Vous êtes sur la page 1sur 19

Risques et assurances export

Fiona.artis@hotmail.fr

Risques politiques (pays), économiques (pays), social, bancaires, commerciaux.


Aéroport : incoterm
- Risque d’insuccès commercial
- Non-paiement / crédit
- Risque de change

Introduction
Toute entreprise, par définition‫بحكم التعريف‬, est confrontée‫ يواجه‬à des risques. Il y a une amplification
‫ تضخم‬des risques quand il s’agit d’opérations de commerce international.

Quels sont les risques de l’exportateur ?


Quelles sont les assurances qui couvrent ces risques ?

Le risque est l’association‫ مزيج‬de quatre facteurs : un danger, une probabilité d’occurrence ‫احتمالية وقوعه‬,
sa gravité‫ جاذيبيته‬et son acceptabilité‫قبوله‬.
La gestion des risques consiste à identifier, évaluer et prioriser les risques relatifs aux activités d’une
organisation, quelles que soient ‫ مهما ك انت‬sa nature ou son origine, dans le but de contrôler et
réduire la probabilité d’apparition du risque et donc son impact sur l’entité‫كيان‬.

Gravité

- prioritaire

Probabilité

La variété ‫أنواع‬des risques est liée :


- A la complexité de l’opération commerciale
- A son montant
- A sa durée

Assurance : moyen de couverture des risques. Contrat par lequel l’assureur s’engage à indemniser ‫تعويض‬
l’assuré, moyennant‫ من خالل‬une prime ‫قسط‬ou une cotisation, de certains risques ou sinistres éventuels.
Période Typologie des risques
Echec commercial de la prospection ou participation à un salon /
Prospection
appel d’offre international
Risque d’interruption du marché pour des raisons politiques ou
Production commerciales.
Risques économiques
Risques de pertes, de dommages, de col, de vandalisme, d’accident,
Transport
de saisie, de contamination, etc.
Utilisation avec phase de Risque de change.
paiement Risque de non-paiement.

Incoterm  :
Détermine le lieu de transfert des frais et des risques liés au transport de marchandises.
Le point de transfert des frais : répartition des frais de transport, et des autres frais (assurance,
douane –si applicables- et administratifs) entre vendeur et acheteur.
Le point de transfert des risques : à partir de quel lieu l’acheteur est responsable des risques de
pertes et de dommages encourus par la marchandise durant le transport.

La COFACE  (Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur)  :


- Avant : publique. Aujourd’hui : semi-publique.
- Création après la seconde guerre mondiale : 1946
- Assurance-crédit
- Classement des pays en fonction des risques.
- 2014 : entrée en bourse.
Il y a 8 directions régionales. Elle a commencé à s’installer à l’étranger à partir de 1990. Elle est
présente, aujourd’hui, dans 98 pays et sur les 5 continents. Depuis 2004, la COFACE est une filiale à
100% du groupe Natixis. Elle a désormais un capital privé tout en conservant une relation spécifique
avec l’Etat. Elle va gérer pour l’état, une large gamme de produit qui va soutenir l’exportation
française. Pour cela, l’Etat va la rémunérer. Elle garantit pour le crédit 20 à 45% du risque crédit. Le
risque crédit est pareil que le risque de non-paiement.
Elle va assurer pour le compte de l’Etat l’assurance change.

I- Risque d’insuccès commercial


Avant Pendant Après

Etude de marché pays Transport Relances


Hébergement Suivi clientèle
Salon / foire
Projection
L’échec commercial peut apparaitre lorsqu’une entreprise engage des dépenses pour investir un
nouveau marché :
- Participation à des manifestations commerciales professionnelles, séjours à l’étranger.
- Etude de marché, documentations, …
- Recrutement, formation, salaires, … pour la création d’un service export.
- Frais de publicité, création de site internet.

Assurance prospection  :
- Garantie contre le risque d’échec commercial lors des démarches de prospection sur les
marchés étrangers.
- En cas d’insuccès commercial
- La BPI soutient les entreprises de toutes tailles qui souhaitent se lancer à l’export.
- Les entreprises doivent prouver leur réelle volonté et capacité pour l’export.
- Elle propose trois garanties adaptées aux différents types d’entreprise et à leurs besoins.

La BPI a été créée le 1er janvier 2013. C’est la banque publique d’investissement. Sa mission est de
soutenir les PME et les ETI en offrant des solutions de financement pour soutenir leur projet. Elle a
45 bureaux régionaux.

Il existe deux types d’assurance en prospection :


- L’assurance prospection banque
- L’assurance A3P : C’est l’assurance prospection premier pas.
Les entreprises françaises de tout secteur d’activité peuvent en bénéficier sauf les entreprises de
négoce international.

Assurance A3P
Les entreprises de tout secteur d’activité qui ont un chiffre d’affaire global
Bénéficiaires inférieur à 50 millions d’€ et que le chiffre d’affaire à l’export soit égal ou
inférieur à 200 000 € (moins de 10% du CA global).
Objectifs Aider les TPE et les PME à l’étranger.
Durée garantie Maximum 3 années fiscales
Quotité garantie Frais fixes de 65%.
La COFACE va prendre en compte ce qui concerne le déplacement, frais de
DPC (Dépenses
voyage, les frais de séjour (limité 200€/pers./jour), les salaires, les frais de
Prises en Compte)
publicité, le site internet (limité à 3 000 €), etc.
Taux amortissement Taux fixe à 10%.
Coût (prime) 4%.

Assurance prospection banque


Les entreprises de tout secteur d’activité qui ont un chiffre d’affaire global
Bénéficiaires
supérieur à 50 millions d’€ mais inférieur à 500 millions d’€.
Accompagner les entreprises dans leurs démarches de prospection à
Objectifs
l’export en prenant en charge le risque financier que cela suppose.
De un à 4 ans.
Durée garantie
La période de remboursement est de la durée de garantie + 1 an.
Quotité garantie - Si CA inférieur ou égal à 300 millions, on reste sur le même taux que
l’A3P, soit 65%.
- Si le CA est compris en 300 et 400 millions, le taux est de 45%.
- Si le CA est compris entre 400 et 500 millions, le taux est de 25%.
DPC (Dépenses Prises
Recrutement du personnel, formations
en Compte)
7% biens, 14% services
Taux amortissement
Pour une licence : 30%
Coût (prime) 4%.

Exemple  :
DP : Dépenses Prévisionnelles
DRE : Dépenses Réelles
DPC : Dépenses Prises en Compte
QG : Quotité Garantie

DPC = prix minimum entre DP et DRE.


Taux d’amortissement calculé sur CA.
Solde : DPC – amortissement
Investissement / Remboursement : Solde * QG

Taux
Solde DPC - Investissement / Prime
DP DRE DPC CA d’amortissement QG
amortissement Remboursement (4%)
à 7%
100 000 80 000 80 000 160 000 11 200 68 800 65% 44 720 4 000
120 000 140 000 120 000 300 000 21 000 99 000 65% 64 350 4 800
80 000 70 000 70 000 400 000 28 000 42 000 65% 27 300 3 200
50 000 60 000 50 000 460 000 32 200 17 800 65% 11 570 2 000
Sur 5
Total : 147 940 €
ans
35 000 €
AC 1 500 000 35 000 Il reste à payer :
112 940 €
42 000 €
AC 2 600 000 42 000 Il reste à payer :
70 940 €
49 000 €
AC 3 700 000 49 000 Il reste à payer :
21 940 €
21 940 €
AC 4 800 000 56 000
Dette payée.
AC 5 900 000 63 000

Exercice assurance prospection  :


1. La société Aquarius peut bénéficier de l’assurance prospection car le CA est inférieur à
500 millions. Il s’agit d’une société française et elle souhaite faire de la prospection à
l’étranger.
2.
Années 1 2 3 4
Déplacement 16 420 16 420 16 420 16 420
Hébergement 32 570 32 570 32 570 32 570
Salons 38 700 38 700 38 700 38 700
Réception clients 7 675 7 675 7 675 7 675
Publicité 115 000 103 500 93 150 83 835
Frais financiers 15 250 15 250 15 250 15 250
Salaires 39 260 39 849 40 447 41 054
Embauche 28 800 30 720 31 181 31 649
Total 293 675 284 684 275 393 267 153

3.
Taux
Solde DPC - Investissement / Prime
DP DRE DPC CA d’amortissement QG
amortissement Remboursement (4%)
à 7%
293 700 260 000 260 000 490 700 34 349 225 651 65% 146 674 11 748
284 700 271 800 271 800 635 000 44 450 227 350 65% 147 778 11 388
275 400 284 700 275 400 665 200 46 564 228 836 65% 148 744 11 016
267 200 296 300 267 200 696 400 48 748 218 452 65% 141 994 10 688
Sur 6
585 190
ans
61 607 €
AC 1 880 100 61 607 Il reste à payer :
523 583 €.
82 257 €
AC 2 1 175 100 82 257 Il reste à payer :
441 326 €.
105 994 €
AC 3 1 514 200 105 994 Il reste à payer :
335 332 €.
128 044 €
AC 4 1 829 200 128 044 Il reste à payer :
207 288 €.
130 466 €
AC 5 1 863 800 130 466 Il reste à payer :
76 822 €.
76 822 €.
AC 6 1 960 000 137 200
Dette payée.

II- Risque de non-paiement


Risque que l’acheteur ne paye pas la marchandise qui lui est livrée. Vendre c’est bien, être payé c’est
mieux. Une créance impayée, même si elle représente un faible % du CA, affecte le résultat de
l’entreprise. Les difficultés rencontrées par l’exportateur peuvent avoir une origine commerciale,
politique, économique ou bancaire (défaillance ou négligence de la banque de l’acheteur).
- Nécessité d’évaluer le risque pour choisir la ou les technique(s) de gestion adapté(s).
- Prévenir le risque par l’information sur le risque pays, l’acheteur, …
- La rédaction d’une offre et d’un contrat participe activement à la prévention du risque.
Si l’acheteur est public, le risque sera à la fois commercial et politique. Si l’acheteur est privé,
l’exportateur peut exercer toutes les voies de recours dans le cadre juridique applicable.
Pour prévenir ce risque, il va falloir évaluer le risque et choisir des techniques adaptées telles que des
grilles multicritères.

Techniques de couverture commerciale (pour défaut de paiement autres que pour raisons
politiques) :
- Le crédit documentaire
- La lettre de crédit standby
- L’assurance-crédit : prise en amont contre le risque de non-paiement. On va pouvoir aller
voir un organisme bancaire, soit la COFACE pour en bénéficier.
- L’affacturage : technique de financement au service de tous types d’entreprise. Cela consiste
à céder les créances des clients, à un organisme financier appelé Factor. L’avantage de
l’affacturage est de couvrir contre le risque de change.
- Le paiement à la commande ou l’acompte

La notation pays est un élément de transparence des marchés. Les investisseurs et les exportateurs
en ont besoin pour éclairer leur prise de décision. Elle est indispensable aux assureurs, aux banquiers
et aux sociétés d’affacturage pour tarifer les garanties octroyées. Chaque pays est noté, ce qui fournit
un classement dans une liste qui va du moins risqué au plus risqué.

1. Globalliance
Elle couvre les risques supplémentaires, ceux résultant du fait que vendeur et acheteur ne sont pas
dans les mêmes espaces géographiques, politiques, linguistiques, commerciaux et juridiques.
L’assurance-crédit Globalliance couvre les risques financiers, c’est-à-dire qu’elle couvre des créances,
et pas les risques matériels (vols, pertes, avaries, naufrage, malfaçon, etc.).
En option, Globalliance peut couvrir les risques de fabrication, c’est le risque d’interruption de
contrat pendant la période de fabrication, du fait de l’acheteur étranger ou de son gouvernement
(embargo).

C’est la garantie d’une créance née d’un contrat passé par un vendeur français (PME ou
multinationale) avec un acheteur étranger d’une durée de crédit inférieure à 180 jours.

La Globalliance est une police globale : elle peut couvrir l’ensemble des exportations de l’assuré sauf
celles payées d’avance ou par crédit documentaire irrévocable confirmé.

Les principes :
- La COFACE garantit des sociétés françaises vendant des biens et services français.

- La Coface ne couvre jamais la faute de l’assuré : quand l’assureur couvre quelqu’un, il


couvre donc le risque que l’assuré peut encourir. Celui qui s’assure à la Coface ne constitue
pas un risque (la personne ne correspond pas au risque contrairement à une assurance
normale) Lorsque la Coface délivre une garantie, elle a en face d’elle le souscripteur de la
police qui est son assuré mais qui n’est pas son risque. La Coface garantit au créancier la
bonne fin de sa créance de la part du débiteur.

- La Coface observe une quotité garantie : cela signifie que la Coface n’indemnise jamais à
100%. Cela permet de responsabiliser l’assuré. Dans chaque police d’assurance qu’elle
délivre, elle précise toujours à hauteur de quel pourcentage elle indemnisera.

- La Coface observe un délai constitutif de sinistre : La Coface n’indemnise jamais


immédiatement. La Coface doit rechercher s’il n’y a pas de faute de l’assuré. Une bonne
partie (environ 40%) des sinistres se résolvent d’eux-mêmes dans les 6 mois (retard de
paiement avec relances, souvent dû à un problème de trésorerie, par exemple).

- La Coface a toujours besoin d’un recours ; c’est-à-dire qu’elle va se retourner contre la


personne ou l’entité qui est à l’origine de l’impayé.

Toutes les PME ou multinationales qui souhaitent couvrir le risque d’impayé


sur leur vente de biens de consommation, prestation de service ou
Bénéficiaires opérations de négoce internationale mais dont la durée de crédit est
inférieure à 180 jours. Globalliance peut couvrir l’ensemble des exportations
de l’assuré, sauf celles payées d’avance ou celles disposant d’un Credoc.
Elle va couvrir à la fois les ventes à l’étranger et en France. Elle couvre
Risques couverts également les ventes des filiales et couvre les acheteurs publics comme les
acheteurs privés.
Elle indemnise à 90% les clients qui sont dénommés qui sont les clients
Taux de couverture  :
connus d’avance ; elle connait l’acheteur. Il existe une limite de décaissement
QG (Quotité
qui représente 30 fois le montant de la prime. Pour les clients qui sont non
Garantie)
dénommés, c’est 60%.
Avant de traiter avec un acheteur étranger, l’assuré doit obtenir l’agrément
au préalable de la Coface. Tout impayé doit être notifié à la Coface. C’est ce
Fonctionnement qu’on appelle une demande d’intervention contentieuse. La demande
d’intervention contentieuse doit intervenir dans les 30 jours suivant
l’échéance de la durée de crédit maximum accordé par la Coface à l’assuré.
L’indemnisation intervient à l’issu d’un délai de carence qui sera soit de 30
jours pour un impayé dû à une faillite constaté par acte judiciaire ; soit de
deux mois pour une créance ou un impayé inférieur à 5 000 € ; soit de 5 mois
Modalités
si les créances ou les impayés sont supérieurs à 5 000 €.
d’indemnisation
Les sommes récupérées par la Coface après indemnisation, restent acquises
par la Coface. Toutefois, si les récupérations dépassent l’indemnité versée,
l’excédent est reversé à l’assuré, donc à l’entreprise.
Pas de chiffre fixe, c’est au cas par cas. La prime annuelle est payable en
Coût plusieurs fois en début de trimestre et le taux dépend du CA de l’entreprise
(de son secteur d’activité) et de la sinistralité passée.
Exercice  : Police Globalliance 1
1. L’intérêt de la police Globalliance est de couvrir la totalité du CA autant en France qu’à
l’étranger contre le risque crédit. De plus, cela permet d’être indemnisé à 90% du montant
des créances s’il s’agit d’un client dénommé. Cela permet également d’avoir des
informations sur ces clients.

Conditions à remplir pour pouvoir bénéficier de la police Globalliance :


- La durée de crédit doit être inférieure à 180 jours ; ici 120 jours
- Etre une société française.
- Faire une demande d’agrément pour les nouveaux clients.
- Elle a maximum 30 jours pour annoncer un impayé.

2. Le délai maximum de paiement est le 30 Avril n+1 (120 jours). La date limite de demande de
contentieux est le 30 Mai n+1 puisque la demande d’intervention contentieuse doit
intervenir dans les 30 jours suivant l’échéance de la durée de crédit maximum accordé par la
Coface à l’assuré.

20/11/n 30/12/n 30/04/n+1 30/05/n+1


120 jours 30 jours
Contrat Facture Max paiement Date limite
demande contentieux

3. Il s’agit d’un client dénommé donc elle indemnise à hauteur de 90%. Ainsi, pour un contrat
de 21 500 €, la société percevra 19 350 €.
Sachant qu’il s’agit d’une créance ou impayé supérieur à 5 000 €, il faut compter 5 mois de
délai de carence. Donc la date sera le 16 Octobre n+1 sachant que la demande d’intervention
date du 16 Mai n+1.

4. Dans la mesure où la récupération ne dépasse pas l’indemnité versée, la société Toutissus ne


peut prétendre à une indemnité complémentaire dans la mesure où elle a récupéré 19 350 €.

5. Perte résiduelle : 10% de 21 500 € soit 2 150 €. Grâce à la Coface, l’entreprise a quand même
récupéré 90%.

6. La somme récupérée par l’avocat chargé du dossier en Suède dépasse l’indemnité versée
donc la société Toutissus peut prétendre à une indemnité complémentaire de 650 € (20 000
– 19 350 €).
La perte résiduelle est de 21 500 – 19 350 – 650 = 1 500 €.
Exercice  : Cas automat
1. S

20/02/n 03/03/n 10/03/n 30/04/n 30/10/n

Offre Autorisation découvert Commande Livraison Echéance livraison


115 380 € 120 000 € + acompte + acompte paiement
(11 538 €) (11 538 €)

15/11/n 30/11/n 25/01/n+1 10/03/n+1 24/03/n+1 15/04/n+1

Demande Limite DIC Règlement Evènements Avis de débit Fin de délai


intervention 40 000 € politiques
contentieuse
5 mois – délais de carence

2. 115 380 – (11 538 x 2) = 92 304 €


92 304 – 40 000 = 52 304 €
52 304 x 0,9 = 47 073 €
Perte résiduelle : 52 304 – 47 073 = 5 231 €

Le Credoc  :
Le risque est transféré vers un prestataire extérieur à la relation commerciale  : la banque. Ouverture
par l’importateur sur demande de l’exportateur.
Avantages :
- Double sécurité : pour le vendeur, d’être payé et pour l’acheteur, d’être livré
- Rapidité de paiement
- Utilisé dans le monde entier

- Le donneur d’ordre qui est l’acheteur.


Les - Le bénéficiaire est le vendeur.
intervenants - La banque émettrice qui est la banque de l’acheteur.
- La banque notificatrice qui est la banque du vendeur.
- Il y a le crédit révocable qui peut être annulé à tout moment sur simple
décision de l’acheteur. Il n’est plus trop utilisé.
- Il y a le crédit irrévocable : il ne peut pas être annulé simplement. Il assure
le risque de non-paiement du point de vue commercial. Donc il couvre le
Différents types risque client.
de Credoc - Il y a le crédit irrévocable et confirmé : la banque notificatrice est aussi la
banque confirmatrice. Il permet notamment d’assurer aussi contre le
risque pays.
- Le Crédit Documentaire Revolving : il va revenir tous les trois mois par
exemple.
C’est la date limite d’expédition, c’est la date avant laquelle la marchandise doit
être expédiée. La date limite de présentation des documents du vendeur à sa
Dates butoirs banque. Cela ne peut excéder 21 jours au-delà de la date limite d’expédition et ce,
dans la limite de la date de validité. C’est la date extrême au-delà de laquelle le
Credoc n’existe plus.
Différents - Le paiement peut se faire à vue, c’est-à-dire comptant sur présentation
des documents par la banque autorisée à effectuer la levée de document.
- Le paiement différé est un paiement ayant une date d’échéance prévue.
modes de
- Le paiement par acceptation : le crédit est matérialisé par une ou
réalisation
plusieurs traites soumises à acceptation lors de la remise des documents.
Le paiement intervient à la date prévue.

1. Relation commerciale

Importateur 5. Envoi de marchandises Exportateur

2. Ouverture du Credoc 6. Documents 4.


Traites
transport
Banque émettrice Banque notificatrice

3. Emission Credoc

Exemple  :
La société SAMY dont le siège social est situé à Tours fabrique des emballages et caisses en diverses
matières. Etudiant préparant un diplôme commercial, vous réalisez un stage au sein du service
export auprès de monsieur Bertrand. Celui-ci vous a expliqué le mécanisme du crédit documentaire.
C’est pourquoi, il vous soumet une notification d’ouverture qu’il vient de recevoir.
1. Identifiez le donneur d’ordre, le bénéficiaire, la banque émettrice et la banque notificatrice.
2. De quel type de crédit documentaire s’agit-il ? Justifiez la réponse.
3. Quel est son mode de réalisation ? Précisez où et comment s’effectuera le paiement.
4. Repérez les dates butoirs.
5. Quels sont les documents exigés ?

1. Donneur d’ordre : BIOX SL.


Bénéficiaire : SAMY
Banque émettrice : Barclays Bank Madrid
Banque notificatrice : Société Générale

2. Il s’agit d’un crédit documentaire irrévocable.

3. C’est un paiement différé (180 jours après avoir reçu le CMR).


4. 01/12/n : expédition
22/12/n : date limite

5. Deux originaux de la facture commerciale signée, le CMR, et deux originaux de liste de


colisage.

Exercice Volten  :
La société Volten fabrique des produits laitiers et des fromages. Elle s’est diversifiée dans le surgelé
depuis 5 ans. Son CA export représente 30 millions d’euros sur un total de 140 millions d’euros.
Après un fort développement sur l’Europe, le directeur général souhaite orienter ses efforts vers
l’Asie du Sud Est. Il vise plus particulièrement Singapour, la Malaisie et le Japon.
Il demande une assurance prospection pour 4 ans et un budget annuel pour la première année de
100 000 €. Le CA espéré est de 200 000 €. En réalité les dépenses réelles sont de 80 000 € pour un CA
de 160 000€. On dispose du budget prévisionnel, du budget réel et des CA des trois années suivantes.

Années Budget prévisionnel Budget réel CA réel


2ème année 120 000 140 000 300 000
3ème année 80 000 70 000 400 000
4ème année 50 000 60 000 460 000

A partir de la 5ème année, les dépenses de prospection ne sont plus prises en compte par la police
d’assurance prospection.
Le CA atteint successivement 500 000 € la première année puis 600 000 €, 700 000 €, 800 000€, 1
000 000 €
La BPI retient une quantité garantie de 65%. Le taux d’amortissement est fixé à 7% et la prime à 3%.
Vous présentez le tableau de l’assurance prospection en expliquant son fonctionnement.

Pour la première année, quel CA doit-on réaliser afin de ne plus être en insuccès commercial ?

Taux
Solde DPC - Investissement / Prime
DP DRE DPC CA d’amortissement QG
amortissement Remboursement (3%)
à 7%
100 000 80 000 80 000 160 000 11 200 68 800 65% 44 720 3 000
120 000 140 000 120 000 300 000 21 000 99 000 65% 64 350 3 600
80 000 70 000 70 000 400 000 28 000 42 000 65% 27 300 2 400
50 000 60 000 50 000 460 000 32 200 17 800 65% 11 570 1 500
147 940
35 000 €
AC 1 500 000 35 000 Il reste à payer :
112 940 €
42 000 €
AC 2 600 000 42 000 Il reste à payer :
70 940 €
49 000 €
AC 3 700 000 49 000 Il reste à payer :
21 940 €
21 940 €
AC 4 800 000 56 000
Dette payée
AC 5 1 000 000 70 000 0

Pour la première année, pour ne plus être en insuccès commercial, il faut réaliser un CA de 1  142 857
€.
CA = 800 000 / 7% = 1 142 857 €
Au-delà, la BPI n’a pas besoin d’indemniser le risque commercial.

III- Risque de change


«  Le risque de change est le risque de perte lié aux fluctuations des cours de monnaies  ». Les
entreprises sont confrontées au risque de change dès qu’elles effectuent des opérations
commerciales internationales en devises.
Le risque de change est dû au décalage de temps qui peut exister entre le règlement de la
transaction et l’engagement de cette transaction (contrat signé).

Risque d’insuccès commercial Risque crédit Risque de change

Contrat Paiement ?
2000 $

180 jours

On dira que l’euro est fort face au dollar. Une appréciation de l’euro a pour effet direct de dégrader
la compétitivité prix des producteurs français, à la fois face aux concurrents sur les marchés
étrangers et aussi face aux concurrents qui vont exporter sur les marchés français. Donc
l’appréciation de l’euro a pour effet de faire baisser les exportations et augmenter les importations.
Lorsqu’une devise s’apprécie ainsi face au dollar, les exportations des entreprises de la zone
monétaire concernée pâtissent d’un désavantage compétitif.
Les produits fabriqués en zone euro sont de plus en plus chers sur le marché américain. Tandis que
les produits fabriqués en zone dollar sont de moins en moins chers sur le marché européen.
De 2003 à 2008, l’euro s’appréciait comme le dollar.

Les facteurs qui influent l’évolution des cours de change sont :


- La balance commerciale : différence entre les importations de biens et services dans une
économie sur une période donnée
- Les investissements financiers et industriels sur le long terme
- Les taux d’intérêt à court terme
- Le taux d’inflation.

Le marché des devises est aussi appelé marché d’échange ou Forex. C’est sur ce marché qui est
déterminé le taux de change d’une devise par rapport à une autre.
On peut donc consulter le taux d’une paire de devise.
EUR/USD = 1,25  1€ = 1,25$
On ne peut pas consulter le taux d’une devise seule mais d’une paire de devise.

Le marché monétaire est le propre marché de l’entreprise, le marché de la monnaie nationale. Au


sens restreint, le marché monétaire est essentiellement un marché où se confrontent les offres et les
demandes de la monnaie banque centrale. La banque centrale est déterminée par pays. En général,
c’est une banque centrale par pays, sauf pour l’UE qui dispose de la BCE.
La banque centrale est une institution chargée par l’état d’appliquer la politique monétaire (émission
de la monnaie fiduciaire). La politique monétaire consiste à émettre de la monnaie fiduciaire et fixer
les taux d’intérêt. Au sens large, le marché monétaire est le marché où s’échange les capitaux à court
terme.

Le taux de change peut être flottant ou fixe. Si le taux de change est flottant la parité de la monnaie
est fixée par l’offre et la demande. La parité c’est une monnaie par rapport à une autre.
Le taux de change fixe où la parité d’une monnaie est fixe car il y a des acteurs qui vont récupérer le
marché.

Si le taux d’une monnaie est fixe, donc constant par rapport à une monnaie de référence, par
décision de l’état qui émet cette monnaie, le taux ne peut être modifié que par une décision de
dévaluation ou de réévaluation de cet état. Cependant, un état ne peut pas décider d’adopter
n’importe quel taux de change car s’il fixe un taux de change à un niveau trop haut ou trop faible, le
taux de change pourra être attaqué sur le marché des changes. Le taux de change peut être spot
(comptant) ou forward (à terme). Le coût comptant est pour les achats et les ventes immédiats de
devis. C’est le marché sur lequel les devises sont échangées entre banque. Les opérations d’achat et
de vente s’effectuent au cours du jour. Les livraisons de devise s’effectuent dans les deux jours
ouvrables (maximum 48h). Le cours à terme c’est pour les opérations à terme de change à échéance
dans le futur. C’est un marché dont les conditions de la transaction, c’est-à-dire les quantités et le
coût sont immédiatement déterminés mais dont la livraison et le paiement interviendront à une
échéance convenue.

Avant 1944, la parité de la monnaie « flottée » en fonction de l’offre et de la demande. A partir de


1944, sont mis en place les accords de Bretton Woods : 44 nations se mettent d’accord et signent
l’accord économique. Cet accord économique décide des grandes lignes du système financier
international. A l’issue de cet accord, deux nouveaux organismes ont vu le jour : la banque mondiale
et le FMI. Les Etats ne veulent pas laisser faire le marché ; ils décrètent donc que la parité d’une
monnaie par rapport à une autre sera fixe. Cela sera possible grâce à la banque centrale du pays. Les
banques jouent donc le rôle de régulateur.

Les principales monnaies sont convertibles en or à un prix fixe auprès de la banque centrale
émettrice de la monnaie. Pour garantir cette conversion, la banque centrale est obligée de détenir
des réserves en or. Chaque monnaie ayant une parité fixe par rapport à l’or, les taux de change entre
les monnaies sont stables. A un moment donné, les USA vont faire jouer la planche à billet  ; donc ils
vont produire plus de monnaie fiduciaire. Donc il y a beaucoup de dollar qui circulent et forcément il
vaut moins comme c’est la rareté qui fait la valeur. A ce moment-là, il y a la possibilité de garder les
dollars en espérant que sa valeur augmente ou de les échanger contre de l’or. Sauf que le président
de l’époque, Nixon, n’a pas assez d’or dans les caisses comparé à la monnaie qui circule. Si l’on
souhaite échanger des dollars contre une autre devise, par exemple des Deutschemark, l’Allemagne
ne sera pas d’accord puisque les dollars ne valent plus rien.
De ce fait, on est revenu, en 1971, à un système de change flottant. En 1972, le serpent monétaire
européen est créé. Il limite les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la
communauté européenne.
Dès Juin 1972, la livre sterling est forcée de quitter le serpent européen à la suite d’une attaque
spéculative, suivie en Janvier 1973, par la livre italienne. Le serpent monétaire européen va durer
jusqu’en 1978.
En 1979, on a le système monétaire européen. On a un taux pivot. Les monnaies fluctuent mais on va
avoir un taux minimum et maximum où les banques centrales interviendront. Ce taux est de 2,25  :
varie entre +2,25 et – 2,25. C’est un taux de change flottant.

Puis en 1992, les Américains en ont marre et vont attaquer les francs. C’est la fin du système
monétaire européen. On arrive à un taux de plus ou moins 16%. Les banques ne peuvent plus rien
faire.
C’est à partir de là, qu’on voit apparaitre des outils de couverture de change à terme. Cela permet
aux exportateurs de savoir combien ils vont toucher à n+1.

Le 1er janvier 1999, il y a la naissance de l’euro. Elle devient la monnaie commune à plus de 300
millions d’européen. Elle n’est alors qu’une monnaie comptable utilisée pour des paiements
électroniques ou des rapports financiers. L’introduction de l’euro fiduciaire a lieu le 1 er janvier 2002
dans 12 Etats membres de l’UE.
Les billets et les pièces de chaque monnaie nationale sont alors remplacés par l’euro à un taux de
conversion fixe déterminé par la banque centrale européenne.
Le risque de change est dû au décalage de temps qui peut exister entre le règlement de la
transaction et l’engagement de la transaction.

Le risque de change commercial est attaché aux opérations d’import / export.

Entrée en risque de change Sortie du risque de change

Offre Commande Expédition Facturation Paiement par Mise à disposition


commerciale le client des fonds

Risque économique Risque comptable

Temps
Risque potentiel Risque réel

Toute entreprise exportatrice de biens ou de services payée en devise à une certaine échéance est
exposée à une baisse éventuelle de la devise de facturation. A l’inverse, l’importateur est confronté à
un risque de change lorsque la devise de facturation croit entre la période de commande et celle du
règlement.

Pour couvrir le risque de change :


- L’avance en devise
- Option de change
- Assurance Coface
- Couverture à terme  banque

1. L’assurance change  :
La Coface offre une assurance qui permet de se protéger contre les fluctuations de change.
- On a l’assurance change « négociation » : le risque est pris en charge en amont à la remise
de l’offre. Les bénéficiaires sont les entreprises françaises ayant une concurrence avérée sur
des projets d’exportation ponctuelle. Cette police garantit les exportateurs contre le risque
de change. Depuis la période de négociation jusqu’au paiement du contrat commercial. Si au
moment du paiement, le cours de la devise est moins favorable que le cours garantie, la
Coface indemnise l’exportateur de la perte de change. A l’inverse, si le cours de la devise est
plus favorable que le cours garanti, l’exportateur doit reverser le gain de change à la Coface.
Il existe une option la « négoplus » qui permet en plus d’être intéressé sur la hausse du cours
de la devise, cela va de 50 à 70%.
La couverture est à 100% de la perte de change constaté. Elle nous indemnise à 100% de la perte de
change.

- Il y a l’assurance change « contrat » qui est destinée à des contrats déjà conclus. C’est pour
des projets déjà signés. Les bénéficiaires sont les entreprises françaises qui concluent un
contrat d’exportation en devise sans concurrence avérée et n’ayant pas accès au marché à
terme. Cette garantie est réservée aux contrats ponctuels d’un montant maximum de 15
millions d’euros. Elle permet de figer un cours de change à la signature du contrat
commercial ou au plus tard dans les 15 jours de sa conclusion. Elle nous indemnise à hauteur
de 100% de la perte de change.

Exercice d’application CIME  :


Dans le cadre d’une assurance change contrat :
Montant de la vente : 150 000 USD
Cours garanti : 1€ = 1,1525 USD
1. Calculer la liquidation de cette exportation à l’échéance dans les deux cas suivants :
o A l’échéance 1€ = 1,1856 USD
o A l’échéance 1€ = 1,1463 USD

Montant garanti par la Coface : 1€ = 1,1525 USD


150 000 USD = 130 151,84 €

1. 150 000 USD = 126 518, 219 € pour 1€ = 1,1856 USD


 130 151,84 - 126 518, 219 = 3633, 621€
On est en perte de change donc la Coface nous vers 3 633,6 €.
150 000 USD = 130 855, 797 pour 1€ = 1,1463 USD
 130 855, 797 - 130 151,84 = 703, 953 €
On touche plus à terme que ce qui était garanti par la Coface donc on est en gain de change. Donc on
doit le reverser à la Coface. Le gain de change de 703, 953 € revient à la Coface.
Il existe deux autres techniques en dehors de la couverture à terme pour se couvrir du risque de
change.
- Il y a l’avance en devise. Elle permet d’obtenir auprès des banques une avance sans attendre
la date de règlement prévu dans le contrat commercial. La durée de l’emprunt est égale à la
durée du crédit consenti à l’importateur, et les intérêts sont payés à terme échu. Sauf si
l’importateur le souhaite, ils peuvent être précomptés. Cette technique permet de se couvrir
contre le risque de change puisque le montant du contrat est converti en euro dès la
signature du contrat. De plus, c’est un moyen de financement pour l’exportateur puisqu’il
dispose du produit de sa vente dès le contrat.
- Il y a l’option de change : l’exportateur ou l’importateur achète une option de vente ou
d’achat de devise à un cour déterminé qu’on appelle exercice. C’est le prix d’exercice. A
l’échéance, il a le choix d’exercer ou d’abandonner son option. Il peut donc se couvrir contre
le risque de change tout en gardant la possibilité de bénéficier d’un cours du jour plus
favorable à l’échéance. L’avantage de l’option est de l’utiliser ou non : si on est en perte de
change, on l’utilise et si on est en gain de change, on ne l’utilise pas.
L’option de change peut être mise en place en période d’offre ou à la signature du contrat.

2. La couverture à terme
En tant qu’exportateur, on demande à la banque de nous donner le montant en euros de notre vente
qui sera payé à terme.

Que fait la banque ?


1- Elle emprunte des devises sur le marché des euros devises. C’est les marchés financiers
européens sur lesquels sont traitées les devises. Elle emprunte sur le marché des devises le
montant que vous lui rembourserez dès que vous aurez été réglé. Elle regarde aujourd’hui
quel est le cours euros devises et elle prend note du temps d’intérêt de l’emprunt pour la
durée n.
2- Elle change les devises contre les euros.
3- Placement des euros.

La banque veut vous rendre service mais elle ne veut pas pour autant être en risque de change. Elle
saut qu’à terme, elle devra vous donner des euros quand aujourd’hui vous lui annoncez le montant
des devises que vous lui présenterez.

1- Eurodevises :
o E : Emprunt
o I : Intérêts
o N : durée de l’emprunt
o Cj : cours du jour
o Td/100 : Taux d’emprunt de la devise empruntée
o I (Taux de devise) de E = Cj x Td/100 x n/360
Pour avoir l’intérêt faudrait multiplier par E.
La banque ne prend aucun risque car à terme on lui remboursera l’emprunt et qu’elle vous
répercutera le coût de cet emprunt qui déprendra du taux d’intérêt du moment.

2- Afin de ne pas être en risque de change, les devises qu’elle aura empruntées, elle les
changera contre des euros au cours du jour.

3- La banque place immédiatement sur le marché monétaire les euros obtenus et on lui dira à
quel taux le marché va lui rémunérer les euros pour la durée n.

o Si p = placement
o TM/100 = taux du placement
o I de P = Cj x (TM/100) x (n/360)

Nous observons que tout se passe au niveau du différentiel des taux d’intérêts. En effet, les
paramètres Cj et n/360 (durée) sont les mêmes. Donc si la rémunération du placement sur le marché
monétaire est supérieure au coût de l’emprunt sur le marché des euros devises, la banque vous
donnera à terme plus d’avoir que si vous aviez réalisé l’opération au comptant. Dans le cas d’une
exportation :
- Si Tm > TD  favorable pour l’exportateur  départ (gain de change)
- Si Tm < TD  défavorable pour l’exportateur  report (perte de change).
(Cj x (TD/100) x (n/360)) – (Cj x (TM/100) x (n/360))
CT = Cj + [Cj x ((Td – TM)/100) x (n/360)]
Pour la banque, tout dépend aux taux auxquels elle emprunte et les taux auxquels elle place, comme
elle le fait souvent le même jour, il n’y a pas de risque de change.

La banque, bien que fermement décidée à nous aider, demande de payer une commission bancaire
pour services rendus. Cette commission est appliquée sur le cours à terme et viendra réduire
d’autant le montant en euros que vous percevez.

Exercice  : cas Diska  :


Un exportateur français a vendu 5 machines pour 300 000 CHF payable dans 120 jours (date
d’expédition) par virement SWIFT. Ne souhaitant pas prendre de risque, le trésorier utilise
régulièrement les opérations à termes et dispose des informations financières suivantes :
- Cours spot euro contre francs suisses : 1,6015
- Taux de l’euro – CHF : 2% : taux auquel emprunte la banque.
- Taux de l’euro sur le marché monétaire : 4% : taux de placement
- Commission bancaire : 0,75 ؉
Déterminer le cours à terme de cette exportation ainsi que la somme nette encaissée à échéance.

CT = 1,0615 + [1,6015 x ((2 – 4)/100) x (120/360)]


CT = 1,6015 + [1,6015 x (-0,02) x 0,333]
CT = 1,6015 – 0,01067
CT = 1,5908
 1€ = 1,5908 CHF
1 machine = 300 000 / 1,5901 = 188 584,36 €

Commission banque : (0,75 / 1 000) x 188 584,36 = 141,44 €


Prix une machine à la fin = 188 584,36 – 141,44 = 188 442,92 €

TD (2%) < TM (4%) donc l’exportateur est favorable.


Cj = 300 000 / 1,6015 = 187 324,38 €

L’exportateur va gagner plus qu’au début, la banque lui dit au début.

Exercice d’application 2  :
Marché des changes : Euro / USD = 1,0521 (achat) = 1,0535 (vente)
Marché financier européen :
1 mois 3 mois 6 mois
1,63 – 1,75 1,85 - 2 2,20 – 2,32

Marché des euros devises :


1 mois 3 mois 6 mois
1,30 – 1,45 1,82 – 1,95 2,35 – 2,47

Un exportateur français a une créance de 150 000 USD à 90 jours. Il préfère se couvrir de suite. Quel
est son cours à terme ? Quelle somme en Euro encaissera-t-il à échéance ?
Commission bancaire = 0,20%

CT = Cj x (Cj x ((TD-Tm)/100) x (n/360))

Exportateur : 90 jours = 3 mois


150 000 USD
1- Emprunt USD au taux de 1,95
2- 1,0535 = Cj  vendre USD contre € (USD/Eur)
3- Placement euro à un taux de 1,89

CT = 1,0535 + [1,0535 x ((1,95 – 1,89)/100) x (90/360)]


CT = 1,0537

Report = défavorable pour l’entreprise.

Au Cj = 142 383 €

Montant à terme (sans commission) = 150 000 / 1,0537 = 142 355,51 €

Avec commission : 0,20% = 142 355,51 x 0,002 = 284,71 €


142 355,51 – 284,71 = 142 070,8 €
Au final, l’entreprise touche 142 070,80 €, après une commission reversée à l’entreprise de 284,71 €.
QCM :
1- B
2- AB
3- A
4- B
5- C