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Université des Sciences et de la Technologie

Houari Boumedienne (USTHB)

Faculté de Génie Civil


Unité d’enseignement : UED 1.1

Matière : Barrages
VHS : 22h 30 (cours : 1h30, TD: 1H30)
Crédits : 2 Coefficient : 2

Ramdane BAHAR
LEEGO, FGC, USTHB
Objectifs de l’enseignement

L‘objectif de cette unité d'enseignement


est de faire acquérir à l’étudiant en
formation, la connaissance des outils de
base sur la conception de différents
types de barrages.

Connaissances préalables
MDS, Géotechnique routière
Contenu de la matière :
Chapitre 1 : Généralités sur les barrages
Fonction, études préliminaires
Chapitre 2 : Barrages poids
Profil analyse et évolution du profil,
Stabilité des murs de barrages poids
Chapitre 3 : Barrages à contreforts
Chapitre 4 : Barrages voûtes
Chapitre 5 : Barrages en terre
NOTES DU
COURS DE BARRAGE
er
1 SEMESTRE 2018/2019
Chapitre 1 : Généralités sur les barrages
1. Définition : Le Petit Larousse
définit le mot barrage comme un
ouvrage artificiel barrant un cours
d'eau.

Barrage de Montynard
(Isère, France)
Chapitre 1 : Généralités sur les barrages

2. Fonction : Le principe général d'un


barrage est de barrer une vallée, plus ou
moins encaissée, pour accumuler l’eau
Objectifs

Cette accumulation peut avoir plusieurs


objectifs qui sont d’importance dans
l’aménagement des pays
développés ou non.
Irrigation

+270 millions
d’hectares sont
irrigués dans le monde
Génération
d’électricité
Contrôle
des crues

Cela a été de tout


temps une forte
motivation pour
l’édification de
barrages, et
souvent même
l’objectif principal.
Barrage de Taksebt
Alimentation en
eau potable ou
industrielle

Barrage d’El-Hamiz

Barrage de Beni-Amrane
Navigation

Les barrages de navigation servent à réguler le


niveau d’eau des rivières et des fleuves. Ils sont
indispensables à la navigation, mais aussi à
l’alimentation en eau des hommes, des cultures
et des activités industrielles.
Développements
touristiques et
de loisirs
Recharge et
assainissement des
nappes phréatiques
Lorsque les quantités d’eau pompées sont excessives,
le niveau des nappes phréatiques baisse et les puits
s’assèchent. Le temps de restitution naturelle du
niveau de la nappe est souvent très long.
Les méthodes de réalimentation permettent
de maintenir les nappes phréatiques à un niveau
suffisant afin qu’elles puissent continuer à être
exploitables dans des contextes d’utilisation
intensive.
Le principe est
relativement simple : il
s’agit de créer des
bassins de ré-infiltration
ou des tranchées sur un
sol ayant une
perméabilité suffisante.

La méthode peut être mise en œuvre à partir d’une


retenue d’eau créée par un barrage ou par pompage
dans un cours d’eau et transfert dans des bassins de
ré-infiltration. Ce processus est aussi utilisé pour
purifier l’eau de façon naturelle ce qui permet son
utilisation pour l’alimentation en eau potable.
3. Histoire des barrages
A travers l'histoire de l'humanité, pourquoi
et comment l'homme a toujours cherché à
retenir l'eau, la dériver, ou s'en protéger
pour son plus grand bénéfice.
Cette activité a commencé quasi
simultanément dans toutes les civilisations,
à des périodes très reculées, dans des
zones très éloignées les unes des autres,
sans qu'aucune communication puisse faire
penser à un quelconque transfert
technologique.
En Egypte : des réalisations
pharaoniques

Aux environs de 2900 av JC, le


Pharaon MENES, fondateur de la
première dynastie Egyptienne aurait
dérivé le Nil à Koseish, pour
construire sa capitale Memphis
derrière des remparts qui la
mettaient à l'abri des crues du Nil.
Cet ouvrage en pierres de taille pouvait
avoir 15m de hauteur et 450m de longueur
en crête. L'homme avait fait confiance,
peut-être pour la première fois, pour
résister à la pression de l'eau, à une
structure gravitaire.

1er barrage créé par Menes en 2900


av. J.-C.
15 m de haut
450 m de long
L'homme avait fait confiance, peut-être
pour la première fois, pour résister à la
pression de l'eau, à une structure
gravitaire.

Près de 5000 ans seront nécessaires


avant que de telles structures soient
conçues et dimensionnées sur la
base d'une connaissance aussi
rigoureuse que possible du
comportement des matériaux utilisés.
Pareillement le barrage de SADD EL KAFARA,
construit sur l'oued Garawi, à 30 km au sud du Caire
sous les 3ème et 4ème dynasties (2 650-2 645 av JC)
consistait en 2 murs de maçonnerie de moellons de
24 m d'épaisseur à la base, enserrant un noyau de
terre de 36 m d'épaisseur. L'ouvrage de 12 m de
hauteur et de 108 m de longueur, fut très rapidement
ruiné par submersion, car il ne possédait pas
d'évacuateur de crues.

Barrage de SADD-EL-KAFARA (-2650 av JC) d'après SCHNITTER


Cette erreur s'est malheureusement
répétée de nombreuses fois jusqu'à
nos jours. Il n'a pas toujours été
compris qu'un exutoire était
nécessaire à la rivière et lorsque cet
exutoire était prévu, son
dimensionnement a été souvent
insuffisant par manque de
connaissances appropriées.
Cette première rupture historique
connue de barrage a-t-elle détournée
les ingénieurs égyptiens d'une
semblable entreprise ?
Le fait est que le seul autre barrage
construit sous le règne de SETHI 1ER
(1 319 -1 304 av JC) sur le Nahr El
Asi près de HOMS en Syrie, est du
type en enrochement. Il a 6 m de
hauteur et 2000 m de long et il est
encore en service aujourd'hui.
En Orient l'hydraulique : clé du
développement dès l'age du bronze
Le barrage de
KHANOUQA, en
Syrie, permettait
d'irriguer la région de
Deir-Ez-Zor dans la
vallée de l'Euphrate
par un canal attribué
à la reine légendaire
SEMIRAMIS
Le barrage de RAS SHAMRA
construit au 13ème
siècle avant JC assurait
un rôle de réservoir et
de rechargement de
nappes pour alimenter
les très nombreux puits
de la ville voisine.

Il était construit en pierres taillées de masse


imposante (1,7 t) liées entre elles par des
tenons en bois en queue d'aronde
Les constructions romaines

Parmi les vestiges des civilisations


méditerranéennes, il reste peu de choses
en matière de barrages ou de travaux
hydrauliques en Grèce.

Construit en 1260 av JC, le barrage de


dérivation de KOFINI de 10 mètres de
hauteur est toujours en service..
A KASSERINE, à 200 km au Sud de Tunis,
les Romains auraient construit un barrage
courbe destiné à alimenter en eau la ville
de Cillium. Sa hauteur totale était de 10 m,
son épaisseur en crête de 4,9 m, à la base
de 7,3 m. Sa longueur était de 150 m.
Le plus haut barrage romain encore en
service, situé en Espagne du Sud-Ouest, au
nord de Merida, est le barrage de
CORNALBO, construit au 2éme siècle.
Hauteur 24 m
au centre

220 m de
longueur

Barrage de Cornalbo (II siècle) stocke 10


d'après SCHNITTER millions de m3
– L'épaisseur maximale est de 60 m

– C'est un ouvrage en terre de construction


particulière

– Trois murs longitudinaux et transversaux en


maçonnerie remplies de pierres et d'argile
fermées par un écran de maçonnerie de
pierre de taille posées sur un béton de
chaux. L'ensemble a été recouvert de terre.
La maçonnerie du parement amont joue le
rôle d'étanchéité.
L'Extrême-Orient : la Chine et le Japon

La Chine est un immense pays de


civilisation multimillénaire où de grands
travaux de Génie Civil ont été entrepris dès
le début des temps historiques. Ceux-ci
concernaient surtout des canaux et des
digues pour l'irrigation et la navigation
Le barrage en gabions de 30 m de haut et
300 m de long construit vers 240 av JC sur
la rivière Gukow dans le Shansi, le
désastreux essai en 514 de barrage du
HOUANG-HO (Fleuve Jaune) près de Fu
Shan Shia dans le Anhwei avec une
structure similaire, la construction de la
digue Ming de 100 km de long autour du
lac Hungtsé au Kansou (16ème et 17ème
siècle) et quelques autres travaux moins
importants.
3.2 Histoire des barrages en Algérie
3.2 Barrages en Algérie
En 2017 l’Algérie
compte :
75 barrages

Capacité totale
de 6,5 milliards
de m3

Ressources en eau/ L’Algérie comptera 140


barrages en 2030
En 2017 l’Algérie compte 75 barrages d’une
capacité totale de 6,5 milliards de mètres
cubes.

Ressources en eau/ L’Algérie comptera 140


barrages en 2030
4. Types de Barrages
Quelques grandes catégories : on peut
commencer par classer les barrages en
fonction du matériau qui les constitue.

Barrages construits en matériaux durs


(la maçonnerie autrefois, aujourd'hui le
béton),
Barrages construits en matériaux
meubles (la terre, les enrochements).
4.1. Barrages en Béton
Barrage de
4.1.1. Barrages Poids Ternay (France)

Le barrage poids est l’un


des types les plus
anciens et il en existe un
grand nombre dans les
pays industrialisés.
Barrage poids de
Construits en Génissiat (France)

maçonnerie jusqu’au
XIXe siècle puis en béton
au début du XXe.
4.1.1. Barrages Poids Coupe type d’un
barrage-poids
De forme massive et
triangulaire, résistent
à la poussée de l'eau
grâce à leur poids.

Stabilité provient du poids du


barrage.
Utilisés dans les vallées larges
Forme fréquente: triangle
allégé par des arcades ou des
niches
4.1.1. Barrages Poids en Béton

Profil type d’un barrage en poids


4.1.1. Barrages Poids en Béton
4.1.1. Barrages Poids
ils ont connu une certaine désaffection
en raison de leur volume et de leur coût
relatif, jusqu’au développement récent
de la technique du béton compacté au
rouleau (BCR) qui leur a donné une
nouvelle jeunesse depuis 1980
4.1.2. Barrages Voûtes
Les barrages-voûtes,
de forme arquée,
profitent de leur
forme pour reporter la
Coupe type d’un barrage-voûte
poussée de l'eau vers
le rocher des rives.

Efforts repris sur les flancs de la vallée


Utilisés dans les vallées étroites
Fondations rocheuses rigides Mode de travail des
arcs d’une voûte
4.1.2. Barrages Voûtes

Monteynard, Isère
(France)
4.1.3. Barrages à Contreforts
Les Barrages à Contreforts
sont constitués d'une série
de murs (les contreforts)
Coupe type d’un Barrage
construits dans la vallée à contreforts à dalles

parallèlement à l'axe de la
rivière, l'espace entre les
contreforts étant bouché
par une dalle en béton,
une voûte…….
Barrage multi-voûtes
4.1.3. Barrages à Contreforts

Les contreforts redirigent l’effort sur la


fondation rocheuse de la vallée
Utilisés dans les vallées larges avec
fondations rocheuses de bonne
4.1.3. Barrages à Contreforts

Barrage d’Albertville,
Rhône-Alpes, France
4.2. Barrages en remblai
Type Materials Typical cross section Plan view

Gravity Concrete,
rubble
masonry
Arch Concrete

Buttress Concrete,
ferrocement,
timber, steel
Embank Earth, rock
ment
4.2.1. Barrages en terre homogène
Constitués de matériaux meubles
suffisamment imperméables mis en place
par compactage.
Adaptés aux sites ayant des fondations
déformables.
Ne supportent pas les variations rapides
de l’eau.
4.2.1. Barrages en terre homogène
4.2.2. Barrages Zonés

Constitués de plusieurs zones


matériaux différents).
Construits en fonction des
matériaux se trouvant sur le site.
4.2.2. Barrages Zonés
4.2.2. Barrages à masque

Remblai de matériaux recouvert en


amont d’une couche imperméable.
Le masque s’adapte bien aux
déformations
4.2.2. Barrages à masque
Le choix du type de barrage
Le choix du type de barrage utilise des critères
importants et doivent impérativement être
respectés.
TYPES ET CRITERES DE CHOIX DES
GRANDS BARRAGES

1. Géographie du bassin versant


2. Géologie du bassin versant
3. Hydrologie du bassin
4. Hydraulique et sédiments du
cours d’eau
5. Climatologie
6. Tectonique
7. Environnement
8. Economie
Problèmes spécifiques aux grands
barrages

Economie du projet (retour sur


investissement)
Géographie, géologie et tectonique
(détermine le coût de l’ouvrage)

Impact sur régime hydrologique


(significatif à l’aval; étiages et crues) et
sur le climat
Problèmes spécifiques aux grands
barrages

Impact sur la morphologie du cours


d’eau (peut être significatif)

Aspects environnementaux (importants)


Impacts sociaux et sur la santé
A) Critères de construction
La morphologie de la vallée joue un rôle important dans le
choix du site du barrage et du type d’ouvrage le
mieux adapté. En première approximation,
conviendra mieux à
Une vallée l’aménagement d’un
large barrage en remblai

Un site
conviendra peu à
étroit
un barrage poids

conviendra plus
Un site très à une voûte
sous réserve que
étroit les fondations
le permettent
A)Critères de construction
La morphologie de la vallée joue un rôle important dans le
choix du site du barrage et du type d’ouvrage le mieux
adapté. En première approximation, une vallée large
conviendra mieux à l’aménagement d’un barrage en
remblai. Un site étroit conviendra peu à un barrage poids
et un site très étroit conviendra plus à une voûte. Tout cela
bien sur, sous réserve que les fondations le permettent. La
taille et l’épaisseur d’un barrage dépend de la hauteur
d’eau et non de son volume. C’est pour cela que au niveau
du sommet l’épaisseur du barrage est beaucoup moins
épaisse qu’à sa base car la pression exercée est plus faible.
Nous allons
maintenant étudier les caractéristiques de différentes
vallées. Le choix du type de barrage utilise des critères
CHAPITRE 2

BARRAGES POIDS
Le barrage-poids
C’est un barrage béton. Il
possède un profil
triangulaire.
La stabilité du barrage-poids
sous l'effet de la poussée de
l'eau est assurée par le poids
du matériau.
Ce type de barrage convient
bien pour des vallées larges
ayant une fondation
rocheuse.
TYPES OF DAMS • Barrages poids:
Force • Ces barrages sont des
Reservoir structures lourdes et
massives en béton dans
lesquelles le poids agit
verticalement vers le
bas.

Comme la totalité de la charge est transmise


sur la petite surface de fondation, ces barrages
sont construits là où les roches sont résistantes
et stables.
Principe d’un barrage poids
Forme générale d’un barrage poids
Sollicitations agissant sur un barrage
poids - Forces et actions
Répartition des sous pressions
Mesure de réduction des sous pressions
Structure du barrage

AMONT Crête AVAL

MWL
Evacuateur de crues
Niveau Max (Intérieur du barrage
NWL
Niveau Normal
De l’eau

Parement libre
Sluice way

Galerie

Heel
Toe
Forces agissant sur les barrages
Pour concevoir un barrage, diverses forces
doivent être prises en compte pour assurer sa
sécurité. Les forces les plus importantes sont:
Poids du barrage

Pression de l'eau

Soulèvement

Pression des vagues

Forces sismiques
Poids du barrage

Le poids du barrage est la


principale force de résistance

La longueur unitaire du barrage est


à considérer

Le poids total du barrage agit au


centre de gravité de cette section
Poids du barrage

Le poids du barrage est


calculé comme suit: gb

W  g b .V W

gb : Poids spécifique du
matériau (béton) de la
digue
V : Volume du barrage
Poids du barrage

W = W1 + W2 + W3
Pression de l'eau
La pression de l'eau agit perpendiculairement à
la surface du barrage et est calculée par unité
de largeur comme suit:

1
P  g wh 2 h
Pw
2 h/3

gw : Poids spécifique de l'eau


h : Hauteur de l'eau
Pression de l'eau
Pression de Soulèvement /
Sous pression
La pression de soulèvement est la
pression ascendante exercée par
l'eau qui s'infiltre à travers le corps du
barrage ou de sa fondation.

Les eaux de suintement exercent une


pression sur la base du barrage et
cela dépend de la hauteur d'eau
Soulèvement
• Les barrages sont soumis à une force de
soulèvement sous sa base. Le soulèvement
agit à la hausse.

1 h
U  g w hB
2
U
B/3
B
B : Largeur de la base du barrage
• Pression des vagues

La partie supérieure du barrage (au-dessus du


niveau de l'eau) est soumise à l'impact des
vagues. La pression de vague maximale par
unité de largeur est:
Pv

Pv  2.4g w hv 0.375 hv hv

hv : Hauteur de la vague.
Forces sismiques
Les barrages sont soumis aux vibrations lors
des tremblements de terre.
La vibration affecte à la fois le corps du barrage
et l'eau du réservoir derrière le barrage.
Les forces de vibration sont fonction à la fois de
l'intensité (échelle de Rechter) et de sa durée.
L'effet le plus dangereux se produit lorsque la
vibration est perpendiculaire à la face du
barrage.
• FORCES DU CORPS DE BARRAGE:
La force corporelle agit horizontalement au centre de
gravité et est calculée comme suit:

Pem  W 0.1 W1

0.1 W2
W1

W2
α est le coefiicient sismique, pris égal à 0.2 pour des
considérations pratiques

W : Poids du barrage.
Force de l'eau

• La vibration de l'eau produit une force agissant


horizontalement sur le barrage;

2
Pew  C eh 2
h
Pew
3 2/5 h

Ce est un coefficient (0.82)


h est la hauteur de l’eau
Poussée des sédiments

Le limon se dépose contre la face amont du


barrage.
Si h est la hauteur du limon déposé, la force
exercée par ce limon en plus de la pression
externe de l’eau peut être :
1
Psed  g 'séd h 2 K a
2

Elle agit à h/3 de la base.


• Example:
Calculate the forces on given dam if;
γm = 2.5 t/m3, γw =1 t/m3, hv = 1.5 m
6m

10 m

33 m 30 m

24 m
• 1. Weight of water
W1=2.5 * 6 * 40 = 600 t
W2=2.5 *0.5*18*30
= 675 t
w1 w2

• 2. Water Pressure
P = 0.5 * 1.0 * (33)2
= 544.5 t

P
• 3. Uplift
U = 0.5 * 1.0 * 33 * 24
= 396 t

• 4. Wave Pressure
Pw = 2.4 * 1.0 * 1.5 U

= 3.6 t

Pw
• 5. Earthquake Forces
a. Body Forces
Pem1
Pem1= 0.1 * 600 P
ew

= 60 t
Pem2
Pem2= 0.1 * 675
= 67.5 t
b. water Force
Pew=(2/3)*0.82*0.1*(33)2
= 59.55 t
3. Vérification de la stabilité du barrage
poids
4. Stabilité du barrage poids
3. Action sismique
 L’action sismique horizontale est
décrite par deux composantes
orthogonales supposées
indépendantes et représentées par
le même spectre de réponse.

 La composante verticale de l’action


sismique est décrite par un spectre
de réponse différent.
La définition complète de l’action sismique
de calcul nécessite en définitive la
connaissance des paramètres suivants :

 l’accélération maximale, horizontale et


verticale, sur un site de référence
rocheux ;
 la classe de l’ouvrage ;
 le type de sol de fondation ;
 la forme du spectre de réponse élastique,
horizontal et vertical, qui dépend de la
3.1. Méthode pseudo-statique
Dans le cadre d'un calcul simplifié,
l'approche pseudo-statique est utilisée :
le chargement dynamique est
représenté par l'application de forces
statiques jugées équivalentes aux
efforts dynamiques maximaux
supportés par l'ouvrage. Les forces
d'inertie sont celles d'un solide rigide
soumis à l'accélération maximale au sol
3.1. Analyse pseudo-statique d’un barrage
poids
Analyse pseudo-statique
Force s d’inertie du barrage
Force d’inertie de l’eau
Analyse pseudo-statique
Poussée de Westergaard
k le coefficient pseudo-statique
adimensionnel
 gw le poids volumique de l'eau ;
 h la profondeur de la retenue ;
 y la profondeur considérée.
Force d’inertie de l’eau
3.2. Analyse dynamique
(Indispensable si a > 0.15 g)
Prendre en considération un système de forces
variables dans le temps et en tenant compte des
effets d'inertie et d’amortissement.
Méthode des éléments finis

 La réponse du barrage (en termes de


déplacements, vitesses, accélérations,
contraintes et déformations)
 Interaction réelle sol-barrage.
 Interaction réelle eau-barrage.
3.3. Sécurité en cas de séisme
4. Principe d’un barrage poids
 Le poids propre s'oppose à la
poussée de l’eau par le
frottement résultant
4. Principe d’un barrage poids (suite)
 Chaque élément (bloc, plot) est
stable, on ne considère aucun
effet de voûte ou bi-directionnel.
4. Principe d’un barrage poids (suite)
Pour le cas de
charge normal,
l'état de
contraintes doit
être partout en
compression
(donc aucune
armature)
4. Principe d’un barrage poids (suite)

Exigences à l'interface barrage sol


- Fondation sur rocher
- Déformation limitées
- Etanchéité
Mode de construction
d’un barrage poids

Etape de bétonnage

Joint d’étanchéité
5. Amélioration de la sécurité au
glissement
Amélioration de la sécurité au glissement
6. Avantages et inconvénients
Avantages
 Faibles contraintes dans le béton
 Faibles contraintes transmises par
la fondation au rocher
 Les variations de températures ne
produisent que de faibles
variations de contraintes
6. Avantages et inconvénients
Avantages
 L'évacuateur de crue peut
facilement combiner avec le
barrage (diriger les crues
directement par dessous).
 Le gradient des sous-pressions à
travers la fondation est faible
6. Avantages et inconvénients
Inconvénients
 Les sous-pressions sont importantes
dans la fondation.
 Moyen risque de tassement.
 Le volume du béton est important
(pour le barrage-poids évidé, il est
plus faible).
6. Avantages et inconvénients
Inconvénients
 Le volume d’excavation de la fouille
est important.
 Fragilité au séisme (si les joints entre
les blocs ne sont pas faits par
injections).
 L'échauffement du béton par la prise
du ciment est assez problématique.
CHAPITRE 3

BARRAGES A CONTREFORTS
I. Barrages à Contreforts
Lorsque les appuis sont trop distants, ou
lorsque le matériau local est tellement
compact qu'une extraction s'avère
presque impossible, la technique du
barrage à contreforts permet de réaliser
un barrage à grande économie de
matériaux.
Contreforts
I. Barrages à Contreforts Dalle en
béton

Les Barrages à Contreforts


sont constitués d'une série
de murs (les contreforts)
construits dans la vallée Coupe type d’un Barrage
à contreforts à dalles
parallèlement à l'axe de la
rivière, l'espace entre les
contreforts étant bouché par
une dalle en béton, une
voûte…….
Barrage multi-voûtes
1. Barrages à Contreforts

Contreforts

Barrage d’Albertville,
Rhône-Alpes, France
Le barrage à contreforts
Il est constitué :
Une série de murs
parallèles, généralement de
forme triangulaire, plus ou
moins épais et plus ou moins
espacés (les contreforts)
bouchure
Une bouchure
entre les contreforts
transmettant à ceux-ci
la poussée de l'eau
Le barrage à Contreforts

Les contreforts redirigent l’effort sur la


fondation rocheuse de la vallée
Utilisés dans les vallées larges avec
fondations rocheuses de bonne qualité
Les barrages à contreforts :

 Juxtaposition de plots comprenant chacun un bloc


de tête, en contact avec la retenue, et un contrefort
triangulaire conduisant au sol la force exercée par
l’eau sur la tête.
 Le concept autorise une économie sur le volume
de béton de l’ordre de 20 à 25 % par rapport au
barrage plein équivalent et à critères de sécurité
égaux ;
 Les coffrages en sont plus complexes,
 ils sont plus sensibles aux agressions extérieures,
notamment les variations thermiques, et ils sollicitent
fortement leur fondation.
Comparaison
Barrages poids Barrage à contreforts
Déplacer le Stabilité amélioré
Béton mal (composante verticale de la
centre de poussée de l'eau)
utilisé gravité vers
Faibles sous-pressions
l'amont
(drainage libre)
Elargir la Volume de béton réduit
base du (-25 à 30%)
barrage dégagement aisé de
Enlever chaleur
du béton Ouvrir le
barrage à surface du coffrage
stabilité latérale en cas de
l'aval pour Séisme
assurer le  fondation difficile des
drainage contreforts aux flancs de la
vallée
Disposition générale d’un barrage à
contreforts
DAMS
BUTTRESS DAMS

Bartlett Dam, Colorado


Barrage évidé
Cas particulier d'un barrage à
contrefort: masque aval est continu

Objectifs d'un masque aval


réduire la vulnérabilité
protéger l'âme contre l'action du gel
réduire l'effet de la température
augmenter la stabilité latérale au
cas de tremblements de terre
Disposition générale d’un barrage à
évidé
Contraintes dans le contrefort
Sécurité au renversement et au
glissement
Diagramme des sous-pressions
Choix de la forme de la tête amont
Comportement en cas de séisme –
Conception du couronnement
Problèmes particuliers
Fondation des contreforts
Connexion du dispositif d’étanchéité à la
fondation
Avantages

 Les contraintes transmises par la


fondation au rocher sont moyennes,

 Les sous-pressions au niveau de la


fondation sont faibles,

 Le volume du béton est faible donne un


échauffement faible,

 Moyens risques de tassement.


Inconvénients

Susceptibilité aux séismes est très forte,


La résistance à l’accélération est
presque non existante,

Importantes fouilles,
Les contraintes dues au gradient de
température peuvent devenir importantes
à la tête du contrefort.
CHAPITRE 4

BARRAGES
VOÛTES
Premiers barrages - voûtes
Premiers barrages - voûtes
barrages - voûtes
4.1.2. Barrages Voûtes
Les barrages-voûtes,
de forme arquée,
profitent de leur
forme pour reporter la
Coupe type d’un barrage-voûte
poussée de l'eau vers
le rocher des rives.

Efforts repris sur les flancs de la vallée


Utilisés dans les vallées étroites
Fondations rocheuses rigides Mode de travail des
arcs d’une voûte
Barrage voûte
C'est un ouvrage particulièrement élégant;
en raison de la forme arquée du barrage,
horizontalement et verticalement, la
poussée de l'eau est reportée sur les flancs
de la vallée.
Le barrage voûte doit son nom et sa
résistance à sa forme arquée*

*Arquée : En forme d’arc de cercle.


Rive

Le barrage voûte Pression


répartie la de l’eau
pression de l’eau
de chaque cotés
de la vallée
Rive
Choix de l’emplacement
Conditions pour la réalisation d’un
barrage voûte

• La vallée est relativement étroite


• Las appuis latéraux sont topographiquement
favorables (si possible symétriques)
• Les conditions géologiques sont bonnes
• Stabilité du rocher aux rives pendant la
construction et l’exploitation du barrage
(percolation de l’eau à travers les appuis)
Choix de l’emplacement
• Conditions pour la réalisation d’un
barrage voûte

• Comportement homogène et isotrope de la


fondation (éviter les failles et discontinuités)
• Rocher sain, peu pérméable
Choix de l’emplacement –
Critères topographiques
Vallée en V Vallée en U

Lc/H ≤ 5 (6) Lc/H ≤ 4 (4.5)


Choix de l’emplacement – Critères topographiques

Vallée en V

Vallée en U
Choix de l’emplacement – Critères géologiques
En règle générale, au
passage d’une zone
géologiquement favorable,
l’érosion par le cours d’eau
forme un verrou favorable
à l’implantation d’un
barrage-voûte
Le barrage sera implanté à l’amont du
resserrement ou du verrou, de sorte que les
efforts soient transmis à la fondation dans
la zone de la meilleure qualité
géomécanique
Avantages des barrages voûtes
Le volume de béton est réduit
(l'épaisseur à la base est de l'ordre de 15
- 20 % de la hauteur, contre 75 - 80 %
pour un barrage poids);

Le système statique tridimensionnel


hyperstatique induit une grande
réserve de portance.

L'effet des sous-pressions est réduit du


fait de l'épaisseur limitée de la fondation
Inconvénients des barrages voûtes

Les contraintes sont importantes dans le


béton et dans le rocher

Le prix du m3 de béton, plus dosé en


liant, n'est qu'un peu plus élevé, tout
comme le prix du m2 de coffrage.

Les gradients hydrauliques sous la


fondation sont importants.
Différents de barrages voûtes
Barrage voûte - cylindrique
(simple courbure)

Principe Voûte à rayon constant et


épaisseur variable
Barrage voûte à angle et rayon variable
(simple courbure)
Barrage voûte à double courbure
Forme des sections horizontales (arcs)

Ouverture de l'arc (arcs circulaires)


couronnement 120° à 130°
à mi-hauteur 85°
à la base 80°
Forme des sections horizontales (arcs)

Géométrie des arcs


arcs circulaires (l'angle de l'arc avec le
rocher sain doit être au minimum 30°)
Arcs circulaires combinés (arc de rive)
arcs de parabole
arcs d'ellipse
arcs de spirale logarithmique
Arcs circulaires
Formes des sections verticales
Epaisseur de la console à la section
principale
Epaisseur de la console à la section
principale
Exemples de formes des consoles à clé
(ingénieurs suisses)
Exemples de formes des consoles à clé
(Ecole Espagnole)
Ils sont constitués par une coque en béton
à simple ou double courbure. Ce type de
barrage est implanté dans une vallée
présentant une zone relativement étroite
(verrou) pour permettre l'arc-boutement de
l'ouvrage sur les rives qui doivent être
géologiquement très saines.
La courbure de la voûte permet de reporter les
efforts de pression sur les appuis de rive, tout
en conservant une paroi comprimée. Une
première approche, trés grossière, de
dimensionnement consiste à considérer une
superposition d'arcs supposés indépendants. La
contrainte dans le béton est généralement de
l'ordre de 5 MPa afin de limiter les problèmes
de déformations aux ancrages.
La valeur de la contrainte est alors déduite de la
formule du tube et vaut :
Dans la réalité, les arcs ne sont pas
indépendants; de plus le barrage est
partiellement encastré en pied, ce qui conduit à
adopter d'autres modèles de calculs par un
double découpage de la voûte en poutres
courbes horizontales (arcs) et en poutres
verticales (consoles). Les efforts appliqués à
chaque noeud se répartissant entre ces deux
familles de poutres et les déplacements des arcs
et des consoles sont égaux à leur interserction.
Actuellement, on utilise des méthodes
numériques de calcul par éléments finis.
Barrage voûte:

La technique de barrage-voûte nécessite une


vallée plutôt étroite (même si des barrages-voûtes
ont été parfois construits dans des vallées assez
larges, poussant cette technologie à ses limites) et
un bon rocher de fondation. Même lorsque ces
conditions sont réunies, le barrage-voûte est
aujourd'hui souvent concurrencé par les barrages-
poids en béton ou le barrage en enrochements,
dont la mise en œuvre peut être davantage
mécanisée.
CHAPITRE 5

BARRAGES
REMBLAIS
BARRAGES REMBLAIS
Un barrage en remblai est un barrage
constitué d'un matériau meuble, qu'il soit
très fin ou très grossier (enrochements).
On choisit ce type
d’ouvrage lorsque la
vallée est trop large
pour admettre une
structure en béton
et lorsqu’on trouve les matériaux sur place
ou à faible distance.
Les barrages en remblai
Il s’agit d’ouvrages de grand volume dont
la construction a été rendue possible par
l’emploi des engins modernes de
terrassement et de manutention.

Barrage du Mont-Cenis
Les barrages en remblai

Ce type de barrage constitué de terre et


d’enrochements comporte généralement
un noyau central d’argile qui assure
l’étanchéité.

Dans certains ouvrages, l’étanchéité est


assurée par un masque amont en béton
ou par un noyau béton.
Barrage en béton

Résiste à la poussée de l’eau

Etanche la vallée au droit du barrage


Barrages en remblai

 Ce double rôle du matériau meuble


n’est pas du tout évident, voire
impossible

 Un élément étanche (noyau,


membrane, masque) est
indispensable qui se distingue bien, en
qualité et quantité, des éléments
garantissant la résistance à la poussée
de l’eau, on parle des corps d’appui.
Barrages en remblai

 Un barrage est un ouvrage construit en


travers d’une zone d’écoulement
naturel d’eau.

 De manière
impropre, on utilise
quelque fois le
terme digue pour
désigner les
remblais
Digue - Barrage
Une digue est un
remblai plutôt parallèle
au sens de l'écoulement
 Les digues sont construites en matériau
naturel ou artificiel, le plus souvent
composé de terre

canaliser l’écoulement et
Fonction empêcher la submersion
principale des basses terres contiguës
Digue
Trois (03) grandes
types de digues

Les digues de Les digues Les digues de


protection contre de canaux type maritime
les inondations, (brise-lames
situées dans le lit ou jetées
majeur d’un cours
d’eau (ou le long
du littoral maritime
1. Les digues de protection contre les
inondations, situées dans le lit majeur d’un cours
d’eau (ou le long du littoral maritime)

Digues construites dans le


lit majeur, et le lit mineur
marqué par les alignements
d'arbres de la berge

Digue néerlandaise de
protection contre la mer
Les canaux sont
2. Les digues de canaux généralement alimentés
artificiellement, les digues
de canaux servent à
contenir l'eau à l'intérieur
du canal

Exemple de digues de
canaux
3. Les digues de type maritime (brise-lames)
Un brise-lames est une
brise-lames
construction du type digue
ou jetée (môle), établie devant
un port, une zone aménagée,
une plage ou un littoral
vulnérable à l'érosion.

Il peut constituer un
abri pour protéger
une zone de
mouillage lors de
mauvais temps.
3. Les digues de type maritime (jetées)
La jetée est une
construction s'avançant
dans la mer, un lac, un
fleuve

Le but principal est de


servir à l'embarquement
et au débarquement des
cargaisons ou des
passagers
BARRAGES REMBLAIS
Cette famille regroupe plusieurs catégories. Les
différences proviennent :

 Types de
matériaux
utilisés

 Méthode employée pour


assurer l'étanchéité
Types de digues – éléments d’étanchéité

Noyau mince Noyau large Noyau incliné


À l’extrême : digue homogène

Membrane d’étanchéité centrale Masque amont


(mélange d’agrégats avec (béton, asphalte, feuilles
bitumes, bentonite , ciment) synthétiques)
Types de digues – éléments d’étanchéité et de
drainage

Corps aval perméable Couche drainante Cheminée et tapis


drainant dans digue
homogène

Galerie de drainage Galerie avec forage


Drainage du corps
dans la fondation de de drainage
aval (év. Drainage
la digue
partiel du pied aval)
Barrage
homogène

1. Cheminée et
Le barrage homogène tapis drainant
est un barrage en remblai
2. Protection
construit avec un amont (rip-rap)
matériau suffisamment
3. Matériau
étanche (argile, limon). homogène
C'est la technique la plus
ancienne de barrages en
remblais
Un rip-rap est une couche de roches ou
d'autres matériaux disposés en vrac servant à
protéger un barrage, une digue ou une jetée
des effets de l'érosion due aux vagues ou aux
glaces.

Les ripraps absorbent


et diffusent l'énergie
des vagues avant
qu'elle n'atteigne la
structure à protéger.
Barrage à
noyau central
en terre
1. Noyau
Le barrage à noyau 2. Filtre
3. Zones de transition
argileux comporte un 4. Corps d’appui
noyau central en argile 5. Protection de
surface (rip-rap)
(qui assure l'étanchéité),
épaulé par des recharges
constituées de matériaux
plus perméables
Barrage à noyau central
en terre
Cette technique possède au moins deux
avantages sur le barrage homogène :
Les matériaux de recharge sont plus
résistants que les matériaux argileux, on
peut donc construire des talus plus raides

On contrôle mieux les écoulements qui


percolent dans le corps du barrage
Barrage à noyau incliné
1. Noyau
2. Zone de transition
3. Corps d’appui
4. Protection de surface

Avantages
Inconvénients
 Noyau comprimé par la Surfaces de glissement
poussée de l’eau possibles sont situées
 Remblais séparé du noyau dans le noyau (pente du
et corps d’appui (périodes parement amont est
de pluie, remblais du conditionnée par les
corps d’appui seulement propriétés mécaniques
 Surélévation future de la du matériau du noyau)
digue plus facile
Barrage à membranes centrales
 Noyau bitumineux réalisable
jusqu’à environ 100 m
 Paroi moulée à sec, très peu
flexible
 Gradients hydrauliques à la
base : injections très importantes
 Epaisseur du noyau bitumineux :
 emin =0.50 m; H/e ≤120
1. Noyau
2. Zone de transition
 Epaisseur de la paroi moulée à
3. Galerie d’injection sec : emin = 0.80 m
4. Noyau : mélange de b,
 Construction d’un noyau
de bentonite et de
ciment (paroi en béton) bitumineux seulement par des
5. Protection de surface entreprises spécialisées
Barrage à masque amont (CFRD)
 Type de digue avec le plus petit
volume de remblais
 Masque en bitume
 nmax=1.70–1.75 pour des
raisons d’exécution
 d=H/300 pour H>30 m
 Masque en béton
 n=1.35 – 1.40 pour sous-sol
1. Plinthe (Lmin>3m+H/15) avec roche compétente
2. Masque amont  d=35 à 45 cm (souvent
d’épaisseur d
d=0.30m+0.003H en (m)
3. Zone de transition avec
granulométrie fine  Armature 0.3 – à.4%
4. Corps d’appui
5. Fondation sur roche  Gradients hydrauliques à la
indispensable base : injections très importantes
Barrage à masque amont (CFRD)
Avantages par rapport aux digues à noyau
central
 Le corps d’appui est situé hors d’eau (pas d’altération sous
l’effet de l’eau, pas de changement des pressions interstitielles
dues à la variation du niveau de la retenue

 La poussée de l’eau est plus favorable et augmente la


composante verticale qui agit sur la semelle de la fondation

Augmentation de la résistance au glissement

 Le corps d’appui n’est pas soumis aux filtrations

Pentes des parements plus raides


Matériaux de construction
1. Exigences 2. Cohésion

 Sur la qualité
 Non organique
 Non altérable
 Extraction, transport et
mise en place possible Filtres et corps d’appui
 Compactage possible  Matériau non cohésif
 Résistance au
cisaillement élevée
 Disponibilité, proximité Noyau
du site  Matériau cohésif
 Economie k<10-7 m/s
 Forte teneur en fines
Matériaux de construction
Granulométrie Critères du filtre
(Terzaghi - Peck

D15 filtre > 5 D15 noyau


D15 filtre < 5 D85 noyau
D50 filtre < 2.5 D50 noyau

A noyau : teneur en argile >5%


B corps d’appui
dmax =2/3 hauteur de la couche

Granulométrie étendue
Autocolmatage
1 Noyau 2 Filtre
Risque de liquéfaction
Matériaux de construction
Matériaux cohésifs Courbes de Proctor
Teneur en eau: critère prépondérant
pour :
L’exploitation de la zone d’emprunt
La mise en place sur la digue
Le compactage
La résistance au cisaillement
La consolidation (tassements)

Teneur en eau exigée 1 Courbe de saturation 100%


2 Courbe de Proctor standard
3 Courbe de Proctor modifiée

Dessication de surface à éviter


Mise en place des matériaux
Matériaux cohésifs Matériaux non cohésifs
 Noyau Filtres, transitions, corps
Épaisseur de couche : d’appui, rip-rap
25 à 30 cm Épaisseur de couche
 Filtres env. 60 cm
Contrôle très rigoureux de  Alluvions, éboulis
la teneur en eau 90 à 120 cm
 Enrochements de carrière
Moyens 150 cm
 Rouleau à pneu (6 à 8 t, 4 Arrosage pour favoriser le
à 6 passes) compactage
 Rouleau vibrant (8 à 10 t) Moyens
 Rouleaux vibrant s selon
essais préalables
Contrôle pendant la construction
Contrôles après la mise en place des matériaux
 gd : poids spécifique apparent sec
 w (%) : teneur en eau dans le noyau
 U : pression interstitielles dans le noyau
 Jauges de déformation horizontale
 Mesures de tassement vertical
Avec 1) et 2) : contrôle le compactage pendant la mise en
place

Nombre d’essais
Début des travaux : un échantillon/contrôle tous les 500 m3
 Après à tous les 2000 m3
Volumes par jour (grandeur typique) : 25 000 m3
50 essais aux échantillons dans le
laboratoire du chantier par jour
Comportement après la construction
Tassements et consolidation

Tassement dû à l’augmentation du poids pendant le


remblayage (déformation instantanée)

Valeurs typiques ( pour une hauteur de 30 m)


Graviers et sables : 0.9 à 1.4% de la hauteur totale
Limons sableux : 1.3 à 2.1 %
Graviers et sables argileux : 1.9 à 3.3 %
Limons argileux : 2.8 à 4.2 %

Consolidation après la construction due à la


diminution des pressions interstitielles (déformation
à long terme)
 Valeur typique 1% de la hauteur totale
(compensation par la surélévation du couronnement
Comportement après la construction
Comportement après la construction
Analyse de la stabilité
L’analyse de stabilité d’un barrage en
remblai peut se décomposer en deux
parties :

La détermination des actions auxquelles


est soumis l’ouvrage ;

L’analyse des combinaisons de ces


actions, combinaisons dont on retient les
plus défavorables vis-à-vis du
mécanisme de rupture envisagé.
Détermination des actions

Action permanente : le poids propre du


remblai ;

Action variable : la pression interstitielle ou


la poussée de l’eau de la retenue, en
fonction de la charge sur le déversoir ;

Action accidentelle : les séismes.


Combinaisons des actions
Pour le calcul des petits et moyens barrages, on envisage le plus
souvent trois combinaisons d’actions :

le poids propre du remblai et les


pressions interstitielles de fin de
construction :
Combinaison quasi permanente

le poids propre du remblai et le champ


de pression interstitielle induit par une
vidange rapide :
Combinaison fréquente
Combinaisons des actions
Pour le calcul des petits et moyens barrages, on envisage le plus
souvent trois combinaisons d’actions :

le poids-propre du remblai et le champ


de pression interstitielle induit par la
retenue à son niveau normal :
Combinaison quasi permanente

Le cas échéant, l’action d’un séisme


(combinaison accidentelle), est aussi à
considérer:
Combinaison accidentelle
CALCULS DE STABILITÉ
S’il n’y a pas de matériaux fins dans la
fondation et dans le remblai, on est en présence
de deux cas :

Les matériaux sont Les matériaux sont semi-


très perméables et perméables et il faut aussi
la stabilité dépend tenir compte lors d’une
de leur angle de vidange rapide, du
frottement interne réseau d’écoulement et
donc des pressions
interstitielles
CALCULS DE STABILITÉ

Dans les cas où il y a des matériaux fins


(vases et tourbes exclues), soit dans la
fondation, soit dans le remblai, soit dans les
deux.

Les matériaux fins conduisent, en général,


à pratiquer deux types de calcul de
stabilité des talus :
Un calcul à court terme correspondant à la
stabilité en fin de construction, avant
consolidation : caractéristiques déterminées
à l’essai triaxial non consolidé, non drainé
interprété en contraintes totales

Un calcul à long terme, après


consolidation, suite à une vidange rapide pour
ce qui concerne le talus amont, en
contraintes effectives : caractéristiques
déterminées à l’essai triaxial consolidé non
drainé (ou drainé dans certains cas).
Méthodes de calcul

Les méthodes de calcul en rupture


circulaire :

FELLENIUS
BISHOP

La méthode de FELLENIUS est en général


la plus pessimiste conviennent dans les cas
courants
Méthodes de calcul
Les méthodes de calcul en rupture non
circulaire :

SPENCER,
Perturbations

sont à utiliser dans le cas de certains


ouvrages zonés et lorsque la fondation
est partiellement (une couche) ou
totalement constituée de matériaux peu
résistants
Méthodes de calcul

Le profil retenu doit assurer la stabilité des


deux talus de l’ouvrage, à court terme et à long
terme, avec un :

coefficient de sécurité suffisant, généralement


compris entre 1,3 et 2
Prise en compte de la sismicité
La sismicité du site intervient
essentiellement à trois niveaux :
stabilité du barrage sous séisme, avec
éventuellement l’estimation des
déformations ;
dispositions constructives particulières
concernant la fondation et le remblai ;
comportement des ouvrages annexes
(évacuateur de crues, tour de prise...)
Séisme de projet et méthodes de calcul
de la stabilité du barrage
Le séisme de référence pour le projet est,
en principe, défini dans l’étude géologique
en fonction de la sismicité régionale (provinces
sismo-tectoniques, séismes historiques, intensité
macro-sismique, lois d’atténuation avec la
distance...).
Il est caractérisé par une accélération
maximale horizontale en surface du terrain
naturel, que l’on peut écrire sous la forme g
(avec g = accélération de la pesanteur)
Dans la pratique actuelle, les méthodes
employées pour apprécier la stabilité des
ouvrages en séisme dépendent de la valeur
de  et de la sensibilité supposée du
barrage :

hauteur, nature de la fondation


(présence de couches sableuses
saturées par exemple),
constitution de l’ouvrage.
Pour les petits ouvrages et un séisme
faible ou modéré ( < 0,15 à 0,20) on se
contente généralement d’utiliser la:
Méthode pseudo-statique
Lorsque l’ouvrage est plus sensible et le
séisme plus important, il est recommandé
d’utiliser, en plus de la méthode pseudo-
statique, des méthodes plus
représentatives prenant en compte le
comportement dynamique des sols
(fondation et remblai).
MÉTHODE PSEUDO-STATIQUE

C’est la méthode la plus généralement


utilisée dans le cas des petits et moyens
barrages.

L’influence du séisme est représentée par


un coefficient sismique horizontal Kh
revenant à appliquer un effort moteur
horizontal supplémentaire Kh.P au centre
de gravité du volume de terre en glissement
potentiel et de poids total P.
MÉTHODE PSEUDO-STATIQUE

Les efforts résistants mobilisés sont ceux


estimés à partir de la résistance statique
(tels que définis dans l’étude de stabilité
sans séisme).
L’influence du séisme sur la poussée
statique due à l’eau est souvent calculée
selon la théorie de WESTERGAARD
(relative à un écran vertical, donc plutôt
applicable aux barrages en béton) avec
une réduction pour tenir compte du
parement incliné. Dans le cas des talus
habituels (1V/2H à 1V/4H) et avec la
faible hauteur d’eau des barrages
concernés, cet effet est pratiquement
négligeable
Méthodes utilisant le comportement
dynamique des sols
La méthode pseudo-statique n’est pas
satisfaisante au plan théorique et ne
permet pas d’appréhender correctement les
problèmes lorsque le séisme est élevé.
La méthode adaptée dans ce cas est celle
développée par H.-B. SEED, qui consiste à
réaliser une étude du comportement
dynamique du barrage et de sa fondation
au cours du séisme
Méthodes utilisant le comportement
dynamique des sols
L’ouvrage est alors considéré comme
stable lorsque les déformations sont
limitées et compatibles avec les
propriétés des matériaux utilisés.

Ce type d’étude peut s’avérer nécessaire


lorsque  > 0,2 à 0,25 et pour les ouvrages
les plus importants.
Cas de l’Algérie
Dispositions constructives particulières
concernant la fondation et le remblai

La fondation peut poser des problèmes,


en cas de fort séisme, lorsqu’elle comporte
des matériaux susceptibles de présenter
une diminution importante de résistance
en relation avec un fort développement
des pressions interstitielles (phénomène
de liquéfaction des sables lâches saturés)
ou une distorsion importante (argiles
molles).
En règle générale, ces matériaux posent
également des problèmes pour la
conception « statique » de l’ouvrage et
ont pu être substitués ou traités dans la
zone d’emprise. Il faut néanmoins, dans ce
cas, vérifier l’influence de tels matériaux
laissés en place ou sans traitement au-delà
des pieds aval et amont.
Dans le cas de couches sableuses, un
traitement classique consiste à réaliser :

 un maillage de drains verticaux


(drainage des surpressions générées par
le séisme)

ou

 une amélioration du sol par


densification (vibroflottation, colonnes
ballastées, injections solides...).
Pour le remblai, des adaptations peuvent
être faites pour pallier les éventuels
déformations et désordres internes
possibles. D’une manière générale, une
des conséquences probables d’un séisme
élevé est l’apparition de fuites
concentrées à travers le barrage.

Ces adaptations portent sur le zonage du


remblai, la résistance des matériaux à
l’érosion régressive et l’aménagement de
la crête.
On peut citer les précautions suivantes:
 éviter les sols pulvérulents fins et
uniformes dans les zones saturées ;
 prévoir un drain cheminée ou l’élargir
dans le cas des remblais homogènes ;
 prévoir des zones de transition les plus
larges possible ;
 être particulièrement prudent pour
l'épaisseur des filtres ;
placer une couche de sable à l'amont du
noyau pour colmater les fissures
éventuelles causées par un séisme ;
réaliser le barrage ou son noyau avec des
matériaux présentant une bonne résistance
à l’érosion interne (argile plastique, sablo-
graveleux avec fines argileuses de
granulométrie très continue).

Par ailleurs, en cas de fort séisme de


projet, il peut être judicieux d’augmenter la
revanche et la largeur en crête.
Critères de choix pour les sites
Avantages des digues par rapport
aux barrages en béton
Géologie et topographie moins
déterminantes

Installations et équipements moins


sophistiqués

Peu susceptible aux tassements et aux


séismes
Critères de choix pour les sites -
Topographie

Forme de la vallée

Géologie

Matériaux de remblais
Critères de choix pour les sites – Topographie
1. Forme de la vallée

Chercher un Eviter les falaises,


angle b  90° les surplombs

Profiter d’un resserrement L’emplacement aval


de la vallée L’extrémité à
d’un resserrement éviter
Critères de choix pour les sites –
Topographie
Forme de la vallée Attention aux vallées
épigénétiques
Chercher un Eviter les falaises,
angle b  90° les surplombs

Éperon naturel
mince

Attention d’utiliser un éperon naturel mince et pentes raides


seulement si la forme est garantie par la qualité du rocher
Critères de choix pour les sites – Topographie
Forme de la vallée
Coupes transversales

Eviter un changement brusque


de la pente de l’appui
Critères de choix pour les sites – Topographie
Forme de la vallée
Coupes transversales

Eviter des appuis subverticaux et


surtout des surplombs!
Critères de choix pour les sites – Topographie
Forme de la vallée
Coupes longitudinales
Une fondation inclinée
vers l’amont est préférable

Si la fondation est inclinée


vers l’aval, des gradins
sont indispensables
Eviter que la prolongation
du parement tombe dans
le vide
Critères de choix pour les sites –
Géologie
Les précautions à prendre et les
investigations à effectuer pour un
barrage en remblai sont équivalentes à
celles qu’on prendrait pour un barrage
en béton, même si les exigences
concernant la qualité du sous-sol sont
moins prononcées
Critères de choix pour les sites –
Géologie
Lorsque la géologie n’est pas favorable à
la réalisation d’un ouvrage en béton, le
barrage en remblai peut constituer une
alternative.
Dans ce cas (géologie médiocre), les
connaissances approfondies de la
géologie sont indispensables pour
garantir la faisabilité d’un barrage en
remblai
Critères de choix pour les sites –
Géologie
La construction nécessite d’importants
volumes de matériaux de remblai.

La prospection détaillée de toute la


région entourant un site, accompagnée
d’une étude géotechnique, est
indispensable

L’étude de faisabilité est le fruit du travail


conjoint de l’ingénieur et du géologue
Critères de choix pour les sites –
Reconnaissances géologiques

Réservoir

Etanchéité

Stabilité des rives

Transport / apport de matériaux solides


Critères de choix pour les sites –
Reconnaissances géologiques
Site
 Etanchéité des appuis
 Stabilité des appuis
 Stabilité des excavations à la surface et
en souterrain
 Écoulements souterraines
 Degré et profondeur d’altération
superficielle
Critères de choix pour les sites –
Reconnaissances géologiques
Matériaux
Collaboration avec un ingénieur géotechnicien)

Inventaire des matériaux meubles


exploitables
Volume approximatif de matériaux
meubles disponible pour la construction
Nature et volume de roches de carrière
(éventuellement)
Critères de choix pour les sites
Avantages des digues par rapport
aux barrages en béton
Géologie et topographie moins
déterminantes

Installations et équipements moins


sophistiqués

Peu susceptible aux tassements et aux


séismés
Critères de choix pour les sites -
Topographie

Forme de la vallée

Géologie

Matériaux de remblais
Installations et équipements moins
sophistiqués
Peu susceptible aux tassements et aux
séismés

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