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Exercices de Mathématiques sur les séries de Fourier.

Math254

Exercice I
On considère la fonction 2π−périodique paire f définie par
π
f (x) = − x pour x ∈ [0, π].
2

1) Tracer le graphe de la fonction f.

2) Calculer les coefficients de Fourier de f.

3) Déterminer la série de Fourier SF (f, x) de f.

4) Pour quelles valeurs de x cette série converge et qu’on a l’égalité SF (f, x) = f (x)?
P∞ 1
5) En déduire la somme de la série k=0 (2k+1) 2 en choisissant une valeur particulière de x.

Exercice II
On considère la fonction 2π−périodique paire f définie par

f (x) = x − π pour x ∈ [0, π].

1) Tracer le graphe de la fonction f.

2) Calculer les coefficients de Fourier de f et écire la série de Fourier SF (f, x) de f.

3) a) Pour quelles valeurs de x la série SF (f, x) converge?


b) Pour quelles valeurs de x on a l’égalité SF (f, x) = f (x)?
P∞ 1
4) En déduire la somme de la série k=0 (2k+1) 2 , en choisissant une valeur particulière de x.

P∞ 1
5) Calculer en appliquant la formule de Parseval la somme k=0 (2k+1)4 .

Exercice III On considère la fonction 2π−périodique définie par


f (x) = π − x pour x ∈ [0, π[
f (x) = 0 pour x ∈ [π, 2π[
1) Tracer le graphe de la fonction, en quels points n’est-elle pas continue?

2) Calculer sa série de Fourier SF (f, x) En quels points cette série vaut f (x)? Préciser le résultat pour
x ∈]0, π] et x ∈ [−π, 0[.

3) Que vaut d’après le théorème de Dirichlet P


SF (f, 0)?
∞ 1
En déduire la valeur de la somme de la série p=0 (2p+1) 2

4) Calculer en fonction de la parité de n la valeur de sin n π2 .


En appliquant le théorème de de Dirichlet en un point bien choisi, déduire la convergence et la valeur
P∞ p
de la série p=0 (−1)
2p+1 .

P∞ sin nx π 2
P∞ cos(2p+1)x
5) Montrer que l’on a n=1 n = 4 + π p=0 (2p+1)2 pour x ∈]0, π].

1
Corrigé de l’exercice I
1) Le graphe de la fonction 2π−périodique paire f définie par f (x) = π2 − x pour x ∈ [0, π] est facile à
représenter. Rπ Rπ
2) Comme f est paire on a bn (f ) = 0, et c0 (f ) = π1 0 f (x) dx et an (f ) = π2 0 f (x) cos nx dx.
Rπ 2 π
On a c0 (f ) = π1 0 ( π2 − x) dx = π2 x − x2 0 = 0.

Rπ Rπ
On a an (f ) = π2 0 f (x) cos nx dx = π2 0 ( π2 − x) cos nx dx, que l’on intégre par parties.
On pose u = π2 ( π2 − x) et v 0 = cos nx, d’où u0 = − π2 et v = sinnnx , ce qui donne
π Rπ  2 (− cos nx) π
an (f ) = π2 ( π2 − x) sinnnx 0 + πn
2
= 2 (1−cos nπ)

0
sin nx dx = 0 − πn n 0 πn2
n
Comme cos nπ = (−1) vaut 1 quand n est pair et −1 si n est impair, on voit que si n est pair an = 0,
et que si n est impair on an = πn4 2 .
3) On posera pour n impair n = 2k + 1, les nombres impairs étant ainsi décrits par n = 2k + 1 pour
k ≥ 0.
P∞
La série de Fourier de f s’écrit alors SF (f, x) = π4 k=0 cos(2k+1)x
(2k+1)2 .
4) La fonction f est continue en tout point de R et dérivable sauf aux multiples entiers kπ de π, où elle
y admet deux demi-dérivées.
Le théorème de Dirichlet s’applique à f, et assure la convergence de la série de Fourier SF (f, x) en tout
point x ∈ R et donne sa valeur SF (f, x) = f (x).
5) En choisissant x = 0, comme cos n0 = 1 et que f (0) = π2 , l’égalité SF (f, 0) = f (0) donne la relation
π2
π 4
P∞ 1
P∞ 1
2 = π k=0 (2k+1)2 , d’où la formule k=0 (2k+1)2 = 8 .

Corrigé de l’exercice II
Le graphe de la fonction 2π−périodique paire f définie par f (x) = x − π pour x ∈ [0, π] est facile à
représenter.
2) Calculons ses coefficients de Fourier. Comme f est paire bn = 0 et pour le calcul de an et de c0 on
peut se contenter de faire des moyennes sur [0, π].
R 2π Rπ
On a c0 = π1 0 f (x) dx = π1 0 (x − π) dx = − π2 .
Rπ Rπ
On a an = π2 0 f (x) cos nx dx = π2 0 (x − π) cos nx dx que l’on calcule par une intégration par parties
qui donne Rπ
an = π2 [(x − π) sinnnx ]π0 − π 0 sinnnx dx = π2 [ cosn2nx ]π0 = cosπn
nπ−1
2 .
−4
Donc si n est pair an = 0 et si n = 2k + 1 est impair on a a2k+1 = π1 (2k+1) 2.

La série de Fourier
∞ ∞
X π −4 X cos(2k + 1)x
SF (f, x) = c0 + an cos nx = − + .
n=1
2 π (2k + 1)2
k=0

3) Comme la fonction est C 1 par morceaux, la série de Fourier converge en tout point, et sa somme
SF (f, x) = f (x) si f est continue en x. Ce sera toujours le le cas.

4) On applique le théorème de Dirichlet en x = 0, qui donne SF (f, 0) = f (0).


Comme pour x = 0 on a cos nx = 1, on obtient l’égalité
P∞
SF (f, 0) = f (0) = −π = − π2 + −4π
1
k=0 (2k+1)2 d’où
π2
P∞ P∞
− π2 − −4
π
1
k=0 (2k+1)2 , ce qui donne
1
k=0 (2k+1)2 = 8 .

1
R 2π P∞
5) La formule de Parseval 2π 0
(f (x))2 dx = c20 + 21 n=1 a2n + b2n donne ici
1 π 2 π2 1 ∞ 1 16
R P
π 0 (π − x) dx = 4 + 2 k=0 π 2 (2k+1)4 .
Rπ Rπ 2
Comme on a π1 0 (π − x)2 dx = π1 0 (π 2 − 2πx + x2 ) dx = π3 on obtient
π2 π2 π4
1
P∞ 1 16
P∞ 1
3 − 4 = 2 k=0 π 2 (2k+1)4 ce qui donne k=0 (2k+1)4 = 96 .

2
Corrigé de l’exercice III
1) La fonction f est continue sauf en 0 et ses translatés par un multiple de 2π, c’est à dire sauf en 2kπ
avec k ∈ Z.
1
R 2π 1
Rπ 1

πx − 12 x2 0 = π4 .

2) On obtient c0 = 2π 0
f (x)dx = 2π 0
(π − x)dx = 2π
R 2π Rπ
an = π1 0 f (x) cos nxdx = π1 0 (π − x) cos nxdx, que l’on intègre par parties, en posant u = π − x, v 0 =
cos nx ce qui donne u0 = −1, v = n1 sin nx.
π Rπ nx π
Ce qui donne an = π1 (π − x) n1 sinnx 0 + nπ 1
sin nxdx = π1 − cos = πn1 2 cos nπ.
  
0 n2 0
Si n est pair on a cos nπ = +1, d’où an = 0.
Si n = 2p + 1 est impair cos nπ = −1, d’où a2p+1 = π2 (2p+1)1
2.

R 2π Rπ
bn = π1 0 f (x) sin nxdx = π1 0 (π − x) sin nxdx, que l’on intègre par parties, en posant u = π − x, v 0 =
sin nx ce qui donne u0 = −1, v = −1 n cos nx.
π Rπ π
Ce qui donne bn = π1 (π − x) −1 1 1 1 1
 
n cos nx 0 + nπ 0 cos nxdx == n + n2 π sin nx 0 = n .
∞ ∞ cos(2p+1)x
La série de Fourier de f s’écrit SF (f, x) = π4 + n=1 sinnnx + π2 p=0 (2p+1)2
P P

D’après le théorème de Dirichlet, comme f est continue sauf en x = 2kπ et dérivable sauf en x = kπ
où elle admet des limites à droite et à gauche et des demi-dérivées, la série de Fourier de f converge en tout
point x , vers f(x) si x 6= 2kπ et pour x = 0 et ses translatés vers 21 (f (0+ + f (0− ).
Donc pour x ∈]0, π[ on SF (f, x) = π − x et pour x ∈] − π, 0[ on SF (f, x) = 0 car si x ∈] − π, 0[ alors
x + 2π ∈]π, 2π[ et que f (x) = f (x + 2π) par périodicité.

3) Déterminons f (0+ ) = limx>0,x→0 f (x) = limx>0,x→0 π − x = π.


De même f (0− ) = limx<0,x→0 f (x) = limx<0,x→0 0 = 0. P∞
D’où SF (f, 0) = 12 (f (0+ + f (0− ) = π2 ; comme SF (f, 0) = π4 + π2 p=0 1
(2p+1)2 car sin 0 = 0 et cos 0 = 1.
π2
P∞ 1
On obtient ainsi p=0 (2p+1) 2 = 8 .

4) On sait que si n = 2p est pair alors sin n π2 = sin pπ = 0 : par contre si n = 2p + 1 est impair alors
sin n π2 = sin( π2 + pπ) = (−1)p sin( π2 ) = (−1)p .
P∞ (−1)p
Le théorème de Dirichlet appliqué en x = π2 , donne SF (f, π2 ) = f ( π2 ) = π2 , d’où π2 = π4 + p=0 (2p+1) ,
en reportant les valeurs de sin n π2 et en remarquant que cos(2p + 1) π2 = (−1)p cos π2 = 0.
P∞ (−1)p
D’où enfin la valeur de la somme p=0 (2p+1) = π4 .

5) On remarque si x ∈]0, π] alors −x est un point de continuité de f.


P∞ P∞ cos(2p+1)x
Comme f (−x) = 0 on obtient 0 = SF (f, −x) : d’où 0 = π4 − n=1 sinnnx + 2
π p=0 (2p+1)2 , car
sin −nx = − sin nx et que cos −nx = cos nx.
P∞ P∞
D’où la formule demandée n=1 sinnnx = π4 + π2 p=0 cos(2p+1)x
(2p+1)2 pour x ∈]0, π].