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Le cancer du sein

Sommaire
 Cancer du sein : qu'est-ce qaue c'est ?
 Symptômes et personnes à risque du cancer du sein
 Facteurs de risque
 Prévention du cancer du sein
 Traitements médicaux du cancer du sein
 L'opinion de notre médecin
 Approches complémentaires
 Sites d’intérêt et groupes de soutien
 Références

Un cancer signifie la présence de cellules anormales qui se multiplient de façon


incontrôlée. Dans le cas du cancer du sein, les cellules peuvent rester dans le sein
ou se répandre dans le corps par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques. La
plupart du temps, la progression d’un cancer du sein prend plusieurs mois et même
quelques années.

Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes à travers le


monde, autant avant qu’après la ménopause 1. Une femme sur 9 sera atteinte d’un
cancer du sein au cours de sa vie et 1 femme sur 27 en mourra.

Le plus souvent, le cancer du sein survient après 50 ans. Le taux de survie 5 ans


après le diagnostic varie de 80 % à 90 %, selon l’âge et le type de cancer.

Le nombre de personnes atteintes a progressé légèrement mais régulièrement, au


cours des 3 dernières décennies. Par contre, le taux de mortalité a continuellement
diminué au cours de la même période, grâce aux progrès réalisés en matière
de dépistage, de diagnostic et de traitement.

Mentionnons que les hommes peuvent aussi en être touchés; ils représentent 1 %


de l’ensemble des cas.
Le sein

Le sein se compose de graisse, de glandes et de canaux (voir le schéma ci-contre).


Les glandes, agencées en lobules, produisent le lait et les canaux (canaux de
lactation ou galactophores) servent à transporter le lait jusqu’au mamelon. Les
tissus mammaires sont influencés par des hormones produites par les femmes en
quantité variable tout au long de leur vie (puberté, grossesse, allaitement...). Ces
hormones sont l’oestrogène et la progestérone.

Types de cancer du sein

Les divers types de cancers du sein évoluent de façon différente :

Cancer non invasif

 Carcinome canalaire in situ. C’est le type le plus fréquent de cancer du sein


non invasif chez la femme. Comme son nom l’indique, il se forme à l’intérieur
des canaux de lactation du sein. On diagnostique beaucoup plus fréquemment ce
type de cancer depuis l’utilisation plus répandue de la mammographie. Le traitement
de ce cancer mène à la guérison dans presque tous les cas. Normalement, il ne se
dissémine pas. Dans des cas exceptionnels, sans traitement, il poursuit
sa croissance et peut alors devenir « infiltrant » donc se propager à l’extérieur des
canaux de lactation.

Cancers invasifs ou infiltrants

Ces formes de cancer envahissent les tissus autour des canaux de lactation, mais


demeurent à l’intérieur du sein. Par contre, si la tumeur n’est pas traitée, elle peut se
disséminer à d’autres parties du corps (par exemple, les os, les poumons ou le foie)
en générant des métastases.

 Carcinome canalaire. Il se forme dans les canaux de lactation. Les cellules


cancéreuses traversent la paroi des canaux;
 Carcinome lobulaire. Les cellules cancéreuses apparaissent dans les lobules
regroupés dans les lobes. Puis, elles traversent la paroi des lobules et se
disséminent dans les tissus environnants;
 Carcinome inflammatoire. Un cancer rare qui se caractérise principalement par un
sein qui peut devenir rouge, enflé et chaud. La peau du sein peut aussi prendre
l’aspect d’une peau d’orange. Ce type de cancer progresse plus rapidement et est
plus difficile à traiter;
 Autres carcinomes (médullaires, colloïdes ou mucineux, tubulaires, papillaires). Ces
types de cancer du sein sont plus rares. Les principales différences entre ces types
de cancer reposent sur le type de cellules touchées;
 Maladie de Paget. Un cancer rare qui se manifeste par une petite plaie au mamelon
qui ne guérit pas.
Causes

On connaît plusieurs facteurs de risque du cancer du sein. Cependant, dans la


plupart des cas, il est impossible d’expliquer les raisons de son apparition chez une
personne en particulier.

Des mutations sur des gènes, transmises d’une génération à l’autre ou bien


acquises au cours de la vie (l’exposition à des radiations ou à certains produits
chimiques toxiques, par exemple, peut modifier les gènes), peuvent causer un
cancer du sein. Les gènes BRCA1 et BRCA2, par exemple, sont des gènes de
susceptibilité aux cancers du sein et de l’ovaire. Les femmes qui portent des
mutations de ces gènes ont un très haut risque de cancer.

Évolution

Les chances de guérison dépendent du type de cancer et de son stade d’évolution


au moment où on entreprend les traitements. Divers facteurs influencent
la rapidité à laquelle une tumeur va croître. Pour en savoir plus sur les stades
d’évolution du cancer, consultez notre fiche Cancer.

Les symptômes et personnes à risque de cancer du sein

Sommaire
 Cancer du sein : qu'est-ce qaue c'est ?
 Symptômes et personnes à risque du cancer du sein
 Facteurs de risque
 Prévention du cancer du sein
 Traitements médicaux du cancer du sein
 L'opinion de notre médecin
 Approches complémentaires
 Sites d’intérêt et groupes de soutien
 Références
Symptômes
 Une bosse au sein, qu'elle soit fixe ou mobile. Il s’agit du symptôme le plus fréquent,
pour les femmes et les hommes.
Note. La plupart des bosses détectées au sein ne sont cependant pas cancéreuses;
 Des écoulements spontanés provenant du mamelon;
 Une rétraction du mamelon (le mamelon est tourné vers l’intérieur);
 Un changement d’apparence de la peau d’un sein : épaississement ou durcissement
(« peau d’orange »), rougeur inhabituelle, chaleur, changement (desquamation) de la
peau autour du mamelon;
 Un changement inhabituel de grosseur ou de la forme d’un sein.
Plusieurs facteurs peuvent influencer les tissus mammaires
et changer l’apparence des seins : la grossesse, le cycle
menstruel, un kyste au sein, une infection, etc.

Personnes à risque 

Un certain nombre d'éléments non modifiables font augmenter le risque d'être


atteinte d’un cancer du sein.

Ces éléments de risque permettent aux médecins de déterminer quelles personnes


pourraient bénéficier le plus du dépistage et des mesures préventives.

Principaux éléments de risque :

 Sexe féminin. Moins de 1 % des cas de cancer du sein touchent des hommes et
ceux-ci ont en général plus de 60 ans;
 Âge. La maladie touche très rarement les femmes de moins de 30 ans. Environ 85 %
des cas surviennent à 50 ans ou plus2;
 Antécédents familiaux. Le fait d’avoir une mère, une soeur ou une fille atteinte d’un
cancer du sein ou d’un cancer des ovaires augmente le risque d’en être atteint. De
5 % à 10 % des cancers du sein seraient causés par une anomalie transmise par
l’hérédité. Les principaux gènes de prédisposition au cancer du sein (et de l’ovaire)
sont nommés BRCA1 et BRCA2. Normalement, ces gènes protègent du cancer. S’ils
sont défectueux, ils ne peuvent plus remplir leurs fonctions. Il existe des tests pour
vérifier si une femme issue d'une famille à risque est elle-même porteuse d'une
mutation à l’un de ces gènes;
 Antécédent personnel. Le fait d’avoir déjà eu un cancer à un sein accroît le risque
qu’un second cancer se forme;
 Avoir une lésion à risque au sein (diagnostiquée lors d’une biopsie). Les femmes
qui ont une lésion à risque, comme
une hyperplasie épithéliale intracanalaire atypique ou un carcinome lobulaire in situ,
sont plus susceptibles d’être atteintes d’un cancer du sein un jour.
Remarque. Notez que le kyste au sein n’est pas une lésion à risque. Il n’accroît pas
le risque de cancer du sein;
 Nulliparité ou grossesse tardive. Le fait de ne pas avoir eu d’enfant ou d'avoir
donné naissance seulement après l’âge de 35 ans.

Autres éléments de risque :


 Exposition accrue aux oestrogènes naturels. L’arrivée précoce des
premières menstruations (avant l’âge de 12 ans) ou une ménopause tardive (après
l’âge de 55 ans);
 Traitements de radiothérapie. On sait que les femmes qui ont reçu des doses
élevées de radiation au thorax (des rayons X d’intensité élevée) ont plus de risque
d’être atteintes d’un cancer du sein, surtout si la radiothérapie a eu cours avant l’âge
de 30 ans

Les facteurs de risque du cancer du sein

Sommaire
 Cancer du sein : qu'est-ce qaue c'est ?
 Symptômes et personnes à risque du cancer du sein
 Facteurs de risque
 Prévention du cancer du sein
 Traitements médicaux du cancer du sein
 L'opinion de notre médecin
 Approches complémentaires
 Sites d’intérêt et groupes de soutien
 Références

Dans le cadre d'études, les facteurs modifiables suivants ont été associés à un


risque plus élevé de cancer du sein. Notez toutefois qu’un cancer du sein peut se
former en l’absence de tous ces facteurs de risque.

Principaux facteurs de risque :

 Le surplus de poids ou l’obésité après la ménopause. Un gain de poids de 20 kg


ou plus double le risque de cancer du sein7. Ainsi, sur 1 000 femmes en surpoids, il y
aura 45 cas de plus de cancer du sein;
 La sédentarité. Celles qui pratiquent moins de 4 heures d’exercice physique par
semaine sont plus à risque de cancer du sein, peu importe leur poids7. Sur
1 000 femmes, on comptera alors 27 cas de plus de cancer du sein;
 La consommation d’alcool. Plus la consommation d’alcool est importante, plus le
risque de cancer du sein s’accroît4,5. L’effet de la consommation de 2 verres d’alcool
par jour est aussi puissant que celui de la sédentarité. Sur 1 000 femmes, on
comptera également 27 cas de plus de cancer du sein7;
 La prise d’une hormonothérapie substitutive à la ménopause. Le remplacement
des hormones sexuelles à la ménopause peut accroître le risque de cancer du sein.
Cette hausse se traduit par 2 cas de plus sur 1 000 femmes7.
Des précisions à propos de l’hormonothérapie
L’étude américaine WHI (Women’s Health Initiative
Study24), dont les premiers résultats ont été publiés
en 2002, a révélé que les femmes qui prennent
une association d’oestrogènes et de progestérone à la
ménopause durant plus de 5 ans augmentent légèrement
leur risque de cancer du sein. Cinq ans après l’arrêt de
l’hormonothérapie, cette hausse du risque n’est
pratiquement plus visible. Dans le cas d’une utilisation de
l’hormonothérapie durant moins de 5 ans, le risque de
cancer du sein n’est pas modifié.
À savoir :

 Au cours de l’étude WHI, les femmes prenaient soit des


oestrogènes conjugués équins et un progestatif
synthétique par voie orale, soit des oestrogènes
conjugués équins seuls (pour celles ayant subi une
ablation de l’utérus) ou un placebo;
 Celles ayant pris une hormonothérapie comprenant
uniquement des oestrogènes n’étaient pas plus à
risque de cancer du sein;
 Selon une étude de cohorte menée en France et
publiée en 200817, les femmes qui utilisent la
progestérone micronisée (par exemple, le
Prometrium®) au lieu d’un progestatif synthétique
(comme le Provera®) ne verraient pas leur risque de
cancer du sein s’accroître. Il faudra d’autres études
pour le vérifier.

Autres éléments de risque :

 L’utilisation de la pilule contraceptive. Certaines études démontrent que la prise


de contraceptifs oraux (la pilule contraceptive) accroît très légèrement le risque de
cancer du sein chez les femmes qui les utilisent durant plus de 4 ans. Ce risque n’est
cependant plus observable 10 ans après avoir cessé l’usage de la pilule
contraceptive. D’autres études sur le sujet n’ont pas établi de lien entre la pilule
contraceptive et le cancer du sein. Par contre, les porteuses d’une mutation au
gène BRCA diminuent le risque de cancer des ovaires en prenant des anovulants.
 
Enfin, un rapport de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada spécifie
que « le fait d’avoir déjà utilisé des contraceptifs oraux n’entraîne pas un
accroissement du risque de cancer du sein associé à l’hormonothérapie »7.
 L’exposition à des produits chimiques cancérigènes. Le fait d’être en contact
avec des produits chimiques présents dans l’environnement (les pesticides
organochlorés (DDT), les parabènes, etc.) pourrait contribuer à la formation d’un
cancer du sein. Le lien de cause à effet est cependant très difficile à établir.

Facteurs psychologiques
Le rôle de l’état psychologique dans l’apparition du cancer
est controversé. Certains traits de personnalité ont été
associés, lors d’études, à un risque accru de cancer.
D’autres études sont cependant venues contredire cette
hypothèse. Pour en savoir plus, consultez notre fiche
Cancer.

La prévention du cancer du sein

Sommaire
 Cancer du sein : qu'est-ce qaue c'est ?
 Symptômes et personnes à risque du cancer du sein
 Facteurs de risque
 Prévention du cancer du sein
 Traitements médicaux du cancer du sein
 L'opinion de notre médecin
 Approches complémentaires
 Sites d’intérêt et groupes de soutien
 Références
Mesures préventives de base
Les bonnes habitudes de vie (exercice physique, saine
alimentation comprenant suffisamment de légumes et de
fruits, arrêt du tabagisme, consommation d’alcool
modérée, etc.) et le maintien d’un poids santé contribuent à
réduire le risque de plusieurs types de cancers, incluant le
cancer du sein. Pour plus de détails sur ces mesures,
consultez notre fiche Cancer.

Voyez également les suggestions de la nutritionniste


Hélène Baribeau dans la Diète sur mesure: Cancer.

Bien entendu, la lutte contre le cancer ne requiert pas


seulement des actions individuelles mais aussi des actions
collectives : réduire la présence de produits chimiques
dans les produits ménagers, réduire l’emploi de pesticides
chimiques, aménager les villes afin de favoriser l’activité
physique, etc.
 
Autres mesures pour prévenir l’apparition de la
maladie
 À la lumière des résultats de diverses études, la Société
canadienne du cancer recommande aux Canadiens,
depuis 2007, de prendre un supplément de 25 µg
(1 000 UI) par jour de vitamine D en automne et en
hiver9. L’organisme suggère aux personnes présentant
des risques plus élevés de carence en vitamine D - ce
qui inclut les personnes âgées, les personnes dont
la pigmentation de la peau est foncée et les personnes
qui s’exposent rarement au soleil - d’en faire autant
durant toute l’année. Selon certaines études, un tel
apport en vitamine D réduit les risques de cancer de la
prostate, de cancer du sein et de cancer colorectal.
Pour en savoir plus, consultez notre fiche Vitamine D;
 Chez les personnes à très haut risque de cancer du sein
(comme les porteuses d’une mutation au gène BRCA)
et seulement chez celles-ci, certains médicaments sont
parfois donnés en prévention. Par exemple, le
tamoxifène. À discuter avec le médecin.

 
Mesures de dépistage
Ces mesures visent à détecter le plus tôt possible le cancer
afin d’enrayer sa progression et, si possible, de le guérir.

Observation de toute anomalie. Soyez à l’affût de tout


changement au sein : bosse, écoulement, rétraction du
mamelon, douleur, etc. Pour ce faire, palpez et regardez
vos seins régulièrement.

Examen clinique des seins par un professionnel de la


santé. Il peut aider à déceler une masse non perçue par la
femme ou encore non visible à la mammographie. La
Société canadienne du cancer recommande que cet examen
soit accompli au moins tous les 2 ans, dès l’âge de 40 ans.

Mammographie. Santé Canada recommande le dépistage


par la mammographie au moins tous les 2 ans pour
les femmes âgées de 50 ans à 69 ans3. En dehors de ce
groupe d’âge, la nécessité d’un dépistage varie d’une
femme à l’autre, selon ses facteurs de risque personnels. Il
vaut mieux en discuter avec son médecin. Le Groupe
d’étude canadien sur les soins de santé préventifs
déconseille la mammographie chez les femmes âgées de
40 ans à 49 ans qui ne sont pas à risque, étant donné
l’absence d’avantages et les préjudices possibles
(exposition aux radiations, biopsies inutiles)8.

Échographie mammaire. Les médecins suggèrent parfois


cet examen en complément à la mammographie, par
exemple chez les femmes dont les seins sont très denses ou
lorsque la mammographie n’a pas été concluante.
L’échographie peut aussi être entreprise en première ligne
chez les femmes de moins de 40 ans qui sont à très haut
risque de cancer du sein, en raison de prédispositions
génétiques. Cet examen n’expose à aucune radiation. Les
appareils actuels offrent une résolution 2,5 fois meilleure
qu’il y a 15 ans23.

D’autres tests sont parfois proposés, selon le cas. Parmi


les examens à l’étude, on compte l’élastographie, une
technique d’imagerie qui utilise les ultrasons.

Note. La thermographie n’est pas une mesure de


dépistage du cancer du sein reconnue au Canada. (Voyez
l’encadré ci-dessous.)

Que penser de la thermographie?

Aux États-Unis, l'utilisation de la thermographie pour


dépister le cancer du sein semble être une tendance dans
les milieux alternatifs. Dans son livre Women's Bodies,
Women's Wisdom, la réputée gynécologue américaine
Christiane Northrup affirme que cette méthode permet
de dépister toutes sortes d'affections du sein à un stade
très précoce, même s'il n'y a pas de symptômes apparents.
Cette méthode d'imagerie utilise les rayons infrarouges
pour détecter les variations de température à la surface du
corps. La thermographie ne nécessite aucune compression
du sein et n'expose à aucune radiation ionisante. Selon la
Dre Northrup, certaines tumeurs cancéreuses ou même
précancéreuses au sein peuvent ainsi être révélées car elles
provoquent des réactions inflammatoires qui réchauffent la
peau.

Cependant, tous les rapports d’experts consultés


(canadiens, américains et autres18-21) et les radiologistes
interviewés22,23 déconseillent formellement la
thermographie pour dépister une tumeur au sein. Selon
eux, cette méthode manque de fiabilité car elle génère
une proportion importante de résultats faussement positifs
et faussement négatifs.
La thermographie a été approuvée par la Food and Drug
Administration (FDA) aux États-Unis en 1982 pour le
dépistage du cancer du sein, à condition d’être utilisée
en complément à une autre méthode de dépistage. Or, au
début des années 1980, on ne disposait pas encore d’outils
performants pour dépister les tumeurs au sein.

De nos jours, la thermographie est désuète et les médecins


n’y ont plus recours. En 2000, l’American College of
Radiology statuait qu’elle n’est d’aucune utilité, même en
complément à la mammographie20. La thermographie avait
été mise au point en médecine dans les années 1960 dans
l’espoir d’améliorer le dépistage du cancer du sein

 MALADIES
o


























 SANTÉ NATURELLE
o











 NUTRITION
o










 MAIGRIR
 GROSSESSE
 AU QUOTIDIEN
o


















 MAL DE DOS
 De A à Z
 Symptômes
 Médicaments
 Newsletter
 PasseportSanté
 Problèmes et maladies
 Index des maladies de A à Z
Les traitements médicaux du cancer du sein

Sommaire

 Cancer du sein : qu'est-ce qaue c'est ?


 Symptômes et personnes à risque du cancer du sein
 Facteurs de risque
 Prévention du cancer du sein
 Traitements médicaux du cancer du sein
 L'opinion de notre médecin
 Approches complémentaires
 Sites d’intérêt et groupes de soutien
 Références

Le traitement dépend du type de cancer et de son stade d’évolution. La chirurgie fait partie


intégrante du traitement de la très grande majorité des cancers du sein.

Biopsie

La biopsie consiste à prélever un échantillon de la tumeur à des fins d’examen. Les tests
effectués sur celui-ci influenceront le choix du traitement. Il faut d’abord savoir si la tumeur
est cancéreuse puis si c’est le cas, connaître le type de cancer. Les tests faits sur l’échantillon
de tumeur indiquent aussi au médecin quel est le stade d’évolution du cancer et si sa
croissance peut être stimulée par les hormones sexuelles (autrement dit, si la tumeur est
« hormonodépendante »).

Voici 3 des tests pratiqués :

 Test du dosage des récepteurs hormonaux des oestrogènes et test du dosage des
récepteurs de la progestérone. Afin de savoir si la croissance du cancer peut être stimulée
par les oestrogènes ou la progestérone;
 Test du HER2. Dans les cas de cancer invasif seulement, un test génétique est pratiqué afin
de connaître le degré d’activation du gène HER2. Lorsque ce gène est fortement activé, cela
indique que le cancer risque de croître plus rapidement. C’est le cas d’environ 10 % des
cancers invasifs.
Traitements

Il existe 5 catégories de traitements :


 la chirurgie;
 la radiothérapie;
 la chimiothérapie;
 la thérapie hormonale;
 la thérapie ciblée.
Chirurgie

La chirurgie est souvent le premier traitement entrepris. Elle sert à enlever la tumeur


cancéreuse. Dans le cas du cancer du sein, elle se nomme mastectomie. La mastectomie est
partielle ou segmentaire (une partie du sein est enlevée) ou totale (tout le sein est retiré). On y
ajoute presque toujours une chirurgie aux ganglions lymphatiques de l’aisselle. Le choix du
type de mastectomie repose entre autres sur la taille de la tumeur, son type et son
emplacement dans le sein. La préférence de la femme est aussi prise en compte.

 Mastectomie partielle ou tumorectomie. Le chirurgien enlève le tissu cancéreux (tumeur)


ainsi qu’un peu de tissu sain autour de la tumeur. On la nomme aussi chirurgie conservatrice
du sein;
 Mastectomie totale. Le sein est entièrement retiré : les glandes mammaires, le tissu gras, le
mamelon et de la peau. On la choisit lorsqu’il n’est pas possible de faire une mastectomie
partielle. Cela se fait dans environ 20 % à 25 % des cas de cancer du sein. Selon le cas,
une reconstruction du sein peut être exécutée en même temps que la mastectomie ou à un
moment ultérieur;
 Chirurgie aux ganglions lymphatiques. Afin de déterminer le stade de la maladie et de
choisir le meilleur traitement après la chirurgie, il est presque toujours essentiel de savoir si
le cancer a atteint les ganglions lymphatiques situés au creux de l’aisselle, du côté atteint.
Ces ganglions drainent la lymphe qui circule dans le sein. Cela peut se faire soit en enlevant
seulement les premiers ganglions de cette chaîne (c’est ce qu’on nomme la biopsie du ou des
ganglions sentinelles), soit en enlevant la chaîne complète. Cette ablation cause parfois des
complications, comme un lymphoedème dans un bras (côté atteint). Le lymphoedème est
une accumulation de lymphe. Il est causé par la perturbation des voies de drainage
habituelles. Il est plus rare si l’on retire seulement les ganglions sentinelles. Pour en
connaître davantage sur sa prévention et son traitement, voyez l’encadré plus bas.
Radiothérapie

La mastectomie partielle doit généralement être suivie de radiothérapie afin de détruire


les cellules cancéreuses qui pourraient être demeurées dans le sein. Elle réduit le risque
qu’une tumeur réapparaisse.

En cas de mastectomie totale, la radiothérapie n’est pas toujours nécessaire. Pour en savoir
plus sur ce traitement, consultez notre fiche Cancer.

Chimiothérapie

La chimiothérapie utilise une classe de médicaments, appelés antinéoplasiques, pour traiter


les cancers. Pour le cancer du sein, elle est habituellement administrée après la chirurgie. Elle
permet de détruire les cellules cancéreuses qui se seraient échappées de la tumeur principale.
Le choix d’entreprendre ou non une chimiothérapie dépend du stade d’évolution de la
maladie. Pour en savoir plus sur ce traitement, consultez notre fiche Cancer.
Thérapie hormonale

La thérapie hormonale est, la plupart du temps, combinée à la chirurgie, à la radiothérapie


ou à la chimiothérapie.

Si l’examen de la tumeur montre que le cancer a des récepteurs hormonaux, son


développement est donc stimulé par les hormones sexuelles (les oestrogènes et la
progestérone). Certains médicaments peuvent ralentir ou arrêter la progression d’un tel cancer
en bloquant l’action des hormones.

Il existe 2 types de médicaments anti-hormonaux :

 Les anti-oestrogènes, comme le tamoxifène (Nolvadex-D®) qui se fixe à la surface des


cellules cancéreuses, sur les récepteurs normalement occupés par les oestrogènes.
Ce médicament est administré par voie orale sous forme de comprimés;
 Les inhibiteurs de l’aromatase : l’anastrozole (Arimidex®), le letrozole (Femara®) et
l’exémestane (Aromasin®). Ils empêchent la production d’oestrogènes par les tissus gras et
les glandes surrénales. On utilise ces médicaments seulement chez les femmes
ménopausées. Il s’agit également de comprimés administrés par voie orale.
Thérapie ciblée

Parfois, chez les femmes atteintes d’un cancer du sein infiltrant, les cellules
cancéreuses surexpriment le gène HER2. Cela provoque une croissance plus rapide de la
tumeur. Lorsque c’est le cas, on peut donner un médicament, le trastuzumab (Herceptin®),
qui bloque spécifiquement l’action du gène HER2. Ce médicament s’administre par injection
intraveineuse.

La recherche se poursuit pour trouver d’autres thérapies biologiques. Ce type de traitement


provoque généralement moins d’effets indésirables que la chimiothérapie et la thérapie
hormonale car il est plus ciblé.

Comment prévenir ou traiter le lymphoedème?

Un lymphoedème au bras peut survenir après une


chirurgie pour traiter un cancer du sein. Cette complication
touche pas moins de 1 femme sur 44. Le lymphoedème se
caractérise par une enflure du bras (côté atteint). Le bras
devient lourd et douloureux. Le risque dépend de
l’étendue des tissus retirés lors de la chirurgie.
L’évidement des ganglions des aisselles et la radiothérapie
près des aisselles accroissent ce risque. Le lymphoedème
peut se manifester quelques jours après le traitement ou
encore des mois ou même des années plus tard.

Diverses mesures contribuent à prévenir le lymphoedème


ou à éviter qu’il s’aggrave.

 Informez le plus rapidement possible votre médecin si


une lourdeur au bras apparaît après le traitement;
 Évitez de soulever des objets lourds dans les jours qui
suivent la chirurgie; utilisez votre bras et faites
des étirements de façon progressive;
 Veillez à protéger la peau du bras à risque des
coupures, des brûlures et des piqûres d’insectes. Évitez
tous les types de piqûres sur ce bras (vaccins, prises de
sang, aiguilles d’acupuncture, etc.), surtout si le
lymphoedème est installé;
 Portez des gants pour les tâches manuelles (ménage,
rénovations, jardin, etc.);
 Faites des exercices d’intensité modérée de façon
régulière. Ces exercices doivent impliquer des
mouvements des bras et bien solliciter les muscles des
bras. Votre médecin peut vous renseigner à ce sujet;
 Perdez du poids en cas d’obésité car elle peut causer
l’apparition ou aggraver le lymphoedème;
 Évitez les températures très chaudes si cela semble
causer de la lourdeur dans le bras : bains en eau très
chaude, bains de vapeur, climats chauds.

Il n’existe pas de traitement efficace à court terme pour


venir à bout du lymphoedème. Certaines mesures
permettent néanmoins de soulager les symptômes.

 Portez un vêtement de compression fait sur mesure


qui serre tout le bras, 24 heures sur 24;
 Pratiquez des exercices de drainage et d’étirement du
bras et de l’épaule;
 Faites de l’exercice physique adapté à vos capacités
(marcher, nager, faire du yoga, etc.);
 Recevez des traitements de drainage lymphatique
manuel, une technique de massage doux qui stimule la
circulation de la lymphe.

MENUDOSSIERS

 DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN

FORUM SANTÉ 

Le dépistage du cancer du sein en 10


questions
   

VOIR AUSSI

 Tout savoir sur le dépistage organisé du cancer du sein


Le dépistage organisé du cancer du sein a pour objectif de détecter, le plus tôt possible, d'éventuelles anomalies cancéreuses
dans la glande mammaire. Des mammographies sont prescrites aux femmes à partir de 50 ans, tous les deux ans. Qui est
concerné ? Comment se déroulent les examens ? Quel est l'intérêt de ce dépistage organisé ? Les réponses aux questions que
vous vous posez sur ce programme national de santé publique.
Sommaire

1. Dépistage du cancer du sein : qui est concerné ?


2. Pourquoi se faire dépister ?
3. Quel est le principe du dépistage organisé du cancer du sein  ?
4. Ce dépistage organisé est-il de qualité  ?
5. Ce dépistage est-il équivalent à un dépistage individuel (mammographie en dehors du programme national)  ?
6. Quelles sont les différentes étapes du dépistage organisé ?
7. En cas d'anomalie détectée sur la mammographie, quelle est la prochaine étape  ?
8. Quels sont les examens de dépistage ?
9. La mammographie numérique entre-t-elle dans le cadre du dépistage organisée  ?
10. A qui s'adresser pour bénéficier de ce dépistage  ?

Dépistage du cancer du sein : qui est concerné ?


Le dépistage organisé du cancer du sein est recommandé, tous les deux ans, chez les femmes de 50 à 74 ans à "risque
moyen", c'est-à-dire sans antécédent familial, ni facteur de risque identifié.
Mais indépendamment de leur âge, toutes les femmes doivent être attentives à la présence de signes suspects sur le sein.
Il faut consulter un médecin ou gynécologue en cas de trouble ou d'anomalie pouvant être le  symptôme d'un cancer du
sein.
 apparition d'une "boule", d'une rougeur ;
 douleur localisée ;
 ganglions palpables au niveau des aisselles, ;
 eczéma du mamelon ;
 rétractation du mamelon d'apparition récente ;
 écoulement coloré de sang par le mamelon ;
 rougeur, œdème ou aspect "peau d'orange".

Enfin, certaines femmes plus à risque doivent réaliser un suivi spécifique, en dehors du programme de dépistage organisé,
quel que soit leur âge. On parle alors de "risque élevé", qui concerne les femmes :

 qui ont des antécédents de cancer du sein, de cancer du col de l'utérus et/ou de l'endomètre (corps de l'utérus) ;
 qui ont des antécédents d'autres affections du sein (hyperplasie atypique ou affection proliférative bénigne) ;
 qui ont été exposées à une irradiation thoracique à haute dose avant l'âge de 30 ans (par exemple lors de
traitements de lymphomes) ;
 qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein ou des ovaires (personnes de le famille ayant souffert de
l'un de ces cancers) ;
 qui ont des prédispositions génétiques (gènes BRCA 1 et BRCA2 par exemple)
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Pourquoi se faire dépister ?


Pratiqué régulièrement, le dépistage organisé du cancer du sein permet de détecter des cancers de petite taille, à un stade
précoce et présentant plus de chances de guérison. Quand le cancer du sein est diagnostiqué avec une taille inférieure à
1 cm sans envahissement ganglionnaire, les femmes présentent un taux de survie à 5 ans de 90 %.

Les grandes études témoignent d'une réduction de la mortalité du cancer du sein de 16 à 30  % grâce à un dépistage
organisé.
Quel est le principe du dépistage organisé du cancer du sein ?
Généralisé à l'ensemble du territoire en 2004, le programme de dépistage organisé du cancer du sein est géré au niveau
départemental ou interdépartemental.

Concrètement, ces structures départementales invitent tous les 2 ans par courrier les femmes âgées de 50 à 74 ans à
réaliser une mammographie et un examen clinique des seins chez un radiologue à choisir parmi une liste de spécialistes
agréés. Cet examen est pris en charge à 100 % par l'Assurance-maladie, sans avance de frais.
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Depuis 2017, des consultations de prévention ont été ajoutées au programme de dépistage, faisant intervenir les médecins
traitants ou les gynécologues. Dès 25 ans, une première consultation sera recommandée, afin de sensibiliser les jeunes
femmes au dépistage organisé mais aussi à l'importance du suivi tout au long de la vie (suivi gynécologique et examen des
seins par palpation). Elle fera aussi le point sur les facteurs de risque comportementaux du cancer du sein (tabac, alcool,
habitudes alimentaires). Une seconde consultation est prévue pour les femmes de 50 ans, dédiée à la prévention et au
dépistage. Le médecin pourra faire le point sur les facteurs de risque de la patiente et éventuellement adapter les
modalités de dépistage si celle-ci présente un "risque élevé".

Ce dépistage organisé est-il de qualité ?


Le programme de dépistage organisé fait l'objet d'une évaluation rigoureuse (taux de participation, indicateurs
d'organisation, de qualité du programme, d'analyse des pratiques, d'efficacité). Les radiologues agréés doivent justifier
d'au moins 500 mammographies lues par an. Les radiologues assurant la deuxième lecture doivent, quant à eux, s'engager
à lire au moins 1500 mammographies supplémentaires dans le cadre de cette deuxième lecture.

Le matériel fait l'objet de normes strictes et leur qualité est contrôlée deux fois par an par des organismes agréés selon les
recommandations de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Les radiologues
doivent par ailleurs effectuer ou faire effectuer un contrôle qualité interne plus fréquent sur leurs installations.

Ce dépistage est-il équivalent à un dépistage individuel (mammographie en


dehors du programme national) ?
Le dépistage peut être réalisé en dehors du programme national, à l'initiative du professionnel de santé, médecin traitant
ou gynécologue. Mais dans ce cas, il n'y a pas d'obligation de formation spécifique des radiologues, pas d'obligation de
réaliser au moins 500 mammographies par an et pas de seconde lecture des mammographies.

Cette seconde lecture par un radiologue expert a permis de détecter des milliers de cancers que la première lecture avait
ignorés.

Ce dépistage individuel peut résulter d'un choix ou se justifier dans certaines situations particulières (en dehors de la
tranche d'âge du programme national ou en raison de la nécessité d'un suivi différent).

Quelles sont les différentes étapes du dépistage organisé ?


La femme reçoit son invitation à se faire dépister par courrier. Elle choisit son radiologue parmi des radiologues agréés (la
plupart des radiologues réalisant des mammographies le sont). Le radiologue effectue un examen clinique des seins, avec
palpation, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'anomalie. Il réalise une mammographie complète, c'est-à-dire deux clichés par
sein. Il donne alors une première interprétation des clichés.

S'il n'a décelé aucune anomalie, la mammographie est systématiquement relue par un second radiologue expert. Le
résultat de cette seconde lecture est envoyé dans les 15 jours à la femme et à son médecin. Plus de 6 % des cancers du
sein sont détectés grâce à cette seconde lecture, qui n'existe que dans le cadre du programme de dépistage organisé.
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En cas d'anomalie détectée sur la mammographie, quelle est la prochaine


étape ?
Si une anomalie est décelée, le radiologue premier lecteur effectue immédiatement un bilan diagnostique, pour raccourcir
le délai d'une éventuelle prise en charge et éviter une attente angoissante. Il propose des examens complémentaires  :
radiographies complémentaires, échographie, prélèvement ou IRM mammaire, par exemple. Le médecin traitant et/ou le
gynécologue sont prévenus des résultats à la demande de la patiente.

Si le dépistage du cancer du sein a été prescrit de manière individuelle par le médecin traitant ou le gynécologue de la
patiente, l'examen de mammographie reste identique. Mais dans ce cas, les clichés et leur interprétation sont remis à la
patiente en fin d'examen. Il n'y a pas de bilan diagnostique émis par le radiologue ni de second avis systématique.

Quels sont les examens de dépistage ?


L'examen de dépistage de référence pour le cancer du sein est la mammographie, accompagnée d'un examen clinique des
seins. Toutefois, des examens complémentaires comme l'échographie, l'IRM, la biopsie peuvent être nécessaires, pour
préciser une anomalie décelée sur le cliché de la mammographie.

Tout au long de leur vie, les femmes doivent aussi réaliser des examens cliniques des seins chez leur gynécologue
(examen visuel et palpation), tous les ans. Il est aussi important de connaître les   gestes d'autopalpation et de les
pratiquer régulièrement. Dans le cas où une anomalie est détectée, il faut prendre rapidement rendez-vous chez son
médecin.

La mammographie numérique entre-t-elle dans le cadre du dépistage


organisée ?
Le programme de dépistage organisé mis en place en France intègre les nouvelles avancées technologiques ou médicales.
Dans ce cadre, la mammographie numérique a été incluse dans ce programme. En fonction des progrès, de nouvelles
techniques pourraient demain être introduite dans le cadre du dépistage organisé.

A qui s'adresser pour bénéficier de ce dépistage ?


Si vous n'avez pas reçu par courrier une invitation à bénéficier d'une mammographie ou si vous voulez des informations
complémentaires, vous pouvez vous adresser à votre gynécologue ou votre médecin traitant, ou à la structure qui
coordonne le programme national de dépistage dans votre département

Dépistage du cancer du sein


Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. Il constitue également
la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes. Plusieurs actions peuvent être
mises en place afin de favoriser une détection précoce du cancer du sein. L'intérêt est de pouvoir
soigner ce cancer plus facilement et de limiter les séquelles liées à certains traitements.

Un examen clinique de vos seins (palpation) par un professionnel de santé est recommandé tous
les ans dès l’âge de 25 ans.
Si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous n’avez ni symptôme, ni facteur de risque autre que
votre âge, une mammographie tous les deux ans, complétée si nécessaire par une échographie,
est recommandée. Dans la cadre du programme de dépistage organisé du cancer du sein, une
deuxième lecture systématique des mammographies jugées normales est assurée, par sécurité,
par un second radiologue expérimenté. Comme tout acte médical, le dépistage a des bénéfices
mais aussi des limites. Il est important de s'informer avant de décider en connaissance de cause
de réaliser un dépistage.

En cas de risque plus élevé, d’autres modalités de surveillance peuvent vous être proposées. Ce
dossier d’information sur les modalités de dépistage et de suivi du cancer du sein ne remplace
pas une consultation médicale avec un professionnel de santé qualifié