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Chapitre 4 : Les Capteurs

El-Kébir Boukas

École Polytechnique de Montréal

October 20, 2005


Généralités
Soit une chaine de mesure moderne avec une mesure à l’aide de capteurs
analogiques dont les sorties électriques sont aiguillées via un multiplexeur
analogique vers une chaine d’amplification et de conversion analogique/num érique
unique pour tous les n capteurs. Le signal numérique est envoyé à une interface
d’entrée/sortie permettant la lecture des données binaires par un microprocesseur.
Une unité de contrôle, pilotée par le microprocesseur, s’occupe d’envoyer les bons
signaux aux bons moments vers les différents sous-ensembles. Le capteur tient la
place du premier élément de la chaı̂ne.

capteur n
multiplexeur

AmpliOp
n voies

échantillonneur Disques
bloqueur C.A.N.

capteur 1
Affichage

Contrôle
Calculateur

Microprocesseur Interfaces
Mémoires entrées-sorties
Clavier
Généralités
Le capteur sert à mesurer des grandeurs physiques : déplacements, vitesses,
accélérations, pressions, températures, lumière, etc. C’est l’organe qui, soumis à
l’action d’une grandeur à mesurer non-électrique fournit en sortie un signal
électrique : tension, courant, impédance

s=f(m)
grandeur à
capteur sortie s
mesurer m

La grandeur à mesurer m est la grandeur physique objet de la mesure. Pour


connaı̂tre la relation entre s et m, on trace la courbe d’étalonnage : c’est à dire que
pour des valeurs connues avec précision de m, on mesure les valeurs
correspondantes de s, on obtient une courbe qui permet de connaı̂tre la valeur de m
pour toute valeur de s qui la détermine. Pour des raisons de facilités d’exploitation,
on s’efforce de réaliser le capteur, ou du moins de l’utiliser en sorte qu’il établisse
une relation linéaire entre les variations de la grandeur de sortie et celles de la
grandeur d’entrée, telle que : s = S × m où S est la sensibilité
Généralités

Un des problèmes importants dans la conception ou l’utilisation d’un capteur est la


constance de sa sensibilité S qui doit dépendre aussi peu que possible :
de la valeur de m (linéarité) et de sa fréquence de variation (bande passante).
du temps (vieillissement).
de l’action de grandeurs physiques de son environnement, qui ne sont pas
l’objet de la mesure et que l’on appelle perturbations : radio-activit é, champs
magnétiques, température, humidité, vibrations, chocs, tensions
d’alimentations, etc...

s
Erreur de linéarité C’est l’erreur de mesure du capteur dûe à
la non-linéarité de sa courbe d’étalonnage. Ce défaut a la partic-
ularité d’introduire une erreur qui dépend de la valeur mesurée.
On donne, en général l’erreur maximale exprimée en % de la
valeur maximale de la sortie pour la plage considérée. m
Généralités
Bande passante C’est la bande de fréquences dans laquelle le capteur répond
correctement. Si la grandeur mesurée varie à une certaine vitesse, le capteur
transmettra cette variation vers la sortie avec un léger retard dû à sa constante de
temps. Si la constante de temps se rapproche de la période de variation de m, alors
le signal de sortie sera dégradé : son amplitude diminue. La fréquence de coupure fc
du capteur est la fréquence à partir de laquelle l’amplitude de la sortie diminue
1
au-delà de √ fois l’amplitude normale.
2
sortie
90%
Temps de montée (ici confondu avec le temps de
réponse), le temps de montée d’un capteur est donné
comme étant le temps mis par un capteur pour amener le 10% m
signal de sortie de 10% à 90% de la valeur finale. On tf
différencie les temps de montée tr (rise time) et de sortie
descente tf (fall time) du signal car ils peuvent parfois être 90%
différents. Le temps de montée et la bande passante sont
étroitement liés. On peut montrer que pour un système du
1er ordre (c.a.d. réponse de forme apériodique), on a la
relation : fc = 0.37tr 10% m
tr
Les capteurs passifs

Ce sont des impédances (résistances) dont l’un des paramètres déterminants est
sensible à la grandeur à mesurer.

Grandeur à mesurer Caractéristique Types de matériaux utilisés


électrique sensible
Température Résistivité Métaux : platine, nickel, cuivre.
Très basse température Constante diélectrique Semi-conducteurs, verres.
Flux lumineux Résistivité Semi-conducteurs
Déformation Résistivité Alliages de nickel, silicium dopé.
Perméabilité magnétique Alliage ferromagnétique
Position (aimant) Résistivité Matériaux magnétorésistants :
bismuth, antimoniure d’indium.
Humidité Résistivité Chlorure de lithium.
Constante diélectrique Alumine. polymères.
Les capteurs actifs

Ils fonctionnent en générateurs en convertissant la forme d’énergie propre à la


grandeur à mesurer en énergie électrique.

Grandeur à mesurer Effet utilisé Grandeur de sortie


Température Thermoélectricité Tension
Flux lumineux Pyroélectricité Charge
Photoémission Courant
Effet photovoltaı̈que Tension
Effet photoélectromagnétique Tension
Force
Pression Piézoélectricité Charge
Accélération
Vitesse Induction électromagnétique Tension
Position (aimant) Effet Hall Tension
Les capteurs à effet thermoélectrique

Un circuit formé de deux conducteurs de nature chimique différente dont les


jonctions sont à des températures T1 et T2 est le siège d’une force électromotrice
e (T1 , T2 )

Application : le thermocouple

Il consiste en deux conducteurs connectés bout à bout. L’un des bouts sert à
mesurer la température d’un corps quelconque et l’autre bout est mis à une
température de base connue, souvent égale à 0o C . La différence de température aux
2 bouts génère une f.e.m. e qu’on utilise pour la détermination de la température
inconnue T1

matériau 2

jonction f.e.m. e jonction


chaude froide

matériau 1
Les capteurs à effet d’induction électromagnétique

Lorsqu’un conducteur se déplace dans un champ magnétique d’induction fixe, il est


le siège d’une f.e.m. proportionnelle à sa vitesse de déplacement. Le phénomène
d’induction électromagnétique se trouve dans le principe du transformateur, dans
celui du moteur électrique ou dans celui de l’alternateur qui sert à fabriquer le
courant électrique domestique ou industriel.
L’induction électromagnétique met en relation les trois grandeurs : courant
électrique, mouvement, champ magnétique.

Exemple La dynamo tachymétrique est destinée à


mesurer la vitesse de rotation d’un moteur. On dispose →

une spire de fil conducteur sur l’axe de rotation. On B
place en face de cette spire un aimant permanent
développant un champ magnétique B ~ . La rotation de Ω e
l’axe déplacera la spire dans le champ de manière
alternative (Nord-Sud) et créera une tension dont la
période sera la durée d’un tour de l’axe de rotation. La
mesure de la fréquence sera donc une mesure de la
vitesse de rotation du moteur.
Les capteurs à effets photoélectriques

On en distingue plusieurs, qui diffèrent par leurs manifestations mais qui ont pour
origine commune la libération de charges électriques dans la matière sous
l’influence d’un rayonnement lumineux. Les électrons libérés sont émis hors du
matériau soumis à la lumière et forment un courant électrique. Le rayonnement a un
caractère électromagnétique dont la longueur d’onde est inférieure à une valeur
maximale caractéristique du matériau.

matériau
photoélectrique
R
i
Les capteurs à effet photoémissif

Les électrons libérés sont émis hors de la cible éclairée et forment un courant
collecté par application d’un champ électrique.

Effet photovoltaı̈que Des électrons et des trous sont libérés au voisinage d’une
jonction de semi-conducteurs P et N illuminée; leur déplacement dans le champ
électrique de la jonction modifie la tension à ses bornes.

Effet photoélectromagnétique L’application d’un champ magnétique


perpendiculaire au rayonnement provoque dans le matériau éclairé l’apparition d’une
tension électrique dans la direction normale au champ et au rayonnement.

Applications Les effets photoélectriques sont à la base de méthodes de mesure


des grandeurs photométriques d’une part, et ils assurent d’autre part, la
transposition en signal électrique des informations dont la lumière peut être le
véhicule.
Les capteurs à effet piézoélectrique
Le phénomène de piézoélectricité consiste en l’apparition d’une polarisation
électrique, ou la variation d’une polarisation déjà existante, dans certains
diélectriques anisotropes naturels (quartz, tourmaline, etc.) ou artificiels (quartz de
synthèse, céramiques traitées, etc.) lorsqu’ils sont déformés sous l’action d’une
force. Si l’on munit un cristal piézoélectrique de deux armatures fixées sur ses faces
opposées, il apparaitra sur les armatures une différence de potentiel proportionnelle
à la force appliquée. On a alors un capteur de force ou de toute grandeur susceptible
de s’y ramener: pression, accélération, vibration, onde acoustique. On pourra
réaliser des microphones piézoélectriques, des jauges de contraintes mécaniques
pour les structures d’avions, des manomètres électroniques, etc.

Effet pyroélectrique Lorsqu’on soumet un cristal piézoélectrique à une source de


chaleur, on provoque des contraintes mécaniques internes au cristal qui sont
mesurables par le même moyen. On réalise des appareils permettant de mesurer des
températures à distance. En focalisant un rayonnement infra-rouge provenant d’une
source de chaleur vers le cristal pyroélectrique, on peut avoir une mesure électrique
de la température.

Force Lumière

V =⇒ F V =⇒ φ
Les capteurs à effet Hall
Un matériau, généralement semi-conducteur et sous forme de plaquette, est
parcouru par un courant i et soumis à une induction B faisant un angle θ avec le
courant. Il apparaı̂t, dans une direction perpendiculaire à l’induction et au courant
une tension V qui a pour expression : V = K .i .B . sin θ où K est une constante qui
dépend du matériau et des dimensions de la plaquette.

Application un aimant lié à l’objet dont on veut connaı̂tre la position détermine les
valeurs de B et θ au niveau de la plaquette : la tension V qui par ce biais est fonction
de la position de l’objet en assure donc une traduction électrique.


− i
B

V
Les caractéristiques métrologiques des capteurs

Erreurs Le capteur et toute la chaı̂ne de traitement de la mesure introduisent des


erreurs : bruit, décalage ... L’erreur globale de mesure ne peut être qu’estimée. Une
conception rigoureuse de la chaı̂ne de mesure permet de réduire les erreurs. On
parle de : fidélité, justesse, précision, incertitude, linéarité

Étalonnage L’étalonnage permet d’ajuster et de déterminer, sous forme graphique


ou algébrique, la relation entre la grandeur mesurée et la grandeur électrique de
sortie

Limites d’utilisation Les contraintes mécaniques, thermiques ou électriques


auxquelles un capteur est soumis entraı̂nent, lorsque leurs niveaux dépassent des
seuils définis, une modification des caractéristiques du capteur. Au dessus d’un
certain seuil l’étalonnage n’est plus valable, au dessus d’un autre plus grand, le
capteur risque d’être détruit.
Les caractéristiques métrologiques des capteurs

Sensibilité

Plus un capteur est sensible, plus la mesure pourra être précise

Rapidité - Temps de réponse

La rapidité est la spécification d’un capteur qui permet d’apprécier de quelle façon la
grandeur de sortie suit dans le temps les variations de la grandeur mesur ée

Finesse

C’est une spécification qui permet d’estimer l’influence de la présence du capteur et


de ses liaisons sur la valeur de la grandeur mesurée. La finesse doit être la plus
grande possible
Les transmetteurs
C’est un dispositif qui convertit le signal de sortie d’un capteur en un signal de
mesure standard. Il fait le lien entre le capteur et le système de commande

module de
processus

correction
communication
C.A.N. communication
+ et mesure
capteur microcontrôleur

Le module de communication permet

de régler le transmetteur à distance;


de brancher plusieurs transmetteurs sur la même ligne.
Le microcontrôleur permet

de convertir la mesure en une autre grandeur secondaire (i.e. pression en


niveau);
corriger l’effet des grandeurs d’influence sur la mesure.
Avantages Précision - traitement du signal (filtrage) - accès à distance - etc
Les capteurs de position et de déplacement

Potentiomètre linéaire C’est une résistance



avec un contact glissant pouvant se déplacer −
d’un bout de la résistance à l’autre. Il est utilisé E Rx Vsortie
pour mesurer des déplacements linéaires +
RL +
Rx contact glissant
!
Vsortie = E résistance
RL
E
Potentiomètre rotatif C’est une résistance + −
circulaire avec un contact glissant pouvant
tourner d’un bout de la résistance à l’autre
selon un angle θ < 180o . Il est utilisé pour
θx θL
mesurer des déplacements angulaires

θx
!
Vsortie = E +
θL
+ Vsortie −
LVDT - Linear Variable Differential Transformer

C’est un capteur électromagnétique pour mesurer un déplacement linéaire. Une


tension alternative alimente la bobine primaire, et par couplage magn étique, une
tension secondaire est induite dans chaque bobine secondaire. Lorsque le noyau est
en position du milieu, les tensions secondaires s’annulent mutuellement et la sortie
du LVDT est nulle. Lorsque le noyau est déplacé dans un sens ou dans l’autre, la
tension dans une bobine devient plus grande que dans l’autre et cette diff érence est
détectée à la sortie du LVDT

Course linéaire de ± 1 mm à ± 25 cm
Linéarité typique de ± 0.25 % R Sortie
C cc

noyau
Transfert statique en mV/mm ∼
La caractéristique dynamique est
généralement linéaire mais peut aussi R
changer en fonction de l’électronique
d’interface
Les capteurs optiques
Les capteurs optiques sont omniprésents dans les systèmes de positionnement et
les réglages de vitesse. Ils ont souvent supplanté les dynamos tachymétriques et les
capteurs résistifs

Principe général

Les capteurs optiques fonctionnent sur la modulation d’un rayon lumineux par un
obstacle mobile. Le plus souvent, le faisceau incident est créé par une diode
émettrice (LED)
Le faisceau modulé est capté par un dispositif photo-sensible (photo-diode ou
photo-transistor)
L’obstacle mobile est une plaque de verre ou autre matériau transparent portant des
gravures opaques. Celles-ci sont obtenus par un procédé photographique et peuvent
être très serrées
Le signal de sortie est à deux niveaux : il s’agit d’un capteur à sortie logique 0 ou 1

Deux dispositions principales sont disponibles

les codeurs absolus


les codeurs incrémentaux
Les capteurs optiques - Codeurs absolus

Code binaire
Num. Code
8421 23 22 21 20
0 0000 0 0 0 0
1 0001 0 0 0 1
Les codeurs absolus comportent
plusieurs pistes; chacune, 2 0010 0 0 1 0
correspondant à un bit, est munie d’un 3 0011 0 0 1 1
photo-capteur. Le code binaire utilisé
est souvent le code binaire réfléchi 4 0100 0 1 0 0
(code de Gray) et le code décimal codé 5 0101 0 1 0 1
binaire (BCD)
6 0110 0 1 1 0
7 0111 0 1 1 1
8 1000 1 0 0 0
9 1001 1 0 0 1
10 1010 1 0 1 0
Les codes binaires

Gray Binaire codé décimal


Nombre Digital Code
Digital Code dizaine unité dizaine unité
G3 G2 G1 G0 8421 8421 20 23 22 21 20
0 0000 0 0 0 0 0000 0000 0 0 0 0 0
1 0001 0 0 0 1 0000 0001 0 0 0 0 1
2 0011 0 0 1 1 0000 0010 0 0 0 1 0
3 0010 0 0 1 0 0000 0011 0 0 0 1 1
4 0110 0 1 1 0 0000 0100 0 0 1 0 0
5 0111 0 1 1 1 0000 0101 0 0 1 0 1
6 0101 0 1 0 1 0000 0110 0 0 1 1 0
7 0100 0 1 0 0 0000 0111 0 0 1 1 1
8 1100 1 1 0 0 0000 1000 0 1 0 0 0
9 1101 1 1 0 1 0000 1001 0 1 0 0 1
10 1111 1 1 1 1 0001 0000 1 0 0 0 0
Les capteurs optiques - Codeurs absolus

L’intérêt des capteurs absolus est de fournir directement la position. Leur


inconvénient est qu’ils nécessitent autant de conducteurs que de bits. Les codeurs
absolus sont assez chers
Soit un codeur absolu sur 8 bits (8 pistes) :
Toutes les pistes sont lues simultanément par
des détecteurs photo-sensibles :
1. suivant un rayon pour le capteur de rotation
2. perpendiculairement aux pistes pour le
capteur linéaire. Dans chaque position, les
détecteurs se trouvent devant un ”blanc” ou un
”noir” qui correspond, suivant le cas, à un état
haut ou bas
L’ensemble du dispositif, fournit à chaque
instant, le code binaire (GRAY) correspondant
à une position précise de l’objet en
mouvement. Le repérage peut se faire sans
référence à un passage à zéro
Les codeurs absolus - Exemple

Un codeur absolu est utilisé pour une mesure qui nécessite une résolution d’au
moins 1 minute d’arc. Déterminez le nombre de bits requis pour saitisfaire aux
exigences

Solution

Premièrement, on détermine le nombre de minutes qu’il y a dans un cercle complet :

N = (60)(360) = 21600

Ensuite, on trouve la plus petite puissance de 2 qui est plus grande que 21600 :

214 = 16384
215 = 32768

Ainsi, le codeur absolu doit avoir 15 bits pour obtenir une résolution d’au moins 1
minute d’arc
Les capteurs optiques - Codeurs incrémentaux

Ils comportent une ou plusieurs pistes. Le principe consiste à rendre solidaire de


l’objet en déplacement, une gravure en noir et blanc, éclairée par un faisceau visible
ou invisible (infra-rouge) et dont la réflexion est lue par un photo-transistor. Les
transitions noir-blanc et blanc-noir créent des signaux permettant le repérage. Ces
capteurs doivent être interfacés sur un automate par un module de comptage rapide

Le petit trait au dessous du cercle sectorisé permet de


déterminer le passage à l’origine (en rouge). C’est une
voie séparée, donnant un top par tour : le top zéro. Il
permet d’initialiser la mesure pour une position
précise définie par calage du codeur lors du montage.
À partir de ce moment, l’incrémentation peut
commencer. Si le disque comporte 90 transitions par
1/4 de cercle la résolution est de 1o
Les capteurs optiques - Codeurs incrémentaux

Le système de lecture posséde trois capteurs optiques (photo-diodes et


photo-transistors) qui permettent d’obtenir :
Un (1) top Zéro qui est un repère unique sur un tour complet.
Deux (2) signaux décalés de 90o , voies A et B et éventuellement leurs
compléments. Ceci permet de savoir le sens de rotation en détectant
l’apparition d’une voie avant l’autre. On peut également doubler la résolution
en utilisant une fonction OU exclusif.

Piste A Piste extérieure A

Piste du milieu B
Piste B
Piste intérieure C

Piste C
0 t centre du disque
Les capteurs optiques - Codeurs incrémentaux

L’avantage des codeurs incrémentaux est la simplicité d’installation (peu de câblage)


et la grande précision obtenue pour un coût moindre qu’avec un capteur absolu
Le nombre de points par tour peut être quelconque, et n’est pas limité aux
puissances de deux. Les résolutions courantes sont 10, 50, 100, 180, 200, 360, 400,
1000, etc.
Comme les codeurs absolus, les codeurs incrémentaux ont un fonctionnement limité
en température : les circuits électroniques fonctionnent seulement jusqu’à 125o C

Exemple On désire mesurer la position d’un écrou entrainé par une vis dont le pas
est de 4 mm. La vis est elle-même entrainée par un moteur muni d’un réducteur 1:15.
Un codeur incrémental 100 points par tour est installé sur l’arbre du moteur.
La précision du positionnement peut atteindre : (1/100) × (1/15) = 1/1500 tour.
En terme de translation, la précision est : (1/1500) × 4 ≈ (2.7)10−3 mm.
Si Vtranslation = 1600 mm/min, alors Varbre −moteur = (1600/4) × (15) = 6000 tr/min.
À cette vitesse, la fréquence des signaux du codeur est : 6000 × 100/60 = 10 kHz.
Une interface de comptage rapide est nécessaire.
Si on suppose maintenant une course maximale de l’écrou de 12 m, alors le nombre
maximal de points à compter est : (12000/4) × 15 × 100 = (4.5)106 : un compteur
binaire à 23 bits est nécessaire.
Le résolveur

Le résolveur est un transformateur rotatif qui produit un signal de sortie qui est une
fonction de la position d’un rotor.

Les 2 bobines du rotor E3 et E4 ainsi


que celles du stator E1 et E2 sont
décalées de 90o l’une par rapport à E2
l’autre.
Le stator et le rotor peuvent s’échanger
le rôle d’enroulement primaire ou
secondaire.
Les équations suivantes donnent les E3
tensions secondaires lorsque les
E1
bobines du rotor sont considérées
comme enroulement primaire E4
(enroulement d’excitation) θ

E1 = K (E3 cos θ − E4 sin θ)


E2 = K (E4 cos θ − E3 sin θ)
Le résolveur - Capteur de position

Pour utiliser le résolveur comme vers circuit de


capteur de position, il faut court- conditionnement du signal
circuiter une des bobines du rotor.
Si E4 est la bobine court-circuitée, E2
les équations qui définissent la sor-
tie du résolveur sont : E1 =
KE3 cos θ et E2 = KE3 sin θ
Les sorties E1 et E2 sont linéaires E3
pour des valeurs de θ hors de
E1
l’intervalle ±35o . La position du
résolveur nécessite un circuit de
conditionnement du signal qui con- θ
vertisse les tensions E1 et E2 en un
signal représentant l’angle θ. Si un
signal numérique est nécessaire,
alors on utilise un convertisseur
A/N
Mesure de vitesse - Tachymètre optique

Il est possible de mesurer la vitesse de rotation avec un codeur incrémental. Ce


codeur, connecté à un arbre en rotation, produit une série d’impulsions à partir
desquelles un signal numérique de la vitesse est facilement obtenu.
Le seul élément requis est un compteur

Exemple Soit un codeur incrémental de 1000 trous dans la piste extérieure. Un


compteur produit un comptage total d’impulsions toutes les 10 ms. Un arbre qui
tourne à une vitesse de 600 tr/min (10 tours par seconde) produira
10 × 1000 = 10000 impulsions par seconde. Le compteur comptera
0.01 × 10000 = 100 impulsions durant l’intervalle de 10 ms. Ainsi, un comptage de
100 correspondera à une vitesse angulaire de 600tr /min.
L’équation suivante donne la relation entre la vitesse de rotation d’un arbre et le
comptage :
60C SNTc
S = =⇒ C =
NTc 60
S= vitesse de l’arbre tr/min; N= nombre d’impulsions par tour; C= comptage total
durant l’intervalle Tc ; Tc = intervalle de comptage, seconde.
Si on utilise un codeur absolu, la piste avec le plus grand nombre de trous (bit le
moins significatif) est utilisée de la même manière que dans un codeur incrémental.
Mesure de vitesse - Tachymètre électrique

n
io
at
Tachymètre à courant continu C’est un

t
ro
de
générateur èlectrique utilisé pour mesurer la

e
champ

ax
vitesse angulaire. Une bobine placé sur un
magnétique
rotor est libre de tourner dans un champ
magnétique produit par deux aimants

t
an
permanents. Les deux bouts de la bobine sont

m
ai
connectés à un collecteur. Les balais et le
collecteur agissent comme un redresseur. Le
tachymètre produit une tension directement bobine en rotation
proportionnelle à la vitesse angulaire : collecteur et balais
sortie
30KV ω 2πRBNL
V = KV n = avec KV =
π 60
Tachymètre à courant alternatif C’est un générateur triphasé couplé à un
redresseur. Ces tachymètres fonctionnent bien pour de grandes vitesses, mais la
sortie devient fortement non-linéaire à de petites vitesses. Ils sont limités à des
vitesses dans le rappport 100:1 (1000:1 pour le tachymètre CC). Des tachymètres CC
et CA sans balais existent pour des utilisations dans des endroits à atmosphère
explosive.
Les tachymètres électriques - Exemple

Un tachymètre cc a les spécifications suivantes :


R = 0.03m : rayon moyen de l’enroulement.
B = 0.2 Wb /m 2 : induction magnétique
N = 220 : nombre conducteurs
L = 0.15m : longueur de chaque conducteur
Trouvez KV ainsi que la tension de sortie pour chacune des vitesses suivantes :
1000, 2500 et 3250 tr/min.

Solution

2πRBNL 2π(0.03)(0.2)(220)(0.15)
KV = = = 0.0207 V /(tr /min)
60 60

1 Pour 1000 tr/min, on a V = KV n = (0.0207)(1000) = 20.7 Volts


2 Pour 2500 tr/min, on a V = KV n = (0.0207)(2500) = 51.8 Volts
3 Pour 3250 tr/min, on a V = KV n = (0.0207)(3250) = 67.3 Volts
Mesure de l’accélération

déplacement
Les informations de position et de vitesse masse
sont parfois insuffisantes, et des capteurs
d’accélération sont souhaités. Selon le signal capteur
principe fondamental de la dynamique, de sortie piézo-électrique
l’accélération est reliée à une force.

− →

F = −m a
Les capteurs d’accélération sont souvent des capteurs de force d’inertie :
une masse d’inertie, est appliquée sur un capteur de compression.
les accélérations de l’ensemble induisent un effort de la part de la masse
envers le capteur de compression, qui émet alors le signal correspondant.
Le capteur de compression est le plus souvent un capteur piezo- électrique.
Toute la difficulté réside dans le comportement de ce système identique à
l’assemblage masse -ressort : des résonances apparaissent à certaines
fréquences, et le capteur doit être proprement amorti.
Ces capteurs sont très coûteux, et leur usage est limité par les difficultés
d’installation. Leur emploi concerne essentiellement la navigation, l’ étude des chocs
et des vibrations.
Mesure de la pression - Capteurs à jauges de contrainte

Ils reposent sur l’effet piézorésistif, c’est à dire l’effet d’une pression sur les
l
caractéristiques d’une résistance (R = ρ ) appelée jauge de contrainte, et soumise à
s
la même déformation que la membrane qui la supporte, sous l’effet de cette pression.
Comme la variation géométrique d’une jauge de contrainte se traduit par une
variation de sa résistivité, alors on pourra exploiter celle-ci pour identifier l’amplitude
de la contrainte. Les formes de membrane possibles tout autant que celles des
jauges sont très diverses et sont adaptées au mieux à l’application concernée.
Mesure de la pression - Capteurs à jauges de contrainte

déplacement
déplacement déplacement
déplacement

pression
pression pression pression
membrane ondulée membrane plane capsule soufflet

déplacement déplacement déplacement déplacement


pression
pression

pression pression

tube droit tube bourdon en C en hélice en spirale


Mesure de la pression
Plusieurs technologies : fils collés sur un support, jauges à trame pelliculaire,
jauges à semiconducteur.
Les jauges à fil sont constituées d’un fil résistant de faible diamètre (12µm) collé sur
un support dont la nature varie selon le type d’application et le domaine de
température : ce peut être un papier fin poreux (0.1mm d’épaisseur) ou le plus
souvent un film polyamide. La colle reliant le fil à son support sera du type epoxy
(-190,+100o C) phénolique (100 à 300o C) ou un ciment réfractaire (au delà de 300o C).
Ces jauges doivent être protégées contre la corrosion et l’humidité à l’aide de vernis,
résines époxy, élastomères silicones.
Mesure de la pression

Jauge à trame pelliculaire De plus en plus on remplace les jauges à fils par ces
dernières dont la technologie se prête mieux aux procédures automatisées propres
aux fabricants de composants électroniques. Le fil est alors remplacé par un
conducteur mince et plat obtenu par photogravure. Les r écents progrès des
techniques photolithographiques autorisent la réalisation de brins de jauge de 3µm
de largeur séparés par moins de 2µm.

Ces jauges présentent de nombreux avantages masse plus faible donc moindre
inertie, dissipation thermique accrue, effet transversal réduit (on peut varier la
largeur), épanouissement aux extrémités facilitant la connexion, géométries
complexes adaptées à des cas très particuliers facilement réalisables.

Jauge à semiconducteur Il est possible d’utiliser le silicium comme matériau de


jauge plutôt qu’un alliage métallique. Le principal intérêt réside dans le facteur de
jauge accru d’un facteur 50, par rapport aux jauges métalliques et aux possibilités
très récentes de fabrication de l’ensemble du capteur en silicium. Dans ce dernier
cas, on évite ainsi toutes les opérations de montage des jauges sur une membrane.
Cependant le silicium présente l’inconvénient majeur d’avoir un fort coefficient de
dérive thermique.
Mesure de la pression

Pont de mesures On travaille en pont de A


wheatstone constitué de 4 jauges de résistance

ja
identique en l’absence de contrainte. Les jauges sont

ug
e
ug

e
placées de façon symétrique sur la pièce en

4
ja
déformation de telle façon que la jauge 1 et la jauge 3 −
E
subissent des allongements positifs tandis que la +

ja
jauge 2 et la jauge 4 sont comprimées :

3
ug

e
e

ug
2

ja
R1 E R2 E
VA − V B = − B
(R1 + R4 ) (R2 + R3 )

Sous l’action d’une contrainte, Ri devient Ri + dRi avec dRi > 0 ou < 0, et on montre
que
E
d (VA − VB ) =
4R [dR1 − dR4 + dR3 − dR2 ]
Cette relation montre bien que la contribution à d (VA − VB ) due à la température est
nulle car à température homogène tous les dRi sont identiques, tandis que la
sensibilité aux contraintes est maintenue en plaçant les jauges comme précisé
ci-dessus.
Mesure de la pression
En pratique, le pont n’est jamais parfait et on doit ajouter une compensation de
dérive de température du coefficient de jauge + un dispositif d’équilibrage du zéro.

+V s
o
pont de jauges ⇐= compensation en t
de contraintes du facteur de jauge

R
R
+V 0 +V s
R1

zéro zéro R?
null
R1
R R
Mesure de la force

On utilise une jauge de contrainte comme moyen de mesurer une force, c.a.d. un
moyen de convertir une petite contrainte en un changement correspondant de la
résistance électrique.

La contrainte est le déplacement par unité de longueur d’un élément élastique.


Si, par exemple, une barre de longueur L est étirée jusqu’à L + ∆L , la contrainte  est
égale à ∆L /L .

∆R /R
Soit le facteur de jauge : G =
∆L /L

∆R est la variation de résistance en Ohms; R est la résistance de la jauge en Ohms;


∆L est la variation de la longueur de la jauge en mètres; L est la longeur de la jauge
en mètres.

Le facteur de jauge est généralement entre 2 et 4. La longeur effective L varie entre


0.5cm et 4cm. La résistance R varie entre 50 et 5000 Ω.
S
Le module d’élasticité (N /m2 ) est : E = où S est la fatigue et  est la contrainte

(m/m).
Mesure de la force

Soit un tremplin qui sous l’action d’une


force voit sa surface supérieure étirée et
celle inférieure compressée.
Jauge
À demi chemin entre ces surfaces il y a
une surface neutre où il n’y a aucun Force
déplacement.
La contrainte en un point quelconque de la L
6fL
surface supérieure est : S =
bh 2 h
f est la force appliquée (N); L est la
b
distance entre le point et l’extrêmité du
tremplin (m); b est la largeur du tremplin signal de
pont de wheatstone
(m); h est l’épaisseur du tremplin. sortie
et amplificateur
en volts
∆R 6GL
" #
Les équations de G , E et S donnent : = f
R bh 2 E
Mesure pneumatique de la force
La force inconnue est équilibrée par la force de la pression d’air contre la surface
effective du diaphragme. Le détecteur de déplacement est arrangé de telle sorte que
l’équilibre des 2 forces soit automatique. C.a.d. si la force augmente, alors le piston
monte diminuant ainsi l’ouverture entre l’embout et l’ouverture. La pression dans la
chambre du diaphragme augmente et rétablit l’équilibre.

La pression dans la chambre du diaphragme est : f=(p-3)A

f est la force inconnue (N); p est la pression de sortie (Lb /in 2 ); A est la surface
effective du diaphragme. Le terme (p-3) indique seulement que la pression de 3 psi
correspond à une force nulle. Le signal de sortie varie entre 3 et 15 psi.

Étranglement Ouverture

Pression Signal de
d’alimentation sortie

diaphragme

Force
Mesure de la température
Elle est basée sur l’effet de la température sur des grandeurs physiques ou
électriques : résistance - effet thermo-électrique - propriété des semi-conducteurs -
résistivité - tension Zener - expansion d’un liquide ou d’un solide
Trois matériaux sont principalement utilisés en raison de leur linéarité et de leur
facilité de mise en oeuvre : le cuivre, le nickel et le platine. Les valeurs normalisées à
25o C, sont 50 W pour le Ni et 100 W pour le Pt.
Dans la résistance métallique : la résistivité des métaux et la résistance métallique
croissent avec la température; la variation de la résistance est non linéaire.
Pour les calculs, on utilise une approximation soit par une variation lin éaire sur une
plage limitée R (T ) = R (T0 )(1 + a0 ∆T ); soit par une variation quadratique sur une
plage plus large R (T ) = R (T0 )(1 + a1 ∆T + a2 (∆T )2 )
R
sortie 4 R0 Nickel
R R 3
Capteur platine
Vi 2
RTD
R 1
t o (×2.102 )

1 2 3 4
Mesure de la température - RTD
Le RTD (Resistance Temperature Detector) est un Détecteur de température à
résistance. Il est sous forme de fil bobiné enrobé dans une ampoule de verre pour
l’isolation électrique et la protection contre l’oxydation de l’élément sensible. Le
temps de réponse est assez bon : Une résistance de Pt enrobée de verre met 20s
pour passer de 20 à 80o C lorsqu’on la plonge dans de l’eau agitée à 80o C, et si on
l’amène de l’air ambiant dans l’air d’une étuve à 80o C il lui faudra 5 min pour
atteindre son équilibre.

fil de platine bobiné


fils de liaison
scellement
en alliage
en verre
platiné
isolateur en céramique

Il y a des résistances de platine destinées à des applications industrielles (fours) qui


sont mécaniquement beaucoup plus résistantes mais pas plus efficaces en terme de
temps de réponse.
mince couche
Il y a aussi des résistances sous forme imprimée, de platine
laminée sur un support souple isolant. La dissipation boı̂tier en
thermique est plus élevée et ce type de capteur peut céramique
être fixé sur une surface.
Mesure de la température - La thermistance

Résistance, kΩ
40
35
La thermistance est une résistance à semi-conducteur
dont la valeur diminue avec la température d’une façon 30
non linéaire. Il est très sensible à la température (10% 25
de la résistance nominale par o C ). La plage de 20
température d’utilisation est de −50o C à −100o C 15
jusqu’à 300o C 10
5
to
-20 0 20 40 60 80100

Les matériaux semiconducteurs à base d’oxydes métalliques (principalement de


cobalt en mélange avec diverses terres rares) présentent des coefficients de
température très négatifs RT = ae b /T avec b de l’ordre de −0.05/o C , et a lié à la
géométrie et pouvant être relativement important, ce qui permet l’obtention de toutes
valeurs entre 0 et 10M Ω, avec un capteur pouvant être très miniaturisé.
Mesure de la température - La thermistance

Exemple de thermistance disque et de thermistance perle

A
coupe A-A

Les inconvénients sont évidemment la


non linéarité, le coût très variable selon
la tolérance demandée et la stabilité
dans le temps (une thermistance
stockée à 25o C dérive de 1% par an
dans le meilleur des cas, ce qui
implique des réétalonnages fréquents
des dispositifs les utilisant). De plus
leur plage de température est limitée à
200o C et il est indispensable de tenir
compte de l’échauffement dû à l’effet
Joule dans les résultats. thermistance perle
thermistance disque
enveloppe de verre
semi-conducteur A
Mesure de la température - Le thermocouple

Types standards de jonctions


Type Matériaux Plage de températures
J Fer-constantan -190 à 760 o C
La plage des températures à
mesurer peut être très vaste T Cuivre-constantan -200 à 371 o
(de 500 à 1500o ), depuis −200o K Chromel-alumel -190 à 1260 o
jusqu’à 1482o dépendamment E Chromel-constantan -100 à 1260 o
de la nature des jonctions
métalliques. S 90% platine + 0 à 1482 o
10% rhodium-platine
R 87% platine + 0 à 1482 o
13% rhodium-platine
Le thermocouple - Exemple d’application
Plage de température à mesurer : 500-600o F avec résolution de ±1 o F (260 à 315.6o C)
Choix : thermocouple de type J (fer-constantan); jonction de r éférence
VT25 = 25 ± 0.5o C.
Les courbes (tension en fonction de la température) donnent pour le type J à 260o C ,
VT25 = 12.84 mV et à 315.6o C, VT25 = 15.90 mV
Conditionnement du signal : La tension VADC varie de 0 à 5V
Circuit de conditionnement : il doit réaliser la conversion VADC = mVT25 + V0 .
On obtient : m=1634 et V0 =-21V
Calcul du circuit : Un gain de 1634 risque d’être source d’instabilités si réalisé avec
un seul étage. Un ampli différentiel avec un gain de -100 sera utilisé comme premier
étage suivi d’un sommateur V1 = −100VT25 , VADC = 16.34V1 − 21 et
VADC = 16.34(V1 − 1.29)

1K 2.88K

Tref 1K 100K 10K


Fe 163.4K

T 10K
C VADC
1K
100K
Les capteurs intégrés de température
C’est une nouvelle généération reposant sur la miniaturisation des circuits intégrés :

transistor monté en diode Vbe , mV


700

R1
Vs 300
Vref Rvariable
to
-40 +150

On utilise la variation sensiblement linéaire de Vbe d’un transistor avec la


température, et au lieu de tenter de minimiser l’effet de la température par l’ajout de
circuit de compensation à dérive de signe opposé, on va au contraire exacerber cette
dérive en essayant de la linéariser au mieux. On sait que dans une jonction polarisée
en direct le courant est du type I0 = Isat e (qVbe /kT )
Précisons que Vref est réalisée via une diode zener et que la résistance ajustable
diffusée dans le silicium sera ajustée avant encapsulation du composant afin
d’obtenir typiquement un signal de sortie de 10 mV/K. En ajoutant un élément résistif
suplémentaire on pourrait via un décalage d’offset réaliser un capteur de même
sensibilité mais dont le signal de sortie s’annulerait pour 0o C et non 0K.
Mesure du débit
Le débit des liquides et gaz est une grandeur importante dans les processus
industriels. La mesure du débit indique combien de liquide est utilisé ou distribué
dans le processus. Le débit (exprimé en m 3 /s ) est souvent utilisé comme une
variable de contrôle pour le maintien à un niveau acceptable du rendement du
processus.

variation de volume ∆V
débit moyen qmoy = =
variation de temps ∆t
∆V dV
débit instantané q = lim =
∆t →0 ∆t dt

Le débit dans un tuyau est aussi exprimé en fonction de la vitesse moyenne du


fluide :
qmoy = Avmoy

Dès fois, il est préférable d’exprimer le débit en fonction de la masse de fluide


transférée par seconde. On appelle cela le débit massique (W). Il est obtenu en
multipliant le débit q par la densité ρ du fluide :

débit massique W = ρq
Débit-mètre à pression différentielle
signal de
déplacement
Ce capteur est basé sur le principe qu’un
étranglement placé dans la direction d’un flux détecteur de
Ampli
produit une diminution de pression. Un déplacement
transmetteur à pression différentielle est utilisé
pour mesurer la chute de pression (h) produite

par l’étranglement. Le débit (q) est : q = K h .
L’étranglement utilisé est souvent un disque
avec un trou au milieu placé en travers du diaphragme pivot
tuyau. Des passages spéciaux permettent au
liquide de passer des 2 côtés du diaphragme.
Ce dernier convertit la différence de pression à
travers l’étranglement en une force sur un côté
du levier équilibrée par un transducteur de
force de l’autre côté du levier. Q orifice

Un détecteur de déplacement capte tout mouvement résultant du déséquilibre des


forces sur le levier. Un amplificateur convertit ce déplacement en courant électrique i
qui alimente le transducteur et rétablit l’équilibre. La force d’équilibre produite par le
transducteur est proportionnelle à la chute de pression et au courant i
Débit-mètre à turbine

ordinateur
Un aimant permanent est placé sur l’une des
pales de la turbine. Une bobine magnétique
capte une impulsion à chaque fois que l’aimant
interface
passe devant elle. Le nombre d’impulsions est
lié au volume de liquide passant à travers le bobine
aimant
débit-mètre : V = KN où V est le volume total magnétique
permanent
du liquide, K le volume de liquide par sensible
impulsion et N le nombre d’impulsions.

V N arbre
Le débit moyen est : qmoy = =K flux
∆t ∆t

Sachant que N /∆t représente le nombre turbine


d’impulsions par unité de temps (fréquence f),
on obtient : qmoy = Kf

Les impulsions en sortie sont idéales pour le comptage numérique et les techniques
de commande.
Mesure de niveau
Mesure par flotteur
Le flotteur exerce sur le levier une force vers le bas égale à son poids moins la force
de poussée du liquide sur le flotteur. La force sur le levier est : f = Mg − ρgAh o ù f ,
(N) est la force nette; M , (Kg) est la masse du flotteur; g = 9.81 m/s 2 est la gravité; ρ,
(Kg/m 3 ) est la densité du liquide; A , (m 2 ) est la section transversale du flotteur; h ,
(m) est la longueur de la partie du flotteur immergée.

La jauge de contrainte exerce une force d’équilibre sur le levier qui est
proportionnelle à f et, par conséquent, a une relation linéaire avec le niveau du
liquide.

pivot
jauge de contrainte

pont de
flotteur

Wheatstone
h

bassin
signal de sortie
Les capteurs de niveau
Utilisation du capteur à pression statique
La relation classique entre le niveau et la pression est : p = ρgh
La sortie du transmetteur est un courant variant entre 4 et 20 mA correspondant à un
niveau variant de 0 à 100 %

réservoir h capteur de pression transmetteur


ouvert sortie
soufflet-résistance résistance-courant

Capteur de pression soufflet-résistance

soufflet ressort contact glissant

transmetteur
pression résistance sortie
courant
résistance
Les capteurs de niveau

Utilisation du capteur à pression différentielle

On utilise le capteur à
pression différentielle
pour la mesure du niveau
d’un réservoir lorsque
réservoir
celui-ci est un réservoir
fermé capteur à
hermétiquement fermé
pression sortie
différentielle