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Ce passage expose le maître-plan du salut élaboré par Dieu par rapport au passé

(élection, v. 3-6a), au présent (rédemption, v. 6b-11) et à l’avenir (héritage, v. 12-


14). On peut aussi l’étudier comme mettant l’accent sur le Père (v. #Ep 1 :3-6), le
Fils (v. #Ep 1 :7-12) et l’Esprit (v. #Ep 1 :13-16).
Dès le début de la lettre qu’il adresse aux É phésiens, Paul expose la supériorité
des bénédictions auxquelles les chrétiens ont accès grâ ce à l’œuvre de Christ.

« Spirituelles »
1. Ne renvoie pas à des bénédictions immatérielles, par opposition aux
matérielles, mais plutô t à l’œuvre de Dieu, la source divine et spirituelle de
toute bénédiction.
2. Elles sont spirituelles, parce qu’elles émanent de son Esprit. 
3. Ces bénédictions, au lieu d’être matérielles donc limitées dans le temps,
sont spirituelles, et par là même, éternelles et bien supérieures à celles qui
se discernent par les sens physiques.

« Lieux célestes »
1. L’apô tre indique par-là l’origine de toutes ces bénédictions dont il rend
grâ ce à Dieu : elles viennent du ciel, dont tous les trésors nous sont
ouverts ;
2. Elles nous mettent en communion avec le ciel et avec tous les esprits
célestes qui contemplent la face de Dieu (comparez #Eph 2 :6) ;
3. Elles nous sont enfin conservées dans le ciel, où nous les posséderons un
jour avec plénitude (#Mt 6 :20 ; #Col 1 :5 ; #2Ti 1 :12 ; #1P 1 :4
4. Nos bénédictions ne sont pas établies sur la terre, mais « dans les lieux
célestes », bien au-delà de la fragilité et des incertitudes d’ici-bas, gardées
pour nous sans pertes possibles, mais avec la possibilité d’en jouir
présentement par la foi.

Ep 1.3 : La sphère de nos bénédictions spirituelles.


Ep 1.20 : Le lieu où Christ est à présent assis à la droite de Dieu.
Ep 2.6 : Le lieu où nous sommes assis ensemble avec Christ.
Ep 3.10 : Le lieu d’où les anges sont les témoins de la sagesse de Dieu telle qu’elle se
manifeste dans l’Eglise.
Ep 6.12 : La région d’où provient notre lutte présente contre les esprits méchants.
En considérant ces passages dans leur ensemble, nous avons une description
vraiment biblique des lieux célestes. Comme le dit Unger : ces lieux décrivent « le
domaine de la position et de l’expérience du chrétien, résultat de son union avec
Christ par le baptême de l’Esprit ».

« En Christ »
1. Les bénédictions surabondantes de Dieu n’appartiennent qu’aux croyants,
qui sont ses enfants par la foi en Christ ; ainsi, ce qu’il possède leur est
aussi acquis, y compris sa justice, ses ressources, ses privilèges, sa position
et sa puissance (cf. #Ro 8 :16-17).
2. Elles ne sont pas entachées par les atteintes apportées par les hommes à la
première création, car nous les possédons en Christ ressuscité, le chef de
cette nouvelle création
Toutes les bénédictions spirituelles sont en Christ. C’est lui qui nous les a
assurées par son œuvre accomplie au Calvaire. Elles nous sont maintenant
accessibles par lui. Tout ce que Dieu a en réserve pour le croyant se trouve dans
le Seigneur Jésus. Afin de recevoir les bénédictions, nous devons être unis à Christ
par la foi. Dès que quelqu’un est en Christ, il en devient le bénéficiaire. Chafer
écrit : « Etre en Christ, ce qui est le cas de tous ceux qui sont sauvés, c’est
bénéficier de tout ce que Christ a fait, de tout ce qu’Il est et de tout ce qu’Il sera
toujours.
Ê tre « en Christ », c’est avoir accepté Christ comme Seigneur et Sauveur, être uni à
Lui par la foi et nous placer sous son autorité
En Christ est une des expressions-clés des Ephésiens. Il y a deux vérités
thématiques intimement liées dans le N.T. : la vérité concernant la position du
croyant et celle qui a trait à sa vie pratique.
Commençons par la position du croyant. Toute personne de ce monde est soit
« en Adam », soit « en Christ ». Ceux qui sont « en Adam » sont dans leur péché et
donc condamnés devant Dieu. Ils ne peuvent rien faire par eux-mêmes afin de
plaire à Dieu ou de gagner sa faveur. Ils n’ont aucune revendication à faire valoir
devant Dieu, et s’ils devaient recevoir ce qu’ils ont mérité, ils périraient
éternellement.
La position du croyant est donc ce qu’il est en Christ. Il y a cependant un autre
aspect à considérer : la vie pratique du croyant. C’est ce qu’il est en lui-même. Sa
position est parfaite, mais non sa vie pratique. Or la volonté de Dieu, c’est que sa
vie pratique corresponde de plus en plus à sa position. Mais elle ne sera jamais
aussi parfaite que sa position, avant qu’il ne se trouve au ciel. Mais le processus
de sanctification, de croissance et de ressemblance grandissante à Christ devrait
continuer sans cesse pendant qu’il est sur cette terre. La lettre de Paul aux
Ephésiens est elle-même divisée en deux moitiés, reflet de cette vérité. Notre
position : ce que nous sommes en Christ (chap. 1-3) ; notre pratique : ce que nous
devrions être en nous-mêmes. La première moitié s’occupe de doctrine ; la
seconde moitié concerne nos devoirs. Dans les trois premiers chapitres, notre
position est souvent décrite par des tournures telles que « en Christ », « en Christ-
Jésus », « en lui », « en qui ». Dans les trois derniers chapitres, la phrase « dans le
Seigneur » exprime souvent la responsabilité du croyant envers Christ en tant que
Seigneur. Il a été dit avec pertinence que la première partie de l’épître décrit le
croyant dans les cieux avec Christ, alors que la deuxième partie nous le montre à
la cuisine.

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