Vous êtes sur la page 1sur 9

Étude 25/10/18 - LE SPIRITISME ET LA POLITIQUE

Point-clés :

1) Introduction
a. Quelques questionnements :
- Pourquoi nous semble aussi difficile de parler de la religion dans la politique ?
- Est-ce qu’il est possible de séparer la politique et la religion ?
- Comment ils peuvent bien « vivre ensemble » ?

b. Exemple de points polémiques entre religion et politique :

- Loi de 2004 : Prohibition d’utilisation de voile en France

LOI n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou
de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics.

« Art. L. 141-5-1. - Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par
lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.

- La légalisation de l’avortement.

- La légalisation de l’euthanasie.

c. État laïc

Selon le site du Gouvernent Français, dans la rubrique « Des valeurs, des principes »

La laïcité est un principe fondamental de la République. Elle signifie deux choses :

• L’État est neutre envers les religions. Il n’aide aucune religion. La religion relève de la vie privée de
chacun ;

• L’État garantit la liberté religieuse. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire et d’adopter la
religion qu’il souhaite. Ce principe est ancien : il est consacré par la loi de 1905 qui sépare les Églises
de l’État.

Déclaration de Droits de l’Homme de 1789

Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation
ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de
l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de
cette liberté dans les cas déterminés par la Loi

d. Qu’est-ce que c’est la politique ?

Notion polysémique, la politique recouvre :

La politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, désigne ce qui est relatif à
l'organisation et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée.

En général, la politique d'une communauté, d'une société, d'un groupe social, au sens de Politeia,
obéit à une constitution rédigée par ses fondateurs qui définit sa structure et son fonctionnement
(méthodique, théorique et pratique). La politique porte sur les actions, l’équilibre, le
développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à
d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme
d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que les études politiques ou la science
politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, etc.) ;

Dans une acception plus restrictive, la politique au sens de Politikè ou d'art politique, se réfère à la
pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et
femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme
à la gestion de ce même pouvoir. (C’est souvent la première définition qu’on pense)

POLITIQUE -> SOCIÉTÉ -> GROUPE DE PERSONNES -> CITOYENS -> RELATIONS ENTRE LES PERSONNES

e. Comment le spiritisme peut se rapporter à la politique ?


- Cette étude a été basée sur un livre de Aylton Guido Coimbra Paiva « Spiritisme et politique » en
portugais.
- Comme dit l’auteur au début de son livre « la philosophie/doctrine spirite ne doit pas s’engager
avec des partis politiques ou dans la lutte de pouvoir et représentativité, mais il faut que son
champ d’action soit au niveau des idées politiques et sociales ».
- Le livre des Esprits peut être aussi considéré comme un livre politique parce qu’il n’analyse pas
seulement être tout seule (être comme être), mais comme homme, c’est-à-dire, lequel est lié à
une réalité existentielle et à une société. Le Livre des Esprits parle des sujets transcendantaux
(comme Dieu et l’essence spirituelle de l’homme) mais aussi le livre dédie une longue partie à la
compréhension des facteurs moraux et les Lois Morales (qui sont la base des liaisons les plus
profondes de la relation humaine entre ses semblables dans la société qu’il habite). Dans le Livre
des Esprits, nous avons 405 questions (depuis les questions numéro 614 à 1018) pour traiter sur
les Loi d’adoration, loi du travail, loi de reproduction, loi de conservation, loi de destruction, loi
de société, loi du progrès, loi d’égalité, loi de liberté et la loi de justice, d’amour et charité.
- Autre point qui montre la liaison entre politique et spiritisme sont les exemples comme celui
raconté par André Luiz dans le livre « Nosso Lar » où il parle de l’organisation des communautés
dans le Plan Spirituel (ou Extra-physique). L’homme désincarné élabore des propositions
politiques avec structures de pouvoirs.
- Dans la « Genèse », Chapitre XVIII Les temps sont arrivés – Signes des temps, Kardec nous
expliquer comme les Spirites peuvent changer et encore, comme le Spiritisme est responsable
pour le changement la société :

Item 23.- Si l'on suppose la majorité des hommes imbus de ces sentiments, on peut aisément se
figurer les modifications qu'ils apporteraient dans les relations sociales : charité, fraternité,
bienveillance pour tous, tolérance pour toutes les croyances, telle sera leur devise. C'est le but
auquel tend évidemment l'humanité, l'objet de ses aspirations, de ses désirs, sans qu'elle se rende
bien compte des moyens de les réaliser ; elle essaye, elle tâtonne, mais elle est arrêtée par des
résistances actives ou la force d'inertie des préjugés, des croyances stationnaires et réfractaires
au progrès. Ce sont ces résistances qu'il faut vaincre, et ce sera l'oeuvre de la nouvelle
génération ; si l'on suit le cours actuel des choses, on reconnaîtra que tout semble prédestiné à lui
frayer la route ; elle aura pour elle la double puissance du nombre et des idées, et de plus
l'expérience du passé.

Item 24.- La nouvelle génération marchera donc à la réalisation de toutes les idées humanitaires
compatibles avec le degré d'avancement auquel elle sera parvenue. Le Spiritisme marchant au
même but, et réalisant ses vues, ils se rencontreront sur le même terrain. Les hommes de progrès
trouveront dans les idées spirites un puissant levier, et le Spiritisme trouvera dans les hommes
nouveaux des esprits tout disposés à l'accueillir. Dans cet état de choses, que pourront faire ceux
qui voudraient se mettre à la traverse ?

Item 25.- Ce n'est pas le Spiritisme qui crée la rénovation sociale, c'est la maturité de l'humanité
qui fait de cette rénovation une nécessité. Par sa puissance moralisatrice, par ses tendances
progressives, par l'ampleur de ses vues, par la généralité des questions qu'il embrasse, le
Spiritisme est, plus que toute autre doctrine, apte à seconder le mouvement régénérateur ; c'est
pour cela qu'il en est contemporain. Il est venu au moment où il pouvait être utile, car pour lui
aussi les temps sont arrivés ; plus tôt, il eût rencontré des obstacles insurmontables ; il eût
inévitablement succombé, parce que les hommes, satisfaits de ce qu'ils avaient, n'éprouvaient
pas encore le besoin de ce qu'il apporte. Aujourd'hui, né avec le mouvement des idées qui
fermentent, il trouve le terrain préparé à le recevoir ; les esprits, las du doute et de l'incertitude,
effrayés du gouffre que l'on creuse devant eux, l'accueillent comme une ancre de salut et une
suprême consolation.

- Alors, pour qu’on comprenne comment le spiritisme peut se rapporter à la politique, il faut faire
une réflexion sur les principes spirites afin de les rendre compatible aux réalités sociales.

2) Réflexions sur les principes spirites par rapport la société : les Lois morales
a) L’adoration
- Comment/rituel :
o L’adoration à Dieu dans le concept spirite est une action politique de l’homme dans la
société ou même dans la planète qu’il habite, parce que pour le Spiritisme, adorer à Dieu
est fait avec son cœur et avec sincérité, en faisant le bien et en évitant le mal. Pour le
Spiritisme, l’adoration externe veut dire rien si elle est suivie avec un comportement
égoïste, orgueilleux, vaniteux et arrogant.
o Et alors, faire le bien et éviter le mal dans une sphère personnelle, nous amène à une
réforme intime, mais dans une sphère sociale, nous amène à la réforme de la société, où
on essaie d’arrêter avec l’orgueil, l’égoïsme aussi des institutions et des groupes sociaux.
o Si on focalise sur « en évitant le mal », ça aussi veut dire que le Spiritisme n’approuve pas
une attitude commode, passive, omisse vers les problèmes humains dans les structures
sociales injustes et matérialistes.
- Soumission au Créateur
o Plusieurs religions donnent beaucoup d’importance à la soumission des hommes au
Créateur, dont la désobéissance est un péché et elles insistent dans la faiblesse et
l’impuissance de l’homme face au Créateur. Par ailleurs, cette attitude psychologique de
soumission crée dans l’homme une dépendance à l’autorité (ensuite transmis à l’État ou
à un parti politique), en renoncent la capacité d’aimer et de raisonner.
o Le Spiritisme ne voit pas l’adoration basée sur une soumission passive et peureuse par
rapport au Créateur. Il aide dans la compréhension des limitations humaines e dans la
protection divine, jamais par la soumission qui inhibe les potentialités des hommes. Au
contraire, on sait que par la prière (sans l’intermédiaire de personne) la créature
s’approche du Créateur. Et encore, les bonnes actions sont les meilleures prières, et pour
cette raison, l’action est plus de valeur que les mots. Le Spiritisme pousse à la croissance,
à la force et à la liberté de ceux qui la suit.
b) Le travail
- Le travail est imposé à l’homme par conséquent de son propre nature matérielle ;
- Il peut être un instrument d’expiation, mais est surtout un moyen de développement intellectuel
et moral ;
- Le travail est une forme de participation de l’homme dans le monde où il habite et
spécifiquement dans la société dont il fait partie ;
- Le valeur (importance) du travail n’est pas lié au type de travail mais l’amour et la connaissance
que le travailleur a la nécessité de développer ;
- Toute forme d’exploration de l’homme pour satisfaire un intérêt économique est condamné
moralement. Selon le Spiritisme, toute personne qui a le pouvoir d’ordonner est responsable
pour l’excès ou l’exploitation de ces subordonnés, en abusant de son autorité et en transgressant
les divines.

c) La conservation
- Superflu :
o Tous les êtres vivants ont l’instinct de conservation, n’importe le degré d’intelligence, car
la vie est nécessaire au perfectionnement des êtres. C’est pour ça que la Terre produit de
façon à proportionner le nécessaire à tous ;
o Question 704. Dieu en donnant à l'homme le besoin de vivre lui en a-t-il toujours fourni
les moyens ? « Oui, et s'il ne les trouve pas, c'est qu'il ne les comprend pas. Dieu n'a pu
donner à l'homme le besoin de vivre sans lui en donner les moyens, c'est pourquoi il fait
produire à la terre de quoi fournir le nécessaire à tous ses habitants, car le nécessaire
seul est utile ; le superflu ne l'est jamais. »
o L’homme n’a pas encore appris à explorer du sol seulement ce que lui est nécessaire à
cause de son avidité, traduite per le désir du profit facile. Avec l’excuse du progrès,
l’homme montre encore son côté égoïste, où le bien-être de l’humanité est sacrifié par
les intérêts personnels d’un groupe. ;
o Même que la civilisation augmente les nécessités, elle aussi élargit les sources de travail
et les moyens de vie. Au fur et à mesure que la justice sociale est appliquée, à personne
lui manquera le nécessaire, c’est-à-dire, il y a une place au soleil à tous, mais à condition
que chacun occupe sa place et pas cela des autres ;
o Ceux qui utilisent la nature afin de leur proportionner le superflu, en préjudiciant
d’autres personnes vont contre les divines et ils seront, alors, responsables pour les
privations qu’ils ont provoquées aux autres ;
o Pour le Spiritisme, la civilisation développe la morale et par conséquent, le sentiment de
charité qui induit les hommes aux soutien réciproque. De cette façon, la loi de
conservation conduit l’homme à la fraternité.

d) La destruction
- L’équilibre entre destruction et conservation :
o Les Esprits essaient de montrer le mécanisme d’équilibre pour expliquer l’instinct de
destruction des êtres vivants (comme par exemple par le besoin de nourriture, les êtres
vivants se détruisent réciproquement) ;
o L’équilibre entre la destruction et la conservation est nécessaire et encore plus important
est que la destruction ne se passe pas avant le temps ;
o Quand l’homme agit de manière égoïste vers la Nature (en détruisant les êtres de
manière inutile et injustifié), la destruction crée un obstacle dans le progrès du principe
intelligent. Alors, « toute destruction qui excèdent les limites de la nécessité est une
violation de la loi de Dieu » (question 735 Livre des Esprits).
o Cela aussi est valable pour la destruction de la « vie incarné » d’un Esprit. Il est considéré
comme un crime car il coupe le fil d’une existence d’expiation ou mission. Le meurtre
d’un semblable n’est pas seulement celui ostensif, mais aussi ceux plus subtiles et caché
(comme ceux qui « dissimulent » les tributs qui devraient être appliquées aux nécessités
d’une collectivité ou par la dégradation de l’environnement).
- Fléaux :
o Plusieurs fléaux (inondations, tremblement de terre, maladies, …) qui frappent
l’humanité sont résultats de leur propre négligence. Au fur et à mesure que son
développement, l’homme réussi de les dominer. Afin de trouver la solution des maux,
l’homme a besoin d’organiser la société, en ajoutant les connaissances et expériences et
ainsi, en trouvant la solution des maux ;
o Le seul fléau causé exclusivement par l’homme est la guerre, laquelle disparaîtra du
monde au moment que l’homme comprendra la justice et qu’il appliquera la loi de Dieu ;
o L’harmonie et la paix entre les nations seulement est possible si les relations entre eux
soient juste ;
o Actuellement encore, les nations plus développées économiquement et techniquement
exploitent les nations pauvres. Les riches utilisent les règles du marché international qui
leur favorisent des profits faciles (établissent les prix qui leur conviennent, fixent de
barrières douanières, importent de matière première à prix minime) de façon que les
nations pauvres continuent en permanente dépendance économique, politique et même
militaire ;
o Tandis que telle situation persiste, la guerre (déclarée ou pas) encore sera présente entre
les peuples, parce qu’il leur manquera encore l’élément essentiel à l’harmonie : la
justice.

e) La société
- La vie sociale est condition de la nature. Dieu a créé l’homme pour vivre en société et pour cela, il
est doté de moyens de communication ;
- L’homme n’est pas complet ni parfait et alors, il a besoin de l’union social afin d’une personne
puisse aider l’autre ;
- C’est évident que l’homme a un engagement avec la société où il vit. Il faut qu’il y participe, en
donnant sa contribution selon ses possibilités intellectuelles et sentimentales ;
- L’homme a le besoin de progresser, de développer ses potentialités étant seulement possible s’il
vit en société. Mais pour cela, il faut que la société soit structurée afin que tous aient cette
possibilité ;
- Comme pour les nations (riches et pauvres), les relations sociales doivent être inspiré par l’amour
entre les êtres, par la fraternité et justice. Certains « biens » nécessaires pour son avancement,
l’homme acquiert avec la famille, d’autres proviennent de l’environnement de travail, religion, de
l’école, …Et en aimant les plus proches (comme la famille), l’homme s’entraine au exercice
d’amour à ceux qui sont plus distants. L’amour va traduire comme responsabilité, attention,
tendresse/affection, zèle.

f) Le progrès
- L’homme amène en soi-même les impulsions au progrès, au fur et à mesure qu’il comprend et
pratique la loi divine/naturel qui dirige l’humanité ;
- Même que le progrès soit lent, l’humanité ne peut pas rester indéfiniment dans l’ignorance parce
qu’il faut qu’elle atteint les fins signalées par le Créateur.
- Le progrès n’est pas simultané et ni identique à tous et pour cela, ceux qui sont plus avancés
doivent aider le progrès d’autres à travers de la relation sociale ;
- Le progrès moral découle du progrès intellectuel, puisque la compréhension intellectuelle
devient compréhensible le bien et le mal. Avec le développement du raisonnement, l’être
humain acquiert la faculté de choisir. De cette façon, il développe son livre arbitre, ce qui
augmente la responsabilité de ses actes ;
- L’ignorance et la méchanceté et même des lois injustes peuvent retarder le progrès mais jamais
l’annuler. Quand les institutions et les lois deviennent incompatibles avec le progrès, la propre
évolution générale s’incombe de démolir ces institutions et révoquer les lois obsolètes.
- Révolutions :
o L’évolution générale est l’expression des forces conscientes et actives qui ne se soumet
pas à la méchanceté générée par l’ignorance ;
o Les révolutions morales, aussi comme les sociales, s’infiltrent dans les idées peu à peu.
Elles germent pendant une longue période, mais d’un coup, elles émergent et font
écrouler les institutions, les lois et les habitudes du passé. Dans le conflit entre les idées
du présent et du passé, dans le sentiment de désordre et confusion, l’homme souvent
penchent vers les intérêts matériaux ;
o Mais même à travers du mal, Dieu porte le bien : les révolutions morales et sociales sont
condition pour la réalisation du progrès. Elles sont des nouveaux concepts qui se
choquent avec les existants, lesquels ne conviennent plus aux nécessités et aux
aspirations.
o Question 789, Livre des Esprits « L'humanité progresse par les individus qui s'améliorent
peu à peu et s'éclairent ; alors, quand ceux-ci l'emportent en nombre, ils prennent le
dessus et entraînent les autres. De temps en temps surgissent parmi eux des hommes de
génie qui donnent un élan, puis des hommes ayant l'autorité, instruments de Dieu, qui
en quelques années la font avancer de plusieurs siècles. »
- Une société juste est reconnue par son développement moral. Le progrès social n’est pas
seulement mesuré pour les inventions scientifiques ou pour les commodités matérielles, mais
aussi pour la disparition des vices, de l’exploitation de l’être humain, de l’égoïsme et de l’orgueil ;
- Question 799, Livre des Esprits : « De quelle manière le spiritisme peut-il contribuer au progrès ?
En détruisant le matérialisme qui est une des plaies de la société, il fait comprendre aux hommes
où est leur véritable intérêt. La vie future n'étant plus voilée par le doute, l'homme comprendra
mieux qu'il peut assurer son avenir par le présent. En détruisant les préjugés de sectes, de castes
et de couleurs, il apprend aux hommes la grande solidarité qui doit les unir comme des frères. »

g) L’égalité
- Question 803, Livre des Esprits : « Tous les hommes sont-ils égaux devant Dieu ? « Oui, tous
tendent au même but, et Dieu a fait ses lois pour tout le monde. Vous dites souvent : Le
soleil luit pour tous, et vous dites là une vérité plus grande et plus générale que vous ne
pensez. » ;
- Bien que l’égalité naturelle entre tous les êtres humains, il est indubitable l’inégalité des
aptitudes ;
- Les Esprits ont été créé simples et ignorants (égaux) mais chacun passe par des expériences
différentes. Alors, Kardec considère que la diversité des aptitudes n’est pas due à la création,
mais de l’évolution atteinte.
- Inégalités sociale :
o Question 806, Livre des Esprits : « L’inégalité des conditions sociales est-elle une loi
de nature ?

« Non, elle est l'oeuvre de l'homme et non celle de Dieu. »

- Cette inégalité disparaîtra-t-elle un jour ?

« Il n'y a d'éternel que les lois de Dieu. Ne la vois-tu pas s'effacer peu à peu chaque jour ?
Cette inégalité disparaîtra avec la prédominance de l'orgueil et de l'égoïsme ; il ne restera
que l'inégalité du mérite. Un jour viendra où les membres de la grande famille des
enfants de Dieu ne se regarderont plus comme de sang plus ou moins pur ; il n'y a que
l'Esprit qui est plus ou moins pur, et cela ne dépend pas de la position sociale. »

- Egalité du bien-être :
o En considérant les diversités de facultés intellectuelles et de caractères, il n’est pas
possible l’égalité absolue de la richesse. Par contre, cela n’empêche pas l’égalité de
bien-être (chaque personne ait les conditions minimales pour développer ses
potentialités) ;
o L’égalité de bien-être ne sera jamais possible si une grande partie de population sera
encore soumise à l’oppression, à l’exploitation, à l’injustice de ceux qui veulent
maintenir ou avoir la richesse le plus vite possible ;
o Les êtres humains comme société ont aussi responsabilité. L’influence du milieu
social vers ses membres, en leur imposant des critères et valeurs matérialistes ou
spiritualistes peuvent se refléter comme orgueil et égoïsme ou amour et justice ;
o Comme spirites, on ne peut pas justifier la pauvreté comme une épreuve ou une
expiation. C’est l’orgueil et l’égoïsme de hommes et des institutions qui génère la
misère dans la Terre.

h) La liberté
- L’homme n’a pas la liberté absolue quand il vit en société, car il a besoin des autres et de
respecter les droits réciproques ;
- La liberté dépend de la fraternité et de l’égalité. Où il y a une convivialité fraternelle et
d’égalité, traduite dans l’amour et respect, il y aura la pratique de la justice et alors, la
liberté ;
- L’égoïsme (quand l’homme veut tout à lui) et l’orgueil (le désir de dominer les autres) sont
les ennemis de la liberté ;
- Livre Œuvres Posthumes d’Allan Kardec, Chapitre Liberté, Égalité et Fraternité : « La liberté
suppose la confiance mutuelle ; or, il ne saurait y avoir confiance entre gens mus par le
sentiment exclusif de la personnalité ; ne pouvant se satisfaire qu'aux dépens d'autrui, ils
sont sans cesse en garde les uns contre les autres. Toujours dans la crainte de perdre ce qu'ils
appellent leurs droits, la domination est la condition même de leur existence ; c'est pourquoi
ils dresseront toujours des embûches à la liberté, et l'étoufferont aussi longtemps qu'ils le
pourront ;
- C’est important pour l’homme le développement de sa capacité de penser, car c’est y travers
qu’il pourra connaitre à lui-même et au monde où il habite ;
- La liberté de conscience est une caractéristique de la civilisation quand elle atteint le niveau
le plus avancé. Par contre, pour qu’une société garde son équilibre, harmonie et bien-être,
elle a besoin d’établir normes, règlement et lois qui portent des sanctions. Au nom de liberté
de conscience, on ne peut pas permettre la propagation des idées préjudicielles à la société.
i) La justice, l’amour et la charité
- Le sentiment de justice est inhérent à l’homme et c’est le progrès moral qui développe ce
sentiment ;
- Pour le Spiritisme, justice est respect les droits des autres (le loi humaine et naturel/divine) ;
- Les lois humaines sont basées sur les coutumes d’une époque ou société en particulier et pour
cela, elles sont mutables ;
- Alors, au moment de doute quant à manière d’agir pour être ou n’être pas injustice vers le
prochain, l’homme doit écouter la propre conscience et se demander s’il voudrait qui lui agissent
de la même manière ;
- Le vrai sens de la charité :
o Question 886, Livre des Esprits : « Quel est le véritable sens du mot charité tel que
l'entendait Jésus ?

Bienveillance pour tout le monde, indulgence pour les imperfections d'autrui, pardon des
offenses. L'amour et la charité sont le complément de la loi de justice, car aimer son
prochain, c'est lui faire tout le bien qui est en notre pouvoir et que nous voudrions qui nous
fût fait à nous-mêmes. Tel est le sens des paroles de Jésus : Aimez-vous les uns les autres
comme des frères. »

3) Conclusion – Résumé sur le Spiritisme et la Politique


- Tous ces principes spirites sont des idées régénératrices qui touchent la société dans sa
structure, organisation et fonctionnement. Comme dit par les Esprits (question 917 Livre des
Esprits) « le spiritisme bien compris, lorsqu'il se sera identifié avec les moeurs et les croyances,
transformera les habitudes, les usages, les relations sociales. »
- Le but essentiel du Spiritisme (comme abordé par Luzia dans la dernière réunion à thème) c’est
de nous faire évoluer, progresser moralement.
- Alors comment le Spiritisme peut influencer la politique ? A partir de la formation d’hommes de
bien, lesquels seront par conséquent citoyens de bien.
- Il faut se rappeler que la société est formée par des individualités et seulement peut être
régénéré/amélioré/développé si chaque individualité aussi se régénère, s’améliore et se
développe de manière personnelle/individuelle.
- L’environnement aussi influence et pour cela l’importance d’action de bons (passage de livre
Œuvres Posthumes d’Allan Kardec, Partie I, Les Aristocrates :
«  Disons d'abord que les bons, sur la terre, ne sont pas tout à fait aussi rares qu'on le croit ; les
mauvais sont nombreux, cela est malheureusement vrai : mais ce qui les fait paraître encore plus
nombreux, c'est qu'ils ont plus d'audace et qu'ils sentent que cette audace même leur est
nécessaire pour réussir ; et pourtant ils comprennent tellement la prépondérance du bien que, ne
pouvant le pratiquer, ils en prennent le masque. Les bons, au contraire, ne font pas parade de
leurs bonnes qualités ; ils ne se mettent pas en évidence et voilà pourquoi ils paraissent si peu
nombreux ; mais sondez les actes intimes accomplis sans ostentation, et, dans tous les rangs de la
société, vous trouverez encore assez de bonnes et loyales natures pour vous rasséréner le coeur et
ne pas désespérer de l'humanité. Et puis, il faut le dire aussi, parmi les mauvais il y en a beaucoup
qui ne le sont que par entraînement, et qui deviendraient bons s'ils étaient soumis à une bonne
influence. Nous posons en fait que, sur 100 individus, il y a 25 bons et 75 mauvais ; sur ces
derniers, il y en a 50 qui le sont par faiblesse et qui seraient bons s'ils avaient de bons exemples
sous les yeux, et si surtout ils avaient eu une bonne direction dès l'enfance ; et que sur les 25
franchement mauvais, tous ne sont pas incorrigibles. Dans l'état actuel des choses, les mauvais
sont en majorité et ils font la loi aux bons ; supposons qu'une circonstance amène la conversion
des 50 moyens, les bons seront en majorité et feront la loi à leur tour ; sur les 25 autres
franchement mauvais, plusieurs subiront l'influence, et il ne restera que quelques incorrigibles
sans prépondérance.  »
- Jamais dans le mouvement Spirite peut être lié à un parti politique parce que on n’a pas besoin
de « crier aux quatre coins » qu’on est spirite et, ni nécessairement occuper des postes publics,
mais seulement agir avec douceur, éthique et amour. La meilleure représentation sociale de la
foi que nous embrassons repose sur la charité et l’orientation morale consciente de la société.
Pour emprunter les chemins de la morale chrétienne, il n'est pas nécessaire de déclarer leur foi,
mais seulement de penser et d'agir en tant que tel.
- Enfin, Chico Xavier a une pensée très intéressante, il a dit : « Nous devons prier pour les
politiciens, la tentation du pouvoir est très grande. J'ai trouvé, sur le plan spirituel, des hommes
politiques qui ont exercé leur mandat sans dignité dans des situations déplorables. Les
conséquences de ses actes sont assimilées à un crime collectif.  »