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Le rayon X est un rayonnement électromagnétique composé de photons de 5

picomètres à 10 nanomètres. Utilisé dans la cristallographie et l'imagerie


médicale, il fut découvert en 1895 par le physicien Wilhelm Röntgen.

Inventé en 1895 par Wilhelm Röntgen

Invention des rayons X


La découverte des rayons X est basée sur celle, en 1869, des rayons
cathodiques par Hittorf : les physiciens du monde entier se penchent sur cette
invention sans y trouver la moindre application pratique. En 1895, Röntgen
décide de plonger un tube de Crookes dans un caisson opaque. Il se rend
alors compte que le rayonnement traverse la matière, et que les éléments
métalliques sont visibles en négatif. Il en déduit que les rayons sont invisibles
et qu'ils sont émis dans la direction des électrons de ce tube. Ne trouvant pas
de dénomination adéquate, il les nomme « rayons X » en raison de leur
nature inconnue.
Un premier cliché est effectué sur la main d'Anna Bertha Röntgen le 22
décembre 1895 : à la suite d'une pose de vingt minutes, le cliché affiche
clairement la bague à son doigt. Il s'agit de la première radiographie. Grâce à
cette découverte, Röntgen obtient le premier prix Nobel de physique.

Utilisation des rayons X


Les rayons X peuvent être produits de deux manières : par production de
transitions électroniques sur les couches internes, proches du noyau : c'est le
principe de la spectrométrie de fluorescence X. Ils peuvent aussi être produits
par un freinage des électrons au sein d'un tube à rayon X, sur une cible
métallique : le rayonnement est dit Bremsstrahlung.
Aujourd'hui, ils sont massivement utilisés dans le domaine de la médecine, de
la sécurité, au sein des aéroports notamment, mais aussi, plus récemment,
dans l'imagerie précise de fossiles : ils permettent de procéder à des
découpes (ou tranches) virtuelles sans toucher à leur structure. Dans
l'espace, on a individualisé de très nombreuses sources de rayons X. Les
sources principales de rayons X sont les supernovæ, les pulsars et
les quasars.

Risques liés aux rayons X

Les effets délétères des rayons X (mutations génétiques, apparitions de cancer,


malformations fœtales) sont bien établis. Les risques des doses peu élevées de
radiations sont aujourd'hui mieux connus. Cette connaissance dérive des études
épidémiologiques des survivants des bombes atomiques larguées en 1945 et des
travailleurs de l'industrie nucléaire. Brenner et Hall soulignent dans leur article publié
dans le New England Journal of Médicine que les 400000 travailleurs de l'industrie
nucléaires étudiés étaient exposés à une dose moyenne de 20 mSv alors qu'un
examen tomodensitométrique avec un scanner multi barrette expose à une dose de
30-90 mSV. Si pour un individu donné, le risque d'avoir un cancer est faible, ces deux
auteurs estiment qu'à l'échelle d'un pays il s'agit d'un problème de santé publique.
Avec l'utilisation actuelle des examens tomodensitométriques, Brenner et Hall
pensent que sur une période de 5 ans, pour des pays développés, 1.5-2% des cas de
cancer pourraient être attribués à une irradiation médicale diagnostique.

Quel que soit la réalité des chiffres présentés par Brenner et Hall, le principe de
précaution est appliqué par tous les acteurs de la radiologie et ce principe veut que
tout examen effectué avec des rayons X satisfasse aux deux critères suivants:
• la demande d'examen est dûment justifiée. 
• la dose délivrée lors de cet examen est la plus petite possible.

Les constructeurs d'appareils médicaux, sensibilisés à ces problèmes d'irradiation,


mettent sur le marché de nouvelles technologies permettant de travailler avec des
doses de rayonnement plus petites. Un contrôle périodique des installations
radiologiques est prévu par la loi.

En outre, suivant le type d'examen radiologique, une protection du petit bassin peut
être mise en place par le technicien. S'il s'agit d'examens tomodensitométriques
comme l'uroCT, l'entéroscanner ou le coronaroscanner, des protocoles "low-dose"
sont effectués.

Effets des rayons X sur le vivant


Les Rayons X appartiennent à la famille des rayonnements électromagnétiques, au
même titre que les ultraviolets ou les rayons γ. Ce sont des rayonnements ionisants. Ils
ont été découverts en 1895 par le professeur allemand Wilhelm Conrad Röntgen [1], qui fit
état de leur découverte dans un article intitulé «Sur une nouvelle sorte de rayonnement».
Le nom de Rayon X leur a été donné en référence à x, l'inconnue en mathématiques. En
effet, ces rayons sont si étranges qu'ils traversent sans être aucunement déviés toute
sorte de matériaux. De plus, aucun champ électrique ou magnétique ne peut les dévier.
Röntgen suppose alors que ces rayonnements sont de même nature que la lumière ; il
affirme cependant qu'ils sont beaucoup plus énergétiques, ce qui explique leurs
propriétés différentes. Les effets des rayons X étant alors inconnus, faisant fi du principe
de précaution, on utilisa énormément la radiographie pour divers usages plus ou moins
utiles. Les doses d'exposition n'étant pas du tout maitrisées, ce n'est que quelques
années après que les premiers cancers se déclarèrent. Les rayons X sont des
rayonnements très énergétiques de longueur d'onde comprise entre 5 picomètres et 10
nanomètres. Malgré leur haute énergie, ils sont produits naturellement par certains sols,
par exemple en Bretagne ou en Inde. Les principales applications des Rayons X sont la
radiographie -dans un but médical ou non- et la thérapie. L'expansion des rayons X a été
très rapide et on a oublié dès le début le principe de précaution qui aurait dû prévaloir
dès le début. En effet, sans aucune connaissance des doses maximales ou des durées
d'exposition, on a utilisé les rayons X pour divers usages non médicaux plus ou moins
justifiés.

conclusion

Malgré des débuts contestables, notamment dûs au non-respect du principe de


précaution, les rayons X ont permis et permettent encore à l'heure actuelle de sauver
des vies. Bien qu'il s'agisse de rayonnements extrêmement dangereux à forte dose, on
les utilise quotidiennement pour soigner les patients. En effet, les doses employées en
radiographie comme en thérapie sont bien en deçà des seuils extrapolés. De plus, en
Inde où le sol émet des rayons X à un seuil plusieurs centaines de fois supérieures à
celles utilisées actuellement pour faire de la radiographie diagnostique, on n'a jamais
constaté que le taux de cancer ou de malformations était plus élevé. Grâce aux
continuelles recherches sur ce sujet, on peut aujourd'hui affirmer que la radiographie
dans un but médical est presque sans danger

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