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A l'embauche 

 La visite d’information et de prévention (VIP)

La visite d’information et de prévention a pour objectif de :

 Interroger le salarié sur son état de santé,


 L’informer sur les risques éventuels auxquels l’expose son poste de travail,
 Le sensibiliser sur les moyens de prévention à mettre en œuvre,
 L’informer sur les modalités de suivi de son état de santé par le service de
santé au travail et sur la possibilité dont il dispose, à tout moment, de
demander une visite avec le médecin du travail, 
 Identifier si son état de santé ou les risques auxquels il est exposé nécessitent
une orientation vers le médecin du travail.

Ainsi, la visite d’information et de prévention n’est plus réalisée par le médecin du


travail mais par un professionnel de santé sous l’autorité de celui-ci (un infirmier ou
un interne par exemple). Cette visite donne lieu à la délivrance d’une attestation
de suivi.

Elle doit avoir lieu au maximum :

 3 mois après l’arrivée du salarié dans l’entreprise,


 2 mois lorsqu’il s’agit d’un apprenti,
 Avant l’affectation au poste pour les travailleurs mineurs et
les travailleurs de nuit.

La VIP n’est pas obligatoire si le salarié a bénéficié d’une VIP dans les 5 ans
précédant son embauche et si certaines conditions sont réunies : emploi identique,
risques équivalents, possession de l’attestation de suivi ou de l’avis d’aptitude
précédent, aucun avis d’inaptitude ou mesure d’aménagement du poste de travail
depuis 5 ans.

 L’examen médical d'aptitude à l’embauche

Certains travailleurs bénéficient d’un examen médical d’aptitude et non d’une visite
d’information et de prévention :

 les travailleurs affectés à des postes présentant des risques pour leur santé
ou leur sécurité : postes exposés à l’amiante, au plomb, aux agents CMR, aux
agents biologique, aux rayonnements ionisants, au risque hyperbare, au
risque de chute de hauteur lors des opérations de montage et de démontage
d'échafaudages (voir article R4624-23 du code du travail),
 les jeunes de moins de 18 ans affectés aux travaux dangereux (voir décret n°
2013-915 du 11 octobre 2013),
 les travailleurs titulaires d’une autorisation de conduite d'équipements (ex :
CACES),
 Les travailleurs habilités à effectuer des opérations sur les installations
électriques,
 Tout salarié affecté à un poste à risque défini par le médecin du travail.

Cet examen est réalisé avant l’embauche par un médecin du travail afin de :

 S’assurer que le travailleur est médicalement apte au poste de travail,


 Rechercher si le travailleur n’est pas atteint d’une affection dangereuse pour
les autres travailleurs,
 Proposer éventuellement les adaptations du poste ou l'affectation à d'autres
postes,
 Informer le travailleur sur les risques des expositions au poste de travail et le
suivi médical nécessaire,
 Le sensibiliser sur les moyens de prévention à mettre en œuvre.

L’examen donne lieu à la délivrance d'un avis d'aptitude ou d'inaptitude.

Il est possible de ne pas réaliser l’examen médical d’aptitude à l’embauche si le


salarié a bénéficié d’une visite médicale d’aptitude dans les 2 ans précédant son
embauche et que certaines conditions sont réunies : emploi identique, risques
équivalents, possession de l’avis précédent, pas de mesure d’aménagement ou
d’avis d’inaptitude depuis 2 ans. 

  Le suivi 
 Le suivi médical du salarié

La visite médicale d'information et de prévention doit être renouvelée tous les 5


ans pour un suivi normal. Cette périodicité peut être adaptée en fonction des
conditions de travail, l’état de santé, l’âge du salarié ainsi que les risques
professionnels auxquels il est exposé.

Les travailleurs titulaires d’une pension d’invalidité, les travailleurs handicapés et les
travailleurs de nuit doivent être suivis tous les 3 ans par un service de santé du
travail.

 Le suivi individuel renforcé

Les salariés affectés à des postes présentant des risques pour leur santé ou leur
sécurité (voir « L’examen médical d'aptitude à l’embauche ») sont soumis à un suivi
individuel renforcé. C’est au médecin du travail de déterminer la périodicité du
suivi individuel renforcé qui ne doit pas dépasser le délai de 4 ans. Une visite
intermédiaire doit être effectuée par un professionnel de santé au plus tard 2
ans après l’examen médical d'aptitude.

 Examen de pré-reprise, de reprise et visites à la demande

Un examen de pré-reprise est obligatoire pour tout travailleur en arrêt depuis plus
de 3 mois. Cet examen est réalisé par le médecin du travail qui peut recommander
des aménagements/adaptations du poste de travail, préconisations de reclassement.

Un examen de reprise est obligatoire le jour de la reprise, ou au plus tard 8 jours


après la reprise, suite à un congé maternité, après une absence pour maladie
professionnelle ou après une absence d’au moins 30 jours pour cause d’accident
du travail, maladie professionnelle ou accident non professionnel. Cet examen est
réalisé par le médecin du travail et permet de vérifier que le poste est compatible
avec l’état de santé du salarié, de préconiser le reclassement du salarié et
éventuellement d’émettre un avis d’inaptitude.  

Pour finir, à tout moment le salarié peut bénéficier d’une visite médicale par le
médecin du travail à sa demande, à la demande de l’employeur ou à la demande du
médecin du travail. 

  L'inaptitude

 La procédure d’inaptitude médicale

Le médecin du travail peut déclarer l’inaptitude d’un salarié après avoir réalisé


un examen médical. Pour cela, le médecin du travail devra avoir réalisé ou fait
réaliser une étude du poste de travail du salarié et de ses conditions de travail ainsi
qu’une étude des conditions de travail dans l’établissement. Il devra également avoir
indiqué la date de la dernière actualisation de la fiche d’entreprise. Si besoin, le
médecin du travail pourra pratiquer un second examen médical dans les 15 jours
après le premier. Le médecin du travail devra également avoir échangé avec le chef
d’entreprise pour que ce dernier fasse valoir ses observations sur les avis et
propositions du médecin du travail.

Dans le cas où le médecin du travail déclare un salarié inapte, l’employeur est dans
l’obligation de rechercher des possibilités de reclassement et de consulter les
délégués du personnel de l’entreprise. Si aucun reclassement n’est possible, une
procédure de licenciement peut être engagée.

La contestation d’inaptitude par le salarié ou l’employeur est établie en saisissant le


conseil de prud’hommes dans un délai de 15 jours à compter de la notification de
la décision.