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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENTSUPERIEUR ET République Togolaise

DE LA RECHERCHE Travail – Liberté - Patrie


M.E.S.R

ECOLE SUPERIEURE DES AFFAIRES


DOMAINE : SCIENCES DE L’INGENIEUR
MENTION : GENIE CIVIL

Mémoire de fin d’étude pour l’obtention de diplôme de Licence


Professionnelle

ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET


D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE
LA VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

Présenté et soutenu
Par :
AHMAT Mahamat Abdelkhani

Directeur: M. Komlan FAMBI Jury de soutenance


Ingénieur Eau et Assainissement Président: M. Oscar ADOVON
Maitre de stage: M. HASSAN Mahamat Ingénieur de conception en Génie Civil
Ingénieur en Génie civil Membre: M. EDORH Essé Mawulé
Ingénieur de conception en Génie civil

Promotion 2018-2019
ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

RESUME
L’eau, en tant ressource de la vie, reste inaccessible par une proportion importante de
la population du Tchad ; Chokoyan connait des difficultés d’accès à l’eau potable. Les
ressources en eau actuelles de la localité assurent une desserte en eau de 25,50%.
En effet l’AEP de la ville ne répond pas aux besoins et connaissent une mauvaise
répartition spatiale.
Pour répondre aux besoins de la population de Chokoyan, nous avons effectué des
études sociologique et topographique, estimé le nombre de la population à l’horizon
2035 et déterminé la capacité de satisfaire aux besoins journalier de cette population.

A l’issu de ces différentes études, il ressort que :

 La population à desservir à l’horizon du projet est estimé à 18396 habitants;


 Pour satisfaire à tous les besoins (population et bétails) il faut une réserve jour-
nalière de 1 143,87m3 ;
 Pour distribuer l’eau à la population, il faut construire un réseau en PVC de
longueur total de 4226 m, deux réservoirs de 300 m3 et quinze (15) bornes
fontaines répandues selon les points de desserte de la localité ;
 Pour assurer la pérennité des ouvrages il faut mettre en place un mode de ges-
tion communautaire pour gérer les points d’eau.

Mémoire de licence professionnelle I AHMAT Mahamat Abdelkhani


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DEDICACE
Le présent travail est dédié :

 A ma mère SOUAD Youssouf ; tu es la source de ma vie et sans toi ma vie


n’aura pas de sens, je t’aime fort jusqu'à la dernière goutte de mon sang ;
 A mon père MAHAMAT Abdelkhani ; tu étais et tu es tous pour moi. Les mots
me manquent pour te décrire ;
 A tous mes frères et sœurs : ABDELKHANI, YOUSSOUF, SALEH, ALI, DJA-
LAL, ARDJOUNE et AICHA, Je suis fier de vous qu’on soit la même personne
dans des différentes âmes ;

Que ce travail soit pour vous le fruit de vos sacrifices et conseils.

Mémoire de licence professionnelle II AHMAT Mahamat Abdelkhani


ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
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REMERCIEMENTS
Avant tout, je tiens à remercier le bon Dieu de m’avoir accordé courage et patience
pour mener à terme ce travail. Mes remerciements vont :

 A la Direction et personnel d’ESA ;


- Monsieur le Directeur Général de l’Ecole Supérieure des Affaires(ESA) Dr.
Charles BIRREGAH pour son courage et prestige qui nous ont menés à bien
vouloirs former sous son administration de qualité ;
- A Monsieur le Directeur Académique et Scientifique Pr. Gnandé DJETELI ;
- A tout le corps enseignant et personnel d’ESA ;
 Mes remerciements sont destinés aussi aux membres du jury ;
 Je remercie également mon promoteur M. FAMBI Komlan de m’avoir encadré,
guider et accompagner dans ce travail ainsi que sa compréhension, ses pré-
cieux conseils, son humour et surtout pour sa patience ;
 M. Hassan Mahamat pour son accorde et son compréhension ;
 Aux personnes qui ont contribué au bon aboutissement de ma formation et à
l’élaboration de cet ouvrage notamment :
- Mon père MAHAMAT Abdelkhani et ma mère SOUAD Youssouf pour leurs
soutient moral et financier ;
- A tous mes frères et sœurs : ABDELKHANI, YOUSSOUF, SALEH, ALI, DJA-
LAL, ARDJOUNE et AICHA;
- Aux familles ABDELSALAM et ABDELKHANI sans aucune distinction
- A Monsieur Idriss Mahamat Tahir Ingénieur en génie civil ;
- A tous mes promotionnaires, pour les moments forts que nous avons vécus
ensemble ;
- Ainsi à tous ce qui ont fait pour que je puisse les honorer, et leur patience
durant ma vie ;

Mémoire de licence professionnelle III AHMAT Mahamat Abdelkhani


ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

TABLE DES MATIERES

DEDICACE ................................................................................................................. II

REMERCIEMENTS ................................................................................................... III

LISTES DES FIGURES ........................................................................................... VIII

LISTES DE TABLEAUX............................................................................................. IX

SIGLES ET ABREVATIONS....................................................................................... X

INTRODUCTION ........................................................................................................ 1

1. GENERALITES .................................................................................................... 3

1.1. EAU ET SON IMPORTANCE ........................................................................ 3

1.2. RESSOURCES EN EAU AU TCHAD ........................................................... 3

1.2.1. Les eaux souterraines . .......................................................................... 4

1.2.1.1. La qualité des eaux souterraines ......................................................... 5

1.2.2. Les eaux de surface ................................................................................ 6

1.2.2.1. La quantité des eaux de surface .......................................................... 7

1.2.2.2. Captage des eaux de surfaces ............................................................ 7

1.3. ACCES A L’EAU POTABLE AU TCHAD .................................................... 8

1.4. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL ............................................... 9

1.5. STRATEGIES NATIONALES MISES EN DISPONIBILITES ...................... 9

2. CADRE D’ETUDE ET METHODOLOGIE DE TRAVAIL .................................... 12

2.1. CADRE D’ETUDE ....................................................................................... 12

2.1.1. Contexte du projet ....................................................................................... 12

2.2. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE .................................................. 12

2.2.1. Situation géographique du Tchad ......................................................... 12

2.2.1.1. Situation de la zone d’étude .............................................................. 13

2.2.2. Climat et relief ................................................................................... 14

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2.2.3. Hydrogéologie .................................................................................... 15

2.2.4. La réservation de la nappe ................................................................. 16

2.2.5. Sols et végétations ................................................................................ 17

2.2.6. Etat des lieux en matière d’AEP............................................................ 17

2.2.6.1. Mode actuel d’approvisionnement en eau ......................................... 17

2.2.6.2. Taux de couverture en eau ................................................................ 20

2.3. METHODOLOGIE DE TRAVAIL ................................................................. 21

2.3.1. Phase de revue bibliographique et analyse documentaire .................... 21

2.3.2. Phase d’enquête sur le terrain et collecte de données complémentaires .... 22

2.3.3. Phase d’analyse des informations collectées .............................................. 22

2.3.4. Phase de rédaction de rapport. ................................................................... 22

2.4. METHODE DE CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DES


OUVRAGES ............................................................................................................. 22

2.4.1. Estimation de la population à l’horizon du projet ...................................... 22

2.4.2. Evaluation des besoins en eau .................................................................... 23

2.4.3. Besoins à usage domestiques .............................................................. 23

2.4.4. Besoins des services publics ............................................................. 24

2.4.5. Besoins pour les bétails ........................................................................ 25

2.4.6. Besoins globale..................................................................................... 26

2.4.7. Besoins nets de production le jour de pointe ........................................ 26

2.4.8. Besoins bruts de production le jour de pointe ....................................... 26

2.4.9. Besoin d’incendie .................................................................................. 27

2.4.10. Les pertes d’eau ................................................................................... 27

2.4.11. Détermination de la demande en eau journalière ................................. 28

2.4.12. La demande de production du jour de pointe (Dpj) ............................... 28

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2.4.13. Besoins bruts de production à l’heure de pointe .......................................... 29

2.4.13.1. Débits moyen horaire......................................................................... 29

2.4.13.2. Coefficient de pointe horaire ........................................................ 29

2.4.13.3. Débit maximal horaire ........................................................................ 29

2.5. DIMENSIONNEMENT DES CONDUITES D'ADDUCTION ......................... 30

2.5.1. Débit de pompage ................................................................................. 30

2.5.2. Calcul de diamètres de conduite de refoulement .................................. 30

2.6. DIMENSIONNEMENT DE RESEAU D’AEP ................................................ 31

2.6.1. Type des réseaux de distributions ........................................................ 31

2.6.2. Les étapes du dimensionnement des conduites ................................... 33

2.6.2.1. Calcul des débits au bornes fontaines ............................................... 33

2.6.2.2. Méthode des vitesses maximales ...................................................... 34

2.6.2.3. Détermination des vitesses dans les conduites ................................. 34

2.6.2.4. Côtes du terrain naturel ..................................................................... 35

2.6.2.5. Méthode de la perte de charge .......................................................... 35

2.6.2.6. Détermination des pressions aux nœuds et les hauteurs


piézométriques ................................................................................................... 36

2.7. CONCEPTION DU RESEAU D’AEP ........................................................... 37

2.7.1. Source d’alimentation ........................................................................... 37

2.7.2. Les pompes .......................................................................................... 37

2.7.3. Conduite d’adduction ............................................................................ 38

2.7.4. Le réservoir ........................................................................................... 38

2.7.5. Distribution ............................................................................................ 39

3. PRESENTATION DE L’ENQUETE DE TERRAIN EN AEP DE CHOKOYAN .... 42

3.1. SYSTEMES ACTUELLES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE 42

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3.2. PRESENTATION DE LA POPULATION A L’HORIZON DE PROJET ......... 42

3.3. PRESENTATION DES BESOINS ............................................................... 43

3.3.1. Besoins domestique .................................................................................... 43

3.3.2. Besoins public ............................................................................................. 44

3.3.3. Résultats de calcul de besoins de bétails .................................................... 44

3.3.4. Caractéristiques de besoins ........................................................................ 45

3.4. PRESENTATION DES RESULTATS DU DIMENSIONNEMENT ................ 45

3.4.1. Conduits d’adduction ................................................................................... 45

3.4.2. Réseau de distribution .......................................................................... 46

3.4.2.1. Choix du réseau................................................................................. 46

3.4.2.2. Présentation des résultats de débits .................................................. 47

3.4.2.3. Caractéristiques de conduits d’adduction .......................................... 50

3.5. ESTIMATION DE LA CAPACITE DE STOCKAGE DU RESERVOIR ......... 56

3.5.1. Les méthodes .............................................................................................. 56

3.5.2. Résultats de détermination de la capacité de stockage............................... 56

CONCLUSION .......................................................................................................... 60

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ..................................................................... 62

ANNEXES ................................................................................................................ 64

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LISTES DES FIGURES

Figure 1-1 captage des eaux souterraines (tiré de BLINDOU, 2004) ......................... 5

Figure 2-1 Situation géographique du Tchad........................................................... 13

Figure 2-2:Situation géographique de Chokoyan ..................................................... 14

Figure 2-3:Ouadi à Chokoyan ................................................................................... 18

Figure 2-4: Puits d’abreuvage des animaux ............................................................. 18

Figure 2-5 : Puits traditionnel .................................................................................... 19

Figure 2-6: Forages à PMH ...................................................................................... 19

Figure 2-7: Exemple du réseau maillé ...................................................................... 32

Figure 2-8: Exemple du réseau ramifié ..................................................................... 33

Figure 3-1: Plan du Réseau de Chokoyan ................................................................ 46

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VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

LISTES DE TABLEAUX

Tableau 2-1: Recharge de la nappe ................................................................................................ 16

Tableau 2-2: Evaluation de taux de couverture par quartiers de Chokoyan ............................. 20

Tableau 2-3: récapitulatif des bétails et leurs besoins .................................................................. 25

Tableau 3-1: Evolution de la population de Chokoyan ................................................................. 43

Tableau 3-2: Résultats de besoins domestique............................................................................. 43

Tableau 3-3: Résultats de besoins public ....................................................................................... 44

Tableau 3-4: Résultats de besoins de bétails ................................................................................ 45

Tableau 3-5: Résultats de besoins en eau de la ville ................................................................... 45

Tableau 3-6: Résultats de caractéristique d’adduction ................................................................. 45

Tableau 3-7: Distances linéaire de chaque conduite .................................................................... 47

Tableau 3-8: les résultats au bornes fontaines .............................................................................. 47

Tableau 3-9: résultats des débits dans les conduits ou débits de route .................................... 48

Tableau 3-10: Résultats des débits aux nœuds ............................................................................ 49

Tableau 3-11: Résultats des diamètres et vitesses dans les conduites .................................... 50

Tableau 3-12: les altitudes des nœuds ........................................................................................... 52

Tableau 3-13: Résultats des pertes des charges .......................................................................... 53

Tableau 3-14: Tableau récapitulatif des charges piézométrique ................................................ 55

Tableau 3-15: Détermination de la capacité théorique du réservoir ........................................... 57

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SIGLES ET ABREVATIONS

AEP : Alimentation en Eau Potable

AEPS : Approvisionnement en Eau Potable Simplifiée

DSEED : Direction de la statistique, des études économiques et démogra-


phiques

Ets : Etablissement

Hbt : Habitant

Jr : Jour

Nbre : Nombre

MEHV : Ministère de l’Eau de et de l’Hydraulique Villageoise,

ONG : Organisation Non Gouvernementale

OMS : Organisation Mondiale de la Santé ;

Pop : Population

PS : Pression de service ou sécurité est égale à la pression publique

S.E.T-EAU : Service d’Etude et Travaux de l’Eau

SP-Eau : Service patrimoine de l’eau

TC : Taux de Croissance

STE : Société tchadienne des eaux

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ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

INTRODUCTION
L’homme depuis son existence a su utiliser l’eau dans ses diverses activités que ce
soit pour sa propre consommation ou pour l’agriculture. Les êtres humains ont été très
sensibles à la qualité de l'eau, c'est l'un des besoins les plus fondamentaux de notre
physiologie. De nos jours l’eau demeure plus que jamais l’élément indispensable au
développement de la vie humaine ainsi que celle de la faune et de la flore. Pour cela,
diverses actions sont entreprises dans le but, non seulement d’assurer l’accès à l’eau
aux populations, mais surtout d’œuvrer à faire en sorte que cette eau soit potable.
C’est alors au niveau de ces deux aspects que réside le véritable problème hydrau-
lique au Tchad, le problème de la satisfaction en eau demeure primordial. L’évaluation
de la ressource en eau tant quantitative et qualitative devient une urgence pour ré-
pondre aux besoins en eau de l’alimentation en eau potable (AEP), de l’agriculture et
de l’élevage. Face à cette situation préoccupante et face aux exigences de progrès
que s’imposent les pays en voie de développement.

Cependant, le problème d’alimentation en eau potable est perçu en termes inégaux


d’une localité à une autre au sein de l’état tchadien. Pour notre part, nous avons choisi
d’étudier le système d’alimentation d’eau potable de la ville de Chokoyan afin de rele-
ver les différentes préoccupations des populations en matière d’eau, de proposer un
projet d’alimentation en eau potable à Chokoyan et de faire des recommandations
pertinentes en vue d’y assurer une sécurité hydraulique durable aux populations de
cette ville. C’est dans cet ordre d’idée que nous avons intitulé ce mémoire « Etude et
conception d’un projet d’alimentation en eau potable de la ville de Chokoyan au Tchad
». La présente étude dont l’objectif est de mettre en place un système d’alimentation
en eau potable efficace et durable, et de proposer des solutions techniques suscep-
tibles de prémunir la ville de Chokoyan contre les difficultés d’approvisionnement en
eau à l’horizon 2035. Ainsi, l’étude s’articule autour des points suivants :

 Chapitre 1 : généralités ;
 Chapitre 2 : cadre d’étude et méthodologie de travail ;
 Chapitre 3 : Résultats et discussions.

Et enfin nous terminerons par une conclusion et des recommandations.

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ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
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CHAPITRE I :

GENERALITES

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1. GENERALITES
1.1. EAU ET SON IMPORTANCE

L'eau est une source de la vie, l'homme conscient, depuis les millénaires n'a cessé de
s'organiser pour maîtriser la science relative à l'eau, et pour pouvoir transporter, garder
et gérer l’eau en se basant sur des méthodes empiriques.

Certes, actuellement l'évolution de la science a permis à l'homme de connaître


de complexes systèmes de captage, d'adduction et de distribution de l'eau à des
degrés de potabilité améliorés qui lui a facilité sa gestion.

C’est ainsi ; L’eau est l’une des choses les plus importantes sur terre. Chaque être
vivant a besoin d’eau pour sa survie. Sans eau, les plantes, les animaux, tout, périrait.
Nos corps sont composés d’environ 75% d’eau. Donc, nous marchons littéralement
avec des sacs d’eau. L’eau permet à notre sang de circuler à travers les vaisseaux
sanguins, fournissant ainsi au corps des nutriments essentiels. L’eau permet égale-
ment d’éliminer les déchets du corps via le système excréteur. Notre besoin d’eau
devient très apparent quand nous avons soif. Le goût de l’eau qui coule dans la gorge
est quelque chose auquel nous prenons tellement de plaisir. Nous buvons des verres
de ce précieux liquide transparent tous les jours. C’est vital pour notre vie.

1.2. RESSOURCES EN EAU AU TCHAD [𝟒]

Les ressources en eau au Tchad sont caractérisées par :

 Les eaux souterraines (nappe libre, nappe captive, nappe semi-captive, eau de
source…), permanents ;
 Eau de surface (lac, rivière, barrage…), facilité d’accès et de rétention et sureté
de débit.

Pays continental enclavé, le Tchad est soumis à une pluviométrie variable avec une
forte saisonnalité et des inégalités inter annuelles particulièrement sensibles. Les eaux
de surface accessibles sont principalement concentrées dans la partie méridionale du
pays, notamment dans le bassin du Chari Logone où il existe de grandes zones inon-
dables. Toutefois, à la suite des baisses des précipitations, les apports moyens du

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ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

Chari à N’Djamena sont passés de 39 milliards de m 3 par an pour la période 1950-


1970 à 21,8 milliards de m3 par an pour la période 1972-2000.

Les eaux actuellement prélevées sur les aquifères, pour satisfaire les différents be-
soins, ne représentent qu’environ 409 millions de m3 par an, soit 2,1% des ressources
souterraines renouvelables (19 200 milliards de m3).

Les prélèvements totaux sur l’ensemble des ressources en eau pour satisfaire les dif-
férents usages, sans compter les besoins des écosystèmes aquatiques, sont estimés
à 1 milliard 269 millions de m3. Sur ce volume, 408 millions de m3 d’eau sont prélevés
des différents aquifères et 861 millions de m3 sont fournis par les eaux de surface.

Cela ne représente environ que 2,8% des ressources en eau renouvelables moyennes
estimées durant la saison sèche de ces 20 dernières années.

Le Tchad dispose de ressources en eau renouvelables considérables par rapport à ses


besoins. Cependant, ces ressources ne sont pas réparties sur tout le territoire et sont
hautement variables. Les écosystèmes aquatiques notamment les grandes plaines na-
turelles d’inondation et les pourtours des différents lacs, ont besoin des crues annuelles
naturelles des rivières. Ces rivières les alimentent pour assurer leurs fonctions écolo-
giques, économiques et sociales.

1.2.1. Les eaux souterraines [𝟓]


En l’absence d’eau de surface en quantité suffisante et de qualité acceptable, on doit
tenter d’utiliser les eaux souterraines. Ces eaux sont captées :
 Soit à leurs sources ;
 Soit au cœur même de la nappe ;
 Soit dans le gisement pour les eaux circulant en terrains fissurés.
Parfois, on sera amené, à capter les eaux circulant à grande profondeur. Les procédés
de captage varient selon configuration du site. Toutefois, nous observons toujours le
principe d’aller chercher l’eau assez loin dans son gite géologique et de conduire les
travaux de captage de façon que l’eau au cours de sa remontée au jour, soit maintenue
à l’abri des contaminations notamment à l’approche de la surface du sol. On évalue

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les quantités d’eau en présence à l’aide de forages permettant d’attribuer les débits
équivalents à ceux requis par le projet d’alimentation en eau potable (AEP).

Les eaux souterraines sont en général limpides, mais leurs caractéristiques physico-
chimiques varient en fonction du site, on doit, dans chaque cas, faire une étude pour
déterminer quel traitement sera nécessaire pour rendre l’eau potable.

Figure 1-1 captage des eaux souterraines [𝟏]

1.2.1.1. La qualité des eaux souterraines


Au plan mondial, l’eau souterraine est la principale adduction d’eau pour de nom-
breuses grandes villes, cités, villages et collectivités isolées.

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L’eau souterraine présente souvent des avantages de qualité, d’accessibilité et de fia-


bilité par rapport à l’eau de surface. L’eau souterraine ne renferme généralement pas
de polluants microbiologiques. Au fur et à mesure que l’eau de surface s’infiltre dans
les aquifères, le sol et les roches filtrent des organismes vivants, qui peuvent être une
cause importante de maladies. L’eau peut être stockée pendant une durée indétermi-
née dans les aquifères tout en restant de bonne qualité. La qualité de l’eau de surface
peut varier selon la saison et nécessiter différents processus de désinfection pour
s’adapter aux variations de l’état de l’eau. L’eau de surface nécessite une surveillance
plus étroite et une désinfection plus intensive que l’eau souterraine.

En raison de sa situation protégée, l’eau souterraine est moins susceptible d’être con-
taminée et de transmettre des maladies que l’eau de surface.

1.2.2. Les eaux de surface [𝟏𝟎]


En règle générale, la qualité de l’eau de surface est moindre que celle des eaux sou-
terraines. En effet, elles sont soumises à la possibilité d’une dégradation naturelle cau-
sée par :
 Le transport solide ;
 Les minéraux dissous, bien que l’eau soit moins dure que les eaux souterraines;
 La matière organique naturelle.
En rivière, la qualité est en général meilleure à l'amont qu'a l'aval. A l'amont, l'eau peut
être plus turbide ce qui est facile à contrôler en raison de l'origine minérale de cette
turbidité. Par contre, surtout en région montagneuse, elle est plus pure et froide. En
aval, le contact avec des zones habitées et exploitées favorise les risques de pollution.

En lac ou réservoir, la turbidité est faible car la décantation y est favorisée. Par contre
la possibilité de stratification thermique, chimique et biologique rend la qualité variable
sur un cycle annuel.

En résume, les eaux de surface sont plus exposées à la dégradation naturelle et à la


pollution liée aux activités humaines. Pour cette raison, il sera généralement néces-
saire de prévoir un traitement sous forme de filtration et de désinfection.

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1.2.2.1. La quantité des eaux de surface [𝟗]


La quantité disponible est variable ou constante selon le cycle hydrologique en fonction
du débit que l'on veut prélever. L'étude des quantités disponibles doit se faire en tenant
compte des paramètres suivants:

 Météorologie ;
 Hydrologie ;
 Géologie ;
 Topographie ;
 Exploitation humaine des ressources.

Contrairement au cas des eaux souterraines, le domaine d'étude est clairement défini;
c'est le bassin versant :

Il est déterminé par la topographie des lieux, les pentes déterminent le volume d'em-
magasinement du bassin et en combinaison avec le régime du débit, la formation du
réseau hydrographique. Les faibles pentes favorisent la rétention des eaux de surface.
En fonction de la nature des sols, l'infiltration joue un rôle important.

1.2.2.2. Captage des eaux de surfaces


Le captage des eaux de surface comporte les inconvénients et les avantages suivants:
a) Inconvénients :
 Température variable
 Composition chimique variable
 Contamination et pollution
 Vulnérabilité aux sècheresses
b) Avantages :
 Possibilité de rétention, sureté de débit
 Facilite de captage

En cours d'eau, on situe les prises d'eau, de façon à assurer la stabilité de la qualité
et des rejets de matières polluantes.
En zone estuarienne, on doit se préoccuper des inversions de courant.

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En régime hivernal, il faut se préoccuper du frasil. Puisque le frasil a tendance à se


générer dans les zones turbulentes de l’écoulement, on préférera placer la prise d’eau
loin de ces zones.
Malgré tout, le risque d’ingestion de frasil persiste et les dangers de colmatage des
grilles est bien réel.
Il faut prévoir des dispositifs de déglaçage. Les plus courants sont :
 Le chauffage électrique des parties submergées.
 L’injection d’eau plus chaude provenant de l’eau souterraine par exemple.
 La formation de rideaux de bulles d’air.

1.3. ACCES A L’EAU POTABLE AU TCHAD [𝟏𝟏]

L’accès à l’eau potable est un indicateur représentant la part de la population disposant


d’un accès raisonnable à une quantité d’eau potable. Le taux de couverture en eau
potable au Tchad est très faible : globalement 39% de la population a accès à une
source d’eau potable améliorée ; 57% de la population rurale et 10% en milieu urbain ;
à moins de 30 minutes de marche, d’une source d’eau potable (PNEAR).

L'estimation du nombre de points d'eau modernes sur l'ensemble du territoire tchadien


a été faite à partir de la base de données progrès du bureau de l'eau couplée aux
résultats des enquêtes de terrain sur les points d'eau menés dans le cadre des projets
financés par les bailleurs de fonds ainsi qu’à travers l'analyse des enquêtes menées
au cours de l’élaboration du schéma directeur pour l'eau et l'assainissement. Il ressort
de cette analyse qu’en 2004, sur un total de 11.324 points d’eau (6.801 forages, 4451
puits et 72 puits forages) inventoriés, 8.852 points d’eau sont en exploitation dont 5.251
forages et 3 601 puits, soit un taux de panne d’environ 22 %. Cette estimation est faite
en tenant compte du nombre de points d’eau modernes (PEM) existants, de leur ré-
partition dans les villages, des normes actuelles de leur attribution par la DH et de la
nature de l'ouvrage hydraulique.

L’eau est vendue au mètre cube. 1 m³ représente 1 000 litres soit 50 bidons de 20
litres. Le prix varie selon les lieux entre 200 et 1 000 FCFA par m³. Le prix moyen se
situe autour de 500 FCFA par m³.

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ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

Le coût moyen du mètre cube d’eau : centres urbains (STE) : prix de vente = 350 f
CFA / prix de revient = 500f CFA. Coût moyen en zone rurale : entre 15 et 25 f CFA la
bassine de 50 litres (soit 300 à 500 f CFA/m3).

1.4. CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL [𝟏𝟓]

Le Tchad dispose de textes juridiques et réglementaires relativement étoffés :

 Le code de l’eau, loi n° 016/Pr/99, promulguée le 18 août 1999 constitue la loi


d’orientation et de gestion du secteur ;
 Le schéma directeur de l’eau et de l’assainissement (SDEA), adopté en avril
2003, document cadre de politique et de stratégie à l’horizon 2020 ;
 Le laboratoire national des eaux (LNE) ;
 La société tchadienne des eaux (STE) ;
 Dans la gestion des eaux transfrontalières, le Tchad est membre de : ABN,
CBLT ; JASAD (nappe de grès de Nubie) ;
 EAA pour la gestion de l’eau potable, assainissement et hygiène.

1.5. STRATEGIES NATIONALES MISES EN DISPONIBILITES [𝟏𝟓]

Afin d’atteindre les objectifs du développement durable (ODD), la mise en œuvre des
stratégies ci-dessous sont nécessaires conformément à la politique de l’eau et de l’as-
sainissement du gouvernement :

 Augmenter la desserte en eau potable et en service d’assainissement ;

 Renforcer le cadre juridique et règlementaire ;

 Renforcer la capacité des acteurs et assurer un suivi efficace du service public


de l’eau (SPE) ;

 Renforcer les structures locales de gestion des équipements d’exhaure ;

 Encourager l’initiative privée et renforcer les activités des intervenants ;

 Déléguer aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) la responsabilité


du SPE ;

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ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
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 Assurer la sécurisation du cheptel par la création des points d’eau et les cou-
loirs de transhumance ;

 Assurer la maitrise de l’eau…

La mise en œuvre de la stratégie nationale de l’eau et assainissement avec le con-


cours des partenaires techniques et financiers du secteur a permis au Tchad d’amé-
liorer de façon significative le taux d’accès, passant ainsi de 21% en 2005 à 53% en
2025.

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ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
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Chapitre II :

CADRE D’ETUDE ET METHODOLOGIE DE


TRAVAIL

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2. CADRE D’ETUDE ET METHODOLOGIE DE TRAVAIL


2.1. CADRE D’ETUDE

Le cadre d’étude de notre projet consiste à faire la présentation du projet et à élaborer


la méthodologie ou les démarches à suivre pour son exécution.

2.1.1. Contexte du projet

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement devient un défi majeur que le gouverne-


ment compte à relever.
La ville de Chokoyan souffre énormément de manque d’eau potable. Elle est alimentée
par des forages équipés de pompes à motricité humaine et des puits (traditionnels et
modernes). Mais à cause de l’accroissement rapide de la population, ces ouvrages
d’alimentation en eau ne sont plus à même de satisfaire à la demande de plus en plus
croissante d’eau, et surtout, d’eau potable. Il est alors indispensable de revoir le sys-
tème d’alimentation en eau de la ville de Chokoyan pour l’adapter à la situation démo-
graphique de la localité, mais surtout pour le moderniser afin d’améliorer l’accès à l’eau
potable de la population.

2.2. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE

2.2.1. Situation géographique du Tchad

Le Tchad, pays sahélien enclavé au cœur de l’Afrique, couvre une superficie de 1 284
000 km² à 60% désertique, avec 15 millions d’habitants dont 78% rural et 22% urbain,
constitué de trois (3) zones climatiques (saharienne, sahélienne et soudanienne) sa
température moyenne est de 35°c.

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Figure 2-1 Situation géographique du Tchad

2.2.1.1. Situation de la zone d’étude


Située à 70 km au sud-est d’abèche la capitale du Ouaddaï qui à une distance de 900
km de la capitale Ndjamena.

Chokoyan se situe à la position des coordonnées géographiques : 13°21’00’’nord et


21°14’00’’est et à une dizaine de km de Akbar. Sur la route en terre qui va vers Abdi
et constitue un passage obligé pour tous les véhicules qui partent à Goz-Beiba.

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Figure 2-2:Situation géographique de Chokoyan

2.2.2. Climat et relief [𝟑]


Le facteur essentiel caractérisant les conditions climatiques et le régime pluviomé-
trique au Tchad est le déplacement du front intertropical (FIT).

Le système de fit apporte le vent dominant provient de l’est et du nord-est qui un air
tropical chaud et sec (harmattan) qui fait la saison sèche (août-mai).et un autre vent
dominant viennent du sud-ouest, entrainant l’air équatorial maritime, frais, humide et
instable (mousson) ; en saison humide (mai-août).

Le Tchad à quatre (4) types de climats a pu être défini du sud au nord :

 Un climat tropical soudanien entre les isohyètes 1200 et 800-750 mm : la sai-


son des pluies dure 4 à 6 mois dans cette zone ;
 Un climat sahélien entre les isohyètes 750 et 350-300 mm : la saison des pluies
y dure environ trois (3) mois. On fait parfois apparaitre un climat sahélo-sou-
danien de transition entre les isoètes 750 et 600 mm ;

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 Un climat subdésertique entre les isohyètes 300 et 100 mm où la saison des


pluies ne dépasse jamais 2 mois ;
 Un climat désertique au nord de l’isohyète 100 mm parfois scindé en sous-
climats tropical et saharien.

La ville de Chokoyan est dans la zone sahélienne dont la pluviométrie moyenne an-
nuelle est estimée de 500 à 300 mm. Elle se caractérise par deux (2) saisons :

 Une saison pluvieuse (juin à septembre) ;


 Une saison sèche (octobre à juin).

Le relief est peu accidenté, on y rencontre des plaines, des chaines de montagnes,
des ravins, des dunes et des bas-fonds.

2.2.3. Hydrogéologie [𝟏𝟏]


La situation hydrogéologique est étroitement liée à la lithologie, à la situation géomor-
phologique-structurale et au climat de notre zone d’étude.

La lithologie de la région est à prédominance granito-gneissique à faible couverture et


a ressources exploitables limitées et discontinues à l’exception des nappes alluviales
des Ouadis (des zones préférentielles d’accumulation des eaux de ruissellement et
d’infiltration) et de l’aquifère continu de la région d’ardé et soudan (formations sédi-
mentaires paléozoïques gréseuses-grés de base). Seules les arènes sous-jacentes
aux lits des oudis sont aquifères. Généralement, le profil en long d’un Ouadi présente
une succession de seuils rocheux et des poches altérées correspondant aux zones
les plus fissurées. Les aquifères de Ouadi sont productifs uniquement au niveau de
ces poches.

Pendant la saison pluvieuse, on constate même un phénomène d’alimentation de drai-


nage latéral par l’intermédiaire des colluvions et des zones aérisées ou fissurées du
socle.

En zone socle, les ressources disponibles à long terme sont limitées aux seules res-
sources renouvelables, c’est-à-dire, à la fraction de la pluie qui atteint le réservoir des
fractures.

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En général, ce type de réserves ne peut donc convenir qu’aux sédentaires pour leur
alimentation propre. Les faibles débits et les profondeurs importantes des ouvrages
ne permettent souvent pas l’alimentation en eau du cheptel. Une caractéristique im-
portante de l’hydrogéologie de l’Ouaddaï est la stérilité du réservoir des altérites.

2.2.4. La réservation de la nappe [𝟏𝟐]


Dans l’Ouaddaï, la recharge des nappes est tributaire d’une concentration préalable
des eaux dont le réseau hydrographique est le principal agent. Les coefficients d’em-
magasinement dans le socle altéré sont estimés à 0.5%. L’épaisseur de la roche sa-
turée tant généralement de 50m, les réserves pérennantes peuvent être estimées à
250 000m3/km2. Les réserves exploitables peuvent être chiffrées à 100 000 m 3/km2
(rabattement admissible de 20 m). Les réserves renouvelables (recharge) sont expri-
mées en mm moyenne. Il s’agit de 5 mm/an au nord et 40 mm/an au sud, ce qui cor-
respond aux valeurs généralement appliquées dans les pays du sahel. Les réserves
nouvelles devraient donc varier entre 5 000 m3/an/km2 au nord (13 à 15 m3/an/km2) et
40 000 m3/an/km2 au sud (110 m3/an/km2).
Dans les alluvions des oueds, le coefficient d’emmagasinement est estimé à 10%.
Pour une épaisseur saturée de 5 m, une lame d’eau infiltrée variant de 100 mm/an à
400 mm/an (Ouaddaï et un rabattement admissible de 3 m), les valeurs sont les sui-
vantes.
Tableau 2-1: Recharge de la nappe

Zone Réserves perma- Réserves exploi- Réserves renouve-


nentes (m3/an/km2) tables (m3/an/km2) lables (m3/an/km2)
Ouaddaï socle 1 000 000 400 000 40 000
Ouaddaï alluvions 2 000 000 1 200 000 8000
Source : rapport BRGM n 0377 INT/4S/93.

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2.2.5. Sols et végétations


Dans le sud (sud et sud-est d'abèche), la végétation souvent très fournie, est celle
d'une savane arbustive à arborée, et souvent des espèces témoins de climat moins
aride.
L’étude géomorphologique de la zone à identifier l’existence les différents types de
sol :
 Sol squelettique sur granite sur crête ou pente ;
 Sol argilo-sableux peu épais sur granite sur pente ;
 Sol sableux à sablo-argileux (arène transportée) dans les fonds de vallées ;
 Sol alluvial dans les cours d'Ouadis.

2.2.6. Etat des lieux en matière d’AEP


2.2.6.1. Mode actuel d’approvisionnement en eau

Le système d’approvisionnement en eau de la ville de Chokoyan se fait actuellement


à partir des eaux des Ouadis ; des puits traditionnels ; des forages munis de pompe à
motricité humaine (PMH) ; un forage d'une desserte par bornes fontaines et quelques
fois l’eau de la pluie.

 Ouadis
Ces Ouadis sont généralement encaissés et coulent par d'étroites vallées qu'ils se
sont creusés dans les granites. Les lits sableux sont encombrés d'éboulis ou d'affleu-
rements de roche. Ces Ouadis ont des débits intermittents qui se limitent à la saison
des pluies mais une nappe d'inféra-flux existe dans leur cours d’eau, généralement la
nappe phréatique est proche de la surface : 2 à 3 m. Et favorise des cultures de saison
sèche par irrigation.

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Figure 2-3:Ouadi à Chokoyan

Figure 2-4: Puits d’abreuvage des animaux

 Puits traditionnels
La ville de Chokoyan dispose quatre (4) puits qui sont mal dispersés et très anciens
qui ne répondent pas aux besoins. Elles ont de profondeurs entre (50 à 200) et à ciel
ouvert.

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Figure 2-5 : Puits traditionnel

 Forages
Ils existent trois (3) forages à motricité humain mis en place dont l’un qui ne fonction
pas à cause de son faible profondeur et l’accès à la nappe.
En 2012 ; l’état tchadien a fait un forage qui fonctionne mais qui ne répond pas aux
besoins à cause de sa localisation et sa réservation.

Figure 2-6: Forages à PMH

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2.2.6.2. Taux de couverture en eau


L’état actuel de lieu nous amène à faire une estimation classique de taux de couverture
en eau potable. L’agglomération se fait en comparant la population au nombre de per-
sonnes peuvent satisfaire les ouvrages d’approvisionnement en eau potable existants.

La stratégie nationale en matière d’alimentation en eau potable au Tchad prévoit


quelques hypothèses de calcul comme Suits :

 Pour une borne fontaine : 1600 personnes ;


 Pour un puits moderne : 400 personnes ;
 Pour un forage : 400 personnes.

Tableau 2-2: Evaluation de taux de couverture par quartiers de Chokoyan

Quartiers Forages Puits Capacités Population Taux de


de desserte actuelle couverture
(personnes) %

Dar al Salam 1 0 400 2134 18,74

Antora 0 1 400 1243 32,18

Gardaî 0 1 400 1896 21,09

Kornaî 0 0 0 989 0

Malabat 1 2 1200 2442 49,14

Hillelé 1 0 400 2276 17,57

Total 3 4 2800 10980 25,50%

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Le résultat estimatif de tableau ci-dessus nous montre le taux de couvrement en eau


potable de la population de Chokoyan est de : 25,50%. La gestion en eau parait assez
limitée pour les raisons suivantes :

 Le nombre des ouvrages nécessaires dans une localité pouvant varier énormé-
ment suivant la dispersion de la population ;
 La population peut desservir un ouvrage dépend de plusieurs facteurs. Pour le
forage ce nombre peut dépendre de la qualité des équipements mis en place,
niveau statique et la productivité.

Cet ainsi, par manque de données spécifique nous a pas permis de parcourir toute la
localité ; néanmoins l’échantillonnage aléatoire de 7,43 % de la population et l’hypo-
thèse que dans chaque concession réside 8 personnes en moyenne. Ce qui nous
donne un total de population au départ de notre projet de 10980 habitants.

2.3. METHODOLOGIE DE TRAVAIL

La démarche adoptée pour mener bien ce travail, comporte quatre (4) phases essen-
tielles qui sont :

 Phase de revue bibliographique et analyse documentaire ;


 Phase d’enquête sur le terrain pour la collecte de données complémentaires ;
 Phase d’analyse des informations collectées ;
 Phase de rédaction de rapport.

2.3.1. Phase de revue bibliographique et analyse documentaire

Cette partie a pour but de bien connaître le contexte d'étude et de mieux cerner la
problématique. Elle consiste : une revue des connaissances bibliographiques relatives
à la ville de Chokoyan, et la collecte des données relatives au système d’alimentation
en eau potable. Le regard porte également sur les différentes études effectuées au
Tchad par des projets et, celles qui ont traite à l’alimentation en eau de centres socioé-
conomiques semblables. La recherche documentaire a également fait l’objet de la con-
sultation de certains sites sur internet où nous avons pu collecter quelques des infor-
mations relatives au thème d’étude.

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2.3.2. Phase d’enquête sur le terrain et collecte de données complémen-


taires

Les visites sur le terrain nous ont permis de découvrir la qualité de système d’approvi-
sionnement en eau confrontée à la ville de Chokoyan. Ces visites sur le terrain ont été
effectuées comme suit :

 Entretien avec les responsables et personnels de l’eau ;


 Identification du système d’approvisionnement ;
 Echange avec les acteurs de terrain concernés et les personnes ressources.

2.3.3. Phase d’analyse des informations collectées

L’objet de cette phase est de mettre la lumière sur les termes de référence, l’analyse
et la synthèse des informations de la recherche documentaire et enquête sur le terrain,
et le tri des informations obtenues à partir de la recherche documentaire.

2.3.4. Phase de rédaction de rapport.

C’est la phase finale de rédaction de mémoire, il s'agit de :

 Faire l'analyse et l'interprétation des données ;


 Faire la synthèse des informations issues de la recherche documentaire.

Cette phase nous permettra d’élaborer le mémoire après avoir récolté le maximum
d’information sur le thème de notre étude avec notre directeur de mémoire.

2.4. METHODE DE CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DES OU-


VRAGES

2.4.1. Estimation de la population à l’horizon du projet [𝟖]

Chaque projet a une vision de projection, la projection de l’année de l’échéance du


projet est très importante. Le réseau d’alimentation en eau potable est conçu en tenant
compte de la croissance démographique ; c’est-à-dire de l’évolution de la population
dans le temps. On devra tenir compte de la future expansion de la ville.

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Nous supposerons que le taux d’accroissement est constant jusqu’à l’horizon du pro-
jet. Nous évaluerons la population future à l’horizon 2034 par la formule suivante :

𝐏𝐧 = 𝐏𝟎 (𝟏 + 𝐚)𝐧 (𝟐. 𝟐)

Avec :

Pn : population future à l’horizon considéré.

Po : population de l’année de référence.

a : taux d’accroissement considéré en %.

n : nombre d’année séparent l’horizon considéré de l’année de référence.

La population actuelle a été estimée à 10 980 habitants. Pour nos estimations futures,
nous utiliserons la formule de progression géométrique en considérant un taux de
croissance de 3,5% à partir de notre projet.

2.4.2. Evaluation des besoins en eau

L’alimentation en eau potable consiste donc à satisfaire la demande en eau potable


d’une agglomération. Ces demandes varient des différents types selon les besoins de
l’agglomération à alimenter.

Les besoins à satisfaire dans le secteur de Chokoyan peuvent se regrouper en trois


(3) principales catégories à savoir :

 Besoins à usage domestiques ;


 Besoins des services publics ou prives ;
 Besoins pour le bétail.

2.4.3. Besoins à usage domestiques

Le besoin domestique est le volume d’eau utilisé par la population pour la préparation
des aliments, la pratique de l’hygiène et autre usages domestiques.

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Pour l’estimation de la consommation moyenne journalière de projet AEP en milieu


rural, une consommation spécifique de 20 litres par jour par habitants, pour les bornes
fontaines et 50 litres par jour par habitant, pour les branchements privés est adoptée
conformément à l’objectif de la société tchadienne d’eau (STE).

En effet, la consommation moyenne journalière par habitant en eau pour toute la po-
pulation de Chokoyan est fixée à 50 litres et s’énonce par la formule suivante :

𝐁𝐝 = 𝐂𝐦 𝐱 𝐏𝐧 (2.2)

Bd : besoin domestique ;
Cm : consommation moyenne journalière par habitant (l/j/hbt) ;
Pn : nombre de population à l’année de projet exprimé en habitant (hbt).

2.4.4. Besoins des services publics [𝟐]

La demande en eau des services et édifices publics dépend du niveau d’équipement


sanitaire, du taux et de la durée des fréquentations. Il faudrait donc en faire l’inventaire,
évaluer le niveau d’équipement actuel et futur ainsi que les habitudes de consomma-
tions observées.

En Afrique, les services publics sont peu équipés en installations sanitaires, les be-
soins en eau sont en général limités aux besoins vitaux : à titre indicatif.

 École sans internat. 3 à 5 l/j/élève ;


 École et caserne avec internat 30 à 60 l/j/pers ;
 Hôpitaux et dispensaires 150 à 300 l/j/lit ;
 Mosquée : 5 à 10 l/j/fidèle ;
 Administration. 5 à 10 l/employé/j ;
 Hôtel : 150 à 300 l/j/chambre ;
 Marché équipé d’installations sanitaires : 0,4.m3/1000 occupants/j.

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2.4.5. Besoins pour les bétails


Les besoins pour le bétail sont les besoins en eau utilisée pour l’alimentation des ani-
maux d’élevage. Pour le cas spécifique de Chokoyan et pour le Tchad en général, plus
de 40% de la population pratique l’élevage mais les conditions économiques des po-
pulations ne permettent pas d’alimenter le bétail avec l’eau du robinet. Cet ainsi le taux
de mortalité des animaux augmente chaque année par manque d’eau.

En effet par manque d’informations auprès de la direction de l’élevage, nous nous


sommes contentés des données recueillies auprès de la population afin de déterminer
le nombre moyen de têtes de gros et petits ruminants par habitant.

Tableau 2-3: récapitulatif des bétails et leurs besoins

Animaux Nombre par tête Consommation Consommation


par jours par tête totale pour les
bétails (l/jrs)
Chameaux 2 35 70
Bœufs 4 30 120
Moutons 3 10 30
Chèvres 3 10 30
Total 250

Le besoin de bétail par habitant est :

𝐁𝐛 = 𝐏𝐧 × 𝐂𝐛 (𝟐. 𝟑)

Avec :

Bb : besoins de bétails ;

Pn : nombre de population à l’année de projet exprimé en habitant (habit) ;


Cb : consommation totale pour les bétails (l/jrs).

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2.4.6. Besoins globale


Pour évaluer avec précision les besoins en eau potable d’une agglomération quel-
conque, un recensement précis et complet de l’ensemble des équipements socio-éco-
nomiques qui caractérisent l’agglomération est nécessaire.

Cet ainsi la consommation globale en eau de la population s’obtient en faisant la


somme des besoins théoriques estimés par :

𝐁𝐠𝐛𝐥 = 𝐁𝐝 + 𝐁𝐒𝐩 + 𝐁𝐛 (𝟐. 𝟒)

Bd : Besoins domestiques ;

Bsp : Besoins des services publics ;

Bb : besoins de bétails.

2.4.7. Besoins nets de production le jour de pointe


Les besoins nets de production en jour de pointe sont les besoins utiles pour la popu-
lation le jour de la demande est forte ou la période de forte demande (forte chaleur,
fêtes, congés, tourisme etc.). Ils sont déterminés par la formule suivante :

𝐁𝐧𝐞𝐭 = 𝐁𝐠𝐛𝐥 × 𝐂𝐩𝐣 (𝟐. 𝟓)

Avec : Cpj : le coefficient de pointe journalière

Le coefficient de pointe journalière varie de 1,05 à 1,30 selon les villes ; il s’agisse
d’une ville de plus de 200 000 habitants ou d’une petite localité de moins de 10 000
habitants.

Par interpolation, on a : Cpj = 1,2 dans le cas de ces travaux.

2.4.8. Besoins bruts de production le jour de pointe


Pour la détermination des besoins bruts de production ; on doit tenir compte des pertes
d’eau par suite des fuites éventuelles dont les causes sont entre autres : l’usure des
ouvrages dans le réseau, des gaspillages etc.

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Dont nous majorons les besoins nets de 15%. Cette majoration est issue dans le cadre
du dimensionnement des réseaux d’approvisionnement en eau potable en milieu rural
et semi-rural.

D’où :
𝐁𝐛𝐫 = 𝐁𝐧𝐞𝐭 × 𝟏, 𝟏𝟓 (𝟐. 𝟔)

2.4.9. Besoin d’incendie


Ce besoin en eau a des caractéristiques assez particulières en termes de volume et
de débits. En effet; la quantité d’eau requis pour lutter contre les incendies est faible
lorsqu’elle est repartie sur toute l’année. Selon le service d’inspection des secours pu-
blics contre l’incendie (bureau d’assurance du canada), la demande varie selon le type
de district ou de zonage, et le degré d’exposition aux incendies.

Le débit incendiaire s’ajoute à la journée de consommation maximale, ce qui repré-


sente environ 150% à 200% de la consommation moyenne journalière. La valeur mi-
nimale à considérer pour éteindre un incendie est :
𝐑 𝐢 = 𝟑𝟎 𝐋/𝐬 Pour une durée de 2 à10heures.

2.4.10. Les pertes d’eau

Dans un réseau d'alimentation en eau potable, les pertes d'eau sont situées à des
différents niveaux: la prise d'eau, la station de traitement, les stations de pompage, le
réservoir, le réseau d'adduction et de distribution, les vannes, les joints, les compteurs,
etc...
Les pertes dans un nouveau réseau AEP sont estimées entre 10 et 15 % de la pro-
duction. En effet, les centres secondaires exploités généralement par la société tcha-
dienne des eaux (STE) ont généralement des rendements de l’ordre de 90%. Mais
pour ce qui concerne les centres de plus petite taille équipés de système AEPS, les
rendements sont plus élevés de l’ordre de 95 %.
Kp = 1,2 pour un réseau neuf ou bien entretenu ;
Kp = 1,25 à 1,35 pour un réseau moyennement entretenu ;
Kp = 1,5 pour un réseau vétuste ou mal entretenu.
Dans notre cas, nous avons choisi le coefficient de perte kp = 1,2.

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2.4.11. Détermination de la demande en eau journalière

Le besoin en eau est la quantité d’eau nécessaire à fournir aux consommateurs pour
l’accomplissement de leurs activités.
La demande journalière en eau représente la consommation globale et les besoins
d’incendie de la population. Il est donné par :

𝐃𝐣 = 𝐁𝐠𝐛𝐥 + 𝐑 𝐢 (𝟐. 𝟕)

2.4.11.1. Le coefficient de pointe journalière

Le coefficient de pointe journalière à prendre en compte dans le dimensionnement,


permet la détermination de la consommation maximale journalière.
Le coefficient de pointe journalière correspond au rapport de la consommation de la
journée de pointe sur la consommation moyenne journalière. Ce coefficient représente
généralement le jour de plus forte consommation dans le mois de plus forte consom-
mation.
Le coefficient de pointe journalière (Cpj) est généralement compris entre 1,05 et 3
dans la zone semi rurale et rurale de pays sahélien (cours bega Ouédraogo). Nous
adopterons la valeur de 1,5 comme coefficient de pointe journalière dans notre cas.

2.4.12. La demande de production du jour de pointe (Dpj)

Le besoin de production du jour de pointe est la quantité d’eau à fournir pour couvrir
les besoins du jour de pointe des consommateurs et les différentes pertes. Il corres-
pond alors au produit entre la demande en eau journalière ; le coefficient de pointe
journalière et les pertes en eau du réseau.

𝐃𝐩𝐣 = 𝐃𝐣 × 𝐂𝐩𝐣 × 𝐊 (𝟐. 𝟖)

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2.4.13. Besoins bruts de production à l’heure de pointe

2.4.13.1. Débits moyen horaire

Le débit horaire d’une agglomération est variable tout au long du jour selon l’impor-
tance. Il permet d’évaluer la demande horaire moyen de la population.

Le débit moyen horaire est donné par la formule suivante :

𝐃𝐣
𝐐𝐦𝐨𝐲𝐡 = (𝟐. 𝟗)
𝟐𝟒

2.4.13.2. Coefficient de pointe horaire [𝟏𝟕]

Le coefficient de pointe horaire (Cph) exprime le comportement des usagers par l’eau
au cours de la journée. Il est généralement compris entre 2,5 et 3 pour les villes
moyennes et 3 à 4 pour les milieux ruraux.

Dans notre cas le coefficient de pointe horaire à adopter est de : Cph = 3.

2.4.13.3. Débit maximal horaire

Il représente le volume maximal horaire consommé au cours de la journée la plus


chargée.
D’où ;
𝐐𝐦𝐚𝐱𝐡 = 𝐐𝐦𝐨𝐲𝐡 × 𝐂𝐩𝐡 (𝟐. 𝟏𝟎)

𝐐𝐦𝐨𝐲𝐡 : consommation moyenne horaire ;


𝐂𝐩𝐡 : coefficient de pointe horaire ;

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2.5. DIMENSIONNEMENT DES CONDUITES D'ADDUCTION

2.5.1. Débit de pompage

L’adduction est l’ensemble des installations qui assurent le transport de l’eau depuis
la source de captage jusqu’au réservoir de stockage. Elle comporte les pompes, la
station de pompage, les conduites, les systèmes d’asservissement et de protection.

Il est fonction du temps de pompage et du débit de pointe journalier. Il s’obtient par la


formule suivante :

𝐁𝐛𝐫
𝐐𝐩 = (𝟐. 𝟏𝟏)
𝐓

Avec :
𝐐𝐩 : le débit de pompage en m3/h ;
𝐁𝐛𝐫 : besoin bruts de production le jour de pointe en m 3/j ;
T: le temps de pompage en heure.
Pour le pompage nous considérons qu’il est fait de 18h à 6h soit sur une durée de 12h.

2.5.2. Calcul de diamètres de conduite de refoulement

Il existe différentes formules qui permettent de calculer le diamètre de la conduite de


refoulement. Pour le présent projet, le choix du diamètre économique de la conduite
de refoulement sera déterminé par la formule de Bresse :

𝐃 = 𝟏, 𝟓 × 𝐐𝐩 𝟏/𝟐 (𝟐. 𝟏𝟐)

Avec :
D : le diamètre en m ;
𝐐𝐩 : le débit de pompage en m3/s.

En effet, les formules, telles celle de la condition de flamant et celle de Munier donne
de petits diamètres mais ont l’avantage de donner un investissement moindre.

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Ces diamètres engendrent des pertes de charges élevées d’où une HMT importante.
Ce qui occasionne alors des dépenses énergétiques élevées à l’exploitation. Quant
aux formules de Bresse et celle de Bresse modifiée, elles offrent des diamètres pré-
sentant une meilleure qualité avec une réduction des charges d’exploitation.

2.6. DIMENSIONNEMENT DE RESEAU D’AEP

2.6.1. Type des réseaux de distributions

Le système de distribution est souvent décliné en sous-réseaux afin de subdiviser ses


fonctions principales pour améliorer ses performances. Ce réseau se compose de con-
duites principales, secondaires et tertiaires posées dans les rues de l’agglomération
concernée pour l’alimentation en eau potable ; ce pendant on distingue principalement
deux types des réseaux :

 Réseau maillé

Le réseau maillé et constitué d’une série des tronçons disposées de telle manière qu’il
soit possible de décrire une ou plusieurs boucles fermées.

Il est composé de conduites qui vont toujours en se divisant à partir du point d’alimen-
tation sans jamais se refermer. Ce réseau présente l’avantage d’être économique à
cause du linéaire réduit des canalisations posées et du nombre moins important des
équipements hydrauliques mis en service.

Ses principaux inconvénients résultent de l’absence d’une alimentation en retour dans


les conduites lorsqu’un arrêt se produit en un point quelconque.

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Figure 2-7: Exemple du réseau maillé

 Réseau ramifié

Il est composé de conduites qui vont toujours en se divisant à partir du point d’alimen-
tation sans jamais se refermer. Ce réseau présente l’avantage d’être économique à
cause du linéaire réduit des canalisations posées et du nombre moins important des
équipements hydrauliques mis en service. Ses principaux inconvénients résultent de
l’absence d’une alimentation en retour dans les conduites lorsqu’un arrêt se produit en
un point quelconque.
Ce pour cela on adopte le réseau ramifié pour de notre projet.

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Figure 2-8: Exemple du réseau ramifié

2.6.2. Les étapes du dimensionnement des conduites


2.6.2.1. Calcul des débits au bornes fontaines
Pour satisfaire la demande des populations à l’échéance de notre projet, nous serons
amenés à implanter un certain nombre de borne fontaine(BF). La valeur est détermi-
née par la société tchadienne de l’eau (STE) et de cinq cent (500) habitants pour un
(1) robinet pour une distance de parcours maximale de 300m.
Pour les bornes fontaines; nous avons supposé une consommation spécifique de
20l/j/hab.
𝐂𝐬 × 𝐍
𝐐𝐛𝐟 = (𝟐. 𝟏𝟑)
𝟑𝟔𝟎𝟎 𝐱 𝐓𝐛𝐟

Cs : consommation spécifique ;
N : nombre d’habitant par borne fontaine 500 hbts ;
𝐓𝐛𝐟 : temps de fonctionnement.

En effet; nous avons considérés le débit de borne fontaine pour la suite de notre di-
mensionnement, et deux robinets par borne fontaine. Suite à des enquêtes auprès des

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ménages nous ont permis d’évaluer que 40% de la population seront alimentées par
des bornes fontaines dont le nombre à prévoir à l’horizon de notre projet.

Pour déterminer les nombres des bornes fontaines.

On a:

𝟒𝟎% × 𝐏𝐧
𝐧𝐁𝐅 = (𝟐. 𝟏𝟒)
𝐍

𝐧𝐁𝐅 : nombre de bf ;

Pn : population estimée à l’horizon ;

N : nombre d’habitant par BF.

Ce qui nous donne un débit total pour les BF de :

𝐐𝐛𝐟 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 = 𝐧𝐁𝐅 × 𝐐𝐛𝐟 (𝟐. 𝟏𝟓)

2.6.2.2. Méthode des vitesses maximales

Pour déterminer le diamètre de chaque tronçon terminal du réseau ; on considère la


vitesse maximale (1,00 m/s) par :

𝟏
𝟒𝑸𝒊 𝟐
𝐃𝐢 = ( ) (𝟐. 𝟏𝟔)
𝝅.𝑽𝒎𝒂𝒙

Le diamètre calculé permet de choisir un diamètre normalisé donne par les albums
des fournisseurs. Avec le diamètre choisi, on calculera la vitesse réelle dans la con-
duite pour s’assurer qu’elle reste dans l’intervalle admissible. 0,5 m/s ≤ v ≤ 1,25 m/s.
(AEP ; koulekey).

2.6.2.3. Détermination des vitesses dans les conduites


La vitesse d’écoulement dans les conduites de distribution doit être acceptable afin de
permettre une meilleure mise en route de l’eau.

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Elle est définie par :

𝟒𝐐𝐢
𝐕𝐢 = (𝟐. 𝟏𝟕)
𝛑𝐃𝐢 𝟐

Vi : vitesse dans chaque conduite (m/s) ;


Di : diamètre de chaque conduite (mm) ;
Qi : débit de chaque conduit (m3/s).

2.6.2.4. Côtes du terrain naturel


Les nœuds sont les points d’entrés ou sortie du réseau ou les conduits se rejoignent.
Dans chaque conduite, l’eau coule de l’amont à l’aval avec une pression observée au
niveau de chaque nœud.
Les cotes du terrain naturel sont obtenues par le biais de Google Earth et sont consi-
gnées dans le tableau 3.11.

2.6.2.5. Méthode de la perte de charge


a. Calcul de pertes de charges linéaires

Elles sont dues aux frottements de l’eau contre les parois des conduites et les turbu-
lences provoquées par ces effets. Elles dépendent en toute rigueur des caractéris-
tiques de l’eau (viscosité de l’eau, régime d’écoulement, température etc…), et des
caractéristiques de conduite (longueur, rugosité des parois, diamètre intérieur etc…).
Et sont calculées à partir de la formule de Manning Strickler donnée par :

𝟏𝟎,𝟐𝟗𝐐𝐢𝟐
∆𝐇𝐥𝐢 = 𝟏𝟔 𝐋𝐢 (𝟐. 𝟏𝟖)
𝐊𝐬 𝟐 ×𝐃𝐢 ⁄𝟑

Qi : débit dans chaque conduite (m3/s) ;


Ks : coefficient de pertes de charges de Strickler, pour les conduites en PVC ; il est
pris conventionnement égal à 120 ;
Di : diamètre dans chaque conduite en (m) ;
Li : longueur dans chaque conduite en (m) ;
∆Hli : perte de charge linéaire dans chaque conduite en (m).

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b. Calcul de pertes de charges singulières ou locales


Elles sont dues aux modifications brusques de l’écoulement dans les pièces telles que
les changements de section (rétrécissement, élargissement), les changements de di-
rection (coudes, té etc…) et aussi au niveau des appareils de contrôle suivi (vanne,
clapet).

Les pertes de charges singulières peuvent être estimées en une fraction des pertes
de charges linéaires soit 10% pour les conduites d’adduction équipées de peu de sin-
gularités, et 15% pour les conduites de distribution.

∆𝐇𝐬𝐢 = 𝟎, 𝟏𝟓∆𝐇𝐋𝐢 (𝟐. 𝟏𝟗)

c. Calcul de pertes de charges totales


Les pertes de charges totales représente l’ensemble de toutes les charges c’est-à-dire
les pertes de charges linéaires et les pertes de charges singulières.

On a:
∆𝐇𝐭 = ∆𝐇𝐋𝐈 + ∆𝐇𝐬𝐢 (𝟐. 𝟐𝟎)
2.6.2.6. Détermination des pressions aux nœuds et les hauteurs piézomé-
triques
Rappelons que dans tout système en charge, l’équation de Bernoulli s’applique entre
deux (2) points, l’écoulement d’eau tout le long d’une conduite, les pressions aux
nœuds ainsi que les hauteurs piézométriques.

𝐏𝐢 𝐕𝟐𝐢 𝐏(𝐢+𝟏) 𝐕 𝟐 (𝐢+𝟏)


+ 𝐙𝐢 + = + 𝐙(𝐢+𝟏) + + ∆𝐇𝐬𝐢(𝐢+𝟏) (𝟐. 𝟐𝟏)
𝑾 𝟐𝐠 𝑾 𝟐𝐠

𝐏𝐢 : pression (n/m2) ;
𝐙𝐢 : elévation (m) ;
𝑽𝐢 : vitesse (m/s) ;
𝑾: poids volumique (n) ;
𝐠: accélération gravitationnelle (pesanteur) (m/s2) ;
∆𝐇𝐬𝐢: perte de charge singulière (m) ;
𝐏𝐢
: hauteur de pression au nœud i en amont en mètre (m).
𝑾

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A partir de ce principe de conservation d’énergie, il est possible de tracer des dia-


grammes d’énergie pour représenter la répartition de pression, de hauteur piézomé-
trique, d’énergie de vitesse (cinétique) et de perte de charge tout au long d’un circuit
hydraulique en charge.

2.7. CONCEPTION DU RESEAU D’AEP

La conception du réseau d’alimentation en eau potable est possible grâce aux diffé-
rentes données recueillies.
C’est ainsi les systèmes d’alimentation en eau potable de la ville de Chokoyan se com-
pose de :
 Source d’alimentation ;
 Conduite d’adduction ;
 Un réservoir d’eau potable ;
 Systèmes de distribution.

2.7.1. Source d’alimentation


La source d’alimentation qui peut éventuellement être un forage équipé d’un système
de pompage. D’après les études hydrologiques de la zone ; il existe une quantité suf-
fisante et abondante d’eau souterraine qui peuvent alimenter la population de la loca-
lité. Au cours de l’enquête, les différentes analyses qui nous ont donné la conviction
que la source d’alimentation est bien en qualité qu’en quantité.

En effet; un forage doit être conçu sous forme d’un puits de diamètre variant généra-
lement entre 15 et 30 cm et qui respecte les conditions et les matériaux existantes
dans la localité.

Les systèmes de la réalisation de ce forage se fait à l’aide des machines hydrauliques


d’atteindre la zone perméable contenant de l’eau souterraine.

2.7.2. Les pompes


La pompe est une machine hydraulique, elle permette de tirer l’eau du forage et de
l’envoyer au réservoir nécessite la connaissance de deux paramètres à savoir : le débit
d’exploitation du forage et la hauteur manométrique.

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Le choix de la pompe sera porté sur la gamme des pompes. Qui est disponible sur le
marché avec surtout un accès facile aux pièces de rechanges.
L’alimentation de la pompe sera assurée par un groupe électrogène autonome. Le
démarrage temporisé sera privilégié du fait qu’il permet de mieux protéger le groupe
électrogène en lui accordant une durée de vie plus élevé.

2.7.3. Conduite d’adduction

L’adduction étant définie, comme le transport des eaux de zone de captage aux zones
d’utilisation. Le choix du type de conduite d’adduction est basé sur les critères d’ordre
technique à savoir le diamètre, la pression, condition de pose et de critère d’ordre
économique, qui reposent sur le prix de fourniture et le transport.

On distingue plusieurs types d’adduction à savoir :

 Adduction sans charge ;


 Adduction gravitaire ;
 Adduction par refoulement.

Dans notre étude, nous avions opter pour l’adduction par refoulement, c’est un écou-
lement qui se fait sous l’action d’une force mécanique qui lui sera appliquées (condi-
tionné par la pompe), dans ce cas la source d’eau doit se situer à une cote inférieure
à celle du réservoir d’accueil.

2.7.4. Le réservoir

Le réservoir est un ouvrage intermédiaire entre le réseau d’adduction et le réseau de


distribution. Il permet d’assurer et de régulariser le fonctionnement de la pompe; gérer
les débits selon la demande; régulariser la pression dans le réseau de distribution ;
coordonner le régime d’adduction au régime distribution ; lutte contre incendie …

En effet, il existe plusieurs types des réservoirs tel que :

 Réservoir enterré ;
 Réservoir semi enterré ;
 Réservoir surélevé appelle château d’eau.

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Pour notre projet, on avions opté pour un réservoir surélevé (château d’eau) grâce à
ses avantages ci-après :

 Conservation de la température constante de l’eau emmagasinée ;


 Assure une bonne distribution ;
 Economie sur les frais de construction ;
 Etude architecturale très simplifiée ;
 Etanchéité plus facile à réaliser.

2.7.5. Distribution

Après le traitement et la réservation d’eau ; on doit la distribuer à travers les conduites


d’adduction. Les conduites devront transporter les eaux avec débit instantané et doit
être en mesure de fournir des pressions acceptables en tous points du réseau et
chaque instant.

Pour que les performances d’un réseau de distribution soient satisfaisantes, ce réseau
doit être en mesure de fournir, à des pressions compatibles avec les hauteurs des
immeubles, les débits et les volumes d’eau requis, et ce en tout temps lors de la durée
de sa vie. C’est pourquoi lors de la conception d’un réseau, il est important d’identifier
et prendre en compte les situations les plus critiques afin que le réseau dans de telles
situations se comporte de façon satisfaisante.

On s’assure ainsi qu’un réservoir d’équilibre peut être rempli durant la période prévue
à cette fin, notamment la nuit, lorsque la consommation est minimale, etc...

En fonction de la situation urbaine et l’importance du quartier on distingue trois types


de conduites :

 Les artères, représentent les conduites qui partent du réservoir soit de la


station du pompage (SP) afin de distribuer l’eau dans tous les points du ré-
seau par le plus court chemin. Les artères doivent être posées de telle façon
qu’elles puissent alimenter le secteur et disposer si c’est possible des dia-
mètres économiques et d’obtenir des pressions uniformément distribuées ;

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 Les conduites de services, dont le diamètre varie entre 250-150 mm, sont
alimentées par des artères et distribuent l’eau vers les branchements ;
 Les branchements. C’est la partie de l’installation située entre les conduites
de service et le compteur ou robinet vanne d’arrêt lorsque le branchement
ne comporte pas de compteur (service incendie notamment). Le diamètre
du branchement est déterminé en fonction des débits de pointe et des con-
sommations journalières prévisibles.

En effet, une canalisation se compose d’éléments droit (tuyaux), d’éléments de rac-


cordements (raccords) et de pièces spéciales (coudes, cônes, tés, etc.…).

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CHAPITRE 3 :

RESULTATS ET DISCUSSIONS

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3. PRESENTATION DE L’ENQUETE DE TERRAIN EN AEP DE CHOKOYAN


3.1. SYSTEMES ACTUELLES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE

L’étude de diagnostic tendra à donner des solutions aux voies et les moyens qui nous
permettrons de remédier aux difficultés de déficit d’eau du réseau de distribution et les
obstacles liés au mauvais fonctionnement du réseau d’assainissement, ces deux
genres de difficultés peuvent engendrées des dysfonctionnements sur les réseaux et
des aléas néfastes à l’environnement et à la santé humaine. Dans cette partie de notre
travail, nous allons exposer les solutions et les résultats aux systèmes du réseau
d’AEP afin d’acquérir une bonne connaissance de l’état et du fonctionnement de ces
derniers et des installions les reliant, dans le but de résoudre les difficultés et les ano-
malies que subissent les réseaux.

On déterminera aussi les zones d’insuffisance en prévoyant des solutions adéquates


et optimales pour satisfaire les besoins de la population à long terme (15 ans dans
notre cas), aussi avoir des résultats équilibrés du dimensionnement réseau d’AEP.

Le Tchad a précisé sa politique d’accès à l’eau potable et notamment le type d’infras-


tructures éligibles. Les PMH et les réseaux de distribution d’eau sont considérés
comme des ouvrages d’accès à l’eau potable ; les puits protégés peuvent être aussi
considérés comme des points d’eau. Il n’existe aucune information technique sur ces
ouvrages mais grâce à nos études sur le terrain on a pu recenser quelques ouvrages
disponibles.

La zone d’étude est alimentée actuellement par quatre (4) puits qui sont dispersés
dans trois (3) quartiers à savoir (1 dans Antora, 1 dans Gardaî et 2 dans Malabat) et
trois (3) forages mis en place dans Dar al Salam, Malabat et Hillelé.

3.2. PRESENTATION DE LA POPULATION A L’HORIZON DE PROJET

Pour notre étude, nous allons évaluer la population de Chokoyan à l’horizon 2035 puis
estimer les différentes catégories de besoins afin de mieux dimensionner les ouvrages
pour une bonne alimentation en eau potable de la population. Le réseau d’alimentation
en eau potable est conçu en tenant compte de la croissance démographique ; c’est-à-
dire de l’évolution de la population dans le temps.

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A partir de l’équations (𝟐. 𝟏), On détermine la future expansion de la ville.

Tableau 3-1: Evolution de la population de Chokoyan

Année Evaluation de la population

2020 10980

2025 13041

2030 15489

2035 18396

L’étude de ce projet se fera pour une durée de 15 ans à partir de 2020. Le taux d’ac-
croissement est de 3,5% et la population est de 10980 habitants. Nous supposerons
que le taux d’accroissement est constant jusqu’à l’horizon du projet.

3.3. PRESENTATION DES BESOINS

3.3.1. Besoins domestique

Les besoins domestique sont les consommations en eau de la population branchée


au réseau et non branchée mais qui profite des bornes fontaines pour s’alimenter en
eau. Il s’agit donc de l’eau utilisée pour les besoins personnels d’alimentation et d’hy-
giène et autres utilisations moins essentielles comme le lavage de biens et l’arrosage.

Tableau 3-2: Résultats de besoins domestique

Equation Désignation Besoins (m3/j) Besoins (m3/h)


(𝟐. 𝟐) 𝐁𝐝 919,80 38,33

Nous avons pris les valeurs de consommation spécifique de 20 l/j/h et 50 l/j/h pour la
consommation moyenne ; en référant sur les donnes de la société tchadienne d’eau
(STE).

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3.3.2. Besoins public

Le besoin en eau public correspond à l’offre que l’exploitant devra rendre disponible
pour répondre à la demande des usagers. A partir de théories précédant de chapitre2 ;
Les besoins en eau sont déterminés à chaque stade du système en prenant en compte
la demande en eau des usagers, leur comportement et les rendements des installa-
tions concernées.

Tableau 3-3: Résultats de besoins public

Désignation Surface/nbr Dotation Unité Besoins Besoins


ou nbr (l/unité/j) (m3/j) (m3/h)

Etablissement 1120 30 Elève 33,6 1,40

Hôpitaux 110 300 Patient 33 1,38

Administration 194 10 Employé 1,94 0,0008

Mosquée(6) 881 10 Fidèle 8,81 0,36

Hôtel 5 300 Chambre 1,5 0,07

Total ( 𝐁𝐒𝐩 ) 78,85 3,285

3.3.3. Résultats de calcul de besoins de bétails

Généralement, dans les grandes et moyennes villes, la quantité d’eau utilisée pour
l’abreuvage du bétail est marginal. Mais dans certaines localités comme la nôtre, sou-
vent de petite taille, situées en zones arides où l’élevage périurbain tend à se maintenir
et se développer, les besoins du bétail peuvent représenter une proportion importante
de la demande en eau. C’est ainsi nous avons abouti à des résultats ci-dessous grâce
au tableau 2.3 « récapitulatif des bétails et leur besoin ».

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Tableau 3-4: Résultats de besoins de bétails

Equation Désignation Besoins (m3/j) Besoins (m3/h)


(𝟐. 𝟑) Bb 4599 191,7

3.3.4. Caractéristiques de besoins

Tableau 3-5: Résultats de besoins en eau de la ville


Equation Désignation Besoins (m3/j) Besoins (m3/h)
(𝟐. 𝟒) 𝐁𝐠𝐛𝐥 5597,65 233,23
(𝟐. 𝟓) 𝐁𝐧𝐞𝐭 6717,18 279,88
(𝟐. 𝟔) 𝐁𝐛𝐫 7724,757 321,865
𝐑𝐢 216 9

(𝟐. 𝟕) 𝐃𝐣 5813,65 242,23


(𝟐. 𝟖) 𝐃𝐩𝐣 10464,57 436,03

(𝟐. 𝟗) 𝐐𝐦𝐨𝐲𝐡 67.287 242,23

(𝟐. 𝟏𝟎) 𝑸𝐦𝐚𝐱𝐡 201,86 726,69

3.4. PRESENTATION DES RESULTATS DU DIMENSIONNEMENT

3.4.1. Conduits d’adduction

Il existe différentes formules qui permettent de calculer le diamètre de la conduite de


refoulement. Pour le présent projet, le choix du diamètre économique de la conduite
de refoulement sera déterminé par la formule de Bresse.

Tableau 3-6: Résultats de caractéristique d’adduction

Equation Désignation Unité Valeur


(𝟐. 𝟏𝟏) 𝐐𝐩 m3/h 643,730

(𝟐. 𝟏𝟐) 𝐃 m 0,6343

Le diamètre de la conduite de refoulement D = 634 mm, d’après la loi des diamètres


normalisés nous avons pris D = 650mm

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3.4.2. Réseau de distribution


3.4.2.1. Choix du réseau
Pour notre étude nous choisissons un réseau ramifié (voir figure3.1) ci-contre.

Figure 3-1: Plan du Réseau de Chokoyan

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Tableau 3-7: Distances linéaire de chaque conduite

Conduites Distances (m)


N° Début Fin
1 Réservoir A 385
(R)
2 A B 350
3 A C 412
4 B H 145
5 B I 200
6 C E 300
7 C D 540
8 D O 75
9 D N 170
10 E G 324
11 E F 408
12 G M 218
13 G L 220
14 F J 240
15 F K 239
Total 4226

3.4.2.2. Présentation des résultats de débits


Tableau 3-8: les résultats au bornes fontaines

Equation Désignation Unité Valeurs


(𝟐. 𝟏𝟑) 𝐐𝐛𝐟 L/s 0,2315

(𝟐. 𝟏𝟒) 𝐍𝐛𝐟 Nbre 15

(𝟐. 𝟏𝟓) 𝐐𝐛𝐟𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 L/s 3,4725

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Pour la détermination de débit dans les conduits ou débits de route, nous avons pro-
cédé les calculs par la méthode de détermination des débits de dimensionnement en
obtenant les résultats ci-dessous :

Tableau 3-9: résultats des débits dans les conduits ou débits de route

Conduite Longueur Débit spéci- Débit route


(m) fique (l/s/ml)
N° Début Fin
(l/s) (m3/s)

1 Réservoir (R) A 385 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 18,40 0,0184

2 A B 350 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 16,72 0,01672

3 A C 412 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 19,68 0,01968

4 B H 145 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 6,927 0,00693

5 B I 200 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 9,554 0,00955

6 C E 300 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 14,33 0,01433

7 C D 540 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 25,80 0,02580

8 D O 75 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 3,58 0,00358

9 D N 170 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 8,12 0,00812

10 E G 324 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 15,478 0,01547

11 E F 408 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 19,49 0,01949

12 G M 218 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 10,41 0,01041

13 G L 220 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 10,51 0,01051

14 F J 240 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 11,46 0,01146

15 F K 239 𝟎, 𝟎𝟒𝟕𝟕𝟕 11,41 0,01141

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 Débits aux nœuds

Le débit nodal au niveau d’un nœud est la somme des débits routes entrants et sor-
tants divisé par deux.

Tableau 3-10: Résultats des débits aux nœuds

𝐍° 𝐍œuds Débit nodal (l/s)

1 A 27,4

2 B 16,60

3 C 29,90

4 D 18,75

5 E 24,65

6 F 21,18

7 G 18,20

8 H 6,927

9 I 9,554

10 J 11,46

11 K 11,41

12 L 10,51

13 M 10,41

14 N 8,12

15 O 3,58

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3.4.2.3. Caractéristiques de conduits d’adduction


A partir de l’équations (2.16) et (2.17), nous avons calculé les diamètres et les vitesses
dans les conduites présentées dans les tableau ci-dessous :
Tableau 3-11: Résultats des diamètres et vitesses dans les conduites

N° de conduits Débits dans les Diamètre théo- Diamètre nor- Vitesse (m/s)
conduits (m3/s) rique (m) malise (mm)

1 0,0184 0,1530 160 0,9152

2 0,01672 0,1459 150 0,9461

3 0,01968 0,1583 165 0,9203

4 0,00693 0,0940 100 0,883

5 0,00955 0,1102 120 0,8444

6 0,01433 0,1350 140 0,9309

7 0,02580 0,18124 190 0,9099

8 0,00358 0,0675 90 0,5627

9 0,00812 0,1016 110 0,8544

10 0,015478 0,1403 150 0,8758

11 0,01949 0,1575 160 0,9693

12 0,01041 0,1151 120 0,9204

13 0,01051 0,11568 120 0,9293

14 0,01146 0,1207 130 0,864

15 0,01141 0,1205 130 0,8596

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Le choix de diamètre est un élément très important qui entre dans le coût d’investisse-
ment. Si on utilise un gros diamètre cela peut augmenter le coût des canalisations, par
contre la puissance du générateur et de l’énergie seront faibles. Donc il faudra écono-
miser sur le prix du générateur et sur le prix de l’énergie nécessaire au pompage. Par
contre si on adopte un petit diamètre, le prix des canalisations diminue, tandis que le
prix du générateur et de l’énergie seront élevés.

Dans notre cas, les diamètres ont été choisis de sorte à respecter la vitesse d’auto
curage dans les conduites. On évitera donc des dépôts dans les conduites et on fera
donc des économies sur le prix du générateur et de l’énergie.

Les caractéristiques des altitudes des nœuds sont obtenues par le biais de Google
Earth et sont consignées dans le tableau 3.11 ci-dessous.

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Tableau 3-12: les altitudes des nœuds


Nœuds Côtes du terrain naturel
(m)

R 599
A 601

B 617

C 603

D 612

E 615

F 617

G 616

H 615

I 621

J 622

K 618

L 623

M 617

N 611

O 609

A partir des équations : (𝟐. 𝟏𝟖), (𝟐. 𝟏𝟗) et (𝟐. 𝟐𝟎) nous avons déterminé les pertes des
charges dans les conduits qui sont représentées dans le tableau suivants :

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Tableau 3-13: Résultats des pertes des charges

N° Con- Lon- Diamètres Débits 𝐊𝐬 ∆𝐇𝐥𝐢 ∆𝐇𝐬𝐢 (m) ∆𝐇𝐭 (m)


duites gueur (m) (m3/s) (m)
(m)
1 385 0,160 0,0184 120 1,636 0,245 1,8881

2 350 0,150 0,01672 120 1,228 0,184 1,412

3 412 0,165 0,01968 120 1,699 0,254 1,954

4 145 0,100 0,00693 120 1,072 0,160 1,232

5 200 0,120 0,00955 120 1,062 0,1593 1,221

6 300 0,140 0,01433 120 1,576 0,2364 1,8124

7 540 0,190 0,02580 120 1,8044 0,2706 2,075

8 75 0,090 0,00358 120 0,2580 0,0387 0,2967

9 170 0,110 0,00812 120 1,0379 0,1556 1,1935

10 324 0,150 0,015478 120 1,375 0,20625 1,5812

11 408 0,160 0,01949 120 1,9454 0,2918 2,2372

12 218 0,120 0,01041 120 1,3754 0,2063 1,5817

13 220 0,120 0,01051 120 1,4148 0,2122 1,627

14 240 0,130 0,01146 120 1,1975 0,1796 1,3771

15 239 0,130 0,01141 120 1,1821 0,1773 1,3594

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Le calcul de la ligne de charge s’effectue de l’aval vers l’amont en calculant la perte


de charge totale tronçon par tronçon par application de la loi de pertes de charge re-
tenue et la perte de charge singulière choisie.

La cote piézométrique d’un nœud considéré peut être :

 La cote du terrain naturel (ZTN) + la pression de service ou de sécurité (Ps) du


nœud considéré lui-même ;
 La cote piézométrique obligée de tous les nœuds dérivés + la perte de charge
du tronçon qu’il appartient.

A partir de l’équations(𝟐. 𝟐𝟏), nous avons calculé les charges piézométrique présentées
dans les tableau ci-dessous :

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Tableau 3-14: Tableau récapitulatif des charges piézométrique

N° de Conduites Longueurs de Pertes Charges piézométrique Côtes du terrain naturel ZTN Pressions aux nœuds
conduites (m) de charge totale Amont (m) Aval (m) Amont (m) Aval (m) Amont (m) Aval (m)
C1=RA 385 1,888 629 627,91 599 601 30 26,91

C2=AB 350 1,412 627,91 625,658 601 617 26,91 8,658

C3=AC 412 1,954 643,91 645,024 617 603 26,91 42,024

C4=BH 145 1,232 611,658 612,89 603 612 8,658 0,890

C5=BI 200 1,221 620,658 621,879 612 615 8,658 6,879

C6=CE 300 1,812 657,024 662,836 615 617 42,024 45,836

C7=CD 540 2,075 659,024 659,10 617 616 42,024 43,099

C8=DO 75 0,296 659,10 657,401 616 615 43,099 42,401

C9=DN 170 1,193 658,10 659,292 615 621 43,099 38,292

C10=EG 324 1,581 666,836 669,417 621 622 45,836 47,417

C11=EF 408 2,237 667,836 662,073 622 618 45,836 44,073

C12=GM 218 1,581 665,417 676,998 618 623 47,417 53,998

C13=GL 220 1,627 670,417 666,044 623 617 47,417 43,044

C14=FJ 240 1,377 661,073 650,45 617 611 44,073 39,450

C15=FK 239 1,359 655,073 652,432 611 609 44,073 43,432

Total 4226 22,845

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On a pu déterminer les pressions aux nœuds de chaque conduite ; L’hypothèse de


base nous a permis de déterminer la pression minimale d’eau à fournir aux consom-
mateurs au bout d’un robinet qui selon les responsables de de la STE varie entre 1 à
3 bars soit 10 à 30 m suivant les normes de la station de production et de distribution.

Pour notre cas de projet, en se basant sur l’hypothèse ci-dessus on a pris une pres-
sion de 3 bars équivaut à 30 m au niveau d’altitude le plus inferieur des côtes du ter-
rain naturel.
3.5. ESTIMATION DE LA CAPACITE DE STOCKAGE DU RESERVOIR

3.5.1. Les méthodes

La capacité théorique du réservoir est en fonction de la variation horaire de la consom-


mation, du débit et des heures de pompage. A cette valeur s’ajoute la réserve d’incen-
die.

Plusieurs méthodes permettent de déterminer la capacité théorique du réservoir à


savoir :

 La méthode de calcul par tableau ;

 La méthode de résolution graphique ;

 La méthode du bilan hydrologique.

Dans le cas de notre étude, nous optons pour la méthode du bilan hydrologique sur
un cycle d’une journée hydrologique en utilisant un intervalle de temps ∆t=1heure.
Cette méthode a l’avantage d’indiquer le moment où le réservoir est pratiquement vide
et le moment où il est plein. Il donne une idée du niveau d’eau dans le réservoir aux
différentes heures de la journée sous l’hypothèse de la répartition admise pour la de-
mande journalière.

3.5.2. Résultats de détermination de la capacité de stockage

Les résultats de détermination du volume des besoins en stockage sont consignés


dans le tableau 3.15 ci-après.

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Tableau 3-15: Détermination de la capacité théorique du réservoir


Heures Adduction Distribution Différence Bilan

1ére journée 2éme journée


0à1 134,574 8,4108 +121,163 0 -467,591

1à2 134,574 8,4108 +121,163 0 -346,428

3à4 134,574 8,4108 +121,163 0 -225,265

4à5 134,574 8,4108 +121,163 0 -104,102

5à6 134,574 8,4108 +121,163 0 0

6à7 0 67,287 - 67,287 - 67,287

7à8 0 235,504 - 235,504 -302,791

8à9 0 235,504 - 235,504 -538,295

9 à 10 0 235,504 - 235,504 -773,799

10 à 11 0 235,504 - 235,504 -1009,303

11 à 12 0 26,914 - 26,914 -1036,217

12 à 13 0 26,914 - 26,914 -1063,131

14 à 15 0 26,914 - 26,914 -1090,045

15 à 16 0 26,914 - 26,914 -1116,959

16 à 17 0 26,914 - 26,914 -1143,873

17 à 18 134,574 134,574 0 -1143,873

18 à 19 134,574 134,574 0 -1143,873

19 à 20 134,574 33,643 +100,931 -1042,942

20 à 21 134,574 33,643 +100,931 -942,011

21 à 22 134,574 33,643 +100,931 -841,080

22 à 23 134,574 8,4108 +126,163 -714,917

23 à 24 134,574 8,4108 +126,163 -588,754

Du tableau ci-dessus, on relève que le volume journalier à stocker est : 1143,87 m3.

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Le volume de 1143,87 m3 est assez élevé pour construire un seul château. Nous dé-
terminerons la capacité que peut fournir un forage afin d’assouplir le problème. Un
forage peut en moyenne fournir 50m3/h et si nous estimons que le temps de pompage
est de 12h soit de 18h à 6h alors le débit journalier du forage est de 600m3/j.

En fractionnant le volume total sur la capacité que peut fournir les forages, nous avons
environ deux (02) réservoirs à réaliser qui seront destiné aux besoin (besoin de la
population et les besoins des animaux) avec un volume de 300 m 3 par chacun.

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CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

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CONCLUSION
Dans ce mémoire, nous avons abordé les divers aspects de la mise en place d’un
système d’alimentation en eau potable au sein de la ville de CHOKOYAN. En ce qui
concerne l’exploitation de la ressource, on a adopté un fonctionnement de pompage
de 12 heures de durée et le reste est destiné à l’entretien des ouvrages (adduction et
château d’eau). Il convient de relever que le problème lié à l’eau (potable) n’est pas
encore résolu au Tchad. Car sur l’ensemble du territoire, le besoin de l’eau destinée à
la consommation humaine reste encore grand. Compte tenu du caractère indispen-
sable de cette ressource dans la ville de CHOKOYAN, nous avons fait l’étude d’un
système d’AEP pouvant permettre à toute la population d’avoir accès à l’eau potable.
Tout au long de notre démarche, nous avons essayé d’orienter nos recherches sur
des observations pratiques basées sur l’aspect technique de l’ouvrage (captage, ad-
duction, distribution), indépendamment des facteurs humains afin d’assurer un débit
suffisant et une pression raisonnable aux usagers au point le plus défavorable. Nous
espérons grandement que ce modeste travail sera un outil de référence pour les con-
cepteurs, les réalisateurs et les exploitants du système d’Alimentation en eau potable
de CHOKOYAN et qu’il contribuera ainsi à la résolution des problèmes d’eau de cette
ville. Ainsi, une plus grande implication des services locaux de la ville dans le système
de gestion de l’eau potable et une véritable mobilisation de moyens financiers est sou-
haitée ; l’objectif poursuivi étant d’apporter un appui aux associations qui œuvrent dans
le domaine de l’eau afin de contribuer au bien-être des populations.

Etant entendu que l’approvisionnement en eau potable est un critère de développe-


ment, nous avons estimé qu’il était judicieux de faire un certain nombre de recomman-
dations. Il s’agit notamment d’œuvrer à :

 Une plus grande implication des élus locaux dans les questions d’eau ;
 Faire une étude d’organisation du secteur de distribution de l’eau dans les
zones périphériques ;
 Un suivi rigoureux de la maintenance et du contrôle des ouvrages (étanchéité,
des vannes, des robinetteries etc.…);

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 Veillez que le choix des pompes soit adéquat afin d’assurer l’acheminement de
l’eau jusqu’au consommateur ;
 Faire une étude de dimensionnement structural de château;
 Veillez sur le fonctionnement de groupe électrogène (vidange, n’est pas laissé
vider totalement le réservoir de groupe etc.…) ;
 Établissement d’un devis quantitatif et estimatif, permettant de connaitre le coût
de la réalisation de ce projet.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] BLINDOU, 2004 ; SALEH ABDELKERIM ABDERAMANE « mémoire de master
Analyse du fonctionnement du réseau d’AEP de la commune d’EL HADJAR»
[2] Cours d’approvisionnement en eau potable - formation initiale - EIER – novembre
2001- d. Zoungrana ;
[3] Département de géographie Université de N’Djamena, « Manuel du cours sur la
géographie du Tchad » éditions, 1970 ;
[4] Direction de la statistique, des études économique et démographique (DSEED)
« Données Démographique régionale » Recensement 2009 ;
[5] Direction Générale de l’hydraulique Villageoise, « Document sur la couverture
d’eau rural » éditions, 2011 ;
[6] Guide des projets d’alimentation en eau potable ;
[7] INSEED, 2009 : Deuxième Recensement Général de la Population et de l’habitat.
Résultats globaux.
[8] KOULEKEY Kodjo Corneille, « cours d’AEP et d’Hydraulique » Version 2012 ;
[9] La météo Tchad « Document sur la pluviométrie régionale »;
[10] OMS, 2004 liens entre l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la santé ;
[11] PROGRAMME NATIONAL D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE ET D’ASSAI
NISSEMENT EN MILIEU RURAL (PNEAR) Février 2006 ;
[12] Rapport du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) N°0377
INT/4S/93. 2013;
[13] Rapport technique : Société Tchadienne d’Eau ;
[14] Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2, 2009) ;
[15] Stratégie Nationale de l’Alimentation en Eau Potable et de l’Assainissement en
milieu rural et semi-urbain, 2005;
[16] TAHIR ALLATCHI Kossoya « Mémoire de fin d’étude pour l’obtention du Master
en ingénierie de l’eau et de l’environnement » promotion, 2011-2012 ;
[17] ZOUNGRANA Denis, 2003. Cours d'approvisionnement en eau potable. Ouaga
dougou : 2ie, 2003 ;

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ANNEXE

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ANNEXES
 La population de Chokoyan à l’horizon 2035

AN : P15 = 10980 (1+0,035)5 = 18396 hbts

 Besoins domestique

AN : Bd = 50 x 18396 = 919,80 m3/J

 Besoins public

Désignation Surface/nbr Dotation Unité Besoins Besoins


ou nbr (l/unité/j) (m3/j) (m3/h)

Etablissement 1120 30 Elève 33,6 1,40

Hôpitaux 110 300 Patient 33 1,38

Administration 194 10 Employé 1,94 0,0008

Mosquée(6) 881 10 Fidèle 8,81 0,36

Hôtel 5 300 Chambre 1,5 0,07

Total ( 𝐁𝐒𝐩 ) 78,85 3,285

 Besoins de bétails

AN : Bb= 18396 x 250 = 4599 m3/J

 Besoins global

AN : Bgbl= 919,80 + 78,85 + 4599 = 5597,65 m3/J

 Besoins net

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AN : Bnet = 5597,65 x 1,2 = 6717,18 m3/j

 Besoin brut

AN : Bbr = 6717,18 x 1,15 = 7724,757 m3/j

 Besoin d’incendie

AN : Ri = 30.10^ (-3) x 3600 x 2 = 216 m3/j

 Détermination de la demande en eau journalière

AN : DJ =5597,65 + 216 = 5813,65 m3/j

 Demande de production de point

AN : Dpj = 5813,65 x 1,2 x1,5 =10464,57 m3/j

 Débit moyen horaire

AN : Qmoyh = 5597,65 / 24 = 242,23 m3/h

 Débit maximal horaire

AN : Qmaxh = 242,23 x 3 = 726,69 m3/h

 Débit de pompage

AN : Qp = 7724,757 / 12 = 643,729

 Diamètre de conduite d’adduction

AN : D = 1,5 x (0,1788) ^ (0,5) = 0,634 m

 Débit de borne de la fontaine

20 ×500
AN : Qbf = = 0,2315 l/s
3600×12

 Nombre de bornes de la fontaine

40% ×18396
AN : nbf = = 15 bornes
500

Mémoire de licence professionnelle 65 AHMAT Mahamat Abdelkhani


ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

 Débit total au borne des fontaines

AN = Qbf total = 15 X 0, 2315 = 3, 4725 l/s

 Processus de détermination de débits dans les conduites :


 Débits spécifiques
Q maxh
Q sp =
∑ li
∑ li = 4226 m (Somme de longueur total de conduites)

Le débit maximal horaire de l’agglomération

Q maxh = 201,863 (l⁄s)

201.863
Q sp = = 0.04776 (l/s/ml)
4226
Q sp = 0.04777 (l/s/ml)

 Débits de routes (débits dans les conduits)


Qsp = 0.04777 (l/s/ml)

 Les diamètres des conduites

4 ×(0,0184) 0,5
AN : D1 = [ ] = 0,1530 mm
π×1

 Les vitesses dans les tronçons

4 ×(0,0184)
AN : V1 = = 0,915 m/s
𝜋 × 1602

 Calcul des pertes des charges :


 Pertes des charges linéaires

Mémoire de licence professionnelle 66 AHMAT Mahamat Abdelkhani


ETUDE ET CONCEPTION D’UN PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA
VILLE DE CHOKOYAN AU TCHAD

𝟏𝟎,𝟐𝟗(𝟎,𝟎𝟏𝟖𝟒)𝟐
AN: ∆𝐇𝐋𝟏 = 𝟏𝟔 × 𝟑𝟖𝟓 = 1,888 m
𝟏𝟐𝟎𝟐 ×𝟎,𝟏𝟔𝟎 ⁄𝟑

 Pertes de charges singuliers

AN : ∆Hs1 = 0,15 × 1,888 = 0,245 m

 Pertes de charges totales

AN : ∆𝐇𝐭 = 1,888 + 0,245 = 1,636 m

 Charges des pressions

PR PA V2 A V2 R
= + ZA − ZR + − − ∆HRA
𝑊 𝑊 2g 2g

(0,9152)2
= 30+(599-601) + – 1,888 = 26,91
2 ×9,81

 Charges hydrauliques ou hauteurs piézométriques

PA
+ ZA = 26,91 + 601 = 627,91 m
𝑊

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