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Le Bambou

RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

LAATIL Ahmed | Materials Engineering and Technology | 2019/2020


Qu'est ce que le bambou ?
Le bambou est une plante exotique, un roseau présent sur plusieurs
continents : l’Afrique, l’Amérique, l’Asie et l’Océanie. Ses tiges d’une résistance
et d’une légèreté incroyable en font depuis des siècles une plante de
prédilection pour de nombreux usages : construction d’habitats, décoration,
instruments culinaires ou musicaux etc.

C’est une « plante chameau » qui


pousse très vite avec un faible
apport en eau, et n’a besoin ni
d’engrais ni de pesticides. Cela en
fait donc une matière première
écologique et peu chère, de plus
en plus prisée par l’industrie
textile, en particulier dans le
domaine de la mode éthique.

Le premier pays producteur de bambou est l’Inde, suivie de près par


la Chine qui destine beaucoup de sa production à l’industrie textile. On
retrouve toutefois des plantations de bambou en Asie du Sud Est et aussi en
Afrique, où il est naturellement présent et commence à se commercialiser,
par exemple en Ethiopie et au Nigéria. En effet, avec sa croissance rapide, ses
usages multiples et un rendement des plantations de bambou 25 fois
supérieur à celui des plantations d’arbres traditionnels, il constitue un facteur
de développement et de lutte contre la pauvreté dans les pays en voie de
développement.

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Pourquoi fabriquer des vêtements en bambou ?
Les fibres textiles obtenues à partir du bambou sont légères mais très
solides, elles sont également très douces au toucher ce qui les rend
agréables à porter. Le bambou étant une plante imputrescible, les fibres
textiles de bambou ont aussi l’avantage d’être naturellement anti
bactériennes tout en étant très absorbantes. Elles sont donc très utilisées
pour fabriquer des vêtements techniques pour le sport par exemple. Plus
généralement ce matériau souple et aux nombreuses propriétés permet de
fabriquer toute une gamme de produits d’habillement comme des pantalons,
des sous-vêtements, des tee-shirts etc. Cette matière artificielle permet en
effet de combiner matériau biologique, consommation responsable et
éthique dans un produit de qualité et à faible coût de production.

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De la plante aux fibres chimiques artificielles : analyse
du processus de fabrication
Au départ la culture du bambou est en effet écologique, c’est une plante dont
l’exploitation est biologique puisqu’elle ne demande ni engrais, ni pesticides,
reconstitue et préserve les sols, et produit jusqu’à 35% d’oxygène de plus que
les arbres traditionnels.

Les fibres de bambou ne sont toutefois pas une matière naturelle, ce


sont des fibres artificielles chimiques. Les fibres de bambou utilisées dans
l’industrie textile, même dans le secteur du commerce équitable et de la
mode éthique, sont obtenues à la suite d’un processus de transformation
chimique lourd. La fibre naturelle de bambou est en effet assez rêche et
cassante ce qui ne la rend pas agréable à porter. La plupart des vêtements en
« fibre de bambou » sont en réalité fabriqués à partir de cellulose régénérée
de bambou ou viscose de bambou, c’est une matière artificielle.
Le bambou est d’abord réduit en poudre afin de pouvoir en extraire la
cellulose, celle-ci est ensuite extrudée grâce à un mélange chimique de
sulfate de soude et d’acide citrique avant d’être reconditionnée en fibres de
bambou. Ce qui rend ce procédé de fabrication très discutable, c’est
l’utilisation de disulfure de carbone pour extraire la cellulose de bambou et
fabriquer les fils. Il s’agit en effet d’un produit chimique non réutilisable ou
recyclable, toxique, inflammable et qui cause une pollution de l’air
importante.

Enfin dans la plupart des vêtements, les fibres textiles sont issues d’un
mélange bambou/coton afin de permettre un entretien plus simple en
machine.

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Les fibres de bambou : panacée écologique ou green
washing ?
Contrairement à l’image très verte répandue dans le secteur de la mode
éthique, le bambou présenté comme un matériau écologique n’est pas un
textile naturel, c’est une matière chimique artificielle. N’est-ce pas
contradictoire ?

Au départ le bambou est une plante écologique dont l’exploitation est bien
moins néfaste pour la planète que celle de coton par exemple, et dont les
retombées économiques sont très positives pour les pays exploitants qui
sont des pays en voie de développement. Malgré un processus chimique
polluant, les usines de textiles et les normes internationales favorisent de
plus en plus le recyclage des solvants industriels, ce qui limite leur impact
environnemental.

Ce procédé de fabrication favorise toutefois la surexploitation du bambou au


détriment des écosystèmes. En effet au cours du processus de fabrication de
la viscose, une majorité des ressources sont perdues : il faut environ 1kg de
bambou pour produire 400g de fibres de bambou ! Si une part importante de
la production de bambou est issue de petites exploitations indépendantes
qui garantissent une gestion pérenne des plantations, il n’échappe toutefois
pas à l’exploitation industrielle et à la déforestation dans des régions où il est
pourtant nécessaire à la survie de nombreuses espèces comme les pandas
en Chine ou les lémuriens en Afrique. Il est aussi parfois implanté dans des
écosystèmes d’où il n’est pas originaire et où il prolifère au détriment des
espèces locales. Le bambou est en effet une plante très envahissante, dont la
plantation doit être contrôlée.

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Les fibres de bambou ont des propriétés très intéressantes et sont une
bonne alternative aux textiles peu éco-responsables. Son exploitation est
biologique, bénéfique aux sols et à l’environnement en général. De plus, les
retombées économiques positives pour les exploitants sont intéressantes.
Les fibres de bambou, de plus en plus populaires, sont donc présentées par
l’industrie textile comme la révolution écologique dans l’habillement.

Il ne faut toutefois pas tomber dans le panneau !


Le processus chimique de fabrication de ces fibres textiles artificielles peut
encore être amélioré, et les exploitations doivent être gérées avec
intelligence et dans le respect des écosystèmes locaux pour que la culture du
bambou conserve un impact écologique positif.

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Proriétés physique :
Le bambou, de part sa structure, présente de nombreux avantages, ce qui explique son utilisation m
comme materiau de construction en Asie :

- Bonne association avec d’autres matériaux


- Grande résistance aux efforts mécaniques
- Grande vitesse de croissance
- Regénération et utilisation totales
- Plusieurs applications possibles
- Coût très bas dans les zones de production de la ceinture tropicale

Mais il présente également des spécifités qui font du bambou une plante ornementale d'exception.

– La note exotique qu’il apporte au jardin


– La persistance de son feuillage ; le bambou permet “d’habiller” brillamment certains jardins un peu
en hiver
– L’utilisation en tant que fixe-sol pour les talus, les berges, etc.
– Son rôle de brise-vent : le bambou comme le roseau “plie et ne rompt pas”
– La très large gamme des espèces permet aux paysagistes en jouant sur les formes, les tailles, les c
de créer des effets très intéressants
– L’utilisation des tiges coupées pour la réalisation de palissades, pergolas, tuteurs, etc.
– Sa facilité d’entretien

Webographie :

www.wedressfair.fr

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