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Monétarisme

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Le monétarisme est un courant de


pensée économique selon lequel les
gouvernements doivent mener une
politique monétaire stricte dans le but de
limiter la quantité de monnaie en
circulation. La réflexion sur ce thème est
ancienne (cf. les écrits de Jean Bodin,
David Hume, ou plus récemment Irving
Fisher[1]). Mais le rénovateur de ce
courant est sans conteste l'économiste
Milton Friedman (chef de file de l'École
de Chicago), qui a contribué à réhabiliter
et à relancer la théorie quantitative de la
monnaie contre le paradigme dominant
de l'époque, le keynésianisme. Ainsi la
politique monétaire est réapparue sur le
devant de la scène pour figurer depuis
quelques années parmi les instruments
essentiels de la politique économique.

Description
Selon la théorie monétariste :

l'offre de monnaie est exogène


(déterminée par la banque centrale) ;
la demande de monnaie est stable ;
l'inflation est « partout et toujours un
phénomène monétaire », due à
l'augmentation trop rapide de la masse
monétaire (moyens de paiement mis
en circulation) ;
les agents font des anticipations
adaptatives qui diminuent à long terme
l'effet des politiques conjoncturelles ;
il existe un taux de chômage naturel en
dessous duquel l'économie ne peut
pas descendre durablement.

Taux de chômage naturel …

La courbe de Phillips aux États-Unis dans les


années 1960
La courbe de Phillips est une
constatation empirique d'une corrélation
entre le chômage et l'inflation à court
terme uniquement. Le taux de chômage
est en abscisse et l'inflation en ordonnée,
cette courbe est monotone convexe
décroissante. Friedman va modifier la
lecture de cette courbe de la manière
suivante : « en augmentant la masse
monétaire, les autorités font croire aux
travailleurs que leur salaire réel a
augmenté, ce qui les conduit à
augmenter leur offre de travail. À court
terme on a donc une diminution du
chômage, mais rapidement les
travailleurs s'aperçoivent que les prix ont
augmenté en même temps, ils diminuent
donc leur offre de travail. »

Deux conséquences :

Premièrement, le niveau de chômage


revient à son niveau « naturel », mais
les prix ont augmenté : la courbe de
Phillips se déplace donc « vers le
haut ».
Deuxièmement, Friedman en déduit
que la courbe de Phillips de long terme
est une droite verticale avec comme
abscisse le taux de chômage naturel,
elle démontrerait alors l'inefficacité
des politiques économiques sur le long
terme.
Politique monétaire …

M. Friedman préconise l'abandon des


politiques monétaires discrétionnaires
pour mettre en place des règles fixes. Il
suggère d'inscrire dans la constitution un
taux de croissance fixe pour la masse
monétaire correspondant au taux de
croissance moyen de la production à
long terme (par exemple 5 %), les taux
d'intérêt étant fixés par la loi de l'offre et
de la demande. Si la croissance
économique ralentit, l'offre de monnaie
sera excédentaire et les taux d'intérêt
diminueront, permettant une reprise de la
croissance. Si la croissance accélère au-
delà du rythme prévu (surchauffe), l'offre
de monnaie sera insuffisante et les taux
d'intérêt augmenteront, ce qui freinera la
croissance. Ainsi les politiques
conjoncturelles (politique de relance ou
de rigueur) sont inutiles, et les risques
d'inflation ou de récession sont éliminés.

Contestations du
monétarisme
Le monétarisme a été à son tour
contesté par d'autres libéraux. Les
nouveaux classiques se sont opposés à
Friedman en défendant des hypothèses
comportementales sensiblement
différentes. Les monétaristes supposent
des anticipations adaptatives, les agents
s'adaptent en fonction de la situation
présente. Ils peuvent être trompés par
une politique économique qui sera alors
efficace à court terme mais néfaste à
long terme quand les agents se rendront
compte de leurs erreurs. Pour les
nouveaux classiques, les anticipations
sont rationnelles. Les agents raisonnent
en termes réels et ne peuvent être leurrés
par une politique monétaire, qui sera
donc inefficace à court terme comme à
long terme [réf. nécessaire].

Voir aussi

Articles connexes …

Économie (disciplin e)
Monnaie Banque Banque
mondiale

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Bibliographie …

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Notes et références …

1. Fischer considérait que pour lutter


contre la déflation, une intervention
de l'État était absolument
nécessaire.

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Dernière modification il y a 2 mois par Gribeco

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