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« Ça », « çà » ou « sa » ?

Vous pouvez remplacer ce mot par « cela » ? C'est alors le pronom démonstratif
« ça ».
« Ça ne change rien à son problème. »
Dans les autres cas, il s'agit de l'adjectif possessif « sa », lequel n'est jamais suivi
d'un signe de ponctuation.
« Sa maison est immense. »
N.B. L'accent grave, lui, ne se rencontre quasiment que dans l'expression « çà et
là ».

« Si » ou « s'y » ?
Essayez de remplacer « s'y » par « se ». La phrase garde son sens ? Il faut alors
écrire « s'y » (« se » + « y »).
« Il s'y passe des choses étonnantes. » => « Il se passe des choses étonnantes. »
Dans le cas contraire, il convient presque toujours d'écrire « si ».
« Si j'avais su », « c'est si bon », et « si on allait au cinéma ».
ATTENTION : ne confondez pas ces deux formes avec « ci », forme réduite de
« ceci » ou d ’ « ici ».

« Je le savais » ou « je le savait » ?
Un verbe conjugué à l'imparfait se prononce de la même façon aux trois
personnes du singulier (« je », « tu », « il »), mais les terminaisons diffèrent. Aux deux
premières personnes du singulier (« je » et « tu »), le verbe prend un « s ».
« Je l'ignorais, tu le savais. »
En revanche, à la 3e personne du singulier (« il », « elle », « on »), il prend un « t ».
« Il le savait. »

Accent ou pas ?
Il n'y a jamais d'accent lorsque le « e » est suivi :
- d'un « x » (exact, exalter),
- de deux consonnes (belle, espoir, destin), sauf si la 2e consonne est un « h », un
« l » ou un « r » (échanger, éclairage, écraser),
- de plus de 2 consonnes (technique).

« Son » ou « sont » ?
Vous pouvez remplacer ce mot par « seront » ? C'est alors une forme du verbe
« être », qui s'écrit « sont ».
« Ils sont tous partis en vacances. »
Dans le cas contraire, il s'agit de l'adjectif possessif « son ».
« Elle lui a confié son chien pour la semaine. »
Participe passé conjugué avec l'auxiliaire « être »
L'accord se fait toujours avec le sujet, en genre et en nombre.
« Les clients sont venus nombreux. »
« Gaspard est venu à pied. »
« Agathe n'est pas venue aujourd'hui. »
N.B. Cette règle ne vaut pourtant pas pour les verbes pronominaux, autrement
dit ceux qui se conjuguent avec un pronom personnel réfléchi (me, te, se, etc.).

« Est » ou « et » ?
Vous pouvez remplacer ce mot par « était » ? C'est alors une forme du verbe
« être », qui s'écrit « est ».
« Il est malade. »
Dans le cas contraire, il s'agit de la conjonction de coordination « et ».
« Je dois passer au stade et chez le boucher. »

« La », « l'a(s) » ou « là » ?
Vous pouvez passer au pluriel et remplacer le mot par « les » ? Il faut écrire « la ».
« Et la tarte ? Il la mange. » => « Et les tartes ? Il les mange. »
Si vous pouvez passer à l'imparfait et remplacer le mot par « l'avais » ou « l'avait »,
il faut écrire « l'a » ou « l'as », en fonction du sujet.
« Ce biscuit, il l'a mangé. » => « Ce biscuit, il l'avait mangé. »
Sinon, il faut écrire « là », qui marque le lieu ou renforce un démonstratif.
« Il s'est arrêté juste là. » - « Il s'agit de cet homme-là. »

« Vous parler » ou « vous parlez » ?


Vous pouvez remplacer le verbe par « finir » ou par « prendre » ? C'est alors un
infinitif, et il se termine par « -er ».
« J'aimerais vous présenter Paul. »
Sinon, écrivez « -ez », qui correspond à la terminaison du verbe conjugué à la
deuxième personne du pluriel.
« Vous marchez à pas rapides. »

« Avenir » ou « à venir » ?
Si on peut remplacer le mot « venir » par « espérer », c'est qu'il s'agit de la locution
verbale « à venir », et non du nom « avenir » (« un avenir radieux »).
« Des réjouissances à venir » => « Des réjouissances à espérer »

« On » ou « ont » ?
Vous pouvez remplacer le mot par « il » ou « elle » ? Alors il s'agit du pronom
« on », sans « t ».
« On m'avait dit qu'il ne viendrait pas. »
Sinon, il s'agit du verbe « avoir » conjugué à la 3e personne du pluriel du présent
de l'indicatif, qu'on écrit « ont », avec un « t ».
« Ils ont mangé à la cantine aujourd'hui. »
« Nous nous amusont » ou « nous nous amusons » ?
Conjugué à la 1re personne du pluriel (« nous »), le verbe se termine toujours par
« s ».
« Nous attendons le train. »

« Ils chantes » ou « ils chantent » ?


Lorsqu'il est conjugué à la 3e personne du pluriel (ils, elles, etc.), le verbe a
toujours une terminaison en « nt ».
« Les oiseaux chantent. »
Il ne faut donc jamais écrire avec un « s » les verbes conjugués à la 3e personne
du pluriel.

« Tu mange » ou « tu manges » ? « Tu mangera » ou « tu mangeras » ?


Dans la grande majorité des cas, un verbe conjugué à la 2e personne du
singulier (« tu ») se termine par « s ».
« Tu aimes les brocolis. »
Font exception les formes suivantes : « tu peux », « tu veux », « tu vaux », ainsi que,
parfois, la 2e personne du singulier de l'impératif.
« Chante plus fort ! »

« il travail » ou « il travaille » ?
« Conseille », « travaille » et « détaille » sont des verbes conjugués.
« Conseil », « travail », « détail » sont des noms.
Pour savoir si vous avez affaire à un verbe conjugué, essayez de mettre le terme
au futur.
« J'attends un conseil » ou « J'attends un conseille » ? => « J'attends un
conseillera » ne veut rien dire. Ici, on écrit donc « conseil ».
« Il nous détaille sa marchandise » ou « Il nous détail sa marchandise » ? => « Il
nous détaillera sa marchandise »est une phrase correcte. Ici, on écrit donc
« détaille ».

« Je peux » ou « je peut » ?
Le « t » est la marque de la 3e personne du singulier (« il », « elle », « on », « ça ») :
« il peut ». Le « x » correspond à la 1re et à la 2e personne du singulier : « je peux »
et « tu peux ».
« Je peux le rédiger avant demain. »

« -é » ou « -er » ?
Vous pouvez remplacer le mot par « finir » ou « faire » ? C'est alors un infinitif, qui
se termine par « -er ».
« J'ai voulu lui donner de l'argent. »
Sinon, c'est qu'il s'agit du participe passé.
« J'ai parlé de lui à mon éditeur. »
« Dans » ou « d'en » ?
Un verbe à l'infinitif suit ? Il faut écrire « d'en », contraction de « de en ».
Dans la quasi-totalité des autres cas, il s'agit de la préposition « dans ».

« A » ou « à » ?
Vous pouvez remplacer ce mot par « avait » ? C'est alors une forme du verbe
« avoir », qui ne prend pas d'accent.
« Il a mangé tout le chocolat. »
Sinon, c'est qu'il s'agit de la préposition « à », qui prend toujours un accent grave.
« Il est parti à la plage. »

« Ou » ou « où » ?
Vous pouvez remplacer ce mot par « ou bien » ? C'est alors la conjonction de
coordination, qui s'écrit « ou ».
« Préférez-vous danser ou jouer au tennis ? »
Dans le cas contraire, l'accent grave s'impose, qu'il s'agisse de marquer le lieu ou
le temps.
« Je vais où le vent me mène. »
« Il s'est marié l'année où j'ai eu mon bac. »

« En fesant » ou « en faisant » ?
La bonne orthographe est « en faisant » : « faisant » est une forme du verbe
« faire » et s'écrit comme lui avec « ai ».
« Il est tombé en faisant des acrobaties. »

« Un envoie » ou « un envoi » ?
« Envoie », « envoies » et « envoient » sont des formes du verbe « envoyer ».
« Envoi » est un nom.
Pour savoir si vous avez affaire à un verbe conjugué, essayez de mettre le terme
au futur.
« Je prépare l'envoi de l'invitation » ou « Je prépare l'envoie de l'invitation » ? =>
« Je prépare l'enverrai de l'invitation » ne veut rien dire. On n'a donc pas affaire à
un verbe conjugué mais au nom « envoi ».
Dans « j'envoie des cartes postales », « envoie » est un verbe conjugué. En effet,
on pourrait écrire au futur « j'enverrai des cartes postales. »

« Qu’il ait » ou « qu'il est » ?


Vous pouvez remplacer la forme problématique par « que nous ayons » ? Alors
écrivez « qu'il ait », qui est une forme du verbe « avoir ».
« Il faut qu'il ait des réserves pour tenir jusque-là. » => « Il faut que nous ayons des
réserves pour tenir jusque-là. »
Sinon, écrivez « qu'il est », qui est une forme du verbe « être ».
« J'espère qu'il est encore chez lui. »
« Quand » ou « quant » ?
« Quand » introduit presque toujours une notion de temps.
« Quand pensez-vous rentrer ? »
« Quant », avec un « t », signifie « pour ce qui est de » et est suivi de « à » ou de
« au/aux ».
« Quant à toi, je te conseille de te calmer. »
« Quant aux livres que tu as commandés, ils ne sont pas encore arrivés. »

« Parce que » ou « par ce que » ?


Demandez-vous ceci : à quelle question le « parce que/par ce que » répond-il ?
À « par quoi » ou à « pourquoi » ?
Si la phrase répond à la question « par quoi », on écrit « par ce que » en trois
mots. Si la phrase répond à la question « pourquoi », on écrit « parce que » en
deux mots.
« Le client est séduit par ce que le vendeur lui propose. » => répond à la
question « Par quoi le client est-il séduit ? »
« Il pleure parce qu'il est triste. » => répond à la question « Pourquoi pleure-t-il ? »

« Plus tôt » ou « plutôt » ?


Si le remplacement par « plus tard » est possible, il y a une idée de temps et il
convient d'écrire « plus tôt », en deux mots.
« Il est arrivé plus tôt que moi ce matin. »
Sinon, c'est qu'il s'agit de l'adverbe « plutôt », qui marque la préférence ou
l'intensité.
« Je prendrai du riz plutôt que des pâtes. »
« Il est plutôt sympathique. »

« Hors » ou « or » ?
Vous pouvez remplacer le mot par « et » ? Il s'agit alors de la conjonction de
coordination « or ».
« J'ai manqué le cours de sport, or cela ne m'arrive jamais. »
Si le remplacement par « et » est impossible, il faut écrire « hors », qui signifie « en
dehors de ».
« Tu peux t'amuser hors de la classe. »

« La plupart est » ou « la plupart sont » ?


L'accord du verbe se fait toujours, en genre et en nombre, avec le complément
de « la plupart ».
« La plupart des oiseaux volent. »
Si « la plupart » est employé seul, sans complément, le verbe dont il est sujet se
met au pluriel.
« Malheureusement, la plupart étaient absents. »

Précision de l'expert : évidemment, quand le complément de « la plupart » est au


singulier, le verbe se met au singulier.
« La plupart du temps se passait à lire. »
« quand » ou « qu'en » ?
Si oralement on peut décomposer le mot en « que en », alors il faut écrire
« qu'en », et non « quand ».
« Il n'a qu'en partie raison. »
« Quand il fait beau, je n'hésite pas à sortir. »

« des comptables compétent » ou « des comptables compétents » ?


L'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie.
« Ce sont des personnes gentilles. »
N.B. Certains adjectifs sont invariables (c'est par exemple le cas de certains noms
employés comme adjectifs de couleur : marron, orange, etc.).

« bien sûr » ou « biensûr » ?


« Bien sûr » s'écrit toujours en deux mots… bien sûr !
« Vous êtes bien sûr invités. »

participe passé conjugué avec l'auxiliaire « avoir » (1)


Quand il est conjugué avec l'auxiliaire « avoir », le participe passé ne s'accorde
jamais avec le sujet.
« Elles ont mangé toutes les cerises. »

« c'est » ou « s'est » ? « ce sont » ou « se sont » ?


« C'est » est la contraction de « cela est ».
« C'est un enfant. » => « Cela est un enfant. »
« S'est » et « se sont » font partie de la conjugaison d'un verbe pronominal. Ils
peuvent donc être conjugués :
« Il s'est endormi. » => « Je me suis endormi. » => « Tu t'es endormi. » => « Ils se sont
endormis. »

« -amment » ou « -emment » ?
Pour savoir si vous devez écrire « -amment » ou « -emment », il suffit de reprendre
l'adjectif d'origine : une terminaison en « -ant » produit un adverbe en
« -amment ».
« Il mange bruyamment. » (Adjectif d'origine : bruyant)
En revanche, un adjectif terminé par « -ent » produit un adverbe en « -emment ».
« Il l'a frappé violemment. » (Adjectif d'origine : violent)

« pour les voirs » ou « pour les voir » ?


Un verbe à l'infinitif présent est invariable. Il ne s'accorde jamais. Il faut donc
écrire « pour les voir ».
« Pour les manger, il faut d'abord les faire cuire. »

« tous les » ou « tout les » ?


Devant un nom au masculin et au pluriel, on écrit forcément « tous les ».
« Tous les matins, je mange des tartines. »
« mieu » ou « mieux » ?
« Mieux » prend toujours un « x ». Retenez ceci : Mieux, c'est mieux avec un « x ».
« Le mieux est l'ennemi du bien. »

« ni » ou « n'y » ?
Si le mot est immédiatement suivi d'un verbe, il s'agit sans doute de « n'y ». La
présence, peu après, d'un terme renforçant la négation (tel que « pas »,
« jamais », etc.) le confirme.
« Il n'y a jamais cru. »
Sinon, il s'agit de la conjonction de coordination « ni », laquelle est fréquemment
répétée.
« Je ne veux ni de celle-ci ni de celle-là. »

« demi » ou « demie » ?
Lorsqu'il est placé devant un nom ou un adjectif, « demi » est invariable : il ne
prend ni « e » ni « s ».
« Il a mangé une demi-part de tarte. »
Lorsqu'il est placé derrière un nom ou un adjectif, « demi » prend la marque du
féminin (« e »), mais jamais celle du pluriel (« s »).
« Il l'a attendu trois heures et demie. »

« ces » ou « ses » ?
« Ces » est un adjectif démonstratif, pluriel de « ce » », « cet » ou « cette ». Il sert à
désigner, à montrer quelque chose ou quelqu'un.
« J'ai déjà goûté ces gâteaux-là. » (Je les montre.)
« Ses » est un adjectif possessif, pluriel de « son » ou « sa ». Il exprime une relation
d'appartenance. Quand, après le nom, on peut dire « les siens », « les siennes »,
on écrit « ses ».
« Paul est un père comblé car ses enfants sont obéissants. » (Les siens)

« leur » ou « leurs » ?
En mettant la phrase au singulier, si on peut remplacer « leur » par « lui », alors
« leur » ne prend jamais de « s ». Il s'agit d'un pronom personnel.
« Mes frères sont là, je veux leur parler. » => « Mon frère est là, je veux lui parler. »

Sinon, il s'agit du possessif « leur » qui s'accorde en nombre avec ce à quoi il se


rapporte : « leur maison, leurs jouets, leurs dents, leur voiture… »
« Ils mangent leurs gâteaux. » => « Il mange lui gâteau. » => IMPOSSIBLE. Il s'agit
donc du possessif (qui s'accorde).

« voie » ou « voix » ?
S'il s'agit de celle qu'on entend quand on chante ou on parle, il faut écrire
« voix » avec un « x » comme dans « larynx ».
« Il a une voix grave et puissante. »
Dans les autres cas, écrivez « voie », qui correspond au chemin, au propre
comme au figuré.
« Il a trouvé sa voie. »
« huit heure » ou « huit heures » ?
« Huit » (de même que « quatre », « sept », « seize », etc.) exprime un pluriel, il est
donc logique de mettre un « s » au nom qui le suit, même s'il s'agit d'une heure.
« Il est huit heures et dix minutes. »

« mange ! » ou « manges ! » ?
À la deuxième personne du singulier de l'impératif, les formes se terminant par un
« e » muet ne prennent pas de « s ».
« Chante encore, s'il te plaît ! »
En revanche, si elles sont immédiatement suivies de « en » ou de « y », on ajoute
un « s ».
« Laisses-en un peu ! » - « Relis ton devoir et intègres-y les corrections. »

Précisions de l'expert : attention, si « en » est suivi d'un nom (« chante en chœur,


en noir, en Bretagne… ») ou d'un verbe au participe présent (qui se termine en
« ant » comme dans « marche en chantant, en riant, en réfléchissant… »), « en »
est alors une préposition ; le verbe à l'impératif (se terminant par un « e » muet)
qui le précède ne prend pas de « s ».

« sans », « s'en » ou « c'en » ?


Le remplacement par « cela en » est possible ? Alors il faut écrire « c'en », qui est
la contraction de « ce en ».
« C'en est trop, veuillez cesser ! » => « Cela en est trop, veuillez cesser ! »
Le remplacement par « m'en » ou « t'en » est possible ? Alors il faut écrire « s'en »,
qui est la contraction de « se » et de « en ».
« Il s'en va ce soir. » => « Je m'en vais ce soir. »
Sinon, on écrit « sans » qui marque la négation, la privation, l'absence ou
l'exclusion d'une personne ou d'une chose.
« Il est parti sans dire un mot. » - « Je prendrai un café sans sucre. »

« il se détend » ou « il se détent » ?
À la 3e personne du singulier (« il », « elle », « on ») de l'indicatif présent, les verbes
dont l'infinitif se termine par « -endre », comme « détendre » ou « défendre »,
prennent un « d », et non un « t ».
« Il descend l'escalier s'il entend du bruit dans la cuisine. »

« dilemme » ou « dilemne » ?
Contrairement à « indemne », « dilemme » s'écrit toujours avec deux « m ».
« Je ne sais que choisir, je suis face à un dilemme. »

« notre » ou « nôtre » ? « votre » ou « vôtre » ?


Si le mot est immédiatement suivi d'un nom ou d'un groupe nominal, il s'agit de
l'adjectif possessif « notre » ou « votre ».
« Romain a pris votre repas. »
Dans tous les autres cas, le « o » prend un accent circonflexe.
« Ma chambre est plus grande que la vôtre. »
« Est-ce que le repas est-il prêt ? » ou « Est-ce que le repas est
prêt » ?
On ne peut pas dire : « Est-ce que Marie mange-t-elle de la viande ? »
Il faut dire, au choix : « Est-ce que Marie mange de la viande ? » ou « Marie
mange-t-elle de la viande ? »

« près » ou « prêt » ?
Si le mot peut être mis au féminin, il s'agit de l'adjectif « prêt », qui est très souvent
suivi de la préposition « à ».
« Je suis prêt à tout pour la reconquérir. » => « Je suis prête à tout pour le
reconquérir. »
Sinon, il s'agit de l'adverbe « près », souvent suivi de la préposition « de ».
« Mon école est près de la tienne. »
« Il est près de tout envoyer promener. »

« elle s'est fait faire » ou « elle s'est faite faire » ?


S'il est immédiatement suivi d'un verbe à l'infinitif, le participe passé du verbe
« faire » est invariable.
« Paula s'est fait tatouer un papillon sur l'épaule. »

« langage » ou « language » ?
Contrairement au terme anglais « language », en français « langage » ne prend
jamais de « u ».
« Elle resta interloquée car elle ne comprenait pas son langage. »

« les quatre » ou « les quatres » ?


À l'exception de « vingt » et de « cent », qui peuvent être multipliés, les chiffres et
les nombres sont invariables : ils ne prennent donc pas de « s ».
« Sur les sept employés, deux sont absents. »
« Si je pouvais, je les achèterais toutes les quatre. »

« si il » ou « s'il » ?
Devant le pronom « il(s) », le « i » de « si » est obligatoirement remplacé par une
apostrophe. On écrira donc toujours : « s'il(s) ».
« S'il a perdu, c'est qu'il ne s'était pas assez préparé. »

« avoir à faire » ou « avoir affaire » ?


Si vous pouvez remplacer l'expression par « avoir à réaliser (quelque chose) » ou
« avoir à refaire », vous devez écrire « à faire ».
« Je n'ai pas eu à faire beaucoup d'efforts pour le convaincre. »
Sinon, écrivez « avoir affaire », qui est souvent suivi de la préposition « à ».
« J'aime beaucoup avoir affaire à lui, son enthousiasme est contagieux. »
« tu tries » ou « tu tris » ?
Les verbes se terminant par « -ier », comme tous les verbes du premier groupe,
conservent le « e » de la terminaison de l'infinitif lorsqu'on les conjugue au présent
de l'indicatif (sauf pour le « nous »).
« Je trie », « tu tries », « il trie », « nous trions », « vous triez », « ils trient ».
« Je chante », « tu chantes », « il chante », « nous chantons », « vous chantez », « ils
chantent ».

« j'envoie » ou « j'envois » ?
Les verbes du premier groupe conservent le « e » de la terminaison de l'infinitif
lorsqu'on les conjugue au présent de l'indicatif (sauf pour le « nous »), or
« envoyer » est bien un verbe du premier groupe puisqu'il se termine par « -er ».
« J'envoie », « tu envoies », « il envoie », « nous envoyons », « vous envoyez », « ils
envoient ».

« c » ou « ç » ?
Pour permettre au « c » de produire le son [s] (comme dans « saucisse ») devant
les voyelles « a », « o », « u », on lui met une cédille.
« Pourrais-je avoir des glaçons ? »
En revanche, devant les voyelles « e », « i » et « y », on ne met pas de cédille au
« c » pour obtenir le son [s].
« En Provence, on entend chanter les cigales. »

« peut être » ou « peut-être » ?


Si vous pouvez remplacer l'expression par « probablement », c'est qu'il s'agit de
l'adverbe « peut-être », et le trait d'union est obligatoire.
« Il est peut-être en danger. »
Sinon, il n'y a aucune raison de mettre un trait d'union entre le verbe « pouvoir »
et le verbe « être ».
« Il peut être gentil, mais la plupart du temps il est agressif. »

« entretien » ou « entretient » ?
Lorsqu'il s'agit d'un nom, « entretien » ne prend ni « s » ni « t » au singulier.
« L'entretien d'embauche s'est bien passé. »
Lorsqu'il s'agit du verbe « entretenir », il faut écrire « j'entretiens », « tu entretiens »,
« il entretient ».
Pour savoir s'il s'agit du verbe conjugué, essayez de mettre le terme au futur :
« Tu entretiens bien l'immeuble » => « tu entretiendras bien l'immeuble. »
Remarque : la même règle s'applique pour « soutien » et « soutient / soutiens »,
ainsi que pour « maintien » et « maintient / maintiens ».
« vous dites » ou « vous dîtes » ?
« Dites » ne prend pas d'accent sur le « i » au présent ni à l'impératif.
L'orthographe « vous dîtes » est réservée au passé simple.
« Vous dites qu'il n'y a pas de raison de se fâcher. » => présent
« Il y a quelques mois, vous nous dîtes un secret que nous n'avons jamais
révélé. » => passé simple

« certe » ou « certes » ?
« Certes » est invariable et s'écrit toujours avec un « s ».
« Certes, il est possible de faire des erreurs, mais ce n'est pas une raison pour être
négligent. »

« crée » ou « créée » ?
Le féminin du participe passé des verbes en « -éer » (créer, agréer, suppléer, etc.)
s'écrit avec trois « e » successifs et deux accents.
« La maquette est créée. »
Le masculin du participe passé s'écrit, lui, avec deux « e » successifs.
« Le jeu est créé. »

« parmi » ou « parmis » ?
À la différence de « hormis », « parmi » ne prend jamais de « s ».
« Parmi toutes les propositions que tu m'as faites, c'est celle-ci que je préfère. »

« magazin » ou « magasin » ? « magasine » ou « magazine » ?


L'endroit où l'on fait ses courses, le magasin, s'écrit avec un « s ». Le journal que
l'on feuillette, le magazine, s'écrit avec un « z », comme « gazette ».
« Le magasin de meubles n'est qu'à cinq cents mètres. »
« Ce magazine traite de l'actualité. »

« je ferai » ou « je ferais » ?
Si vous hésitez entre « -ai » ou « -ais », remplacez « je » par « nous ». Si vous obtenez
une terminaison en « -ons », vous êtes au futur, et cela traduit l'idée d'une chose
qui va très certainement se produire. Le verbe ne prend alors pas de « s ».
« S'il vient demain soir, je préparerai à manger. » => « S'il vient demain soir, nous
préparerons à manger. »
Sinon, il s'agit du conditionnel présent : « si elle venait, je l'embrasserais. » => je ne
suis pas certain de l'embrasser, car je ne suis pas certain qu'elle viendra.

« malgré » ou « malgrés » ?
« Malgré » est invariable et ne prend jamais de « s ».
« Malgré les échecs, il ne désespère pas. »

« -euil » ou « -ueil » ?
Pour que l'orthographe respecte la prononciation, il est impératif que dans les
verbes « cueillir », « accueillir », « recueillir » (et les noms correspondants :
cueillette, accueil, recueil, etc.), le « u » soit toujours avant le « e ».
« Je t'accueille dans ma maison. »

« censé » ou « sensé » ?
Vous pouvez le remplacer par « supposé » ? Écrivez « censé », qui est presque
toujours suivi d'un verbe à l'infinitif.
« Il est censé porter un uniforme pour exercer cet emploi. »
« Sensé » signifie « plein de bon sens ».
« Ton discours manque de logique, il n'est pas très sensé. »

« voir » ou « voire » ?
Si le mot peut être remplacé par « et même », on écrit « voire », qui sert à
renchérir sur une idée.
« Il est nécessaire d'en acheter quatre, voire cinq. »
Sinon, il s'agit du verbe, qui s'écrit « voir ».
« C'est à lui de voir ce qu'il compte faire. »

« va » ou « vas » ?
Lorsqu'on donne un ordre (mode impératif), il faut écrire « va », sans « s », sauf
dans l'expression « vas-y ».
« Va me chercher ce document, s'il te plaît. », « Vas-y tout de suite. »

« ci-joint » ou « ci-jointe » ?
Les adjectifs « ci-annexé », « ci-inclus » et « ci-joint » s'accordent : «Veuillez trouver
ci-jointes les photocopies. » - « Les modifications ci-jointes »

Exceptions : il y a toutefois deux cas précis où il ne faut pas accorder :


- s'ils sont placés en tête de phrase : « Ci-joint les modifications »
- s'ils sont placés immédiatement devant le nom, c'est-à-dire quand le nom en
question n'est pas précédé d'un déterminant : « Je vous envoie ci-joint
photocopie... ».

« diagnostic » ou « diagnostique » ?
Lorsqu'il s'agit d'un nom, « diagnostic » s'écrit avec un « c ».
« Il faudrait faire un diagnostic sanguin. »
Lorsqu'il s'agit du verbe « diagnostiquer », il faut écrire « je diagnostique », « tu
diagnostiques », « il diagnostique ».

Pour savoir s'il s'agit du verbe conjugué, essayez de mettre le terme au futur :
« Il diagnostique un problème de température. » => « Il diagnostiquera un
problème de température. »
Alors que :
« Le diagnostic est mauvais. » => « Le diagnostiquera est mauvais. » =>
IMPOSSIBLE. Ce n'est donc pas le verbe, mais bien le nom « diagnostic ».

« va-t-en » ou « va-t'en » ?
On encadre le « t » de traits d'union lorsqu'il est utilisé pour faciliter la
prononciation entre une forme verbale de la 3e personne (qui se termine par
une voyelle) et un pronom personnel :
« Comment va-t-il ? »

Lorsqu'il suit un verbe à l'impératif, le « t » est une abréviation de « toi », il convient


de mettre l'apostrophe et de le faire précéder d'un trait d'union :
« Va-t'en. »

du bon usage du « t » euphonique


On place un « t » entre un verbe qui se termine par une voyelle (ou un « c » non
prononcé) et les pronoms « il », « elle » et « on », afin d'avoir le son [t] :
« Quand Sylvie reviendra-t-elle ? »
« Comment vainc-t-on la douleur ? »
Ce « t » ne correspond à aucun mot, il permet seulement que cela « sonne
bien » : on parle de « t » euphonique. Donc, si le verbe se termine par « t » ou par
« d », la liaison se fait sans qu'il soit nécessaire de l'ajouter :
« Que faut-il faire ? », « Se vend-il bien ? »

« presque » ou « presqu' » ?
Avant une voyelle, le « e » final de « presque » n'est jamais remplacé par une
apostrophe, sauf dans le nom « presqu'île ».
« Paul est arrivé presque en retard. »

« davantage » ou « d'avantage(s) » ?
Si le terme signifie « plus », il s'écrit en un seul mot : davantage.
« Je désire davantage de légumes. »
Si on peut le remplacer par « bénéfice(s) », il s'écrit en deux mots : d'avantage(s).
« Cette formule comprend plus d'avantages. »

« ce faisant » ou « se faisant » ? « pour ce faire » ou « pour se faire » ?


Si le remplacement de « ce » ou de « se » par « cela » est possible, vous devez
écrire « ce ». C'est également le cas pour ces autres expressions figées : « et ce »,
« sur ce » et « ce me semble ».
« Ce faisant, il n'est pas certain de s'en sortir. » => « Faisant cela, il n'est pas
certain de s'en sortir. »
« Pour ce faire, il suffit de battre énergiquement les œufs. » => « Pour faire cela, il
suffit de battre énergiquement les œufs. »
Sinon, il s'agit de « se », qui est un pronom réfléchi.
« Pour se faire peur, il faut créer une ambiance macabre. »

« rémunérer » ou « rénumérer » ?
Pour bien écrire rémunérer, respectez l'ordre alphabétique : le « m » vient avant
le « n », comme dans « monnaie ».
« Ce compte est rémunéré à 4 %. »

« quoique » ou « quoi que » ?


Si le remplacement par « bien que » est possible, il faut écrire « quoique », en un
seul mot.
« Quoique Sylvie n'ait que quatorze ans, elle fait preuve de maturité. »

Dans le cas contraire, il s'agit de la locution « quoi que », qui signifie « quelle que
soit la chose que ».
« Quoi que tu penses, tu devrais nous en faire part. »

« dévelopement », « dévellopement », ou « développement » ?


Dans « développement », une seule consonne est doublée : le « p ».
« Le développement de l'entreprise a été stoppé net. »

« intéresser » ou « interresser » ?
Le verbe « intéresser », comme tous les mots de cette famille, ne prend qu'un « r ».
Il ne faut pas oublier de mettre un accent aigu sur le « e » qui précède.
« Son entreprise propose des accords d'intéressement. »
« Je suis particulièrement intéressé par cette thématique. »

« cent » ou « cents » ?
Lorsqu'il est multiplié, « cent » prend la marque du pluriel mais la perd quand il est
suivi d'un autre adjectif numéral (sept, vingt, trente-deux…).
« Il a acheté deux cents crayons. »
« Il a acheté deux cent quatre crayons. »
Devant « millier », « million », « milliard », qui sont des noms (et pas des adjectifs
numéraux), le « s » subsiste.
« Il a acheté deux cents millions de crayons. »

Exceptions : voir module EXCELLENCE.

« lui même » ou « lui-même » ? « eux-même » ou « eux-mêmes » ?


« Même » s'accorde dans ces 2 cas :
1. Il est utilisé avec un pronom personnel (lui, elle, nous, vous, eux, elles). « Même »
doit alors être précédé d'un trait d'union.
« Ils ont fait ce travail eux-mêmes. » - « Il a cuisiné lui-même. »

2. Il est précédé d'un article (des, les), d'un adjectif possessif (ses, tes) ou d'un
adjectif démonstratif (ces).
« Elle portait les mêmes souliers. »

ATTENTION : même est invariable lorsqu'il signifie « aussi, jusqu'à » car il est alors
adverbe.
« Il a tout mangé, même ses épinards. »
« ils sont debouts » ou « ils sont debout » ? « ils sont ensembles » ou
« ils sont ensemble » ?
Les adverbes « ensemble » et « debout », comme tous les adverbes, sont
invariables : on ne leur ajoute donc jamais de « s ».
« Ils sont restés debout dans l'adversité. »
« Ils sont venus ensemble ce matin. »

Faites cependant attention à ne pas confondre l'adverbe « ensemble » avec le


nom « ensemble », qui prend un « s » au pluriel.
« Vous pouvez distinguer sur votre gauche de grands ensembles architecturaux. »

« apeller » ou « appeler » ? « rapelle » ou « rappelle » ?


Le « p » est doublé dans tous les cas. En revanche, le « l » n'est doublé que
quand on entend le son [è] (comme dans « chèvre »).
« Il faut vraiment que tu le rappelles. »
Un seul « l » suffit si on entend le son [eu] (comme dans « nœud »).
« Tu dois appeler Jacques. »

« personel ou « personnel » ? « professionel » ou


« professionnel » ? « national » ou « nationnal » ?
Les adjectifs en –onnel prennent toujours deux n : « personnel »,
« professionnel »…
Les adjectifs en –onal prennent toujours un seul n : « national »,
« cantonal »…

« exigeant » ou « exigent » ? « exigeance » ou « exigence » ?


L'adjectif s'écrit « exigeant », comme le participe présent.
« Son professeur est particulièrement exigeant. »

Le nom, lui, ne reprend pas le « a » et s'écrit « exigence ».


« Il fait preuve d'une exigence hors norme. »

« les lundi » ou « les lundis » ? « les lundis soir » ou « les lundis


soirs » ?
Les jours de la semaine s'écrivent toujours avec une minuscule et
s'accordent. En revanche, « matin » et « soir », dans des expressions telles
que « les lundis matin » ou « les jeudis soir », sont le plus souvent invariables.
« Je vais tous les jeudis matin à la salle de sport. »
Remarque : dans « les lundi et jeudi de chaque semaine », les noms de
jours restent au singulier, car il n'y a qu'un lundi et un jeudi par semaine...
« fond » ou « fonds » ?
On usera de « fond » pour désigner la partie la plus basse, la plus éloignée
ou la plus importante d'une chose.
« J'ai touché le fond de la piscine. »
S'il s'agit en revanche d'un capital, au propre comme au figuré, c'est
« fonds » qu'il convient d'écrire.
« C'est un fonds de pension qui gère ce parc immobilier. »

« un employé » ou « un employer » ?
Remplacez le mot par « travailleur(s) » (« travailleuse(s) »). Si le sens est
conservé, il faut écrire « employé », qui est un nom commun.
« Jean a été élu employé du mois. »

Sinon, il s'agit du verbe, qui se termine par « -er ».


« Cette personne est efficace, il faudrait l'employer. »

« on a, on en, on y » ou « on n'a, on n'en, on n'y » ?


N'oubliez pas la négation « n' » après « on » si le sens de la phrase est
négatif et si vous voyez après le verbe un adverbe comme « jamais »,
« pas », « point », « plus », « guère ».
« On n'est jamais sûr de rien. » - « Promis, on n'y reviendra plus. » - « On n'a
guère envie d'y aller. »

« mille » ou « milles » ?
L'adjectif numéral « mille » est invariable.
« J'ai commandé deux mille cahiers. »

« du » ou « dû » ?
« Du » sans accent est la forme contractée de « de + le ».
« Pour fabriquer cette cabane, il faut du bois et de la colle. »
Astuce : On écrit « dû », participe passé masculin singulier de « devoir »,
avec un accent circonflexe pour le distinguer de la forme contractée
« du ».
« La société a dû recruter un nouvel ingénieur. »
Au féminin et au pluriel, le risque de confusion disparaît. On peut (on doit !)
alors écrire sans accent les formes « due », « dus » et « dues ».
« Cette récompense m'est due depuis longtemps. »

« cauchemar » ou « cauchemard » ?
En dépit de ses dérivés « cauchemarder » et « cauchemardesque », le
nom « cauchemar » ne se termine pas par un « d ».
« J'ai hurlé à cause d'un cauchemar particulièrement réaliste. »

« auparavant », « auparavent », « au paravant » ou « au par


avant » ?
Attention, « auparavant » s'écrit en un seul mot et seulement avec des
« a ».
« Auparavant, je prenais le bus pour me rendre au travail. »

« une qualitée » ou « une qualité » ? « l'amitiée » ou


« l'amitié » ?
Les noms féminins se terminant par « -té » ou « -tié » ne prennent pas de
« -e ».
« Il fait preuve d'une grande autorité. »

Exceptions : la montée, la butée, la dictée, la jetée, la portée, la pâtée,


ainsi que les noms exprimant un contenu (une assiettée, une pelletée,
etc.).

« vingt » ou « vingts » ?
« Vingt » prend un « s » lorsqu'il est multiplié.
« Il en a acheté quatre-vingts. »
Mais il perd le « s » dès qu'il est suivi d'un autre adjectif numéral.
« J'en voudrais quatre-vingt-douze. »
Attention ! Devant « millier », « million » et « milliard », qui sont des noms et
non pas des adjectifs numéraux, le « s » subsiste.
« Cette entreprise a fait un bénéfice de quatre-vingts millions d'euros. »

Exceptions : voir module EXCELLENCE.

participe passé conjugué avec l'auxiliaire « avoir » (2)


L'accord du participe passé ne se fait avec le complément d'objet direct
que si celui-ci précède le participe.
Le principe est simple : si l'on sait grâce au complément d'objet direct, au
moment d'écrire le participe passé, de quoi il est question, on en tient
compte pour l'accord. Sinon, le participe reste invariable.
« J'ai adoré (je ne sais pas encore quoi, donc je n'accorde pas) les fraises
que j'ai mangées (je sais désormais qu'il s'agit de fraises, alors j'accorde). »
« quelque » ou « quel que » ?
Devant un verbe (ou un pronom personnel comme « il(s) » ou « elle(s) »), il
faut écrire « quel que », en deux mots, et accorder « quel » avec le sujet
de ce verbe.
« Quel que soit son niveau, il saura le faire. »
« Quelles que soient leurs idées, je leur fais confiance. »

Dans tous les autres cas, on écrit « quelque » en un seul mot.


« Quelque récompense que vous promettiez, je ne participerai pas au
jeu. »

« un » ou « une » espèce de ?
Même suivi d'un complément masculin, le nom « espèce » reste féminin. Il
ne faut donc jamais dire « un espèce de » !
« C'est une espèce d'ours que je ne connaissais pas. »
« Tu n'es qu'une espèce d'idiot. »

« soi-disant » ou « soit-disant » ?
L'adjectif « soi-disant » ne prend jamais de « t » à « soi » car il a été formé à
partir du pronom personnel « soi ».
D'autre part, "soi-disant" est invariable : on ne dit pas « cette soi-disante
amie », mais « cette soi-disant amie ».

« tache » ou « tâche » ?
« Tâche » prend un accent circonflexe lorsqu'on parle d'un travail, d'une besogne
à accomplir.
« Cette tâche me semble difficile à accomplir. »

« Tache » ne prend pas d'accent lorsqu'on parle d'une trace ou d'une marque
(au sens figuré ou au sens propre).
« Son cahier est plein de taches. »

« parti » ou « partie » ?
Dans « prendre parti » et « tirer parti », « parti » est masculin, alors que dans
« faire partie » et « prendre à partie », « partie » est féminin.
« Il prend son collègue à partie. »
« Il fait partie de ses meilleurs collaborateurs. »
MAIS
« Il décide de prendre parti pour l'accusé. »
« Il tire parti des erreurs de son adversaire. »

« connection » ou « connexion » ?
« Connexion » s'écrit avec un « x », bien qu'il soit de la même famille que
« déconnecter » ou « connectique ». L'orthographe « connection » est
seulement valable en anglais.
Retenez que la connexion est un croisement d'informations et que le « x »
de « connexion » le représente.
« La connexion avec le siège est prévue à 14 h. »

« -ions » ou « -iions » ? « -iez » ou « -iiez » ?


Les verbes qui, au présent, se terminent par « -ions » ou « -iez » (ou « -yons »
ou « -yez ») aux 1re et 2e personnes du pluriel (nous rions, vous criez, vous
fuyez) reçoivent toujours un « i » supplémentaire à l'imparfait et au
subjonctif présent.
Si vous pouvez remplacer le verbe par « faisons » ou « faites », vous ne
devez pas ajouter de « i » ; si c'est plutôt par « faisions » ou « faisiez »,
« fassions » ou « fassiez », il faut ajouter le « i ».
« Quand nous étions enfants, nous riions sans cesse. » - « Pourquoi faut-il
toujours que vous criiez ? » - « Jadis, nous fuyions cet endroit. »

« je concluerai » ou « je conclurai » ? « je concluerais » ou « je


conclurais » ?
Il faut se souvenir qu'au futur et au conditionnel les terminaisons « -erai » et
« -erais » ne se justifient que pour les verbes du 1er groupe. Or, « conclure »
est un verbe du 3e.
« Je ne crierai plus, je le promets. » (1er groupe)

mais

« Je conclurai ce contrat dès demain. » (3e groupe)

« pause » ou « pose » ?
La pose vient du verbe poser (poser un tapis, poser devant un
photographe).
« Il aime prendre la pose devant les photographes. »

La pause est un arrêt momentané.


« Laisse-moi terminer, tu as vraiment besoin de prendre une pause. »

des maillots « orange » ou « oranges » ?


Quand un nom est utilisé comme adjectif de couleur, il devient invariable.
« Aujourd'hui, il porte des chaussettes orange. »
« Les souliers marron sont très jolis. »

Les seuls à faire exception et à s'accorder malgré tout sont « écarlate »,


« fauve », « incarnat », « mauve », « pourpre » et « rose ».
« Je préfère les fleurs roses. »

passage à l'interrogation indirecte


Pour transformer une phrase interrogative directe (« Qu'est-ce que tu
veux ? » ou « Que veux-tu ? ») en une interrogative indirecte (« Je te
demande ce que tu veux »), il est nécessaire de remplacer « qu'est-ce
que » ou « que » par « ce que ».
« Qu'est-ce qu'il t'a dit ? » => « J'aimerais savoir ce qu'il t'a dit. »
« Que t'a-t-il dit ? » => « J'aimerais savoir ce qu'il t'a dit. »

« inclue » ou « incluse » ?
La forme adéquate est « incluse » car il s'agit du féminin du participe passé
du verbe « inclure », lequel se termine, au masculin, par un « -s » (« inclus »).
« La pause déjeuner est incluse dans le programme. »

« -gable » ou « -guable » ?
Les adjectifs qui dérivent d'un verbe en « -guer » (comme « fatiguer »,
« naviguer ») s'écrivent tous « -gable », sauf un : « distinguable » ! Il en fallait
bien un pour se distinguer !
« Sur cette image, l'oiseau est tout à fait distinguable. »
« Votre bateau peut emprunter cette voie navigable. »

quel temps après « si » ?


« Si » est suivi d'un présent ? Il faut utiliser le futur dans la proposition qui suit
ou qui précède.
« Si la météo est clémente, j'irai faire du ski nautique. »
« Nous irons nous promener s'il fait beau. »

« Si » est suivi d'un imparfait ? Il faut alors utiliser le conditionnel


présent dans la proposition qui suit ou qui précède.
« S'il pleuvait, nous irions ramasser des champignons. »
« J'irais volontiers les voir s'ils m'invitaient. »

« des tuniques bleu foncé » ou « bleues foncées » ?


Quand deux mots sont utilisés pour former un adjectif de couleur, aucun
de ces deux mots ne varie.
« Presque toutes ses tuniques étaient bleu foncé. »

Si ces deux mots sont eux-mêmes des adjectifs de couleur, un trait d'union
les lie.
« Il possédait trois chandails gris-bleu. »

participe passé suivi d'un infinitif


Quand le participe passé d'un verbe conjugué avec l'auxiliaire « avoir » est
suivi d'un infinitif :

- Il s'accorde avec le COD (complément d'objet direct) placé avant le


verbe si celui-ci fait l'action exprimée par l'infinitif.
« Les acteurs que j'ai vus jouer. » (Ce sont bien les acteurs qui jouent.)

- Il reste invariable si le COD placé avant le verbe ne fait pas l'action


exprimée par l'infinitif.
« La pièce que j'ai vu jouer. » (Ce n'est pas la pièce qui joue.)

« différend » ou « différent » ?
Si vous pouvez remplacer le mot par « désaccord », c'est qu'il se termine, comme
lui, par un « -d ».
« Ils se sont séparés à cause d'un différend irrémédiable. »
Sinon, il s'agit très certainement de l'adjectif « différent » avec un « -t ».
« Ils militent pour un monde différent. »

N.B. : il peut aussi s'agir du verbe « différer » au participe présent, qui s'écrit
« différant ».
« Il a prolongé la conférence, différant le rendez-vous de quelques heures. »

« éi » ou « éï » ?
On ne doit jamais mettre de tréma sur un « i » qui suit un « é ».
« L'absentéisme est très important dans cette entreprise. »

« pallier quelque chose » ou « pallier à quelque chose » ?


On « remédie à quelque chose » ; en revanche on « pallie quelque
chose ». Ce dernier verbe est transitif direct, ce qui signifie qu'il n'est pas
suivi de la préposition « à ».
« Cette formation devrait pallier tes lacunes. »

Ne pas confondre le verbe « pallier » avec le « palier » sur lequel vous


rencontrez votre voisin, et qui ne prend qu'un seul « l ».

« moi qui fais » ou « moi qui fait » ? « toi qui mange » ou « toi
qui manges » ?
Après « qui », le verbe s'accorde avec l'antécédent.
Par exemple, si l'antécédent est « moi », le verbe s'accorde avec « moi »,
1re personne du singulier.
« C'est moi qui vais faire le meilleur score ! »
« Toi qui vas te plaindre au directeur, tu ne vaux pas mieux que les
autres ! »

« dieu » ou « Dieu » ?
« Dieu » n'a droit à la majuscule que s'il s'agit du Dieu unique d'une religion
(c'est le cas pour le christianisme, l'islam et le judaïsme).
« Pour les musulmans, Dieu se nomme Allah. »

On met une minuscule lorsqu'il s'agit d'un dieu d'une religion qui en
compte plusieurs.
« Taranis est le dieu gaulois du ciel et de l'orage. »
Dans les expressions figurées du langage courant, c'est la même règle qui
s'applique.
« Son style est inimitable, c'est vraiment un dieu de la mode. »
« Avec l'aide de Dieu, je réussirai. »

« j'ai été » ou « je suis allé » ?


S'il y a une notion de mouvement, dites plutôt « je suis allé au
cinéma » que « j'ai été au cinéma ». Employer « être » pour « aller »
lorsqu'on le fait suivre d'un verbe ou d'un complément de lieu (ici, « au
cinéma ») relève le plus souvent du langage familier.
« Je suis allé nager » et non « J'ai été nager ».

« M. » ou « Mr » ? « MM. » ou « Mrs » ?
« M. » et « MM. » sont les seules abréviations correctes de « monsieur » et de
« messieurs ». Toutes les autres formes, souvent calquées sur l'anglais, sont
incorrectes (Mr => mister et Mrs => mistress).
« M. Gérard nous rejoindra plus tard. »
« Je vous invite à rencontrer MM. les Préfets. »

N.B. On s'interdira l'abréviation sur une enveloppe ou dans une lettre,


quand on s'adresse à son correspondant.

« après qu'il a » ou « après qu'il ait » ?


À la différence d'« avant que », « après que » doit toujours être suivi d'un
verbe à l'indicatif, jamais au subjonctif.
« Après que le professeur avait expliqué la règle, nous passions aux
exercices. »

« tout énervée » ou « toute énervée » ?


Lorsque « tout » peut être remplacé par « entièrement » ou « tout à fait », il
ne s'accorde pas.
Lorsqu'il est suivi d'un adjectif féminin commençant par une consonne, il
s'accorde.
« Ils sont tout mouillés. »
« Elle est tout embêtée. » => adjectif féminin commençant par une voyelle

ATTENTION :
« Tu es toute belle aujourd'hui ! » => adjectif féminin commençant par une
consonne

N.B. Devant un « h », voir le module Projet Voltaire EXCELLENCE.

« lorsque » ou « lorsqu' »
« Lorsque » perd son « e » et prend une apostrophe (on dit qu'il s'élide)
uniquement devant « il(s) », « elle(s) », « on », « un(e) » et « en ».
« Lorsqu'ils ont remarqué qu'il était parti, ils ont décidé de rentrer. »
« Lorsque après coup ils découvrirent la supercherie, ils furent
désappointés. »

du bon usage de « s'avérer »


Le sens premier de « s'avérer » est « se révéler vrai ».
On peut cependant aujourd'hui employer « s'avérer » au sens de « se
révéler ».
« Tes actions se sont avérées efficaces pour l'entreprise. »

Attention ! Gardez-vous de dire « s'avérer faux », vous commettriez un


contresens. Ne dites pas non plus « s'avérer exact », vous diriez deux fois la
même chose.

« à l'attention de » ou « à l'intention de » ?
On use de la mention « à l'attention de » en tête d'une lettre, pour préciser
son destinataire et signaler que le document est soumis à l'examen de
celui-ci.
« La lettre a été envoyée à la mairie, à l'attention de M. le Maire. »

La locution « à l'intention de » va plus loin : elle signifie que la démarche est


faite en l'honneur de quelqu'un, pour qu'elle lui soit agréable ou profitable.
« J'ai organisé ce cocktail à l'intention de nos nouveaux clients. »

« bimensuel » ou « bimestriel » ?
Un événement « trimestriel » se produit tous les trois mois, un événement
« bimestriel » se produit tous les deux mois. « Bimensuel », en revanche,
veut dire « deux fois par mois ».
« Un magazine bimestriel paraît six fois par an, tandis qu'un bimensuel sort
vingt-quatre fois par an. »

« acompte » ou « accompte » ?
Ce nom, qui dérive de l'expression « à compte », s'écrit avec un seul « c ».
« Il a versé un acompte pour l'achat d'une voiture. »

« fabricant » ou « fabriquant » ?
Vous pouvez remplacer le mot par « faisant » ? Il s'agit alors du participe
présent « fabriquant ».
« Fabriquant des beignets, il n'a pas pu faire de pain ce matin. »

Sinon, il s'agit du nom « fabricant », qui désigne celui qui fabrique.


« Il s'agit d'un fabricant de beignets qui ne sait pas faire de pain. »

« en l'occurence » ou « en l'occurrence » ?
« En l'occurrence » s'écrit avec deux « c » et deux « r ».
« En l'occurrence, nous avons ici trois types de pommes adaptées pour la
confection d'une tarte. »

« un chiffre d'affaire » ou « un chiffre d'affaires » ?


Dans l'expression « un chiffre d'affaires », « affaires » se met toujours au
pluriel car un chiffre d'affaires est constitué de plusieurs affaires.
« Le chiffre d'affaires de cette société a atteint trois millions d'euros. »

« je vous saurais gré » ou « je vous serais gré » ?


Quand on est redevable de quelque chose à quelqu'un, on lui en « sait
gré ». C'est donc le verbe « savoir » qu'il convient de conjuguer au futur ou
au conditionnel présent, et non le verbe « être » !
« Je te saurais gré de me répondre au plus vite. »

« eh bien » ou « et bien » ?
Dans « Eh bien ! », locution interjective, on écrit toujours « eh ». Quand « eh
bien ! » est immédiatement suivi d'un point d'exclamation, le mot qui suit
ne prend pas forcément de majuscule.
« Eh bien ! il pleut des cordes ! »

« sans dessus dessous » ou « sens dessus dessous » ?


Qu'insinuez-vous ? Qu'une personne est nue, sans dessus ni dessous ? Certes non !
Écrivez donc « sens dessus dessous » qui signifie qu'il y a une perturbation de
sens : le dessus devient le dessous.
« L'ouragan a laissé la ville sens dessus dessous. »

« à l'instar de »
« À l'instar de » ne signifie pas « contrairement à », comme on le croit
parfois, mais « de la même façon que ».
« À l'instar d'un photographe, j'aime soigner mes prises de vue. »