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REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

Conseil national des droits de l’homme


Commission Régionale du loh-djiboua
cndhlohdjiboua@gmail.com
08 11 82 27 Union – Discipline – Travail

 
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PROTEGER LES DROITS DE L’HOMME FACE A LA COVID-19


DANS LA REGION DU LOH-DJIBOUA

La Commission Régionale des Droits de l’Homme ( CRDH) du loh-djiboua dans le


cadre de son mandat de promotion ,de protection et de défense des droits de l’homme a mené
un certain nombre d’activités portant principalement sur l’observation ou monitoring
concernant la protection des droits de l’homme face à la pandémie du coronavirus.

En effet, l’observation s’est déroulée sur une période de dix jours soit du 11 mai au 21
mai 2020 .Cette observation a pris en compte tous les secteurs d’activités et toutes les couches
socio-professionnelles. Ainsi, au niveau de l’administration en général l’on peut noter le
respect des mesures barrières édictées par le gouvernement afin de protéger les fonctionnaires
et les usagers.

Au titre des services des forces de sécurité et de protection civile (police, gendarmerie,
eaux et forêts, sapeurs-pompiers civils) les mesures barrières pour empêcher la propagation du
coronavirus sont strictement respectées.

Il est bien de préciser qu’à la brigade de gendarmerie ou nous avons fait d’une pierre deux
coups en procédant à la visite de leur violon par la même occasion l’on peut affirmer que les
lieux sont bien entretenu a l’instar des détenus qui malheureusement ne subissent aucun test
anti covid-19 avant d’y être admis.

En ce qui concerne les établissements sanitaires, l’on a pu noter le respect strict des
mesures barrières aussi bien de la part des agents de sante que celle des usagers. En effet, les
centres de santé de la région veillent au respect scrupuleux des mesures barrières visant à
contenir la propagation de la covid-19 et principalement au CHR de Divo.
Les patients sont pris en charge convenablement ce qui leur permet d’exercer leur droit à la
santé.

Au titre de l’Education Nationale l’on note la reprise effective des cours cependant, il
existe un manque accru de cache-nez principalement chez les tout- petits. En outre il est exigé
le port du cache-nez dans certains établissements secondaires privés sous peine d’exclusion et
cette mesure met à mal le droit à l’éducation dont devrait en jouir chaque élève.

Enfin au titre des confections religieuses et des restaurateurs, après les observations
menées sur le terrain l’on a constaté que certains lieux de culte et de prière restent toujours
clos ou fonctionnent au ralenti du fait des mesures barrières en vigueur .concernant les
restaurateurs les activités ont repris certes mais le respect de la mesure de distanciation sociale
réduit considérablement leur marge bénéficiaire tout ce manque à gagner ne leur permet pas
de rentrer dans leurs fonds.

Au sortir de cette analyse, la Commission Régionale des Droits de l’Homme (CRDH)


suggère que l’Etat de par son caractère régalien se penche sur les difficultés que les citoyens
ont pour se procurer les cache-nez afin de pouvoir efficacement lutter contre la propagation de
la covid-19 dans le pays.

Pour la CRDH Loh-djiboua

TOUMGBIN K. Jean Habib

Observation à l’école
Primaire de Bedy Tayoro
de Divo

Collège moderne le jour