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PARTIE – II Chapitre 5 Les organes annexes

Chapitre - 5

LES ORGANES
ANNEXES

Technologie Ver.1.2 / 2010 Page 79


PARTIE – II Chapitre 5 Les organes annexes

1. GENERALITES
Nous avons déjà étudié les quatre organes principaux, constitutifs d'une installation
frigorifique, à savoir le compresseur, le condenseur, l'évaporateur et le détendeur. Théoriquement,
il suffirait de relier ces quatre appareils par des tuyauteries pour constituer une installation
frigorifique. Malheureusement, une installation ainsi réalisée ne pourrait pas assurer le service
pour lequel elle aurait été exécutée.
En effet, tous les appareils précités ne sont pas parfaits (de même que les fluides
frigorigènes) et il est indispensable, pour rendre l'installation apte à assurer le service désiré,
de mettre en place entre les appareils principaux, des appareils annexes (dits auxiliaires) dont
le rôle sera d'assurer une marche correcte de l'installation.
Les appareils auxiliaires que l'on trouve indifféremment sur le circuit frigorifique (hormis
les appareillages de régulation et de sécurité) peuvent être classées en 3 catégories :

COTE HAUTE PRESSION


 séparateur d'huile
 silencieux de refoulement
 réservoir de liquide
 désaérateur
 déshydrateur
COTE BASSE PRESSION
 séparateur de liquide
 bouteille d'aspiration
 pompes à liquide
COTE HAUTE OU BASSE PRESSION
 clapets de retenue
 filtres
 échangeurs de chaleur
 éliminateurs de vibration
 voyants
 tuyauterie et robinetterie
Certains de ces appareils sont communs à toutes les installations et à tous les fluides
frigorigènes, d’autres sont spécifiques d'un type d'installation ou d'un fluide donnés. Ainsi,
toutes les installations ne comprendront pas l'ensemble de ces éléments.
L’étude de ces organes se fera dans l’ordre où nous les rencontrerons sur le circuit, en
partant du refoulement du compresseur.

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2. DESCRIPTION
2.1. Organes du côté haute pression
Rôle et caractéristiques Schémas
Synonymes : déshuileur, piège à huile
Les vapeurs refoulées par un compresseur comprennent
toujours un pourcentage plus ou moins élevé d'huile de
lubrification, selon le taux de compression, la température atteinte
en fin de refoulement et l'état mécanique du compresseur (jeu des
segments). Cette huile doit être séparée du fluide frigorigène de
façon aussi parfaite que possible pour différentes raisons :
 maintien d’un niveau d’huile convenable dans le carter du
compresseur afin d'assurer une lubrification abondante des
organes mobiles du compresseur;
 suppression de l'accumulation intempestive d'huile en
certains endroits de l'installation;
 maintien aussi bas que possible de la concentration de
l'huile dans le fluide frigorigène, celle-ci ayant pour
SEPARATEUR D’HUILE

conséquence la formation de pellicules d'huile sur les parois


du condenseur et de l’évaporateur entraînant un effet
d’isolation thermique.
Trois procédés de séparation peuvent être utilisés :
 changement brusque de direction (l'inertie tend à projeter
les gouttelettes d'huile le long des parois où elles se
décantent et ruissellent) ;
 réduction brusque de vitesse (les molécules lourdes d'huile
ne peuvent alors plus être entraînées par le fluide gazeux) ;
 chocs sur les parois (provoquant le même effet séparateur
que les 2 autres). L'efficacité de ces 3 procédés est
complétée par un refroidissement des vapeurs qui, en
augmentant la viscosité de l'huile, favorise sa séparation.
Montés sur le refoulement des compresseurs et le plus près
possible de ceux-ci, les séparateurs d'huile sont constitués par des
capacités cylindriques en tôle d'acier soudée dont la section est
telle que la vitesse des gaz ne dépasse pas 0,4 à 0,5 m/s. L'huile
décantée se rassemble à la partie basse du séparateur et est ensuite
acheminée périodiquement au carter du compresseur
automatiquement par un robinet à flotteur.
La sélection d'un séparateur d'huile doit prendre en compte la
puissance frigorifique, la nature du fluide frigorigène et les
températures d'évaporation et de condensation.

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SILENCIEUX DE REFOULEMENT

Ils réduisent les bruits provoqués par les


pulsations du gaz dans la conduite de refoulement.
Leur raccordement à la tuyauterie se fait
généralement par soudure ou brasure et sont montés
entre le compresseur et le condenseur.

L'efficacité maximum du silencieux de refoulement


est liée à la distance optimale entre celui-ci et le
compresseur.

Synonymes : bouteille accumulatrice,


receiver
Le fluide frigorigène condensé est admis à
l’évaporateur par un détendeur qui crée une perte de
charge sur le passage du liquide. Le débit de liquide
va donc dépendre uniquement de la différence de
pression entre le condenseur et l'évaporateur. Si cette
différence de pression était constante, ainsi que les
apports calorifiques à l’évaporateur, il serait possible
RESERVOIR DE LIQUIDE

de régler une fois pour toute le débit de fluide, après


plusieurs tâtonnements. Mais les conditions de
marche étant variables, voire imprévisibles (entrées
de marchandises, ouverture de porte pour service,
etc.), il faudrait donc intervenir continuellement sur
le réglage de ce robinet à pointeau.

Pour éviter cette obligation, on place à la sortie du


condenseur un réservoir de liquide de manière à
constituer une réserve de liquide entre celui-ci et le
détendeur. Son volume est calculé de telle façon
qu'au remplissage normal, il contienne une quantité
de liquide suffisante pour alimenter l'évaporateur
pendant 1/4 d'heure environ, ou encore pour pouvoir
stocker la totalité de la charge de fluide frigorigène
de l'installation.

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La présence d’éléments incondensables (air,


éléments gazeux libérés par les huiles ou par
les fluides frigorigènes) se traduit par une
augmentation de la pression dans le
condenseur. Ces éléments viennent
s'accumuler dans la partie haute du
condenseur, ce qui se traduit par une perte
d'efficacité du condenseur.

Pour purger ces gaz incondensables, on


utilise alors un désaérateur.

Il peut être constitué en une purge manuelle


présente sur la partie haute du condenseur,
tout comme le receiver.
DESAERATEUR

Certaines installations de puissances élevées


comportent un désaérateur automatique,
destiné à l'évacuation automatique des
incondensables. C’est le cas des machines
industrielles et plus spécifiquement les
1 : Entrée mélange Frigorigène-Gaz non condensables
installations à ammoniac.
2 : Double enveloppe du désaérateur
3 : Tubulure de liaison Evaporateur-Compresseur
Le principe de fonctionnement du
4 : Détendeur à flotteur
désaérateur automatique consiste à prélever
5 : Purge automatique de gaz non condensables
le mélange frigorigène / gaz incondensables
6 : Tube central
sous la pression de condensation, puis à
refroidir à la température d’évaporation ce
mélange toujours à la pression de
condensation. Les vapeurs de frigorigène se
condensent (le liquide ainsi récupéré pourra
être réutilisé) et les gaz non condensables
sont rejetés à l’extérieur du circuit
frigorifique.

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La présence d'humidité dans le circuit entraîne des ennuis de
fonctionnement relatifs à la tenue du matériel et au rendement
de l’installation:
— blocage du pointeau du détendeur ou bouchage de
l’évaporateur par formation de glace;
— décomposition de 1’huile par action de l’eau sur l’huile de
graissage et sur le fluide frigorigène; les fluides frigorigènes
du type Fréon vont alors se décomposer et donner naissance
à des acides du type Acide Fluorhydrique (HF) ou 1
Chlorhydrique (HCl). Il s'ensuivra une corrosion des
tuyauteries, des dépôts de sels métalliques, des boues dues à
une décomposition de l'huile entraînant un bouchage des
filtres, un gommage des clapets, un grippage des pistons et
une usure anormale des pistons.
— dans le cas des compresseurs hermétiques ou semi-
hermétiques, le refroidissement des enroulements électriques
étant réalisé par l'intermédiaire des vapeurs de fluide
frigorigène, il y a risque de détérioration des isolants.
Pour éviter ces problèmes, il convient alors de disposer sur le
circuit un déshydrateur placé sur la tuyauterie liquide entre le
réservoir de liquide et le détendeur.
DESHYDRATEUR

Ce déshydrateur comprend une cartouche contenant un élément


sécheur constitué de gel de silice ou plus généralement
d’aluminosilicates, se présentant sous forme de billes poreuses;
l'eau étant emprisonnée dans ces pores.
Le déshydrateur doit être choisi de façon à introduire une perte
de charge la plus faible possible sur le circuit.
Les déshydrateurs destinés aux installations commerciales ne
sont pas démontables; sur les installations industrielles, le
déshydrateur peut être démonté pour remplacement de la
cartouche contenant l’élément actif.
Dans le cas où les éléments déshydratants sont en billes ou en
cristaux, le démontage doit être effectué en position verticale (a)
(l’agent déshydrateur généralement, sous forme cristalline ou
sphérique, se tasse plus ou moins et le déshydrateur étant placé
horizontalement (b), il se forme alors en haut de l'appareil une
cavité qui joue le rôle d'un by-pass par où passerait la majeure
partie du fluide frigorigène, qui ne serait donc plus que
partiellement en contact avec l'agent déshydratant), le fluide
frigorigène devant s’écouler de haut en bas (les produits
déshydratants qui sont soit de forme cristalline, soit de forme
sphérique, ont tendance à être soulevés par le fluide lorsque
celui-ci circule de bas en haut; il ne faut pas que le déshydrateur
se comporte comme une capacité additionnelle et ne retienne
une quantité importante de fluide frigorigène, ce qui pourrait
avoir des conséquences graves sur le fonctionnement de
l’installation); enfin, il faut respecter le sens de circulation
(indiquée par une flèche sur le corps du déshydrateur).
La caractéristique principale d’un déshydrateur est sa capacité.

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CAPACITE D'UN DESHYDRATEUR

La capacité d'un déshydrateur est essentiellement fonction de la quantité de fluide


frigorigène en circulation dans l'installation. Il faut également tenir compte de la température à
laquelle la déshydratation se fera, car la capacité d'absorption des agents déshydratants
diminue en général avec la température.

Il est assez difficile de déterminer la capacité exacte d'un déshydrateur, car il faudrait pour
cela connaître la teneur exacte en eau du fluide frigorigène utilisé. Toutefois, lorsque la teneur
en eau n'est pas connue, il est possible de se baser, pour les fluides frigorigènes couramment
utilisés, sur les données de la norme ARI 710-64 (Air Conditionning and Refrigeration
Institute).
Teneur en eau avant Teneur en eau après
REFRIGERANT
déshydratation (ppm) déshydratation (ppm)
R12 565 15
R22 1050 60
R502 1020 30
(ppm = mg d'eau par kg de réfrigérant)
Ces valeurs permettent de calculer la capacité d'un déshydrateur à utiliser dans un cas bien
défini.

Exemple : déterminer la capacité d'un déshydrateur destiné à une installation frigorifique


ayant une charge de 30 kg de R22.
Réponse :
o quantité d'eau à absorber = 1050 - 60 = 990 mg H20/kg
o soit au total (pour 30 kg) = 990 x 30=29 700 mg soit environ 30 g d'eau.
o Il nous faudra donc un déshydrateur capable d'absorber 30 g d'eau quelle que
soit la substance déshydratante utilisée. Certains constructeurs donnant la
capacité déshydratante de leurs appareils en « gouttes d'eau », il est possible de
convertir cette masse d'eau en « gouttes d'eau » (1 g d'eau vaut environ 20
gouttes d'eau).

NOTA : Dans la pratique, on peut considérer que la capacité d'adsorption d'un


déshydrateur doit être de l'ordre de 1 g d'eau par kg de fluide de l'installation.

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2.2. Organes côté basse pression

Rôle et caractéristiques Schémas

Synonymes: bouteille séparatrice,


bouteille de surchauffe

Lorsque les évaporateurs sont constitués par de grandes


longueurs de tube, et que la vitesse de circulation du fluide est
faible, on constate un phénomène d'entraînement de gouttelettes
de liquide. Afin d’éviter le cheminement de ce liquide jusqu'au
compresseur, on dispose sur la tuyauterie d'aspiration une
capacité où, par perte de vitesse et par changement de direction,
SEPARATEUR DE LIQUIDE

1 : corps
les gouttelettes entraînées seront séparées de telle sorte que seules 2 : fonds emboutis
3 : vers aspiration
les vapeurs sèches parviendront au compresseur. La décantation 4 : arrivée vapeur de l’évaporateur
5 : arrivée liquide du détendeur
de gouttelettes ne peut être obtenue que si la vitesse des gaz à 6 : vers évaporateur
7 : pot de décantation d’impuretés
l'intérieur du séparateur n'excède pas 0,4 à 0,5 m/s. Son rôle 8 : retour de l’huile
9 : indicateur de niveau
consiste à :
— séparer les gouttelettes de liquide non évaporées des vapeurs
les entraînant;
— assurer l’alimentation par gravité (ou par pompe) en régime
noyé de (ou des) évaporateur(s).

Il se place entre le détendeur et l'évaporateur. Il peut être


implanté verticalement ou horizontalement.
1 : corps
2 : fonds emboutis
Le séparateur de liquide doit être calorifugé, et muni d'un 3 : vers aspiration
4 : arrivée vapeur de l’évaporateur
dispositif indicateur de niveau. On le rencontre sur les 5 : arrivée liquide du détendeur
6 : vers évaporateur(s)
installations industrielles. 7 : pot de décantation d’impuretés
8 : retour de l’huile
9 : dôme de vapeur
10 : piquage monture de niveau liquide

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Synonymes: bouteille anti-coups de liquide,


piège à liquide
Elle a pour rôle, dans les installations commerciales,
d’éviter l'aspiration accidentelle de fluide frigorigène non
vaporisé au compresseur qui entraînerait la déformation ou
même la rupture des clapets de refoulement, ou encore la
détérioration de l'ensemble Bielle-Piston : c’est le coup de
BOUTEILLE D’ASPIRATION

liquide.
Les coups de liquide sont dus à l’engorgement en
liquide d'évaporateurs alimentés par des détendeurs
thermostatiques, engorgement qui lui-même peut être dû :
⇒ à un surdimensionnement du détendeur,
⇒ à une ouverture trop grande du détendeur,
⇒ à un mauvais positionnement du bulbe,
⇒ au détendeur déréglé ou réglé avec une surchauffe
trop faible,
⇒ à un démarrage du compresseur après une
opération de dégivrage ou un arrêt de longue
durée.
Elle est montée sur la tuyauterie d'aspiration de
l'installation, le plus près possible du compresseur. On la
rencontre en version verticale ou horizontale. Elle
n'intéresse que les installations à fluides halogénés dont les
évaporateurs sont alimentés par détente directe.
Elles équipent les installations de grande puissance et
alimentent l'évaporateur en liquide issu du séparateur de
POMPES A LIQUIDE FRIGORIGENE

liquide.
Les avantages de ce type d'installation sont certains
lorsque l'évaporateur est éloigné de la salle des
machines : l'influence néfaste des pertes de charge sur la
température de vaporisation se trouve éliminée d'une Pompe horizontale Pompe verticale
part, et d'autre part le coefficient global de transmission
thermique de l'évaporateur peut être amélioré par
augmentation de la vitesse de circulation du fluide
frigorigène.
Le rôle du séparateur de liquide est déterminant pour
le bon fonctionnement d'une telle installation
Les pompes les plus utilisées sont des pompes Installation de la pompe
centrifuges à un ou deux étages de compression. Elles 1 : compresseur ; 2 : condenseur ; 3 : détendeur à flotteur ;
peuvent être du type «ouvert » ou du type «hermétique 4 : réservoir de liquide détendu ; 5 : pompe;
6 : évaporateur refroidisseur d’air ; 7 : vanne magnétique
accessible».

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2.3. Organes communs aux deux côtés

Rôle Schémas
Lorsqu'un compresseur dessert une installation commerciale à
plusieurs postes de froid à températures différentes, il y a lieu de
craindre à l'arrêt de la machine une condensation des vapeurs en
provenance des évaporateurs à températures élevées dans celui à
température basse qui s'engorgerait ainsi en liquide et provoquerait
CLAPET DE RETENUE

des coups de liquide à la remise en route.


Sur certaines installations industrielles, une circulation
intempestive à contre-courant du flux normal risque de se produire.
Pour remédier à cet inconvénient, il suffit de placer sur les
tuyauteries intéressées un clapet de retenue.
Les clapets de retenue doivent être montés de telle façon que le
fluide frigorigène circule normalement dans le sens de la flèche
frappée sur leur corps. Certains peuvent être montés dans n'importe
quelle position, d'autres ne peuvent l'être que sur des tuyauteries
verticales ou horizontales.
Il est recommandé de ne jamais monter des clapets de retenue trop
près des compresseurs, afin d’éviter que les phénomènes pulsatoires
dus à l’ouverture et à la fermeture des clapets du compresseur ne
provoquent un battement du clapet de retenue sur son siège, même
si celui-ci est muni d’un dispositif amortisseur.
Malgré toutes les précautions et tous les soins pris pendant la
fabrication, le montage et la mise en service d'une installation
frigorifique, il est pratiquement impossible de la réaliser propre. Des
dépôts de saleté d'origines diverses (usinage, montage,
fonctionnement) peuvent avoir plusieurs conséquences : rayure des
cylindres ou des pistons, détérioration des clapets ou des détendeurs,
obstruction des orifices de petites dimensions, etc.
Tous les fluides frigorigènes utilisés dans les installations
frigorifiques, en particulier les fluides chlorofluorés, sont des
détergents ou des solvants très efficaces capables de dissoudre en
peu de temps les dépôts de saleté. Mais il peut subsister des dépôts
rebelles.
FILTRES

Pour ce faire, on dispose des filtres à divers endroits de


l’installation pour absorber ces dépôts, notamment :
- sur la tuyauterie d’aspiration des gaz au compresseur : protègent
le compresseur de l'aspiration de poussières, de particules
métalliques etc.
- sur la tuyauterie de liquide (après le déshydrateur et le plus près
possible du détendeur) : protègent les robinets de réglage et le
détendeur.
- en amont de beaucoup d'appareillages d'automatisme (robinets
magnétiques).
Sur le corps des filtres, une flèche indique le sens de passage du
fluide. Ce sens est à respecter impérativement, faute de quoi les
impuretés, au lieu d'être retenues à l'intérieur de la cartouche
filtrante, le seraient à l'extérieur.

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Description des organes annexes (suite)


Dans l’échangeur de chaleur liquide-vapeur, le liquide, issu du
condenseur, cède des calories à la vapeur issue de l’évaporateur.
Le but de cet échangeur de chaleur est :
- d’augmenter le sous-refroidissement du liquide issu du
condenseur, ce qui a pour conséquence d'augmenter de 3 à 4%
le rendement de l’installation (on diminue ainsi la teneur en
vapeur du mélange liquide - vapeur au sortir du détendeur) ;
- d'augmenter la surchauffe, ce qui préserve des coups de
liquide au compresseur.
La surchauffe étant réalisée sur l’échangeur de chaleur, il est
possible de régler à une surchauffe minimale le détendeur
thermostatique, ce qui conduit donc à une meilleure utilisation de
ECHANGEUR DE CHALEUR

la surface d'échange de l'évaporateur.


Dans l’échangeur, la vapeur circule dans le tube intérieur et le
liquide dans l’enveloppe externe; pour cette raison, il convient de
ne pas le calorifuger. Les deux fluides circulent à contre-courant.
L'échangeur doit être implanté juste à la sortie de l’évaporateur; le
bulbe du détendeur thermostatique devra être placé à l'amont de
l’échangeur afin de garder une souplesse de réglage sur
l’évaporateur. Il convient toutefois de limiter la surchauffe à
l’aspiration afin de ne pas se retrouver avec une surchauffe
énorme au refoulement et donc finalement une baisse de
rendement de l’installation.
Il existe d'autres types d’échangeurs sur les circuits frigorifiques
tels que :
- le sous-refroidisseur : il est disposé entre le condenseur et la
bouteille accumulatrice de liquide haute pression et a pour
rôle de sous-refroidir le fluide frigorigène condensé;
- le désurchauffeur récupérateur de chaleur : il a pour rôle de
désurchauffer la vapeur au refoulement du compresseur tout
en récupérant cette chaleur pouvant servir à d'autres
applications (par exemple préparation d’eau sanitaire).

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Description des organes annexes (suite)

L'installation d'un éliminateur de vibrations permet la réduction


des vibrations des conduites du circuit frigorifique, l'amortissement du
bruit en résultant, l'absorption des tensions internes dues aux
dilatations et aux contractions des conduites. L'élimination des
ELIMINATEURS DE VIBRATIONS

vibrations supprime aussi tout risque de rupture de tuyauterie dû aux


efforts importants engendrés lors des démarrages et des arrêts des
compresseurs.

Il est recommandé d'installer l'éliminateur de vibrations dans la


partie droite de la tuyauterie, horizontalement, sans contrainte
d'élongation, de tension ou de compression axiale,
perpendiculairement à la source de vibrations.

Deux amortisseurs sont souvent mis en place dans deux plans


perpendiculaires. Cependant, on peut installer un éliminateur de
vibrations dit «double effet» qui est conçu pour absorber les vibrations
générées par le fonctionnement d'un compresseur et qui se propagent
dans plusieurs directions. Dans ce cas, l'éliminateur de vibrations
double effet doit être coudé à 90°.
On distingue 2 grandes familles de voyants :
— les voyants à installer sur tuyauteries par vissage ou soudage,
— les voyants à souder directement sur les tubes.
Les voyants placés sur les tuyauteries de liquide : voyant liquide
(ou de retour d'huile aux compresseurs : voyant d’huile), permettent,
en cours de fonctionnement de l'installation, de déceler la présence de
bulles de vapeur dans la tuyauterie liquide (ou de vérifier le bon
VOYANTS

fonctionnement du retour d'huile automatique d'un séparateur). Ils


peuvent également être utilisés pour indiquer des niveaux (exemple :
indication du niveau de liquide dans une bouteille accumulatrice).
Les corps de ces voyants sont en général en laiton matricé et le
verre viseur est serti et jointoyé sur le corps afin d'assurer une
étanchéité absolue. Pratiquement, tous ces voyants comportent en sus
une pastille d'un sel chimique hygroscopique, dont la couleur change
en fonction du taux d'humidité du fluide frigorigène, le changement de
couleur indiquant un accroissement anormal et dangereux du taux
d'humidité, pouvant compromettre la bonne tenue de l'installation.

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Tuyauterie
Généralement, on utilise des tuyauteries en acier pour des installations à ammoniac, et en
TUYAUTERIE ET ROBINETTERIE

cuivre pour des installations à fluides chlorofluorés.


Les tubes en cuivre sont étirés sans soudure et réalisés avec du cuivre pratiquement pur (99,90 à
99,92 %). On y trouve donc des traces d'argent et de phosphore. Les tableaux ci-contre donnent
les caractéristiques générales des tubes en cuivre utilisées dans l'industrie frigorifique.
Robinetterie
Sous la dénomination de robinetterie, on désigne l'ensemble des appareils que l'on peut
disposer sur une canalisation ou une capacité contenant un fluide afin de permettre, modifier ou
interrompre le débit de ce fluide. Tous les appareils de robinetterie comportent un obturateur et
peuvent être classés en :
- appareils types (robinets à vannes, à soupape ou à tournant);
- appareils dérivés ou combinés (robinets mélangeurs, à flotteur, détendeurs, etc.).
Pour plus de détails, voir documents spécialisés.

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