échelle est
coextensif à l’inverse de la constante de Hubble, ne
paraît pas être une nécessité pour définir l’état présent
NOW de notre univers.
Cette question serait sans importance pour notre travail
d’identification des contraintes de Gasperini, sur les
conditions d’apparition de la sphère a sur l’hyperplan t
= 0, si ce n’est que cette condition semble définir la
contraction de l’anti-univers préalable au pBB.
Comment comprendre cette contrainte sur le pré-Big
Bang ?
GT 2020 5 28
REPÈRE DES CORDES ET REPÈRE D’EINSTEIN
En cosmologie des cordes, et plus généralement quand nous
avons affaire à l’antimatière, il est nécessaire de recourir à
deux repères qui laissent invariant le schéma covariant de
Gasperini. Mais nous pouvons généraliser ce principe de
changement de repère dans tout autre domaine, en sorte que
rien ne nous contraint à limiter ces repères aux secteurs t>0 et
(-t) croissant, comme le plan t = 0 du pre-BB pourrait nous le
donner à penser.
Le seul problème sérieux pour l’instant est de définir le plan
spacelike t = 0, qui est une conséquence du fonctionnement
des cordes, et non son explication.
Repartons donc de la région du PBB mais dans le repère des
cordes.
Nous constatons que dans la proposition de Gasperini, de
même que NOW est défini par la superposition
scale factor/H-1,
le facteur qui va contribuer à une valeur adéquate de la sphère
a = ã sur l’hyperplan t = 0 est dû à la superposition, dans les
deux repères, mais dans la région PBB, des sphères du scale-
factor et de H-1.
Il nous faut supposer que le facteur d’échelle est déjà actif
dans la région PBB, ce qui serait contraire à l’intuition, mais ce
qui est correct si nous sommes dans le repère des cordes. Il
nous faudra trouver la raison d’être de la covariance qui
permet cette assertion.
Nous allons trouver une première explication de cette action
si nous considérons le scale-factor comme exprimant la
constante de couplage, faible en théorie des cordes du côté
PBB, mais croissant à proximité du plan de déclenchement du
BB, t = 0.
GT 2020 5 31
VIDE DES CORDES LIBRES ET COUPLAGE

Avant de reprendre la question de la constante de couplage, il


paraît nécessaire de définir en quoi consiste la région du pre-
Big Bang.
Cette région est située sous le plan t = 0. Elle ne fait donc pas
partie de la région de notre univers. Cependant elle a une
réalité physique. Il paraît clair que l’on doit l’identifier au vide
de notre univers, soit le vide des cordes, qui, on le sait, est
particulièrement plein !
Quant au plan t = 0, il est l’horizon des événements du vide
dans l’espace-temps de De Sitter, et la matière de notre
univers surgit régulièrement de ce vide. D’autre part, c’est la
région où l’antimatière est pompée par le processus de la
dualité de Veneziano.
Ce processus est l’effet anti-tunnel de Grishchuk.
Maintenant que nous avons mieux défini le vide des cordes
comme la région t < 0, nous pouvons examiner la constante de
couplage. Dans le vide des cordes, le couplage est nul, les
cordes sont libres. Mais à mesure que le facteur d’échelle
converge vers le plan t = 0, la constante de couplage croît, ce
qui se traduit par l’apparition des premières particules de
notre univers quand le plan est franchi.
Mais sous le plan, on constate que le couplage augment peu à
peu, jusqu’à l’étroiture t = 0. Rien n’interdit de supposer que
le couplage augmente jusqu’à atteindre une valeur seuil du
déclenchement du Big-Bang, de sorte que des phénomènes de
couplage DANS le vide peuvent apparaître au voisinage de t =
0, constituant des pré-particules, et surtout, les conditions
d’un allumage du vide engendrant un Big-Bang. On a affaire à
une sorte de mécanisme de compression du vide engendrant
la température d’allumage de l’univers.
On voit alors que cette température est la température seuil
du Big-Bang, et qu’elle est finie, tandis que le Big-Bang n’est
certes pas une singularité.
Gérôme Taillandier 2020 6 2
DEUX RÉGIONS ANTIDUALES
ET UNE LIMITE INVARIANTE CONFORME

La région t = 0 n’est donc pas un point zéro des événements,


ni une singularité, mais une zone de transition de phase
comme dans les phénomènes critiques, cette région n’est ni
ponctuelle ni singulière, mais elle a les traits de la transition de
phase entre deux régions, l’une celle où notre univers
s’expanse, l’autre le vide, où l’antimatière est expulsée de
l’autre côté de l’horizon des événements d’un espace De Sitter,
le vide. Le vide est la région de l’espace situé dans le trou noir
de l’espace-temps de De Sitter, le vide = 0 n’est que la
dénomination de l’horizon qui sépare la matière et
l’antimatière, soit, les deux versions antiduales de la dualité de
Veneziano.
Il n’y a donc pas de temps = 0, mais une région conformément
invariante entre deux états non-conformes en raison de la
quantisation, de la masse et du temps. Le temps n’est rien
d’autre que la somme statistique des transitions entre états de
la matière et de l’antimatière. Rappelons encore que
l’antimatière est partout présente dans notre univers dans les
gluons par exemple et dans les photons. Un gluon et un photon
ont chacun un pied dans la matière et un autre dans
l’antimatière, selon le repère choisi, celui d’Einstein ou celui
des cordes.
La différence entre les deux repères tient au fait que nous
sommes dans le repère des cordes où l’antimatière se
dissimule par brisure de symétrie, surtout dans les bosons en
sorte que les constantes de couplage de la matière
s’accroissent avec le passage de la limite conforme du graceful
exit. Le champ du dilaton semble relié à cette séparation des
constantes de couplage, ce champ définissant l’intensité de
ces couplages, en particulier du graviton.
Il reste alors à cerner au mieux quel type de phénomène peut
engendrer la brisure de symétrie entre matière et antimatière
en provoquant l’apparition d’un univers et sa séparation vers
les temps positifs.
INSTANTON

Il paraît clair que non seulement l’antimatière n’a pas


disparu de notre univers, mais qu’elle y est partout
présente, mais dissimulée par une brisure de symétrie.
Le photon, le graviton, les gluons, les bosons
électrofaibles du multiplet de Majorana, photon, W+, W-
Z0, constituent la plus grande part de la masse-énergie
de notre univers.
La partie inférieure du schéma de Gasperini ne
représente donc pas tant une expulsion de l’antimatière
dans l’antitemps (-t), mais le symétrique par antidualité
de notre univers.
Il semble que cette partie de notre univers constitue le
trou noir de De Sitter de notre univers, dont l’horizon
des événements est le vide = 0 de la physique ordinaire.
La séparation du graceful exit où le plan t = 0 règne, n’est
pas ponctuelle ni singulière, mais constitue plutôt la
région d’invariance conforme de l’univers, définie par un
phénomène critique séparant les deux régions
antiduales.
Il reste alors à définir quel type d’événement non-
perturbatif peut apparaître dans le vide pour causer
l’apparition d’un univers, sous la forme de la région
critique.
Suivant une suggestion d’une personne connue mais
que je ne me crois pas autorisé à nommer, cet
événement non perturbatif est un instanton.
L’instanton de la région graceful exit provoque une
séparation des régions univers et anti-univers, selon un
mécanisme semblable à l’effet antitunnel de Grishchuk.
Il reste alors à définir comment un univers de De Sitter
peut être généré par cette occurrence d’un instanton
dans le vide.
D’où provient cet instanton ?
Gérôme Taillandier 2020 6 15