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République du Cameroun Republic of Cameroon

Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland


Université de Yaoundé 1 The University of Yaounde 1
Ecole nationale Supérieure Polytechnique National Advanced School of Engineering
Département de génie électrique et des Department of electrical engineering and
télécommunications telecommunications

Réduction des pertes de puissances dans les


systèmes et réseaux électriques par la réduction de
l’inhomogénéité des paramètres.
Application au réseau électrique interconnecté
Sud du Cameroun

Mémoire de fin d’étude soutenu par :

MEKONTCHOU MERLIN
En vue de l’obtention du diplôme d’ingénieur de conception du génie électrique
*****************************************

Ce travail a été effectué sous l’encadrement de :

Pr FREDERIC BIYA MOTTO


******************************************
Devant le jury constitué de :
Président du jury :
TCHUIDJAN ROGER, MC. (ENSP)
Rapporteur:
FREDERIC BIYA MOTTO, MC. (ENSP)
Examinateur :
MBINKAR EDWIN. ASS (ENSP)
Invité :
ELOUNDOU BANACK, ING. (HYDRO MEKIN)
*******************************************

Année académique : 2015 – 2016


Mémoire soutenu le : Vendredi 23 Septembre 2016
Mémoire d’ingénieur de conception en génie électrique :
« Réduction des pertes de puissance dans les réseaux électriques par la réduction de
l’inhomogénéité des paramètres. »

Dédicaces

« A toute notre très grande


famille. »

Présenté et soutenu par MEKONTCHOU MERLIN, élève ingénieur à l’Ecole Nationale


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Mémoire d’ingénieur de conception en génie électrique :
« Réduction des pertes de puissance dans les réseaux électriques par la réduction de
l’inhomogénéité des paramètres. »

Remerciements

Maintenant que ce travail est terminé, je me rends compte que je dois beaucoup à un beau
monde et toutes les pages autorisées pour ce mémoire seraient insuffisantes pour les remercier
assez. Si vous pensez avoir contribué à ma réussite et que votre nom ne figure ci-dessous,
sachez que j’ai écrit ces remerciements à la hâte et que je vous remercie du plus profond de
mon être. Je ne vous oublierai jamais.
1. Commençons par mon mentor le Professeur Tchuidjan Roger pour avoir éveiller ma
passion pour les réseaux électriques et pour m’avoir cultivé l’esprit du travail bien fait.

2. Mon encadreur le professeur Fréderic Biya Motto pour avoir trouvé le temps de
m’encadrer malgré les lourdes charges de directeur général d’Hydro Mekin et
d’enseignant d’université qui sont les siennes.

3. Un enseignant du département du génie électrique et des télécommunications qui


comprend les étudiants et les défend quelques soient les circonstances, je cite le
professeur Ndzana Benoit, pour avoir rendu supportable notre passage à l’école
nationale supérieure polytechnique.

4. Monsieur Mbinkar Edwin pour avoir accepté d’examiner ce travail malgré les
occupations qui l’incombent.

5. Mes encadreurs professionnels l’ingénieur Eloundou Banack et l’ingénieur


Noumafo Kaptue Armel ainsi ses collègues les ingénieurs Nonbo Nonbo Joseph et
Nti Thomas pour m’avoir montré à quel point le métier d’ingénieur peut être
passionnant en entreprise.

6. Les enseignants des unités d’enseignements « droit d’entreprise au Cameroun et en


zone cemac », « technique de création d’entreprise » et « management » pour nous
avoir présenté l’ingénieur comme un créateur d’entreprise et un bon leader.

Présenté et soutenu par MEKONTCHOU MERLIN, élève ingénieur à l’Ecole Nationale


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7. A monsieur et madame Fokou et à toute la famille Fokou pour l’accueil, l’éducation
et l’hébergement que j’ai reçu de leur part durant ces années.

8. Nul besoin de le préciser encore mais un rappel vaut toujours de la peine car toute
notre grande famille Tatissong, mes oncles et tantes savent que je ne les remercierai
jamais assez pour avoir été mon chemin et mon guide dans ce monde imprévisible et
excitant en même temps.

9. A toute cette promotion de 2016 de L’ENSP, je n’oublierais jamais tout ce que nous
avons partagé ensemble.

10. A tous mes amis Fopa Tchinda Elie Crespaud, Keyanyem Kenne Aurélien
Parfais, Manfouo Tchinda Herve Rodier et Meuga Simeu Hyacinthe ; je vous
remercie pour le soutien moral et psychologique que j’ai reçu de votre part.

11. A tous les parents du quartier Camp Sonel d’Oyomabang pour la confiance qu’ils
ont eue en moi en me confiant leurs enfants pour que je les aide sur le plan scolaire.

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Glossaire

Puissance : la puissance électrique est le produit de la tension aux bornes d’un dipôle et du
courant à travers ce dernier.
Pertes de puissance : c’est la différence entre les puissances fournies par les générateurs et
celles effectivement consommées par les charges. 𝜟𝑺 = 𝑺𝒈 − 𝑺𝒄 = 𝜟𝑷 + 𝒋𝜟𝑸 . Il est à
noter que les pertes actives 𝛥𝑃 sont consommées par les lignes tandis que les pertes réactives
𝛥𝑄 peuvent être fournies ou absorbées par les lignes. En effet si la puissance apparente
transmise est inférieure au SIL (période de faible charge) alors la ligne fournit de la puissance
réactive et dans le cas contraire, elle en absorbe. (1)
Système électrique : c’est l’ensemble des ouvrages électriques depuis les centres de
production jusqu’aux utilisateurs finaux. Il se subdivise en trois grandes parties qui sont : la
production, le transport (l’interconnexion est un ouvrage du transport) et la distribution.
Réseau électrique : souvent considéré dans la littérature comme synonyme du terme
précèdent, il ne comporte que les ouvrages de transport et de distribution. C’est celui-ci qui
fera l’objet de notre travail.
Production : ce terme fait référence aux différents centres (nucléaires, hydrauliques,
thermiques, énergies renouvelables…etc.) où l’électricité est produite avant d’être injectée
dans le réseau.
Transport : Ce terme désigne l’ensemble des ouvrages électriques (conducteurs, pylônes,
isolateurs, disjoncteurs, sectionneurs…etc.) depuis les postes élévateurs situés à la centrale de
production jusqu’aux premiers postes abaisseurs de distribution. (2)
Distribution : c’est la suite logique du transport jusqu’aux utilisateurs finaux.
THT : (très haute tension) il est utilisé pour les tension dépassant 330 kV.
Note : « il est à noter que les limites de plage entre THT, HT, MT et BT varient beaucoup
selon les normes et les documentations. Et que les définitions données ici ne sont valables
qu’en courant alternatif. »

HT : (haute tension) pour les tensions comprises entre 50 kV et 330 kV.


MT : (moyenne tension) pour la plage de 1 kV a 50 kV.

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BT : (basse tension), c’est celle utilisée dans les habitations et les ménages, sa plage va de
zéro à 1 kV.
SIL : (surge impedance load) ; soit une ligne de transmission idéale (résistance nulle) dont le
modèle équivalent en π comporte une inductance L et une capacité totale C. le SIL serait la
𝑳
puissance apparente (active) appelée par la charge d’impédance 𝒁 = √𝑪 (𝒓𝒆𝒔𝒊𝒔𝒕𝒊𝒗𝒆) . Dans
ces conditions, le module de la tension serait la même aux jeux de barres de départ et
d’arrivée, de plus la ligne n’absorberait ni ne fournirait de puissance active et réactive.
Inhomogénéité des paramètres : Cette expression rappelle le fait que les paramètres
techniques R, X et B des différentes lignes de transmission d’un réseau électrique ne sont pas
identiques. Mais dans ce travail le paramètre mis en exergue est le degré d’inhomogénéité des
lignes de transmission. Le terme suivant permet de mieux apprécier cette inhomogénéité.
Degré d’homogénéité : C’est le pourcentage du nombre de conducteur le plus utilisé par
rapport au nombre total des conducteurs du réseau.
(𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒅𝒖𝒄𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒍𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔é)
𝐃𝐞𝐠𝐫é 𝒅′ 𝐡𝐨𝐦𝐨𝐠é𝐧é𝐢𝐭é = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒅𝒖𝒄𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔

Son complémentaire est le degré d’homogénéité définit de la manière suivante :


𝐃𝐞𝐠𝐫é 𝒅′ 𝐢𝐧𝐡𝐨𝐦𝐨𝐠é𝐧é𝐢𝐭é = 𝟏𝟎𝟎 − 𝐃𝐞𝐠𝐫é 𝒅′ 𝐡𝐨𝐦𝐨𝐠é𝐧é𝐢𝐭é

Congestion : On dit qu'il y a congestion sur un réseau électrique lorsque les capacités
physiques de transit sur certaines lignes sont atteintes. Il n'est donc plus possible d'augmenter
les transits de puissance sur celles-ci. A ne pas confondre avec la surcharge qui est la situation
dans laquelle une ligne transite une puissance supérieure à son transit nominal. Dans ce
dernier cas on peut continuer à augmenter le transit tant que la capacité de la ligne n’est pas
atteinte, mais le risque d’écroulement complet du réseau est de plus en plus grand et les pertes
plus grandes. (3)
Transformateur : appareil permettant de modifier les valeurs d’un courant électrique
variable tout en conservant la fréquence et les formes d’ondes. Dans le réseau il est
généralement utilisé pour élever la tension lors du transport afin de réduire les pertes de
puissances et pour abaisser la tension afin d’alimenter les utilisateurs. C’est l’élément le plus
important d’un réseau électrique.
Conditions technico-économiques optimales : expression généralement utilisée dans le
jargon d’ingénieur pour dire qu’on choisit la meilleure solution à la fois techniquement
faisable et économiquement viable. (4)
Outil d’aide : généralement un logiciel ou un programme informatique, on l’appelle plus
complètement « outil d’aide à la décision » car il permet au décideur d’avoir une idée précise
sur un projet sans être expert de tous domaines concernés.
Norme : une norme est un ensemble de spécification formalisée en vue d’un usage commun
et répété. Elle reflète les règles de bonnes pratiques en rapport avec un produit, un service ou
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un processus ; elle définit un langage commun entre acteurs économiques (producteur,
vendeur, consommateur) ; elle permet de définir un niveau de qualité, de sécurité, et de
moindre impact environnemental des produits, services et pratiques. Contrairement à une
règlementation, elle a un caractère volontaire, s’y conformer n’est pas obligatoire. Elle traduit
dans les entreprises un langage à satisfaire un niveau approuvé de qualité et de sécurité. (5)

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Résumé

Ce travail propose la minimisation des pertes de puissance dans les systèmes et


réseaux électriques par la méthode de réduction de l’inhomogénéité des paramètres. Une
application de cette méthode au réseau électrique interconnecté Sud Cameroun est fournie
pour permettre de mieux cerner son intérêt.
Il est question d'essayer d’uniformiser toutes les lignes du réseau électrique. C’est-à-dire,
d’avoir les mêmes paramètres linéiques pour toutes les lignes utilisées dans le réseau
électrique considéré. Les résultats des travaux montrent effectivement que :
- Le profil de tension est amélioré lorsqu’on réduit l’inhomogénéité des paramètres.
- Les limites thermiques des conducteurs permettent d’apprécier la limite de stabilité du
réseau et le profil de tension.
- Les pertes de puissance dans un réseau électrique diminuent lorsque le degré
d’inhomogénéité diminue.
- Le générateur balancier se trouve alléger lorsqu’on réduit l’inhomogénéité des
paramètres du réseau.
Le degré d'homogénéité présenté est défini comme étant le pourcentage du type de
conducteur le plus utilisé par rapport au nombre total des conducteurs du réseau, son
complémentaire est le degré d’inhomogénéité.
Un outil d'aide à la prise de décision sous l’environnement Matlab a été développé
afin de faciliter les tâches du gestionnaire, de l'exploitant, du distributeur ou de toute personne
qui s'intéresse à la réduction des pertes de puissance dans un réseau électrique par la réduction
de l’inhomogénéité des paramètres. Cet outil d’aide permet d’appliquer la méthode proposée a
un réseau électrique donnée et réalise aussi une évaluation économique du projet afin de
déterminer le temps total de retour sur investissement.
L’utilisation de l’outil d’aide mis au point sur le réseau interconnecté sud Cameroun
RIS a montré qu’on peut réduire le pourcentage de pertes de puissance active dans ce réseau
de 𝟏𝟖, 𝟐𝟒 % de la puissance active totale générée à 𝟏𝟎, 𝟒𝟑 % de cette même puissance. En
utilisant comme conducteur unique du réseau l’𝑨𝑺𝑻𝑬𝑹 𝟓𝟕𝟎 𝒎𝒎𝟐 ; et en notant également
que le temps total de retour sur investissement de ce projet est de 𝟏𝟓 𝒂𝒏𝒔 au maximum. Ce
faisant, nous avons aussi amélioré le degré d’homogénéité de ce réseau de 𝟒𝟐, 𝟐𝟐 % à
𝟖𝟖, 𝟖𝟗 %.

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Abstract

This work proposes minimizing power losses in electrical systems and networks by the
method of reducing the inhomogeneity of the parameters. An application of this method to
the Southern Interconnected Grid of Cameroon (SIG) is given to better present its interest.
It is about trying to standardize all the electrical grid lines. That is to say, to have the
same lineal settings for all lines used in the relevant grid. Results of the work actually show
that:
- The tension profile is improved when reducing the inhomogeneity of parameters.
- Thermal limits of the conductors used to assess system stability limit and the voltage
profile.
- Power losses in an electrical network decreases when the degree of inhomogeneity
decreases.
- The slack bus generator is loading reduced when lighten the inhomogeneity of
network parameters.
The degree of homogeneity presented is defined as the percentage of the most used type of
conductor relative to the total number of network conductors, its complement is the degree of
inhomogeneity.
An aid to decision making on Matlab environment was developed to facilitate the
duties of the manager, operator, distributor or any person who is interested in the reduction of
power losses in a power grid by reducing the inhomogeneity of the parameters. This support
tool lets you apply the proposed method a given grid and also carries an economic assessment
of the project to determine the total time of return on investment.
The use of the support tool developed on the Southern Interconnected Grid of
Cameroon (SIG) has shown that we can reduce the percentage of active power losses in the
network of 18.24% of the total active power generated at 10.43% of that power. Using as a
single network conductor ASTER 570 mm2; and also noting that the total time of return on
investment of this project is 15 years’ maximum. In doing so, we also improved the degree of
homogeneity of the network from 42.22% to 88.89%.

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Liste des figures

Figure 1: Schéma de principe d'un système électrique. (Source Wikimédia) ....................................... 17


Figure 2: Schéma équivalent d'une ligne courte .................................................................................. 27
Figure 3: Schéma équivalent en T d'une ligne longue ........................................................................... 28
Figure 4: Schéma équivalent en PI d'une ligne longue.......................................................................... 28
Figure 5: Schéma équivalent d'une ligne très longue .......................................................................... 28
Figure 6: Schéma équivalent en T d'un transformateur à deux enroulements .................................... 29
Figure 7: Schéma équivalent en demi T d'un transformateur à deux enroulements .......................... 29
Figure 8: Schéma équivalent simplifié d'un transformateur à deux enroulements.............................. 30
Figure 9: Schéma équivalent en demi T d'un transformateur à trois enroulements .......................... 31
Figure 10: Schéma équivalent simplifié d'un transformateur à trois enroulements. ......................... 31
Figure 11: Schéma unifilaire du RIS en 2013 avec les numéros affectés aux Jeux de Barres.(source AES
SONEL 2013) .......................................................................................................................................... 42
Figure 12: Schéma unifilaire du RIN. (source AES SONEL 2013)............................................................ 44
Figure 13: Principe de résolution des problèmes par l'outil d'aide. ..................................................... 63
Figure 14: Algorithme du load flow. ...................................................................................................... 66
Figure 15: Page d'accueil du logiciel. ..................................................................................................... 67
Figure 16: Page de collecte des données du logiciel. ............................................................................ 68
Figure 17: Page de collecte des données Jeux de Barre........................................................................ 68
Figure 18: Interface de collecte des données lignes en Per Unit. ......................................................... 69
Figure 19: Interface de collecte des conducteurs du réseau ................................................................ 69
Figure 20: Interface d’édition de la base de données. .......................................................................... 70
Figure 21: Interface d’édition des noms des Jeux de Barres.. ............................................................... 71
Figure 22: Interface de présentation des résultats du load flow. ......................................................... 72
Figure 23: Interface de présentation de la solution finale. ................................................................... 72
Figure 24: Pertes de puissance active en % en fonction du degré d'homogénéité. ............................. 83

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Liste des tableaux

Tableau 1: Quelques stratégies de réduction des pertes. ..................................................................... 47


Tableau 2: Paramètres en Per Unit des lignes du RIS. (Source ENEO 2015) ........................................ 57
Tableau 3: Les Conducteurs du réseau RIS. (source : ENEO 2015)........................................................ 58
Tableau 4: Les charges et les générateurs du réseau RIS. (source : ENEO 2015).................................. 60
Tableau 5: Résultats du load flow sur le RIS.......................................................................................... 73
Tableau 6: Résultats d'écoulement de puissance dans les lignes du RIS. ............................................. 75
Tableau 7: Tableau récapitulatif des solutions envisageables .............................................................. 76
Tableau 8: Résultat du load flow pour l'Almelec_570_225kv ............................................................... 77
Tableau 9: Résultat du load flow pour l'Almelec_366_90kv ................................................................. 79
Tableau 10: Résultat du load flow pour l'Almelec_366_225_expl_90kv .............................................. 80
Tableau 11: Reprise du tableau récapitulatif des solutions envisageables .......................................... 82
Tableau 12:Presentation des résultats obtenus en augmentant progressivement le degré
d'homogénéité ...................................................................................................................................... 82
Tableau 13: Paramètre linéique des conducteurs du RIS. (source AES SONEL 2013) ........................... 88

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Sommaire

Table des matières


Dédicaces................................................................................................................................................. 1
Remerciements ....................................................................................................................................... 2
Glossaire .................................................................................................................................................. 4
Résumé .................................................................................................................................................... 7
Abstract ................................................................................................................................................... 8
Liste des figures ....................................................................................................................................... 9
Liste des tableaux .................................................................................................................................. 10
Sommaire .............................................................................................................................................. 11
Introduction générale............................................................................................................................ 13
PARTIE 1 : Contexte et problématique .................................................................................................. 15
I. Contexte .................................................................................................................................... 15
1. Généralités sur les systèmes et réseaux d’énergie électrique .............................................. 15
2. Transit de puissance et problèmes occasionnés dans les systèmes et réseaux d’énergie
électrique : expression mathématique (2) .................................................................................... 35
3. Les réseaux électriques camerounais (11) (12) (13).............................................................. 40
4. Limite au transit de puissance et problèmes occasionnés (3) .............................................. 45
5. Etat de l’art sur la réduction des pertes de puissance (14) ................................................... 46
II. Problématique ........................................................................................................................... 54
PARTIE 2 : Méthodologie ....................................................................................................................... 56
I. Collecte et traitement des données .......................................................................................... 56
1. Les données pour les lignes de transmission ........................................................................ 56
2. Les données pour les jeux de barres ..................................................................................... 59
II. Programmation du logiciel ........................................................................................................ 61
1. Cahier de charge du logiciel .................................................................................................. 61
2. Etape de résolution des problèmes....................................................................................... 62

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3. Présentation de l’algorithme du LOAD FLOW utilisé (12) (11) .............................................. 63
4. Présentation du logiciel ......................................................................................................... 67
PARTIE 3 : Résultats, commentaires et analyses ................................................................................... 73
I. Les résultats du load flow .......................................................................................................... 73
1. Les résultats à chaque Jeu de Barres..................................................................................... 73
2. Les résultats dans chaque ligne du réseau électrique........................................................... 75
II. Les résultats de la réduction des pertes de puissance .............................................................. 76
1. Première solution : Almelec_570_225kv .............................................................................. 77
2. Deuxième solution : Almelec_366_90kv ............................................................................... 78
3. Troisième solution : Almelec_366_225_expl_90kv ............................................................... 80
4. Conducteurs inutilisables ...................................................................................................... 81
5. Autres résultats ..................................................................................................................... 82
Conclusion générale et perspectives..................................................................................................... 84
Références bibliographiques ................................................................................................................. 86
Annexes ................................................................................................................................................. 88
I. Annexe 1: paramètres des conducteurs du RIS......................................................................... 88

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Introduction générale

L’électricité est un produit, par conséquent il doit avoir un bon rapport qualité/prix pour être
commercialisé et faire aisément face à la concurrence. En d'autres termes, l'électricité doit être
fourni en quantité suffisante, de manière continue avec un coût moindre. Cela peut aussi
contribuer à apaiser l’opinion publique dans un contexte où l’électricité passe pour un produit
de première nécessité. C’est pourquoi, s’il n’est pas possible de construire les centrales de
production à proximité de l’utilisateur, il faut donc envisager de réduire au maximum les
pertes occasionnées par le transport de ce dernier. (6)
Les pertes de puissance dans les réseaux électriques ont toujours préoccupé les scientifiques
du monde, le défi étant de réduire ces pertes le plus possible tout en respectant les contraintes
technico-économiques. Le Cameroun s’est fixé des objectifs très précis dans son plan
d’émergence en 2035 qui est d’atteindre une capacité installée totale de 𝟓 𝑮𝑾 soit
𝟓𝟎𝟎𝟎 𝑴𝑾 de puissance active. Ces pertes sont d'actualité dans les réseaux électriques
camerounais et plusieurs lignes actuelles approchent la surcharge ou sont déjà surchargées
alors que la puissance installée totale actuelle est inférieure à 𝟐 𝑮𝑾 ; il est donc plus
qu’urgent de lancer un programme de renforcement des capacités de transit des lignes
existantes ou de construction de nouvelles lignes, heureusement que l’Etat y à penser
(création de la SONATREL). C'est pourquoi plusieurs chercheurs et étudiants ont œuvré à
trouver des méthodes permettant de réduire les pertes de puissance dans le réseau
interconnecté Sud du Cameroun (RIS). On peut ainsi citer les méthodes de point de
connexion optimale, technique de répartition de charge, la valorisation d'autres sources
alternatives de production décentralisée...etc. Aucune de ces méthodes ne modifie les
paramètres techniques (R, X et B) du réseau électrique en vue de réduire les pertes.
Nous allons tenter d'apporter notre contribution à la réduction ces pertes par la réduction de
l'inhomogénéité des paramètres dans ce thème intitulé : "réduction des pertes de puissance
dans les systèmes et réseaux électriques par la réduction de l'inhomogénéité des
paramètres". Pour y arriver, la procédure classique suivante sera exécutée ; on commence
par une introduction générale ensuite viendra le contexte et la problématique de ce travail
puis il faudra attaquer la méthodologie de résolution du problème seulement après on pourra
produire des résultats, faire des analyses et des commentaires enfin on fera le point dans
une conclusion générale où on émettra quelques perspectives. Les pertes auxquelles nous

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l’inhomogénéité des paramètres. »
faisons référence dans ce mémoire sont les pertes techniques ; de même que les paramètres
font référence aux paramètres techniques (R, X et B) du réseau électrique.

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PARTIE 1 : Contexte et problématique

I. Contexte

1. Généralités sur les systèmes et réseaux d’énergie électrique

1) Classification des systèmes et réseaux d’énergie électrique (4)

La classification d’un réseau électrique peut se faire par :


 La nature du courant ;
 La grandeur de la tension ;
 Le principe de construction ;
 Le lieu et la destination.

a) Nature du courant électrique

La nature du courant électrique nous permet de différencier les réseaux à courants continus de
ceux à courants alternatifs. Dans la pratique, les réseaux électriques à courants alternatifs sont
les plus utilisés. Les réseaux électriques à courants continus sont généralement utilisés dans le
transport sur de très grandes distances (˃800 km) pour satisfaire les conditions technico-
économiques.

b) La grandeur de la tension

Selon la grandeur de la tension, les principaux types de réseaux électriques que l’on distingue
sont :
 Les réseaux à très haute tension : THT
 Les réseaux à haute tension : HT

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 Les réseaux à moyenne tension : MT
 Les réseaux à basse tension : BT

c) Le principe de construction

La classification des réseaux électriques par principe de construction se fait en 3 grands


groupes, à savoir :

 Les réseaux électriques ouverts, radiales ou arborescents :

Ce sont les réseaux constitués de lignes qui reçoivent de l’énergie à partir d’une seule source
d’alimentation. Dans ces types de réseaux, lorsqu’il y a rupture ou défaut dans un tronçon,
tous les abonnés ou récepteurs en aval sont privés d’énergie électrique. Ce type de réseau
présente des pertes d’énergie assez élevées, mais les courants de court-circuit y sont faibles.

 Les réseaux électriques bouclés ou fermés :

Dans ce type de réseau, l’énergie arrive aux récepteurs comme si l’alimentation se faisait de
deux sources. Les pertes d’énergie y sont réduites et les courants de court-circuit
suffisamment élevés, rendant les dispositifs de protection contre ceux-ci coûteux.

 Les réseaux électriques complexes :

Ou encore maillé, ce type est une interconnexion de plusieurs réseaux électriques faisant
partie des deux catégories précédentes. Les analyses et les calculs dans ceux-ci font appels
aux méthodes et algorithmes spécialisés.

d) Le lieu et la destination

D’après le lieu et la destination, les réseaux électriques sont classés en :

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« Réduction des pertes de puissance dans les réseaux électriques par la réduction de
l’inhomogénéité des paramètres. »
- Réseaux d’alimentation :

Les lignes d’alimentation sont celles qui fournissent de l’énergie électriques aux postes
abaisseurs ou aux jeux de barres sans aucune distribution. Notons cependant que les réseaux
d’alimentation peuvent aussi être appelés réseaux de transport, mais pas l’inverse car le
transport ne se fait qu’en HT alors qu’un réseau d’alimentation peut être MT et BT.
- Réseaux de distribution :

Les lignes de distribution sont celles qui alimentent un certain nombre de transformateurs,
connectés aux charges à partir d’un poste de transformation abaisseur ou d’un jeu de barres.
Dans les réseaux électriques de tensions inférieures à 1 kV, les lignes d’alimentation sont
celles qui partent des transformateurs des postes jusqu’aux transformateurs alimentant les jeux
de barres de distribution. Si la source d’énergie primaire se trouve à une distance considérable
des récepteurs, alors il y a une nécessité de construire un réseau électrique d’alimentation HT.

2) Structure physique et modélisation des systèmes et réseaux d’énergie


électrique (7)

a) Description d’un système électrique


Le schéma de la figure ci-dessous montre un système électrique complet depuis les centres de
production jusqu’aux utilisateurs finaux.

Figure 1: Schéma de principe d'un système électrique. (Source Wikimédia)

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l’inhomogénéité des paramètres. »
 Les générateurs ou centrales de production :
Une centrale électrique est un site industriel destiné à la production d'électricité. Les centrales
électriques alimentent en électricité, au moyen du réseau électrique, les consommateurs,
particuliers ou industriels éloignés de la centrale. La production d'électricité y est assurée par
la conversion en énergie électrique d'une énergie primaire qui peut être soit mécanique (force
du vent, force de l'eau des rivières, des marées...), soit chimique (réactions d'oxydoréduction
avec des combustibles, fossiles ou non tels que la biomasse), soit nucléaire, soit solaire... Ces
énergies primaires peuvent être renouvelables (biomasse) ou quasiment inépuisables (énergie
solaire) ou au contraire peuvent constituer des ressources dont la disponibilité est limitée dans
le temps (combustibles fossiles).
Dans ce travail ceux-ci ne seront vu qu’au niveau du jeu de barres qui les connectent au
réseau. On aura donc deux types de modèles pour les générateurs : dans un premier cas on
aura un générateur qui maintient le module et l’angle de la tension fixes a son jeu de barres,
celui-ci sera unique dans le réseau, aucune charge ne lui sera connectée ; Dans un second cas
on aura des générateurs qui injectent une puissance active fixe à leur jeu de barres tout en y
maintenant fixe le module de la tension. Tout jeu de barres comportant un générateur de
puissance active pourra être modélisé ainsi. (8)
 Les postes de transformation
Selon la définition de la Commission électrotechnique internationale, un poste électrique est
la « partie d'un réseau électrique, située en un même lieu, comprenant principalement les
extrémités des lignes de transport ou de distribution, de l'appareillage électrique, des
bâtiments, et, éventuellement, des transformateurs ». Un poste électrique est donc un élément
du réseau électrique servant à la fois à la transmission et à la distribution d'électricité. Il
permet d'élever la tension électrique pour sa transmission, puis de la redescendre en vue de sa
consommation par les utilisateurs (particuliers ou industriels). Les postes électriques se
trouvent donc aux extrémités des lignes de transmission ou de distribution. Les postes
électriques ont 3 fonctions principales : premier, le raccordement d'un tiers au réseau
d'électricité (aussi bien consommateur que producteur type centrale nucléaire) ; deuxième,
l'interconnexion entre les différentes lignes électriques (assurer la continuité dans la fourniture
d’électricité et la stabilité de l’ensemble) ; et enfin la transformation de l'énergie en différents
niveaux de tension.
Pour les calculs dans ce travail, on modélisera uniquement le transformateur de puissance du
poste (les autres étant considérées comme des dispositifs de protection ou de raccordement).
Dans le cas où le poste est simplement connecté à un seul jeu de barres du réseau, il sera
considéré comme une charge pour le réseau et modélisé comme tel. (8)
 Le transformateur de puissance
Un transformateur de puissance est un composant électrique haute-tension essentiel dans
l'exploitation des réseaux électriques. Sa définition selon la commission électrotechnique
internationale est la suivante : « Appareil statique à deux enroulements ou plus qui, par
induction électromagnétique, transforme un système de tension et courant alternatif en
un autre système de tension et courant de valeurs généralement différentes, à la même
fréquence, dans le but de transmettre de la puissance électrique ». Sa principale utilité est
de réduire les pertes dans les réseaux électriques. Il peut être monophasé ou triphasé et

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l’inhomogénéité des paramètres. »
recevoir divers couplages : étoile, triangle et zigzag. Pour mieux saisir le rôle fondamental
d’un transformateur dans la réduction des pertes, considérons l’exemple illustratif suivant :
une ligne d'une centaine de km avec une résistance de 10 Ω sur laquelle circule 400 MW
entraînerait environ 4 MW de perte Joules si elle était exploitée à 200 kV, mais seulement 1
MW si elle était exploitée à 400 kV. L'objectif premier des transformateurs de puissance dans
les réseaux électriques est donc d'élever la tension à des niveaux supérieurs pour transporter
l'électricité avec le minimum de pertes. Par ailleurs, une haute tension dans l'ensemble du
réseau poserait des problèmes de sécurité. L'usage des transformateurs de puissance est donc
inévitable pour garantir à la fois la sécurité domestique et un transport d'électricité
économique.
Le modèle d’un transformateur de puissance varie en fonction du nombre d’enroulement du
transformateur. Ainsi nous aurons un modèle pour le transformateur à deux enroulements et
un autre pour le transformateur à trois enroulements. (1)

 Le disjoncteur HT
Un disjoncteur à haute tension est destiné à établir, supporter et interrompre des courants sous
sa tension assignée (la tension maximale du réseau électrique qu'il protège), selon la définition
donnée par la Commission électrotechnique internationale. Il opère à la fois : dans des
conditions normales de service, par exemple pour connecter ou déconnecter une ligne dans un
réseau électrique ; dans des conditions anormales spécifiées, en particulier pour éliminer un
court-circuit dans le réseau. De par ses caractéristiques, un disjoncteur est l’appareil de
protection essentiel d’un réseau à haute tension, car il est seul capable d'interrompre un
courant de court-circuit et donc d'éviter que le matériel connecté sur le réseau soit
endommagé par ce court-circuit. La difficulté dans l’interruption d’un courant circuit est de
pouvoir éteindre l’arc électrique qui nait lors de la séparation des contacts. Le pouvoir de
coupure d’un disjoncteur définit la puissance maximale qu’il peut interrompre. Plusieurs
techniques de coupures, basées essentiellement sur l’extinction de l’arc électrique existent.
C’est ainsi que nous avons : la coupure dans le gaz SF6, la coupure dans le vide, la
coupure à air comprimé, coupure dans l’huile…etc. La durée de vie d’un disjoncteur
HT se définit en nombre de cycles d’ouverture-fermeture.
Dans la modélisation d’un réseau électrique pour l’analyse et les calculs, il n’apparaitra pas
car son fonctionnement est un état transitoire du réseau alors notre étude se fait en régime
statique et équilibré. A noter aussi que le fonctionnement d’un disjoncteur modifie la
configuration du réseau. (9)

 Le sectionneur HT
Le sectionneur est un appareil électromécanique permettant de séparer, de façon
mécanique, un circuit électrique et son alimentation, tout en assurant physiquement une
distance de sectionnement satisfaisante électriquement. L'objectif peut être d'assurer la
sécurité des personnes travaillant sur la partie isolée du réseau électrique ou bien d'éliminer
une partie du réseau en dysfonctionnement pour pouvoir en utiliser les autres parties. Le
sectionneur, à la différence du disjoncteur ou de l'interrupteur, n'a pas de pouvoir de

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coupure, ni de fermeture. Il est impératif d'arrêter l'équipement aval pour éviter une
ouverture en charge. Dans le cas contraire de graves brûlures pourraient être provoquées, liées
à un arc électrique provoqué par l'ouverture ou la fermeture. Le sectionneur, pour satisfaire
aux normes en vigueur, doit pouvoir être condamné en position ouverte. La fonction
principale d'un sectionneur haute tension est de pouvoir séparer (un disjoncteur isole mais ne
sépare pas : notions de distance) un élément d'un réseau électrique (ligne à haute tension,
transformateur, portion de poste électrique, ...) afin de permettre à un opérateur d'effectuer
une opération de maintenance sur cet élément sans risque de choc électrique. Le sectionneur
doit : indiquer sans ambiguïté sa position, on parle parfois de « coupure visible », sinon «
certaine » quand les contacts ne sont pas directement visibles ; pouvoir être cadenassé pour
garantir à l'opérateur qu'un circuit isolé ne sera pas refermé par inadvertance ; posséder une
isolation entre les bornes, qui garantisse à l'opérateur qu'une surtension ne puisse pas mettre
en défaut cette isolation et remettre malencontreusement le circuit sous tension ; dans le cas
des sectionneurs de ligne, relié solidement la ligne ou le jeu de barres en maintenance à la
terre pour protéger contre les surtensions atmosphériques ou d’induction.
Notre étude se faisant e régime statique équilibré comme il a été mentionné précédemment, le
sectionneur ne sera pas pris en compte dans le modèle car sa manœuvre modifie la
configuration du réseau. (9)
 Le jeu de barres

Dans la distribution électrique un jeu de barres désigne un conducteur de cuivre ou


d'aluminium qui conduit de l'électricité dans un tableau électrique, à l'intérieur de
l'appareillage électrique ou dans un poste électrique. Le terme officiel est barre omnibus, mais
il n'est guère employé. Selon la définition donnée par la Commission électrotechnique
internationale il s'agit de :« un conducteur de faible impédance auquel peuvent être reliés
plusieurs circuits électriques en des points séparés ». (10)
Dans les modèles utilisés dans ce travail, le jeu de barres sera représenté par un nœud de
connexion des lignes de transmission.

 Les charges
On appelle charges, les puissances actives et réactives appelées par les utilisateurs aux
différents jeux de barres de livraison de l’énergie électrique. La puissance active étant la
puissance réellement utile (qui fournit un travail, en MW) et la puissance réactive étant
nécessaire pour le bon fonctionnement de certains appareils électriques, elle n’est pas facturée
par le distributeur mais sa consommation abusive entraine des pénalités. (4)
Dans les modèles, les jeux comportant uniquement des charges seront modélisés par leurs
puissances active et réactive. Quant aux nœuds ayant des charges et des générateurs, ils seront
modélisés comme des générateurs qui fournissent une puissance active fixe tout en
maintenant fixe le module de la tension.

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 Les lignes de transmission HT
La ligne à haute tension est l'une des principales formes d'infrastructures énergétiques, et le
composant principal des grands réseaux de transport d'électricité. Ces lignes sont aériennes,
souterraines ou sous-marines. Les lignes à haute tension aériennes sont composées de câbles
conducteurs, généralement en alliage d'aluminium, suspendus à des supports, pylônes ou
poteaux. Ces supports peuvent être faits de bois, d'acier, de béton, d'aluminium ou parfois en
matière plastique renforcée. Aujourd'hui, certaines lignes sont régulièrement exploitées à des
tensions supérieures à 765 kV. Les lignes à courant continu haute tension permettent de
transporter l'énergie avec moins de pertes sur de très grandes distances (>800 km) et
éventuellement sous l'eau. Ils sont constitués de pylônes, de conducteurs d’isolateurs et de
câbles de garde. Afin d'éviter les impacts d'aéronefs, les lignes sont signalées par des balises
diurnes (boules) ou nocturnes (dispositifs lumineux), aux abords des aéroports et aérodromes
la partie supérieure du fût du pylône est peinte en rouge et blanc. D'autres dispositifs sont
utilisés pour la protection avifaune dans les zones sensibles, comme des spirales de couleurs.
Pour la modélisation d’une ligne de transmission, on distinguera trois cas possible : les lignes
courtes, on les rencontre généralement dans la distribution, ont la particularité que leurs
résistances sont de mime ordre grandeurs que leurs réactances et ces résistances ne peuvent
donc pas être négligées ; on les modélisent par une résistance en série avec une réactance (les
susceptances sont négligées) comme c’est souvent le cas pour les lignes de transport – Les
lignes longues (longueur < 80 km), généralement dans le transport, ont la particularité que les
réactances sont très grandes comparées résistances et ces résistances seront souvent négligées
et dans certains cas les susceptances aussi ; pour les modéliser on fait souvent appel au
modèle d’une ligne en π ou en T ; mais le modèle en π a l’avantage de n’avoir qu’une seule
maille, ce qui réduit les calculs ; c’est pourquoi ce modèle est le plus utilisé – Les lignes très
longues (toujours dans le transport), les capacités ici sont très grandes et ne peuvent être
négligées, qui se modélisent plus exactement en mettant en série plusieurs modèle en π ou en
T ; mais les calculs deviennent plus complexes ; c’est pourquoi les modèles équivalents en π
seront le plus souvent utilisés par souci de simplification de calculs. (11) (1)

 Le régime de Neutre
Le régime de neutre correspond au type liaison effectuée entre le neutre d'un réseau triphasé
et la terre. La confusion entre les régimes de neutre et le schéma de liaison à la terre est
courante : les schémas de liaison à la terre indiquent en plus le type de liaison entre les masses
des appareils électriques d'une installation. Il existe cinq régimes de neutre différents : Le
neutre isolé ou flottant (aucune connexion entre le neutre et la terre) – La mise à la terre par
résistance, ou impédance de compensation – La mise à la terre par réactance faible (mise à la
terre des perturbations très rapide, par ex. : foudre) – La mise à la terre par réactance de
compensation pour atténuer l'effet capacitif des lignes HT – La mise à la terre directe. En
règle générale, les neutres coté HT des réseaux de distribution sont isolés de la terre ; cette
méthode à l’avantage d’avoir une bonne continuité de service (fonctionne en cas de défaut
monophasée à la terre : défaut permanent) et est très économique car la mise à la terre des
neutres dans le réseau de distribution serait très couteuse (le comporte plusieurs postes de
distribution). Tandis que dans le réseau de transport HT le neutre est relié à la terre car les
effets capacitifs sont grands et donc les courants de fuites à travers ceux-ci seront très élevés

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en cas de défaut à la terre ; et les surtensions engendrées en cas de fonctionnement en état de
défaut permanent rendraient l’isolation du réseau très couteuse ; mais pour réduire les
courants de court-circuit dissymétriques, on isole certains neutres de la terre. (4)

 Matériaux conducteurs et âmes conductrices (4)

La construction d’une ligne électrique nécessite généralement des conducteurs en Cuivre, en


Aluminium, en Almélec, en Acier ou en alliage Aluminium-Acier. Dans les lignes isolées au
câbles les âmes conductrices sont en Cuivre ou en Aluminium. Les conducteurs peuvent être :
plein ; à brin multiple constitués d’un seul matériau ; à brin multiple constitués de plusieurs
matériaux ; à vide avec creux à l’intérieur

Dans les réseaux électriques, les conducteurs les plus utilisés sont ceux à brins multiples, car à
section égale ils sont plus flexible et donc commode lors des travaux de montage des lignes ;
de plus ils résistent plus longtemps lors des vibrations et des balancements provoques par des
vents forts. On distingue plus souvent les âmes suivantes :
 Les conducteurs en Cuivre

Ils ont un grande conductibilité électrique Г = 𝟓𝟒 ∗ 𝟏𝟎𝟔 𝒔𝒊𝒆𝒎𝒆𝒏𝒔/𝒎 ce qui entraine de


faibles pertes par effets joule. Ils ont en plus une grande résistance mécanique à la rupture
𝝈 = 𝟑, 𝟑 ∗ 𝟏𝟎𝟔 𝑷𝒂𝒔𝒄𝒂𝒍, et ne peuvent facilement subir les influences des vibrations
atmosphériques et des impuretés chimiques dans l’air. La limitation de leur utilisation dans le
réseau est dû à la rareté et à leur cout trop élevé.
 Les conducteurs en Aluminium

Ils ont une conductibilité électrique Г = 𝟑𝟑 ∗ 𝟏𝟎𝟔 𝒔𝒊𝒆𝒎𝒆𝒏𝒔/𝒎, soit 1,6 fois inférieur à celle
du Cuivre. Leur résistance mécanique à la rupture est aussi inferieur à celle du Cuivre soit,
𝝈 = 𝟏, 𝟓 ∗ 𝟏𝟎𝟔 𝑷𝒂𝒔𝒄𝒂𝒍 . Ces conducteurs sont généralement utilisés dans les réseaux
électriques de distribution de tension inférieur à 35 kV, on les utilise aussi dans les usines
industrielles et les bâtiments publics.

 Les conducteurs en Acier

Une faible conductibilité électrique de Г = 𝟕, 𝟓 ∗ 𝟏𝟎𝟔 𝒔𝒊𝒆𝒎𝒆𝒏𝒔/𝒎 et une très grande


résistance mécanique à la rupture 𝝈 = 𝟓, 𝟓 ∗ 𝟏𝟎𝟔 𝑷𝒂𝒔𝒄𝒂𝒍. Ils sont utilisés dans les réseaux
électriques BT, MT ou HT de petites villes et petits villages. A cause de leur faible
conductibilité ces conducteurs s’utilisent seulement pour de petites puissances. Ce type de
conducteur est facilement attaqué par les phénomènes de corrosion, pour leur protection il
faut un petit revêtement en Zinc.

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 Les alliages Acier-Aluminium

Ils ont une grande résistance mécanique à la rupture supérieure à celle de l’Aluminium, soit
environ
𝝈 = 𝟐, 𝟓 ∗ 𝟏𝟎𝟔 𝑷𝒂𝒔𝒄𝒂𝒍. Ils sont utilisés dans les réseaux de transport de tension supérieure à
35 kV ayant de grandes distances entre supports.
Pour la désignation des conducteurs, ont utilisent les désignations suivantes : 𝑨 (pour
Aluminium), 𝑨𝑨 (pour alliage Aluminium-Acier) et 𝑪 (pour le Cuivre). Exemple, soit la
désignation suivante : 𝑨𝑨 − 𝟕𝟎 (pour conducteur en alliage Aluminium-Acier de section
𝟕𝟎 𝒎𝒎𝟐 ).

 Le conducteur de garde
Les câbles de garde ne transportent pas le courant. Ils sont situés au-dessus des conducteurs.
Ils jouent un rôle de paratonnerre au-dessus de la ligne, en attirant les coups de foudre pour
éviter une éventuelle surtension au niveau des conducteurs. Ils sont en général réalisés en
almélec-acier. Au centre du câble de garde on place parfois un câble en fibre optique qui sert
à la communication de l’exploitant ; on parle alors de OPGW. Pour assurer une bonne
couverture des conducteurs protégés, ces derniers doivent être situées dans un angle de 300
maximum en dessous du câble de garde.

 Les supports des lignes aériennes


Ce sont des dispositifs destinés à maintenir les conducteurs à une distance nécessaire au-
dessus du sol, au-dessus des intersections avec la route, les chemins de fer et des lignes des
télécommunications. En bref, ils servent à mettre hors d’atteinte les lignes aériennes. D’après
les constructions, on distingue plusieurs types de support d’après leur fonction à savoir :

 Les supports d’alignement (straight line or intermediate


structure)
Ils servent au maintien des conducteurs dans les parties droites de la ligne. On les rencontre
régulièrement sur le tracée et ils constituent les 80 à 90% du nombre total des support d’une
ligne électrique aérienne. Les conducteurs sont fixés sur ces supports par l’intermédiaire
d’isolateurs en guirlandes ou en baïonnettes via des armements.
Ce support est conçu uniquement pour une portion rectiligne du tracée de la ligne. Les
conducteurs du réseau de distribution sont soutenus par des isolateur rigides. Les conducteurs
du réseau de transport sous suspendus a des chaines d’isolateurs verticales constituées

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d’assiette (le nombre d’assiette est proportionnelle à la tension du réseau). On peut utiliser ce
type de support pour de très petit angle (< 𝟓𝒐 )

 Les supports d’ancrage (death end structure)


Ces supports sont utilisés dans les parties droites des lignes électriques aériennes en
intersection avec différentes constructions et aussi dans les lieux où il y a variation du
nombre, de la marque ou de la section des conducteurs de ligne. Les conducteurs avec des
isolateurs en guirlande se fixent sur ce type de support par l’intermédiaire d’une chaine
d’encrage et de pinces spéciales pour des isolateurs en baïonnette. Sur ce type de support, les
conducteurs sont encrés par des chaines d’isolateurs horizontales dans lesquels les efforts
exercés par chacune des deux portées adjacentes sont transmis indépendamment au point
d’attache du support. Pour ligne de distribution comme pour une ligne de transport, les
supports d’ancrage peuvent être installés soit sur une portion du tracé soit dans un angle.

 Les supports d’arrêt


En construction il ne diffère pas de ceux d’ancrage ils sont généralement au début et à la fin
d’une ligne électrique aérienne approchant les postes électriques. Les supports d’arrêts
subissent constamment les tractions d’un côté. Les conducteurs électriques sont fixés sur ces
support comme dans le cas des supports d’ancrage.

 Les supports d’angle (Angle structure)


Ils sont utilisés dans les parties ou la ligne change de direction, ils subissent également et
constamment les charges de traction des conducteurs diriges dans la bissectrice de l’angle de
détour. Ce support se situe à un point où le tracé de la ligne présente dans le plan horizontal
un changement de direction. Les conducteurs sont reliés aux supports par des chaines
d’isolateurs horizontales ou verticales selon le degré de l’angle.

 Les supports d’appui de croisement

Ils sont installés dans les points du tracé de l’électrique où les conducteurs chargent de place
pour permettre une symétrie de charge du système triphasé. Ce support est conçu pour la
transposition c’est à dire un changement de la position relative des conducteurs d’un réseau.

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 Les supports de traversée (crossing)
Ils sont utilisés dans les endroits où la ligne aérienne est en intersection avec le chemin de fer,
les fleuves, les lacs, les rivières et autres. La portée entre deux supports de traversée peut
atteindre 05 kilomètres et la hauteur des supports atteindre 70 à 80 mètres. Pour les grandes
portées, les supports de traversée se font parfois par phrase (Un support porte une phrase).
Ce support spécial est utilisée pour la traversée des grands obstacles et qui par conséquent à
une très grande hauteur.
Les supports se diffèrent de par leur construction, c’est pourquoi dans la plupart des réseaux
on trouvera les supports en béton armé, en bois et métalliques.
D’après la nature du matériau utilisés on distingue :
 Les supports en béton armé
Par les méthodes industrielles de leur fabrication, ils sont plus effectifs. Leur construction
permet une réduction de l’utilisation des métaux et économisent les bois. On les utilise
généralement dans les réseaux électriques de tensions compris entre 30 et 110 kV. Ils ont une
très grande durée de vie. Ils ne nécessitent pas de réparation ce qui se qu’entraine une
réduction considérable des dépenses d’exploitation.

 Les supports en bois


Ils sont faits à l’aide des eucalyptus qui remplissent les conditions techniques suivantes :
o La variation du diamètre de la base au sommet ne doit pas dépasser 8 mm par
mètre de longueur
o Le diamètre au sommet ne doit pas être inferieur a : 12 cm pour la BT, 16 cm pour
la MT, 18 cm pour la HT
Ces supports sont trop utilisés dans les réseaux électriques BT, ils peuvent également être
utilisés dans les réseaux électrique HT s’ils sont convenablement traités. La durée de vie
d’exploitation de ces supports peut atteindre 25 ans. Pour augmenter leur durée de vie il suffit
de les oindre avec les antiseptiques pour les protéger de la pourriture et particulièrement les
parties au sol, aux traverses, crochets et broches. Son avantage se trouvent dans le processus
de fabrication et son cout par rapport aux autres supports de matériaux différents.

 Les supports métalliques


Ils sont généralement en acier, ils sont résistant et fiable dans l’exploitation. On les utilise
seulement sur les lignes de tensions supérieure à 90 kV. L’inconvénient majeur est l’ensemble
des dépenses liés à sa peinture et sa protection contre la corrosion. Ils sont généralement les
pylônes ou les portiques en treillis.

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 Les autres types de support

En dehors des supports classiques cités plus haut, ils existent des supports de boucles, de
dérivation et des supports multi ternes.

 Les isolateurs
La fixation et l'isolation entre les conducteurs et les pylônes est assurée par des isolateurs, ils
ont un rôle à la fois mécanique et électrique. Ceux-ci sont réalisés en verre, en céramique, ou
en matériau synthétique. Les isolateurs en verre ou céramique ont en général la forme d'un
empilement d'assiettes. Il en existe deux types : les isolateurs rigides (assiettes collées) et les
éléments de chaîne (assiettes emboîtées). Plus la tension de la ligne est élevée, plus le nombre
d'assiettes est important. Les chaînes peuvent être simples (câbles légers en suspension),
doubles droites (horizontales pour les câbles en amarrage et verticales pour les câbles lourds
en suspension), doubles en V (câbles en suspension anti-balancement) voire triples
(supportant plusieurs câbles).

 Les Armements
Les conducteurs se fixent sur des supports par l’intermédiaire des armements. Ces sont des
dispositifs mécaniques en bois ou en acier qui permettent aux lignes d’être ancrées sur des
supports. Le type d’armement impose ou défini la réactance des conducteurs ainsi que la
largeur du layon central. Ils existent plusieurs types d’armement à savoir :
 La nappe voute et la nappe horizontale
Généralement utilisées sur des supports d’alignement

 L’armement en drapeau
Utilisé sur des supports d’angle (où la ligne change de direction)

 L’armement alterne-interne

b) Modélisation des éléments du réseau

 Les lignes de transmission (4)

La résistance active (courant alternatif) des conducteurs en courant alternatifs est supérieure à
sa résistance ohmique (celle qu’elle opposerait au passage du courant continu) ceci est au
phénomène d’effet de peau qui entraine une inégale répartition du courant dans la section du
conducteur comme c’est le cas en courant continu. C’est pourquoi la résistance active des

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conducteurs se détermine par expérience comme le rapport des pertes active ∆𝑷 au carré du
courant 𝑰.
∆𝑷
𝑹 = 𝟑∗𝑰𝟐

∆𝑷 : est la perte de puissance active totale sur la ligne ; 𝐼 est le courant en ligne ; 𝑅 : est la
résistance d’un conducteur.

La réactance des lignes aériennes se déterminent de façon approximative par la relation


suivante : 𝑿 = 𝑿𝒐 ∗ 𝑳
𝑳 : est la longueur de la ligne en km
𝟐𝑫𝒎
𝑿𝒐 = 𝟎, 𝟏𝟒𝟓 ∗ 𝒍𝒐𝒈 ( ) + 𝟎, 𝟎𝟏𝟔𝝁𝒓 : est la réactance linéique en 𝜴/𝒌𝒎 a 𝟓𝟎 𝑯𝒛
𝒅

𝝁𝒓 : est la perméabilité magnétique relative du matériau utilisé. Elle permet de déterminer la


réactance interne du conducteur.
𝒅 : est le diamètre d’un conducteur en mètre.
𝟑
𝑫𝒎 = √(𝑫𝟏𝟐 ∗ 𝑫𝟏𝟑 ∗ 𝑫𝟐𝟑 ) : est la distance moyenne entre conducteurs dans un triphasé trois
fils.
𝑫𝟏𝟐 , 𝑫𝟏𝟑 𝒆𝒕 𝑫𝟐𝟑 : sont les distances respectives entre les conducteurs 𝟏 − 𝟐, 𝟏 − 𝟑 𝒆𝒕 𝟐 − 𝟑.

La susceptance capacitive d’une ligne de transmission est déterminer par : 𝐵 = 𝐿 ∗ 𝑏0 (en


Siemens)
𝒃𝟎 = 𝒘 ∗ 𝑪𝟎 : est la susceptance linéique en 𝑺/𝒌𝒎
𝟎,𝟎𝟐𝟒∗𝟏𝟎−𝟔
𝑪𝟎 = 𝟐∗𝑫𝒎 : est la capacité linéique en 𝑭/𝒌𝒎
𝐥𝐨𝐠( )
𝒅

Remarque : les grandeurs linéiques en 𝜴/𝒌𝒎 ou 𝑺/𝒌𝒎 (et dans le système anglo-saxon :
𝜴/𝒎𝒊𝒍𝒆 ou 𝑺/𝒎𝒊𝒍𝒆 avec 𝟏 𝒎𝒊𝒍𝒆 = 𝟏, 𝟔𝟎𝟗 𝒌𝒎) sont généralement fournis par les
documents techniques du constructeur en fonction des distances moyennes entre conducteurs.
Un exemple de document technique est fourni ci-dessus.

 Les lignes de transmission courtes

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Figure 2: Schéma équivalent d'une ligne courte2016
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l’inhomogénéité des paramètres. »

 Les lignes de transmission longues

Figure 3: Schéma équivalent en T d'une ligne longue

 Les lignes de transmission très longues

Figure 4: Schéma équivalent en PI d'une ligne longue

Figure 5: Schéma équivalent d'une ligne très longue

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 Les transformateurs à deux enroulements (1)

Figure 6: Schéma équivalent en T d'un transformateur à deux enroulements

Figure 7: Schéma équivalent en demi T d'un transformateur à deux enroulements

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Figure 8: Schéma équivalent simplifié d'un transformateur à deux enroulements

 Les paramètres shunt se déterminent par un essai à vide


∆𝑷𝟎
𝑮=
𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑰𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑩= ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻

𝑮 𝒆𝒕 𝑩 Sont respectivement la conductance et la susceptance capacitive du transformateur


∆𝑷𝟎 : pertes des pertes actives à vide sous la tension nominale en MW
𝑼𝒏𝒐𝒎𝑻 : tension nominale du transformateur coté HT en kV
𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻 : puissance apparente nominale du transformateur en MVA
𝐼0 : courant à vide du transformateur fonctionnant sous sa tension nominale en % du courant
nominal 𝐼𝑛𝑜𝑚𝑇
 Les paramètres séries se déterminent par un essai en court-circuit

𝑼𝒏𝒐𝒎𝑻 𝟐
𝑹 = ∆𝑷𝒄𝒄 ∗ ( )
𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻

𝒖𝒄𝒄 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝒁𝑻 = ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
𝟐
𝑿 = √(𝒁𝟐𝑻 − 𝑹𝟐 )

𝑹, 𝒁𝑻 𝒆𝒕 𝑿 Sont respectivement la résistance, l’impédance et la réactance séries du


transformateur vu de la haute tension. 𝒁𝑻 = 𝑹 + 𝒋𝑿
∆𝑷𝒄𝒄 : est la perte de puissance active dans le cuivre dans l’essai en court-circuit (en MW)

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𝒖𝒄𝒄 : la tension de court-circuit pour laquelle le courant de court-circuit est égale au courant
nominal (en % de la tension nominale)

 Les transformateurs à trois enroulements

Figure 9: Schéma équivalent en demi T d'un transformateur à trois enroulements

Figure 10: Schéma équivalent simplifié d'un transformateur à trois enroulements.

On remarque les trois enroulements du transformateur à trois enroulements ont la même


puissance nominale, ce qui simplifie grandement le calcul des paramètres de ce dernier.
 Les paramètres shunt se déterminent par un essai à vide

∆𝑷𝟎
𝑮=
𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑰𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑩= ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻

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𝑮 𝒆𝒕 𝑩 Sont respectivement la conductance et la susceptance capacitive du transformateur
∆𝑷𝟎 : pertes des pertes actives à vide sous la tension nominale en MW
𝑼𝒏𝒐𝒎𝑻 : tension nominale du transformateur coté HT en kV
𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻 : puissance apparente nominale du transformateur en MVA
𝐼0 : courant à vide du transformateur fonctionnant sous sa tension nominale en % du courant
nominal 𝑰𝒏𝒐𝒎𝑻

 Les paramètres séries se déterminent par un essai en court-


circuit
Les conditions de court-circuit étant les mêmes que précédemment c.-à-d. que la tension de
court-circuit est réglée de telle sorte que le courant de court-circuit soit égal au courant
nominal.

𝑼𝒏𝒐𝒎𝑻 𝟐
𝑹𝟏 = 𝑹𝟐 = 𝑹𝟑 = 𝟎, 𝟓 ∗ ∆𝑷𝒄𝒄 ∗ ( )
𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
𝒖𝟏𝟐 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑿𝟏𝟐 = 𝑿𝟏 + 𝑿𝟐 = ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
𝒖𝟏𝟑 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑿𝟏𝟑 = 𝑿𝟏 + 𝑿𝟑 = ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
𝒖𝟐𝟑 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑿𝟐𝟑 = 𝑿𝟐 + 𝑿𝟑 = ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
A partir des valeurs déterminées précédemment par l’expérience du court-circuit on en déduit
que :
(𝒖𝟏𝟐 + 𝒖𝟏𝟑 − 𝒖𝟐𝟑 ) 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑿𝟏 = 𝟎, 𝟓 ∗ (𝑿𝟏𝟐 + 𝑿𝟏𝟑 − 𝑿𝟐𝟑 ) = 𝟎, 𝟓 ∗ ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
(𝒖𝟏𝟐 + 𝒖𝟐𝟑 − 𝒖𝟏𝟑 ) 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑿𝟐 = 𝟎, 𝟓 ∗ (𝑿𝟏𝟐 + 𝑿𝟐𝟑 − 𝑿𝟏𝟑 ) = 𝟎, 𝟓 ∗ ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
(𝒖𝟏𝟑 + 𝒖𝟐𝟑 − 𝒖𝟏𝟐 ) 𝑼𝟐𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑿𝟑 = 𝟎, 𝟓 ∗ (𝑿𝟏𝟑 + 𝑿𝟐𝟑 − 𝑿𝟏𝟐 ) = 𝟎, 𝟓 ∗ ∗
𝟏𝟎𝟎 𝑺𝒏𝒐𝒎𝑻
𝑿𝒊𝒋 𝒆𝒕 𝒖𝒊𝒋 : sont respectivement la réactance équivalente et la tension de court-circuit en % de
la tension nominale des enroulements 𝒊 𝒆𝒕 𝒋

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c) Le système per unit ou système de valeurs réduites (1)

 Définition
Dans le domaine du génie électrique de l'analyse des écoulements de puissance, un système
par unité est l'expression des quantités du système sous forme de fractions d'une quantité
unitaire de base définie. Les calculs sont simplifiés, car les quantités exprimées en valeurs
réduites ou per unit ne changent pas quand ils sont appelés d'un côté ou de l'autre du
transformateur. Cela peut être un avantage marqué dans l'analyse du réseau électrique où un
grand nombre de transformateurs peuvent être rencontrés. En outre, les types d'appareils
similaires auront les impédances situées à l'intérieur d'une plage numérique étroite lorsqu'elles
seront exprimées comme une fraction unitaire de la cote de l'équipement, même si la taille de
l'unité varie considérablement.
Un système par unité fournit des unités pour la puissance, la tension, le courant, l'impédance
et l'admittance. Mis à part l'impédance et l'admittance, deux de ceux-ci sont indépendants et
peuvent être arbitrairement choisi comme valeurs de base, généralement la puissance et de la
tension. Toutes les quantités sont exprimées en multiples de valeurs de base sélectionnés. Par
exemple, la puissance de base peut être la puissance nominale d'un transformateur, ou peut-
être une puissance choisie arbitrairement qui rend la quantité de puissance dans le système
plus commode. La tension de base peut être la tension nominale d'un bus. Les différentes
quantités sont étiquetés avec le même symbole (pu) ; il devrait être clair à partir du contexte si
la quantité est une tension, courant, etc.

 Avantages du système Per Unit

Il y a plusieurs raisons d'utiliser un système de valeurs réduites :


 Les appareils similaires (générateurs, transformateurs, lignes) auront semblables
impédances et les pertes en per unit si elles sont exprimées sur leur propre base,
quelle que soit leur taille absolue. Pour cette raison, les données unitaires peuvent
être vérifiés rapidement des erreurs grossières. Une valeur réduite hors de portée
normale est utile dans la recherche pour les erreurs potentielles.
 Les fabricants précisent généralement l'impédance des appareils en valeurs unitaires.

2
L'utilisation de la constante √3 est réduite dans les calculs triphasés, car les
formules en monophasée et en triphasée sont identiques.
 Les grandeurs électriques sont les mêmes de chaque côté d'un transformateur,
indépendamment du niveau de tension
 En normalisant les quantités à une base commune, les calculs à la main et des
calculs automatiques sont simplifiés.
 Il améliore la stabilité numérique des méthodes de calcul automatique
 La représentation en per unit des données donne des informations importantes sur
les grandeurs relatives.

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Le système de valeurs réduites a été développé pour rendre une analyse manuelle des
systèmes électriques plus facile. Bien que l'analyse soit maintenant faite par ordinateur, les
résultats sont souvent exprimés en valeurs réduites sur une base commune de l'ensemble du
système pratique.

 Mise en œuvre
En monophasée comme en triphasée, on choisit une puissance de base commune à tous les
équipements et les tensions de base sont les tensions HT et MT (dans le même rapport que le
rapport de transformation) des différents transformateurs, ce qui permet de s’affranchir du
transformateur idéal dans le modèle.

Calcul des grandeurs de base en monophasée :

- Calcul de courant de base en kA


𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑰𝒃𝒂𝒔𝒆 =
𝑽𝒃𝒂𝒔𝒆
- Calcul de l’impédance de base en Ω

𝑽𝟐𝒃𝒂𝒔𝒆
𝒁𝒃𝒂𝒔𝒆 =
𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
- Calcul de l’admittance de base Siemens
𝟏 𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
𝒀𝒃𝒂𝒔𝒆 = =
𝒁𝒃𝒂𝒔𝒆 𝑽𝟐𝒃𝒂𝒔𝒆

𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆 : puissance de base en MVA ou MW ou MVAR

𝑽𝒃𝒂𝒔𝒆 : tension de base en kV

Calcul des grandeurs de base en triphasée :


- Calcul de courant de base en kA
𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑰𝒃𝒂𝒔𝒆 = 𝟐
√𝟑 ∗ 𝑼𝒃𝒂𝒔𝒆
- Calcul de l’impédance de base en Ω

𝑼𝟐𝒃𝒂𝒔𝒆
𝒁𝒃𝒂𝒔𝒆 =
𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
- Calcul de l’admittance de base Siemens
𝟏 𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
𝒀𝒃𝒂𝒔𝒆 = =
𝒁𝒃𝒂𝒔𝒆 𝑼𝟐𝒃𝒂𝒔𝒆

𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆 : puissance de base en MVA ou MW ou MVAR

𝑼𝒃𝒂𝒔𝒆 : tension de base en kV

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Dans les calculs on effectuera le changement de base de la manière suivante :
𝑺𝑴𝑽𝑨
𝑺𝒑𝒖 =
𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑷𝑴𝑾
𝑷𝒑𝒖 =
𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑸𝑴𝑽𝑨𝑹
𝑸𝒑𝒖 =
𝑺𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑼𝒌𝑽
𝑼𝒑𝒖 =
𝑼𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑰𝒌𝑨
𝑰𝒑𝒖 =
𝑰𝒃𝒂𝒔𝒆
𝒁𝜴
𝒁𝒑𝒖 =
𝒁𝒃𝒂𝒔𝒆
𝒀𝑺𝒊𝒆𝒎𝒆𝒏𝒔
𝒀𝒑𝒖 =
𝒀𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑹𝜴
𝑹𝒑𝒖 =
𝒁𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑿𝜴
𝑿𝒑𝒖 =
𝒁𝒃𝒂𝒔𝒆

Ces grandeurs de base définies précédemment prennent la valeur de 𝟏 𝒑𝒖 dans le système de


valeurs réduites.

2. Transit de puissance et problèmes occasionnés dans les systèmes


et réseaux d’énergie électrique : expression mathématique (2)

1) Le transit de puissance

Le transit sur une ligne électrique est une puissance électrique, exprimée en multiples du Watt
(W). Dans le cas simple où la ligne relie un unique site de production à un unique site de
consommation, le transit est égal à la puissance consommée. Le transit correspond à un flux
d'électricité.
Dans la littérature ce terme est aussi utilisée comme synonyme d’écoulement de puissance ou
de charge pour designer l’opération qui consiste à déterminer l’état électrique complet du
réseau électrique. C’est-à-dire les modules et les angles des tensions à chaque jeu de barres,
les puissances fournies par les générateurs, les puissances transitées dans chaque ligne ainsi
que les pertes de puissance.
Ainsi l’expression des puissances actives et réactives échangées entre deux jeux de barres i et
j sont données par :

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|𝑽𝒊 | ∗ |𝑽𝒋 | |𝑽𝒊 |𝟐
𝑷𝒊𝒋 = 𝐜𝐨𝐬(𝚹 − 𝚹𝒋 ) − 𝐜𝐨𝐬 𝚹
|𝒁| |𝒁|
|𝑽𝒊 | ∗ |𝑽𝒋 | |𝑽𝒊 |𝟐
𝑸𝒊𝒋 = 𝐬𝐢𝐧(𝚹 − 𝚹𝒋 ) − 𝐬𝐢𝐧 𝚹
|𝒁| |𝒁|
Où :
𝑽𝒊 : module de la tension au nœud 𝒊.
𝑽𝒋 : module de la tension au nœud 𝒋.

𝜭𝒋 : angle de la tension au nœud 𝒋 par rapport au 𝒊 pris comme référence.

|𝒁| : module de l’impédance de la ligne de 𝒊 à 𝒋.


𝜭 : angle de l’impédance de la ligne.
Normalement, la résistance 𝑹 d’une ligne de transmission est négligeable devant sa réactance
𝑿 (car elles sont conçues pour avoir un bon facteur de transmission).
𝑿 𝑿
( > 𝟏𝟎 𝒐𝒓 𝜭 = 𝒕𝒂𝒏( 𝑹) ≃ 𝟗𝟎𝟎 ). Les égalités suivantes peuvent se simplifier et
𝑹
devenir :
|𝑽𝒊| ∗ |𝑽𝒋|
𝑃𝒊𝒋 = 𝐬𝐢𝐧(𝚹𝐣)
|𝑿|
|𝑽𝒊| ∗ |𝑽𝒋| |𝑽𝒊|𝟐
𝑸𝒊𝒋 = 𝐜𝐨𝐬(𝚹𝐣) −
|𝒁| |𝒁|
Avec 𝒁 = 𝑹 + 𝒋𝑿 ; 𝒋𝟐 = −𝟏

2) Problèmes occasionnés

La loi de Joule pour l’électricité dans un conducteur ohmique s’énonce comme suite : « un
dipôle de résistance R, traversé par un courant I dissipe une énergie par effet joule dont la
valeur instantanée est donnée par : 𝑷 = ∑𝒊 ∑𝒋(𝑹𝒊𝒋 ∗ 𝑰𝟐𝒊𝒋 ) 𝒆𝒏 (𝑾).

Avec 𝑰𝒊𝒋 ∶ module du courant dans la ligne de résistance 𝑹𝒊𝒋

Ce phénomène d’effet joule est la principale cause des pertes techniques dans les réseaux
électriques.
On peut aussi noter les chutes de tensions qui s’expriment comme suit :

|𝑼𝒅𝒆𝒃𝒖𝒕 − 𝑼𝒇𝒊𝒏 |
∆𝑼 = ∗ 𝟏𝟎𝟎
|𝑼𝒅𝒆𝒃𝒖𝒕 |

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l’inhomogénéité des paramètres. »
3) Le Load Flow ou écoulement de charge

Des équations précédentes, il parait évident que pour pouvoir déterminer les puissances
transitant dans les lignes de notre réseau, il faut absolument déterminer le module et l’angle
de la tension à chacun des jeux de barres du réseau électrique : ce problème porte le nom de
Load Flow (traduit improprement en français par écoulement de charge) dans le domaine
d’ingénierie du génie électrique. Toutes les autres grandeurs électriques du réseau se
déduiront.

 Le problème
Pour un réseau à 𝒏 nœuds, les équations reliant les tensions nodales et les courants injectés
sont :
𝑰=𝒀∗𝑽

𝑰𝒊 = ∑ 𝒀𝒊𝒋 ∗ 𝑽𝒋
𝒋

𝒊, 𝒋 = 𝟏 … 𝒏
En pratique, le système est connu par les puissances apparentes injectées :
𝑺𝒊 = 𝑷𝒊 + 𝒋𝑸𝒊 = 𝑽𝒊 ∗ 𝑰∗𝒊

𝑺∗𝒊 = 𝑷𝒊 − 𝒋𝑸𝒊 = 𝑽∗𝒊 ∗ (∑ 𝒀𝒊𝒋 ∗ 𝑽𝒋 )


𝒋

𝒊, 𝒋 = 𝟏 … 𝒏

Les n équations complexes se décomposent en 𝟐𝒏 équations réelles :

𝑷𝒊 = |𝑽𝒊 | ∗ ∑ |𝑽𝒋 | ∗ (𝑮𝒊𝒋 ∗ 𝐜𝐨𝐬(𝜽𝒊 − 𝜽𝒋 ) + 𝑩𝒊𝒋 ∗ 𝐬𝐢𝐧(𝜽𝒊 − 𝜽𝒋 ))


𝒋

𝑸𝒊 = |𝑽𝒊| ∗ ∑ |𝑽𝒋 | ∗ (𝑮𝒊𝒋 ∗ 𝐬𝐢𝐧(𝜽𝒊 − 𝜽𝒋 ) − 𝑩𝒊𝒋 ∗ 𝐜𝐨𝐬(𝜽𝒊 − 𝜽𝒋 ))


𝒋

𝒊, 𝒋 = 𝟏 … 𝒏
|𝑽𝒊 | 𝒆𝒕 𝜽𝒊 : sont respectivement le module et l’angle de la tension au nœuds 𝒊
𝑺𝒊 , 𝑷𝒊 𝒆𝒕 𝑸𝒊 : sont respectivement les puissances apparente, active et réactive injectées au
nœud 𝒊
𝒀, 𝑮 𝒆𝒕 𝑩 : sont respectivement la matrice d’admittance, la partie réelle de la matrice
d’admittance et la partie imaginaire de la matrice d’admittance
𝑨∗ : est l’expression conjuguée de la variable 𝐴

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 Les hypothèses de résolution
Un problème de load flow ou écoulement de charge est correctement posé si les conditions
suivantes sont respectées :

- Classification des variables


Chaque nœud est caractérisé par quatre variables : 𝑷𝒊 , 𝑸𝒊 , | 𝑽𝒊 | 𝒆𝒕 𝜽𝒊 ; la connaissance de deux
de ces variables en chaque nœud nous permet de déterminer les deux autres. En pratique, le
problème se pose autrement. Pour cela il faut classifier les nœuds du système comme suit :

 Nœuds P – V ou nœud générateur : Pour ce type de nœud, on associe les centrales de


production. On spécifie la puissance active et le module de la tension. Les variables à
déterminer sont la phase 𝜽𝒊 de la tension et la puissance réactive 𝑸𝒊 ;

 Nœuds P – Q ou nœud charge : Pour ce type de nœud, on associe généralement les


charges. Ces dernières sont caractérisées par la consommation de la puissance active et
de la puissance réactive. On peut aussi associer des générateurs avec une puissance
active et une puissance réactive fixées. Les variables à déterminer sont le module | 𝑽𝒊 |
et la phase 𝜽𝒊 de la tension.

 Nœud V – θ ou nœud de référence ou balancier : Il est unique dans un réseau et


aucune charge ne doit lui être connectée. Pour ce type de nœud on associe la centrale
de production la plus puissante. A ce nœud, on spécifie la phase égale à 0 et le module
de la tension. Les valeurs à déterminer sont les puissances active 𝑷𝒊 et réactive 𝑸𝒊 .

- Classification des contraintes

o Les variables incontrôlables : Ce sont les puissances actives et réactives liés à la


⃗⃗ .
consommation. Ces variables sont représentées par un vecteur 𝑷

o Les variables indépendantes, ou de contrôle : ce sont généralement les puissances


actives et réactives générées. On peut aussi selon les cas, considérer les tensions aux
nœuds de génération, ou les rapports de transformation des transformateurs avec
régleur en charges, comme variables de contrôle. Ces variables sont représentées par
⃗⃗ .
le vecteur 𝑼

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o Les variables dépendantes ou d’état : Les tensions en module et en phase représentent
⃗⃗ .
l’état du système. Ces variables sont représentées par un vecteur 𝑿
Une autre contrainte très importante dont dépend la stabilité de l’ensemble du réseau
électrique lui-même est l’équilibre entre production et consommation :
𝒏𝒈 𝒏𝒄

∑ 𝑷𝒈𝒊 − ∑ 𝑷𝒄𝒊 − ∆𝑷𝑳 = 𝟎


𝒊=𝟏 𝒊=𝟏
𝒏𝒈 𝒏𝒄

∑ 𝑸𝒈𝒊 − ∑ 𝑸𝒄𝒊 − ∆𝑸𝑳 = 𝟎


𝒊=𝟏 𝒊=𝟏

𝒏𝒈 𝒆𝒕 𝒏𝒄 : sont respectivement le nombre de générateurs et le nombre de charges

𝑷𝒈𝒊 𝒆𝒕 𝑷𝒄𝒊 : sont respectivement les puissances actives générées et consommées au nœud 𝒊

𝑸𝒈𝒊 𝒆𝒕 𝑸𝒄𝒊 : sont respectivement les puissances réactives générées et consommées au nœud 𝒊

∆𝑷𝑳 𝒆𝒕 ∆𝑸𝑳 : sont respectivement les bilans de pertes puissances actives et réactives
consommées (si positif) ou générées (si négatif) par les lignes du réseau électrique.

 Les algorithmes de résolution (1)

Deux générations d’algorithmes s’affrontent pour la résolution des équations du load flow
décrites plus haut :
La première génération est celle des algorithmes classiques ou
itératifs
Partant d’une solution initiale, ces algorithmes déterminent une nouvelles solutions mieux
acceptables (qui rapproche plus du point de convergence) que la précédente. Ensuite ils
déterminent le résidu de puissance à chaque jeu de barres ; si ce dernier est nulle ou
négligeable alors terminer l’algorithme car le point de convergence est atteint ; sinon
déterminer une nouvelle solution mieux adaptée. Et le processus se poursuit jusqu’à ce que le
point de convergence soit atteint s’il existe ou que le nombre maximum d’itération soit
atteinte (pas de point de convergence). L’inconvénient de ces algorithmes dans la résolution
des problèmes d’optimisation est que l’on peut converger vers un minimum local et qui n’est
pas la solution recherchée. Mais cette difficulté est levée dans le load flow en fixant le point
départ le plus proche du point de convergence (initialement | 𝑽𝒊 | = 𝟏 𝒆𝒕 𝜽𝒊 = 𝟎), car la
résolution se faisant dans le système de valeur réduite, les modules des tensions sont proche
de 𝟏. Ils sont moins rapides que l’autre génération mais sont très faciles à programmer. On
peut citer : Gauss Seidel, Newton Raphson et Newton Raphson Découplé Rapide

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l’inhomogénéité des paramètres. »
La deuxième est celle des algorithmes évolutionnaires ou
intelligents
Ces algorithmes se basent essentiellement sur des processus naturels dans la vie de tous les
jours sont donc par conséquent plus rapide ; de plus ils ne peuvent tomber dans un minimum
local quel que soit le point initial des itérations choisi. La plus grande difficulté ici est de
trouver une formulation mathématique ou informatique de la méthode ou du problème à
résoudre. Ils sont donc difficiles à programmer. Nous pouvons citer ainsi la méthode de
relaxation, particule d’essaim d’abeille, la méthode du point intérieur, le recuit simulé,
la recherche taboue et l’algorithme génétique.

3. Les réseaux électriques camerounais (11) (12) (13)

1) Présentation globale

Le réseau électrique Camerounais est subdivisé en trois réseaux distincts : le Réseau Interconnecté
Sud (RIS), le Réseau Interconnecté Nord (RIN) et le Réseau Isolé de l’Est (RIE). Nous présenterons les
configurations électriques de tous ces réseaux, mais nous nous attarderons beaucoup plus sur le RIS
car c’est sur ce dernier que nous allons appliquer le travail qui a été effectué.

2) Le réseau RIS

Le réseau interconnecté Sud, qui fournit plus de 90% de l’énergie électrique consommée sur le
territoire national, est beaucoup plus étendu que le réseau interconnecté Nord et le réseau isolé de
l’Est. Bien qu’étant en grande partie alimenté par deux centrales hydroélectriques à savoir
Songloulou et Edéa, il possède la centrale thermique à gaz de Kribi et quelques centrales thermiques
servant d’appoint d’énergie aux précédentes.

Aménagée sur le lit du fleuve Sanaga, la centrale hydroélectrique de Songloulou avec sa puissance
installée d’environ 384 MW soutient à elle seule un peu plus de 35 % de la production électrique au
Cameroun. Elle comporte huit alternateurs triphasés de 10,3 kV associés en paires avant leur
couplage sur le réseau.

La centrale hydroélectrique d’Edéa est aussi située sur le fleuve Sanaga, le plus important du pays, à
environ 60 kilomètres de Douala, capitale économique du Cameroun, et à 55 kilomètres en aval de la
centrale de Songloulou. Elle a une puissance installée d’environ 256 MW et est constituée de trois
sites à savoir : Edéa 1 qui comporte trois alternateurs triphasés de 5,5 kV ; Edéa 2 qui comporte six
alternateurs triphasés de 5,5 kV alimentant directement l’usine de traitement d’aluminium ALUCAM
et Edéa 3, qui comporte cinq alternateurs triphasés de 10,3 kV. La centrale thermique à gaz de Kribi a
quant à elle une puissance installée d’environ 216 MW et dispose de cinq alternateurs triphasés de
11 kV chacun.

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l’inhomogénéité des paramètres. »
La production entière d’énergie électrique, est transmise aux consommateurs à travers des réseaux
complexes constitués de lignes à 225 kV, 90 kV, 30 kV et 15 kV.

Ce réseau possède trois grands postes de transformation 225/90 kV (Bekoko, Logbaba et


Oyomabang) et un seul grand poste d’interconnexion, qui est celui de Mangombé où sont
connectées toute la production de la centrale de Kribi et une grande partie de l’énergie produite par
la centrale de Songloulou. Le poste de Mangombé est aussi connu sous le nom de Grid Dispatch car il
assure le monitoring de l’ensemble du réseau. Il est également relié aux postes d’Oyomabang, de
Logbaba et à la centrale d’Edéa. La figure ci-dessous illustre le schéma unifilaire du RIS et présente
aussi les numéros attribues à chaque Jeux de Barres dans le cadre de ce travail.

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l’inhomogénéité des paramètres. »

Figure 11: Schéma unifilaire du RIS en 2013 avec les numéros affectés aux Jeux de Barres.(source AES SONEL 2013)

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3) Le réseau RIN

Le réseau Interconnecté du nord dessert les trois régions du grand Nord dont l’extrême nord, le nord
et l’Adamaoua. L’énergie électrique transportée et distribuée provient principalement de la centrale
Hydro électrique de Lagdo et éventuellement aussi de la centrale thermique de Djamboutou. Le RIN
est constitué de 4 grands postes de transformation :

 Le poste de N’Gaoundéré de 110 kV à 15 kV ;


 Le poste de Garoua de 110 kV à 15 kV ;
 Le poste de Guider de 90 kV à 30 kV ;
 Le poste de Maroua de 90 kV à 30 KV.

Dans ce réseau, le transport de l’énergie électrique se fait sous des tensions de 110 kV et de 90 KV.
La centrale hydro électrique de Lagdo est constituée de 4 alternateurs produisant chacune une
puissance de 18 MW, et cette puissance est disponible sur un jeu de barres de 110 kV.

La figure ci-dessous illustre le schéma unifilaire du RIN.

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l’inhomogénéité des paramètres. »

Figure 12: Schéma unifilaire du RIN. (source AES SONEL 2013)

4) Les réseaux isolés du de l’Est

Le réseau de l’est est constitué par des centrales thermiques au Diesel. La principale Centrale
Thermique (CT) se situe dans la ville de Bertoua et on dénombre cinq autres CT de moindre
envergure qui alimentent les villes de Bétaré-Oya, Garoua-Boulai, Lomié, Yokadouma et Moloundou.

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L’acheminement de l’énergie électrique des centrales thermiques aux consommateurs se fait par des
lignes de 30 kV.

4. Limite au transit de puissance et problèmes occasionnés (3)

1) Définition

Dans la pratique, les lignes électriques ne sont pas exploitées pour délivrer leur puissance maximale
théorique, qui dépend uniquement des tensions nominales aux deux extrémités de la ligne, de
l’impédance de la ligne et de la variation de l’angle de puissance à travers la ligne.

2) Les différents facteurs qui limitent le transit de puissance

Le transit de puissance peut être limité par :

- La limite de stabilité
- La limite sur la chute de tension
- La limite thermique limite sur la valeur nominale des équipements.

a) La limite de stabilité
Au fur et à mesure que la puissance s’écoule à travers une ligne de transmission, le déphasage entre
les angles des tensions des barres de départ et d’arrivée augmentent aussi avec la distance de
transmission (l’impédance de transmission). L’accroissement de cet angle de puissance augmente
aussi l’instabilité du système dans lequel se trouve la ligne de transmission en cas de perturbation
transitoire comme les courts circuits, le décharges atmosphériques et l’ouverture ou la fermeture
d’une ligne en charge. En particulier pour les lignes de transmission très longues (𝑳 > 𝟐𝟓𝟎 𝒌𝒎, et
donc très capacitive), le transit de puissance est limité au SIL qui dans ce cas est très inferieur a la
puissance maximale imposée par la limite thermique.

b) La limite sur la chute de tension


En plus du déphasage de l’angle de puissance, le module de la tension augmente aussi la distance de
transmission. En général, pour des lignes de transmissions, la chute de tension maximale est limitée a
5 % ou 10 % selon la configuration physique du réseau (radial ou bouclé). Le flux de puissance qui
correspond à la diminution maximale en amplitude de tension admissible est appelée la limite de
chute de tension de la ligne. Comme avec le décalage de phase, la limite de chute de tension d’une
ligne de transmission diminue avec la distance de transmission et est généralement supérieure a la
limite thermique de la ligne pour les courtes lignes, mais inferieur a la limite de stabilité de la ligne
pour les lignes très longues. La chute de tension limite normalement le transit de puissance sur les
lignes HT et THT de longueurs comprises entre 𝟖𝟎 𝒆𝒕 𝟐𝟓𝟎 𝒌𝒎. La limite de chute de tension sur le
flux d’énergie peut être inférieur de 40 % que la limite thermique de la ligne. La limite de chute de

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tension d’une ligne peut être augmentée par l’addition de condensateurs en parallèle à l’extrémité
de la ligne, de telles solutions sont beaucoup moins couteuses que la reconstruction de la ligne.

c) La limite thermique
La limite thermique de transit de puissance sur les lignes aériennes sont destinées à limiter la
température atteinte par les conducteurs sous tension et entrainant l’affaissement et la perte de
résistance à la traction. Dans la plupart des cas, la température maximale du conducteur appliqué
aux lignes de transmission modernes reflète les problèmes de dégagement au sol plutôt que le recuit
de l'aluminium. Les limites thermiques, comme typiquement calculées, ne sont pas fonction de la
longueur de la ligne. Ainsi, pour une conception de la ligne donnée, une ligne 𝟏 𝒌𝒎 de long et un
𝟓𝟎𝟎 𝒌𝒎 de long ont généralement la même limite thermique. Les limites thermiques déterminent
habituellement le débit de puissance maximale pour les lignes de moins de 𝟖𝟎 𝒌𝒎 de longueur.

Il y a un certain nombre de méthodes possibles par lesquels la capacité thermique MVA d'une ligne
existante peut être augmentée. Certaines de ces méthodes sont techniquement simples, telles que le
renforcement des structures et le remplacement des conducteurs de la ligne avec un conducteur plus
grande section ou de meilleures propriétés. Ces méthodes ont un prix, cependant. En plus du coût du
francs CFA en cause, il y a la construction sur la ligne, et soit le temps panne ou les méthodes de
construction spéciales pour permettre le service alors que le travail est en cours.

5. Etat de l’art sur la réduction des pertes de puissance (14)

Les entreprises cherchent à concevoir et exploiter des systèmes électriques sûrs et fiables qui
fonctionnent efficacement et économiquement tout en répondant aux besoins des clients. Il y a des
domaines où des changements dans les opérations ou les investissements dans les équipements
peuvent réduire les pertes du système électrique ; Toutefois, avant de prendre des mesures
correctives, il est important pour l'entreprise d'effectuer des analyses coûts / avantages pour
déterminer si l'action proposée est économique. De nombreuses techniques de réduction des pertes
ne sont pas rentables sur leur propre mais peut être économique lorsque les mises à niveau ou des
améliorations du système sont faites.

Comme les services publics ont tendance à apporter des améliorations à leurs systèmes pour réduire
les pertes, il peut aider à identifier la cause première des pertes séparées en catégories techniques et
non techniques. Les pertes techniques sont dues aux caractéristiques de charge et du système
électrique ; pertes non techniques sont causées par des facteurs extérieurs au système électrique,
tels que des imprécisions de mesure, les erreurs de facturation, et le vol d'énergie. Distinguer la
cause et le type de pertes peut aider à élaborer des stratégies appropriées pour les atténuer.

Les deux principaux domaines sur lesquels les services publics se concentrent sur pour réduire les
pertes sont :

- Le remplacement des infrastructures existantes et ;


- La modification des critères de conception et de planification pour les futurs investissements
dans l'infrastructure pour améliorer l'efficacité.

Le coût de remplacement des infrastructures existantes peut être élevés par rapport aux économies
de coûts grâce à la réduction des pertes ; cependant, le coût supplémentaire pour construire des

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rendements plus élevés dans des projets d'immobilisations futurs pourrait être faible par rapport à
des gains d'efficacité.

Cette section résume les résultats des stratégies de réduction des pertes évaluées par les
compagnies participantes. Il aborde également les tendances de l'industrie sur les stratégies de
réduction des pertes. Les stratégies d'atténuation de perte évaluées par les compagnies
participantes sont présentées et comprend combien des services publics de New York ont
étudié chaque stratégie.

Tableau 1: Quelques stratégies de réduction des pertes.

Stratégies Compter
Conversion de la tension de distribution 6
Installez dans la distribution des batteries de condensateurs 6
commutés
Equilibrage des phases des lignes de distribution 6
Remplacer les transformateurs de distribution avec des 5
transformateurs plus efficaces
Ligne de transmission Reconductoring 5
Conversion de tension de transmission 4
Multi-phasage (ligne multi terne) 4
Ligne de distribution Reconductoring 4
L’optimisation du circuit de distribution 3
Infrastructure de comptage avancée (AMI) 3
Revoir les critères d'achat des transformateurs des postes 3
Super conducteur (HTLS) 3
Redimensionnement des transformateurs de distribution 3
Installer des batteries de condensateurs dans les lignes de 2
transmission
Modernisation de l’équipement de sous- station (poste électrique) 2
Nouveau circuit de distribution 2
Statique compensation VAR 2
L’utilisation de forme trapézoïdale conducteur 2
Élimination des transformateurs de distribution inutilisés 2
Remplacer les transformateurs de distribution sous - utilisés 2
Détection de vol 2
Arpentage infrarouge 2
Rétention de transmission 2
La production décentralisée (DG) soutien VAR 2
Transformateurs déphaseur 2
Système flexible de transmission de courant alternatif 2
HVDC 2
Réseau électrique intelligent 2
Installez les batteries de condensateurs dans les postes 1

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Nous allons tenter d’aborder quelques un des plus connus.

1) La Transmission HVDC

a) Définition
Le courant continu haute tension (CCHT), en anglais High Voltage Direct Current (HVDC), est une
technologie d'électronique de puissance utilisée pour le transport de l'électricité en courant continu
haute tension. Son utilisation est minoritaire par rapport au transport électrique à courant alternatif
(AC) traditionnel de nos réseaux électriques. Son principal intérêt est de permettre le transport
d'électricité sur de longues distances ; le courant continu cause moins de pertes dans ce cas. Par
ailleurs, c'est l'unique possibilité pour transporter de l'électricité dans des câbles enterrés ou sous-
marins sur des distances supérieures à environ 100 km. En effet, la puissance réactive produite par le
caractère capacitif du câble, s'il est alimenté par du courant alternatif, finit par empêcher le transport
de la puissance active, qui est recherchée. En courant continu, aucune puissance réactive n'est
produite dans le câble.

b) Avantages
La réduction des pertes est en particulier liée au fait que la résistance en courant continu des lignes
est plus faible qu'en courant alternatif (absence d'effet de peau), mais surtout au fait que seule la
puissance active est transportée en courant continu. Les pertes Joule dues au transport de la
puissance réactive n'existent pas en courant continu, le courant est donc seulement limité par les
capacités thermiques des conducteurs. Inversement le courant continu haute tension implique des
pertes supplémentaires dans les stations de conversion. En dehors de toute considération technique,
le choix économique d'utiliser ou pas du courant continu pour une liaison de grande longueur est lié
en particulier à l'équilibre entre trois paramètres :

- Le coût supplémentaire des stations de conversion ;


- Les pertes de ces stations de conversion ;
- Les pertes en ligne.

Il en résulte donc une longueur de ligne au-delà de laquelle un projet de ligne à courant continu est
rentable. On estime en général cette longueur à 800 km environ.

Il existe d’autres avantages de la technologie HVDC pouvant également justifier son choix sur des
liaisons plus courtes : facilité de réglage, influence sur la stabilité et possibilité de régler la puissance
transitée notamment.

c) Inconvénients
Comme il est dit précédemment, son principal inconvénient est le cout et on n’a également
mentionne qu’il n’est rentable en aérien pour des distances de plus de 𝟖𝟎𝟎 𝒌𝒎 et demande
généralement une reconstruction de la ligne en question pour les lignes existantes. Cette solution
n’est généralement pas la meilleure si elle est mise en œuvre dans le seul but de réduire les pertes
de puissance.

2) Les FACTS (15)

a) Définition
Un système de transmission flexible en courant alternatif, plus connu sous l'acronyme anglais de
FACTS (pour Flexible Alternating Current Transmission System) est un équipement d'électronique de

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puissance d'appoint utilisé pour contrôler la répartition des charges dans le réseau en améliorant
ainsi la capacité de transit et en réduisant les pertes, pour contrôler la tension en un point ou assurer
la stabilité dynamique des réseaux de transmission d'électricité et des groupes de productions qui y
sont connectés. Il peut également filtrer certaines harmoniques et donc améliorer la qualité de
l'électricité.

La libéralisation du marché de l'électricité a pour conséquence que la production est maintenant


faite parfois très éloignée du lieu de consommation, elle n'est également plus aussi prévisible
qu'auparavant, les capacités de transit du réseau doivent donc être augmentées, les goulots
d'étranglement du réseau aménagés (congestion). Le manque d'acceptation de l'opinion publique
pour la construction de nouvelles lignes électriques à haute tension et de nouvelles centrales
électriques incite les gestionnaires de réseau à construire des FACTS afin d'augmenter les capacités
de transit du réseau.

Les FACTS sont très nombreux. Ils font toujours partie de la famille des compensations électriques
actives, mais cette compensation est série, parallèle (shunt) ou hybride, c'est-à-dire série et parallèle
à la fois. Ils sont principalement constitués de capacités et d'inductances pour générer la puissance
réactive, ainsi que d'électronique de puissance ou de disjoncteurs pour interrompre et rétablir le
courant au travers des premiers éléments. Les types de FACTS les plus répandus sont les bancs de
capacités séries (commutées mécaniquement ou par thyristors), les SVC, qui combinent capacité et
inductance en parallèle à la ligne, les transformateurs déphaseurs, les STATCOM et SSSC qui sont des
sources de tension placées respectivement en parallèle et en série à la ligne.

b) Avantages
Comme avantages des FACTS nous pouvons citer :

- Contrôle du transit de puissance

En temps normal les lignes électriques sont chargées dans une fourchette allant d’un tiers à la moitié
de leur capacité maximale. En cas de surcharge, une ligne peut atteindre sa limite, elle déclenche
alors en quelques secondes, ce qui entraine la surcharge des lignes avoisinantes qui déclenchent à
leur tour, on a alors des déclenchements en cascade qui conduisent à une coupure d'électricité
généralisée. Les FACTS tentent d'équilibrer la charge entre les lignes pour prévenir cette situation. Si
un défaut a malgré tout lieu, il tentera de rééquilibrer la charge entre les différentes lignes pour
arrêter la cascade de déclenchements

- Contrôle de la tension en régime stationnaire

Les longues lignes ont tendance à avoir des surtensions à leurs extrémités en cas de faible charge, on
parle d'effet Ferranti, et au contraire une faible tension en cas de forte charge. Pour maintenir une
tension constante, ou du moins pour ne pas dépasser les limites imposées par la régulation, un
FACTS monté en parallèle peut être intéressant.

La compensation est localisée dans des postes qui sont répartis à des endroits stratégiques sur la
ligne. Puisque la compensation n'est pas répartie d'une façon uniforme, il est impossible de
maintenir la tension à sa valeur nominale en tout point de la ligne. II est donc important de bien
sélectionner les endroits où la compensation shunt est installée pour éviter que la tension ne s'écarte
trop de sa valeur nominale. Si le SVC fonctionne en réglage de tension, le système de contrôle ajuste
le courant dans le SVC de façon que courant et tension suivent une courbe caractéristique.

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- Stabilité dynamique

Dans le réseau, la génération d'électricité est assurée par des machines synchrones. Les défauts sur
les lignes, les ouvertures et fermetures de sélecteur, les pannes de certains équipements peuvent
faire osciller la puissance active des générateurs, concrètement les axes des générateurs se mettent
à accélérer, d'autres à décélérer. Autrement dit, l'angle de transport se met à osciller. La capacité du
réseau à retrouver son synchronisme, est appelée stabilité dynamique. Les FACTS permettent de
régler la tension et l'angle de transport rapidement et permettent ainsi d'amortir les oscillations de
puissance active et augmente ainsi la disponibilité et la fiabilité du réseau.

- Qualité de l'électricité

Les fournisseurs d'électricité doivent assurer une bonne qualité de la tension, cela veut dire une
fréquence et un niveau de tension aussi constants que possible, une forme d'onde sinusoïdale et
enfin une symétrie entre phases. Cependant le réseau peut subir les défauts suivants :

 Les creux de tension et coupures brèves. (Leur durée peut aller de 10 ms à plusieurs
secondes) après court-circuit dans le réseau.
 Les variations rapides de tension (flicker).
 Les surtensions temporaires ou transitoires (durée inférieure à 1 seconde).
 Les interruptions courtes ou coupure brève (de 1/2 cycle à 3 secondes).
 Un déséquilibre de tension.

Ces défauts peuvent venir du réseau lui-même ou des clients, occasionnels, comme les orages, ou
récurrents, comme le démarrage de machines industrielles tel un four à arc. Les FACTS limitent les
effets des défauts et des défaillances de l'équipement grâce à leur contrôle de tension par exemple.
Au niveau de la forme d'onde des filtres sont souvent associés aux FACTS afin de limiter les
harmoniques environnants ou créés par l'installation elle-même.

- Limiter les courants de court-circuit

Certains FACTS, comme les TCSR et les IPC, dans certaines configurations, peuvent également limiter
le courant de court-circuit.

c) Inconvénients
Comme pour le précèdent, le principal inconvénient ici est le cout et le fait qu’il n’est bien utilisé si
l’on désire uniquement réduire les pertes de puissance.

3) Le Reconductoring

a) Définition
Certaines lignes sur les réseaux électriques ont presqu’atteint leur limite de transit, tandis la
demande en énergie électrique est de plus en plus croissante. Pour les questions d’esthétique ou
environnementales, l’opinion publique n’acceptent toujours pas la construction de nouvelles lignes
de transmission. Pour lever cette difficulté, les compagnies de transport d’énergie électrique ont
pensé à accroitre les capacités de transit des lignes existantes tout en renforçant les structures qui
les supportent si nécessaires. On réalise ceci soit remplaçant les conducteurs existant par des

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conducteurs de plus grande section, soit en remplaçant par des conducteurs ayant de meilleures
propriétés : c’est le Reconductoring ou remplacement des conducteurs.

b) Avantages
La capacité de transit de la ligne est bien améliorée et l’ensemble du réseau électrique plus stable de
même que les pertes d’énergie sont réduites.

c) Inconvénients
Un tel projet est toujours rentable comme on va le démontrer en application dans la partie
« résultats et analyses », surtout si la ligne était congestionnée. La difficulté ici est le manque à
gagner lors de l’exécution des travaux sur la ligne (ligne hors service), mais il existe des techniques
tout autant couteuses qui permettent à la ligne d’être en service lors des travaux.

4) Génération distribuée (8)

a) Définition
Aussi appelé production décentralisée, la production distribuée est la production d'énergie électrique
à l'aide d'installations de petite capacité raccordées au réseau électrique à des niveaux de tension
peu élevée : basse ou moyenne tension. Bien que la dénomination ne fasse pas référence à l'énergie
primaire du générateur, la production décentralisée est fréquemment associée ou parfois confondue
avec certains types de production électrique, notamment :

 L’énergie éolienne
 L’énergie de la biomasse
 L’énergie solaire
 La micro cogénération
 Le petit hydraulique

Elle se distingue de la production dite centralisée réalisée au moyen de grosses centrales thermiques
(nucléaires ou conventionnelles) ou hydraulique, connecté à un réseau de distribution de grande
ampleur, faisant le plus souvent intervenir différents acteurs au long de la chaîne de valeur.

Les énergies décentralisées sont bien adaptées pour approvisionner les sites difficilement
raccordables au réseau (sites isolés en montagne, îles...). Cependant, en l'état actuel de la technique,
ces modes de production ont une rentabilité plus faible que les équipements de grande taille, pour
les zones bien interconnectées au réseau. Pour celles de ces énergies qui s'appuient sur une énergie
primaire renouvelable (éolien, solaire, hydraulique), les gouvernements de la plupart des pays
développés mettent en place des dispositifs d'aide dont le coût est supporté par les usagers du
système électrique

b) Avantages

 Possibilité d'alimenter en électricité des sites de consommation très éloignés du réseau


existant, et dont les consommations ne justifient pas des installations de production de forte
puissance.
 Valorisation de sources d'énergie primaire fatale (solaire, éolien) ou dérivée (chaleur
produite à d'autres fins)

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 Autonomie partielle du système local en cas d'incident majeur sur le réseau

c) Inconvénients
 Participation faible ou nulle au réglage de la fréquence et de la tension du réseau électrique
 Faible capacité à participer à la reconstitution du réseau, risque d'îlotage non maîtrisé
 Pour certaines énergies comme l'éolien ou le solaire, forte intermittence, faible prévisibilité,
commandabilité faible ou nulle.

5) La production en site isolée à énergie renouvelable (16)

a) Définition
Dans le domaine des énergies renouvelables, un système en îlotage est un système de production
d'électricité autonome exploité pour alimenter des consommateurs dans des régions isolées (n'ayant
pas accès au réseau électrique public).

L'alimentation électrique peut être générée sur place avec des sources d'énergie renouvelables telles
que l'énergie solaire (en particulier avec le photovoltaïque), le vent, micro hydraulique,
géothermique ; avec un générateur ou Micro cogénération avec des réserves de carburant
adéquates. Un tel système est appelé un système d'alimentation autonome. En outre, il est possible
d'éliminer tout simplement l'énergie électrique comme dans les communautés Old Order Amish et
Old Order Mennonites.
Sur le site des sources d'eau peuvent inclure un puits, un ruisseau ou d'un lac. En fonction de la
source d'eau, ce qui peut inclure des pompes et / ou une filtration. L'eau de pluie peut aussi être
récolté. Les filtres peuvent être avancés écoulage une source d'ébullition et de stockage de l'énergie.
Popularité

b) Avantages
Dans les situations où la parité réseau a été atteint, il devient moins cher à produire propre
électricité de l'un plutôt que de l'acheter à partir de la grille. Cela dépend des coûts d'équipement, la
disponibilité des sources d'énergie renouvelables (vent, soleil), et le coût d'une connexion au réseau.
Par exemple, dans certaines régions éloignées d'une connexion au réseau serait prohibitif, ce qui
entraîne la parité réseau étant atteint immédiatement.

La combustion de grandes quantités de diesel produit d'importantes émissions de gaz à effet de


serre. Cela contribue au changement climatique qui affecte négativement les communautés.

 Le carburant doit être transporté sur de longues distances par avion, camion ou barge, ce qui
conduit à un plus grand risque de déversements de carburant.
 Le transport de carburant par les camions sur les routes d'hiver impact de l'environnement
négativement par les émissions de gaz à effet de serre élevé des véhicules.
 Les déversements de carburant peuvent avoir lieu alors que le carburant est transporté et
stocké, ce qui pose des risques environnementaux. Fuites de carburant du réservoir
contaminent les sols et les eaux souterraines ...
 Les générateurs peuvent être bruyants et perturbateurs, en particulier dans les collectivités
éloignées tranquilles.

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 Les émissions provenant de générateurs diesel pourraient contribuer à des problèmes de
santé dans les membres de la communauté.

c) Inconvénients
Le cout initial pour ce type de projet est énorme et l’opinion publique ne l’accepte pas, c’est
pourquoi le gouvernement mettent sur pied des politiques pour encourager les consommateurs à s’y
intéressés. La durée de vie d’un tel équipement est estimé à 𝟏𝟓 𝒂𝒏𝒔 et plus. Un retour sur
investissement est garanti autour de 𝟏𝟎 𝒂𝒏𝒔 ou moins.

6) Le OPF

a) Définition
Avec la dérégulation du marché de l'électricité, on s'attend, irrémédiablement, à une augmentation
du nombre des échanges non planifiés. Si ces échanges, qui obéissent aux lois de Kirchhoff, ne sont
pas contrôlés, des problèmes peuvent survenir dans le réseau. Il est intéressant pour le gestionnaire
du réseau de contrôler ces transits de puissance afin d'exploiter le réseau de manière plus efficace et
plus sûr. Etude de l’écoulement de puissance optimal par la méthode de Newton en présence des
dispositifs FACTS (SVC). Sous les conditions normales, les STE fonctionnent en régime permanent. Les
calculs exigeant la caractérisation de cet état sont appelés : Ecoulement de Puissance. L’exploitation
de certaines conditions dites contraintes d’égalité et d’inégalités mène à l’étude d’Ecoulement de
Puissance Optimal en anglais optimal power flow (OPF).

b) Avantages
Elle permet de contrôler le transit de puissance sur le réseau et aussi rester dans le limites de chacun
des équipements. Cela permet non seulement de réduire les pertes mais aussi d’avoir un réseau
électrique plus stable.

c) Inconvénients
Pour cette méthode soit applicable, il faut absolument installer dans le réseau des dispositifs qui
permet de contrôler le transit de puissance telle que les FACTS qui coutent très cher. C’est le principal
inconvénient de ce dernier.

7) Compensation de l’énergie réactive ou Correction du facteur de


puissance (16)

a) Définition
Le transport de la puissance réactive par les lignes électriques cause des pertes, une diminution de la
stabilité du réseau et une chute de tension à son extrémité. Afin d'éviter cela, de la compensation de
puissance réactive, série ou shunt selon les cas, est utilisée pour limiter ce transport de puissance
réactive. Différents appareils électriques peuvent servir à réaliser cette compensation : machines
synchrones, batteries de condensateurs, inductance ou FACTS. On distingue les compensations
passives, qui fonctionnent en tout ou rien et celles actives qui sont graduelles.

Quand la puissance active transportée par une ligne n'est pas égale à la puissance naturelle, un excès
ou un manque de puissance réactive se crée. Cette puissance réactive doit être transportée par la

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ligne, limitant sa capacité à transporter de la puissance active, il convient donc de la limiter au
maximum.

Si la puissance active transportée est trop faible, autrement dit si la ligne a un comportement trop
capacitif, typiquement pour un câble, deux possibilités se proposent pour rétablir un comportement
neutre pour la puissance réactive : soit augmenter l'inductance série de la ligne soit diminuer la
capacité shunt de celle-ci. La première solution pose le problème d'augmenter l'angle de transport ce
qui diminue la stabilité du réseau. La solution privilégiée est donc de diminuer la capacitance shunt
en connectant une bobine en parallèle à la ligne. On parle de compensation shunt.

De même si la puissance active transportée est trop élevée, autrement dit si la ligne a un
comportement trop inductif, pour les longues lignes aériennes typiquement, deux possibilités se
proposent également : augmenter la capacité en parallèle ou diminuer l'inductance. Pour les mêmes
raisons de stabilité que précédemment, la diminution des paramètres est à privilégier. On parle de
compensation série.

b) Avantages
En compensant la puissance réactive on réduit le courant en ligne et donc les pertes de puissances en
lignes tout en contrôlant correctement la tension en bout de ligne.

c) Inconvénients
La compensation statique est très simple à mettre en œuvre et moins couteuse, mais le risque de
surcompensation peut se poser en période de faible charge. Tandis que la compensation dynamique
n’a pas ce problème et donc par conséquent très couteuse.

II. Problématique

Nous avons précédemment présenté quelques techniques des plus connues et des plus
maîtrisées tout en relevant à chaque fois les plus et les moins (du point de vu de la réduction
de puissance) de chacun. Dans la plupart des cas il ne s’agissait pas vraiment de moins car
nous l’avons mentionné bien avant, certaines méthodes ne sont pas rentables sur leur propre
mais peut être économique lorsque les mises à niveau ou des améliorations du système sont
faites.
Comme il a été remarqué précédemment, les FACTS et les HVDC sont très couteux et il
n’est pas technico – économiquement rentable de les déployer si l’unique objectif recherché
est la réduction des pertes de puissances.
Quant à la génération distribuée, elle n’est très bien maitrisée et cause beaucoup de
problèmes de prévisions pour les gestionnaires du réseau car la source primaire est le plus
souvent intermittentes.
La production en site isolée demande un investissement initial considérablement et il n’est
pas encore très acceptée de l’opinion public.
L’état d’un réseau électrique varie beaucoup (suivant la période de la journée, le temps qu’il
fait, la saison …etc.). L’OPF est difficile à mettre en œuvre en temps réel et la source

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primaire n’est toujours disponible en quantité suffisante pour appliquer cette méthode et il est
nécessaire de disposer des éléments qui contrôlent le transit de puissance.
La compensation de l’énergie réactive ou correction du facteur de puissance peut être vue
comme une autre manière d’appliquer les FACTS.
La méthode du Reconductoring s’attaque bien au conducteur des lignes mais ne proposent
pas une méthode permettant de la mettre en œuvre en pratique.
C’est pourquoi nous nous attaquons ici à la méthode de Réduction de l’inhomogénéité des
paramètres qui elle se rapproche le plus de la méthode du Reconductoring. En ceci qu’on
remplace les conducteurs qui approchent ou qui ont atteints la surcharge par des conducteurs
de meilleurs caractéristiques existantes afin de réduire les pertes de puissance. Tout en
essayant de montrer que plus les conducteurs du réseau sont uniformes, plus les pertes sont
moindres.

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l’inhomogénéité des paramètres. »

PARTIE 2 : Méthodologie

I. Collecte et traitement des données

Le format de données utilisé ici est le CDF (Common data format for load flow) utilisé pour tous les
réseaux IEEE.

En règle générale les données sont entrées sous forme de tableau. L’utilisateur a la possibilité de
charger les données préalablement sauvegardées dans un fichier Excel. Mais un fichier ne peut
contenir un seul type de données, les cases vides ne sont pas autorisées et la première case de la
première feuille doit contenir la première information. Exception faite de la première ligne qui
contient les noms de chaque colonne.

1. Les données pour les lignes de transmission


a) Pour le calcul du load flow
Elle comporte sept (07) colonnes au total. Les différentes colonnes contiennent les informations
suivantes :

1 – le numéro du bus de départ

2 – le numéro du bus d’arrivée

3 – la résistance de la ligne en valeur réduite

4 – la réactance de la ligne en valeur réduite

5 – la moitié de la susceptance de la ligne en valeur réduite


𝑣𝑎𝑙
6 – la valeur sur cent du régleur de la prise du transformateur plus un (100 + 1), mettre un si la ligne
ne comporte pas de transformateur.

Un exemple pour le réseau interconnecté Sud (RIS) est donné ci-dessous. (12)

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l’inhomogénéité des paramètres. »
Tableau 2: Paramètres en Per Unit des lignes du RIS. (Source ENEO 2015)

From bus To bus R en pu X en pu Y/2 en pu Réglage transfos


3 28 0,18 0,2458 0 1
29 4 0,1296 0,337 0,00805 1
13 15 0,0892 0,232 0 1
13 17 0,0261 0,0911 0,002 1
5 18 0,0096 0,025 0,0006 1
18 17 0,0065 0,0169 0,0004 1
2 19 0,1643 0,4271 0,0102 1
15 6 0,0133 0,0562 0,0012 1
20 14 0,0813 0,0329 0,03055 1
7 5 0,028 0,0085 0,00075 1
7 21 0,01 0,0424 0,0009 1
23 2 0,002 0,0067 0,0006 1
22 20 0,0121 0,0473 0,04265 1
23 7 0,1605 0,3451 0,00735 1
23 9 0,0756 0,3194 0,00695 1
9 27 0,0756 0,3194 0,00695 1
27 7 0,0756 0,3194 0,00695 1
22 24 0,0333 0,1297 0,1169 1
19 8 0,142 0,3693 0,0088 1
16 3 0,1722 0,4478 0,01065 1
30 11 0,0351 0,1482 0,0032 1
8 25 0,0023 0,0077 0,0007 1
8 26 0,029 0,1227 0,00265 1
8 10 0,0242 0,1022 0,0022 1
10 30 0,0242 0,1022 0,06455 1
1 20 0,0184 0,0716 0,0803 1
1 22 0,0057 0,0223 0 1
29 3 0,0354 0,5238 0 1
16 31 0,2104 0,5471 0,01305 1
31 13 0,2104 0,5471 0,1305 1
12 11 0,455 0,468 0,182 1
32 5 0,0062 0,0243 0,0998 1
33 26 0,148 0,0588 0,241 1
14 13 0,1024 0,1 0 1
20 7 0,1024 0,1 0 1
22 23 0,1024 0,1 0 1
24 8 0,1012 0,05 0 1
34 22 0,0147 0,0313 0,01925 1
16 13 0,1233 0,5823 0,19205 1

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l’inhomogénéité des paramètres. »
b) Pour la réduction des pertes de puissance
Elle comporte six colonnes comportant les informations suivantes.

1 – le numéro du bus de départ

2 – le numéro du bus d’arrivée

3 – le type de conducteur utilisé dans la ligne (on ne peut utiliser qu’un conducteur disponible dans la
base de données)

4 – la tension nominale de la ligne

5 – la longueur de la ligne en kilomètre


𝑣𝑎𝑙
6 – la valeur sur cent du régleur de la prise du transformateur plus un (100 + 1), mettre un si la ligne
ne comporte pas de transformateur.

Un exemple pour le réseau interconnecté Sud (RIS) est donné ci-dessous. (12)
Tableau 3: Les Conducteurs du réseau RIS. (source : ENEO 2015)

Bus départ Bus arrivée Type conducteur Tension en kV Longueur en km Réglage transfos
3 28 almelec_228_90kv 90 90,4 1
29 4 almelec_228_90kv 90 70 1
13 15 almelec_228_90kv 90 48,17 1
13 17 almelec_228_90kv 90 20 1
5 18 almelec_228_90kv 90 17,2 1
18 17 almelec_366_90kv 90 12,6 1
2 19 almelec_228_90kv 90 88,7 1
15 6 almelec_366_90kv 90 11,7 1
20 14 almelec_570_225kv 90 65 1
7 5 almelec_366_90kv 90 9,8 1
7 5 almelec_366_90kv 90 9,8 1
7 21 almelec_366_90kv 90 25,3 1
23 2 almelec_366_90kv 90 8,8 1
23 2 aluminium_acier_173_90kv 90 8,8 1
22 20 almelec_366_225_expl_90kv 225 61,4 1
23 7 aluminium_acier_173_90kv 90 95 1
23 9 almelec_366_90kv 90 70 1
9 27 almelec_366_90kv 90 6,9 1
27 7 almelec_366_90kv 90 80 1
22 24 almelec_366_225_expl_90kv 225 180 1
19 8 almelec_228_90kv 90 76,7 1
16 3 almelec_228_90kv 90 93 1
30 11 almelec_366_90kv 90 33 1
8 25 almelec_366_90kv 90 3,1 1
8 25 aluminium_acier_173_90kv 90 3,1 1
8 26 almelec_366_90kv 90 26 1
8 10 almelec_366_90kv 90 22 1

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10 30 almelec_366_90kv 90 24 1
1 20 almelec_366_225_expl_90kv 225 93 1
1 22 almelec_366_225_expl_90kv 225 77,83 1
1 22 almelec_366_225_expl_90kv 225 77,83 1
29 3 almelec_366_90kv 90 120 1
16 31 almelec_228_90kv 90 120 1
31 13 almelec_228_90kv 90 120 1
12 11 ligne_93_90kv 90 197,4 1
32 5 almelec_366_90kv 90 6,5 1
33 26 almelec_366_90kv 90 12,8 1
14 13 trans1_225kv_90kv_105Mva 90 1 1
20 7 trans1_225kv_90kv_105Mva 90 1 1
22 23 trans1_225kv_90kv_105Mva 90 1 1
24 8 trans1_225kv_90kv_105Mva 90 1 1
24 8 trans1_225kv_90kv_105Mva 90 1 1
34 22 almelec_366_90kv 225 260 1
34 22 almelec_366_90kv 225 260 1
16 13 almelec_366_225_expl_90kv 90 113,6 1

2. Les données pour les jeux de barres


Elle comporte dix (10) colonnes réparties comme suit :

1 – comporte les numéros des différents jeux de barres (le Jeu de Barre numéro 𝟏 est le balancier).

2 – le type de chaque jeu de barres. (Mettre 1 si c’est un balancier, 2 si c’est un générateur (PV) et
enfin 3 si c’est une charge (PQ)).

3 – comporte le module des tensions au différents jeux de barres en valeurs réduite (mettre 1 si cela
n’est pas spécifiée).

4 – comporte les angles des tensions ou de puissance en radian aux différents jeux de barre (mettre
zéro si cela n’est pas spécifié).

5 – comporte les puissances actives générées en chacun des jeux barres. Mettre zéro si pas de
puissance générée.

6 – comporte les puissances relatives générées en chacun des jeux barres. Mettre zéro si pas de
puissance générée.

7 – comporte les puissances actives consommées en chacun des jeux barres. Mettre zéro si pas de
puissance consommée.

8 – comporte les puissances relatives consommées en chacun des jeux barres. Mettre zéro si pas de
puissance consommée.

9 – comporte les limites inferieurs des puissances réactives générées en jeux chacun des barres (c’est
la limite totale des générateurs que le jeu de barre comporte).

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10 – comporte les limites supérieures des puissances réactives générées en chacun des jeux barres
(c’est la limite totale des générateurs que le nœud comporte).

Un exemple pour le réseau interconnecté Sud (RIS) est donné ci-dessous. (12)

Tableau 4: Les charges et les générateurs du réseau RIS. (source : ENEO 2015)

Numéro bus Type bus Module U Angle U Pgen Qggen Pcharge Qcharge Qgen_min Qgen_max
1 1 1 0 0 0 0 0 0 0
2 2 1 0 256 0 185,168 90,38 -100 200
3 2 1 0 9 25 0 0 -5 10
4 2 1 0 20 0 25,4 11,4786 -5 10
5 2 1 0 8 0 100,8 44,67 -5 10
6 2 1 0 84 0 10,812 6,7007 -100 200
7 2 1 0 12 50 0 0 -6 50
8 2 1 0 24,4 50 0 0 -5 25
9 2 1 0 86 0 0 0 -20 90
10 2 1 0 60 0 27,489 17,0362 -1 60
11 2 1 0 10 0 19,9 9,3609 -5 10
12 2 1 0 10 0 0 0 -5 10
13 3 1 0 0 50 13,5 7,5 0 0
14 3 1 0 0 0 0 0 0 0
15 3 1 0 0 0 24 10,051 0 0
16 3 1 0 0 25 16,8 8,7446 0 0
17 3 1 0 0 0 38,2 18,8799 0 0
18 3 1 0 0 0 34,2 14,771 0 0
19 3 1 0 0 0 9,8 4,0035 0 0
20 3 1 0 0 0 0 0 0 0
21 3 1 0 0 0 79,6 38,5184 0 0
22 3 1 0 0 0 0 0 0 0
23 3 1 0 0 0 0 0 0 0
24 3 1 0 0 0 0 0 0 0
25 3 1 0 0 0 67 27,498 0 0
26 3 1 0 0 0 82,7 35,57 0 0
27 3 1 0 0 0 39,1 12,8956 0 0
28 3 1 0 0 0 16,2 7,0115 0 0
29 3 1 0 0 0 34 14,11 0 0
30 3 1 0 0 0 8,7 2,4337 0 0
31 3 1 0 0 0 11,8 6,3 0 0
32 3 1 0 0 0 34,4 19,2118 0 0
33 3 1 0 0 0 34,7 13,4593 0 0
34 2 1 0 216 0 8,8 6,4 -100 200

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II. Programmation du logiciel

1. Cahier de charge du logiciel

1) Données du logiciel

Un réseau électrique dans lequel :

a) Les lignes sont nommées en utilisant les numéros des jeux de barres entre lesquels elles sont
connectées.
b) Les paramètres R (la résistance de la ligne), X (la réactance de la ligne), B/2 (la moitié de la
susceptance de la ligne et la valeur de régleur du transformateur sont connus en valeurs
réduites pour le load flow ;
c) Pour pouvoir appliquer l’algorithme de réduction de puissance, les types de conducteurs (ces
conducteurs doivent figurer dans la base de données pour pouvoir les utiliser), la longueur, la
tension nominale et la valeur du régleur du transformateur doivent être connues.
d) Au nœud balancier, le module en valeur réduite et l’angle en radian de la tension sont
connus
e) Aux nœuds charges, les puissances actives et réactives sont connues respectivement en MW
et en MVars.
f) La base de puissance est connue.
g) Aux nœuds PV ou générateurs (mis à part le slack bus), le module de la tension et la
puissance active sont connus.
h) Le prix du kWh est connu. (13)
i) Le courant maximal (limite physique ou thermique) ou la capacité de transit (limite de
stabilité) pour chaque ligne de transmission du réseau est connu.

2) Calculs du load flow

L’outil d’aide calcule complètement l’état du réseau et met à la disposition de l’utilisateur :

a) Les tensions des barres (module et angle)


b) Les puissances transitées dans chaque ligne
c) Les pertes de puissance dans chaque ligne
d) Les pertes totales de puissance du réseau électrique

3) Solution proposée

Pour pouvoir proposer une solution, l’outil effectue les opérations suivantes :

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a) Réaliser un calcul du load flow.
b) Modifier les paramètres techniques (R, X et B) des lignes transmission de charge anormale
pour les ramener à la normale (augmenter la limite de la ligne) : augmenter la section des
conducteurs, utiliser des conducteurs de meilleures qualités pour les mêmes sections.
c) Refaire le calcul du load flow pour vérification et continuer la modification des paramètres
techniques des lignes qui ont encore une charge anormale et jusqu’à ce que toutes les lignes
soient normales.
d) Afficher les nouveaux paramètres acceptables et les pertes totales conséquentes.
e) Faire le calcul de coût des pertes d’énergie et de gain financier. (17)
f) Terminer.

2. Etape de résolution des problèmes


Pour que la compréhension soit plus simple nous la présenterons sous la forme d’un diagramme de
fluence.

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Figure 13: Principe de résolution des problèmes par l'outil d'aide.

3. Présentation de l’algorithme du LOAD FLOW utilisé (12) (11)

La méthode de Newton Raphson consiste à ajuster les angles et les modules des tensions aux
jeux de barres qui produiront une variation de la puissance de façon à réduire l’erreur
résiduelle à 0. Cette méthode se base sur le développement en série de Taylor de l’équation

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f(x) = 0. Cette dernière s’obtient successivement à partir des approximations du premier ordre
:

𝒇(𝒙) ≈ 𝒇(𝒙𝒌 ) + 𝒇’(𝒙𝒌 ). (𝒙𝒌+𝟏 − 𝒙𝒌 ) = 𝟎


𝝏𝒇
Où 𝒇′ (𝒙) = 𝝏𝒙 est le Jacobien de 𝒇(𝒙). A partir d’une valeur initiale 𝒙𝟎 , on obtient les
corrections 𝜟𝒙𝒌 en résolvant le système linéaire −𝒇′ (𝒙𝒌 ). ∆𝒙𝒌 = 𝒇(𝒙𝒌 )

Et les nouvelles valeurs 𝒙𝒌+𝟏 sont obtenues grâce à la relation :

𝒙𝒌+𝟏 = 𝒙𝒌 + ∆𝒙𝒌
Dans le réseau, on corrige l’angle et le module de la tension qui sont donnés par les deux
équations :
𝒏
𝒔𝒑𝒆
∆𝑷𝒊 = 𝑷𝒊 − 𝑷𝒄𝒂𝒍
𝒊 = |𝑽𝒊 | ∑|𝑽𝒋 |(𝑮𝒊𝒋 𝒄𝒐𝒔 𝜽𝒊𝒋 + 𝑩𝒊𝒋 𝒔𝒊𝒏 𝜽𝒊𝒋 )
𝒋=𝟏
𝒏
𝒔𝒑𝒆
∆𝑸𝒊 = 𝑸𝒊 − 𝑸𝒄𝒂𝒍
𝒊 = |𝑽𝒊 | ∑|𝑽𝒋 |(𝑮𝒊𝒋 𝒔𝒊𝒏 𝜽𝒊𝒋 − 𝑩𝒊𝒋 𝒄𝒐𝒔 𝜽𝒊𝒋 )
𝒋=𝟏

Avec cette notation et en divisant le Jacobien en sous matrices, l’expression précédente


appliquée au problème de la répartition des charges se convertit en un système matriciel
suivant :

∆𝑷 𝒌 𝑯 𝑵 𝒌 ∆|𝑽| 𝒌
[ ] =[ ] .[ ]
∆𝑸 𝑴 𝑳 ∆𝜽

En divisant la variable 𝜟𝑽 par 𝑽 on obtient :


𝒌
∆|𝑽|
∆𝑷 𝒌 𝑯 𝑵𝒌
[ ] =[ ] . [ |𝑽| ]
∆𝑸 𝑴 𝑳
∆𝜽
Et l’expression matricielle du système est la suivante :

𝜽 𝒌+𝟏 𝜽 𝒌 ∆𝜽 𝒌
[ ] =[ ] +[ ]
|𝑽| |𝑽| ∆|𝑽|

Avec :
𝒅𝑷 𝒅𝑸𝒊 𝒅𝑷 𝒅𝑸𝒊
𝑯𝒊𝒋 = 𝒅𝜽𝒊, 𝑴𝒊𝒋 = , 𝑵𝒊𝒋 = 𝒅𝑽𝒊 ∗ |𝑽𝒋 |, 𝑳𝒊𝒋 = ∗ |𝑽𝒋 |
𝒋 𝒅𝜽𝒋 𝒋 𝒅𝜽𝒋

La matrice du Jacobien a comme éléments :


Pour 𝒊 = 𝒋 (éléments diagonaux) :

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𝑯𝒊𝒊 = −𝑸𝒊 − 𝑩𝒊𝒊 ∗ |𝑽𝟐𝒊 |

𝑴𝒊𝒊 = 𝑷𝒊 − 𝑮𝒊𝒊 ∗ |𝑽𝟐𝒊 |

𝑵𝒊𝒊 = 𝑷𝒊 − 𝑮𝒊𝒊 ∗ |𝑽𝟐𝒊 |

𝑳𝒊𝒊 = 𝑸𝒊 − 𝑩𝒊𝒊 ∗ |𝑽𝟐𝒊 |

Pour 𝒊 ≠ 𝒋 (éléments non diagonaux) :

𝑯𝒊𝒋 = |𝑽𝒊 | ∗ |𝑽𝒋 |(𝑮𝒊𝒋 𝐬𝐢𝐧 𝜽𝒊𝒋 − 𝑩𝒊𝒋 𝐜𝐨𝐬 𝜽𝒊𝒋 )

𝑵𝒊𝒋 = |𝑽𝒊 | ∗ |𝑽𝒋 |(𝑮𝒊𝒋 𝐜𝐨𝐬 𝜽𝒊𝒋 + 𝑩𝒊𝒋 𝐬𝐢𝐧 𝜽𝒊𝒋 )

𝑳𝒊𝒋 = 𝑯𝒊𝒋

𝑴𝒊𝒋 = −𝑵𝒊𝒋
∆𝑽
Pour chaque itération, on calcule [∆𝜽, 𝑽
]. Le processus s’arrêtera pour :

|∆𝑷| ≤ 𝜺 𝑒𝑡 |∆𝑸| ≤ 𝜺
La procédure de résolution des systèmes de puissance par la méthode de Newton Raphson est
la suivante :

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Les modules de
tension inconnue
sont mis un et
leurs angles à
zéro

Calculer les
résidus de
puissance

Les résidus sont-ils


négligeable ?

non

Calculer la
matrice du
non Jacobien

Déterminer les
variations de
module et
d angle

Calculer les
nouveaux
modules et
angles

oui
Calculer les
résidus de
puissance

Les résidus de puissances


sont-ils négligeable ?
Ou nombre maximum
d itération atteintes ?

oui

Arrêt

Figure 14: Algorithme du load flow.

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4. Présentation du logiciel

1) La page d’accueil

Figure 15: Page d'accueil du logiciel.

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2) La page de collecte des données et traitement

Figure 16: Page de collecte des données du logiciel.

a) Page pour les données des Jeux de Barres

Figure 17: Page de collecte des données Jeux de Barre.

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b) Page pour les données des lignes en Per Unit

Figure 18: Interface de collecte des données lignes en Per Unit.

c) Page pour les données des lignes par type de conducteurs

Figure 19: Interface de collecte des conducteurs du réseau

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d) Page pour éditer les paramètres linéiques

Figure 20: Interface d’édition de la base de données.

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e) Page pour éditer les noms des Jeux de Barres

Figure 21: Interface d’édition des noms des Jeux de Barres..

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3) La page des résultats du load flow

Figure 22: Interface de présentation des résultats du load flow.

4) La page de réduction des puissances

Figure 23: Interface de présentation de la solution finale.

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PARTIE 3 : Résultats, commentaires et


analyses

I. Les résultats du load flow

1. Les résultats à chaque Jeu de Barres


Tableau 5: Résultats du load flow sur le RIS.

Nom du bus Module Angle V Pgen Qgen P load Q load


de V
Songloulou 1,00 0,00 333,66 -103,19 0,00 0,00
Edéa 1,00 -8,94 256,00 104,68 185,17 90,38
BafoussamCT 15 0,93 -93,50 9,00 64,00 0,00 0,00
Bamenda 0,93 -113,34 20,00 30,85 25,40 11,48
Bassa 0,93 -34,79 8,00 146,76 100,80 44,67
Limbe HFO 1,00 -29,47 84,00 38,43 10,81 6,70
Logbaba 90 0,93 -31,78 12,00 212,82 0,00 0,00
Oyomabang 90 0,95 -22,25 24,40 119,69 0,00 0,00
Dibamba 1,00 -14,13 86,00 30,51 0,00 0,00
Ahala 1,00 -21,52 60,00 67,82 27,49 17,04
Mbalmayo 30 0,98 -21,94 10,00 4,01 19,90 9,36
Ebolowa 1,04 -16,04 10,00 -4,42 0,00 0,00
Bekoko 90 0,89 -37,99 0,00 50,00 13,50 7,50
Bekoko 225 0,97 -27,83 0,00 0,00 0,00 0,00
Limbe 0,97 -31,53 0,00 0,00 24,00 10,05
Nkongsamba 0,85 -68,69 0,00 25,00 16,80 8,74
Bonaberi 0,87 -38,70 0,00 0,00 38,20 18,88
Deido 0,88 -37,73 0,00 0,00 34,20 14,77
Njock kong 0,95 -17,03 0,00 0,00 9,80 4,00
Logbaba 225 1,00 -7,82 0,00 0,00 0,00 0,00
Koumassi 0,84 -37,71 0,00 0,00 79,60 38,52
Mangombé 225 1,01 -3,16 0,00 0,00 0,00 0,00
Mangombé 90 0,99 -9,36 0,00 0,00 0,00 0,00

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l’inhomogénéité des paramètres. »
Oyomabang 225 1,01 -15,77 0,00 0,00 0,00 0,00
BRGM 0,95 -22,52 0,00 0,00 67,00 27,50
Ngousso 0,82 -31,50 0,00 0,00 82,70 35,57
Ngodi bakoko 0,98 -16,04 0,00 0,00 39,10 12,90
Bafoussam 15 0,86 -97,89 0,00 0,00 16,20 7,01
Bafoussam 0,86 -110,06 0,00 0,00 34,00 14,11
Nsimalen 0,99 -22,00 0,00 0,00 8,70 2,43
Njombé 0,80 -55,52 0,00 0,00 11,80 6,30
Makepe 0,92 -35,38 0,00 0,00 34,40 19,21
Kondengui 0,81 -33,09 0,00 0,00 34,70 13,46
Kribi 1,00 8,70 216,00 -71,11 8,80 6,40

a) Analyses de chutes de tension


Nous avons mentionné plus haut que quelques soit la structure du réseau électrique
considérée, la chute de tension ne doit pas dépasser les 𝟏𝟎 % de sa valeur nominale. Nous
constatons hélas, que dans le réseau RIS cette condition imposée par la norme n’est pas
respecté pour tous les nœuds. C’est le cas par exemple des nœuds Kondengui et Njombé qui
atteignent les 𝟐𝟎 % de chute de tension : ce sont les deux nœuds les plus marquant en termes
de chute de tension. On relève en tout dix nœuds où les chutes de tension sont hors de la
limite imposée par la norme.
- Bekoko 90 : 11,5 %
- Nkongsamba : 13,4 %
- Bonabéri : 13 %
- Deido 11,9 %
- Koumassi : 15,6 %
- Ngousso : 11,8 %
- Bafoussam CT 15 : 13,9 %
- Bafoussam : 13,6 %
- Njombé : 20 %
- Kondengui : 19,5 %
On doit aussi remarquer que certains Jeux de Barres présentent une tension supérieure à leur
valeur nominale. C’est le cas pour les Jeux de Barres Oyomabang 225, Mangombé 225 et
Ebolowa.
b) Analyses de stabilité
Pour assurer l’équilibre du système électrique, le Balancier, qui ici est le Jeu de Barre de
Songloulou, doit produire une puissance active 333,66 MW soit plus de 80 % de sa puissance
installée et en même temps il doit absorber une puissance réactive de 103,19 MVars. Nous
notons aussi les angles en certains Jeux de Barres sont très grands et dépassent même les 90o
degrés.

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2. Les résultats dans chaque ligne du réseau électrique

Tableau 6: Résultats d'écoulement de puissance dans les lignes du RIS.

Bus départ Bus arrivée P transit Q transit P perte Q perte S perte


Logbaba 225 Logbaba 90 216,110015 -90,9708096 67,367168 95,2715627 95,2715627
Kribi Mangombé 207,2 -37,3635744 10,6999833 43,6755771 43,6755771
225
Logbaba 225 Bekoko 225 105,538587 12,6273512 5,48893898 36,4981253 36,4981253
Nkongsamba Bekoko 90 -59,9295121 25,9050322 7,84088427 35,493567 35,493567
Mangombé 225 Oyomabang 146,354317 -16,7234905 7,14951049 32,3639045 32,3639045
225
Nkongsamba Bafoussam 62,3890513 -24,1939984 11,3339622 30,8509313 30,8509313
CT 15
Oyomabang 90 Ngousso 125,014005 78,7348641 7,29754122 29,7873666 29,7873666
Mangombé 90 Logbaba 90 63,0234839 -16,6622496 14,4061707 24,8676478 24,8676478
Songloulou Logbaba 225 171,866225 -31,640137 5,27353661 23,8718771 23,8718771
Bekoko 225 Bekoko 90 100,049648 -22,7515898 13,8008286 19,5173189 19,5173189
Ngodi bakoko Logbaba 90 69,2455683 6,51102563 4,6313958 18,9045982 18,9045982
Oyomabang 225 Oyomabang 139,204807 -35,622613 12,5582232 17,7600095 17,7600095
90
Logbaba 90 Koumassi 82,8109993 51,0027907 3,21099935 13,1067728 13,1067728
Mangombé 225 Logbaba 225 157,91467 -22,338869 2,85875672 12,9408202 12,9408202
Bafoussam Bafoussam -40,0818855 5,9402579 3,05754246 12,4803869 12,4803869
CT 15
Njombé Bekoko 90 -33,2366375 7,14331741 4,2214373 11,4907099 11,4907099
Logbaba 90 Bassa 191,163333 -42,99127 2,52412008 10,3030442 10,3030442
Songloulou Mangombé 161,792569 -54,3135458 2,10461459 9,52702227 9,52702227
225
Bekoko 90 Limbe -45,6478493 -12,2863493 2,67491679 7,28109662 7,28109662
Mangombé 225 Mangombé 51,9189843 -35,6031837 4,82340197 6,82132048 6,82132048
90
Nkongsamba Njombé -19,2595392 17,1946983 2,17709828 5,92603963 5,92603963
Bassa Deido 61,3013673 29,8694968 1,80381388 4,90996325 4,90996325
Edéa Njock kong 30,8782069 0,6199314 1,65034541 4,49222362 4,49222362
Dibamba Ngodi 109,342785 22,3121736 0,99721671 4,07047509 4,07047509
bakoko
Limbe Limbe HFO -72,3227661 -28,4497491 0,86523394 3,53174304 3,53174304
Oyomabang 90 Ahala -22,412995 -41,2725914 0,62399105 2,54702915 2,54702915
Mangombé 90 Dibamba 23,8534173 -7,12820927 0,51063236 2,08431756 2,08431756
Bafoussam CT Bafoussam 16,9156611 8,05488658 0,71566115 1,94802245 1,94802245
15 15
Bafoussam Bamenda 6,08188546 -18,3426859 0,68188546 1,85608538 1,85608538
Njock kong Oyomabang 19,4278615 -5,84111044 0,6774807 1,84409565 1,84409565
90
Kondengui Ngousso -34,7 -13,356698 0,31646403 1,29175429 1,29175429

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Ebolowa Mbalmayo 10 -1,99461494 0,81998705 1,17631971 1,17631971
30
Deido Bonaberi 25,2975534 10,8059518 0,14231537 0,58090799 0,58090799
Makepe Bassa -34,4 -19,1437044 0,13784548 0,56266265 0,56266265
Oyomabang 90 BRGM 67,1959543 27,8834868 0,19595432 0,49211798 0,49211798
Mangombé 90 Edéa -39,7813188 -14,5049626 0,17247428 0,43315042 0,43315042
Bekoko 90 Bonaberi 13,1681973 8,65817995 0,12343532 0,3359897 0,3359897
Ahala Nsimalen 9,47401396 7,60508391 0,04110773 0,16779501 0,16779501
Nsimalen Mbalmayo 0,73290623 5,69740921 0,01291917 0,05273394 0,05273394
30

Le tableau précèdent a été trié par ordre de pertes de puissances apparentes décroissantes ainsi
il est plus aisé de voir les lignes qui consomment le plus de puissance apparente. Il apparait
donc que le transformateur 𝟏𝟎𝟓 𝑴𝑽𝑨 de Logbaba consomme plus que toutes les lignes du
réseau (puissance active et réactive), ceci pour la simple raison que ce dernier est très
surchargé comme nous allons le remarquer par la suite. Après viennent dans cet ordre les
lignes : Kribi - Mangombé 225 ; Logbaba 225 - Bekoko 225 ; Nkongsamba - Bekoko 90 ;
Mangombé 225 - Oyomabang 225 ; Nkongsamba - Bafoussam CT 15 ; Oyomabang 90 –
Ngousso …etc.

II. Les résultats de la réduction des pertes de puissance

Tableau 7: Tableau récapitulatif des solutions envisageables

Conducteur utilisé Cout des Gain en Année de Total Total %P Total P


remplacement pertes en récupération P Q perte généré
en million million perte perte
FCFA FCFA
almelec_570_225kv 333992 23628 15 107,54 171,99 10,43 1030,61
almelec_366_90kv 212847 13229 17 150,87 182,15 14,05 1073,94
almelec_366_225_expl_90kv 260612 12227 22 155,05 243,86 14,38 1078,11
almelec_228_90kv -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
aluminium_acier_173_90kv -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
ligne_93_90kv -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
trans1_225kv_90kv_105Mva -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1

i. A cette première étape on commence par faire la liste complète des conducteurs
utilisés dans le réseau fourni par l’utilisateur ;
ii. De cette liste on écarte les transformateurs car ils ne sont pas à proprement parler des
conducteurs ;
iii. Ensuite et à tour de rôle on constitue un nouveau réseau en remplaçant tous les
conducteurs du réseau existant par un conducteur choisi de la liste précédente ;

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l’inhomogénéité des paramètres. »
iv. Finalement, on réalise un calcul de load flow sur le réseau ainsi obtenu ;
v. Des résultats de ce load flow (s’ils existent), on détermine les pertes totales du réseau
obtenues avec le conducteur choisi.
vi. On procède ainsi de suite et pour tous les conducteurs de la liste précédemment
établie.
Pendant le remplacement, on évite de remplacer un transformateur par un conducteur (car un
remplacement n’aura aucun sens du point de vue technique).

1. Première solution : Almelec_570_225kv


a) Les résultats du load flow

Tableau 8: Résultat du load flow pour l'Almelec_570_225kv

Nom du bus Module U Angle U Pgen Qgen


new old new old
Songloulou 1,00 1,00 0,00 0,00 235,21 -104,74
Edéa 1,00 1,00 -5,48 -8,94 256,00 122,51
Bafoussam CT 15 0,93 0,93 -65,64 -93,50 9,00 32,17
Bamenda 0,93 0,93 -84,72 -113,34 20,00 27,81
Bassa 0,93 0,93 -26,94 -34,79 8,00 113,99
Limbe HFO 1,00 1,00 -19,61 -29,47 84,00 35,27
Logbaba 90 0,93 0,93 -24,02 -31,78 12,00 143,79
Oyomabang 90 0,97 0,95 -18,52 -22,25 24,40 126,22
Dibamba 1,00 1,00 -8,27 -14,13 86,00 30,66
Ahala 1,00 1,00 -17,23 -21,52 60,00 44,75
Mbalmayo 30 0,99 0,98 -17,76 -21,94 10,00 5,56
Ebolowa 1,00 1,04 -12,10 -16,04 10,00 -2,27
Bekoko 90 0,93 0,89 -28,93 -37,99 0,00 50,00
Bekoko 225 1,00 0,97 -21,26 -27,83 0,00 0,00
Limbe 0,98 0,97 -21,95 -31,53 0,00 0,00
Nkongsamba 0,91 0,85 -49,37 -68,69 0,00 25,00
Bonaberi 0,90 0,87 -30,31 -38,70 0,00 0,00
Deido 0,91 0,88 -29,66 -37,73 0,00 0,00
Njock kong 0,97 0,95 -13,54 -17,03 0,00 0,00
Logbaba 225 1,01 1,00 -5,65 -7,82 0,00 0,00
Koumassi 0,85 0,84 -30,74 -37,71 0,00 0,00
Mangombé 225 1,01 1,01 -1,97 -3,16 0,00 0,00
Mangombé 90 0,99 0,99 -5,92 -9,36 0,00 0,00
Oyomabang 225 1,03 1,01 -12,83 -15,77 0,00 0,00
BRGM 0,97 0,95 -18,82 -22,52 0,00 0,00
Ngousso 0,85 0,82 -28,37 -31,50 0,00 0,00
Ngodi bakoko 0,99 0,98 -10,11 -16,04 0,00 0,00

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l’inhomogénéité des paramètres. »
Bafoussam 15 0,88 0,86 -70,42 -97,89 0,00 0,00
Bafoussam 0,87 0,86 -82,76 -110,06 0,00 0,00
Nsimalen 0,99 0,99 -17,79 -22,00 0,00 0,00
Njombe 0,89 0,80 -41,44 -55,52 0,00 0,00
Makepe 0,92 0,92 -27,62 -35,38 0,00 0,00
Kondengui 0,84 0,81 -30,03 -33,09 0,00 0,00
Kribi 1,00 1,00 10,39 8,70 216,00 -51,75

b) Analyse des chutes de tension


Nous constatons premièrement que les chutes de tensions ont diminué en chacun des Jeux de
Barres.
La chute de tension maximale dépasse toujours la limite fixée, mais n’est plus que de 16 %
alors qu’elle était de 20 % dans le réseau initial.
Les Jeux de Barres où les chutes de tensions sont anormales ne sont plus qu’au nombre de six
alors qu’il y en avait dix dans le réseau initial.
c) Analyse de stabilité
Nous remarquons en terme de stabilité que les angles des tensions ont diminué de façon
générale.
L’angle maximal n’est plus que de 84,72o degrés alors que dans le réseau électrique initial elle
était de -113,34o degrés.
La puissance réactive absorbée par le balancier n’a pas trop changé, mais la puissance active
fournit par le générateur balancier pour assurer l’équilibre du réseau a diminué
considérablement. Cette puissance passe de 333,66 MW à 235,21 MW. Soit une réduction de
près de 100 MW, donc le générateur balancier a été déchargé de près de 25 % alors qu’il
approchait la surexploitation dans le réseau initial.

Nous notons aussi que le cout total de ce projet s’élève à 334 milliards de francs CFA tandis
que le gain en pertes de puissance active par année de fonctionnement est de 24 milliards de
francs CFA. Le temps maximal de fonctionnement par an est de 2000 heures. Ainsi donc le
temps total de retour sur investissement de ce projet est de 15 ans.

2. Deuxième solution : Almelec_366_90kv


a) Les résultats du load flow

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l’inhomogénéité des paramètres. »

Tableau 9: Résultat du load flow pour l'Almelec_366_90kv

Nom du bus Module U Angle U Pgen Qgen


new old new old
Songloulou 1,00 1,00 0,00 0,00 278,54 -121,89
Edéa 1,00 1,00 -7,45 -8,94 256,00 124,55
Bafoussam CT 15 0,93 0,93 -70,46 -93,50 9,00 39,62
Bamenda 0,93 0,93 -89,27 -113,34 20,00 30,70
Bassa 0,93 0,93 -28,97 -34,79 8,00 136,44
Limbe HFO 1,00 1,00 -23,12 -29,47 84,00 35,69
Logbaba 90 0,93 0,93 -26,06 -31,78 12,00 150,94
Oyomabang 90 0,96 0,95 -19,80 -22,25 24,40 126,88
Dibamba 1,00 1,00 -10,75 -14,13 86,00 27,51
Ahala 1,00 1,00 -18,89 -21,52 60,00 54,13
Mbalmayo 30 0,99 0,98 -19,36 -21,94 10,00 6,35
Ebolowa 1,00 1,04 -13,98 -16,04 10,00 -3,38
Bekoko 90 0,92 0,89 -31,49 -37,99 0,00 50,00
Bekoko 225 0,98 0,97 -22,54 -27,83 0,00 0,00
Limbe 0,98 0,97 -25,20 -31,53 0,00 0,00
Nkongsamba 0,89 0,85 -53,20 -68,69 0,00 25,00
Bonaberi 0,90 0,87 -32,42 -38,70 0,00 0,00
Deido 0,90 0,88 -31,64 -37,73 0,00 0,00
Njock kong 0,96 0,95 -15,02 -17,03 0,00 0,00
Logbaba 225 1,01 1,00 -6,08 -7,82 0,00 0,00
Koumassi 0,84 0,84 -31,99 -37,71 0,00 0,00
Mangombé 225 1,01 1,01 -2,41 -3,16 0,00 0,00
Mangombé 90 0,99 0,99 -7,81 -9,36 0,00 0,00
Oyomabang 225 1,01 1,01 -13,49 -15,77 0,00 0,00
BRGM 0,96 0,95 -20,07 -22,52 0,00 0,00
Ngousso 0,83 0,82 -28,82 -31,50 0,00 0,00
Ngodi bakoko 0,99 0,98 -12,49 -16,04 0,00 0,00
Bafoussam 15 0,88 0,86 -74,73 -97,89 0,00 0,00
Bafoussam 0,87 0,86 -86,88 -110,06 0,00 0,00
Nsimalen 0,99 0,99 -19,39 -22,00 0,00 0,00
Njombe 0,87 0,80 -44,43 -55,52 0,00 0,00
Makepe 0,92 0,92 -29,56 -35,38 0,00 0,00
Kondengui 0,82 0,81 -30,37 -33,09 0,00 0,00
Kribi 1,00 1,00 9,45 8,70 216,00 -73,39

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b) Analyse des chutes de tension
Comme précédemment nous constatons aussi que les chutes ont aussi légèrement diminué en
comparaison aux valeurs du réseau initial.
La chute tension dans ce cas s’élève à 18 % mais le nombre de Jeux de Barres dont les chutes
sont hors limite est toujours de six comme dans le cas précèdent.
c) Analyse de stabilité
La même remarque des angles de tension qui ont diminué se fait aussi à ce niveau. Et comme
dans le cas précèdent la remarque plus importante concerne la puissance active fournie par le
balancier. Cette puissance passe de 333,66 MW à 278,54 MW, soit une réduction de 55 MW.
Le balancier se voit décharger de 14,2 %.

Dans ce second cas, le cout de réalisation du projet est de 213 milliards de francs CFA
tandis que le gain pour la réduction des pertes de puissance est de 13,2 milliards de francs
CFA par an pour un temps de fonctionnement de 2000 heures par année. Ce qui fait donne un
temps total de retour sur investissement de 17 ans.

3. Troisième solution : Almelec_366_225_expl_90kv


a) Les résultats du load flow

Tableau 10: Résultat du load flow pour l'Almelec_366_225_expl_90kv

Nom du bus Module U Angle U Pgen Qgen


new old new old
Songloulou 1,00 1,00 0,00 0,00 282,71 -104,24
Edéa 1,00 1,00 -7,33 -8,94 256,00 125,27
Bafoussam CT 15 0,93 0,93 -78,64 -93,50 9,00 44,96
Bamenda 0,93 0,93 -99,65 -113,34 20,00 30,83
Bassa 0,93 0,93 -30,93 -34,79 8,00 136,56
Limbe HFO 1,00 1,00 -24,39 -29,47 84,00 38,00
Logbaba 90 0,93 0,93 -27,69 -31,78 12,00 166,64
Oyomabang 90 0,96 0,95 -21,20 -22,25 24,40 135,26
Dibamba 1,00 1,00 -10,78 -14,13 86,00 28,01
Ahala 1,00 1,00 -20,07 -21,52 60,00 50,51
Mbalmayo 30 0,99 0,98 -20,61 -21,94 10,00 6,86
Ebolowa 1,00 1,04 -14,65 -16,04 10,00 -2,94
Bekoko 90 0,90 0,89 -33,85 -37,99 0,00 50,00
Bekoko 225 0,97 0,97 -24,99 -27,83 0,00 0,00
Limbe 0,97 0,97 -26,73 -31,53 0,00 0,00
Nkongsamba 0,88 0,85 -58,91 -68,69 0,00 25,00
Bonaberi 0,89 0,87 -34,90 -38,70 0,00 0,00
Deido 0,90 0,88 -33,99 -37,73 0,00 0,00

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Njock kong 0,96 0,95 -15,83 -17,03 0,00 0,00
Logbaba 225 1,01 1,00 -6,82 -7,82 0,00 0,00
Koumassi 0,84 0,84 -34,48 -37,71 0,00 0,00
Mangombé 225 1,01 1,01 -2,64 -3,16 0,00 0,00
Mangombé 90 0,99 0,99 -7,74 -9,36 0,00 0,00
Oyomabang 225 1,01 1,01 -14,89 -15,77 0,00 0,00
BRGM 0,96 0,95 -21,50 -22,52 0,00 0,00
Ngousso 0,82 0,82 -31,57 -31,50 0,00 0,00
Ngodi bakoko 0,98 0,98 -12,72 -16,04 0,00 0,00
Bafoussam 15 0,87 0,86 -83,47 -97,89 0,00 0,00
Bafoussam 0,86 0,86 -97,09 -110,06 0,00 0,00
Nsimalen 0,99 0,99 -20,64 -22,00 0,00 0,00
Njombe 0,84 0,80 -48,77 -55,52 0,00 0,00
Makepe 0,92 0,92 -31,60 -35,38 0,00 0,00
Kondengui 0,80 0,81 -33,38 -33,09 0,00 0,00
Kribi 1,00 1,00 10,44 8,70 216,00 -59,88

b) Analyse des chutes de tension


Cette solution n’améliore pas beaucoup le profil de tension, on remarque une légère augmentation
des modules de tension.

c) Analyse de stabilité
L’angle maximal de tension dans ce cas est de -99,65o, mais on note aussi une diminution des
angles de tension par rapport au réseau initial.
Le balancier absorbe une puissance réactive égale à celles des cas précédents et sa fourniture
en puissance active baisse de 50,96 MW soit une décharge de 13,2 %.

Ce dernier projet nécessite un capital d’investissement de l’ordre de 261 milliards de francs


CFA pour un gain financier en réduction des pertes de puissance actives de 12,2 milliards de
francs CFA par année de fonctionnement. Le temps total de retour sur investissement est
estimé à 22 ans environ.

4. Conducteurs inutilisables

Pour les conducteurs restants, aucune solution n’est disponible car les résultats des différentes
itérations du l’algorithme de Newton Raphson ne convergent pas. Ceci peut être dû au simple
fait que le conducteur utilisé dans une au moins des lignes ne puissent pas faire transiter toute
la puissance que cette ligne doit faire passer (on dit que la capacité de cette ligne est atteinte
ou dépassée). Quand cette situation arrive, l’algorithme de Newton Raphson ne converge vers
la précision requise et atteint le nombre d’itérations maximal autorisé (dans un cas normal, il
converge en moins de 9 itérations) et tout s’arrête sans produire de solution. Pour le
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l’inhomogénéité des paramètres. »
transformateur, trans1_225kv_90kv_105Mva, il n’y a pas de solution car il est
volontairement écarté de l’application de la méthode de réduction de l’inhomogénéité. Pour
la simple raison que ce n’est pas un conducteur même s’il peut être considéré comme une
ligne dans une situation où il est relie deux Jeux de Barres HT ou HT et THT.

Tableau 11: Reprise du tableau récapitulatif des solutions envisageables

Conducteur utilisé Cout des Gain en Année de Total Total %P Total P


remplacement pertes en récupération P Q perte généré
en million million perte perte
FCFA FCFA
almelec_570_225kv 333992 23628 15 107,54 171,99 10,43 1030,61
almelec_366_90kv 212847 13229 17 150,87 182,15 14,05 1073,94
almelec_366_225_expl_90kv 260612 12227 22 155,05 243,86 14,38 1078,11
almelec_228_90kv -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
aluminium_acier_173_90kv -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
ligne_93_90kv -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
trans1_225kv_90kv_105Mva -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1

5. Autres résultats

Tableau 12:Presentation des résultats obtenus en augmentant progressivement le degré d'homogénéité

degré d'homogénéité Pertes actives en MW Pertes réactives en MVARS Pertes actives en %

42,22 180,52 267,03 16,35

53,33 166,23 243,02 15,26

64,44 136,1 213,223 12,85

75 119,85 184,81 11,5

88,89 107,54 171,38 10,43

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l’inhomogénéité des paramètres. »

Figure 24: Pertes de puissance active en % en fonction du degré d'homogénéité.

Les différentes pertes de puissance varient en sens inverse du degré d’homogénéité du réseau
électrique. Plus le réseau est homogène, plus les différentes sont faibles.

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l’inhomogénéité des paramètres. »

Conclusion générale et perspectives

L’étude menée vise la réduction des pertes de puissance dans les réseaux électriques par la
minimisation de l’inhomogénéité des paramètres dans ce dernier.
Les résultats des travaux menés montrent que :
- Les pertes de puissance dans les réseaux électriques peuvent être réduites en utilisant
les mêmes conducteurs dans les différentes lignes du réseau.
- Le profil de tension est amélioré lorsqu’on réduit l’inhomogénéité des paramètres.
- Les limites thermiques des conducteurs permettent d’apprécier la limite de stabilité du
réseau et le profil de tension.
- Les pertes de puissance dans un réseau électrique diminuent lorsque le degré
d’inhomogénéité diminue.
- Le générateur balancier se trouve alléger lorsqu’on réduit l’inhomogénéité des
paramètres du réseau.
L’application de cette théorie au réseau RIS permet aisément de dire que :
 L’utilisation du conducteur Almelec_570_225kv comme conducteur unique dans le
réseau permet de réduire les pertes de puissances de 𝟏𝟖. 𝟐𝟒 % à 𝟏𝟎, 𝟒𝟑 % . Le coût de
réalisation de ce projet est de 334 milliards de francs CFA tandis que le gain pour la
réduction des pertes de puissance est de 24 milliards de francs CFA par an pour un
temps de fonctionnement maximal de 2000 heures par année. Ce qui fait donne un
temps total de retour sur investissement de 15 ans.

 L’utilisation du conducteur Almelec_366_90kv comme le seul conducteur du réseau


permet de réduire les pertes de puissances de 𝟏𝟖, 𝟐𝟒 % à 𝟏𝟒 %. Le cout de réalisation
du projet est de 213 milliards de francs CFA tandis que le gain pour la réduction des
pertes de puissance est de 13,2 milliards de francs CFA par an pour un temps de
fonctionnement de 2000 heures par année. Ce qui fait donne un temps total de retour
sur investissement de 17 ans.

 L’utilisation du conducteur Almelec_366_225_expl_90kv comme le seul conducteur


du réseau permet de réduire les pertes de puissances de 𝟏𝟖, 𝟐𝟒 % à 𝟏𝟒 %. Ce dernier

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l’inhomogénéité des paramètres. »
projet nécessite un capital d’investissement de l’ordre de 261 milliards de francs CFA
pour un gain financier en réduction des pertes de puissance actives de 12,2 milliards
de francs CFA par année de fonctionnement. Le temps total de retour sur
investissement est estimé à 22 ans environ.

L’application de cette même théorie dans le réseau RIS montre que le degré d’homogénéité
est de 42,22 % et que pour le rendre à 88,89 % il faut utiliser partout le même conducteur.
Ce travail n’est pas encore achevé. Il est donc question de mentionner en perspective ce qui
pourrait être fait pour le compléter :
 La seule limite de puissance dont nous avons tenu compte dans ce travail est la limite
thermique, l’on pourrait essayer de tenir compte des autres limites telles que la limite
de stabilité et la limite de chute de tension.
 Dans ce projet nous avons seulement tenu compte du coût de reconstruction des
lignes, la suite pourrait être l’évaluation du coût du manque à gagner pendant les
travaux ou le coût d’utilisation de techniques qui permettent le fonctionnement
pendant les travaux.

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l’inhomogénéité des paramètres. »

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l’inhomogénéité des paramètres. »

Annexes

I. Annexe 1: paramètres des conducteurs du RIS.

Tableau 13: Paramètre linéique des conducteurs du RIS. (source AES SONEL 2013)

Nom du conducteur Section mm2 R (Ω/km) X (Ω/km) B (S/km) Imax (A)


ligne_93_90kv 93,00 0,35 0,36 2,80E-06 280,00
aluminium_acier_173_90kv 173,00 0,29 0,40 2,83E-06 360,00
LGJ_95_110kv 95,00 0,35 0,43 2,91E-06 370,00
aluminium_acier_228_90kv 228,00 0,31 0,39 2,93E-06 495,00
almelec_228_90kv 228,00 0,16 0,40 2,83E-06 495,00
almelec_366_225_expl_90kv 366,00 0,09 0,42 2,74E-06 600,00
almelec_366_90kv 366,00 0,09 0,37 3,05E-06 600,00
JL_400_90kv 400,00 0,07 0,39 3,18E-06 640,00
trans1_225kv_90kv_105Mva 0,00 10,00 10,00 0,00E+00 673,57
almelec_570_225kv 570,00 0,06 0,40 2,84E-06 830,00
JL_630_225kv 630,00 0,044 0,392 3,17E-06 900,00
GTACSR_226_90kv 226,00 0,17 0,40 2,74E-06 1007,00
almelec_2cp_366_225kv 366,00 0,05 0,21 5,48E-06 1200,00
GTACSR_353_90kv 353,00 0,10 0,42 2,66E-06 1570,00

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