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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

DOMAINE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES


MENTION PHYSIOLOGIE ANIMALE,
PHARMACOLOGIE ET COSMETOLOGIE

LABORATOIRE DE PHARMACOLOGIE GENERALE, DE


PHARMACOCINETIQUE ET DE COSMETOLOGIE

LPGPC

MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU


DIPLOME DE MASTER II
Option : PHARMACOLOGIE

ETUDE DE L’ACTIVITE ANTI-


DIARRHEIQUE DE L’EXTRAIT CSL 40
CHEZ LE COBAYE

Présenté par :

RASOLONJATOVO NARINDRA SEHENONIRINA

Soutenu publiquement le 12 Avril 2016


Devant le JURY composé de :
Président : RANDRIANAVONY Patricia Docteur HDR
Rapporteur : RANDIMBIVOLOLONA Fanantenanirainy Professeur titulaire
Examinateur : RAKOTOARISON Olivier Maître de conférance
Nom : RASOLONJATOVO

Prénoms : Narindra Sehenonirina

Adresse :Lot IID 70 Manjakaray

E-mail :rasoloseheno@gmail.com

Tel : 033 28 452 40

034 04 470 99

ETUDE DE L’ACTIVITE ANTI-


DIARRHEIQUE DE
L’EXTRAIT CSL 40 CHEZ LE
COBAYE

Promotion : 2014-2015 Laboratoire : laboratoire de


Option : pharmacologie pharmacologie générale, de
Rapporteur :Professeur pharmacocinétique et de
RANDIMBIVOLOLONA cosmétologie
Fanantenanirainy BP : 8351
Faculté des sciences
Université d’Antananarivo
REMERCIEMENTS
Au terme de la réalisation de ce mémoire, j’adresse mes remerciements les plus sincères et les
plus chaleureux à tous ceux qui, de près ou de loin m’ont soutenue dans sa préparation :

Au Professeur Titulaire RANDIMBIVOLOLONA Fanantenanirainy de m’avoir


accueilli au sein de votre Laboratoire et pour avoir partagé votre expérience, prodigué
vos conseils, et d’avoir accépté d’être mon encadreur. Sans oublier votre grande
disponibilité, tout au long de ce travail. Permettez moi d’exprimer ma reconnaissance
et mon profond respect.

Au Docteur RANDRIANAVONY Patricia, d’avoir accepté de présider le jury de ce


travail. Merci pour les conseils et critiques tout au long de ce travail et pour votre
grande disponibilité malgré vos occupations.

A Monsieur RAKOTOARISON Olivier, Maître de conférences, d’avoir accepté de


juger ce mémoire malgré vos lourdes responsabilités.

A tout le corps enseignant du Département de Physiologie Animale et de


Pharmacologie de la Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo qui ont
déployé leurs efforts pour ma formation. Je tiens à vous adresser mes sincères
remerciements.

A toute l’équipe du LPGPC pour votre sympathie, vos encouragements, vos conseils
et les discussions scientifiques agréables. Mes vifs remerciements.

A ma famille qui a toujours été présente tout au long de mes études. Mille mercis
pour tout le soutien morale, affectif et financier.
TABLE DES MATIERES
LISTE DES TABLEAUX _____________________________________________________ ii
LISTE DES FIGURES _____________________________________________________ iii
LES SIGNES ET LES ABREVIATIONS _______________________________________ iv
INTRODUCTION ________________________________________________________ 1
MATERIELS ET METHODES ____________________________________________ 6
I. Partie chimique _____________________________________________________ 6
A. Extraction _______________________________________________________ 6
B. Criblage Phytochimique ____________________________________________ 6
II. TESTS PHARMACOLOGIQUES ______________________________________ 8
A. Etude de l’effet de CSL 40 sur la motilité intestinale ______________________ 8
B. Etude de l’effet de CSL 40 sur la sécrétion intestinale ____________________ 9
C. EXPRESSIONS ET ANALYSES DES RÉSULTATS____________________ 10
RESULTATS ___________________________________________________________ 11
I. Partie chimique ____________________________________________________ 11
II. Partie pharmacologique ______________________________________________ 11
A. Effet de l’extrait CSL 40 sur la motilité intestinale_______________________ 11
B. Effet de l’extrait CSL 40 sur la contraction provoquée par l’acétylcholine ____ 12
C. Effet de l’extrait CSL 40 sur la sécrétion intestinale______________________ 13
DISCUSSION __________________________________________________________ 15
CONCLUSION _________________________________________________________ 17
BIBLIOGRAPHIES _____________________________________________________ 18

i
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU I : Différents tets utilisés lors du criblage phytochimique (FONG H. S. et coll.,
1977)_____________________________________________________________________7

TABLEAU II : Les différentes familles chimiques présentes dans l’extrait de plante


CSL 40___________________________________________________________________11

ii
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Relachement de l’iléon contracté par l’acétylcholine après l’injéction de l’extrait
CSL 40 dans le bain d’une manière cumulative ( ±e.s.m; n=3; p<0,05)________________12

Figure 2 : Variation de la contraction de l’iléon isolé de cobaye (exprimé en pourcentage)


provoquée par l’acétylcholine en absence et en présence d’extrait CSL 40 à 0, 25 mg/ml et
0,5 mg/ml ( ±e.s.m; n=3; p<0,05)______________________________________________13

Figure 3 : Volume du liquide intestinal provoqué par le MgSO4 administré par voie orale en
fonction des doses de l’extrait CSL 40 à 200 mg/kg et 400 mg/kg administré par voie orale
chez le cobaye ( ±e.s.m; n=3; p<0,05)__________________________________________14

iii
LES SIGNES ET LES ABREVIATIONS
 Ach : acétylcholine
 CaCl2 : Chlorure de calcium
 CE50 : Concentration donnant 50% de l’effet maximal
 cm : centimètre
 coll. : collaborateurs
 CO2 : Dioxyde de carbone
 EDS : Enquête Démographique de la Santé
 e.s.m : erreur standard à la moyenne
 g : gramme
 g/kg : gramme par kilogramme
 KCl :Chlorure de potassium
 L : litre
 LPGPC : Laboratoire de Pharmacologie Générale, de Pharmacocinétique et de
Cosmétologie.
 M : concentration molaire
 MgCl2 : Chlorure de magnésium
 mg/kg : milligramme par kilogramme
 mg/ml : milligramme par millilitre
 MgSO4 : Sulfate de Magnésium
 ml : millilitre
 ml/kg : millilitre par kilogramme
 mM : millimole
 n : nombre d’animaux utilisés
 NaCl :Chlorure de sodium
 NaHCO3 : Bicarbonate de sodium
 NaHPO4 :Phosphate de sodium
 O2 :Oxygène

 OMS : Organisation Mondiale de la Santé


 P : Degré de signification
 UNICEF :Fond des nations Unis pour l’enfant
 WHO : World Health Organisation
iv
 °C : degré Celsius
 < : inférieur
 % : pourcentage
 ± : plus ou moins

v
INTRODUCTION
INTRODUCTION

La diarrhée est caractérisée par une émission très fréquente de selles d’une quantité anormale
et trop liquides, dépassant 300 ml en 24 heures et contenant parfois des électrolytes
(LUDWIG T. H. et URSULA F., 2003). Elle peut être le symptôme d’une infection gastro-
intestinale provoquée par divers bactéries, virus ou parasites (REMY T., 2003). Le traitement
antidiarrhéique utilisé seul sans traitement de la maladie causale ne fait que limiter les
complications liées aux pertes hydroéléctrolytiques. La diarrhée est l’une des principaux
motifs de consultation, notamment en pédiatrie (BABA M. M.,2010). Sa gravité réside sur les
complications qu’elle entraine, et sans prise en charge précoce et adaptée, le décès peut
survenir dans un tableau de déshydratation sévère puis un état de choc hypovolémique (JEAN
D. Z. et coll., 2011).

Chaque année 2,5 milliards d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la diarrhée, et la
mortalité de ces enfants a diminué au cours des 20 dernières années. Malgré cette
amélioration, la diarrhée reste la seconde cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans;
environ 80% de décès infantils sont imputables aux diarrhées qui surviennent pendant les
deux premières années de leur vie (UNICEF/WHO, 2009).
Pour la majeure partie de la population qui vit dans les pays développés où les moyens
d’assainissement et l’eau saine sont à la portée de tous ; l’hygienne domestique et personnelle
est relativement bonne, la diarrhée survient rarement. Dans ces pays, l’incidence de diarrhée
est estimée en moyenne entre 0,5 et 2 épisodes par personnes par an. Aux Etats-Unis, sur une
population d’environ 200 millions d’habitants, le nombre des adultes présentant de la diarrhée
aiguë chaque année est estimé à 99 millions, elle représente 25% de cas d’hospitalisation
(MANATSATHIT S. et coll., 2002).
D’après les études prospectives efféctuées dans 20 pays en voie de développement entre
l’année 1990 et 2000, 1,4 milliards d’enfants de moins de 5 ans présentent de la diarrhée, soit
3,8 épisodes par an par enfant jusqu’à l’âge de 11 mois, et à 2,1 épisodes par an par enfant de
1 à 4 ans. Chacune de ces épisodes les prive des éléments nutritifs nécéssaires à leur
croissance, une des causes de la malnutrition ; or les enfants malnutris ont un grand risque
d’avoir la diarrhée (KOSEK M. et coll., 2003).

1
A Madagascar, selon l’Annuaire Statistique du Ministère de la Santé et du Planning Familial,
la diarrhée est la troisième cause de consultation au niveau des centres de santé. Elle
représente 14% de consultation dans les centres de santé, et en 2008 la diarrhée était la
deuxième cause principale de consultation dans ces centres (RAZAFIMAHATOMBO C.,
2012).
La diarrhée peut être aiguë ou chronique (KHERARO J., 1971). La diarrhée aiguë est
caractérisée par un début brutal et une durée limitée, tandis que la diarrhée chronique s’étend
sur une période qui dépasse les trois semaines. La diarrhée chronique est due à des
perturbations de transferts hydro-électrolytiques à travers la paroi de l’intestin et dans certains
cas elle est due à la stimulation de la motricité intestinale (MEMVIE C., 2005). La paroi
intestinale possède des villosités qui augmentent sa surface de contact avec le contenu
intestinal. Cette organisation anatomique particulière permet à l’intestin d’absorber
quotidiennement environ 9 litres de liquide par jour, dont 2 litres fournis par l’aliment et 7
litres de sécrétions digestives. La majeure partie est absorbée au niveau de l’intestin grêle et
seulement une faible quantité est absorbée au niveau du côlon, et le reste, environ 200 ml, est
éliminé dans les selles. Mais une baisse d’absoption ou une sécrétion au niveau de l’intestin
aboutit à l’installation de la diarrhée (ERIC M., 2002).

La cause de la diarrhée est multiple, elle peut provenir d’une augmentation de la sécrétion
d’eau et d’électrolytes et /ou d’un défaut de réabsorption au niveau de l’intestin, elle peut
aussi être due à une accumulation de solutés non absorbables à fort pouvoir osmotique dans la
lumière intestinale qui attirent l’eau dans la lumière intestinale. L’augmentation de la quantité
d’eau dans la lumière intstinale peut aussi être due à une altération de la muqueuse intestinale
à la suite d’une inflammation ou d’une anomalie du transit intestinal. Suivant l’origine de la
diarrhée, on peut la classer en diarrhée osmotique, diarrhée sécrétoire liée à l’altération de la
muqueuse intestinale ou au trouble de la motricité intestinale (ERIC M., 2002).

La diarrhée osmotique est caractérisée par des selles importantes de plus de 1L/jour. Elle peut
être due à une déficience en enzyme comme la lactase et sucrase-isomaltase. Ce déficit
enzymatique augmente la quantité de solutés non métabolisés et non absorbés dans la lumière
intestinale. Cette solution hyperosmotique attire l’eau en provenance des capillaires à travers
les jonctions serrées vers la lumière intestinale (STERCHI E. et Coll., 1990).

Le trouble de la motricité intestinale qui peut être une accélération ou un ralentissement du


transit intestinal provoque également une diarrhée. L’accélération du transit intestinal est due

2
le plus souvent à une colopathie fonctionnelle ou des causes endocriniennes et nerveuses, elle
provoque une élimination rapide du contenu intestinal. De ce fait, l’organisme n’a pas assez
de temps pour réabsorber l’eau et les électrolytes. Tandis que le ralentissement du transit
intestinal est responsable d’une pullulation bactérienne qui provoque une diarrhée d’origine
microbienne (ERIC M., 2002).

Tandis que la diarrhée sécrétoire est due à une sécrétion excessive d’eau et d’éléctrolytes dans
la lumière intestinale ou à l’inhibition de leur absorption. Elle peut être provoquée par des
agents irritants ou des germes pathogènes comme les bactéries entérotoxinogènes et les
bactéries entéropathogènes, et les parasites peuvent altérer la muqueuse inestinale et
provoquent même des lésions au niveau de la muqueuse (KENNE FOPA O., 1994).

Les bactéries entérotoxinogènes comme le Vibrio cholerae et l’Escherichia coli sont non
invasives et colonisent la muqueuse de l’intestin grêle sans l’envahir. Elles élaborent des
toxines qui se fixent sur les cellules de la muqueuse et stimulent une hypersecrétion d’eau. La
diarrhée qui en résulte est essentiellement aqueuse, sans leucocytes ni mucus, sans fièvre mais
peuvent être graves par la deshydratation qu’elles entrainent (KENNE FOPA O., 1994).

Les bactéries entéropathogènes comme la Shigella sont invasives et penètrent dans la


muqueuse au niveau du colon et provoquent une lésion de la muqueuse. Cette lésion affecte la
réabsorption et la sécrétion au niveau de l’intestin entraînant un excès de liquide dans les
selles. Cette lésion peut s’infecter et provoque une diarrhée inféctieuse aiguë ; dans ce cas,
les matières fécales contiennent du pus, du sang et du mucus. Il s’agit d’une diarrhée
dysentérique, elle est douloureuse et fébrile (KENNE FOPA O., 1994).

Les rotavirus et les parvovirus sont responsables de 80% des diarrhées du nourisson. Ils sont
entérotoxinogènes et entraînent une hypersécrétion d’eau. Le virus prolifère dans les
entérocytes matures de l’intestin grêle et entraîne leur desquamation rapide, ces entérocytes
matures sont ensuite remplacées par des cellules immatures. Cette immaturité de la muqueuse
entraine un défaut d’absorption de l’eau et des éléctrolytes au niveau de l’intestin grêle
(KONATE B., 2006).

De leur part, les parasites pénétrent dans la paroi intestinale et détruisent les entérocytes, ils
provoquent des ulcérations et des abcès au niveau de la muqueuse. Ils provoquent une
diarrhée à syndrome dysentérique caractérisée par des selles afécales, composées de glaire
mucopurulente et/ou du sang (DUPONTH. L. et coll., 1986).

3
Suivant l’étiologie de la diarrhée, différentes drogues sont utilisées pour réduire le nombre
d’émission de selles et d’augmenter leur consistance en ralentissant le péristaltisme ou en
inhibant l’hypersécrétion intestinale: les agents protécteurs de la muqueuse intestinale, les
ralentisseurs du transit intestinal et les antisécrétoires. Dans les cas des diarrhées infectieuses
les antibactériens intestinaux sont nécessaires (CARRE D. et coll., 2001).

Les antipéristaltiques intestinaux agissent en inhibant la libération de l’acétylcholine par le


parasympatique, cela entraîne une diminution du transit intestinal par diminution du
péristaltisme intestinal. Il y a alors diminution du volume de selle émis (ALLAIN P., 2000).
Pour ralentir le transit intestinal, des inhibiteurs de l’hyper péristaltisme intestinal sont
prescrits, comme l’IMODIUM qui inhibe l’enképhalinase, une enzyme responsable de la
dégradation des enképhalines endogènes responsable de la régulation des échanges hydro-
électrolytiques transmembranaires et la motricité intestinale (PERLEMUTER L. et
PERLEMUTER G., 2013).

Des agents qui tapissent la muqueuse digestive mais qui ne sont pas absorbés sont prescrits
pour protéger la muqueuse intestinale contre les agents irritants afin de diminuer la sécrétion
hydroélectrolytique au niveau de l’intestin. Par exemple, le SMECTA, PEPSANE, BOLINAN
qui sont des médicaments qui contiennent des silicates et silicones (PERLEMUTER L. et
PERLEMUTER G., 2013). Les antisécrétoires agissent également en inhibant l’enképhalinase
intestinale qui possède une action antisécrétoire pure sans effet sur la motilité intestinale. Ils
entraînent une augmentation de taux d' enképhalines dans la muqueuse intestinale qui inhibe
l’hypersécrétion hydro-éléctrolytique (CTZARD J. P. et coll., 2007). Ils exercent une ativité
antidiarrhéique, sans modification du temps de transit intestinal (PERLEMUTER L. et
PERLEMUTER G., 2013). Par exemple le TIORFAN qui est un inhibiteur de
l’enképhalinase, enzyme de la membrane cellulaire qui dégrade les enképhalines endogènes.

En cas de diarrhée d’origine microbienne, les antibactériens comme les SULFAMIDES sont
préscrits. Ils empêchent la synthèse de l’acide folique, substance nécessaire au métabolisme
des bactéries, et diminuent ainsi la prolifération des bactéries sans les tuer (PERLEMUTER
L. et PERLEMUTER G., 2013).

A Madagascar, notamment dans les zones rurales, une grande partie de la population a recours
à la phytothérapie pour resoudre leurs problèmes de santé. La pratique est basée sur des
connaissances empiriques innées transmises de génération en génération (PERNET R., 1957).

4
La médecine traditionnelle malgache propose également une variété de plantes pour traiter la
diarrhée, comme l’Adansonia suarezensis (MALVACEAE), Psidium guajava
(MYRTACEAE), l’Euphorbia hirta (EUPHORBIACEAE), l’Ocimum graticimum
(LAMIACEAE) (JEAN PIERRE N., 2013) et l’extrait CSL 40 en fait partie.

La partie aerienne de l’extrait CSL 40 est utilisée dans la région d’Analamanga aussi bien
comme aliment que comme plante médicinale pour ses propriétés antidiarrhéiques. Cette
propriété n’a pas encore fait l’objet d’une étude pharmacologique d’où l’intérêt de ce travail.

En analysant les données que nous avons récoltées lors des enquêtes ethnopharmacologiques
éffectuées à Antananarivo et la physiopathologie de la diarrhée, cette plante pourrait diminuer
la sécrétion intestinale ou ralentir la motilité intestinale, mais elle pourrait également protéger
la muqueuse intestinale.

Pour étudier l’ éffet antidiarrhéique de l’extrait CSL 40, des tests in vivo et in vitro ont été
effectués chez les cobayes. Son activité anti sécrétoire a été étudiée in vivo tandis que son
activité anti motilité intestinale a été étudié in vitro.

5
MATERIELS
ET
METHODES
MATERIELS ET METHODES

I. Partie chimique
A. Extraction

Les feuilles de l’extrait CSL 40 ont été recoltées au mois de Mars 2015 à Antananarivo et ont
été séchées à l’ombre pendant 45 jours dans un endroit bien aéré à la température ambiante,
puis elles ont été broyées à l’aide d’un broyeur à marteau. Cinq cent grammes de la poudre
ainsi obtenue ont été macérés à froid dans un mélange d’éthanol et d’eau dans une
proportion (60:40) pendant 72 heures. Le macérat a été ensuite filtré sur du papier filtre
Whatman, et le filtrat a été évaporé à sec sous vide à la température de 80ºC à l’aide d’un
évaporateur rotatif (Büchi®). L’extrait brut ainsi obtenu a été pesé et le rendement a été
calculé suivant la formule :

Rendement =

B. Criblage Phytochimique

Un criblage phytochimique a été effectué sur l’extrait afin de déterminer les grandes familles
chimiques présentes dans l’extrait CSL 40. Il est basé sur le principe de la précipitation et/ou
de la coloration en utilisant des réactifs spécifiques pour chaque famille (FONG H.H.S. et
coll., 1977). La présence de chaque famille est caractérisée par l’apparition d’une mousse ou
de précipitation ou d’un changement de coloration.

Les signes suivants ont été utilisés pour quantifier la proportion relative des différentes
familles :

-: absence

+: présence en faible quantité

++ : présence à moyenne quantité

+++ : présence à forte quantité


6
Tableau I : Différents tests utilisés lors du criblage phytochymique (FONG H. H. S. et
coll., 1977).

Familles chimiques Tests Réactifs Observations

ALCALOÏDES DRAGENDORFF, Précipitation


MAYER,
WAGNER

TANINS Gélatine + NaCl Précipitation


verte
Gélatine + FeCl3 Précipitation
bleue
MeOH

COMPOSES Gélatine 1% Précipitation


PHENOLIQUES

STEROIDES ET LIERMAN Anhydride acétique Coloration


TRITERPENES BURCHARD violette
+ H2(SO4)
BADGET KEDDE Acide picrique Coloration rouge

SALKOWSKI H2SO4 Anneau de


séparation rouge

FLAVONOÏDES WIL-STATER Ruban de Mg + HCl Coloration rouge


concentré

LEUCOANTHOCYANES HCl concentré + Coloration rouge


bain marie violacée
BATH-SMITH
ANTHOCYANES HCl à froid Coloration rouge

POLYSACCHARIDES + 3Volume Trouble


d’éthanol

SUCRES REDUCTEURS Liqueur de Fehling+ Précipitation


Bain-marie rouge brique

SUCRES RARES PESEZ Xanthydrol Coloration rouge

COUMARINES NaOH 10% Fluorescence à


l’UV
SAPONINES MOUSSE HCl + Agitation persistance d’une
mousse (3cm
d’épaisseur)
après 30mn

7
II. TESTS PHARMACOLOGIQUES

Pour étudier l’activité antidiarrhéique de l’extrait CSL 40, des tests sur la motilité intéstinale
et sur la sécrétion intéstinale ont été effectués chez les cobayes. Des cobayes mâles et
femelles de 3 à 5 mois pesant entre 250 et300 grammes ont été utilisés. Ils ont été élevés à
l’LPGPC (Laboratoire de Pharmacologie Générale, de Pharmacocinétique et de
Cosmétologie). Ils ont été nourris avec des feuilles de graminées fraîches et ont eu libre accès
à l’eau et à la nourriture.

A. Etude de l’effet de CSL 40 sur la motilité intestinale

L’effet de l’extrait CSL 40 sur la motilité intestinale a été étudié in vitro sur l’iléon isolé de
cobaye, vis-à-vis de la contraction provoquée par l’acétylcholine (HAMMAD H. M. et
ABDALLAH S. S., 1997).

Des cobayes mâles et femelles de 3 à 5 mois pesant entre 250 et 300 grammes ont été utilisés.
Les animaux ont été mis à jeun pendant 18 heures avant la manipulation, mais ils ont eu libre
accès à l’eau. Les cobayes ont été euthanasiés puis exsanguinés et une laparotomie a été
effectuée. L’iléon a été repéré et une portion d’iléon près du pylore a été prélevée. Cet
organe a été immédiatement plongé dans une solution de tyrode aérée et à la température de
37ºC.

La composition de la solution de tyrode en mM est la suivante: NaCl : 140 ; NaHCO3 : 1,2 ;


D-Glucose : 5 ; NaHPO4 : 0,5 ; KCl : 2,7 ; MgCl2 : 0,5 ; CaCl2 : 2,7 ; eau distillée :1L
(PRASHANT B. S. et coll., 2013).

L’iléon isolé a été débarassé des tissus conjonctifs et adipeux puis découpé en morceaux de 2
cm de longueur. Le morceau nettoyé a été monté dans une cuve à organe isolé de 20 ml
contenant une solution de Tyrode maintenue à la température de 37ºC à l’aide d’un bain
thérmostaté et aéré avec un aérateur. Deux crochet ont été fixés aux 2 bouts del’organe : un
crochet pour fixer l’organe au fond de la cuve et un autre a été relié au stylet avec un
contrepoids de 1 g.

La préparation a été laissée s’équilibrer pendant 45 minutes et rincée toutes les 15 minutes.
Au bout de cette période, l’iléon a été sensibilisé avec de l’acétylcholine à 10-5M. Au plateau

8
de contraction, l’organe a été laissé se stabilisé, et pendant cette période, la préparation a été
rincée trois fois.

Après le dernier rinçage, l’acétylcholine a été injécté dans le bain à organe d’une manière
cumulative afin de réaliser des concentrations croissantes d’acétylcholine à partir de 10 -8M
jusqu’à l’obtention d’un plateau de contraction. Ensuite, l’organe a été laissé se stabiliser
pendant 45 minutes, pendant lesquelles il a été rincé trois fois.

Après la période d’équilibration, l’extrait a été incubé dans le bain contenant l’organe
pendant 10 minutes à la concentration finale de 0,25 mg/ml. Après cette période d’incubation,
l’acétylcholine a été injécté dans le bain d’une manière cumulative à partir de la concentration
de 10-8M jusqu’à l’obtention de la contraction maximale. Après , la préparation a été rincée de
nouveau et laissée s’équilibrer pendant 45 minutes. Pendant cette période, elle a été rincée
trois fois.

Après le dernier rinçage, la même manipulation a été refaite mais en préincubant l’organe
dans le bain contenant 0,5 mg/ml de l’extrait (HAMMAD H.M. et ABDALLAH. S. S., 1997).

L’amplitude de contractions provoquées par l’acétylcholine en absence et en présence de


l’extrait a été mésurée. Les résultats obtenus ont été exprimés en fonction de la contraction
maximale provoqué par l’acétylcholine seul qui a été considérée comme 100%. La courbe de
contraction de l’iléon isolé en fonction de la concentration de l’acétylcholine a été tracée sur
papier semi-logarythmique. .La CE50 a été déterminée graphiquement.

B. Etude de l’effet de CSL 40 sur la sécrétion intestinale

L’effet de l’extrait CSL 40 sur la sécrétion intestinale a été étudié sur une diarrhée osmotique
expérimentale provoquée par le MgSO4 in vivo chez le cobaye. Le MgSO4 n’est pas absorbé
au niveau de l’intestin et retient l’eau au niveau de la lumière intestinale par osmose
(DOHERTY N.S., 1981).

Des cobayes mâles et femelles de 3 à 5 mois, pesant entre 200 à 250 grammes ont été utilisés.
Ils ont été mis à jeun 18 heures avant la manipulation avec libre accès à l’eau et ont été
répartis en 3 lots de 3 animaux : un lot témoin et les deux lots ont été traités avec l’extrait
CSL 40. Le lot témoin a réçu10ml/kg de l’eau distillée et les 2 lots ont reçu l’extrait CSL 40
à la dose de 200 mg/kg et 400 mg/kg respectivement. L’extrait a été dissout dans de l’eau
distillée et administré par voie orale dans un volume de 10ml/kg (ZAVALA M. A. et coll.,

9
1998).Trente minutes après l’administration de l’extrait, chaque animal a reçu 2g/kg de
MgSO4. Le MgSO4 a été dissout dans de l’eau distillée dans un volume de 50ml/kg et a été
administré par voie orale.

Trente minutes après l’administration du MgSO4, les animaux ont été euthanasiés. Une
laparotomie a été pratiquée et 2 ligatures ont été placées au niveau de l’intestin : une au
niveau du pylore et une autre au niveau de la jonction iléocœcale. L’intestin a été prélevé en
totalité et le contenu intestinal a été réceuilli dans un récipient gradué et son volume a été
mésuré (GALVEZ J. et coll., 1993).

L’effet antisécrétoire de l’extrait a été exprimé en pourcentage et calculé suivant la formule :

E=

E : effet de l’extrait sur la variation du volume de liquide intestinal

Vt : volume de liquide intestinal du lot témoin.

VT : volume de liquide intestinal du lot traité.

C. EXPRESSIONSET ANALYSES DES RÉSULTATS


Les résultats ont été exprimés sous forme ( ̅ ± e.s.m). Ils ont été comparés en utilisant le test
‘t’ de Student. Une valeur de p<0,05 a été considérée comme significative.

10
RESULTAT
RESULTATS

I. Partie chimique

L’évaporation à sec du filtrat obtenu à partir de 300 g de poudre de plante macérée dans un
mélange d’éthanol et eau (60 : 40) a donné 37,5g d’extrait CSL 40 après l’évaporation à sec,
ce qui correspond à un rendement de 12,5%.

Les résultats du criblage phytochimique éfféctué sur l’extrait montrent la présence de tannins
en teneur moyenne , de stéroïdes, flavonoïdes, leucoanthocyanes et saponines en faible teneur
(Tableau II).

Tableau II : Les différentes familles chimiques présentes dans l’extrait CSL 40

Familles chimiques Teneur


TANNINS ++
STEROÏDES +
FLAVONOÏDES +
LEUCOANTHOCYANES +
SAPONINES +

II. Partie pharmacologique


A. Effet de l’extrait CSL 40 sur la motilité intestinale

En injectant de l’acétylcholine dans le bain d’une manière cumulative à des concentrations


allant de 10-8M à 10-3M l’iléon isolé se contracte, et l’amplitude de la contraction augmente
en fonction de la concentration de l’acétylcholine dans le bain. La contraction maximale a été
obtenue avec la concentration de 10-3M. L’injection de l’extrait CSL 40 dans le bain d’une
manière cumulative au plateau de la contraction relâche l’intestin contracté par l’acétylcholine
en fonction de la concentration de l’extrait dans le bain.

A la concentration de 0,25 mg/ml dans le bain, l’extrait provoque un relâchement de


28,81±1,4% de l’iléon contracté par l’acétylcholine, et 66,10±1,35% à la concentration de

11
0,375 mg/ml puis 93,1 ± 1,08% à la concentration de 0,5 mg/ml de l’extrait dans le bain
(p<0,05) (Figure 1). Ces résultats montrent que l’extrait CSL 40 inhibe la motilité intestinale
provoquée par l’acétylcholine.

120
Relachement de l'ileon en pourcentage

100

80

60

40

20

0
0,25 mg/ml 0,375 mg/ml 0,5 mg/ml
Concentration de l'extrait injécté dans le bain contenant l'organe

Figure 1 : relâchement de l’iléon contracté par l’acétylcholine après l’injection de l’extrait


CSL 40 dans le bain d’une manière cumulative ( ±e.s.m; n=5; p<0,05).

B. Effet de l’extrait CSL 40 sur la contraction provoquée par l’acétylcholine

En préincubant l’iléon isolé dans un bain contenant de l’extrait à la concentation de


0,25 mg/ml, puis 0,5 mg/ml avant de le contracter avec l’acétylcholine, l’amplitude de sa
contraction maximale diminue et sa CE 50 augmente.
En absence de l’extrait, l’amplitude de la contraction maximale provoquée par l’acétylcholine
à la concentration de 10-3M représente 100%, avec une CE50 de 6 10-6M. Après la
préincubation de l’organe dans un bain contenant de l’extrait CSL 40 à la concentration de
0,25 mg/ml, l’amplitude de contraction est égale à 65,47±2,75% de la contraction obtenue
avec l’acétylcholine seule, avec une CE50 de 8 10-6M. En présence de l’extrait à la
concentration de 0,5 mg/ml dans le bain, l’amplitude est égale à 53,33±2,56% de la
contraction obtenue avec l’acétylcholine seule, avec une CE50 de 2,5 10-5(p<0,05) (figure 2).
D’après ces résultats, l’extrait CSL40 inhibe la contraction provoquée par l’acétylcholine
d’une manière non compétitive.

12
120

100

80

% de contraction
60

40

20

0
0 2 4 6 8
log [Ach] (M)

ACH 0,25 mg/ml 0,5 mg/ml

Figure 2 : Variation de la contraction de l’iléon isolé de cobaye provoquée par


l’acétylcholine en absence et en présence d’extrait CSL 40 à 0,25 mg/ml et 0,5 mg/ml
( ±e.s.m; n=5; p<0,05).

C. Effet de l’extrait CSL 40 sur la sécrétion intestinale

L’activité antisécrétoire de l’extrait a été étudiée sur sa capacité d’inhiber l’accumulation


d’eau dans la lumière intestinale provoquée par l’administration de MgSO4 par voie orale.
L’administration de l’extrait chez les lots traités diminue le volume du liquide intestinal par
rapport au lot témoin.

Chez le lot témoin le volume du liquide intestinal est égal 3,23 ± 0,06 ml, contre
2,06±0,08 ml et 1,5±0,07 ml chez les lots traités avec l’extrait à la dose de 200 mg/kg et 400
mg/kg respectivement (p<0,05). Ce qui correspondent à une diminution de 36,22% et de
56,53% respectivement à la dose de 200 mg/kg et 400 mg/kg (p<0,05) (Figure 3).

Ces résultats montrent que l’extrait CSL40 empêche l’accumulation d’eau provoquée par le
MgSO4 dans la lumière intestinale.

13
3,5

Volume du contenu intestinal en ml


3

2,5

1,5

0,5

0
0 mg/kg 200 mg/kg 400 mg/kg
Doses administrées en mg/kg

Figure 3. Volume du liquide intestinal des animaux traités avec l’extrait CSL 40
200 mg/kg, 400 mg/kg et le lot témoin après administration de MgSO 4 ( ±e.s.m; n=5;
p<0,05).

14
DISCUSSION
DISCUSSION

La diarrhée est une émission très fréquente de selles d’une quantité anormale et trop liquides,
dépassant 300 ml en 24 heures et contenant des électrolytes (LUDWIG T. H. et URSULA F.,
2003). Elle est due à une accélération du transit intestinal et/ou à une augmentation de
l’accumulation d’eau dans la lumière intestinale (BELAICHE J., 2000; PLUCHE A. F.,
2009). Un antidiarrhéique ralentit le transit intestinal et/ou inhibe l’accumulation d’eau dans
la lumière intestinale (CARRE D. et coll., 2001 ; CESARD J. P. et coll., 2002).

Les résultats obtenus lors des tests sur l’effet de l’extrait CSL 40 sur la motilité intestinale
montrent qu’il relâche l’iléon isolé contracté par l’acétylcholine d’une manière non
compétitive. En effet, en préincubant l’organe dans un bain contenant de l’extrait avant de le
contracter avec l’acétylcholine, l’amplitude maximale de la contraction diminue et la CE50 de
l’acétylcholine augmente. La depréssion de l’amplitude maximale et l’augmentation de la
CE50 de l’acétylcholine sont les caractéristiques d’un antagonisme non compétitif entre
l’acétylcholine et l’extrait (RAJAMANICKAM, et coll., 2010).

D’après ces résultats, CSL 40 est capable de réduire la motilité intestinale, une des conditions
pour qu’un produit arrête la diarrhée (JOHN G. et QUADRA I., 2003). Cette diminution de la
motilité intestinale augmente la durée du transit intestinal. Cette augmentation de la durée du
transit intestinal laisserait à l’organisme le temps d’absorber l’eau. Ce qui aboutirait à la
formation de selles consistantes (KENT A. J. et BANKS M. R., 2010).

Par ailleurs, le MgSO4 est un produit osmotiquement actif peu absorbable et reste dans la
lumière intestinale. Par osmose, il attire l’eau dans la lumière intestinale, c’est pourquoi il
provoque une diarrhée osmotique (EWE K., 1988). Or l’extrait CSL 40 a diminué
l’accumulation de fluide intestinale provoquée par le MgSO4 chez les animaux traités. Cela
suppose que l’extrait CSL 40 activerait l’absorption de l’eau au niveau de l’intestin ou
inhiberait sa sécrétion ( AKROUM S., 2011 ; SANTA M. A., 2014).

L’effet antimotilité intestinal de l’extrait CSL 40 pourrait être due à la présence de


flavonoïdes car ils inhibent la contraction du muscle lisse provoquée par l’acétylcholine
(VENKATESAN N. et coll., 2005).

L’effet antisécrétoire de l’extrait CSL 40 pourrait être due à la présence des tannins, des
flavonoïdes et des saponines. Les tannins sont des produits astringents qui précipitent les

15
protéines de la muqueuse intestinale et ressèrent les pores, ce qui diminuerait la sécrétion
intestinale. Les flavonoides modifient la perméabitité des muqueuses intestinales, ce qui
diminue la secrétion hydroéléctrolytique (MAHA Y. A. et coll., 2013). Quant aux saponines,
ils joueraient un rôle dans l’activité antisécrétoire en inhibant le transport actif de la muqueuse
intestinale et facilitent ainsi l'absorption de substances qui ne sont normalement pas absorbées
(GEORGES F. et coll., 2002).

La présence de tannins, de flavonoïdes et de saponines dans l’extrait expliquerait la


diminution de la motilité intestinale provoquée par l’acétylcholine et l’accumulation de fluide
intestinale provoquée par le MgSO4.

16
CONCLUSION
CONCLUSION

Les études effectuées sur l’extrait CSL 40 ont permi de montrer que cet extrait a une activité
antidiarrhéique. Il diminue l’acumulation du fluide intestinal en diminuant la sécrétion
intestinale et/ou en diminue l’hypermotilité intestinale provoquée par l’acétylcholine.

17
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21
EVALUATION DE L’ACTIVITE ANTI-DIARRHEIQUE DE L’EXTRAIT CSL 40
CHEZ LE COBAYE

Auteur :RASOLONJATOVO Laboratoire : laboratoire de pharmacologie


NarindraSehenonirina générale, de pharmacocinétique et de
Année : 2014-2015 cosmétologie
Adresse : Lot IID 70 Manjakaray BP : 8351
Téléphone : 03328 45240 Domaine Sciences et Technologies
E-mail : rasoloseheno@gmail.com Université d’Antananarivo
Encadreur :RANDIMBIVOLOLONA
Fanantenanirainy

RESUME

La présente étude a été entreprise afin d’étudier l’activité anti-diarrhéique de l’extrait CSL40 chez le cobaye.
Des tests in vitro sur iléon isolé de cobaye contracté avec de l’acétylcholine a été réalisé pour étudier son effet
sur la motilité intestinale. Son effet sur l’activité sécrétoire a été étudié en utilisant la méthode
d’enteropooling provoqué par le MgSO4.
Les résultats montrent que CSL 40 inhibe de manière non compétitive l’effet contracturant de l’acétylcholine.
L’effet maximal de l’acétylcholine est déprimé à 65,47±2,75% et 53,33±2,56% en préincubant l’iléon dans
un bain contenant l’extrait aux concentrations de 0,25 mg/ml et 0,5 mg/ml respectivement, et sa CE50 passe
de 6 x 10-6 M à 8 x 10-6 M et 2,5 x 10-5 M respectivement en présence de l’extrait aux concentrations de 0, 25
Results
mg/ml et 0,5 mg/ml (p<0,05). L’extrait CSL 40 diminue l’accumulation du liquide intestinal de 36,22% à
56,53% chez les animaux traités avec l’extrait aux doses de 200 et de 400 mg/kg (p<0,05). Ces résultats
montrent que l’extrait CSL 40 possède une activité antisécrétoire et anti hyperpéristaltisme, ce qui lui confère
son activité anti diarrhéique.
Les tannins et les flavonoïdes et les saponines pourraient être responsables de son activité anti diarrhéique.
Mots clés : anti-motilité, anti-sécrétoire, anti diarrhéique, cobaye.

ABSTRACT

The antidiarrheal activity of the extract CSL40 was studied in vitro and in vivo in guinea pigs. In
vitro test was carried out on isolated ileum of guinea pig contracted with acetylcholine to evaluate
anti-motility effect whereas the secretory activity of the extract was studiedin vitro using the
enteropooling method induced by MgSO4.
In a bath containing 0.25 mg/ml and 0.5 mg/ml of the extract CSL40, the maximal ileum contraction
induced by acetylcholine reached 65.47±2.75% and 53.33±2.56% respectively while EC50 values
changed from 6 x 10-6 M to 8 x 10-6 M and 2,5 x 10-5 M respectively in the presence of the extract
CSL 40 at concentrations of 0,25 mg/ml and 0,5 mg/ml, respectively (p<0.05). The results from the
in vitro test show the extract CSL40 inhibit in a non-competitive manner the contraction effect of
acetylcholine. In vivo, CSL40 at doses 200 mg/kg and 400 mg/kg decrease intestinal fluid
accumulation by MgSO4 by 36.22% to 56.53% respectively (p<0.05). These results show the anti-
motility and anti-secretory actions of the extract CSL40 thus indicating that the extract CSL40
possesses an anti-diarrheal activity.
The presence of tannins, flavonoids and saponins in the extract CSL40 could be responsible for
22
these activity.

Keywords: anti-motility, anti-secretory, enteropooling, anti-diarrheal, guinea pig.