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Chapitre I :

La procédure budgétaire

Pr. Tarik LAKHAL


Année universitaire 2019-2020
1. Plans, programmes et budgets
1.1. LES PLANS
• Un plan s'attache à décrire ce que devrait
être l'activité d'une entité économique sur
une période assez longue, par exemple,
d'un plan « pluriannuel » sur 3, 4 ou 5 ans.
• Un plan s'exprime en termes généraux, en
fixant de grandes orientations pour
l'avenir.
• L'exemple type est le plan de
développement pluriannuel qui prévoit et
établit des projections à moyen terme du
C.A et du résultat attendu.
1. Plans, programmes et budgets
1.2. LES PROGRAMMES
• Un programme est une prévision à court
terme (quelques semaines ou quelques mois,
un an au maximum) précisant dans le détail,
en tenant compte, par exemple, des
contingences du calendrier (jours fériés ... ),
les niveaux d'activité, les volumes de facteurs
consommés, etc.

• Un programme est exprimé en unités


physiques (nombre d'heures de travail,
nombre de tonnes de matière première,
nombre de produits fabriqués ou vendus,
etc.).
1. Plans, programmes et budgets
• 1.3. LES BUDGETS
• Un budget représente la traduction ou le
chiffrage en unités monétaires de la mise
en œuvre d'un programme. par exemple, le
budget de fonctionnement.
• Il est nécessaire de procéder à des
opérations de collecte d'informations non
plus simplement « techniques » mais
essentiellement de nature « économique » :
– Informations internes sur la structure des coûts
(coûts fixes, coûts variables), fournies par la
comptabilité analytique ;
– Informations externes fournies par un service
d'études économiques.
1. Plans, programmes et budgets
• Les actions prévues dans les programmes
d'activité relevant des différents services :
– budget des ventes
– budget de production
– budget des achats
– budget des services «généraux »
(administratifs, par exemple)

• L'exemple type est le budget de trésorerie,


qui décrit les conséquences de l'ensemble
des opérations sur l'évolution du solde de
trésorerie.
2. Le cycle budgétaire annuel
2. Le cycle budgétaire annuel
• Note d'orientation générale ?
• Le principe de la navette budgétaire ?
• 3. L'articulation des différents
documents prévisionnels
4. Flexibilité du budget

• La notion de « budget flexible» signifie


une « fourchette»

• En pratique, on chiffre généralement


plusieurs variantes, ce qui permet de
faire jouer au budget son rôle d'outil
de simulation.
4.1. LE BUDGET COMME UNE FONCTION

Avec :
B = budget ;
v = coût variable unitaire ;
N = niveau d'activité ;
F = frais fixes.
hypothèse moyenne (la plus probable) Hm;
hypothèse « basse » ou «pessimiste» Hb;
hypothèse « haute » ou « optimiste » Hh·
Exemple d’un budget flexible
5. Budgets discrétionnaires,
BBZ et target costing
• Les budgets « discrétionnaire » (ils sont
à la discrétion des responsables).
• Ils peuvent par exemple être reconduits
d'une année à l'autre sans véritable
analyse objective de l'évolution des
besoins, et peuvent dériver de façon
inflationniste, ou être artificiellement
gonflés.
5.2. BBZ
• La procédure BBZ (budget base zéro, ou
Zero Base Budgeting), préconise de
recommencer à zéro chaque année pour
justifier les dépenses.
• Chaque responsable établit chaque année
des propositions budgétaires, en explicitant
ses objectifs et les moyens pour les
atteindre.
• Ces propositions font la distinction entre les
dépenses jugées indispensables et les
dépenses complémentaires.
5.3. TARGET COSTING
• résultat prévisionnel = produits
prévisionnels - charges prévisionnelles.

• charges prévisionnelles = produits


prévisionnels - résultat prévisionnel
5.3. TARGET COSTING
• quand on achète un produit ou un service,
on achète en fait un « bouquet» ou un
«PAQUET » de fonctionnalités, ressenties de
façon plus ou moins subjective par le client.

Alors, comment faire pour mesurer cette


subjectivité chez les clients?
Exercice
La société agroalimentaire AGROMA, fabrique des poissons surgelés, destinés aux restaurants, et
conditionnés en barquettes de 40 unités de 100 grammes.
La production actuelle est de 190 000 barquettes. La comptabilité analytique pour la période N
fournit les renseignements suivants :
• - prix de cession d'une barquette au groupe : 25 dh;
• - achats de matières premières ( poissons ) : 16 dh par barquette ;
• - autres charges variables : 5 dh par barquette ;
• - charges de personnel (fixes) : 300 000 dh pour la main-d' œuvre ouvrière et 100 000 Dh pour
l'encadrement ;
• - amortissement du matériel : 250 000 dh ;
• - autres charges fixes : 80 000 dh .
La direction a décidé d'établir des prévisions budgétaires pour la période N + l.
On retient comme hypothèse la plus probable le maintien du niveau actuel d'activité. Néanmoins,
on voudrait avoir une idée de ce que serait le résultat d'exploitation dans une fourchette allant de
180 000 à 200 000 barquettes.
Par ailleurs, la direction commerciale est très optimiste et avance le chiffre de 210 000 barquettes.
On décide également d'établir un chiffrage correspondant au seuil de rentabilité.