Vous êtes sur la page 1sur 58

Centrale électrique

thermique
système de production électrique

Centrale thermique EDF de Porcheville (arrêtée


définitivement en 2017).
Chaudières (en démolition) de la centrale thermique
de Pont-sur-Sambre.

Centrale thermique près de Richemont, aujourd'hui


détruite.

Une centrale électrique thermique est


une centrale qui produit de l'électricité à
partir d'une source de chaleur selon le
principe des machines thermiques. Cette
transformation se fait soit directement,
par détente des gaz de combustion, soit
indirectement, via un cycle eau-vapeur.
Les installations à cogénération utilisent
en outre une partie de la chaleur
résiduelle pour d'autres applications,
telles que les réseaux de chaleur.

L'origine de cette source de chaleur


dépend du type de centrale thermique :

centrales thermiques à flamme,


utilisant généralement un combustible
fossile (charbon, gaz naturel, fioul,
certaines huiles minérales) ou d'autres
types de combustibles (déchets
d'activités économiques,
ménagers, etc.) ;
centrale nucléaire, utilisant l'énergie
dégagée par la fission de noyaux
d'uranium 235 ou de plutonium 239 ;
centrale géothermique, utilisant
l'énergie géothermique profonde ;
centrale solaire thermodynamique,
utilisant la chaleur reçue du soleil via
un dispositif de concentration.

Fonctionnement
Les centrales thermiques sont
construites autour d’une machine
thermique entraînant un alternateur
produisant l’énergie électrique. Ces
machines thermiques peuvent être à
combustion externe (turbines à vapeur,
machine à vapeur) ou à combustion
interne (moteur Diesel, turbine à
combustion). Une turbine à vapeur et une
turbine à combustion peuvent cohabiter
dans une centrale à cycle combiné pour
en améliorer le rendement global. Le
rendement peut encore être amélioré par
un procédé de cogénération ou de
trigénération.

Centrales avec turbines à


combustion

Au cœur d'une turbine à combustion,


l'inflammation du combustible (gazeux,
liquide ou solide fluidisé) provoque la
détente de l'air admis. Dans son
expansion, celui-ci provoque la rotation
des roues de la turbine, qui entraîne à
son tour un alternateur accouplé.
L'alternateur transforme enfin l'énergie
mécanique de la turbine en énergie
électrique.

Centrales avec turbines à vapeur …

Rotor d’une turbine à vapeur.

Le fonctionnement d'une centrale à


turbine à vapeur est similaire, le fluide de
travail étant de la vapeur d'eau au lieu de
l'air. La source chaude (fission nucléaire,
charbon, incinération...) chauffe
(directement ou indirectement) de l'eau,
qui passe de l'état liquide à l'état vapeur.
La vapeur ainsi produite est admise dans
la turbine, qui entraîne un alternateur.

À la sortie de la turbine, la vapeur est


condensée dans un condenseur alimenté
par une source froide (eau de mer, eau
douce de rivière…) et se retrouve à l'état
liquide. Le condensat obtenu est enfin
renvoyé dans le système d'alimentation
en eau pour un nouveau cycle de
vaporisation[a].
Les principaux composants d'une
centrale thermique sont :

la bâche alimentaire ;
le poste d'eau (réchauffage de l'eau
alimentaire) ;
la chaudière et ses auxiliaires
(broyeurs, dépoussiéreur
électrostatique, évacuation des
cendres…) ;
le groupe turbo-alternateur ;
le condenseur ;
le poste électrique (transformateurs…).

Le principe simplifié de fonctionnement


est le suivant :
1. L'eau déminéralisée contenue dans
la bâche alimentaire y est dégazée,
avant d'être envoyée par les
« pompes alimentaires »[b] vers la
chaudière ;
2. La chaudière transfère la chaleur,
dégagée par la combustion, à l'eau
qui se transforme en vapeur
surchauffée sous pression ;
3. La vapeur ainsi produite est injectée
dans la turbine où elle se détend
avant de rejoindre le condenseur ;
l'énergie cinétique générée par la
détente de la vapeur provoque la
rotation des roues de la turbine, qui
entraîne l'alternateur ;
4. Refroidie dans le condenseur par
une circulation d'eau d'un circuit
secondaire (eau de mer, eau de
rivière…) la vapeur retourne à l'état
liquide et est renvoyée à la bâche
alimentaire d'où elle repart pour un
nouveau cycle.

En pratique, le fonctionnement est un


peu plus complexe car plusieurs
dispositifs sont prévus pour améliorer le
rendement. Par exemple :

la turbine a généralement deux corps


(haute pression, HP, et moyenne
pression, MP) et la détente de la
vapeur s'effectue en deux étages ;
entre les deux, la vapeur retourne à la
chaudière pour y être resurchauffée ;
divers soutirages de vapeur sont
prévus permettant le réchauffage de
l'eau alimentaire (eau retournant à la
chaudière après son passage en
turbine et sa condensation) avant son
admission dans la chaudière.

Diagramme d'une centrale à charbon « standard »


10. Vanne de
1. Tour 19.
contrôle de
aéroréfrigérante Surchauffeur
vapeur
2. Pompe de la 11. Turbine à
20. Ventilateur
tour vapeur (corps
d'air primaire
aéroréfrigérante haute pression)
3. Ligne de 12. Bâche
21.
transmission alimentaire avec
Resurchauffeur
triphasée dégazeur
4. Transformateur 13. Préchauffeur
22. Prise d'air
élévateur de d'eau de
de combustion
tension chaudière
14. Convoyeur à 23.
5. Alternateur
charbon Économiseur
6. Turbine à 24.
15. Trémie à
vapeur(corps Réchauffeur
charbon
basse pression) d'air
7. Pompe
16. Broyeur à
d'extraction des 25. Électrofiltre
charbon
condensats
17. Ballon de la 26. Ventilateur
8. Condenseur
chaudière de tirage
9. Turbine à 18. Trémie à 27. Cheminée

vapeur (corps mâchefers


moyenne
pression)

Cogénération …

La cogénération consiste à produire


conjointement de l'électricité et de la
chaleur destinée à un procédé industriel
ou au chauffage urbain, afin d'améliorer
le rendement global d'une centrale
thermique[1]. Pour ce faire, des
échangeurs de chaleur récupèrent une
partie de l’énergie fatale des gaz brûlés
ou de l'eau de refroidissement pour
améliorer le rendement de l'ensemble.

Types
Les centrales thermiques se répartissent
en plusieurs catégories, selon la nature
de leur source de chaleur :

centrales thermiques avec chaudière


dites « à flamme » (charbon, fioul ou
gaz) ;
centrales avec moteur à combustion
interne (fioul, gaz, etc.) ;
centrales nucléaires ;
centrales récupérant de la chaleur pré-
existante (solaire, géothermique…).

Centrales à flamme avec


chaudière

Dans ce type de centrale à flamme, le


combustible est brûlé dans une
chaudière, la chaleur ainsi dégagée
produit de la vapeur d'eau sous pression,
qui entraîne la turbine à vapeur.

Centrales au charbon …

Centrale électrique à charbon La mise à l'arrêt d'un


Centrale électrique à charbon. La mise à l arrêt d un
des électrofiltres entraîne l'émission de la fumée
brune.

Vue intérieure de l'ancienne centrale thermique de


Szombierki (pl), alimentée en charbon par la mine de
Szombierki, en Silésie (Pologne).

Articles détaillés : Liste des plus grandes


centrales électriques à charbon au
monde et Listes des centrales au
charbon en France.

Les centrales thermiques au charbon


sont les plus répandues dans le monde,
notamment dans les pays ayant
d'importantes réserves de charbon (Inde,
Chine, États-Unis, Allemagne, etc.).

Elles assurent encore en 2016 environ


40 % de la production mondiale
d'électricité, mais les mises en chantier
de centrales au charbon ont chuté de
62 % en 2016, à 65 GW, et le nombre de
projets annoncés et ayant obtenu un
permis a chuté de 48 % entre le début
2016 et le début 2017, à 569 GW. Les
capacités installées ont cependant
continué à croître en 2016, avec
1 964 GW, soit +3 % ; la puissance des
centrales achevées dans l'année est
encore trois fois supérieure à celle des
centrales fermées, qui atteint pourtant un
niveau record. Les projets gelés en
attente de décisions politiques ou
économiques atteint 607 GW[2].

De quelques dizaines de MW au milieu


e
du  siècle, leur puissance unitaire a
rapidement augmenté pour maintenant
dépasser 1 000 MW. Parallèlement à la
croissance de leur puissance unitaire,
leur rendement a été amélioré grâce à
l'augmentation de la pression et de la
température de la vapeur utilisée. Des
valeurs usuelles de 180 bars et 540 °C
que l'on rencontrait dans les années
1970, on atteint désormais des valeurs
supercritiques de plus de 250 bars et
600 °C.

Elles ont ainsi pu conserver une certaine


compétitivité[3],[4] par rapport à d'autres
types de centrales. [Lesquelles ?]

Plusieurs dispositifs diminuent leurs


rejets polluants. Les poussières (suies)
contenues dans les fumées sont captées
par des précipitateurs électrostatiques
(ou dans certains pays, par des filtres à
manches), les oxydes de soufre (SO2,
SO3) sont piégés dans des unités de
désulfuration (FGD en anglais : « flue gas
desulfurization ») qui rendent la
valorisation des cendres volantes moins
difficile pour le génie civil[5],[6] et plus
récemment sont apparus les
équipements éliminant les oxydes
d'azote (NOx) (SCR en anglais :
« selective catalytic reduction »).

Des développements en cours


concernent la capture du CO2 dans les
centrales thermiques. C'est en effet la
production d'électricité à partir de
charbon qui est le principal émetteur de
gaz à effet de serre au monde. Plusieurs
technologies sont étudiées en parallèle :

1. la pré-combustion, essentiellement
aux États-Unis, fervents défenseurs
de l'IGCC (integrated gasification
combined cycle), c'est-à-dire le
recours à la gazéification du
charbon[7]) ;
2. l'oxycombustion, combustion à
l'oxygène pur, et non à l'air, ce qui, en
outre, diminue la formation d'oxydes
d'azote ;
3. la capture en post-combustion,
c'est-à-dire le captage du CO2 dans
les fumées, par réaction avec des
amines ou de l'ammoniaque. Ces
dernières techniques sont les plus
avancées, bien qu'encore à l'état de
prototypes.

Toutes ces techniques ont le


désavantage de consommer beaucoup
d'énergie et donc de faire chuter le
rendement net d'une dizaine de
points [réf. nécessaire].

En France, depuis 2004, le charbon n'est


plus extrait des mines[8], mais du
charbon d'importation reste utilisé pour
la production d'électricité d'origine
thermique en période de pointe. En 2016,
avec 7,3 TWh, il a représenté 1,4 % de
l'électricité produite en France et environ
13 % de l'électricité d'origine thermique
non nucléaire[9].

Impacts environnementaux et
sanitaires
Article connexe : Enjeux
environnementaux de la production
d’électricité.
Les centrales thermiques au charbon
restent les premières sources d'émission
de gaz à effet de serre, de gaz
précurseurs de l'ozone troposphérique et
de production de suies[10], notamment en
Chine et aux États-Unis. Selon une étude,
les centrales à charbon des
20 principaux pays de l’Union
européenne auraient entraîné
23 000 morts prématurées en Europe en
2013, dont 1 380 en France ; les centrales
à charbon françaises auraient provoqué
390 morts prématurées en Europe, dont
50 en France[11],[12],[13].

À titre d'exemple, selon l'Environmental


Protection Agency, elles sont
responsables de 28 % du nickel, 62 % de
l'arsenic, 13 % des NOx, 77 % des acides,
60 % des aérosols acidifiant à base de
SO2, 50 % du mercure et 22 % du chrome
retrouvés dans les masses d'air des
États-Unis (qui dérivent ensuite vers
l'Europe au-dessus de l'Océan
Atlantique). Dans ces pays
industriellement avancés, par rapport aux
incinérateurs médicaux et incinérateurs
de déchets ménagers, ce sont les
centrales thermiques au charbon qui ont
le moins amélioré leurs performances
globales en termes d'émission de
mercure dans l'air ; leurs émissions par
tonne de charbon brûlé n'ont diminué que
de 10 % aux États-Unis en 15 ans (de
1990 à 2005), alors que les émissions de
mercure des incinérateurs de déchets
médicaux ont dans le même temps
diminué de 98 % et celles des
incinérateurs de déchets de 96 %[14].

Leurs eaux de refroidissement ou de


rejets peuvent contenir des biocides à
base de chlore ou de brome[15] et sont
également souvent une source de
réchauffement des eaux de surfaces
(pollution thermique, qui peut affecter la
vie et certains équilibres
aquatiques[16],[17],[18],[19]. Les cendres
volantes du charbon polluent, dégradent
les monuments[20] et peuvent contenir
des radionucléides diffusés dans l'air ou
via les résidus[21],[22].

Les centrales à charbon actives dans les


pays du G7 risquent de coûter au monde
450 milliards de dollars par an d'ici à la
e
fin du  siècle, selon l'ONG Oxfam. La
contribution du G7 au réchauffement
climatique va coûter, rien qu'à l'Afrique,
plus de 43 milliards de dollars par an d'ici
les années 2080 et 84 milliards d'ici
2100. « Chaque centrale à charbon peut
être considérée comme une arme de
destruction du climat qui intensifie les
conditions météorologiques
changeantes, aux conséquences
désastreuses sur les récoltes, accroît la
hausse des prix alimentaires et, en fin de
compte, augmente le nombre de
personnes en proie à la faim[23] ».

Quelques pays très dépendants au


charbon ont enclenché une sortie de
cette source énergie, dont par exemple la
France, le Royaume-Uni, l'Italie et plus
récemment l'Allemagne et le Chili. Ce
dernier, qui devait accueillir fin 2019 la
25e conférence de l'ONU sur les
changements climatiques (COP25), a
annoncé en avril 2019 ne plus vouloir
construire aucune centrale au charbon,
puis en juin 2019 vouloir fermer, dans les
cinq ans, huit de ses 28 centrales à
charbon. Ces huit centrales représentent
20 % de la capacité énergétique du pays ;
leur fermeture ramènera les émissions
de CO2 du secteur électrique de 30 Mt/an
(millions de tonnes par an) à 4 Mt/an ;
les centrales au charbon totalisent
5 500 mégawatts et produisent 40 % de
l'électricité du pays. Le plan énergétique
chilien vise 100 % d'électricité d'origine
renouvelable d'ici 2040. Le président
Sebastián Piñera a cependant précisé
que le pays conserverait ces centrales en
« réserve stratégique »[24].

Centrales à charbon à pollution


réduite

Les chaudières à lit fluidisé circulant sont


développées depuis 1980. Leur
température de foyer beaucoup plus
basse (850 °C) diminue la formation de
d'oxyde d'azote (NOx), et du calcaire
ajouté dans leur lit réagit avec les oxydes
de soufre. La production de vapeur y est
donc moins polluante et on rencontre le
terme de « charbon propre » pour les
caractériser. Cependant, leur taille
actuelle (300 à 400 MW) ne leur permet
pas de concurrencer les chaudières
conventionnelles de fortes puissances.

Plus récemment s'est développée la


technologie des centrales au charbon à
haut rendement, dites « supercritiques »,
où l’eau est soumise à une température
et à une pression telles qu’elle passe
directement d’un état liquide à gazeux :
les gains d’efficacité de cette opération
permettent de réduire les besoins en
combustible, et donc les rejets dans
l’atmosphère de CO2 liés à la combustion
du charbon. Plus la température et la
pression augmentent, plus le gain en
termes d’efficacité est important, de
même que la réduction de l’impact
environnemental. Une centrale est dite
« supercritique » quand la température
dépasse 565 degrés et la pression
250 bars. Au-delà de 300 bars et de
585 °C, la centrale est dite « ultra-
supercritique » et permet de réduire
d’environ 20 % le combustible utilisé,
donc de 20 % les rejets carbonés (CO2),
mais aussi de diviser par sept les rejets
d’oxyde d'azote (NOx) et par plus de dix
les émissions d’oxyde de soufre (SOx).
Par exemple, EDF et l’électricien China
Datang Corporation (CDT) ont mise en
service en 2016 la première centrale au
charbon à haut rendement exploitée par
EDF. La technologie utilisée offre un
rendement de près de 44 % (contre 35 %
pour une centrale au charbon
classique)[25], ainsi qu’un impact réduit
sur l'environnement : 800 g/kWh
d’émissions de CO2 contre 900 g/kWh
pour une centrale au charbon classique ;
100 mg/Nm3 d’émissions de NOx et de
SOx, contre respectivement 720 mg/Nm3
et 1 300 mg/Nm3 pour une centrale au
charbon sans traitement des fumées[25].

Avenir des centrales au charbon en


Europe

La part du charbon et du lignite dans la


production d'électricité de l'Union
européenne a chuté de 21 % entre 1990
et 2014, soit 1 % par an, d'après les
chiffres de l'Agence européenne pour
l'environnement[26].

En 2016, 16 centrales à charbon ont été


fermées en Europe et 293 sont encore en
activité. Près de 40 devraient fermer
dans les années à venir en Finlande, en
France, en Italie, aux Pays-Bas, au
Portugal et au Royaume-Uni, étant donné
que ces pays ont choisi de sortir du
charbon d'ici 2030 au plus tard.

En France, pays qui possède quatre


centrales à charbon[27], dont cinq unités
de production[28], l'abandon du charbon
devrait intervenir en 2022[29]. En effet,
Emmanuel Macron déclare : « d'ici à la fin
du quinquennat, j'aurai fermé toutes les
centrales à charbon ». Une mission
interministérielle est chargée de préparer
cette échéance[28]. Toutefois, l'abandon
du charbon ne sera pas simple du fait
que ces quatre centrales thermiques
jouent un rôle majeur pour passer les
pointes hivernales en France et
emploient plus d’un millier de salariés[30].

Les experts de Climate Analytics  (en)

soulignent que deux pays, l'Allemagne et


la Pologne, possèdent 51 % des
capacités installées et sont responsables
de 54 % des émissions issues des
centrales à charbon. « Il y a une disparité
croissante entre les États membres dans
leur approche de l'avenir du charbon »,
notent-ils, déplorant la construction ou
les projets de centrales à charbon dans
certains pays comme la Pologne et la
Grèce[26].

Le 3 novembre 2017, une trentaine


d'association écologistes lancent la
campagne « Europe Beyond Coal » pour
« accélérer la sortie du charbon dans
toute l'Union européenne[29] » [Comment ?].

En 2019, pour la première fois en Europe,


les centrales à gaz ont produit plus
d'électricité que les centrales à
charbon[31].

Centrales au fioul …

Ce type de centrale brûle du fioul dans


une chaudière produisant de la vapeur,
laquelle fait tourner une turbine qui
entraîne un alternateur pour produire de
l'électricité.
Son fonctionnement est tout à fait
semblable à celui décrit pour les
centrales au charbon, les principales
différences affectant uniquement la
chaudière et ses auxiliaires, ceux-ci étant
spécifiques pour un combustible liquide.

Centrales au gaz …

Centrale au gaz en Allemagne.


Centrale thermique de Duisburg-Huckingen en
Allemagne.

Dans certains pays producteurs de gaz


naturel, on trouve encore d'anciennes
centrales semblables aux centrales au
fioul, mais utilisant du gaz comme
combustible, au lieu du fioul, pour
produire la vapeur alimentant la turbine.
Leur fonctionnement est identique, mais
la chaudière est spécifiquement
dimensionnée pour ce combustible
gazeux. Depuis les années 1990 et
l'essor des turbines à combustion (en
cycle simple ou en combiné), ce genre de
centrales se raréfie au profit des
centrales avec turbines à combustion, en
particulier du fait du meilleur rendement
de ces turbines en cycle combiné. Le
rendement du cycle combiné gaz de la
centrale thermique de Bouchain dépasse
ainsi 62 %[32].

Centrales avec moteur à


combustion interne

Un moteur à combustion interne (MCI)


est un type de moteur à combustion 
dans lequel l'énergie thermique dégagée
par la combustion est convertie en
énergie mécanique à l'intérieur du
moteur.

Turbines à combustion …

Article détaillé : Turbine à Combustion.

Ce type de centrale peut utiliser des


combustibles gazeux (gaz naturel,
butane, propane, etc.) mais aussi liquides
(depuis les plus volatils comme le
naphta, l'alcool, en passant par le
kérosène ou le fioul domestique),
jusqu'aux combustibles les plus visqueux
(fuels lourds ou résiduels, voire du
pétrole brut).
La terminologie française turbine à gaz
ou TAG, issue de la traduction littérale du
terme anglo-saxon gas turbine, peut
porter à confusion. Pour éviter cette
ambiguïté, il faut préférer l'appellation
turbine à combustion ou TAC, plus
exacte.

On distingue deux types de centrales.

Les centrales à cycle simple


Constituées d'une turbine à
combustion fonctionnant au
combustible liquide ou gazeux
entraînant un alternateur. Elles sont
surtout utilisées comme centrales de
pointe, pour assurer un complément de
production en cas de forte demande
ponctuelle (heures de pointes).
Les centrales à cycle combiné
Leur rendement énergétique est
amélioré par l'ajout d'une chaudière de
récupération. Celle-ci exploite la
chaleur sensible résiduelle, contenue
dans les fumées à l'échappement de la
turbine à combustion, pour produire de
la vapeur alimentant une turbine à
vapeur. Cette dernière peut à son tour
soit entraîner un second alternateur
sur une deuxième ligne d'arbre (on
parle alors de cycle combiné à lignes
d'arbres séparées), soit être installée
sur la même ligne d'arbre que la
turbine à combustion (on parle alors
de cycle combiné à une seule ligne
d'arbre). Cette dernière configuration,
disponible chez plusieurs
constructeurs mondiaux, atteint un
rendement de 60 %[33]. La régulation de
puissance permise peut en être
optimisée pour compenser les
variations rapides de puissance de
champs d'éoliennes (variations de la
force du vent) ou de champs de
panneaux photovoltaïques (passages
de nuages) [réf. souhaitée].

Les progrès récents [Quand ?] faits dans la


réalisation des turbines à combustion de
moyenne puissance permettent de les
utiliser avantageusement pour réaliser de
la cogénération voire de la trigénération,
par exemple en alimentant un réseau de
chaleur [réf. nécessaire].

Moteurs à explosion …

Certaines centrales électriques


thermiques utilisent des moteurs Diesel
pour entraîner les alternateurs.

En France, c’est le cas des zones non


interconnectées au réseau métropolitain
continental (systèmes électriques en
Corse, Guadeloupe, Martinique, à La
Réunion, Mayotte, Nouvelle-
Calédonie, etc.).

Centrales nucléaires …
Article détaillé : Centrale nucléaire.

Centrales solaires …

Article détaillé : Centrale solaire


thermodynamique.

Centrales géothermiques …

Article détaillé : Centrale géothermique.

Notes et références

Notes …

a. En thermodynamique, domaine qui


étudie les échanges de chaleur, le
deuxième principe démontre qu'une
source chaude et une source froide
sont absolument nécessaires pour
transformer un échange de chaleur
en travail avec une machine
thermique.
b. Terme consacré par l'usage chez les
constructeurs : ce sont les pompes
haute pression qui font circuler l'eau
dans l'installation.

Références …

1. « Cogénération CHP » , sur Clarke


Energy (consulté le
21 octobre 2014).
2. « Charbon : les mises en chantier de
centrales se sont effondrées » , Les
Échos, 22 mars 2017.
3. (en) Peltier R. (2003) Coal plants work
to stay competitive, compliant.
Power, 147(1), 35-45.
4. (en) Klebes, J. (2007). High-efficiency
coal-fired power plants based on
proven technology. VGB powertech,
87(3), 80-84.
5. Delsol C. (1995) Perspectives
d'emploi en génie civil des cendres
volantes de centrales thermiques
équipées de systèmes de
désulfuration primaire (thèse de
doctorat).
6. Vaquier, A., & Carles-Gibergues, A.
(1970). Sur l'importance des sulfates
dans le caractère pouzzolanique
d'une cendre volante
silicoalumineuse de centrale
thermique. Revue des Matériaux de
Construction, (662).
7. (en) D. Vamvuka, « Gasification of
coal », Energy exploration &
exploitation, 17(6), p. 515-581, 1999.
8. « Le 24 avril 2004, la dernière mine
de charbon française fermait en
Lorraine » , sur nordeclair.fr, 21
décembre 2010 (consulté le 15 juillet
2016).
9. « Le parc progresse de près de
1 700 MW » , RTE, 2016 (consulté le
8 novembre 2017).
10. Jean Roussy, « Études
expérimentales du comportement
en décharge de suies de centrale
thermique », Journal français
d’hydrologie, vol. 21, no 2, 1990,
p. 217-228.
11. Rémi Barroux, « Le charbon entraîne
23 000 morts prématurées en
Europe chaque année » , Le Monde,
5 juillet 2016.
12. (en) Weronika Piestrzyńska, The effect
of CEE coal power plants on health,
air quality and climate change,
Varsovie, Health and Environment
Alliance Polska, 4 novembre 2016,
21 p. (lire en ligne ).
[PDF]
13. (en) James Hansen, Lifting Europe’s
Dark Cloud : How Cutting Coal Saves
Lives, European Environmental
Bureau (EEB), Sandbag  , Climate (en)

Action Network  (en) (CAN) Europe,


Health and Environmental Alliance
(HEAL), WWF European Policy Office,
juillet 2016, 44 p. (lire en ligne [PDF]).
14. (en) « Cleaner Power Plants » , sur
Environmental Protection Agency.
15. (en) Fellers, B. D., Flock, E. L., & Conley,
J. C. (1988). Bromine replaces
chlorine in cooling-water treatment.
Power, 132(6), 15-20.
16. Barbier, B., & Champ, P. (1974).
Résistance des gammares de la
Seine aux élévations de température.
Bulletin Français de Pisciculture,
(255), 67-71.
17. Bourgade, B. (1977). Impact des
rejets thermiques sur les populations
phytoplanctoniques aux abords de la
centrale thermique EDF Martigues-
Ponteau. Tethys, 8(1), 47-62.
18. [PDF] Leynaud, G., Allardi, J., Jamain, R.,
Rogger, M. & Savary, M. (1974).
Incidences d'un rejet thermique en
milieu fluvial sur les mouvements
des populations ichtyologiques .
Bulletin Français de Pisciculture,
(255), 41-50.
19. Bordet F (1980) Influence de
l'échauffement de l'eau par une
centrale thermique sur la
photosynthese en Seine au niveau de
Porcheville. Cab. Lab. Hydrobinl.
Montererzu, 10, 33-48.
20. Ausset, P., Lefèvre, R., Philippon, J., &
Venet, C. (1994) Présence constante
de cendres volantes industrielles
dans les croûtes noires d'altération
superficielle de monuments français
en calcaire compact. Comptes
rendus de l'Académie des sciences.
Série 2. Sciences de la terre et des
planètes, 318(4), 493-499 (résumé ).
21. (en) Jojo, P. J., Rawat, A., & Prasad, R.
(1994). Enhancement of trace
uranium in fly ash. The International
journal of radiation applications and
instrumentation. Part E. Nuclear
geophysics, 8(1), 55-59.
22. (en) Tadmor, J. (1986). Atmospheric
release of volatilized species of
radioelements from coal-fired plants.
Health physics, 50(2), 270-273.
23. « Charbon : une bombe à
retardement de 450 milliards de
dollars ? » , La Tribune, 6 juin 2015
(consulté le 20 novembre 2017).
24. « Le Chili annonce la fermeture de
huit centrales à charbon d'ici cinq
ans » , Connaissance des énergies
d'après AFP, 4 juin 2019.
25. « Centrale au charbon à haut
rendement » , EDF (consulté le 19
juin 2019).
26. « Charbon : toutes les centrales
doivent fermer d'ici 2030 » , sur
Sciences et Avenir, 12 février 2017
(consulté le 8 novembre 2017).
27. « La baisse du nucléaire à 50 % en
2025, une promesse jamais suivie
de moyens » , Le Monde,
8 novembre 2017 (consulté le
8 novembre 2017).
28. « Fermeture des centrales à
charbon : quel avenir pour ces sites
de production ? » , sur actu-
environnement.com,
20 décembre 2017 (consulté le
21 décembre 2017).
29. « Climat : des ONG lancent une
campagne pour accélérer la sortie
du charbon en Europe » , sur actu-
environnement.com,
6 novembre 2017 (consulté le
8 novembre 2017).
30. « Les centrales à charbon seront
difficiles à fermer » , sur
abonnes.lemonde.fr, 9 juillet 2018
(consulté le 10 juillet 2018).
31. Vincent Collen, « CO2 : 2019 sera-t-
elle l'année du pic des émissions
mondiales ? », Les Échos, no 23136,
12 février 2020, p. 16 (lire en ligne ,
consulté le 23 février 2020).
32. Didier Planadevall, « GE Belfort a
fourni la turbine de la nouvelle
centrale au gaz d’EDF à Bouchain
(Nord) » , L'Est républicain,
17 juin 2016.
33. « Plus de 60% de rendement pour
une centrale électrique ! » , sur
ddmagazine.com, 20 mai 2011
(consulté le 3 décembre 2017).

Voir aussi

Articles connexes …

Centrale électrique
Liste des plus grandes centrales
électriques au monde
Énergie thermique
Production d'électricité
Chaîne énergétique
Cendres
Eau de refroidissement des centrales
thermiques

Bibliographie …

Doyle, J. L., Wood, G. R., & Bondurant,


P. D. (1993). Using laser-based
profilometry to locate and measure
corrosion fatigue cracking in boiler
tubes. Materials evaluation, 51(5), 556-
560.
Strauss, S. D., & Puckorius, P. R. (1984).
Cooling-water treatment for control of
scaling, fouling, corrosion. Power,
128(6), S1-S24 (résumé ).
Susta MR & Luby P (1997) Combined
cycle power plant efficiency: a
prognostic extrapolation. Modern
power systems, 17(4), 21-24.
Viswanathan, R., Armor, A. F., & Booras,
G. (2004). A critical look at supercritical
power plants. Power, 148(3), 42-49
(résumé ).
Gormley C.H & Thompson S (2002) A
lumped parameter NOx emissions
model for a coal-fired power station.
Journal of the Institute of Energy,
75(503), 43-51 (résumé ).

Portail de l’énergie
Portail de l’électricité et de l’électr

Ce document provient de
« https://fr.wikipedia.org/w/index.php?
title=Centrale_électrique_thermique&oldid=16881
0824 ».

Dernière modification il y a 3 mois par Touam

Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA


3.0 sauf mention contraire.