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Ex 1 : Soit A ∈ Mn (C) tel que ∀k ∈ N∗ , T r(Ak ) = 0.

On se propose de démontrer par absurde que Sp(A) = {0}. On suppose alors que Sp(A) 6= {0}.
1) Justifier que A admet au moins une valeur propore non nulle dans C.
On note alors λ1 , . . . , λr les valeurs propres non nulles deux à deux distinctes de A.
2) Montrer qu’il existe m1 , . . . , mr ∈ N∗ tels que


 m1 λ1 + . . . + mr λr = 0,
 m1 λ2 + . . . + mr λ2 = 0,

1 r
..


 .,
m1 λr1 + . . . + mr λrr = 0

3) Donner l’expression du déterminant




λ1 λ2 . . . λr
λ21 λ22 . . . λ2r
V = .. .

.. ..

. . .
λr1 ... λrr

4) En déduire que Sp(A) = {0}.

Ex 2 : Soit E un K-ev de dimension finie n ∈ N∗ , f ∈ L(E) diagonalisable de valeurs


propres deux à deux distinctes λ1 , . . . , λr . Pour 1 ≤ i ≤ r, soit ni = dim Eλi (f ) et soit g ∈ L(E)
quelquonque. L
1) A t-on E = ri=1 Eλi (f ). On note B une base de E adaptée à cette décomposition.
2) Montrer que f ◦ g = g ◦ f si et ssi pout tout 1 ≤ i ≤ r, Eλi (f ) est stable par g.
3) Montrer que f ◦ g = g ◦ f si et ssi MB (f ) = diag(A1 , . . . , Ar ) avec Ai ∈ Mni (K), ∀1 ≤ i ≤ r.
4) En déduire la dimension de C(f ) = {g ∈ L(E), f ◦ g = g ◦ f }.

Ex 3 : Soit E un K-ev de dimension finie n ∈ N∗ , f ∈ L(E) diagonalisable ayant n valeurs


propres deux à deux distinctes λ1 , . . . , λn .
Pour tout 1 ≤ i ≤ n, soit xi un vecteur propre de f associé λi .
1) Montrer que le polynôme minimal Pf de f est égal à χf .
2) Justifier que B = (x1 , . . . , xn ) est une base de E.
3) Soit g ∈ L(E) tel que f ◦ g = g ◦ f .
Montrer que pour tout 1 ≤ i ≤ n, il existe βi ∈ K tel que g(xi ) = βi xi .
En déduire que g est digonalisabe et qu’il existe Q ∈ Kn−1 [X] tel que g = Q(f ).

Ex 4 : Soit E un K-ev de dimension finie n ∈ N∗ et f ∈ L(E). On suppose qu’il existe e ∈ E


tel que B = (e, f (e), . . . , f n−1 (e)) soit une base de E.
n−1
1) Montrer qu’il existe a0 , . . . , an−1 ∈ K tel que f n (e) = ak f k (e).
P
k=0
n−1
On pose alors Q le polynôme Q = X n − ak X k .
P
k=0
2) a) Montrer que le polynôme minimal Pf de f est égal à Q et déduire que χf = Q

1
b) Etablir que f est diagonalisable si et ssi Q est scindé sur K à racines simples.
3) Donner A = MB (f ) en fontion des ai et établir que dim Ker(f − λidE ) est toujours ≤ 1.
4) Retrouver avec calcul que χf = Q.

Ex 5 : Soit E un C-ev de dimension finie N ∈ N∗ et f ∈ L(E). On note λ1 , . . . , λr les


valeurs
Q propres distinctes de f et m1 , . . . , mr leurs multiplicités respectivement. On a ainsi
χf = ri=1 (X − λi )mi . On note aussi Fi = Ker(f − λi idE )mi pour tout 1 ≤ i ≤ r.

1) Montrer que, pour tout 1 ≤ i ≤ r, Fi est stable par f et justifier qu’on a E = ri=1 Fi .
L
On pose dans la suite, pour 1 ≤ i ≤ r, fi l’endomorphisme induit par f sur Fi
et ni : Fi → Fi , x 7→ f (x) − λi x.
2) Soit 1 ≤ i ≤ r. Montrer que ni est nilpotent et exprimer fi en fonction ni .
3) Soit n l’endomorphisme de E défini par ∀1 ≤ i ≤ r, n(x) = ni (x) pour x ∈ Fi .
Montrer que n est nilpotent.
4) Soit d l’endomorphisme de E défini par ∀1 L≤ i ≤ r, d(x) = λi x pour x ∈ Fi .
En considérant une base de E adaptée à E = ri=1 Fi , montrer que d est diagonalisable.
5) Etablir que f = d + n et n ◦ d = d ◦ n (Décomposition de Dunford).

Ex 6 : Soit A ∈ M3 (R) \ {0} vérifiant A3 = −A.

1) Montrer l’équation X 2 = −I3 n’admet pas des solutions dans M3 (R).


2) Montrer que SpR (A) = {0}. La matrice est-elle diagonalisable sur R.
3) On considère l’endomorphisme f de R3 canoniquement associé à A.
a) Donner Sp(f ).
b) Montrer que R3 = Ker(f ) Ker(f 2 + idE ) et justifier que dim Ker(f 2 + idE ) ≤ 2.
L
c) Montrer qu’il existe a ∈ Ker(f 2 + idE ) \ {0} et que (a, f (a))est une basede Ker(f 2 + idE ).
0 0 0
d) Déduire qu’on a (*) : A est semblable dans M3 (R) à M =  0 0 −1 .
0 1 0
4) On veut retrouver (*) sans uiliser 3).
a) Montrer que A est diagonalisable sur C et que SpC (A) = {0, i, −i}.
b) Soit V ∈ C3 non nul tel que AV = iV et X = V + V̄ . Montrer que (X, AX) est une famille
libre de R3 . Conclure.

Ex 7 : On fixe n > 0 et on pose Bn la base cononique de Rn [X]. Soit ϕ l’endomorphisme de


Rn [X] défini par ϕ(P ) = P 00 − 2XP 0 .

1) Donner la matrice A de l’endomorphisme ϕ dans Bn .


2) Montrer que ∀0 ≤ k ≤ n, il existe unique Pk ∈ Rn [X] unitaire vérifiant ϕ(Pk ) = −2kPk .
3) Donner P0 .
Soit 1 ≤ k ≤ n. En identifiant le coefficient de X rk où rk = deg(Pk ), montrer que deg(Pk ) = k.
4) Montrer que Pk0 = kPk−1 pour tout 1 ≤ k ≤ n.
Retrouver que deg(Pk ) = k.
5) On pose Qk (X) = Pk (−X) pour tout 0 ≤ k ≤ n. Montrer que Qk (X) = (−1)k Pk (X).

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