Vous êtes sur la page 1sur 2

Sécurité sur les chantiers : les mesures de

protection au quotidien
 Introduction

La responsabilité des chefs d’entreprise est de plus en plus souvent recherchée dans le cadre
d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Dans ce type de situation, le contrat
d’assurance peut intervenir. Au quotidien, cependant, quelques gestes simples peuvent éviter bien des
accidents.

 Les accidents du travail

La prévention fait des progrès dans le monde du BTP : les effectifs du secteur augmentent mais les
accidents suivis d’arrêts de travail diminuent. En 30 ans, leur nombre a été divisé par trois.

Selon la loi française, la Sécurité sociale indemnise les victimes d’accident du travail ou de maladie
professionnelle sur une base automatique et forfaitaire. La victime, ou ses ayants droits en cas de
décès, peuvent également rechercher la faute inexcusable de l’employeur pour obtenir une majoration
de la rente versée par l’organisme social, ainsi qu’une indemnisation supplémentaire sur tous les autres
types de préjudice non pris en charge.

 La responsabilité de l’entreprise et du salarié

Dans ce domaine, il pèse sur le chef d’entreprise une présomption de responsabilité. Il est tenu d’une
obligation de résultat en matière de santé et de sécurité de ses salariés.

Il lui faut ainsi mettre en place une bonne politique de prévention sur le lieu de travail : définition des
plans de prévention, formations adaptées aux postes et aux enjeux, fourniture des équipements
professionnels.

Le plan de prévention a pour objet de limiter les risques liés à la coactivité du fait de plusieurs
personnes présentes au même moment sur le chantier. Il est réalisé à l’issue d’une visite préalable de
chantier à laquelle sont conviées toutes les entreprises extérieures devant intervenir. Ce document
permet de formaliser les mesures générales de sécurité applicables à l’ensemble des intervenants
extérieurs et les mesures particulières applicables à chaque entreprise en fonction de son intervention
propre.
Il contient des éléments d’information indispensables, comme les noms et coordonnées de chaque
entreprise, la nature, les dates de début et de fin de travaux pour chaque intervenant. Il peut être
utilisé quelle que soit la durée des travaux et sera conservé et archivé par chaque entreprise.

Le salarié doit porter les équipements à tout instant et les entretenir correctement.

 Des équipements adaptés


Parmi les équipements de protection individuels les plus courants, nous pouvons citer :

Casques
Ils sont devenus confortables, même par temps chaud, ce qui rend moins contraignante l’obligation de
les porter. Il faut s’assurer que le casque est en bon état, conforme aux normes (certification CE, norme
Afnor NF EN 397) et que la date limite de son utilisation n’est pas dépassée. Pour les travaux en
hauteur, la jugulaire doit être attachée pour empêcher le casque de tomber.

Chaussures
Il existe aujourd’hui toutes sortes de chaussures de sécurité contre les chocs mais également contre les
agents agressifs (feu, produit chimique). La chaussure avec semelle antidérapante avec l’intérieur traité
anti bactérien est préférable. Pour les bottes, le polyuréthane ou le PVC sont recommandés au
détriment du cuir ou du caoutchouc.

Gants
Les mains sont les parties du corps les plus fréquemment touchées par les lésions lors des accidents
du travail. Les modèles doivent être à la taille des mains de leurs utilisateurs et adaptés à chaque type
de travaux et de risques : coupures, perforations, vibrations, allergies et produits chimiques. Les gants
doivent être conformes aux normes et soigneusement entretenus.

Gilets de visualisation 
Le gilet ou baudrier est obligatoire afin d’améliorer la visibilité de toute personne évoluant sur un
chantier. Il doit être conforme à la norme européenne EN 471.

Lunettes
Les accidents des yeux représentent 3 % des accidents du travail. Ils pourraient facilement diminuer
grâce au port de lunettes adaptées. Toutes doivent comporter le sigle CE. La norme NF EN 166
concerne la protection oculaire ; les normes NF EN 170 et 171 concernent les rayonnements
infrarouges.

Masques
Les particules solides, les aérosols ou liquides, les vapeurs et gaz sont particulièrement nocifs. Des
équipements de protection respiratoire adaptés (masques à cartouches) permettent d’éviter leur
inhalation. Pour les travaux à chaud, les masques à cartouches filtrantes sont recommandés ; pour les
travaux à froid, les demi-masques filtrants jetables peuvent être employés.

Protections auditives
Depuis 2006, la réglementation rend le chef d’entreprise responsable de l’exposition au bruit de ses
salariés. La norme NF EN 458 est un guide, accompagné de recommandations, sur l’utilisation des
différents bouchons d’oreille, qui, selon leur forme, prennent le nom de balles, cloches, gélules,
anneaux… Il faut adapter soigneusement la protection à chaque type de bruit.

Vêtements de protection 
Le choix doit répondre aux risques encourus par l’utilisateur. Résistants à l’usure et aux déchirures, ils
doivent comporter des surfaces minimales de visibilité. Tous doivent être conformes aux obligations
du marquage CE.

Vous aimerez peut-être aussi