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INTRODUCTION

Les propriétés mécaniques des roches se divisent en deux catégories :

-Les résistances à des sollicitations mécaniques : traction et compression


définissant des seuils ou critères de rupture ;
-Les déformabilités sous l'effet des sollicitations mécaniques : modules
instantanés ou différés.
Au delà de ces propriétés, nous parlerons de comportement, un terme
plus général. Le terme de « comportement » désigne d'une manière
générale la relation entre les contraintes et déformations subies par la
roche. Dans ce travail, il ne sera fait référence qu’à des lois de
comportement élémentaires, telles que l'élasticité et la plasticité.
Le comportement et les propriétés mécaniques des roches sont étudiés
au laboratoire, à partir d'échantillons continus de dimensions
centimétriques à décimétriques. La représentativité d'échantillons de
laboratoire, c'est-à-dire leur aptitude à représenter les propriétés du
site dont ils sont extraits, se heurte à plusieurs types de difficultés telles
que La présence de fractures, L'hétérogénéité du massif, La variabilité des
propriétés mécaniques au sein du massif rocheux et enfin l'effet d'échelle.

- La présence de fractures : certains types de fractures, présentes sur le


site, peuvent ne pas être présentes dans l'échantillon prélevé, trop petit
pour les contenir, et donc échappent à l'analyse (c'est notamment le cas
pour les discontinuités majeures qui ne sont évidemment pas susceptibles de
prélèvement). D'une manière générale, tout bloc extrait du site a, en quelque
sorte, déjà subi une « sélection naturelle » interdisant la présence de
discontinuités importantes (qui conduiraient à une division du bloc en blocs plus
petits) ;
- L'hétérogénéité du massif : certains massifs sont hétérogènes, c'est-à-dire
formés d'éléments de propriétés mécaniques différentes, par exemple
alternance de schistes et de grès ;
- La variabilité des propriétés mécaniques au sein du massif rocheux,
même au sein d'une formation identifiée ; il convient alors d’utiliser la
géostatistique pour décrire et modéliser la nature de cette variabilité et,
éventuellement, le type d'échantillonnage à effectuer en vue d'une «
représentativité correcte » ;
- enfin l'effet d'échelle : les roches présentent généralement un « effet
d'échelle »plus ou moins marqué, lié à la présence au sein de la matrice rocheuse,
de divers types d'hétérogénéités et de discontinuités ; cet effet d'échelle
se manifeste par le fait que les propriétés mécaniques mesurées sont fonction des
dimensions de l'éprouvette. Nous parlerons de l’effet d’échelle, dans la mesure où
il influence directement les résultats des essais mécaniques.

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