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Master spécialisé: Management des Organisations Financière et Bancaire

Presentation sous le theme:

La Banque Centrale marocaine (Bank al Maghrib):


Régulatrice du marché monétaire ET
garante de la stabilité de prix.

Réalisé par: EL OMARI Oma Encadrée par : Mme BENNIS Laila

QAIS Ikram

ED-DZOUZI Noura

DADDA Ismail

Année 2019-2020
SOMMAIRE :
Introduction 
Chapitre I : Présentation de Bank Al Maghrib
Section I : Missions et organisation de BAM
- Missions
- Organisation
Section II : Renforcement de l’indépendance de BAM
- Définition du concept de l’indépendance
- Evolution du rôle de BAM à travers les trois statuts et les lois bancaires
Chapitre II : l’intervention de la BAM sur le marché monétaire 
Section I : les objectifs de BAM
- objectif final : la stabilité des prix
- objectifs intermédiaires
Section II : les instruments d’intervention de BAM
- Les opérations à l’initiative de BAM
- Les avances à 7jours
- Les opérations de réglage fin (open market et swap de change)
- La réserve obligatoire
Conclusion
Introduction

La banque centrale du Royaume du Maroc, « Bank Al-Maghrib », est un établissement public


doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a été créée en 1959 en
substitution à l’ancienne « Banque d’Etat du Maroc ».
Bank Al-Maghrib exerce le privilège d’émission des billets de Banque et des pièces de
monnaie ayant cours légal sur le territoire du Royaume marocain. Dans le but d’assurer la
stabilité des prix, Bank Al-Maghrib arrête et met en œuvre les instruments de politique
monétaire et intervient sur le marché monétaire en utilisant les instruments appropriés. Elle
veille au bon fonctionnement du marché monétaire et à l’application des dispositions
législatives et réglementaires relatives à l’exercice et au contrôle de l’activité des
établissements de crédit et organismes assimilés.
L’objectif principal de cette de recherche : c’est de savoir : les principales lois et statut lié à
l’évolution de BAM ! Et De quelle manière la banque s’intervient pour exercer son activité
de régulation et de contrôle ?

On va voir dans un premier chapitre la Présentation de Bank Al Maghrib qui comprend


l’organisation et les missions de la banque centrale dans un premier lieu puis la définition du
concept de l’indépendance et l’évolution de BAM via les trois lois et statut.

Dans un deuxième chapitre on va signaler l’objectif final et d’autres intermédiaires que la


banque centrale vise à les atteindre via les instruments d’intervention de BAM.
Chapitre 1 : présentation de Bank Al-Maghrib1 :

Bank Al-Maghrib, directement ou indirectement, joue à travers ses missions, un rôle majeur
dans la réforme économique du Maroc donc ce chapitre il est pour but de définir l’organisation de
Bank al maghrib et ses missions et par la suite on va découvrir le concept de l’indépendance de la
banque centrale et l’évolution de cette dernière à travers les trois statuts et les lois bancaires.

Section I : organisations et missions


Cette section a pour objet de présenter d’une façon générale l’organisation « Bank Al-Maghrib »
et l’ensemble de ses missions réglementaires.
I. Organisation de Bank Al Maghrib
L’instance centrale de Bank Al Maghrib est dirigée par les trois organes suivants :
Le conseil de la Banque dénommé « le Conseil »  : Le conseil est constitué du Wali, de son
substitut le Directeur Général de la Banque, d’un représentant du Ministère des Finances et de
6 représentants désignés par le Chef du Gouvernement.
Le Wali de Bank Al Maghrib : Le Wali de la Banque est nommé dans les conditions
prévues par l'article 49 de la Constitution pour une période de 6 ans renouvelable une fois.Il
est choisi parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur impartialité.
Il prête serment entre les mains de Sa Majesté le Roi. Sa rémunération est fixée par décret.
Il exécute les délibérations du conseil et prend toutes les mesures nécessaires à cette fin et en
assure le contrôle (articles 41 et 42 L ED) Il administre et dirige la Banque et veille à
l’observation des dispositions statuaires et des règlements de la Banque.

Le comité de direction Comité monétaire et financier- Comité de stabilité financière -


Comité d'audit:

Le comité de direction est composé du Wali, du vice Wali ou du directeur général et de


directeurs désignés par le Wali. Il assiste le Wali dans la direction des affaires de la Banque.
Le Comité monétaire et financier et le Comité de stabilité financière assistent le Wali dans les
domaines directement liés aux missions fondamentales de la Banque. Le Comité d'audit est
composé d'au moins deux membres nommés par le Conseil parmi les six membres désignés
par le chef du Gouvernement. Ce Comité est chargé de donner un avis au Wali et au Conseil
sur les questions relatives à l'information comptable, à l'audit interne et externe, au contrôle

1
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interne et à la maitrise des risques. Les modalités de fonctionnement de ce Comité sont
approuvées par le Conseil.
II. Missions de Bank Al Maghrib2:

La Chambre des représentants a approuvé, mardi à la majorité, lors d'une séance plénière, le
projet de loi n° 40-17 relatif au statut de Bank Al-Maghrib (BAM). Ce projet de loi vise la
révision du statut de Bank Al-Maghrib à travers l'élargissement du champ de ses missions

Missions fondamentales de Bank Al-Maghrib

– Exercer le privilège de l'émission des billets de banque et des pièces de monnaie ayant
cours légal sur le territoire du Royaume.
– Mettre en oeuvre les instruments de la politique monétaire pour assurer la stabilité des
prix.
– Veiller à la stabilité de la monnaie et à sa convertibilité.
– Veiller au bon fonctionnement du marché monétaire et à assurer son contrôle.
– Etablir et publier les statistiques sur la monnaie et le crédit.
– Gérer les réserves publiques de change.
– S'assurer du bon fonctionnement du système bancaire et veiller à l'application des
dispositions législatives et réglementaires relatives à l'exercice et au contrôle de l'activité
des établissements de crédit et organismes assimilés.
– Veiller à la surveillance et à la sécurité des systèmes et moyens de paiement et à la
pertinence des normes qui leur sont applicables.

Autres missions de Bank Al-Maghrib

– Assurer le rôle d'agent financier du Trésor.


– Conseiller le Gouvernement dans le domaine financier.
– Représenter le Gouvernement auprès des institutions financières et monétaires
internationales créées en vue de promouvoir la coopération dans les domaines monétaire
et financier.
– Participer à la négociation des accords financiers internationaux et à leur exécution.

2
Rapport BAM/

https://d1n7iqsz6ob2ad.cloudfront.net › document 
Section II : Renforcement de l’indépendance de BAM

Le début des années soixante-dix a été marqué par une problématique toujours très actuelle,
celle de l'incohérence temporelle. Ce problème peut être l'une des principales sources du biais
inflationniste. Pour cette raison, on a proposé la solution d'une banque centrale indépendante.
Et le Maroc à suivre la tendance à travers des lois et des statuts afin de donner à Bank al
Maghreb plus d’indépendance. Cette section sera répartir en deux parties. Dans la première,
on va s'intéresser à la notion de l'indépendance de la banque centrale. Ensuite, on essayera de
déterminer l’évolution du rôle de la BAM à travers les lois.

I. Définition du concept de l’indépendance :

Plusieurs économistes ont essayé de définir l'indépendance de la banque centrale, ces


définitions comportent la plupart du temps deux notions : le conservatisme et la distinction
entre le pouvoir politique et le pouvoir monétaire.

Le mot «indépendance» dérive du verbe «dépendre», celui-ci est défini dans le dictionnaire
ainsi : «Dépendre de quelqu'un, être sous son autorité, à sa merci.» D'où la définition de
l'adjectif indépendant : «Qui a son autonomie et ne dépend de personne, qui a le goût de la
liberté, qui répugne toute soumission.»3 . L'indépendance signifie par définition être libre, ne
devoir rendre compte de ses propres actes, agir selon sa propre logique.
  « Nous définirons cette indépendance de la banque centrale comme une situation résultante
d'un ensemble de dispositions statutaires ou de coutumes, dans laquelle la banque est
clairement reconnue comme étant en charge de la stabilité monétaire, et dans le cadre de
cette mission, ne reçoit pas des directives des pouvoirs publics »4.
Selon cette définition, une banque centrale est indépendante, dans le sens qu'elle n'est pas
soumise aux directives du gouvernement ou bien du parlement en opposition à une situation
de dépendance. La banque est indépendante si d'une part, elle constitue une entité
organisationnelle distincte du gouvernement, et si d'autre part, elle peut mettre en œuvre la
politique monétaire selon les décisions de ses membres, sans influence directe et
contraignante de la part du gouvernement et Parlement. L'indépendance des banques centrales
s'entend principalement sur les plans organisationnel et économique.5

3
Dictionnaire LE PETIT LAROUSSE 2004 CD-rom
4
Jean-Pierre Patat «Quelques remarques sur la question de l'indépendance de la banque centrale» Revue d'économie
financière, 22, automne 1992
5
file:///C:/Users/AMARtag/Desktop/Memoire%20Online%20%20Ind%C3%A9pendance%20de%20la%20banque
%20centrale%20et%20croissance%20%C3%A9conomique%20-%20Nesrine%20RESSAISSI.html
L'indépendance organisationnelle tient aux relations entre la Banque centrale et l'état, et
concerne l'ensemble des dispositions qui régissent l'organisation institutionnelle de la banque
centrale, à savoir, la composition de ses instances. De décision, le mode de recrutement et de
révocation des dirigeants, la durée du mandat, la responsabilité des instances dirigeantes de la
banque et leur devoir de communication des résultats obtenus, etc.

L'indépendance économique des banques centrales s'exerce en matière de politique


monétaire et se décline en indépendance d'objectifs et/ou indépendance d'instruments. C'est le
champ d'application de l'indépendance que nous retenons à titre principal. Est donc
indépendante une banque centrale qui définit et met en œuvre la politique monétaire d'un pays
ou d'un groupe de pays dans le cadre d'une loi ou d'un traité.

II. Evolution du rôle de BAM à travers les trois statuts et les lois bancaires :

Créée en juin 1959 pour remplacer la banque d’Etat, la banque du Maroc est appelée BAM
en 1987. Au lendemain de l'indépendance du Maroc en 1956, les bases d'un système bancaire
national ont été mises en place. Ainsi, la Banque du Maroc a été instituée par le dahir n° 1-59-
233 du 30 juin 1959 pour se substituer à la Banque d'Etat du Maroc et assurer la fonction de
Banque Centrale. Créée sous forme d'établissement public doté de la personnalité civile et de
l'autonomie financière, Elle a le privilège de l’émission de la monnaie. Elle veille à
l’application de la politique monétaire conformément à des objectifs de politique économique
générale. Elle doit assurer la stabilité de la monnaie. BAM a aussi un rôle en matière de
surveillance du système bancaire et financier. Elle doit faire appliquer la réglementation
relative à l’exercice de la profession bancaire et signaler au Ministre des Finances les
manquements qu’elle constate. Les banques doivent dresser des situations périodiques de
leurs actifs et de leur passif aux dates et dans les délais fixés par la banque du Maroc et selon
des formules types, établies par elle.

La seconde étape importante de la mise en place et de la consolidation du système bancaire


marocain a débuté avec la promulgation du décret royal n° 1-67-66 du 21 avril 1967 portant
loi relatif à la profession bancaire et au crédit, dont les principaux apports consistent en une
délimitation des attributions des autorités de tutelle et de surveillance et l'institution d'une
réglementation plus appropriée. 6

En effet cette loi prévoit :7

6
http://z.ouriqua.over-blog.net/article-30143784.html
- La Banque du Maroc est chargée de faire appliquer la réglementation relative à
l'exercice de la profession bancaire et de signaler au ministre des finances les
manquements qu'elle constate.
- La Banque du Maroc détermine, par voie d'instructions ou de directives générales
ou individuelles données aux banques, les conditions d'application des arrêtés pris
par le ministre des finances en exécution de la présente loi.
- La Banque du Maroc peut, en outre, faire procéder sur place, a toute vérification
ou contrôle sur pièces des opérations et comptes des banques par des agents qu'elle
commissionne à cette fin
- La Banque du Maroc exerce son contrôle sur les banques au vu notamment des
bilans et des situations périodiques qui lui sont remis.

Le système bancaire marocain a fait l’objet, en 1993, d’une importante réforme avec la
promulgation du dahir portant loi n° 1-93-147 du 15 moharrem 1414 (6 juillet 1993) relatif à
l’exercice de l’activité des établissements de crédit et de leur contrôle. Ce texte a, en effet,
permis : D’affermir le pouvoir de supervision de Bank Al-Maghreb, notamment par le
renforcement de ses attributions en matière prudentielle et l’extension de ses contrôles aux
personnes morales liées aux établissements de crédit. Ce pouvoir a également été consolidé
par l’institution de l’obligation de l’audit externe des comptes pour les établissements qui
reçoivent des fonds du public ainsi que par la révision, dans un sens plus dissuasif, des
sanctions et la mise en place de la Commission de discipline des établissements de crédit.8

La loi bancaire 2006 9(la loi 76-03 portant statut de Bank AI-Maghreb en février 2006) a
étendu les pouvoirs de BAM. BAM reste dans les nouveaux textes comme dans les anciens le
conseiller financier du gouvernement. Les nouveaux statuts de BAM constituent également
une évolution fondamentale dans la mise à niveau de BAM avec les normes internationales
les plus avancées. Le texte portant statut de BAM lui confère l’indépendance quasi totale pour
mener ses missions fondamentales. La banque centrale tire désormais sa légitimité de sa
crédibilité c’est pourquoi elle s’ouvre, s’explique, élargit le dialogue et la concertation.

- Le premier rôle de BAM est la stabilité des prix et donc la lutte contre l’inflation ; Le
deuxième rôle est la supervision bancaire ; La troisième responsabilité est la supervision des

7
Décret royal n° 1067-66 du 10 moharrem 1387 (21 avril 1957) portant loi relatif à la profession bancaire et au
crédit
8
https://www.memoireonline.com/04/12/5692/m_Le-financement-des-entreprises-par-le-systeme-bancaire-
marocain2.html
9
https://cpa.enset-media.ac.ma/Fixe/Loi_Bank_Al_Maghrib.pdf
systèmes de paiement (responsabilité de réguler, de contrôler et de suivre les systèmes de
paiement)

-depuis la mise en application de la loi 76-03 portant statut de Bank AI-Maghreb (BAM) en
février 2006, l’environnement juridique et institutionnel de BAM a connu une évolution
importante, caractérisée notamment par la mise en place d’une nouvelle Constitution du
Royaume en 2011 et la dernière réforme de la loi relative aux établissements de crédit, c’est-
à-dire la loi bancaire. Mais aussi, avec la crise de 2009, les missions des banques centrales ont
subi une transformation profonde en matière de stabilité financière. Eu égard à ces
développements, et en vue de mettre cette loi au diapason des meilleurs standards
internationaux, il est nécessaire de procéder à une refonte de la loi portant statut de BAM.

En effet, cette loi porte sur :10

-le renforcement de l’indépendance de la Banque centrale :


-l’élargissement de ses missions pour le renforcement de la stabilité financière :
-Clarification des attributs de BAM en matière de politique de taux de change et
l’assouplissement la gestion des réserves de change.
-Le renforcement de la bonne gouvernance de la banque centrale
-L’instauration d’un nouveau cadre juridique régissant les systèmes et moyens de paiement.
Chapitre II : l’intervention de la BAM sur le marché monétaire 11:
La politique monétaire est l’ensemble des mesures qui sont destinées à agir sur les conditions
du financement de l’économie, elle est l’action par laquelle les autorités monétaires en
particulier Bank Al Maghreb agis sur l’offre de monnaie dans le but d’atteindre les objectifs
de la politique économique
Section I : les objectifs de BAM :
La politique monétaire est considérée comme une pièce maitresse de la politique économique.
La connaissance de la politique monétaire s‘apprécie à travers une grille d’analyse qui va des
instruments à son objectif final conformément à la séquence suivante :
I. Objectif final :
La politique économique conjoncturelle est une action de l’Etat qui utilise des instruments
particuliers pour atteindre l’objectif final : stabilité des prix.

10
http://www.sgg.gov.ma/portals/0/AvantProjet/117/Avp_loi_04.15_Fr.pdf
11
DOC support de la politique monétaire
– La stabilité des prix : lutte contre l’inflation est devenue une priorité de la, politique
économique, en particulier dans le contexte de l’ouverture sur le monde ;  Son rôle de
régulateur préserve la valeur de l'épargne. Un objectif qui favorise l'investissement à long
terme. L'objectif premier de la politique monétaire de BAM, tel que le lui assigne la nouvelle
réforme de son rôle dans le secteur financier, est la stabilité des prix. Cela permet d'assurer,
d'une part, la pleine efficacité du système des prix dans l'économie et d'autre part, d'éviter les
redistributions arbitraires de richesses liées à l'inflation entre les opérateurs économiques,
ainsi que les coûts et distorsions liés à l'incertitude des révisions périodiques de la valeur de
marché des actifs financiers. Les conséquences favorables d'une politique monétaire efficace
de BAM permettent ainsi la protection de la valeur de l'épargne, sa structure et son allocation,
ainsi que sa répartition de façon plus sociale entre les agents économique. 12
Objectifs intermédiaires :
L'évolution des objectifs intermédiaires joue le rôle d'un tableau de bord qui oriente les
autorités monétaires. II renseigne notamment sur le degré de réalisation des objectifs finals.
Les objectifs intermédiaires monétaires sont au nombre de trois :
- Objectifs quantitatifs (Agrégats monétaires) ;
- Taux d’intérêt ;
- Taux de change.
1)- Les agrégats monétaires au Maroc :
- Les agrégats de monnaie représentent les moyens de paiement et les actifs financiers qui
peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque
important de perte en capital.
- Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M :

M = M3 et Σ liquidités = M3 + APL

L’agrégat M3 : Correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus des actifs
liquides, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs et
rapportant un rendement.
Théoriquement on trouve :
- Les billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts.
-Les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitués auprès de la Banque
Centrale, des banques commerciales et du Trésor.
12
L’économiste.com
-Les comptes d’épargne
-Comptes à terme et bons à échéance fixe,
- Dépôts en devises ;
- Valeurs données en pension ;
-Certificats de dépôts d’une durée résiduelle inferieure ou égale à 2 ans ;
- Titres d’OPCVM monétaires et ;
-Dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.
Agrégats de placements liquides
Les agrégats de placements liquides recensent les actifs financiers des détenteurs de la
monnaie qui sont jugés quelque peu liquides mais pas suffisamment pour être inclus dans la
définition nationale de la monnaie au sens large.
Il comprend :
-les titres d’OPCVM contractuels
-Les titres de créances négociables (pour toutes les maturités)
-Les certificats de dépôts, les Bons du Trésor émis par adjudication,
-Les bons de sociétés de financement et les billets de trésorerie ;
-titres émis par les OPCVM obligations
-les titres émis par les OPCVM actions et diversifiés.
2)- Taux d’intérêt 13:
Le choix d'un certain niveau du taux d'intérêt est d'une grande importance pour la politique monétaire
et la politique économique dans son ensemble. II s'agit d'une variable stratégique dont la manipulation
influence les agrégats et les acteurs économiques. Ainsi il indique le prix à payer par l'emprunteur au
prêteur pour pouvoir disposer d'une somme d'argent.

La variation du taux d'intérêt sur la masse monétaire, l’épargne, l’investissement, et le


mouvement des capitaux étrangers. Le choix du niveau optimum du taux d'intérêt est très
délicat.
Schéma représente le lien entre le taux d’intérêt et les deux secteurs réel et
monétaire :

13
Doc rapport de la politique monétaire
Commentaire : A partir du schéma, il y’a lieu de constater que le taux d'intérêt constitue un
lien entre secteur réel et le secteur monétaire. Une action sur la monnaie peut se répercuter sur
les investisseurs (la production).
Exemple : Une augmentation de la masse monétaire, (augmentation de l’offre de la monnaie)
entraine une baisse des taux d'intérêt qui peut améliorer la marge des profits (différence entre
l’efficacité marginale du capital et le taux d'intérêt) d’où une meilleure incitation a investir et
donc une augmentation des investissements (production et emploi).

-Les effets de la variation du taux d’intérêt sur les agrégats monétaires et


macroéconomiques14 :

Baisse de taux Augmentation de


d’intérêt taux d’intérêt
Masse monétaire Augmente Baisse
Epargne Baisse Augmente
Investissement Augmente Baisse
Commentaire : A partir de ce tableau on peut remarquer qu’une augmentation au niveau de la
masse monétaire entraine directement une baisse au niveau de taux d’intérêts et au niveau
d’épargne mais à la contrepartie on trouve un encouragement des investissements.
En cas d’augmentation de taux d’intérêts on trouve comme résultat une augmentation d’épargne
mais cela défavorise les conditions de l’investissement et donc la baisse de la masse monétaire.

14
Rapport de politique monétaire
3)-Taux de change :

II s'agit d'un objectif intermédiaire qui tend de plus en plus à être privilégie par les autorités
monétaires, vu l’ouverture croissante des économies sur l’extérieur. On appelle taux de
change la valeur d'une monnaie nationale ou devise par rapport à celle d'un autre pays. Il
représente la quantité d'une devise étrangère que l'on peut acquérir avec une unité d'une autre
monnaie.

Section II : les instruments d’intervention de BAM

Cette section a pour objectif essentiel de faire introduire les opérations à l’initiative de la
banque centrale et de présenter les instruments de la politique monétaire.

I. Les opérations à l’initiative de la banque :

Les principales banques centrales interviennent essentiellement au travers d'opérations


de refinancement, donnant lieu à un pilotage de la masse monétaire en circulation via la
fixation du niveau des taux directeurs appelé aussi le taux de refinancement.

Exemple : si une banque n’a pas trouvé les liquidités dont elle a besoin auprès des autres
banques, elle peut s’adresser directement à la BC. Dans ce cas, le taux appliqué est le « taux
directeur » fixé par la BC, la fixation du niveau des taux directeurs.

II. Les avances à 7 jours :

Quand les prévisions de la Banque centrale montrent que le taux interbancaire tend à
s’orienter à la hausse à cause d’une pénurie de liquidités ou d’une hausse de la demande sur le
marché monétaire, la Banque utilise : Les avances à 7 jours sur appel d’offres, principal
moyen de refinancement des banques, pour injecter des liquidités, A l’inverse, les reprises de
liquidités à 7 jours sur appel d’offres, principal instrument de retrait des liquidités
excédentaires.

III. L’open market :

Un moyen d'action sur la liquidité bancaire et sur le taux d'intérêt sur le marché monétaire.
L'open market consiste pour la Banque Centrale à acheter ou a vendre des titres publics (bons
de trésor) sur le marche monétaire. Ces opérations sont effectuées au taux du marché « au jour
le jour ».

Quand la Banque Centrale décide de vendre des titres :


-Elle ponctionne la liquidité bancaire (les établissements bancaires qui les achètent
connaissant une baisse de leur liquidité);

-Elle joue dans le sens d'une augmentation des taux d'intérêt, en augmentant la demande de
monnaie sur le marché monétaire.

Quand la Banque Centrale décide d'acheter des titres :

- Elle injecte des liquidités supplémentaires,

- Elle joue en faveur d'une baisse des taux d'intérêt,

IV. Swap de change :

Est l’intervention de la banque centrale sur le marché monétaire en achetant ou en vendant des
dirhams contre des devises autrement dit C’est un contrat par lequel les banques s’échange
des devises contre la monnaie nationale.

Quand la Banque Centrale décide de vendre des devises :

-La Banque centrale vend les devises et achète les dirhams afin de diminuer les liquidités du
marché monétaire (ponction de la liquidité).

Quand la Banque Centrale décide d'acheter des devises :

-La banque centrale achète des devises et vend des dirhams afin d’augmenter les liquidités
du marché monétaire (injection de la liquidité).
V. Réserve obligatoire :

Elle se définit comme un compte non rémunéré que chaque établissement de crédit doit
maintenir bloqué, en proportion des dépôts ou des crédits qu'il gère. Il s'agit, donc de geler
une partie de la liquidité auprès de la Banque Centrale.

Les effets de La baisse du taux de réserve obligatoire

Lorsqu’on a une baisse du taux de la réserve obligatoire, donc il y a une baisse du transfert
d’une partie des ressources des banques à la banque Centrale, cela nous donne 2 cas de
figures, soit une baisse des besoins de refinancement des banques et donc une baisse des taux
d’intérêt cela signifie une baisse de la demande de monnaie sur le marché monétaire, et soit
une augmentation de la liquidité bancaire et donc une augmentation des crédits à l’économie ,
on trouve comme résultat final plus de création monétaire.

Les effets de l’augmentation du taux de réserve obligatoire :

L’augmentation du taux de la réserve obligatoire cela nous donne une augmentation du


transfert d’une partie des ressources des banques à la banque centrale, cela nous donne soit
une augmentation des besoins de refinancement des banques, on trouve comme résultat
augmentation des taux d’intérêt cela signifie une augmentation de la demande de monnaie sur
le marché monétaire et attirer l’épargne par des taux attractifs, et soit une baisse de la liquidité
bancaire et donc une baisse des crédits à l’économie, on trouve comme résultat final moins de
création monétaire.
Conclusion :
La banque centrale du royaume du Maroc à savoir Banque-Al-Maghreb joue un rôle
très essentiel dans les transferts de fonds entre banques. En tant que « banque des
banques », la banque centrale est un point de passage obligé lors de tout échange de
fonds entre 2 banques du même pays. Elle est aussi un correspondant obligé dans la
monnaie locale du pays. La Banque est réputée commerçante dans ses relations avec les
tiers. La Banque exerce le privilège d’émission des billets de Banque et des pièces de
monnaie ayant cours légal sur le territoire du Royaume.
La Banque s’assure de bon fonctionnement du système bancaire et veille à l’application
des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’exercice et au contrôle de
l’activité des établissements de crédit et organismes assimilés.

A partir de là, l’intervention de BAM sur le marché monétaire est devenue un moyen de
régulation et de contrôle de la liquidité bancaire et donc de la création monétaire.