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Pratique
du BAEL 91
Cours avec exercices corriges

Jean Perchât
Jean Roux
Pratique
du BAEL 91
Cours avec exercices corrigés Quatrième édition
Jean Perchât
Jean Roux

Pratique du BAEL 91 présente, Cette quatrième édition est enrichie


à partir des lois classiques de par :
la Résistance des Matériaux, O des formules plus précises pour
et après l'étude des méthodes les pourcentages minimaux
de calcul propres à chaque d'armatures en flexion simple et
sollicitation élémentaire (effort composée, basées sur des valeurs
normal, effort tranchant, plus réalistes des bras de levier
moment fléchissant, moment des forces élastiques,
de torsion) et au flambement, O une formule approchée du
le dimensionnement des moment limite ultime au-delà
Jean Perchât, ingénieur ECP,
éléments de base d'une duquel des armatures
a, pendant plus de trente ans, structure (tirant, poteau, comprimées sont nécessaires dans
participé activement, au sein de poutre, dalle). les sections rectangulaires, en
commissions nationales ou flexion simple, valables pour des
internationales, à la rédaction Chaque chapitre comporte bétons de résistance
des textes normatifs relatifs au un rappel de cours suivi d'un caractéristique allant jusqu'à
béton armé, et enseigné les ou p l u s i e u r s e x e r c i c e s
méthodes de calcul
60 MPa,
d'application traités en détail.
qui en découlent. Q des compléments portant sur les
Il y est tenu compte des
effets de l'effort tranchant
nouvelles règles de prise en
Jean Roux, ingénieur ETP - permettant de mieux
compte de la fissuration
CHEBAP, pratique le calcul des appréhender les prescriptions des
structures en béton sous une définies par les Règles BAEL
Règles BAEL 91 modifiées 99,
double approche du fait de ses 91 modifiées 99 applicables
depuis le 15 février 1999. Les O la distinction entre torsion
activités d'ingénieur à la SNCF
et de professeur à l'ESTP. exercices sont accompagnés d'équilibre et torsion de
de nombreuses informations compatibilité définissant les cas
utiles pour les calculs. où une étude de la torsion des
éléments en béton armé est
nécessaire.

Cet ouvrage est extrait du cours de l'École spéciale des travaux


publics (ESTP) professé jusqu'à ces dernières années par Jean Perchât
et repris depuis par Jean Roux. Il s'adresse aux étudiants en bâtiment
et génie civil, aux techniciens, ingénieurs et projeteurs désireux
d'acquérir les mécanismes et ordres de grandeur couramment pratiqués
en calcul des ossatures en béton armé ou de mettre à jour leurs
Code éditeur :G11049 connaissances dans ce domaine.
ISBN: 2-212-11049-9 L
I a N/illettfi
)mpatibles avec la géométrie du tunnel pour un gabarit de véhicule donné, de réduire consi-
ârablement les coûts de « mise au gabarit » des tunnels de la SNCF. •
e retour au Département des Ouvrages d'Art en 1983, il devient responsable des études tech-
es et informatiques de la Division des Tunnels, dans un domaine où la Résistance des
atériaux et la Mécanique des Sols sont si étroitement confrontées. AVANT-PROPOS
on expérience et ses compétences lui valent plusieurs missions à l'étranger pour des projets
rénovation de tunnels, auxquels il apporte toutes ses connaissances techniques et écono-
iques.
tégré à la SNCF dans une solide équipe d'ingénieurs émérites, tels que J. Gandil,
Trufandier, J. Eyraud, A. Rozière, Jean Roux garde le contact avec l'École Spéciale des Les dernières mises à jour des Règles de calcul des ouvrages en béton armé aux états-
'ravaux Publics en tant que Maître assistant puis Professeur de béton armé. Il est aussi limites dites Règles BAEL 91 modifiées 99 sont applicables depuis le 15 février 1999.
ofesseur de Résistance des Matériaux au Centre des Hautes Études de la Construction depuis
Cet ouvrage, extrait du cours de béton armé professé à l'École Spéciale des Travaux Publics
983.
(ESTP) jusqu'à ces toutes dernières années par J. Perchât et maintenant par J. Roux, qui
intègre ces modifications, est destiné :
; présent ouvrage a trois objectifs :
- aux projeteurs, élèves-ingénieurs, jeunes ingénieurs et étudiants ayant le béton armé à
- il est d'abord un vade-mecum de l'ingénieur par le rappel constant des bases de la Résis-
leur programme d'études, désireux d'acquérir les mécanismes et ordres de grandeur cou-
tance des Matériaux, fondement logique de toute réflexion sur la construction ;
ramment pratiqués dans le domaine du calcul des structures de génie civil en béton armé,
- il est aussi l'image vivante d'un cours agréable. Certes il faut y trouver la trame de
- ainsi qu'aux ingénieurs confirmés qui souhaitent appliquer directement les derniers erre-
l'exposé théorique et la rigueur de la formule car il s'agit bien là de règles et de normes,
ments réglementaires.
mais l'exercice appliqué et expliqué y ajoute l'exemple, l'utile et le concret ;
- il est enfin un recours pour l'ingénieur confirmé, en lui présentant les dernières évolu- Après quelques rappels sommaires de Résistance des Matériaux (matière qu'il est indispen-
tions, qui relèvent d'expérimentations ou de dispositions réglementaires dans une dyna- sable de connaître avant d'aborder le calcul d'une construction en quelque matériau que ce
mique d'actualité et de progrès. soit), puis des généralités concernant l'évaluation des sollicitations et des caractéristiques des
matériaux acier et béton, chaque chapitre est consacré aux méthodes de calcul propres à une
Sous la double signature de Jean Perchât et de Jean Roux, qui furent dans la relation de maître sollicitation élémentaire (traction simple, compression simple, flexion simple, ...) ce qui per-
a élève avant d'œuvrer dans une fructueuse collaboration, cet ouvrage arrive à son heure pour met d'aborder dans les derniers chapitres les calculs relatifs aux éléments constitutifs d'une
tous ceux qui participent à l'art d'édifier et de construire. construction simple (dalles, poutres, planchers,...).
Chaque chapitre est organisé en deux parties :
1) des rappels de cours présentant les méthodes de calcul et formules réglementaires avec
des démonstrations et des explications permettant de comprendre leur fondement scienti-
fique et expérimental ainsi que leur philosophie,
E. CHAMBRON
2) un ou plusieurs exercices d'application commentés et des compléments permettant de
Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées
Directeur honoraire de l'Équipement de la SNCF visualiser les techniques et hypothèses en même temps que d'acquérir une expérience et de
« bonnes » habitudes dans le domaine du béton armé appliqué aux bâtiments et aux travaux
publics.
Si les Règles BAEL se prêtent bien aux calculs informatiques, il ne nous a pas paru néces-
saire, devant la multiplicité des langages de programmation (basic, C, turbo pascal,...), de don-
ner, chaque fois que l'usage d'un micro-ordinateur se justifiait, des programmes de calculs.
Nous avons préféré donner plutôt des organigrammes et enchaînements explicitant le déroule-
ment des processus de calcul que le lecteur pourra aisément transcrire sur son ordinateur.
Les nombreuses informations relatives au génie civil (valeurs des charges permanentes et
d'exploitation, contraintes limites des matériaux, caractéristiques géométriques des aciers en
barres, formulaires pour poutres isostatiques, tableaux de caractéristiques des sections,...) ren-
contrées en parcourant les divers chapitres faciliteront la tâche du technicien dans l'élaboration
de ses projets. AVERTISSEMENT
Cet ouvrage n'a pas la prétention d'être exhaustif et complet dans ce vaste domaine qu'est
le béton armé (ce n'est qu'un extrait du cours de l'ESTP). Il a pour seul objectif de bien faire
comprendre les méthodes de calcul propres au béton armé aux états-limites, de répondre aux
interrogations et de faciliter la tâche de l'ingénieur d'études qui appliquera les Règles
BAEL91.
Dans cette nouvelle édition de « Pratique du BAEL 91 », les auteurs ont introduit les nou-
velles valeurs des contraintes limites de l'acier à l'état-limite de service, telles qu'elles sont
définies dans les Règles BAEL 91 modifiées 99 applicables depuis le 15 février 1999. La
nécessité d'atténuer, pour les bétons courants, la sévérité des valeurs résultant de l'application
stricte des Règles BAEL 91 s'est révélée à l'usage. Pour ces bétons, les nouvelles limites pro-
posées conduisent à des dimensionnements quasi identiques à ceux des Règles BAEL 83 en
cas de fissuration préjudiciable, mais légèrement plus favorables en cas de fissuration très pré-
judiciable.
Les modifications précitées étendent par ailleurs le domaine d'application des Règles aux
bétons de résistance comprise entre 60 et 80 MPa. Les modifications corrélatives des données
et formules de base sont nombreuses et importantes. En tenir compte, même en se bornant à
les mentionner, aurait exigé une refonte totale du présent ouvrage. Compte tenu du caractère
exceptionnel, actuellement, de l'emploi de tels bétons, ceux-ci restent hors du domaine visé
par Pratique du BAEL 91.
Les auteurs ont mis à profit cette nouvelle édition pour expliciter certains points comme,
par exemple :
- les formules relatives au pourcentage minimal d'armatures en flexion simple et compo-
sée, basées sur des valeurs plus réalistes des bras de levier des forces élastiques que
celles figurant dans les commentaires des Règles BAEL 91,
- une formule approchée du moment limite ultime, pour les sections rectangulaires en
flexion simple, permettant d'en étendre le domaine d'application à des bétons de résis-
tance allant jusqu'à 60 MPa,
- des compléments concernant les effets de l'effort tranchant permettant de mieux appré-
hender les prescriptions des Règles BAEL 91 modifiées 99,
l'introduction des notions de torsion d'équilibre et de torsion de compatibilité afin de
définir les cas où il est nécessaire de faire une étude de la torsion des éléments en béton
armé.

Les auteurs.
SOMMAIRE

CHAPITRE 1 : RAPPELS DE RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX 1


I. RAPPELS DE COURS 1
1. Caractéristiques géométriques 1
2. Théorie des contraintes 6
3. Théorie des poutres 10
4. Éléments de réduction 12
5. Conditions générales d'appui des poutres 14
6. Systèmes isostatiques et hyperstatiques 15
7. Équations intrinsèques des poutres droites 16
8. Relations contraintes-efforts 18
9. Tronçons de poutres droites 24

IL FORMULAIRE POUR POUTRES ISOSTATIQUES 34

CHAPITRE 2 : BÉTON ARMÉ - GÉNÉRALITÉS 41


I. RAPPELS DE COURS 41
1. Unités 41
2. Actions et sollicitations 41
3. Caractéristiques des matériaux 50
4. Hypothèses et données pour le calcul du béton armé 55

II. EXERCICE : COMBINAISONS D'ACTIONS 57

CHAPITRE 3 : ASSOCIATION ACIER - BÉTON 65


I. RAPPELS DE COURS 65
1- Définitions 65
2. Disposition des armatures 66
3. Contrainte d'adhérence 67
4. Ancrage des barres
5. Jonctions par recouvrement 76
II. EXERCICE : ANCRAGE TOTAL 80 TV EXERCICE N° 3 : FISSURATION TRÈS PRÉJUDICIABLE -
SECTION RECTANGULAIRE 158

CHAPITRE 4 : TRACTION SIMPLE - TIRANTS 85 V EXERCICE N° 4 : FISSURATION PEU PRÉJUDICIABLE -


I. RAPPELS DE COURS 85 ' SECTION EN T(M u >M Tu ).... 161
1. Introduction 85
2. Dimensionnement des armatures 85 CHAPITRE 7 : EFFORT TRANCHANT 173
3. Vérification des contraintes 87 I. RAPPELS DE COURS 173
4. Détermination du coffrage 87 1. Définition
5. Condition de non-fragilité 87 2. Contraintes engendrées par l'effort tranchant
6. Armatures transversales 88 3. Vérification du béton
4. Calcul des armatures d'âme
IL EXERCICE : TIRANT - FISSURATION PRÉJUDICIABLE 90
5. Répartition des armatures d'âme (méthode Caquot) 186
6. Zones d'application des efforts
CHAPITRE 5 : COMPRESSION SIMPLE 93 7. Jonction hourdis-nervure
I. RAPPELS DE COURS 93 8. Poutres à talon
1. Hypothèses 93 IL EXERCICE N° 1 : POUTRE - EFFORT TRANCHANT 198
2. Élancement 93
3. Armatures longitudinales 94 III. EXERCICE N° 2 : POUTRE À SECTION RECTANGULAIRE -
4. Armatures transversales 97 ARMATURES D'ÂME INCLINÉES 205
5. Coffrage ! 98
IL EXERCICE N° 1 : POTEAU - ARMATURES MINIMALES 99 CHAPITRE 8 : FLEXION COMPOSÉE 217
217
I. RAPPELS DE COURS
III. EXERCICE N° 2 : FORCE PORTANTE D'UN POTEAU 102
1. Généralités - Introduction
IV. EXERCICE N° 3 : POTEAU - GRANDE DIMENSION IMPOSÉE 105 2. Sections partiellement tendues
3. Sections entièrement tendues
4. Sections entièrement comprimées
CHAPITRE 6 : FLEXION SIMPLE 113 5. Diagrammes d'interaction
I. RAPPELS DE COURS 113
1. Introduction 113 H. EXERCICE N° 1 : FLEXION - COMPRESSION -
SECTION PARTIELLEMENT TENDUE 244
2. Section rectangulaire - fissuration peu préjudiciable 113
3. Section rectangulaire - fissuration préjudiciable ou très préjudiciable 129 III. EXERCICE N° 2 : FLEXION - TRACTION -
4. Coffrage des sections rectangulaires 133 SECTION ENTIÈREMENT TENDUE 251
5. Sections en T 133
6. Pourcentage minimal d'armatures 138 IV. EXERCICE N° 3 : FLEXION - TRACTION -
7. Vérification des contraintes à l'E.L.S 140 SECTION PARTIELLEMENT TENDUE 254
8. Organigrammes récapitulatifs pour le dimensionnement des armatures 143
9. Vérification à l'E.L.U. d'une section rectangulaire dont on connaît les armatures.. 146
CHAPITRE 9 : ÉPURES DE RÉPARTITION
II. EXERCICE N° 1 : FISSURATION PEU PRÉJUDICIABLE - DES ARMATURES LONGITUDINALES ET DES ARMATURES D'ÂME
SECTION RECTANGULAIRE AVEC ACIERS COMPRIMÉS 147 I. RAPPELS DE COURS 259

III. EXERCICE N° 2 : FISSURATION PRÉJUDICIABLE - SECTION À TABLE 1. Introduction


DECOMPRESSION 152 2. Répartition des armatures longitudinales
3. Répartition des armatures d'âme 267 5. Méthode Caquot « minorée »
C. Planchers - Méthode Caquot 338
CHAPITRE 10 : TORSION 269
I. RAPPELS DE COURS 269 1 Domaine de validité
2. Évaluation des moments
1. Introduction 269
3. Efforts tranchants 343
2. Rappels de Résistance des Matériaux 270
4. Travées de rive avec console 347
3. Vérification du béton 272
4. Armatures 274 D. Poutres continues - Dimensionnement 348
1 Conditions de déformation 348
IL EXERCICE : AUVENT 277
2. Résistance à la flexion 350
3. Vérification à l'effort tranchant 351
CHAPITRE 11 : FLAMBEMENT 285
II. EXERCICE N° 1 : PLANCHER - MÉTHODE FORFAITAIRE 351
I. RAPPELS DE COURS 285
1. Excentricités 285 III. EXERCICE N° 2 : PLANCHER - MÉTHODE CAQUOT 370
2. État-limite ultime de stabilité de forme 287
3. Équations du problème 288
4. Méthode de l'équilibre - Méthode des déformations internes 293 CHAPITRE 13 : DALLES RECTANGULAIRES SUR APPUIS CONTINUS 383
5. Utilisation des tables de Faessel - Robinson - Morisset 298 I. RAPPELS DE COURS 383
6. Corrections diverses 302 1. Introduction
7. Utilisation des abaques de Capra 307 2. Moments dans les panneaux de dalle articulés sur leur contour 384
II. EXERCICE N° 1 : DIMENSIONNEMENT DE L'ARMATURE 3. Dalles rectangulaires continues - Moments fléchissants 386
PAR LES TABLES (CHARGES DE LONGUE DURÉE) 311 4. Effort tranchant
5. Poinçonnement 390
III. EXERCICE N° 2 : VÉRIFICATION PAR LA MÉTHODE DE L'ÉQUILIBRE 6. Dispositions constructives
ET PAR LES TABLES 314 7. Arrêt des armatures
8. Autres critères pour les bâtiments
IV. EXERCICE N° 3 : DIMENSIONNEMENT DE L'ARMATURE
PAR LES ABAQUES DE CAPRA 320 II. EXERCICE : PANNEAU DE DALLE (a = 0,40) 394

CHAPITRE 12 : POUTRES CONTINUES - PLANCHERS 325 CHAPITRE 14 : DESCENTE DE CHARGES 403


I. RAPPELS DE COURS 325 I. ' RAPPELS DE COURS 403
A. Poutres continues - Rappels - Adaptation 325 1. Principe 403
1. Rappels de Résistance des Matériaux 325 2. Valeurs des charges permanentes et des charges d'exploitation
2. Essais de poutres en béton armé 326 3. Dégression des charges variables d'exploitation
3. Portées des poutres et portiques 328 4. Effet de la continuité sur les poteaux voisins de rive 406
4. Poutres de planchers 330
II. EXERCICE : BÂTIMENT - DESCENTE DE CHARGES 409
B. Planchers - Méthode forfaitaire 333
1. Domaine de validité 333
Principe de la méthode - Adaptation 334 ANNEXE 1 : CALCUL MANUEL D'UNE SECTION RECTANGULAIRE
3. Moments fléchissants „.,,.. 335 À ARMATURES SYMÉTRIQUES À L'E.L.U. PAR APPROXIMATIONS
4. Efforts tranchants 337 SUCCESSIVES 427
ANNEXE 2 : VÉRIFICATION À L'E.L.U. D'UNE SECTION RECTANGULAIRE
DONT ON CONNAÎT LES ARMATURES 433

ANNEXE 3 : MOMENT LIMITE ULTIME EN FLEXION COMPOSÉE 435


CHAPITRE 1
NOTATIONS - SYMBOLES. 461

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 467 RAPPELS DE RESISTANCE


DES MATÉRIAUX

Ce chapitre rassemble les notions de base indispensables en Résistance des Matériaux pour
bien aborder les calculs de béton armé selon les Règles BAEL 91. Il se présente donc plutôt
sous la forme d'un aide-mémoire.

I. RAPPELS DE COURS
1. CARACTÉRISTIQUES GÉOMÉTRIQUES

1.1. MOMENT STATIQUE - CENTRE DE GRAVITÉ


• Pour une surface S repérée par rapport aux axes Oy et Oz :

—-t-
I On appelle AIRE d'une SURFACE, la quantité : 2. MOMENTS ET PRODUITS D'INERTIE

• On appelle MOMENTS D'INERTIE de la surface I, par rapport aux axes (A), Oz et Oy,
les quantités :

• On appelle MOMENTS STATIQUES de la surface I, par rapport aux axes (A) Oz et Oy,
les quantités :

l On appelle PRODUIT D'INERTIE de la surface I par rapport aux axes Oz et Oy la quan-


tité :

y.z.dZ
• On appelle CENTRE DE GRAVITÉ (ou BARYCENTRE) de la surface 2, le point G de 'I.
2 dont les coordonnées sont définies par les relations :
l On appelle RAYONS DE GIRATION relatifs aux axes (A), Oz et Oy, les quantités :

.dl ,2_Iz .
Z
G=-
f u
y~s~
• On appelle MOMENT D'INERTIE POLAIRE de la surface E par rapport au point O la
quantité :

dl

I La distance du centre de gravité G à l'axe (A) est définie par 1.3. REMARQUES

• Si le point O est choisi au centre de gravité G :


Jô.dZ ZG = yG = 0 et LE MOMENT STATIQUE PAR RAPPORT À UN AXE PASSANT PAR
S LE CENTRE DE GRAVITÉ EST NUL.
Ô A "I
L
b- S
• II est possible d'obtenir le moment d'inertie de l'aire 2 par addition des moments d'iner-

If tie des aires 2j constituant l'aire 2 :


Si Ivz = 0, les axes Oz et Oy sont dits : AXES PRINCIPAUX D'INERTIE . ! 5. FORMULES USUELLES ï

I Le produit d'inertie est nul si l'un des axes Oz ou Oy est axe de symétrie de l'aire £ .„, y
t

I*=- 12
= y.z.dZ+ U.z.dZ

, h
=T
• Comme r2 = y2 + z2, on peut exprimer le moment d'inertie polaire en fonction des
moments d'inertie :

h[2B+b]
' 3[B+b]
, h[B+2b]
36[B+b]
'~ 3[B+b]

1.4. CHANGEMENT D'AXE - THÉORÈME DE HUYGHENS


y
En posant : t
A' = axe passant par le centre de gravité G de 2,
= 2R v=v'=R
A = axe quelconque parallèle à A',
d = distance entre ces deux axes, <:'-:iH,L$

on a : ,- •:•( ,* I.S
y
S = S' + d t (37T-4)R "''
d'où : v
vn —>z 72K , = - 4R "uX!

IA=

SA, = o
2 .THÉORIE DES CONTRAINTES • On grisera le côté de la facette situé du côté du matériau conservé.

• On orientera la normale à la facette vers l'intérieur du domaine conservé.


2.1. PRINCIPE D'EQUIVALENCE

2.3. PRINCIPE ACTION-RÉACTION


Les facettes contiguës appartenant aux deux domaines (DG) et (DD) sont soumises à des
contraintes T opposées, mais de même nature (compressions, traction...) compte tenu de
l'orientation de la normale n à la facette.

Z12 = surface à normale unique divisant le corps en deux domaines (DG) et (DD),
£ = section commune à (DG) et (DD), +
S(f) = système des forces de contact exercées par (DG) sur (DD) à travers Z12,
S(FG) et S(FD) = actions appliquées au domaine de gauche (DG) et de droite (DD).

En écrivant, d'une part, l'équilibre de la partie (DD) du solide et, d'autre part, celui de
l'ensemble du solide, puis en identifiant ces deux relations : 2.4. PRINCIPE DE CONTINUITE
Les contraintes relatives à deux facettes parallèles, infiniment voisines, distantes de dx, ne
diffèrent entre elles que d'un infiniment petit du même ordre que dx.

D'où:
il y a équivalence entre le système des forces appliquées au domaine de gauche (DG) et le
système des forces transmises par (DG) à (DD) à travers la surface Z12.

2.2. DÉFINITIONS

2.2.1. Vecteur contrainte


AI étant une surface élémentaire de Z12, de centre M, si Af est la résultante des forces de
contact transmises par (DG) à (DD) à travers AZ, on définit le VECTEUR CONTRAINTE 2.5. FAISCEAU DES CONTRAINTES
par :
2.5.1. Notations
t= lim Toute facette est définie par sa normale orientée.
Le vecteur contrainte agissant sur une facette dont la normale est parallèle à l'un des axes
Oxb Ox2 ou Ox3, se décompose en :
2.2.2. Facettes
- une composante normale Oy portée par la normale O\-t à la facette,
• On appelle FACETTE un élément d'aire dl de L12. - deux composantes Ty et Tik portées par les deux autres axes Oxj et Oxk.
d'où, en multipliant les contraintes par l'aire des facettes, les composantes des efforts sui-
2.5.2. Réciprocité des cisaillements
vant les axes valent :
• Pour le tétraèdre OABC repéré dans Ox!X2x3 (tétraèdre élémentaire), les aires des
facettes sont obtenues par : Pr o j ec t i on
sur Ox Ox
Facette

OBC 7
12nlds 7
13nlds

OÀC
=n 2 .ds=-_-dx 1 .dx 3
OÀB ds
=n^ . ds=-jdx 2 . dx 3
ABC t2ds > -S ( f ) dû aux f oxc.es
' agissant«à droite»
du tétraèdre.

et en écrivant que la projection des efforts suivant chacun des axes de coordonnées est
n; = cosinus directeur de la facette dont la normale est parallèle à Ox;. nulle, on obtient :
La contrainte agissant sur la face ABC considérée comme n'appartenant pas au tétraèdre
vaut :
If! •

d'où:

• Les facettes OBC, OAC et ABC sont soumises aux contraintes représentées sur la figure
ci-après :
I Pour la facette OAC dans le plan
Xinfiniment petit
devant dxi Œ)
(C)

'31n3QS>dx

3.2. SECTION DROITE :

Aux infiniment petits du second ordre près, les moments en O' donnent : • L'aire plane (E) est appelée. : SECTION DROITE ou PROFIL.

dx, dx, • Elle peut être : *


• plane ou évidée,
or : • constante ou lentement variable, pour pouvoir résister notamment aux efforts au
voisinage des appuis.
HJ ds = — dx2 dx3 et n3 ds = — dxj dx2 • Les dimensions de la section droite doivent être petites relativement à la longueur par-
/! ',* t *-| '
courue par G sur la courbe (C).
d'où:
3.3. FIBRE MOYENNE
- La courbe (C) décrite par le centre de gravité G de la section droite est dite : FIBRE ou
LIGNE MOYENNE de la poutre.
soit, en simplifiant par — dx l dx 2 dx 3 : T B = T 31
- Suivant la forme de la ligne moyenne, on obtient :
Cette démonstration étant valable dans les trois plans, on en déduit : - une POUTRE DROITE lorsque (C) est une droite,
- une POUTRE GAUCHE lorsque (C) est une courbe gauche,
- = Ti quel que soit ixj - un ARC lorsque (C) est une courbe plane ouverte,
- un ANNEAU lorsque (C) est une courbe plane fermée,
- une POUTRE À PLAN MOYEN lorsque (C) est une courbe plane dans le plan de symé-
trie de la section droite (appelé PLAN MOYEN).
3. THÉORIE DES POUTRES
3.1. POUTRE 3.4. DOMAINE DE VALIDITÉ DES HYPOTHÈSES DE LA THÉORIE DES POUTRES

- Une POUTRE est un solide engendré par une aire plane (L) délimitée par un contour En désignant par :
fermé dont le centre de gravité G décrit une courbe (C) de l'espace de telle sorte : ht = plus grande dimension transversale de la section droite,
- que le plan de (Z) soit toujours normal à la tangente en G à la courbe (C), b = plus petite dimension transversale de la section droite,
- que la trajectoire décrite par un point P quelconque de (Z) soit toujours parallèle à la
courbe (C). R = rayon de courbure de la ligne moyenne,
T = rayon de torsion de la ligne moyenne, B Remarque :
L = longueur développée de la poutre, Pour les poutres à plan moyen, Gy est dans le plan moyen.
Le système des forces extérieures agissant sur la partie (DG) se réduit, au centre de gravi-
il faut :
té G de la section droite, à :

/R(s) = RÉSULTANTE GÉNÉRALE


-^-110
b
\M(s) = MOMENT RÉSULTANT
1 ht —
1 f—-< 1 : poutres
• Dans le repère Gxyz, lié au centre de gravité G de (Z), la décomposition des efforts
30 L 5
1 :arcs s'écrit, pour la section d'abscisse curviligne s :
ht 1
100
< —£.
L
< 5
4-
/R(s) = N . x + V y . y + V z . z
TIT > 5 : poutres courbes
\M(s) = T . x + M y . y + M z . z
r=R ou T
Rou-T I D'où :

4. ELEMENTS DE REDUCTION

4.1. EFFORTS SUR UNE SECTION DROITE

• la résultante générale R se décompose en :


N = EFFORT NORMAL porté par Gx,

V = | yy = EFFORTS TRANCHANTS dans le plan de (Z).

le moment résultant M se décompose en :

• Repère associé au centre de gravité de la section droite (Z) : T = COUPLE DE TORSION d'axe porté par Gx,

Gx, orienté de la gauche vers la droite sur la tangente à la ligne moyenne, M=


| My = MOMENTS
FLÉCHISSANTS dans le plan de (Z).
Gy et Gz, portés par les axes principaux d'inertie de la section droite.
4.2. EFFORT NORMAL ET TRANCHANT 5 2. ARTICULATION
Nous avons défini l'effort normal (resp. tranchant) relatif à la section (Z) de centre de B Appui s'opposant à toute translation, mais autorisant les rotations :
gravité G, d'abscisse curviligne s, comme étant égal :
- à la composante suivant Gx (resp. dans le plan de la section) de la résultante des forces
appliquées sur la partie de poutre constituée par l'ensemble des sections droites dont les
centres de gravité ont des abscisses curvilignes inférieures à s (FORCES DE GAUCHE),
- à l'opposé de la composante suivant Gx (resp. dans le plan de la section) de la résultante
des forces appliquées sur la partie de poutre constituée par l'ensemble des sections
droites dont les centres de gravité ont des abscisses curvilignes supérieures à s (FORCES
DE DROITE).

4.3. MOMENT FLÉCHISSANT ET COUPLE DE TORSION


De la même manière, le moment fléchissant (ou le couple de torsion) relatif à la section (£)
de centre de gravité G d'abscisse curviligne s est défini comme étant égal :
- à la composante située dans le plan de la section droite (ou suivant la normale Gx) du
moment résultant des forces appliquées sur la partie de poutre constituée par l'ensemble • Deux composantes de la réaction d'appui.
des sections droites dont les centres de gravité ont des abscisses curvilignes inférieures à
s (FORCES DE GAUCHE),
5.3. ENCASTREMENT PARFAIT
- à l'opposé de la composante située dans le plan de la section droite (ou suivant la norma-
le Gx) du moment résultant des forces appliquées sur la partie de poutre constituée par • Appui interdisant toute translation et toute rotation
l'ensemble des sections droites dont les centres de gravité ont des abscisses curvilignes
supérieures à s (FORCES DE DROITE).

5. CONDITIONS GÉNÉRALES D'APPUI DES POUTRES


5.1. APPUI SIMPLE
• Appui qui n'empêche le déplacement que dans le sens perpendiculaire à sa surface. Un
tel appui permet la translation suivant l'axe Ox et la rotation autour de l'axe Oz :

y
t

l Deux composantes de la réaction d'appui et une du moment d'encastrement.


>

ou 6. SYSTÈMES ISOSTATIQUES ET HYPERSTATIQUES

,-'//, ••'/• • D'après le principe fondamental de la Statique, un solide est en équilibre si le système
S(F) des forces qui lui sont appliquées (charges et réactions d'appui) est équivalent à un

• Une seule composante de la réaction d'appui. système de forces nul. Cela conduit, dans le cas général, à six équations :
16 PRATIQUE DU BAEL 91 Rappels de Kesismnce aes muienuiui

2 ÉQUILIBRE DU TRONÇON ÉLÉMENTAIRE DE POUTRE


Le tronçon GG' limité par deux sections droites infiniment voisines (Z) et (£') d'abs-
cisses respectives x et x + dx est en équilibre sous l'action :
_ des charges appliquées : p(x), q(x) et y(x), . , , , ' . '&
- des éléments de réduction des forces de gauche : M, N et V, , f ^
_ des éléments de réduction des forces de droite : ,» -

• Par conséquent : dx dx dx
r = nombre de réactions et moments d'appui inconnus,
k - nombre d'équations fournies par la Statique (k < 6), l Par projection, il vient :
si r - k, le système est dit ISOSTATIQUE et les équations de la Statique permettent de
déterminer toutes les réactions d'appui,
>r\\m !,«
si r > k, le système est dit HYPERSTATIQUE d'ordre r - k car il manque r - k équations
pour calculer toutes les réactions d'appui,
; <• u m
si r < k, le système est dit INSTABLE puisqu'il y a k - r équations d'équilibre surabondantes.
• Dans le cas de forces agissant dans le plan moyen et de couples d'axes perpendiculaires à
ce plan, k < 3 (cf. Vz = My = T = 0).

7. ÉQUATIONS INTRINSÈQUES DES POUTRES DROITES


7.1. CONVENTIONS DE SIGNE
• On se bornera à l'étude des poutres à plan moyen chargées dans leur plan :
p(x) = densité de charge suivant Gx, dx
q(x) = densité de charge suivant Gy, V - q (x) dx - v + dV dx 0
"y(x) = densité de couple d'axe normal au plan moyen. dx
M + V . ^L + Y(x) dx - (M + M dx) + (v + dV ^ dx_ = 0
! 1 \ dx / \ dx / 1

I Après simplification, il vient, en négligeant les infiniment petits d'ordre supérieur à 2 :


dN
- = p(x)
dx
dV
- = -q(x)
' dx
dM
- = V(x) + Y(x)
I Les conventions de signe pour les charges sont indiquées sur ta figure ci-dessus dx
8. RELATIONS CONTRAINTES-EFFORTS
a = -E - =-E[a+by+cz]
8.1. LOI DE HOOKE
- Toute contrainte normale est accompagnée d'une dilatation unitaire : Cette équation traduit le PRINCIPE DE PIGEAUD.
m
- de même direction que la contrainte,
- de signe opposé à la contrainte,
8 3. CHAMP DES CONTRAINTES NORMALES
- proportionnelle à la contrainte :
• D'après le principe d'équivalence, le système des forces de contact est équivalent au sys-
tème des forces de gauche.

I E est appelé MODULE D'ÉLASTICITÉ ou MODULE D'YOUNG.

8.2. PRINCIPE DE NAVIER-BERNOULLI


S(adZ)=S(FG)=(N,My,Mz)
• Les variations unitaires de longueur — sont des fonctions linéaires des coordonnées y et

z des fibres dans le plan de la section droite (déplacement simple = rotation + translation).

t
•'• <' €
dx l Nous obtenons donc :

adZ=N résultante générale


: » • •••"

aydZ=M z
momen t résultant
azdZ=-M y
AVANT APRES
DEFORMATION D'après le principe de Pigeaud : a = - E[a + by + cz] = a + (îy + yz, d'où le système
l On a donc pour / = dx: linéaire en a, p, y :

| zdZ =
'Z
rotation/Gy et Gz
translation
d'où, la loi de Hooke s'écrit :
Dans le cas d'une section rectangulaire, sur les fibres extrêmes :
a yzdl+r
z '
l Or, par définition du centre de gravité et des axes principaux d'inertie :
S=bh
|jydZ=j|zdI=0 et |L2d2;= 0 I
Iz =—
12
"z "z "z . hb3 «É=> N
bh 2
+
hb 2
»M4
l D'où, compte tenu de la définition des aires et des moments d'inertie :
,.±±
aS=N

8.4. SOLLICITATIONS PARTICULIÈRES

8.4.1. Compression et traction simple

• Le système des forces de gauche se réduit, au centre de gravité de la section droite, à un


l On obtient donc :
effort normal :
N Mz.y My.z • positif pour une compression,
• négatif pour une traction.

• La contrainte normale, due à la flexion composée déviée, dans une section droite homo- • Dans ces conditions, la contrainte normale et le déplacement dus à la compression ou à la
gène et élastique à plan moyen vaut : traction simple, dans une section droite d'une poutre homogène et élastique, valent :

N Mz.y My.z
a-
s Iz !y -1
Mz dl 0 N
S=aire de la section dx " E H
droite, ES
Iy=moment d ' inertie/Gy, N-
Iz=moment d'inertie^Gz.

M
8.4.2. Flexion simple

• Le système des forces de gauche se réduit, au centre de gravité de la section droite à un


moment fléchissant Mz d'axe Gz.

• Dans ces conditions, la contrainte normale due à la flexion simple, dans une section droi-
te homogène et élastique, vaut :

do;

•Vï'sU 'US;/] •

f ;i
- i "\

I Pour une section rectangulaire, sur les fibres extrêmes (y = ± h/2) :

• D'après la loi de Hooke, la déformation relative de la fibre d'ordonnée y vaut :

d/__ q ( y ) _ _ M z . y
dx~ ~ÊT: " E . I z
La rotation relative dœ entre les deux sections est :

d/ Mz , dx

l D'où la valeur de la courbure de la ligne moyenne :


•:. ;< >Hï A'
1 dûJ Mz
• Pour deux sections droites (1,^ et (£2), infiniment voisines, distantes de dx et soumises ; J? dx EI Z - . - . / • K > î.*f
l'action d'un moment fléchissant M, :
; -• 5«
8 !J
-4.3. Flexion déviée

• Le système des forces de gauche se réduit, au centre de gravité de la section droite, à.


- un moment fléchissant My d'axe Gy,
- un moment fléchissant Mz d'axe Gz.
• Dans ces conditions, la contrainte normale et les déplacements relatifs dus à la flexion _ VA et MA = éléments de réduction des forces de gauche en (ZA),
déviée, dans une section droite homogène et élastique, valent : _ VB et MB = éléments de réduction des forces de droite en (SB).
V V
t A* p
i
fp(€) a
B
Mz.y My.z J

°~ Iz ly :::::::::S
^ S

dtf y My_ w+ ^ iH; ma (SB)


dx
au
Hfl z
Ely
nz
M
&4 ;,- , ";S »

dx EI Z
T r '•'E
.+
l Les sens positifs sont ceux figurant ci-dessus.

l Pour une section rectangulaire, sur les fibres extrêmes (y = ± h/2 et z - ± b/2) :
9.2. ÉLÉMENTS DE RÉDUCTION DANS TOUTE SECTION (I) DU TRONÇON
y DE POUTRE
t
9.2.1. Effort tranchant
Les forces de gauche donnent en G :
6M7 6MV
o- —
SI +

bh2 Hh
hb2
'0

•4| 9.2.2. Moment fléchissant


De la même façon :

x
9. TRONÇONS DE POUTRES DROITES 0

9.1. CHARGEMENT ENVISAGÉ


9
-3. ÉLÉMENTS DE RÉDUCTION
• On considère un tronçon de poutre droite limité par deux sections droites : (SA) (origine)
et (SB) (extrémité). •3.1. Éléments de réduction en fonction des éléments de réduction isostatiques

• Ce tronçon de poutre est supposé sollicité par des forces situées dans son plan moyen : d'appui de la poutre isostatique associée
- densité de charge répartie p(Ç) d'abscisse £ depuis (SA), 1
Pour une poutre sur deux appuis simples soumise aux mêmes charges et de même lon-
- forces verticales concentrées P; d'abscisse xt depuis gueur que le tronçon de poutre étudié (POUTRE ISOSTATIQUE ASSOCIÉE) :
26 PRATIQUE DU BAEL 91 Rappels de Résistance des Matériaux 27

d'où, il vient :
MA - M M B -M A

>K b) Éléments de réduction


Ri • Dans toute section droite (Z) du tronçon de poutre étudié :

• RA est obtenue en écrivant que le moment résultant en B est nul :

M=M A +V À x-I Pitx-Si)-

Comme, en B, dans le tronçon de poutre réel, on a :


l En remarquant que pour la poutre isostatique associée au tronçon étudié :

x
h
nous obtenons, par identification : *

soit :
MA-MB M B -M A

l La réaction RB est obtenue en écrivant que la résultante générale des forces est nulle :
,1 l Nous obtenons par identification :

>\:- - . • . ; . ' .
d^i MA-MB
%/
dx ^ /
Comme, en B, dans le tronçon de poutre réel, on a :
HVAX +
f -7 M ,-MB)
A
,1 ^ \ / J"

I Soit, après simplification :


nous obtenons par identification :

soit :
M , - M RB
, = V A - V B - R A avec R A = VA + \
9.3.2. Définition
Remarque : dans le cas où a = - on pose :
On appelle éléments de réduction isostatiques (respectivement MOMENT et EFFORT
TRANCHANT ISOSTATIQUES), les éléments de réduction dans toute section droite (I)
d'un tronçon de poutre, lorsque ce tronçon de poutre repose à ses deux extrémités sur des
appuis simples.

9.3.3. Poutres droites isostatiques : éléments de réduction


a) Cas d'une charge concentrée
Cas d'une charge uniformément répartie
(E) (Z) P

-H
1
RB=-vB
I Réactions d'appui :
MB = 0 = > R A . / - P ( / - a ) = 0 = > R A = P | l - - Réactions d'appui :

«=P-R A ^RB=P-
Sollicitations :

M ( x ) = R A x = P | l --|x Sollicitations :
0<x<a: (forces de gauche) ; x p/ px2 px (/
~ X)
V(x) = RA = 1 = RA.x-px^ = ^x-

|M(x)=R B (/-x) = p ( l - x - ) a
a<x<l:/ * l' (forces de droite)
V(x) = - & , = - P -
I On pose :
I Cas particulier des couples sur appuis
Pl
Mr
Pour a =


c) Cas d'un couple concentré d'axe perpendiculaire au plan moyen

(I)
2J ^r
H (+• a® ^
•-1
i
RB=-^
•vM trx.
Pour a = l;r=-Mij:
Réactions d'appui :

=0 . RA . / + r = o .MB 4/
i i-V--^ 4
R -

Sollicitations :

M(x) = RA x = - F1
0<x<cc: (forces de gauche)
9.3.4. Éléments de réduction dans un tronçon de poutre

• Les éléments de réduction dans un tronçon de poutre peuvent, d'après ce qui précède,
M(x) = Rg (/ - x) = F 1 - 1
être évalués à partir des éléments de réduction de la travée isostatique associée, en opérant
a<x</:/ \ ' (forces de droite) par superposition :
|V(x)=-RB=-L
ai
• Pi

r Xitu D' Tronçon de poutre

H
1 ©
Travée de référence sou- 4 APPLICATION AUX POUTRES CONSOLES
mise aux mêmes charges(ou |
travée isostatique asso- • En dissociant les deux consoles de la travée centrale, on obtient la décomposition des
ciée) : efforts suivante :

;M(X)=^(X)

Travée de référence sou-


mise à M :

Mi=moment à gauche
À
deA,

"(ï (S) MTD=moment à droite


de B.

l D'où le diagramme des moments :

Travée de référence sou-


mise à MB:

MR
V(x)=f

I D'où par superposition :

M-
T
IL FORMULAIRE POUR POUTRES ISOSTATIQUES TT

"*

1. CONVENTIONS
„! ©
Les sens positifs adoptés pour les forces, les éléments de réduction et les déformations sont les
suivants.
DÉFORMATIONS
FORCES APPLIQUÉES f = flèche,
P = charge appliquée concentrée, (0 = rotation.

p = charge appliquée répartie,


RA, RB = réactions d'appui.

< 2. FORMULAIRE
*.;:3 1

ÉLÉMENTS DE RÉDUCTION SCHEMA RdM FORMULES

• M = moment fléchissant,
(I)
V = effort tranchant,
N = effort normal. Chargement : (

H+
24

£=-
384EI
f ibre f ibre Diagrammes :
tendue tendue
forces de gauche forces de droite

• Les efforts tranchants à gauche et à droite d'un appui I sont notés respectivement (indice
w pour ouest, indice e pour est) :
SCHEMA RdM FORMULES

MÀ=-P1
;.!

Chargement : (À y, =P *ç**""
V
ÀF 3^
PI
f— 3EI

Diagrammes :

Chargement : 1/2

® pa
M
À=MB=~T

M t =M 0 +M À

Diagrammes :

p!2(512-24a2)
f=-
384EI

pa(!3-6a2l-3a3)
24EI

pl(!2+6a2)

Diagrammes: (À) j==


SCHEMA RdM FORMULES FORMULES
SCHEMA RdM
Charcremen t
P P Chargement :
, 1/2 MB=-Pa

(Z)
W VÀW=-VBe=-P
f A_. 4-^'-•^3
€t'""-î >

U R
A
h® (
i) (B)^
N ::
1 h
. a
R
B
v
=
!f
'>
VAe=VBw=0

f-,
f

fl
Pal2
' BEI

"~
Pa2(4a+31)
12EI
®î

Diagrammes :
V
Be= P
•&-^ w~> *
'•* • •>.-,«
.*t «t. „

Diagrammes : . :M
l?._ ûJ». Pla
"V ûJ"fe-= 2EI :V
- :V
V

v àL
l Ae _ VBw ®_
ZA:!^^* _
^

\ \
à

'X
MB
~^

Chargement :

uummuww
Diagrammes :
V
2 1
CHAPITRE 2

BÉTON ARMÉ : GÉNÉRALITÉS

I. RAPPELS DE COURS
1. UNITÉS
Longueurs en mètres (m).
Sous-multiple : 1 cm = 10-2m.
Forces en newtons (N).
Multiples : 1 kN = 103 N (kilonewton),
1 MN = 106N (méganewton).
Remarque : 1 MN = 105 daN (décanewton) ~ 105 kg (kilogramme) = 1001 (tonne).

Pressions, contraintes en pascals (Pa) : 1 Pa = 1 N/m2.


Multiple : 1 MPa = KPPa (mégapascal) = 1 N/mm2.
Remarque : 1 MPa = 10 daN/cm2 = 10 bars = 10 kg/cm2 = 100 t/m2.

• ACTIONS ET SOLLICITATIONS
2-1. TERMINOLOGIE
ACTION = toute cause produisant un état de contrainte dans la construction.
- Actions permanentes :
• poids propre,
• poids des superstructures,
• poussées des remblais,
•etc.
- Actions variables :
• charges d'exploitation, _ perte d'équilibre statique,
• charges appliquées en cours d'exécution, _ rupture de sections par déformation excessive,
• action de la température, _ instabilité de forme (flambement),
• vent, neige, _ transformation de la structure en un mécanisme. •'' ^ ' '
• etc. Critères de calcul : / \ ( , ,,, ;
- Actions accidentelles : _ déformations relatives (ou courbure) limites, ,.(<s
• chocs de véhicules routiers ou de bateaux sur appuis des ponts, _ calcul de type « rupture » avec lois contraintes-déformations des matériaux. feife,
• séismes,
• etc. •I i..
l États-limites de service (E.L.S.)
Ils sont liés aux conditions normales d'exploitation et de durabilité.
SOLLICITATIONS = forces et moments produits par les actions dans les éléments d'i
construction : Ils correspondent aux phénomènes suivants :
- effort normal : N, - ouvertures excessives des fissures,
- effort tranchant : V, - compression excessive du béton,
- moment fléchissant : M, - déformations excessives des éléments porteurs,
- couple de torsion : T.
- vibrations excessives et/ou inconfortables,
- perte d'étanchéité,
2.2. VALEURS DES ACTIONS -etc.
La variabilité des actions agissant sur une structure est prise en compte en définissant pour Critères de calcul :
chacune d'elles des VALEURS REPRÉSENTATIVES déterminées : - contraintes (ou déformations) limites,
- par exploitation statistique des données nécessaires existantes, - calculs de type élastique (loi de Hooke, coefficient d'équivalence,...)-
- par estimation fondée sur l'expérience.
2.3.3. Vérifications
La VALEUR DE CALCUL d'une action est obtenue par multiplication de sa valeur repré-
sentative à l'aide d'un COEFFICIENT DE PONDÉRATION y destiné à couvrir : a) États-limites ultimes (E.L.U.)
- les incertitudes résultant de la connaissance imparfaite des données de base, La SOLLICITATION AGISSANTE DE CALCUL est obtenue pour une combinaison
- l'imprécision des hypothèses de calcul,
d'actions F, :
- les imperfections de l'exécution.
J - coefficient de sécurité partiel
S [S y. • \j/. • Fjl avec pour l'action i : / \\i F{ - valeur représentative (cf. 2.2 et 2.4.1.)
2.3. ÉTATS-LIMITES
j = 1 s'il s'agit d'une action permanente
2.3.1. Définition

Un ÉTAT-LIMITE est un état particulier dans lequel une condition requise pour une La SOLLICITATION RÉSISTANTE est celle pour laquelle l'un des matériaux constitutifs
construction (ou l'un de ses éléments) est strictement satisfaite et cesserait de l'être en cas de la structure atteint soit une déformation limite, soit une résistance limite :
de modification défavorable d'une action.
R
2.3.2. Différents états-limites ?">!
Ys Yb Yb
a) États-limites ultimes (E.L. U.) 'u.-.
ou :
f
Ils mettent en jeu la sécurité des biens et des personnes. e.fcjetf t j = résistances caractéristiques des matériaux acier et béton en compression et en
Ils correspondent à l'atteinte du maximum de la capacité portante de l'ouvrage ou de l'un traction,
de ses éléments avant dépassement par : Y s et Y b = coefficients de sécurité partiels au moins égaux à 1 pour l'acier et le béton.
On doit vérifier : = charges routières de caractère particulier (convois militaires et exceptionnels)
On» définies au Fascicule 61-titre II,
= charges d'exploitation des bâtiments,
QB = charges d'exploitation ferroviaires définies par le livret 2.01 du CPC (1) de la
Qex
b) États-limites de service (E.L.S.) SNCF,
= action du vent définie :
On doit montrer que la sollicitation de calcul agissante ne provoque pas le dépassement des W
- par le Fascicule 61 - titre II pour les ponts-routes,
limites de l'E.L.S. considéré : - par les Règles NV 65 pour les autres constructions, les valeurs du vent normal
- pour les contraintes : étant multipliées par :
. 1,20 aux E.L.U.,
^CJHn S = M et/ou N - 1,00 aux E.L.S.,
Qiv = action du vent sur les ponts-rails à vide,
= action du vent sur les ponts-rails en cours d'exploitation,
Qiv
< T lim S = V et/ou T = action de la neige pour les bâtiments définie par le Fascicule 61 - titre IV, sec-
Sn
tion II (Règles N 84),
- pour la flèche : T = variations uniformes de la température,

S = M ou M + N A0 - = gradient thermique prescrit par le marché (rapport de la différence A0 de


h
température entre les deux faces d'un élément à l'épaisseur h de celui-ci),
Qe = effet des variations de température sur les ponts-rails :
2.4. COMBINAISONS D'ACTIONS - dilatation des longs rails soudés,
2.4.1. Notations - gradient de température,
- variation de température.
On désigne par :
= ensemble des actions permanentes défavorables, Dans ce qui suit, pour les COMBINAISONS D'ACTIONS, il faut :
'-•min = ensemble des actions permanentes favorables, - prendre la combinaison la plus défavorable pour l'effet recherché, une même action
Qi = action variable de base (valeur caractéristique, y = 1), n'intervenant au plus qu'une seule fois dans la combinaison,
Qi = action variable d'accompagnement (i>l) : - choisir une (ou aucune) action parmi celles se trouvant derrière une accolade ({),
Voi-Qi= valeur de combinaison, - les valeurs entre crochets ([...]) ne sont généralement pas à prendre en compte.
Vn-Qi - valeur fréquente,
\|/2i-Qi = valeur quasi permanente, 2.4.2. États-limites ultimes (E.L.U.)
FA = action accidentelle.
On note : a) Combinaison fondamentale
G = valeur probable d'une charge permanente, - Formulation symbolique :
Qprc = charges d'exécution connues (en grandeur et en position),
Qpra = charges d'exécution aléatoires,
Qr = charges routières sans caractère particulier (systèmes A, B et leurs effets
annexes, charges de trottoirs) obtenues par multiplication des charges figurant au
Fascicule 61-titre II par :
• 1,07 aux E.L.U., il • Cas des ponts-routes :
•1,20 aux E.L.S., - i] I situation d'exécution :
• 1,00 aux E.L.S. pour charges de trottoirs, il •amer des prescriptions communes applicables aux marchés de travaux d'ouvrages d'art.
_ situation d'exploitation :
w 1,OW
|w
l,OQpra +1,3{[0,615T+0,50A6] 1,35. Q e
J
1,35[T] I[0,615T+0,30A0] l,35Gmax + G 1,3 (Qiv + 1,3 (0,615 . Q e
1,5

- situation d'exploitation : > - ;••'»• J«


' • - ;.;.' I d -
Combinaisons accidentelles
1,5 • Formulation symbolique :
W
1,3 {[0,615 T +0,50 A0]
35
1U5
Qr in + F À + V i i . Q i + 2 V2i.

où :
I Cas des bâtiments : = valeur fréquente d'une action variable,
• situation d'exécution : combinaison identique à celle des ponts-routes. ^Qj = valeur quasi permanente d'une autre action variable.

situation d'exploitation : Cas des ponts-routes :


0,6 \ pont de 1re classe
/ /0.77.W
QB 0,4 \ Q r pour / pont de 2e classe
1,5 ( W 0,77. S n
- min "Lt " 1FA " lj." ' ' pont de 3e classe
sn / Vo-Qfi
max "•" Q7W
1
'35-G '1 0,5 T
\ 0,77.W + i|/ 0 .Q B
1,35[T] 0,5 A0
0,77.S n + x)/ 0 .Q B
0,77. W +0,77. S n
I Cas des bâtiments :
0,75 . Q B
V|/0 = coefficient défini dans l'annexe à la norme NFP 06-001. 0,20. W
+ (0,65 . Q B +1\|/2.. T si le C.P.S. 0> le prescrit.
0,15. S n
• Cas des ponts-rails : 0,50. T
- situation d'exécution :
I Cas des ponts-rails :

1,35. Q e x + 1 , 5 . Qpr;
pr;i 0,8 1 voie
+ 1,3 {W + 1,3 (0,615. Q, Gmax + G min + FA + { 0,6 Qex pour 2 voies + (0,6 Q 0
'w i °' 4
1 > 3 voies
1,5

(D CoM r des prescriptions spéciales au marché.


2.4.3. États-limites de service (E.L.S.)
.situation d'exploitation:
• Formulation symbolique :
( Qex

Gmax +G m i n + Qiv ),6 . Qe


Qe

• Cas des ponts-routes :


2 4.4. Équilibre statique
- situation d'exécution :
H s'agit de cas délicats pour lesquels une analyse particulière est à faire. Par exemple :
Qpra
0,6 T _ pour une poutre-console, il faut considérer :
W
(Gmax +Qprc) + (G^ + Qprc) + ,
0,5 . A9 G+1,5Q B 0,9G
T IW
0,6 . T + 0,5 . A0
Ae
- situation d'exploitation :
- pour les bâtiments, il faut faire un calcul avec le maximum de précision (densité moyen-
Qr ne des aciers, poids minimal des cloisons stabilisatrices...).
Qrp
Gmax +Gmin + / AO + ((0,6 . T + 0,5 . A0) 2.4.5. Stabilité de forme
T Voir chapitre 11 « FLAMBEMENT ».
(w
2.5. REMARQUES
Cas des bâtiments :
situation d'exécution : combinaison identique à celle des ponts-routes. 2.5.1. Combinaisons d'actions et cas de charge
situation d'exploitation :
Combinaisons d'actions et cas de charge constituent deux notions distinctes (le CAS DE
/QB CHARGE correspondant à la répartition des actions de la combinaison d'actions sur la
0,77 . W structure).
QB
0,77 . S n Par exemple, pour une poutre-console, la combinaison avec Gmax et QB conduit aux cas de
W
+ { 0,77 . W + 0,77 . Sn (0,6 T charge suivants pour la détermination des sollicitations extrêmes :
QB + 0,77 . W
;
max +1 - S Q B CÀSfï) donne^ Mmax À
QB + 0,77 . S n ^^
et M
\QB + 0,77 . W + 0,77 . Sn min
0 ( avec : G m i n +l, 5QB et G min )
Cas des ponts-rails : Qg l,35G max+ 1.5Q B
CAS0 donne M Aitiax
situation d'exécution : A
0
e
+Qprcj + (Gmin + Qprc) + /w 1.35G.
{0,6 . Q@ CAS0 donne M max

Qe
0
2.5.2. Origine et nature des actions
Fonction de
Gmax et Gmjn désignent des actions d'origine et de nature différentes. D'où : le poids propre répartition
d'une poutre continue, dans toutes les travées :
- a la même valeur : Gmax (ou G^,,),
- entre dans les combinaisons avec le même coefficient : 1,35 (ou 1).

2.5.3. Actions variables


Les actions variables sont à considérer les unes après les autres comme « action de base » et 0,5
doivent être introduites dans les combinaisons d'actions de la manière la plus défavorable.

2.5.4. Cas des bâtiments


x=valeur du
Planchers-terrasses des bâtiments : considérer les charges d'exploitation ou les charges cli- 'Fonction de
caractère
matiques, mais non les deux simultanément. distributi Dn

Pour les IGH (1\ la dégression des charges d'exploitation s'effectue avant la prise en comp- J
te des coefficients : \j/0i, i|/u et \|/2i.

3. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX


| moyenne x=valeur du
3.1. VALEURS DES RÉSISTANCES Valeur caractère
caractéristique
La variabilité de la résistance (et des autres propriétés) du béton et de l'acier est prise en! d'ordre p
compte en définissant sur une base statistique, à partir des mesures effectuées en laboratoi-
On procède à la régularisation des courbes de répartition normales (gaussiennes) afin d'évi-
re sur éprouvettes, des RÉSISTANCES CARACTÉRISTIQUES.
ter les trop fortes dispersions (surtout lorsque l'on dispose d'un petit nombre d'essais) :
La VALEUR CARACTÉRISTIQUE d'ordre p d'un caractère déduit d'un ensemble dej
valeurs est la valeur de ce caractère telle que la population des valeurs qui lui est inférieure i Fonction
de
est égale à p (0 < p < 1). distribution
On définit ainsi la valeur du caractère considéré qui a une probabilité p, acceptée a priori,
de ne pas être atteinte.

(1) Immeubles de grande hauteur.


K, et K2 = « contraintes » fonction :
- du nombre d'échantillons essayés,
- de la résistance caractéristique à la compression du béton à 28 jours (voir paragraph
3.3.1.).
f« ; , Diagramme caractéristique

f •j Diagramme de calcul
ed^"-
3.2. ACIERS
3.2.1. Caractéristiques géométriques ;Es='2.105MPa
Les barres utilisées sont caractérisées par leur diamètre nominal : <I>
~Jsl
<|> (mm) 3 3.5 4 4,5 5 5,5 6 7 8 9 10 12 14 16 20 25 32 40
Section (cm2) 0.0/1 0,096 0.126 0,159 0,196 0,238 0,283 0,385 0,50 0636 0,79 1.13 1,54 2,01 3,14 4,91 8,04 12,57 1,00 pour les combinaisons accidentelles
Poids 0,056 0,076 0,099 0,125 0,154 0,187 0,222 0,302 0,395 0,499 0,616 0,888 1,208 1,579 2,466 3,854 6,313 9,864 ed
(kg/m) Y '^s ( 1,15 dans les autres cas
Ronds lisses
et barres HA
Fils HA (1) l
• • • • • • • ed
Treillis * *
soudés

(1) : diamètres 7 et 9 mm pour armatures préfabriquées seulement.


, -\f-
•U. ; ,

3.2.4. Caractères d'adhérence


3.2.2. Caractéristiques mécaniques
a) Coefficient de fissuration î]
f e = LIMITE D'ÉLASTICITÉ GARANTIE (résistance caractéristique).
On distingue : 1,0 pour ronds lisses et fils tréfilés lisses en treillis soudés
r\ = { 1,3 pour fils HA <ï>< 6 mm
- des ronds lisses :
FeE215 f e =215MPa 1,6 pour barres HA et fils HA $ > 6 mm
FeE235 f e =235MPa
b) Coefficient de scellement
- des barres à haute adhérence (HA) :
FeE400 f e = 400MPa
_ 1,0 pour ronds lisses
FeE500 f e =500MPa s
\ 1,5 pour barres etfilsHA
- des fils tréfilés HA et des treillis soudés formés de ces fils (TSHA) :
Fe TE 400 f e = 400 MPa : fils HA
3.3. BÉTONS
FeTESOO f e = 500 MPa : fils HA et TSHA
3
- des fils tréfilés lisses qui sont assemblés en treillis soudés (TSL) : -3.1. Résistances
TSL 500 fe= 500 MPa *c28 - résistance caractéristique à la compression,
fI - •
t2s - résistance caractéristique à la traction,
3.2.3. Diagramme contraintes-déformations
Le diagramme de calcul se déduit du diagramme caractéristique (idéalisé) par une affinité f t 2 8 = 0 , 6 + 0 , 0 6 . f c 2 8 (MPa)
parallèle à la droite de Hooke et de rapport l/ys.
soit, dans les cas courants :
fonction de la durée t d'application de la combinaison d'actions considérée
11,00 :t>24heures
f c28 (MPa) f,28 (MPa)
9 = ( 0,90 : 1 heure < t < 24 heures
25 2,10
30 2,40 0,85 : t < l heure
35 2.70
40 3,00
3 3.4. Retrait du béton
4
1,5.10 dans les climats très humides
3.3.2. Modules de déformation 4
2,0 . 10~ en climat humide, ce qui est le cas de la France métropolitaine
Instantanée à j jours d'âge (avec j < 28) : .1 j sauf dans le quart sud-est
3 3,0 . 10~4 en climat tempéré sec, tel que le quart sud-est de la France métropolitaine
000 \ / f
4,0 .10" en climat chaud et sec
À long terme : i 5,0 . 10"4 en climat très sec ou désertique

4. HYPOTHÈSES ET DONNÉES POUR LE CALCUL DU BÉTON ARMÉ


Pour j > 28 jours et fc28 < 40 MPa, on adopte (cf. § 3.4.2. chapitre « État limite de service
vis-à-vis des déformations » de l'ouvrage Maîtrise du BAEL 91 et des DTU associés) : On distingue deux types d'états-limites pour le dimensionnement (armatures et béton) :
- états-limites ultimes (E.L.U.),
c28 • de résistance,
• de stabilité de forme,
3.3.3. Diagramme contraintes-déformations
- états-limites de service (E.L.S.) atteints :
Diagramme parabole-rectangle : • par compression excessive du béton,
• par ouverture excessive des fissures,
(7,
• par déformation excessive.

OS = parabole du 2e degré 4.1. HYPOTHÈSES SUPPLÉMENTAIRES GÉNÉRALES VALABLES


tangente en son sommet S à POUR TOUS LES ÉTATS-LIMITES
l'horizontale.
Au cours de la déformation, les sections droites restent planes et conservent leurs dimen-
sions (principe de Navier-Bernoulli).
La résistance du béton tendu est considérée comme nulle.
Par adhérence, les déformations relatives de l'acier et du béton au contact sont les mêmes.
',28
4
-2. HYPOTHÈSE SUPPLÉMENTAIRE POUR LES E.L.S.
avec : En vertu de la loi de Hooke, les contraintes sont proportionnelles aux déformations relatives :
1,15 : combinaisons accidentelles
Al
1,50 : autres cas
On définit le coefficient d'équivalence par la relation : II. EXERCICE : COMBINAISONS D'ACTIONS
n = — = 15 (valeur conventionnelle) — ÉNONCÉ —
E
b
Pour l'ossature de bâtiment figurée ci-
^__Jàçrotère_ contre :
4.3. HYPOTHÈSES SUPPLÉMENTAIRES POUR L'E.L.U.
• Charges :
Le raccourcissement relatif du béton est limité :
• sur terrasse et les trois planchers :
- à 3,5/1 000 en flexion,
0 g = 17 kN/m2 permanentes,
- à 2/1 000 en compression simple. q = 17,83 kN/m2 variables
L'allongement relatif de l'acier est limité : (VI/Q = 0,77).
- à 10/1 000. • acrotères et façades :
G = 48 kN/m à l'E.L.S.,
Le dimensionnement à l'état-limite ultime est conduit en supposant que le diagramme des
déformations passe par l'un des trois pivots A, B ou C définis ci-dessous.
0 • vent :
18,00 m w = 5,60 kN/m2 à l'E.L.U.
Allongements^Raccourcissements^
• On se propose :
0 1) de déterminer les charges globales
pour une longueur unitaire de bâti-
ment, en supposant pour simplifier :
• que les planchers sont simplement
appuyés sur les poteaux, au niveau
du plancher haut du rez-de-chaussée
(RdC)
© ^^^^
(B)
(RdC) pour les charges verticales,
• que la base des poteaux est articulée
pour les charges horizontales.
• Pivot A Région 1
2) de calculer les efforts normaux
- Allongement de l'acier le plus tendu : es = 10.1Q-3 ; extrêmes à l'E.L.U. dans le poteau A.

pièces soumises à la traction simple ou à la flexion simple ou composée.

• Pivot B Région 2
— CORRIGÉ —
- Raccourcissement de la fibre de béton la plus comprimée : e^ = 3,5.10~3 ;
pièces soumises à la flexion simple ou composée. 1- CHARGES À L'ÉTAT-LIMITE ULTIME
L
• Pivot C Région 3 l- CHARGES VERTICALES

- Raccourcissement de la fibre de béton à la distance 3h/7 de la fibre la plus comprimée : Pour 1 mètre de longueur de bâtiment :
ebc=2.10-3; - Charges permanentes : g = (3 + 1).17 = 68 kN/m
- Charges variables : q = (3 + 1). 17,83 = 71,32 kN/m
pièces soumises à la flexion composée ou à la compression simple.
- Façades : G = 48 kN/façade
1.2. CHARGES HORIZONTALES
Pi . L - P 2 . J + PI — - P 2 —
W = w.h W = 5,60. 18= 100,80 kN 2 2
L^
appliquée à h/2 au dessus des fondations appliquée à 9,00 m au dessus du niveau
MB = 2

2. COMBINAISONS D'ACTIONS A L'E.L.U. D'où:

La formule générale des combinaisons d'actions à considérer à l'E.L.U. s'écrit : |p 2 et p2 mini


min IF, et pi mini
(0.77.W
|P2et p 2 maxi
0,77. S n
De la même manière :
1 3 + 1,3 {0,615 T
l,jj . ^-*niax * min
•- P 2 (L + /) + Pi — + P 2 . / L + -
1,35 [T] o,77.S n + V o . Q 2 2
M' VB . L = P2 (L + /) + pi — + P2 • / L + - =» VB =
0,77 W + 0,77. S „

Elle conduit à deux combinaisons d'actions lorsque l'on prend QB comme action variable
3.2. RÉACTION D'APPUI MAXIMALE EN A
de base :
l,35.G max +G min +l,5.Q B (1) a) Cas de charge
l,35.Gmax + G min +l,5.Q B +W (2) P
2~ G P^l, 35. 48 = 64, 8QkN
et à deux autres combinaisons d'actions lorsque l'on choisit W comme action variable de P=l,35g+l,5q p=1,35g
F 2 =48kN
base :
P1 = l , 3 5 . 6 8 + l , 5 . 7 1 , 3 2 = 1 9 8 , 7 8 k N / ' m
l,35.Gmax+ G min + 1.5.W + U.VO.QB (3)
l,35.G max +G min +l,5.W (4) p = 1 , 3 5 . 68=91, 80kN/m

Chacune de ces quatre combinaisons d'actions est à décomposer en cas de charge suivant L=7,50m
l'effet recherché (cas de charge = disposition des charges sur chaque travée de la structure). 1=2, 50m

b) Remarque

3. COMBINAISON (1) : l,35.Gmax + G min+ 1,5.QB Le poids propre des planchers, g, intervient sur toute la longueur de ces derniers dans Gmax.
Le poids G des façades est tantôt multiplié par 1,35 et tantôt par 1,00 dans la mesure où ces
3.1. INTRODUCTION
deux façades ne sont pas identiques ni composées des mêmes matériaux.
Sous l'effet des charges verticales, l'étude du bâtiment se ramène au schéma statique suivant :
c
) Réaction d'appui

P i . L - P z / + P 1 ^- P 2 ^ 64,80.7,50-48.2,5 + 198,78^ -91,80^

7,50

VAmax = 755,98 kN
3.3. RÉACTION D'APPUI MINIMALE EN A
a) Remarque
Compte tenu du rapport des portées L// =3, la part de VA due au poids propre des planchers
est:

VA = (9.p 1 - P2 )- / ^= 4 -^^ 'B


2.L L

I max
JV A p=l,35.g v max ^ Vent soufflant de B verg A
\ min vmax_v _W-h
VA VB
\ A ~ ~ 2.L f "lin <=> Vent soufflant de A vers B

Cas fle charge Pour VB, c'est l'inverse qui se produit.


E,= P 2 =1,35G
P
l= 4 8 k N 4.2. REACTION D'APPUI MAXIMALE EN A

P =68kN/m a) Cas de charge


p=68+1,5.71,32=174,98kNXm P1 = l,35.G P! = 1,35.48 = 64,80 kN
L=7,50m
1=2,50m P! = 1,35.68 + 1,5.71,32 = 198,78 kN/m
p 2 = 1,35.68 = 91,80 kN/m
c) Réaction d'appui
W = 100,80 kN
2 2 2 2 h =18,00 m
Pi . L - P2 . / + pi — - p2 — 48 . 7,50 - 64,8 . 2,5 + 68 ^_ - 174,93 ^- L = 7,50 m
2 2 2 2
VA = 1 = 2,50 m
7,50

VAmin = 208,49 kN b) Réaction d'appui

4. COMBINAISON (2) : l,35.Gmax+ 0^ + 1,5.QB +W VA = - 2.L


4.1. INTRODUCTION 2 2

L'effet du vent au niveau des fondations se ramène au schéma statique suivant : 64,8 . 7,50 - 48 . 2,5 + 198,78 ^°- - 91,8 ^)- 2

2
VA = ? — + 100,80 -l^W-
7,50 2 . 7,50
VAmax _ 755,98 + 120,96 = 876,94 kN (voir 3.2.c)
4.3. RÉACTION D'APPUI MINIMALE EN A 6 COMBINAISON (4) : l,35.Gmax + G mm+ 1,5.W
a) Cas de charge Cette combinaison d'actions est moins « agressive » que la combinaison (3) qui comporte
(Compte tenu de la remarque du paragraphe 3.3. a avec p, = g) : en plus 1e terme en 1,3.\|/0.QB, donc qui fait intervenir les charges d'exploitation unique-
ment dans les sections où elles induisent l'effet recherché (maxi ou mini).
¥ r = tO Kl>
P -G P 2 = 1.35.G , \ l
P 2 = g+l,B.q A P2 = 64,80 kN
2
4.MUUU,A / \\s si/ *\/ \J/^ f = 68 kN/m
^k J t®
P2 = 68+1,5.7
7 CONCLUSION - RÉACTIONS EXTRÊMES EN A
L
On a le tableau récapitulatif :
V
A ?F W = 100,80 kî
B
1_ 1 O f\t~\ »-_

REACTION
L = 7,50 m ,Max , min
1 = 2,50 m

COMBINAISON
b) Réaction d'appui
(1) 755,98 208,49
f r
i^- 2-^F.Y-F2y w h (2) 876,94 87,53
L 2.L 803,69 41,91
(3 )
2
2,50 Enveloppe 876,94 41,91
48 . 7,50 - 64,8 . 2,5 + 68 ^- - 174,98
2
VA = - 100,80 s NB. L'astérisque correspond à la combinaison d'action déterminante.
7,50 2 . 7,50
VAmin = 208,49 -120,96 = 87,53 kN I

5. COMBINAISON (3) : l,35.Gmax+ G mm+ 1,5.W + l,3.¥o.QB ]


:
5.1. RÉACTION D'APPUI MAXIMALE EN A 4\
Un calcul identique à celui effectué au paragraphe 4.2. avec
P! = 1,35 . 68 + 1,3 . 0,77 . 71,32 et W = 1,5 . 100,80 donne :
t
VAmax = 803,69 kN

! 5.2. RÉACTION D'APPUI MINIMALE EN A


I1
Un calcul identique à celui effectué au paragraphe 4.3. avec p2 = 68 + 1,3 . 0,77 .71,32 et
W = 1,5. 100,80 donne:
Vimin = 41,91 kN
CHAPITRE 3

ASSOCIATION
ACIER-BÉTON

I. RAPPELS DE COURS
1. DÉFINITIONS
Dans une section droite d'une poutre rectiligne, on utilisera la terminologie ci-après :

r0
£\ 0
0
f
\
ier lit i
_e
\— 2 lit f
'
> lits supérieurs ,»,
^ ' " '•'

^a,r,-
armatures d ' âme t

e
0 0 — 3 lit ) ". : . .
e
0 0 0 0 2 lit > lits inférieurs
0 0 0 0 _l«lit ) ••'-^

Files verticales
\ \
2. DISPOSITION DES ARMATURES _ ou deux paquets de deux barres,
_ ou une barre isolée et un paquet de deux barres,
c = plus grosse dimension du granulat utilisé (2,5 cm en général).

2 2.2. Horizontalement

Max
*
l,5.Cg

avec :
2.1. ENROBAGE eh = distance libre horizontale entre :
C'est la distance du nu d'une armature à la paroi la plus proche. - deux barres isolées, • • :jî >-3;!.t!^-i"

- ou deux paquets de deux barres,


- ou une barre isolée et un paquet de deux barres.
• •- • • '• ••&?•& e'TO ;-V' ? M' •
La distance entre axes des files verticales doit être telle que le bétonnage soit réalisé cor-
c (ou c t )=Max rectement entre elles (ménager le passage des aiguilles de vibration du béton...) :
1cm

avec :
*

(
c- j
5 cm : ouvrages à la mer ou exposés aux embruns,
3 cm : parois non coffrées soumises à des actions agressives,
parois exposées aux intempéries, aux condensations ou en contact avec un liquide,
ouvrages à la mer avec béton protégé par un procédé efficace,
[ 1 cm : parois situées dans des locaux clos ou couverts, non exposées à des condensations. À titre indicatif et sans que cela soit une obligation réglementaire, on peut prendre
<ï> = diamètre de l'armature considérée.
<î> w +<£ e (8cm si <t><25mm
S
2.2. DISTANCES ENTRE BARRES H= S
h+ 2 ~ ) l O c m si $2;
Les barres d'acier sont disposées :
- de manière isolée,
- en paquet vertical (jamais horizontal) de deux barres,
- en paquet de trois barres (non considéré dans la suite). 3. CONTRAINTE D'ADHÉRENCE
2.2.1. Verticalement 3.1. CONTRAINTE D'ADHÉRENCE MOYENNE
La contrainte d'adhérence moyenne est égale au quotient de la variation d'effort axial par
2. MaK.
le périmètre de l'armature :
dF
dF
dx
avec :
ev - distance libre verticale entre :
- deux barres isolées,
3.2. CONTRAINTE LIMITE D'ADHÉRENCE
Pour assurer un ancrage correct, c'est-à-dire empêcher le glissement de l'armature dans la
gaine de béton qui l'entoure, il faut limiter la contrainte d'adhérence à la valeur : (c'est-à-dire si la contrainte en B vaut fe) on a un « ANCRAGE TOTAL ».

avec :

1 : ronds lisses,
1,5 : barres HA courantes.

f t j = résistance caractéristique à la traction du béton à j jours.

3.3. ANCRAGE DES BARRES DROITES TENDUES ISOLÉES


3.4. LONGUEUR DE SCELLEMENT DROIT
En supposant TS = constante entre deux sections droites A et B distantes de /AB et soumises C'est la longueur nécessaire pour assurer un ancrage total sous contrainte d'adhérence Ts = tsu :
respectivement aux efforts FA et FB (> FA), on a :

71.
n.®

L
ÀB 1
AB - ' s

d'où:

On peut prendre pour les barres HA :


dF 30 35 40 45 50 55 60
fcj (MPa) 20 25
dx
i =• dF = 7t. 4>. i . dx 4 FeE400 41 35 31 27 25 22 21 19 18
n. <ï>
<t> 26 24 22
pour y s = 1,5 Fe E 500 51 44 39 34 31 28
d'où par intégration :
Remarque : si Aréel > Acalculé, on substitue à Zs la longueur d'ancrage /„ définie par :
F B - F A = J i . < D . T c . /AB
ce qui conduit à :

"s-'AB

v
cal
ANCRER une barre, soumise dans une section B à un effort de traction Fs axial, c'est assu-
rer, à partir de cette section, la transmission intégrale de cet effort au béton par adhérence.
>. r . T
d'où : 10. < que l'on écrit : F+ =0
'réel H 1
dF
soit:
- = (i. de
3.5. ADHÉRENCE DES BARRES COURBES 7t . « S . r . t
F+
Considérons un tronçon de barre courbe tendue, infiniment petit, représenté par sa ligne
moyenne AB d'ouverture d6.
Pour un tronçon courbe de barre AB d'angle au centre 6 et soumis à ses extrémités aux
On suppose que l'on est à l'état-limite de glissement (xs = Tsu). efforts FA et FB (> FA),
d6 <î>
,-.>•.<:/M A fc
dR */
-•>.• <T'Yïjt.*>
, . - i l t i » nO
1
F+dF ..- , .'; s . - • ir-tt-

par intégration entre A et B, il vient :

Le tronçon AB est soumis :


Log|F + - 1B
J A
Log
7l. «6 . r . TS.
- aux forces de traction F en A et F + dF en B avec dF > 0,
- à la force due à l'adhérence sur l'arc AB = r.dG : dT,
T^y
- à la réaction transversale du béton : dR.
Par projection des forces sur le rayon OB :
soit:
- F . s i n d e - d T . sin — + dR . cos — = 0 7t. <I>. r. t

soit puisque d0 et dT sont des infiniment petits : expression que l'on écrit :
dR = F.dG
SU
En désignant par jo, le coefficient de frottement acier sur béton, l'effort dR développe une
force tangentielle :
avec :
de sens opposé au sens du glissement de la barre.
Par projection des forces sur la tangente en B à la barre :
de
F + dF - F . cos de - (i . F . d0 - dT . cos — = 0
=0,4
dF - |a . F . de - n . <S . r . d0 . T = 0
Remarque :
l ies « ancrages à 60° » (0 = 120°) :
Cette formule est à rapprocher de celle concernant les ancrages des barres droites isolées
la formule pour les ancrages courbes s'en déduisant :
1) en multipliant FA par \\t,
8 =120'
2) en multipliant 7t.<ï>.Tsu./ABpari|/',
3) en faisant /AB = r.

4 2. RAYONS DE COURBURE DE L'AXE DES BARRES


4. ANCRAGE DES BARRES Ils résultent :
1) des conditions de façonnage des barres en posant r = p • <|) :
4.1. TYPES D'ANCRAGES D'EXTRÉMITÉ
On utilise le plus couramment : p=-0 (1) Ronds lisses Barres HA
- les « crochets normaux » :
Barres longitudinales p>3 P>5,5
Armatures transversales p>2 p>3

2) de la condition de non-écrasement du béton :

l 0,20.0 (l+--)v
f e
cj r

avec :
- les « retours d'équerre » : os = contrainte à l'origine de la courbure sous sollicitation ultime,
er = distance du centre de courbure de la barre à la paroi la plus proche,
l+2m

0=90'
r COUPE À_À

- les « ancrages à 45° » (0 = 135°) :

////////////////////////

-f-

8 =135 L
^s mandrins de cintrage respectifs ont des diamètres D > 5 < I > e t D > 1 0 * pour les barres longitudinales et D 2 3 *
" > 5 <(> pour les armatures transversales.
m = nombre de lits courbés simultanément,
fq = résistance caractéristique à la compression du béton à j jours.

3) des conditions propres à certaines formes de barres ou d'ancrages :


- courbes sur toute leur longueur, r et 0 étant fixés, on a donc deux possibilités :
- constituant les boucles de jonction de barres tendues (épingles à cheveux) 1) calcul de la longueur X.O du retour rectiligne d'extrémité si X,.<I> est connu :
Ll 2 .n.
r>0,35.<D. 1+ .v

avec :
f e = limite d'élasticité de l'acier, 2) calcul de la profondeur d'ancrage la si l'on connaît L
n = nombre de barres composant un lit,
b = largeur de l'élément.

4.3. MÉTHODE DE CALCUL D'UN ANCRAGE COURBE soit :

Pour l'ancrage courbe ABCD ci-dessous, soumis en D à un effort :

/.-*
que l'on écrit :

la=

4
-4. ANCRAGE TOTAL DES CADRES, ÉTRIERS ET ÉPINGLES
Rayons de courbure des cadres, étriers et épingles :
=
p.O (diamètre du mandrin de cintrage (voir § 4.2.) : D = 2r - O)
-enA:FA=0
L ancrage des cadres, étriers et épingles est considéré comme total si on respecte :
- en B : FB = FA + n . <ï> (À . O). tsu = À . n . &. isu
- en C : Fc = y . FB + y' . n . O . r . TSU = n . O 2 . TSU (A,. v|/ + p . V|/')

p . v|/' .f

d'où, après division par 7t.3>.tsu :


se chevauchant sur une longueur 1T,
soumises à deux forces égales et opposées.

. F 1
/ / / / /

Etrier Epingle
u Cadre Cadre
/ / / / ,'V 5 *

l *
' F"

On admet que la transmission des efforts d'une barre à l'autre s'effectue par compression

V de « bielles » de béton découpées par des fissures inclinées à 45° sur la direction des
barres.
10<t> Cette transmission n'est donc effective que sur la longueur :

5.1.2. Longueur de recouvrement lr

5=180' 0=135* 8=30' Chaque barre doit être totalement ancrée d'où :

• pour des barres rectilignes :

lr = ls + c si c > 5 <|>
5. JONCTIONS PAR RECOUVREMENT /, = /, si c < 5 4 >
Lorsque les longueurs des barres nécessaires dépassent les longueurs commerciales, on
peut rétablir la continuité des différents tronçons en utilisant l'adhérence. I pour des barres munies de crochets normaux :
On fait alors chevaucher deux tronçons successifs sur une certaine longueur appelée -ELEVATIOH-
« LONGUEUR DE RECOUVREMENT ».
On a parfois aussi recours :
- au soudage, lorsque l'acier est soudable,
- ou au manchonnage, pour les barres HA uniquement.
-VUE EH PLÀH-
5.1. RECOUVREMENT DES BARRES TENDUES
5.1.1. Transmission des efforts
• ronds lisses avec crochets CONSIDÈRE (p = 3) :
Considérons deux barres parallèles :
- de même type, lt = la + c = 0,6 • /s + c si c > 5 <)>
- de même diamètre <|),
si c <
- dont les axes sont distants de c,
- barres HA avec crochets « normaux » (p = 5,5) : P=2
lt = la + c - 0,4 • /s + c si c> 5 <
/r = /a = 0,4-/ s si c < 5 < T^
^ys^ ^s^y^Y^i^V^
' I I

Les plans des recouvrements doivent être cousus par des armatures transversales 1 1 1 1 1 1 Pr~r^,l,^f M
"11 1

niïnk, mf!
(cf. § 6.1.3. du chapitre 4 « TRACTION SIMPLE »). fe £
e
Remarque :
Si les deux barres ont des diamètres différents, la longueur de recouvrement /r doit être irTfTT
f
évaluée à partir de la plus grande longueur de scellement droit ls. e *e

5.1.3. Barres couvre-joints - Jonctions par chaînage


Les BARRES COUVRE-JOINTS sont utilisées pour transmettre les efforts entre deux
fe
ton TîT>, l "1f\ ri
i
^rTf
fe

barres situées dans le prolongement l'une de l'autre. Leur longueur est au moins égale à
2-L. 1 1 1 1 1
r\-r- i
*-TTT fflî!
4. F 3, 5 . F 2,5 F 2 . F 2 . F 2 , 5 . F 3, 5 . F 4 . F
* *

2.1. A
, Efforts développés par les barres en présence (F=—j—fe)
a
,-P
5.2. ANCRAGE ET RECOUVREMENT DES BARRES COMPRIMÉES ,.
EN PERMANENCE
Les ancrages de ces barres sont obligatoirement droits. =M »
Si le nombre de barres est élevé, les barres couvre-joints deviennent continues et ne se dis- 5.2.1. Longueurs d'ancrage /a et de recouvrement /r
tinguent plus des autres barres. On a un « CHAÎNAGE ».
Les extrémités des barres prenant appui sur le béton et la dilatation transversale ayant pour
effet de plaquer la surface des barres contre la gaine de béton, la longueur nécessaire pour
1 ancrage d'une barre comprimée est inférieure à la longueur de scellement droit /s. On peut
prendre :
- pour l'ancrage d'une barre comprimée isolée :

Règle : un chaînage de m barres de même diamètre comportant p coupures par longueur de j


scellement droit est mécaniquement équivalent à (m - p) barres continues. Par exemple pour le recouvrement de deux barres comprimées de même diamètre :
pour :
- m = 4 barres,
- p = 2 coupures par longueur de scellement droit, exception : pièces soumises à des chocs de direction axiale (exemples : pieux mis en
le nombre de barres utiles est de 2. Place par battage, zones sismiques) pour lesquelles :
5.2.2. Armatures de couture à disposer sur 1T
Barres HAÏ = 4 > _*«_ 500
s
Voir armatures transversales des poteaux (cf. § 4 du chapitre 5 « COMPRESSION FeESOO / 4 t su
SIMPLE »). / > < / j => type d'ancrage / s = 141 cm > /, = 30 cm => ancrage courbe

2. CALCUL D'UN ANCRAGE COURBE « À 45° »


II. EXERCICE : ANCRAGE TOTAL 2.1. RAYON DE COURBURE

— ENONCE — a) Rayon minimal


r1 = 5,5.$ = 5,5 . 3,2 = 17,60 cm
On cherche à réaliser l'ancrage total d'une barre <I> 32 HA à partir d'un point A situé à 30
ICC e en t>eton arme d e-paisseur « mi nie » b) Non-écrasement du béton
Enrobage :
*y:-:-x-:-x-:-:-x-:-x-:-:-
•:-\.-à 3cm
e
mi .
Si* c = Max ' 3,2cm
1 cm. ! 1 cm
h = 3 Ocm :

Rayon de courbure (en fait, la vérification est inutile si on respecte r > 5,55». On ne fait
• Matériaux :
donc le calcul qu'à titre d'exemple) :
• béton : fc28 = 25 MPa, ft28 = 2,10 MPa,
• acier : Fe E 500, r > 5,5.O.
— .v
• Enrobage des aciers : e = 3 cm.
avec :
• On se propose de déterminer les caractéristiques géométriques de l'ancrage •ur,
os = contrainte à l'origine de la courbure sous sollicitation ultime,
retour d'un crochet à 45° si nécessaire).

— CORRIGE —

1. TYPE D'ANCRAGE
Contrainte limite d'adhérence :
TSU = 0,6 . 1,52 . 2,10 = 2,84 MPa
1 : ronds lisses, A f
- e=A.O s +7I.O(?l 1 .<D)'I su
1,5 : barres HA.
1
d'où :
0,20 . 3,2 [SOO - ~ (30 - 3,2 - ^) 2,84J (1 + 0) 1
r> L £>f V ^ / J
25-0,8.2,84(1+0)1
r >r 2 = 11,56 cm
7l .
soit puisque A =
c) Retenu
117,60 cm
r > Max r = 17,60 cm = Max
r2 1 11,60 cm
avec :
2.2. LONGUEUR 1 = À.* DU RETOUR RECTILIGNE D'EXTRÉMITÉ

c 8
c = fc2 c = 25 MPa

Cr = distance du centre de courbu red el a îpaiss eur délai _^ <p ^ J j g j _ e . l 3 5 * = ^L


> e, infini et — = 0
barre à la paroi la plus voisine, pièce infinie J ' ^ VK|_ L* ' S

1 _L O ™

V~ v-1 1
©1jf
v_y AL*
'^i ' f ^(DÏ
JJj
^ "
n|ir e
avec * m ~~ nombre de lits c ^^ cimnltatipmpnt .• ^ -^ ^
D'où:
4 . $ X 1< D - / c ° r À , 0 > - 3 0 3 2 — 176
fe / i-c r ^su 2 ' ' 2 '
c][) ? d) 1.
r > 0 20 <ï> 1+ y A,! O ~ 7 6 c m - 2 3 8 <!>
-j
fcj
er
équation du 1 degré en r :
0 fe 3 2 500
S /s
4 , O " 4 -Tsu ~ 4 •2,84- 14 ° Cm
r fcj - 0,20 . O . — TSU 1 + ° v > 0,20 . <D fe- — ' l - C TSU 1 +° V
<ï> Cr O 2 Cr
!
qui donne : \[/ = e^ \j/ = e ' ~4~ = 2,566

4 ol / <D\ iir' — ,.,» ' ^ 01 A


0,20 . 0 li 2-y Tsu (1+ r V |i 0,4
<P ' V ê~l'
R
d'où:
f-0 f l + - l \t
l erj
141-3,2(5,5.3,916 + 2,38)
< > en — =/
/ = 25,1 cm => retenu / = 25 cm
CHAPITRE 4

TRACTION SIMPLE - TIRANTS

Û''f1
I. RAPPELS DE COURS
1. INTRODUCTION
Une pièce en béton armé est sollicitée en traction simple lorsque les forces agissant à
gauche d'une section droite S se réduisent au centre de gravité de la section à une force
unique N (effort normal) perpendiculaire à X et dirigée vers la gauche.
Le béton tendu étant négligé, le centre de gravité de la section droite doit être confondu
avec celui de la section des armatures.

(X)

ï. DIMENSIONNEMENT DES ARMATURES


2
-l- ÉNONCÉ DU PROBLÈME
Données :
B=aire de béton,
N u =effort de traction à l'E.L.U.,
Nser=effort de traction à l'E.L.S.
Inconnue :
À=section d'aciers.
2.2. CAS OÙ LA FISSURATION EST PEU PRÉJUDICIABLE 32. Section des armatures
Dans le cas où les aciers sont de la classe Fe E 500, le dimensionnement se fait à l'E.L U <J) _> 6mm si fissuration préjudiciable
(le calcul à l'E.L.S. est inutile). N ser
Fissuration peu préjudiciable : cas des pièces situées à l'intérieur des constructions et non *ser 4> 2 8mm si fissuration très préjudiciable
exposées à des condensations.
En traction simple, la section est uniformément tendue. II faut en outre Aser > A^,, (voir paragraphe 5).
En négligeant le béton tendu, les aciers équilibrent intégralement l'effort de traction N
avec un allongement unitaire maximal de 10/1 000.
Le diagramme de calcul os = g(es, fed) donne pour les aciers : 3. VÉRIFICATION DES CONTRAINTES
3.1. DONNÉES

A=(m-p)/'7/ =section utile d'aciers,


D'où la section d'armatures :
m=nombre total de barres,
p=nombre de coupures par longueur
de scellement droit,
B=section de béton,
II faut en outre Au > A^,, (voir paragraphe 5). N u =effort de traction à l'E.L.U.,
de traction à l'E.L.S..

Avant tout calcul, il faut s'assurer que A > Amin (voir paragraphe 5).
2.3. CAS OÙ LA FISSURATION EST PRÉJUDICIABLE OU TRÈS PRÉJUDICIABLE
Dans le cas où les aciers sont de la classe Fe E 500, le dimensionnement se fait à l'E.L.S.
(le calcul à l'E.L.U. est inutile). 3.2. VÉRIFICATION
>'/j^H
Sans objet si la fissuration est peu préjudiciable.
2.3.1. Contraintes limites des aciers tendus
AuxE.L.S. : o s = — < os
Fissuration préjudiciable: cas des pièces exposées aux intempéries ou à des condensations :
limitation de la contrainte des aciers tendus.

• ronds lisses : os = ^r
3 fe 4. DÉTERMINATION DU COFFRAGE
fô,5f La section A d'aciers tendus est déterminée comme indiqué au paragraphe 2.
• barres HA : o~ = Max <
[ La section B de béton est obtenue en satisfaisant :
1) la condition de non-fragilité (cf. paragraphe 5),
Fissuration très préjudiciable : cas des pièces placées en milieu agressif ou des éléments 2) le bon enrobage des aciers,
devant assurer une étanchéité : limitation de la contrainte des aciers tendus. 3) les conditions de jonction par recouvrement des barres réalisant la section A d'aciers.

• ronds lisses : a = 0,8 —


3 ef
s
CONDITION DE NON-FRAGILITÉ
• barres HA : o = Max < La sollicitation fissurant le béton ne doit pas entraîner le dépassement de la limite d'élasti-
Clte
f e dans les aciers :
Bf
t28
m.Vfe h nn
X. L* m.À.fg
B H

*t
6. ARMATURES TRANSVERSALES

6.1. EN ZONE DE RECOUVREMENT i

6.1.1. Contrainte limite d'adhérence Du fait de la transmission à 45°, l'effort transversal et l'effort longitudinal sont égaux, il
faut donc que la somme des sections ZA, rencontrées sur la longueur ls soit telle que :
Voir paragraphe 3.2. chapitre 3 « ASSOCIATION ACIER-BÉTON ».
Z(At.fet) = m.A.fe
: ronds lisses,
7su=°'6-f-ftj avec:
: barres HA courantes.

6.1.2. Longueur de scellement droit


Voir paragraphe 3.4. chapitre 3 « ASSOCIATION ACIER-BÉTON ».
m.À.
f
Or sur la longueur /s, on a : ; ,

6.1.3. Armatures transversales


St
On admet que la transmission des efforts d'une barre à l'autre s'effectue par compression des
« bielles » de béton découpées par des fissures inclinées à 45° sur la direction des barres. D'où, pour m barres de même diamètre en recouvrement de part et d'autre d'un même plan :
A
tI / f _
s et
s ~

.-V5' t- /'=*.A

Cette transmission n'est donc effective que sur la longueur : /s = /,.- c


Pour des barres rectilignes : Par conséquent :

l r =l s +c si c > 5 .<J>

lr-ls si c < 5 .<

Considérons m barres de même diamètre se recouvrant avec m autres barres de part Les armatures transversales ainsi déterminées doivent être distribuées sur toute la longueur
d'autre d'un même plan P. ' 'r(et non ls seulement ; nous n'avons /r = /s que si c < 5O).
6.2. EN ZONE COURANTE 2 SOLLICITATIONS
s La fissuration étant préjudiciable, les calculs sont conduits à l'E.L.S.
t* a
N s e r =N G +N Q N ser =100 + 40=140kN N ser =0,140MN
a = plus petite dimension transversale de la pièce.

3. CONDITION DE NON-FRAGILITÉ
II. EXERCICE : TIRANT - FISSURATION PREJUDICIABLE A . f e > B . f,128 A > 2 0 . 20 —=1,68 cm2
500

— ÉNONCÉ — A > 1,68 cm

•Sollicitations de traction:
N G =100kN
4. ARMATURES LONGITUDINALES
20 cm HQ=40kH
•Fissuration préjudiciable. 4.1. ÉTAT-LIMITE DE SERVICE
•Matériaux: Ns 0,140 4 2
-Béton: f c 2 8 = 2 5 M P a , '6 m
20 cm
-Aciers: Fe E 500 HA.
A , = 5 , 6 0 cm2
• On se propose :
1) de déterminer les armatures longitudinales,
4.2. RETENU
2) de calculer les armatures transversales.
Résistance : A = 5,60 cm2
Non-fragilité : A>A m i n 5,60 cm2 > 1,68 cm2 O.K.

fissuration I => 4 $14 HA


— CORRIGE — Conclusion : <ï> > 6 mm
préjudiciable j A = 4 1,54 = 6,16 cm2

1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX

1.1. BETON 5. ARMATURES TRANSVERSALES


fcg = 0,6 + 0,06.fc28 (MPa) f,28 = 0,6 + 0,06 . 25 = 2,10 MPa s
-l. ZONE DE RECOUVREMENTS

1.2. ACIERS

fissuration _M °'5 fe -~ M X
/ °'5 ' 50° = 25° MPa
K
préjudiciable (MPa) \ 1 10 ^1,6.2,10 = 202 MPa
=> ô" = 250 MPa ^
Sur lr = /s, on va coudre le plan I-I. * ;

a) Longueur de recouvrement
tsu = 0,6.V|/s2.ft28 TSU = 0,6 . 1,52. 2,1 = 2,84 MPa
CHAPITRE 5
1 : ronds lisses.
1,5 : barres HA.

O COMPRESSION SIMPLE

b) Armatures transversales
A
Pour un brin <D 8 HA : A, = 0,50 cm
I. RAPPELS DE COURS
At 1 , 7 t . 1,4.2,84 1 1. HYPOTHESES
cm /cm
st 500 40,03 On considère conventionnellement comme soumis à une « COMPRESSION CENTREE »
tout poteau sollicité :
s t = 40,03. A, 1) par un effort normal de compression N,
d'où :
s, = 40,03. 0,5 =20 cm 2) par des moments n'intervenant pas dans les calculs de stabilité et de résistance des élé-
ments qui lui sont liés lorsque les excentricités sont faibles (point d'application de l'effort
cadres (B 8 HA : s, = 20 cm
normal à l'intérieur d'une zone déduite du noyau central par une homothétie de rapport 1/2).
Dans un poteau sollicité en « compression centrée » le centre de gravité du béton et celui des
armatures sont confondus.
5.2. ZONE COURANTE
s.= a cadres O 8 HA : st = 20 cm
2. ÉLANCEMENT
2.1. LONGUEURS DE FLAMBEMENT lf
6. SCHÉMA DE FERRAILLAGE

1*14 HA - E1ETATIOH - 14>14HA


62 cm ,, 62 o
-Jf- cadres <î> 8 HA st = 20 c»
\ ^/ 7^ Vl-^14 H*

) . •>!/ f-4 si/


1 V
. X, s -71 4> 14 HA
\ jx ' il, '
)S 1 ù
\ '77777 •77777-
\24>14 HA cadres 4>8 HA s t -20cm
cadres4> 3 HA s . = 20 cm ^~J
cadres <t> 8 HA s^-2 ) C K = 2.1n
encas -
trement
dans la
fondation;
sinon ln
2.2. ÉLANCEMENT
COUPE À A
2.2.1. Cas général
V

avec :
0

1= - = rayon de giration de la section transversale


r>
I = moment d'inertie de la section transversale (béton seul) dans le plan de flambement, =barre prise en compte
B = aire de la section transversale.
4)=barre non prise en compte
Le plan de flambement mentionné plus loin est celui pour lequel À = ^max-
Si A, > 35, seuls sont à prendre en compte les aciers augmentant le plus efficacement la rigi-
2.2.2. Cas particuliers dité dans le plan de flambement (pochées en noir sur la figure ci-dessous).
a) Section rectangulaire
Plan de flambement
II faut normalement envisager les deux possibilités : flambement dans le plan parallèle au
petit côté et flambement dans le plan parallèle au grand côté. En désignant par /fa et /^ les • 0 •

longueurs de flambement correspondant aux liaisons d'extrémité dans les sens a (parallèle
à la dimension a) et b (parallèle à la dimension b), on retiendra : 0 0 a

• o •
J B=ba ; X
* W> bll, l.a
.S&L
12
• B=ba ; ! = -£=>
V12
3.2. FORCE PORTANTE
b) Section circulaire
À l'état-limite ultime, le raccourcissement du béton sous compression centrée est limité à
2/1 000. Le diagramme des déformations correspond à la verticale du pivot C (voir para-
I=~ 4.1* graphes 3.3.3. et 4.3. chapitre 2 « BÉTON ARMÉ - GÉNÉRALITÉS »), d'où :
64
y fi j. j. uiiy cjiitîii L I^dLJL
B=-
(B)'v
X
y f
bu
O i
/—s se 2
^^^
XXJ1 f

3. ARMATURES LONGITUDINALES ^ï^l'vl f O^^•O&


0
• 9 /
\—ifj5*
3.1. INTRODUCTION - HYPOTHÈSES
0 2îi.
Toute barre longitudinale de diamètre ^ non maintenue par des armatures transversales
telles que s,< 15.O, n'est pas prise en compte dans les calculs de résistance. Section Déf ormat ions Contraintes
L'effort normal limite théorique est : Les aciers doivent équilibrer :
N u iim,th=B.f bu -"- rt
-"sc2 B •£bu
k'|3-Nu-Nb 0,9
L'effort normal résistant est obtenu par correction de la formule théorique avec :
- Br = section réduite de béton pour tenir compte de la sensibilité aux défauts d'exécution 0,85 0,85
notamment pour les poteaux de faible section transversale,
- 07(0,9.0,85) = facteur majorateur de la part de l'effort limite théorique relative au béton
pour tenir compte de la maturité de ce dernier à l'âge de sa mise en charge, D'où leur section :
- a = facteur réducteur affectant Nulim th qui tient compte des effets du second ordre q ue
l'on a négligés,
- °sc2 = 4d - fe/Ys Par simplification de calcul.
3.3.2. Sections extrêmes
D'où la condition à respecter : B = aire de la section de béton.
B
r - f c 2 8 . . fe On doit vérifier :
A.
0,9. v À
min 1 A <.
2
En réintroduisant £ = 0,85 avec 9=1 dans le cas des poteaux et f^, cette formule s'écrit : L4cm /m de périmètre
y
Yh À min =Max.
'0,2 B
100
u
bu +0,85.À.fed

max
avec :
Br = section réduite obtenue en retirant 1 cm d'épaisseur de béton sur toute la périphérie du Si A > Amax (en dehors des zones de recouvrement), il faut augmenter le coffrage.
poteau,
3.3.3. Dispositions constructives
1+0,2.— siA,<50 Sur chaque face, on doit vérifier :
0,85 35 i
a
0,85.
1500
si 50 < A, < 70
c!Min<
< 40cni
1
< a+lOcm
1,10 si plus de la moitié des charges est appliquée à j < 90 jours,
1,20 et } si la majeure partie des charges est
±-*-+ a=plus petite dimension
t ransversa1e
fc2g à remplacer par f cj j appliquée avant 28 jours,
1 dans les autres cas. 4- ARMATURES TRANSVERSALES
Les armatures transversales doivent maintenir :
1) toutes les barres prises en compte dans les calculs de résistance,
3.3. ARMATURES LONGITUDINALES 2) les barres de diamètre <I> > 20 mm, même celles non prises en compte.
3.3.1. Armatures calculées 4
-l- DIAMÈTRE
Le béton équilibre :
B r .f b u
0,9
4.2. EN ZONE COURANTE [. EXERCICE N° 1 : POTEAU - ARMATURES MINIMALES
C'est-à-dire hors recouvrements : —

1min
< — pour À_>Â m i n — ÉNONCÉ —
a+lOcm <— a=plus petite dimension transversale
40cm dans le plan de flambement
COUPE A À
^20
cm

r
4.3. EN ZONE DE RECOUVREMENT în.-'vtV.-xO
lQ=2,50m 20 cm
4.3.1. Longueur de recouvrement

<— cas courants, 60 cm


f 0,6.1S
lr= , <— pièces soumises à des chocs.
' 1s
• Sollicitations : Nu = 1 200 kN de durée > 24 heures.
• Moins de la moitié des charges agit avant 90 jours.
4.3.2. Armatures transversales
Dans les zones où il y a plus de la moitié des barres en recouvrement : • Matériaux :
• béton : fc28 = 25 MPa,
• aciers : Fe E 500 HA.
> 3 nappes au moins sur • Longueur de flambement : lf = 10 = 2,50 m.
• Enrobage des armatures : 3 cm.
Dans la pratique, on assure un léger dépassement (2<|> environ) des extrémités des barres • On se propose :
arrêtées par rapport aux nappes extrêmes. 1) de déterminer les armatures longitudinales,
Remarque : si lr est trop grand (ce qui est le cas lorsque /r = /s et non 0,6/s), on peut avoir un 2) de déterminer les armatures transversales.
espacement s't > s, courant, ce qui n'est pas acceptable. À ce moment là, prévoir
4 nappes et non 3 sur lr

5. COFFRAGE ! — CORRIGE —
La formule de l'effort normal ultime limite donne :
_ k
'P'Nu i 1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX
x
bu
1-1. BÉTON

On peut adopter par exemple : A/Br = 1 ^28


£=0,85. '•ni 1.1,5

— f
bu [ 1 2
ed - - ACIERS
0,9 100
— = 435MPa
Remarque : on peut chercher à atteindre À = 35 pour que toutes les armatures participent à fed=-
1,15
la résistance. Dans ce cas : (3 - 1,20. Ys
4.2. EN ZONE COURANTE EXERCICE N° 1 : POTEAU - ARMATURES MINIMALES
C'est-à-dire hors recouvrements :

150, .
1min — ÉNONCÉ —
a+lOcm < — a=plus petite dimension transversale
40cm dans le plan de flambement
COUPE À À
cm

r
4.3. EN ZONE DE RECOUVREMENT
I0=2,50m 20 c»n
4.3.1. Longueur de recouvrement

JO,6.1S <— cas courants. 60 cm


lr= . <— pièces soumises à des chocs.
[ 1s
• Sollicitations : Nu = 1 200 kN de durée > 24 heures.
• Moins de la moitié des charges agit avant 90 jours.
4.3.2. Armatures transversales
Dans les zones où il y a plus de la moitié des barres en recouvrement : • Matériaux :
• béton : fc28 = 25 MPa,
• aciers : Fe E 500 HA.
> 3 nappes au moins sur l r • Longueur de flambement : lf = 10 = 2,50 m.
• Enrobage des armatures : 3 cm.
Dans la pratique, on assure un léger dépassement (2<|) environ) des extrémités des barres • On se propose :
arrêtées par rapport aux nappes extrêmes. 1) de déterminer les armatures longitudinales,
Remarque : si /r est trop grand (ce qui est le cas lorsque 1T - ls et non 0,6/s), on peut avoir un 2) de déterminer les armatures transversales.
espacement s't > s, courant, ce qui n'est pas acceptable. À ce moment là, prévoir
4 nappes et non 3 sur /r.

5. COFFRAGE — CORRIGE —
La formule de l'effort normal ultime limite donne :
k.p.Nu 1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX
B >
bu
1-1. BÉTON
On peut adopter par exemple : A/Br = 1 f ~ f
bu - 0,85 . = 14,2 MPa
bu = °'85 •

l 2
- - ACIERS
0,9 100
e
Remarque : on peut chercher à atteindre X. = 35 pour que toutes les armatures participent à
Ys 1,15
la résistance. Dans ce cas : (3 = 1,20.
2. ARMATURES LONGITUDINALES A RMATURES TRANSVERSALES EN ZONE COURANTE

2.1. SECTION CALCULÉE CHOIX DES ARMATURES TRANSVERSALES


Élancement pour une section rectangulaire : Armature minimale => on peut se contenter d'un cadre général :
, If fÏ2
= 43,30
20
Coefficient P :

X<50=>P=1+0,2

Le béton équilibre :
-12 = 4 mm < <ï>t < 12 mm
B (0,60 - 0,02) (0,20 - 0,02) 14,2
N
Nb- ^
~ 0,9 0,9 => 1 cadre 4> 6 HA
N b =l,65MN Pour 3 cm d'enrobage :

Les aciers doivent équilibrer : 3 + 0,6 + — = 4,2 cm


2
k.p.Nu-Nb k = 1 car moins de la moitié des charges est
N =- 60 - 2 . 4,2
0,85 appliquée avant 90 jours, =» c = - - = 25,8 cm
2
N = = - 0,09 MN c ' = 20-2.4,2 =11,6 cm

d'où: (40i i cm c = 25,8 cm (40 cm


c et c < Mm < 30 cm = Mm
Ns < 0 => Le béton est surabondant ; il suffit (a + 10 cm c' = ll,6cm \20+10cm
de prévoir la section minimale.

3.2. ESPACEMENT
2.2. ARMATURES MINIMALES

{
sans objet car A =
u = 2(a + b) = périmètre (m) u = 2(0,60 + 0,20) = 1,60 m
s t < Min ( 40cm 40cm
B = a.b = aire béton (cm2) B = 60 . 20 = 1 200 cm2 20 +10 = 30 cm
/ 2/
+ 10cm
14 cm / m => cadres <S> 6 HA s, = 30 cm
U. 1,60 = 6,40 cm2 g
depérimètre / 1 ^rvn
Amin --Max'
A Max
\ . = Max o,2 0 = 2,40 cm
0,2-?- \ 100
100 4
ARMATURES TRANSVERSALES EN ZONE DE RECOUVREMENT
2
A = A min =6,40cm On arrête tous les aciers longitudinaux dans la même section.
2
soit : 6 O 12 HA : A = 6 . 1,13 = 6,78 cm Longueur de recouvrement :
TJ
i barres HA Fe E500 => /s = 44 <ï> <I> 12 HA : /s = 44 . 1,2 = 53 cm
6,78 cm2 < 60 cm 2 = 5 O.K.
100 aciers comprimés => /r = 0,6 /s lr = 0,6 . 53 = 31,8 cm
Nappes sur recouvrements : • On demande :
1) de vérifier la section minimale d'armatures,
2) de calculer la force portante limite du poteau,
3) de déterminer les armatures transversales.
, 31,8-2.2.1,2
• 3 nappes au moins 3 Cadres <£> 6 HA s,- —^— -=13,5 «13 cm

soit s't = 13 cm < st en zone courante.


— CORRIGÉ —

1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX


5. SCHÉMA DE FERRAILLAGE
1.1. BÉTON
'c28 25
£'bu= 0 , 8 5 . £=0,85. = 14,2 MPa
COUPE AA - 1.1,5
2<1>12 HA
2 * 12 HA x 60cm x

2 <i>12 HA cadre <1> 6 HA 20 I

1.2. ACIERS
6 <î> 12 HA CAfl
cadres § 6 HA - - = 435 MPa
s , = 3 0 cm
1,15

3 cadres <j> 6 HA
,13cm 31cm 12. SECTION MINIMALE D'ARMATURES
"l3cm u = 2(a + b) = périmètre (m) u = 2.2.0,30 = 1,20 m
c, t 12 HA 2 5 cm B = a.b = aire béton (cm2) B = 30.30 = 900 cm?

4cm /m 1 4 . 1,20 = 4,80 cm


de périmètre
B
0,2
100
III. EXERCICE N° 2 : FORCE PORTANTE D'UN POTEAU
=> A = 4 . 2,01 = 8,04 cm2 > Amin = 4,80 cm2
— ENONCE —
B C 900 2
A >< Amax = 5 A ma x = 5 — = 45 cm
4 <£»16 HA Toô
• Matériaux :
• béton : fc28 = 25 MPa, => A = 8,04 cm2 < Amax = 45,00 cm2 O.K.
• aciers : Fe E 500 HA.
• Longueur de flambement : lf = 2,80 m
30 cm 3- FORCE PORTANTE
• Moins de la moitié des charges appliquées
Le béton équilibre : B r =(a-2cm)(b-2cm)
avant 90 jours.
• Charges de durée d'application supérieure à
30 cm 24 heures.
Les aciers équilibrent : ARMATURES TRANSVERSALES EN ZONE DE RECOUVREMENT
_ k.p.Nu-Nb
• î ~ On arrête tous les aciers longitudinaux dans la même section
0.85
D'où la force portante : Longueur de recouvrement :
section | . _ /f "(\2 barres HA Fe E 500 => /s = 44 O /s = 44 . 1,6 = 70 cm
i —r Ai ^ —
rectangulaire | a aciers comprimés => /r = 0,6 /s /r = 0,6 . 70 = 42 cm
30
Nappes sur recouvrements :
32,33
A,<50 p= 1+0,2 = 1,171
35

k = 1 car moins de la moitié des charges est 42-2.2.1,6


appliquée avant 90 jours, 3 nappes au moins 3 CadrCS <ï> 6 HA ' =17,8 cm
sur lr-44

k.p.Nu = Nb + 0,85A.fed 1,237+0,85.8,04.10 4


.435 soit < s, en zone courante.
N =
1.1,171
>Nu=1310kN

IV. EXERCICE N° 3 : POTEAU -


4. ARMATURES TRANSVERSALES EN ZONE COURANTE GRANDE DIMENSION IMPOSÉE
4.1. CHOIX DES ARMATURES TRANSVERSALES
— ÉNONCÉ — ;
5T ~* 11,00m "' : ' • > -
1 cadre 30 cm ^ t

Ùf70)) 1 , 4 0 m
.• • • Actions sous plancher niveau 1 1,00 .ni :*
- permanentes : NG = 2 355 kN
30 cm - variables : NQ = 534 kN :
1 cadre pour tenir les 4 barres : (b) - plus de la moitié des charges appliquée
avant 90 jours.
> t > - 16 = 5,3 mm 5, 40m «Matériaux : - i
t = 6 mm •& - béton :fc28 = 25 MPa,
> < 12 mm
ÇjDT ' 0 } - aciers : Fe E 500 HA,
- enrobage des armatures = 3 cm.
4.2. ESPACEMENT

/min
s, < M i n / 4 0 c m
1 a+ 10cm
si A > A .
{ 15. 1,6 = 24cm carA>A m i n
40cm
30+10 = 40 cm
- s.

• On se propose :
1) de dimensionner le poteau,
=> cadres <I> 6 HA s, = 24 cm 2) de calculer les armatures longitudinales et transversales.
— CORRIGÉ — Sollicitation agissante corrigée : î *'!> " " * '^m
;.-.; k P Nu • ; "l- k = 1.10 car plus de la moitié des charges est
i'.: '•''• appliquée avant 90 jours.
1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX ' • •• •• ; : • ' k . p . Nu =1,10. 1,125. 3,98 = 4,93 MN
1.1. BÉTON Conclusion
i
Nb x k . p . Nu Nb = 7,30 MN > 4,93 MN = k . p . Nu
c28
f,=0,85.
'bu bu =3 b = est la grande dimension du poteau.
,,- ov i.l.
3. DIMENSIONNEMENT DANS L'HYPOTHÈSE OÙ b = 70 cm > a >
1.2. ACIERS • '•;••' •'•«
Équation donnant a : ^
fed=- C-S-Bi
Ys x=-

2. SOLLICITATION À L' ÉTAT-LIMITE ULTIME


N u = 1,35 . N 0 + 1,5 . NQ Nu = 1,35 . 2 355 + 1,5 . 534 B. ^°' M ' 9 L= 0.2248. P ^
Nu = 3 980,25 kN = 3,98 MN 435
-0,85
"!+"'85^ 0,9 Tôo
soit avec : Br = (a - 0,02)(b - 0,02) m2 :
3. COFFRAGE 0,2248 . p
+ 0,02 = 0,33 . P + 0,02
a +0 2 ' 0,70 - 0,02
3.1. DIMENSION IMPOSÉE =b^Ô2 '°
Épaisseur de la poutre du plancher b = 0,70 m
L,V i^- 'f'f d'où le tableau de calcul par approxima-
En partant de A = 35, nous avons a = = -rp-,
3.2. INTRODUCTION
Si l'on adoptait un poteau carré de 0,70 m de côté, la charge qu'il pourrait supporter, sans lions successives (mais voir remarque ci-après) :
armatures, serait :

N b = a68^ = 7,,OMN a (m)


. 5,60 /Ï2"
a
P=l+0,2
,35j -î
a = 0,33 . p + 0,02

Longueur de flambement : 0,56 34,64 ,196 0,415


0,415 46,75 ,357 0,468
en supposant le poteau plus raide que les poutres du plancher :
0,468 41,45 ,281 0,443
k=lo l{= 11,00 -5,40 = 5,60 m 0,443 43,79 ,313 0,453
Élancement : ,299 0,449
0,453 42,82
section | 0,449 43,20 ,305 0,451
560/12
À=- A- 7Q -27,7
carrée J
Coefficient P : Retenu :

A<50=>p=l+0,2 H..*«(^)°-M
Remarque : le dimensionnement que nous venons d'effectuer repose sur la formule du § « 4 3. SECTIONS EXTRÊMES H ,,.
des rappels de cours établie pour un pourcentage d'armatures A/Br = 1 %. En adoptant u 2
4 cm / m
pourcentage d'armatures plus faible, on aboutit à une section de béton plus grande t . 2 (0,70 + 0,45) = 9,2 cm
meilleure solution est celle conduisant au coût minimal de l'élément.

4. ARMATURES LONGITUDINALES
A -S--
Î de périmètre
022 —
°' 100

A max =
100
= 157,5 cm
100
4.1. EFFORT NORMAL ULTIME
A ^ A < Am Arain = 9,20 cm2 < A = 30,71 cm2 < An
Charges sur plancher niveau 11,00 m : = 3 980,25 kN = 157,5 cm2
Poids propre poteau : = 44,65 kN
1,35(25 kN/m3. 0,70 . 0,45 . 4,20) 4.4. RETENU
4 . 4,91 = 19,64 cm2
Nu = 4 024,90 kN
4 . 3,14 =12,56cm 2
• Nu = 4,02 MN

30,7 I c m 2 < A = 32,20 cm*


4.2. SECTION RÉSISTANTE
Élancement :

section \ ltfÎ2 560 /Ï2~ 5. ARMATURES TRANSVERSALES


!=>A, = - A, = r^—=43,11
rectangulaire | a 45
5.1. CHOIX DES ARMATURES TRANSVERSALES
Coefficient (3 :
K > 35 => on ne prend en compte que les aciers longitudinaux augmentant le plus efficace-
43,11 ment la rigidité dans le plan de flambement, donc toutes les armatures puisqu'il n'y a pas
= 1+0,2 P= 1+0,2 = 1,303=1,30
35 35 de barres intermédiaires sur les petits côtés :

Le béton équilibre :

NK = -^
(0,70 - 0,02) (0,45 - 0,02). 14,2 g «J '

0,9 0,9 c' a = 4 5 cm

Les aciers équilibrent :


Nb = 4,613 MN
• • • •

k.p.Nu-Nb
0,85
k = 1,10 car plus de la moitié des charges est 1° . c L e ,
b = 7 0 c m > l , 1 .a=50cir
appliquée avant 90 jours.
1,10. 1,30.4,02-4,613
Q85 -= 1,336 MN
= 10 mm
D'où leur section : è
Y < 12 mm
<12mm t~
N, 1,336 4
A= A = —-— 10 =30,71 cm 2
'ed 435 [40cm (40cm
c et c < Mm < cetc'<40cm = Mm
1 a+ 10cm
•3J Suivant b pour 3 cm d'enrobage avec SCHÉMA DE FERRAILLAGE
V 2 <|> 25 + 2 <)> 20 :
5,62
>2,5^ t =2,5 70 - 2 . 5,62 - KLHVA11UN -
5,62 cm = 19,6 cm -f •-LStî^

f ] -flO cm
'\
0,88
• -f
c- 19 cm < 40 cm
Ljn~"2~--2~J-2~' I
Suivant a pour 3 cm d'enrobage avec 2 <f> 25 : X

.-JS*
[3,0-0,5-1,25]^- ^'
3.1,0 5,62 cm => c' = 45 - 2 . 5,62 = 33,8 cm ^
2 cadres <^10 HA
c' = 33 cm < 40 cm 2 </>25 HA tous les 30 cm
3 cm

5.2. ESPACEMENT EN ZONE COURANTE 2 . 2 ^ 2 0 HÀ


2 ^ > 2 5 HA
15. è,
T , si A > A .
/mm | 15 . 2 = 30 cm 5,60 m
st<Min{40cm s t < Min / 4 0 c m
a + 10cm 145 + 10 = 55 cm
•*
4,5 ' r13 '
cadre ()) 10 HA s t =30cm t f\
3 . 2 cadres </>10 HA 4 * 22
53 66 cm
5.3. ZONES DE RECOUVREMENT cm
22
On arrête tous les aciers longitudinaux dans la même section 2 . 2 £ 20 HA
~--s Su^" ls- -i •* "1
4,5 ' 10 cm 1
Longueurs de recouvrement : ^ ~~^..
/

barres HA Fe E 500 => /s = 44 <|> <|> 25 HA: /s = 44.2,5= 110cm 1 j


1 '^A. F
1
< l > 2 0 H A : / s = 4 4 . 2 , 0 = 88cm
aciers 0 25 HA : /r = 0,6 . 110 = 66 cm
=> / r = 0,6 . / s
comprimés (|)20HA: / r = 0,6. 88 = 53 cm
COUPE TRANSVERSALE -
Nappés sur recouvrements : 4 <fr 20 HA
recouvrement des <|> 20 : HA

:
V V V V
3(2cadres<)>10HA):s' t = - ' ' = 22,5 cm
o
d Ç3 c1

a=45cm
soit : s, en zone courante
2 cadres </>10 HÀ
r
> 3 nappes => recouvrement des <|> 25 : » p O, •

I sur l r -4^i 4 (<t> 25) > /r (<)) 20) => On conserve le même espaj b=70cm
cément que pour les <|) 20 :
soit : s' t =22cm
CHAPITRE 6

FLEXION SIMPLE

I. RAPPELS DE COURS
1. INTRODUCTION
Une poutre à plan moyen est sollicitée en FLEXION PLANE SIMPLE lorsque l'ensemble
des forces ou couples appliqués à gauche d'une section droite S est réductible, au centre de
gravité G de E, à :
- un couple M d'axe perpendiculaire au plan moyen (ou MOMENT FLÉCHISSANT),
- une force V située dans le plan de I, et dans le plan moyen (ou EFFORT TRANCHANT).
•V

(£)
Les effets du moment fléchissant M et ceux de l'effort tranchant V sont étudiés séparé-
ment. Le présent chapitre est consacré à l'étude des effets du moment fléchissant M. Pour
l'étude de l'effort tranchant V, se reporter au chapitre 7 « EFFORT TRANCHANT ».

2
- SECTION RECTANGULAIRE - FISSURATION PEU PRÉJUDICIABLE
2
-l- SECTION SANS ACIERS COMPRIMÉS
*•!•!. Dimensionnement à l'E.L.U.
On démontre que lorsque le pivot est A ou B (cf. paragraphes 3.3.3 et 4.3. chapitre 2
« BÉTON ARMÉ - GÉNÉRALITÉS »), le diagramme de contraintes parabole-rectangle est équi-
pent à un diagramme de contraintes rectangulaire :
- de hauteur 0,8.yu, En pratique, à condition que (ibu soit au plus égal à la valeur limite (ilu définie au para-
- de largeur f bu . graphe 2.1.3. ci-après, on peut retenir :
bu
f H'iMy,
--ad O.Sy

avec : z b = d [l - 0,6. jij si ^ < 0,275 (cf. § 2.3.1.) ou


sinon.

déformations diagrammes contraintes forces


21.2. Dimensionnement à FE.L.S. par compression du béton ;
parabole ^ rectan _
rectangle^ gulaire Hypothèses : -, . , -^ A
Équations d'équilibre : La distribution des contraintes dans la zone comprimée est triangulaire. La contrainte
Fbc = 0,8.b0.yu.fbu maximale de compression du béton est limitée à : I
z b =(d-0,4.y u )
Mu = Fbc.zb =* Mu = 0,8.b0.yu.fbu(d - 0,4.yu)
E
b £ bc = a bc
M. Yu
En posant : et OL--T V,
1 bc
N n = 15
d
M,,
on obtient : =0,8.a(l-0,4.a) et Au =
bu "ser

et par résolution de cette équation du deuxième degré en a :


a =1,25 ( 1 - ^ / 1 - 2 . ^ '
Méthode de calcul : Déformations Contraintes Forces
0=E s
Mu _y^ S b-
J-*u,, ~~ -i Ct OC —,
Équations d'équilibre :

ot=l,25 1 - . / 1 - 2 . U , F b c = - . b 0 . yi .o bc
2
a < 0,259 => Pivot A =* es = 10/1 000
a > 0,259 => Pivot B => ebc = 3,5/1 000
1-a
=^ £ s- e bc--^-
M s e r = F b c - Zbl = - • - CTbc d- —
3
Connaissant Mser, on pourrait tirer y, de cette équation, ce qui permettrait de calculer :
d-yi
d(l-0,4.a) O s = 15 . <Tbc .
yi
=> A u =
Mser Ainsi, lorsque iibu < |^,u, on est assuré que :
puis Aser =
1) la contrainte limite de compression du béton en service (0,6 fc28) n'est pas atteinte,
Mais en pratique, la considération du « moment limite ultime » rend inutile le calcul de 2) la contrainte des aciers tendus est égale à la résistance de calcul (fed).
Aser, comme on va le voir ci-après. La valeur numérique du moment réduit limite (i/u = M7u/b0.d2 f bu dépend des paramètres f e ,
2.1.3. Notion de moment limite - et 0y et ne résulte pas d'un calcul simple. Il existe des tables donnant les valeurs pré-
0
En principe, il faudrait retenir : A cises de n,/u. On dispose également de formules approchées (cf. paragraphe 2.3.2.).

TABLEAU DES MOMENTS REDUITS l


Mais, en pratique, les calculs montrent que l'on a Au > Aser tant que le moment agissant
ultime reste inférieur à une certaine limite Mlu (soit (ilu en valeur réduite), obtenue pour •=^fc28(MPa) 6 0,85 0,90 1,00
Au = Aser et qui dépend de : ^^"^-^. Béton
Aciers ^-*. '
y 20 25 30 20 25 30 20 25 30
1,35 2763 2960 3106 2940 3149 3304 3303 3538 3710
Fe E 215 1,40 2909 3110 3259 3097 3311 3468 3483 3723 3899
1,45 3057 3262 3413 3256 3474 3634 3666 3912 4091
Mser 1,50 3207 3416 3569 3417 3640 3802 3854 4106 4288
- 0 = facteur de durée d'application des charges. 1,35 2139 2372 2557 2275 2524 2721 2554 2835 3056
La valeur numérique de n;u est elle-même bornée à la valeur [isl pour laquelle l'allonge- Fe E 400 1,40 2265 2506 2697 2410 2668 2871 2708 2999 3229
ment de l'acier tendu atteint (dans le cas du diagramme bilinéaire de l'acier visé par les 1,45 2393 2643 2839 2548 2815 3024 2865 3168 3404
Règles BAEL) esl - fed/Es, car pour es < esl, on aurait os < fed et l'acier tendu serait mal utili- 1,50 2523 2782 2984 2688 2964 3180 3025 3340 3584
sé à l'E.L.U. Pour obtenir cette borne, il suffit de calculer : \isl = 0,8as/ ( 1 - 0,4as,), avec : 1,35 1903 2139 2330 2024 2275 2479 2270 2554 2784
re t bUU 1,40 2265 2463 2148 2410 2621 2412 2708 2947
EV 2019
• hc 3,5 /1 000 TS 500 1,45 2138 2393 2598 2275 2548 2767 2556 2865 3113
3,571000+ f e d /E 1,50 2258 2523 2735 2404 2688 2914 2704 3025 3283
'bc

TABLEAU DES MOMENTS REDUITS 10

0,259.d \fc28(MPa) 6 0,85 0,90 1,00


^^^Béton
Aciers ^^^^
y 40 50 60 40 50 60 40 50 60
1,35 3307 3439 3531 3517 3655 3752 3946 4098 4204
Fe E 215 1,40 3462 3595 3687 3683 3822 3919 4137 4290
1,45
1,50
3619
3777
3752
3910
3844
4002
3851
4021
3991
4161
4087
4258
jjijiii nenaiii mm
10 X.
1,35 2829 3020 3160 3010 3213 3361 3382 3608 3774
Fe E 400 1.40 2977 3171 3313 3169 3375 3526 3564 3795
1,45 3126 3324 3469 3329 3539 3692 3749 l!ii
1,50 3277 3479 3625 3492 3706 3861 1111
ACIERS <*sl ^sl
1,35 2620 2829 2986 2788 3010 3134 3132 3382 3569
Fe E 500
ce qui conduit aux valeurs suivantes : Fe E 215 0,789 0,4321 1,40 2762 2977 3137 2940 3169
3329
3339
3503
3307 3564
3485
iiinii
TL 500 1,45 2906 3125 3289 3095
Fe E 400 0,668 0,3916 1,50 3053 3277 3444 3253 3492 3669 1 111
•;•••>•
Illl
:;:[*!*;;H!h
Fe E 500 0,617 0,3717
Les valeurs grisées correspondent à (j,/u = iis/.
2.1.4. Conclusion . 2.1. Hypothèses .. î . ••; • • VMI- "fwu::*
Si |ibu < H/u on a A = Au calculé à l'état-limite ultime comme indiqué au paragraphe 2.1.] La section est considérée comme résultant de la superposition de deux sections fictives ®
avec : as = fed, le calcul de es étant alors inutile. et © :
d'=5'.d
- ou changer les dimensions de la section, À'
- ou bien augmenter la résistance du béton lorsque c'est possible,
- ou enfin prévoir des aciers comprimés calculés suivant les indications du paragraphe 2.2 d d-d1
ci-après.
À
On peut retenir en première approximation, pour fc28 = 25 MPa, et en remarquant que
pour f c28 et y donnés |J,,U est sensiblement proportionnel à 0 : , bo • ' S 1 .'

Fe E 400 ^ 0 , 3 0 . 0 Section Section(2)


10.'
Fe E 500 ^ = 0 , 2 7 5 . 0
A'.cf scu (d-d') à
et, quel que soit y = Mu/Mser : *u OU 5,
! À 2 .cr su (d-d')
= 0,186=0,8.Q,259.(l-0,4.0,259)</ilu
La section fictive © doit équilibrer Mu2 < 0,4 . MU à l'E.L.U.

Remarques préliminaires importantes :


2.2. SECTION AVEC ACIERS COMPRIMÉS Mfu
1) Lorsqu'à l'E.L.U., Mu = M /u (et donc, à l'E.L.S. Mser = M /ser = —-), la section
Des aciers comprimés ne sont strictement requis que, lorsqu'à l'E.L.U., M u > M lu (ou,
M (u M. A! d'acier tendu nécessaire à l'équilibre de la section (D peut, indifféremment, être
àl'E.L.S. M s e r >M ; s e r = avec y= calculée par l'une ou l'autre des deux formules :
M~

Mais il peut exister, dans la zone comprimée sous l'effet du moment agissant, des aciers capa- A [1]
bles de jouer le rôle d'aciers comprimés : par exemple sur un appui de poutre continue, des ' = Ï^T
W • ed1

ou Mfser
aciers inférieurs équilibrant des moments positifs en travée, mais prolongés jusqu'aux appuis.
A,=- [2]
Z
-COUPE BB- l/- a s,ser
Aciers supérieurs
A
tendus : À
avec :
>•> -..'• z b/ =d [1-0,4 a,] et a, = 1,25 [1-
,1- ua 1-a,
Aciers
Z, ; =d
^" Ct
°s,ser = 15
°bc a,
inférieurs
comprimés : À '
a u pouvant être lui-même obtenu par résolution de l'équation du second degré :
II faut dans ce cas, prendre garde que si la profondeur d'ancrage disponible pour ces aciers,
/a, est inférieure à leur longueur d'ancrage, soit 0,6 /s, la section à introduire dans les cal- a, M / scr ^u
1-
culs doit être réduite dans le rapport /a/0,6 ls (cf. remarque du § 3.4., chapitre « ASSOCIA-
TION ACIER-BÉTON »).
En identifiant [1] et [2], on voit immédiatement que : Quels que soient fe, fc28 et 67, on a toujours oscu = fed lorsque S' < 0,10, ce qui est générale-
Wl,{\ HT!-... ' V me nt le cas.

h\ Dimensionnement à VE.L.S.
[3]
M/ u ,
Compte tenu de la remarque 2 au § 2.2.1, la section A'ser nécessaire doit être telle que :
2) Lorsqu'à l'E.L.U., Mu > M/u (et donc, à l'E.L.S. M ser >M, ser = ), et que la section d>
A'ser • Osc,ser (d - > = Mser ~ M;Ser [5]

d'aciers comprimés n'est pas imposée, la section rectangulaire ®, sans aciers compri- avec CJ scser contrainte des aciers comprimés à l'E.L.S., déterminée par le diagramme

^
més, ne peut équilibrer au plus que M;U (ou, ce qui revient au même, au plus que M;S ) « figé » des contraintes :
et la section A[ d'aciers tendus nécessaire à son équilibre est donnée soit par la rela- 3
bc
tion [1], soit par la relation [2].
u sc,ser
La section d'aciers comprimés est déterminée pour équilibrer l'excédent de moment, et 1« — an
a~=15*Jbc (X
n
donc soit Mu - M,u, soit Mser - M/ser. 1.'

Comme pour la section © la situation est « figée », puisque :


Pour oci;, voir remarque 1 au § 2.2.1.
- à l'E.L.U., a, constant et ebc = 3,5/1 000 conduisent à un diagramme de déformations
invariable,
c) Conclusion
- à l'E.L.S., et]/ constant et la contrainte maximale du béton plafonnée à abc = 0,6 . fc28
conduisent à un diagramme des contraintes invariable, Finalement, la section d'aciers comprimés à retenir est :

dans un cas comme dans l'autre, la contrainte des aciers comprimés est invariable, et la
section A ' nécessaire pour ces aciers est donc proportionnelle à Mu - M/u (ou, ce qui est I A' (d-d')o scu
A' = Max < u = Max
équivalent, à Mser - M;ser). Il en est de même pour la section A2 d'aciers tendus qui lui A
ser set
fait équilibre dans la section fictive @. (d-d')a sC]Ser

2.2.2. Calcul des aciers comprimés dans le cas où ceux-ci ne sont pas imposés
En multipliant haut et bas le second terme de la dernière expression par le coefficient y et
On ignore a priori si la section cherchée résulte d'un calcul à l'E.L.U. ou d'un calcul à a f.
TE.L.S. en posant o = Min < » Min / ' , on évite le double calcul de A'u et A'ser et
Y-
'
a sc,ser
HT. sp.r
1^ Y'' - o sc,ser
s

a) Dimensionnement à l'E.L.U. il ne subsiste plus qu'une valeur unique :


Compte tenu de la remarque 2 ci-avant, la section A'u nécessaire doit être telle que : M
u- M /u [6]
A;,.a s c u (d-d') = M u -M ; u [4] A
~ ( d -d')a sce
avec oscu contrainte des aciers comprimés à l'E.L.U., déterminée par le diagramme de cal-
cul des aciers, à partir de leur raccourcissement escu : que l'on peut retenir comme valeur strictement requise.

6' La valeur approchée donnée en 2.3.3. pour asce évite tout calcul fastidieux de aH puis de

e sc =
"
3,5
1000 Œ
, s ,_
~ d
r^
et,
ï-«W
•2.3. Calcul des aciers tendus
a
' Cas où la section A ' des aciers comprimés n 'est pas imposée
Pour a,, voir remarque 1 au § 2.2.1. La section A' strictement nécessaire est déterminée par la relation [6].
L'équilibre des forces de la section (D exige de prévoir une section d'aciers tendus A2 telle aboutit à la valeur unique :
que :
A
_ M,u j. A '
CT
sce
[7]
- à l'E.L.U. : A2 . fed = A'u . Oscu Z
b/-fed ase
-l-o.,
- à FE.L.S. : A 2 . as,ser = A'ser. a^ avec : osser = 15 obc (pour au, voir remarque La valeur approchée donnée en 2.3.4. pour ase évite d'avoir à calculer y • as „„.
a,
au §2.2.1.). Remarques :
La section d'aciers tendus à retenir, A = Aj + A2, est donc égale à la plus grande des deux 1) L'anomalie consistant à avoir des contraintes différentes (fed et ose) aux dénominateurs
des deux termes donnant A n'est qu'apparente : l'expression [7] a bien été obtenue à
sections Au et Aser déduites des équations d'équilibre des forces :
partir des équations d'équilibre des forces.
A« n .f ef r i = —
z
la .,
+A ' ascu 2) Compte tenu de la relation [3] ci-avant, on peut écrire :
??*-.: V:. i w , . 1
M,,/ser
A c _ r .a = + A' .o

soit respectivement :
Pour des aciers Fe E 500, le rapport — peut varier, selon les valeurs de Y. 0,çJ,4Ç ^«2» J
^ i i . * - ''" ' ' • .= '•' , ? - ,rfAjr J', tCÏBi

Au = ^- + A' u y^ (entre 25 et 35 MPa) de 1,02 à 0,95.


Il en résulte que l'on commet une approximation en général par léger défaut sur le terme
. / ser ., sc,ser
ser = +A a
^~
11
s,ser
-^~
s,ser A' en prenant dans tous les cas ase = fed, mais que la valeur A =
M
/u
+ A'
a b/ • ed
Compte tenu de [1] et [2], les deux premiers termes des deux relations donnant Au et Aser peut néanmoins être retenue pour une estimation rapide de la section d'aciers tendus.
étant identiques :
oscu b) Cas où la section des aciers comprimés est imposée
A,,= ^+ A Soit Aî.ée) cette section.
La section A' à introduire dans les calculs n'est pas nécessairement égale à A'réel. Il faut en
Y' - 0s effet s'assurer tout d'abord que la longueur d'ancrage /a des aciers comprimés, de part et
d'autre de la section droite où agit le moment Mu est au moins égale à 0,6 . Zs (cf. note au
début du § 2.2.), c'est-à-dire prendre :
Compte tenu de [4] et [5], les deux derniers termes des deux relations donnant Au et Aser
permettent d'écrire : A' = Min
AL
réd
, O,6./s . , , j
M, u Mu-M/u :

u
zbl • Jfed
L
^+
(d-d')f ed
i* avec les conditions supplémentaires : " ,.
•4*
M
I/u ser-M / s e r Y-O sc , ser M/u Mu-M;u
••J " A' > —-—— sinon, on se trouve ramené au cas a) où la section des aciers compri-
fed ' (d-d')ascse
scse / y-o sser
sser z b; .f ed ' (d-d')y.o s ! mes n'est pas imposée,
0,4 . M u
D'où, en posant : * A' < à l'E.L.U., sinon, il faut modifier le coffrage (bQ et/ou d).

On procède alors de la façon suivante :


-G sc,ser ~ on calcule : M ul = Mu - A' . osce (d - d'),
la section d'aciers tendus A] qui doit équilibrer M ul est déterminée en calculant : 2 3.2. Moment réduit limite u/u ;
M.,i i l En supposant que pour les valeurs courantes de fc2g, la variation de (i/u est linéaire relative-
ment aux trois quantités : —, f e et 9y, on pose :
9

puis z b = d f 1 - 0,6 . ji J si |ibu < 0,275 (cf. § 2.3.1.) ou ° ' - ^, Sltl0]


l z b = d[l-0,4.o| On obtient pour Fe E 500 :
fc28 = 25 MPa '
_ asce
et enfin : A
ul
f 1i t\
A' 9=1 A . 1,5 + B . 25 + C . 500 = 0,3025
Z
b ' fed °se Y-1,5

c) Cas des sections à armatures symétriques


Voir annexe 1 en fin d'ouvrage et diagrammes d'interaction du § 5 au chapitre « FLEXION 9 =1 A . 1,45 + B . 25 + C . 500 = 0,2865
COMPOSÉE ».
, ' &«••- ,•. ?. &>!
.30:1 .u»t
y = 1,45
• -! <:Hl/I

2.3. FORMULES APPROCHÉES POUR L'E.L.U. f 30 MPa :.i;;V',i!'-.n


c28 =
2.3.1. Bras de levier zb à l'E.L.U. 9=1 A. 1,5 + B . 3 0 + C . 500 = 0,3283

La courbe z,/d = f(u.bu) est peu concave et sa concavité est tournée vers le bas. On peut la y=l,5
remplacer par une corde, ce qui va dans le sens de la sécurité. Cette corde peut être définie système linéaire admettant pour solution :
par deux points : A = 0,3220
zb = d quand |ibu=0, B = 0,0051
l
m,u=H/ u - C = -0,000613
.• - 74'-'
d'où une formule approchée pour Fe E 500 et fc28 < 30 MPa :
• ' •<«" C.500 = - 6,13.10 ~4.500 = - 0,3065

'$•• 10 4 fi lu = 3 2 2 0 . & y +5ll^--3100
(MPa)
Pour Fe E 400 et fc28 < 30 MPa un calcul du même type conduit à :
= 3440.^ -3 050
-LU
8
En adoptant u,,u ~ 0,275 qui correspond sensiblement à f e = 500 MPa, fc28 = 25 MPa, 6 = 1 (MPa)
et y » 1,4, on trouve :
Si f
zw=0,835d c28 > 30 MPa, il faut utiliser les valeurs tirées du tableau du paragraphe 2.1.3. Qtt,^»
d'où l'équation de la droite cherchée : formule approchée ci-après car la variation de \Lla n'est plus linéaire en 9y et -
9
z, M-,...
= l-0,6ji. V28
d ' 0,275 f,
9 *c28
Par conséquent on peut adopter comme valeur approchée par léger défaut : En remarquant que le rapport - - varie de façon sensiblement linéaire en fonction de . ,
^/u
on peut établir une formule approchée pour |0.,u dont le domaine de validité vis-à-vis de fc28
e
st plus étendu que celui des formules précédentes et qui est de la forme :
*c28
On en déduit pour 0 = 1 :
e
= ac + b => ''
oc,

On obtient ainsi la formule approchée suivante, valable pour les aciers Fe E 500 et quel qUe
soit fc28 < 60 MPa : avec pour valeur de la constante A :
A = a.f c28 +p
*e28
En adoptant une valeur moyenne de A pour y compris entre 1,35 et 1,50, on trouve dans le
cas des aciers Fe E 500 :
9 Y f
150-75. 0.7+1,75 (2,5-0.7)-ir
y - pour fc28 = 25 MPa : - — = 740
a,
2.3.3. Contrainte équivalente des aciers comprimés à l'ELU
Dans les cas courants (aciers Fe E 400 ou Fe E 500) la quantité 9.7.fc28/a, est sensiblement - pour fc28 = 35 MPa : = 870
constante pour fc28 donné : «1
9-yi c28 Fe3 E 400 Fe E 500 ce qui conduit à :
a . 25 + p = 740
0!
1 f
c28=25 30 35 25 30 35
a . 35 + P = 870
7=1,35
1,40
6 5 8 , 2 9 719,82
667,29 730,73
lisiii
wmï&zï
745,52
754,18
807,33
817,92
868,96
881,58
système linéaire admettant pour solution :
a =13
6= 0 . 85 1,45 675,84 mmm mmm 762,75 828,37 893,97 p = 415
1,50 6 8 4 , 2 4 ï?mmïM$M£ 771,23 838,64 905,73
écart (%) 3 .. 9 4,3 4,8 3,4 3,8 4,2 Le facteur correcteur à appliquer à 9.y.fc28/a1 pour tenir compte de la durée d'application

y=i 35 6 5 4 31 715,31 WMM 741,56 802,61 863,80 des charges peut être pris égal à :
1,40 662,80 wmm
725,79 749,78 812,92 875,85 k=l,02 si 0 = 0,9
0=0,90 1,45 670,92 msmm ï&pip^&p;;; 757,64 822,41 887,37 k=l,04 si 9 = 0,85
!.. 50 678.96 m$$M& !;;$ij?;iiijÊ;;j 765,49 832,19 898,74 d'où :
écart (y,) 3,8 4,2 4,6 3,2 3,7 4,0
9 . 7 . f c 2 8 - ô ' ( 1 3 . f c 28
pour Fe E 500
7=1,35 645,68 705,69 m&Mï 732,52 792,23 852,27
1,40 653,39 714,68 mmm 739,78 801,16 862,77
avec :
9=1,00 1,45 6 6 0 , 3 6 i;i;?;?;?;>ii?ii; 7 4 6 . . 87 809,85 872,95
1,50 667,12 &?!$$£ • •
••lii: 753,76 817,96 882,49
l,00sie=l
= { 1,02 si 0 = 0,9
écart ( X ) 3,3 3,6 4,0 2,9 3,2 3,5
1,04 si 0 = 0,85

Dans ce tableau :
'9.7.f c 2 8 -0,9ô'(13.f c 2 8 +415)K
- l'écart est mesuré entre les valeurs extrêmes pour fc28 et 0 donnés lorsque 7 varie ; pour Fe E 400
- les cases grisées correspondent à 7 asc > fed.
avec : SECTION RECTANGULAIRE - FISSURATION PRÉJUDICIABLE
3
r
l,00si0=l 0U TRÈS PRÉJUDICIABLE
1,02 si 0 = 0,9
3.1. ÉTATS-LIMITES D'OUVERTURE DES FISSURES
1,04 si 0 = 0,85
En plus de la limite imposée à la contrainte maximale du béton comprimé, on limite la
contrainte de traction des aciers à l'E.L.S. aux valeurs suivantes :
2.3.4. Contrainte équivalente des aciers tendus A2 :

• Nous avons établi au § 2.3.3. que, pour des aciers Fe E 500 et fc28 < 35 MPa : ronds lisses : o^=— tf
* Fissuration préjudiciable :
CO,5.£ F
| = 9. Y .f c 2 8 -ô'[13.fc28
c ed
a 'ï?.£ t j (HPa)

ronds lisses .2,


En posant k = — il vient
a. * Fissuration très préjudiciable :
barres HA :
13.f c 2 8 +415 (MPa)
sce g c
y I
• I • c28
Comme
3.2. NOTION DE MOMENT RÉSISTANT BÉTON : Mrb
' s,ser = 9 . Y . f cr 28 a,

nous pouvons retenir :


13.f c28 + 415 'bc
1
c28 K-l .A.Njil
9 . Y - f c28
soit :

f(13.f c 2 8 +415)K-9.y.f c ;

r
l,00si0=l Déformations Contraintes Efforts
avec : = <( 1,02 si 0 = 0,9
MOMENT RÉSISTANT BÉTON =jnoment pour lequel on atteint l'état-limite de service
11,04 si 0 = 0,85
par compression du béton (abc = abc ) lorsque la contrainte de l'acier tendu os est inva-
De la même manière, pour les aciers Fe E 400 et fc28 < 35 MPa, on peut établir que riable et égale à sa valeur à l'état-limite d'ouverture des fissures : as
0,9(13.fc28 + 415)K-9. Y .f cc28
On a donc pour n = 15 :
15. 'bc
'1,00 si 0 = 1 a, = d, =
15.a.bc +as
avec : K = { 1,02 si 6 = 0,9
, 1,04 si 0 = 0,85 = . b o. yi - obc
La représentation graphique de zb/d = f(|0,s) est la suivante :

d' \
M rb = F bc . z b = -= . b0 . yi . a bc . d • \
0,95
\
D'où le moment résistant béton réduit : \
\
\
M, \ !

\
0,89
\
\
\ £-, rH'i'<.'!j\?, (4
\
0,85 .-. -! • :uQ
3.3. CALCUL DES ARMATURES \
0,83 \
3.3.1. Cas où Mser < Mrb V
^\
0,81 ^^^^
On a a bc < a bc avec a s = a s d'où A' = 0. 0,80
i ser
Les équations pour le calcul des armatures tendues sont : \

0 , 0 0 1 0 , 0 0 5 0 , 0 1 0 0,015 0 , 0 2 0 0,025 »"«'b0~d2B£

'bc Pour une estimation rapide de Aser, à défaut d'une évaluation plus précise (cf. organigramme
avec : du § 8.3.), on peut utiliser une valeur approchée par défaut de zb qui conduit à une section
Aser par excès (pouvant atteindre, dans les limites du graphique ci-dessus, 10 % en moyenne) :
a
(relation dans les triangles semblables)
1-a 15
-°* 1 "ser
ser
15 .a.bc +os
^•^

On en déduit : 3.3.2. Cas où Mser > Mrb


Onao b c > a^ d'où i l faut d e s aciers comprimés A'. • ' . . • ' <
M =-!. a,2(l-ai/3)
On décompose la section réelle en deux sections fictives (voir paragraphe 2.2.1.) :
"30 1 - OC;
-i " b0d2as 30 1-cc, - une section fictive ©, de largeur b0, sans aciers comprimés,
• et] par résolution de cette équation du troisième degré en OC[ - une section fictive ©, sans béton, munie de la section A' d'aciers comprimés.
a
) Section A ' d'aciers comprimés
La section fictive © équilibrant Mrb, on a :
15. ÔT.
oc,1 =
15.07+0^
bc s
a. -5' 4. COFFRAGE DES SECTIONS RECTANGULAIRES
a sc = 15.07.-
bc „ a. Indépendamment d'autres conditions (relatives à la contrainte tangente, à la flèche, etc.),
il est obtenu en se fixant comme condition de ne pas avoir d'aciers comprimés.
J
bc

n=15 4.1. FISSURATION PEU PRÉJUDICIABLE

1-, s
H^ JL
MU
b 0 .d
Mser- Mrb *lu' f bu
A'=- dans la section ® avec A'
( d - d ' ) . a se

4.2. FISSURATION PRÉJUDICIABLE OU TRÈS PRÉJUDICIABLE


• ' j*; '.?« mo'i
b) Section Aser d'aciers tendus M
Dans la section fictive © sans aciers comprimés :
2
f Ulu
••', ••••••.•ii!j';.'j !M)q

, • ::, ,; , :ï.i.,a
bg.d .> Max< ' bu ;
. •'' ••.);••. i'if.'u/;;
M M
Aj = *_ avec z b = d 1, - — S ser
z •••;/ ,.'àui
b-as ''rb.V » . ^ »,'
Dans la section fictive @ avec aciers comprimés : *s/ï *****
5r
0 4.3. REMARQUE ^
A' . ^=r
A =A *
Pour déterminer la seconde inconnue du problème, une règle de bonne construction consis-
te à prendre : _
D'où au total :
-LU , i
+A ^5?
*^ ^^ Q,3.d<.b0<.0,5.d
ser

d.(l_ ±j 5. SECTIONS EN T
5.1. LARGEUR DE TABLE À PRENDRE EN COMPTE
3.4. CONCLUSION II faut considérer :
En cas de fissuration préjudiciable ou très préjudiciable, Aser étant la section calculée au § 3.3. I I
la section des armatures longitudinales tendues est obtenue comme suit : I I
I I
fissuration préjudiciable : I I
[FeESOO : A = A ser ii i r
{Fe E 400 : A = Max[A „ A ser] lt
\C> > 6 mm dans tous les cas
h/io -
fissuration très préjudiciable : r~__Arc_tg_ 2 / 3 . _
IA = A ser quel que soit f e
\<S> > 8 mm
De plus, on ne doit pas attribuer la même zone de table à deux nervures parallèles diff- p'où
e-
rentes. D'où en travée :

b b
—~
=— °= M ' <
Min & U
) 5 2.2. Calcul des armatures pour une section soumise à un moment positif
f T
a)CasoùMu<MTu • „*;
lt - entre nus des nervures de poutres,
/; = portée de la travée considérée. La zone comprimée a une forme rectangulaire de largeur b. ;
Mous sommes donc ramenés au calcul d'une section rectangulaire de largeur b (et non plus
b0). Le calcul des armatures s'effectue donc par la méthode exposée au paragraphe 2.1.1. à
5.2. DIMENSIONNEMENT À L'E.L.U.
partir de : »x
Pour les aciers Fe E 500, le dimensionnement est fait à l'E.L.U. lorsque la fissuration est
peu préjudiciable. Vto = -

Dans le cas d'une section soumise à un moment positif, comme la table est le plus souvent
surabondante vis-à-vis de la compression, on n'a généralement nul besoin d'aciers compri-
més. Nous ne nous intéresserons donc qu'aux sections en T sans aciers comprimés. b) Cas où Mu > Mfu
II ne faudrait pas conclure qu'il faut des aciers comprimés. Cela signifie seulement que la
5.2.1. Moment de référence zone comprimée a une forme de T : non seulement la table est comprimée sur toute sa hau-
teur, mais une partie de la nervure l'est également. On opère par décomposition de la sec-
Ce moment est un moment-frontière qui sépare les cas où la zone comprimée de la
tion réelle en deux sections fictives : *
section a une forme rectangulaire de largeur égale à celle de la table, de ceux où la zone
comprimée a une forme de T.
Il ne doit pas être confondu avec le moment limite ultime défini en 2.1.3. page 116. Il n'a f
évidemment aucune signification pour une section en T soumise à un moment négatif,
puisqu'alors la largeur de la zone comprimée est égale à la largeur b0 de la nervure. Dans
ce dernier cas, la notion de moment limite ultime reprend tout son sens.

f L
bu
M M
d u - ul+
llf r*
Section fictive ® : Fbc2 - (b - b0).h0.fbu = A2.fed
ho
Zb2=d-
2
Section Contraintes Efforts b-b0
M u2 = Fcb2 . Zb2 = (b - b0) . h0 d - - . f bu = MTu .
Moment équilibré par la seule table soumise sur toute sa hauteur à la contrainte uniforme
fbu:
Fbc = b.h0.fbu Section fictive © :
t b-b M ul
IU,=MU-MU2=MU-MTU.-V ,2 f
0 • ° • rbu
MTu = Fbc.zb
> a=1,25. (1-71-2. ^ bu ; ou formule approchée pour z b l si [Lba < 0,275 e 3.1. Moment de référence
Ce moment est un moment-frontière qui sépare les cas où la zone comprimée de la
>zbl=d(l-0,4.<x) (cf. paragraphe 2.3.1.)
section a une forme rectangulaire de largeur égale à celle de la table, de ceux où la zone
comprimée a une forme de T.
Il ne doit pas être confondu avec le moment résistant béton défini en 3.2. page 129. Il n'a
A,= évidemment aucune signification pour une section en T soumise à un moment négatif,
Z
bl • fed puisqu'alors la largeur de la zone comprimée est égale à la largeur b0 de la nervure. Dans
Total : ce dernier cas, la notion de moment résistant béton reprend tout son sens.
b-b
Au=-
À.N.
bl f ed

Pour la section fictive ©, rectangulaire, dans le cas où ^bu > n/u, on serait tenté de prévoir
des aciers comprimés afin de ne pas atteindre obc = 0,6 . fc2g sur la fibre de béton la plus
comprimée. Mais comme la table de la section réelle est capable d'équilibrer un effort de
compression largement supérieur à celui correspondant aux aciers comprimés que l'on dis-
Moment équilibré par la seule table entièrement comprimée pour atteindre as dans les
poserait dans la section ©, il est inutile de prévoir de telles armatures.
aciers tendus :
11
En revanche, il y a lieu de mettre des aciers comprimés dans la section fictive © si [iba > |is,
pour bien utiliser les aciers tendus à l'E.L.U. (as = fed comme vu au § 2.1.3.). Dans ce cas,
les calculs sont conduits avec :
Miser = - • b . tl0 . Obc . d- "
• le moment limite Ms/ (au lieu de M,u), as ho
• la contrainte ascu (et non osce) pour les aciers comprimés, avec
15 d-ho
• la contrainte fed (et non ase) pour les aciers tendus,
d'où : D'où:
M o
h
A'=- et A = - + A' d °
(d-d')o z
b • fed ed l
ed S 2
M - ° ~ bh
"Tser 30
avec :
a=l,25[l-N/l-2.n,/J
z b = d[l-0,4.a] Cette valeur est environ huit à quinze fois plus faible que MTu. On a donc, le plus souvent :
Mser > MTser, même lorsque Mu < MTu.
*ed
3,5 oc-ô' d' si e scu < E—
= S 3
- -2. Calcul de A s r

La zone comprimée a une forme rectangulaire. Considérer la section rectangulaire de


5.3. DIMENSIONNEMENT À L'E.L.S. la
rgeur b. À défaut de la valeur exacte du bras de levier z bl , il convient, pour un calcul
Le dimensionnement est fait à l'E.L.S. lorsque la fissuration est :
- préjudiciable a
Pproché, de prendre ici : z.bl, = d - —
a
- ou très préjudiciable.
b) Cas où Mser > MTser •••« ;> ; r Armature équilibrant ce moment sous une contrainte égale à f e :
• La zone comprimée a une forme de T. Non seulement la table est comprimée sur toute sa Mf \
' hauteur, mais une partie de la nervure l'est également. Le calcul exact exige des itérations 1 ftj . bo . h
A = -. 1 ftj . bo. d
(équilibre du moment de service à partir d'un diagramme des contraintes défini par O s pOUr Zb-fe 6 0,9 . d . => A =
= 0,9 . d ) d = 0,9 . h 6 . 0,9
°s h o _
les aciers tendus et abc compris entre ^ • , _ , et obc pour le béton le plus comprimé).
Pourcentage minimal d'armatures :
Le bras de levier est donné par des expressions approchées :
z bl = 0,99. d-0,4. h 0 Àmin ftj
- n --
hn Plancher des bâtiments, fe • •>? * ' >
ou
Attention, cette formule ne s'applique pas aux sections en T, qu'elles soient soumises à des
zbl=0,93.d Ouvrages d'art. moments positifs ou négatifs, et qu'elles aient été calculées comme des sections rectangu-
D'où: laires de largeur b0 (ou b suivant le signe de moment) ou décomposées en sections fictives.
Remarque : la vérification A > Amin ne s'impose :
fissuration préjudiciable:
- à l'E.L.U. que si jibu < 0,03
</>_> 6mm
avec : - à l'E.L.S. que si m < 0,0018.
fissuration très préjudiciable:
$2 8mm
6.2. CAS DES SECTIONS EN T
6.2.1. Caractéristiques géométriques et mécaniques d'une section en T, non armée
e tn o n fissurée . . » . , .
6. POURCENTAGE MINIMAL D'ARMATURES 1\
y1 . ,f
La sollicitation provoquant la fissuration du béton (at = f t2 g) de la section supposée non
L^ v
armée et non fissurée doit entraîner dans les aciers tendus de la section réelle une contrain- «
te au plus égale à fe.
h (§TJ-' v

6.1. CAS DES SECTIONS RECTANGULAIRES 7

Position du centre de gravité : ^


Contrainte de traction du béton dans la section supposée non armée et non fissurée :
~
(b-b 0 ).ho]
v = h-v'
À.N
Moment d'inertie :
h_
2 I = b0 . - + (b - b 0 ). — - [b0 . h + (b - b 0 ). h0] v,2

>2
-2. Section en T soumise à un moment positif
' Sollicitation de fissuration
^Mf^^M ^^i ^
I b0 . h2 6 h2 if Mf. v

È c =
t ï = f tj =>
• Section minimale d'armatures L'équation d'équilibre des forces s'écrit :
En prenant: zb = 0,9 d = 0,81 h
Mf soit :
On a: A
^min —

Les contraintes as et osc valent :


min
0,81. h.v d-y, y.-d'
o = 1 5 . a bc et o,_= 15 . o bc
Yi
6.2.3. Section en T soumise à un moment négatif L'équation d'équilibre des forces s'écrit alors :
Dans le cas où M < 0, la formule du paragraphe 6.1. ne convient pas, même si, pour les cal-
y d-y,
' - = 15 . A. a.bc
. culs en section fissurée, la zone de béton comprimée ayant comme largeur réelle celle de la - J\ Yi
nervure, la section en T est assimilée à une section rectangulaire de largeur b0. D'où en éliminant obc, on obtient l'équation :
La sollicitation de fissuration est : 2

M f L
f= ytiv4
r
^^ +15.A'(y 1 -d')=15.A(d-y 1 )

et la section minimale d'armatures est donnée par : qui traduit l'égalité des moments statiques par rapport à l'axe neutre de la zone comprimée
d'une part et des aciers tendus de l'autre ou, si l'on préfère, que l'axe neutre passe par le
rtmin
i ft, centre de gravité de la section homogène réduite. Pour cette raison, l'équation précédente
0,81-n.v'"fe est appelée « ÉQUATION DES MOMENTS STATIQUES ».
6.2.4. Remarques '.1.2. Section en T
• Le plus fréquemment, la vérification est faite pour j > 28 jours. Il convient alors de rem- Pour une section en T dont l'axe neutre tombe dans la nervure, yl est racine de l'équation
placer f t j par ft28 dans les formules précédentes. des moments statiques avec n = 15 :
• Une valeur plus précise de Amjn est obtenue en prenant : bn.
zb = 0,95 d = 0,85 h pour les sections rectangulaires
b.
0,97- 0,04 - pour les sections en T. Soit une équation du second degré en y, (y 2 - Sy j + P = 0) avec :
P = Yi-V' i < 0 => deux racines y, et y' l de
signes contraires,
f"(Yi) = b0 > 0 => concavité vers les f(yi) > 0.
7. VÉRIFICATION DES CONTRAINTES À L'E.L.S. D'où, pour une section en T, on commence
7.1. POSITION DE L'AXE NEUTRE Par regarder si elle se comporte ou non
comme une section rectangulaire de largeur b
7.1.1. Section rectangulaire (équation des moments statiques de la section
Considérons une section rectangulaire b0.d : rectangulaire avec b0 = b) :
f(ho) < 0 => ho < y t et l'axe neutre tombe f(hQ)<0 f(hQ)>0
r_-_-_-j dans la nervure => compor-
II
-1 1°^ tement en section en T, II

:d
r
d bc'
y
*(no) > 0 h0 > y j et l'axe neutre tombe V l
dans la table => comportement Section Section
A en T rectangulaire
en section rectangulaire de lar- bd
geur b.
7.2. CALCUL DES CONTRAINTES
"*' "i " 1
7.2.1. Cas des sections en T avec f(h0) < 0 1 p0UR LE DIMENSIONNEMENfT DES ARMATURES
h0 < y, et section en T. g.l. SECTION RECTANGULAIRE - DIMENSIONNEMENT À L'E.L.U. {
L'axe neutre est défini par :
:
'Sollicitations : ... > ,.-, . .... ^ «,
b ~
r À jf bc d
M ser . ' .;••;•' ,
r' ' '/J- ± ° 'Matériaux : ; -', i ..
fc28
^ —.'
f
f n n^ '
b b^,., b'
À
1 o|
- ' ' / n-15 ea 7S
,_Mu f -(-.-n R4fi nfi f
Vn T
A ~M 8 er
M
^
2 ^bu=bh dj ff
O' bu
+
TM^ub hn^
UQ) hn
UQ+4- n ( A -1-
n\s\ + AA ' )\yi
Yl \/, h-.
lu —l.~\
bol ^ i .(•. nAd
A J i•+•_nA
A > dJ ' = 0
rv l
•^ 9 P\u tiré
L ^
des
tableaux du '
Le moment d'inertie par rapport à l'axe neutre (zone comprimée considérée comme diffé- §2.1.3.
rence de rectangles ayant tous un côté commun avec l'axe neutre) vaut :
j . • , n
^>-jj\ "i ^n
0 ?^> ^ L..
<Jf ^X Méthode
\^J^A'=0 ^^S'^ exacte
>JA'^0 ÏMéthode
~ simplifiée
M
D'où les contraintes en posant : lu ^Iu- b 0 d f bu
1 a=1.25[1-\/1-2./tbu]
M
v ser — a Fe E 500
+415 K 435 MF
K- OKC = K . y, < Ohr ( 9.ï.fc28-Ô'(13 fc28 ) -
i\ "=;rp=S z =d 1
( 9.-y.fc28-0,9.6'(13.fc28+415)K <348 M P a F e E 4 0 0 b l -°. 6 -/'bul zb=d[1-0.4.o]
V '
_ rr / , ,\ 1 h
cisc- n . K(yi-d') A, _
M
U-M| U M
„ u
u
Osc= 15 . K ( y i - d ' ) (d-dK ce " U "Ved
G ~ n K(d vi) \ 1 J~~~^ f 3 as de
n is \Ï(A \ ~CTssifissurationpréjudiciable ou très préjudiciable. 3.=125[1-VTT^" ;£ nn^\ > vérification de
SÇbu u.uj^j [A mm
I
ZbpdII-D.4.0.,] Tjvérifier lA=jAul
7.2.2. Cas des sections en T avec f(h0) > 0 Arnin
1
h0 > y, et section rectangulaire de largeur b. A M|u
lA' "sce \/orifior A > A —0 93
f t -,Q

h fi
U
Faire b0 = b dans les formules ci-après ^bl ed U W
f e
i^ l(

7.2.3. Cas des sections rectangulaires


fw
(1)ousif c 2 8 S 30 MPa :
Dans ce cas les valeurs de y, et de I, sont données par les relations : t^^^OCV+Sl c
^^ 3 1 00 FeESOO
2 •>
0 « Vi DO Vi f 3440.0y +49. £c2a
30 50 FeE400
2— + n(A + A ) y i -n(Ad + A'd') =0 Ii = —=— + nA' (yt -d^ + nAfd-y!) 2 5
TION EN T - DIMENSIONNEMENT A L'E.
L.U. /M.)! 8 3. SECTION RECTANGULAIRE - DIMENSIONNEMENT À L'E.L.S.
i( • ",. • a '--'*, * '
b
'Sollicitations : d^S'df A
'Sollicitation :
M ; '
y V jf
u. "
Mser
'Matériaux :
'Matériaux :
V
f
c28 -û-
f Q Qr
-à. bU
_^ -^b' e

b ed ys '
J. o J. 15.ÔT"
s — bc
bc=3'5%°.
f+oQ—
izo 0 •6+0 '06 •f c2o'
^n
I
- _L rti . i
Mu d2(J
bc
M
'~ ser
1
- 5'
h
zb-d-oy
< A'=0
M
\ ser- M rb
Mser A ser
(d — d') (7SC

r
Appliquer l'organigramme
du paragraphe 8.1.
avec :
U Rei-tion \ u
^\ ec
Tu^ g ion
rectangulaire ^~~^
b-u-d
"X"
en T
"'u1 '"u "Tu-^

Appliquer l'organigramme
du paragraphe 8.1.
Méthode exacte
I
Abaque ou
...
tableaux
b?.d^.gs

| Méthode simplifiée

I
_ io j

'
40/i,+1
r
s
Zbï = d(1-^-)
avec :
bn=b Mu=Mu1 Mrb «se
M
A u M b h f
z
^A u1 ^~ o' O' bu
~" " b f ed u
zb.f d f ,
1 N M
ser
ser~ z^in
B=b0.h+(b-b
^ 0)hQ

^ b0.h2+(b-b0)h2D
V
2.B
v=h-v' Pas de
q 3
vérification de A m j n

f
A .A - I t28
u
'""" 0,81. h. v fe Vérifier A ser > A m j n =0,23-p-bg.d
i .,• P
:•"..•<!
8.4. SECTION EN T - DIMENSIONNEMENT A L'E.L.S.
II. EXERCICE N° 1 : FISSURATION PEU PRÉJUDICIABLE
.. SECTION RECTANGULAIRE AVEC ACIERS COMPRIMÉS

^Sollicitation : — ÉNONCÉ —
M•--et
A
'Matériaux :
V'
r ' COUPE ÀÀ
3cm

*s.
fl28=0.6«].Q6.fc28. 1 = 6, 85m j^ ± 55cm
->'•

60cm

-as d-ib
3 2
Vl
1 ser
30 (d-h0)
bh
*-*0 , 18cm

• Actions uniformément réparties de durée d'application supérieure à 24 heures :


- permanentes : g, = 5,30 kN/m (hors poids propre),
rectangulaire b x d Appliquer l'organigramme
Section en Tl> - variables : q = 22 kN/m.
n
du paragraphe 8.3.
n avec :
_CO,99.d-0,4.h 0 ou d— Q bâtiments • Fissuration peu préjudiciable.
b[)=b
ponts
i • Matériaux :
_Mser et comparer A s e r à
A - béton : f c28 = 25 MPa,
Ser
zb1.ôi ci-après
- aciers : Fe E 500 HA.
1 • On se propose :
B=b0.h+(b-b0)h0
1) de déterminer le ferraillage de la section médiane,
^ b0.h2+(b-b0)hg
2.B
2) de calculer les contraintes à l'état-limite de service.
v=h-v'

t28~
— CORRIGE —

• CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX


l. BÉTON
9. VÉRIFICATION À L'E.L.U. D'UNE SECTION RECTANGULAIRE L
c28 25
f = 14,2 MPa
DONT ON CONNAÎT LES ARMATURES f bu = 0,85. bu =

Voir annexe 2 en fin d'ouvrage, page 433.


obc = 0,6 . f c28 = 0 , 6 . 2 5 = 15 MPa
1.2. ACIERS
son 104ii/u= 3 220.0Y+ 51. - 3 100 10*^ = 3 220 . 1 . 1,46 + 51 . -y- - 3 100
g: •'$ ;i 4d = 3 = 435 MPa 6
(MPa) 10*^=2876,2
Ys 1,15^
[ila= 0,288

2. SOLLICITATIONS DE FLEXION
2.1. ÉTAT-LIMITE ULTIME DE RÉSISTANCE
4. CALCUL DES ARMATURES TENDUES
Actions au ml : ET DES ARMATURES COMPRIMÉES ÉVENTUELLES
03 = poids volumique du béton 05 = 25 kN/m3
armé 4.1. NÉCESSITÉ D'ACIERS COMPRIMÉS
g = g, + C3.b0.h g = 5,30 + 25 . 0,18 . 0,60 = 8 kN/m M,. 0,2569
= 0,332
Pu =l,35.g+l,5.q p u = 1,35. 8+ 1,5. 22 bu u .2 0,18. 0,55 . 14,2
b 0 . d .ff b u
pu = 43,80 kN/m
Moment fléchissant maximal : mu = 0,332 >n ;u = 0,288
=» II faut des aciers comprimés si on ne peut
/2 6,85 pas changer b0, d ou fc28.
Mu = Pu . - Mu = 43,80 .

Mu = 256,90 mkN
4.2. CALCUL DES ACIERS COMPRIMÉS
2.2. ÉTAT-LIMITE DE COMPRESSION DU BÉTON EN SERVICE Contrainte des aciers comprimés :
Actions au ml :
Fe E 500 et 6 = 1 =>
p ser =8,00 + 22
p ser = 30,00 kN/m 0Sce = 9 . y . f c 2 8 - 5 ' ( 1 3 . f c 2 8 + 4 1 5 ) K
Momentfléchissantmaximal :

l2 6,85
Mser = pser . — MSer = 30,00 . = 9.1,46.25-^(13.25+415).l
8
Mser =175,96 mkN osce= 288,1 = 288 MPa < 435 MPa O.K.

23. COEFFICIENT y Aciers comprimés :


M, u = 0,288. 0,18. 0,552. 14,2
M,, 256,90
Y= y=- -=1,46 M,u = 0,223 mMN
Mser 175,96
., 0,2569-0,223 1rt4 2
A =- - 10 = 2,26 cm
1
-d ) . Os (0,55 - 0,03) 288
3. MOMENT LIMITE ULTIME Retenons 2 O 12 HA :
Par la formule approchée valable pour Fe E 500 et fc28 < 30 MPa : A' = 2 .1,13 = 2,26 cm2
4.3. CALCUL DES ACIERS TENDUS 5 CALCUL DES CONTRAINTES À L'E.L.S.
••'"'•'! l •' '
Dans la section fictive ® avec aciers comprimés :
5 j. POSITION DE L'AXE NEUTRE
ase = (13.f c28 + 415)K-9.y.f c 2 8 oœ = (13 . 25+ 415) 1-9 . 1,46. 25
Pour éviter les risques d'erreurs dues à un nombre élevé de décimales, on commence par
Ose = 411 MPa < 435 MPa O.K. exprimer les longueurs en cm et les aires d'aciers en cm2.
Dans la section fictive ® sans aciers comprimés :
d' CT
bc b
• < 0,275 => Méthode |^bu = 0,288 > 0,275 => Formules exactes l là
\ /CT=^ / ° ~ '
y K-V d=55cm
• a;=l,25(l-x/l-2.|i/u) a, = 1,25(1-VI-2.0,288) Q
'
a, = 0,436 À ~~A h'=2'.2ècm.
n=15
zbl = d(l - 0,4.0,) zw = 0,55(1 - 0,4 . 0,436) b
o
~°J7
s
/n I T
z b; =0,454m

A= 0,223 . 104 , „ ^ 288 2 °' - + n (A + A') yi - n (Ad + A' d ' ) = 0 --' "V-V-
z•7 f A=
w t ed 0,454.435 +2 ' 26 4lT =12 ' 87cm £S
*0

En adoptant la formule approchée : - yi + 15 (12,96 + 2,26) yi - 15 (12,96 . 55 + 2,26 . 3) = 0


M,..
/u
A= + A' —— , on aurait trouvé 9,00 . y; + 228,30 . y, - 10 793,70 = 0
Z
bl ' *ed

A = 12,79 cm2 (mais l'écart peut être plus A = 663,85


important). - 228,30 + 663,85
yi= = cm
4.4. CONCLUSION 2 . 9,00 f*c*-.
En prenant trois files verticales : 5.2. MOMENT D'INERTIE
2 cD 25 HA + 1 4) 20 HA : A = 2 . 4,91 + 3,14 = 12,96 cm2

2^12 HA Ii = b0 — + n A ' ( y i - d ' ) + n A ( d - y i )

^ 3cm
I 1 = 18 24'20 + 15 . 2,26 (24,20-3) 2 + 15 . 12,96(55 - 24,20):
3
60cm I, = 284 687 cm4

J5cm . CONTRAINTES
l4>20 HA
K=M<" K= °'175% = 61,81 MN/m3 , - , ,
2</>2S HA II 284687 .10~ 8
"J "
£ 18cm abc = 61,81 . 0,2420 = 14,96 3 -i-l
°bc =
obc = 14,96 MPa < 15 MPa O.K.
4.5. SECTION MINIMALE D'ARMATURES a s =n.K(d-y,) os = 15 . 61,81(0,55 - 0,242) = 286 MPa
(ibu >< 0,03 |abu = 0,288 > 0,03 o s c =n.K( y i -d') a sc = 15 . 61,81(0,242 - 0,03) = 197 MPa
A > A^ sans qu'il soit nécessaire de calculer
Nota : on remarque que y osc = 1,46 x 197 = 288 MPa = osce = 288 MPa obtenu par la
formule approchée.
III. EXERCICE N° 2 : FISSURATION PRÉJUDICIABLE - j 2. ACIERS
SECTION A TABLE DE COMPRESSION fissuration 1 [0,5f e — _ M (0,5.500 =250 MPa
a =
—-. pj-éjudiciable/ | . f t j (MPa) ° s ~ 3X \110V 1,6. 2,10 =202MPa
— ÉNONCÉ — ô~ = 250 MPa
VUE EH PLÀH
< î -,' 30cm
n A_ À
f*riiTT>ir A
L-UUft
k 2. SOLLICn
SOLLICITATION DE FLEXION DANS LES POUTRELLES

A™
f~
(V cm

^^^/

k
<i '.
^r
10,00m

3Ûcm
l'flBcm

I I
^_,
22
2,44m
n
22
_ u
~5~^
85
cm 2,66m

cm cm
I I 2,44m 1 1 2 , 4 4m L i
•f A n n '1 T
22 22 22
cm cm cm

• Actions uniformément réparties de durée d'application supérieure à 24 heures :


- variables : q = 10 kN/m2.
• Fissuration préjudiciable. s
• Enrobage = 3 cm. •/•* 2.1. ACTIONS
• Matériaux : Poids propre 25 kN/m3. 0,15 . 2,66 = 9,98 kN/m
- béton : f c28 = 25 MPa, Poids propre 25 kN/m3. 0,70 . 0,22 = 3,85 kN/m
- aciers : Fe E 500 HA, g = 13,83 kN/m
:"/\?
- grosseur du granulat : cg = 2,5 cm.
- On se propose : 2.2. ACTIONS VARIABLES
1) de déterminer les armatures en travée dans les poutrelles, 10 kN/m 2 . 2,66 = 26,6 kN/m = q
2) de calculer les contraintes à l'état-limite de service.
2.3. ÉTAT-LIMITE DE SERVICE
Charge :
— CORRIGÉ — Pser=g + q pser= 13,83+ 26,6
pser= 40,43 kN/m
Moment fléchissant maximal :
1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX
1.1. BÉTON Mser = Pser . - = 40,43 . 10,00
',•28
^ = 0,85.^ =14,2 MPa M ser = 505,38 mkN = 0,505 mMN

Obc =0,6.f c2 8 ôb^ = 0,6 . 25 = 15 MPa


f t28 =0,6 + 0,06.fc28(MPa) ft28 = 0,6 + 0,06 . 25 = 2, 10 MPa
3. ARMATURES , , pourcentage minimal d'armatures
3.1. LARGEUR DE TABLE À PRENDRE EN COMPTE f —t b=2,22m
Arc tg 2X3 , À.N.
k-C - - t b-b 0 =2,00m
h = 0 , 85m
h g = 0 , 15m

B = b0 . h + (b - b0) h0 B = 0,22 . 0,85 + 2,00 . 0,15 = 0,487 m2

/ = portée des poutrelles /t = entre nus des nervures v = 2,00^15!= m


2.B 2 . 0,487
= h-v' v = 0,85 -0,209 = 0,641 m
b-bo ... 10 b 10
— = Mm ^° = Min' 3 3

h =^ = 1,22m
2
I = o,22 °-^5_ + 2,00 ^- - 0,487 . 0,2092
3 3
2
I = 0,0260 m4
b = 2.1,00+ 0,22 = 2,22 m
I 't28 0,0260
min ^rlO 4 >1
3.2. DIMENSIONNEMENT DE L'ARMATURE A L'E.L.S.
lin
0,81. h . v ' f. 0,81.0,85.0,641 '500

a) Moment de référence Amin = 2,47 cm2 < A = 27,60 cm2 O.K.


Remarque : avec
250
M Tser 2,22.0,15" 0,22
30 ' 0,80-0,15 0,97-0,04T et d = 0,9 h 0,97-0,04 —
2,22
MTser= 0,480 mMN zb = 0,869 h (au lieu de 0,81 h)
b) Armatures à l'E.L.S. on peut obtenir une valeur plus précise pour Amin :
Type de section à considérer :
MserxMTser Mser= 0,505 mMN > MTser= 0,480 mMN
=> la zone comprimée a une forme de T et c
l'A.N. tombe dans la nervure ) Retenu
Armatures : A A = 27,60 cm2
zbl = 0,99d - 0,4h0 zb, = 0,99 . 0,80 - 0,4 . 0,15 = 0,732 m Retenons deux files verticales
Pas plus de deux barres superposées dans chaque file verticale.
M, 0,505 . 104
Lit 1: 2 <ï> 25 HA => 2 . 4,91 = 9,82 cm2
Lit 2 : 2 <I> 25 HA =» 2 . 4,91 = 9,82 cm2
Lit 3 : 2 4) 25 HA => 2 . 4,91 = 9j2_cn^
3.3. CONCLUSION - ARMATURES À RETENIR A = 29,46 cm2
( e = 3 cm
a) Section calculée
c = Max < <ï> c = 3 cm = Max ( 2,5 cm
A=A A = 27,60 cm2
11 cm 1 cm
} 2
<"• "•'•• Fissuration \ ''•^ -*'" • > K
b
- j • ui / =* O > 6 m m <Pnun. = 25 mm > 6 mm O.K. (• oyi 22 7
, préjudiciable 1

II [(b b ) h % n A d l 0 ' - 200 152 + 15 2946 7 6 4 2 - 0

75 ~~^2 5 g ., ,t..
.. ..525. _ m ^'2 5 ffi x : . m'' Ilyi 2 + 3 441,90^- 56 270,00 = 0
X^i = 4 ^__J £f 1 s' * . ,•,
'.i 1 m ' ;, 2 •". ••-'- -••..VA.trj
n' ' 3 ' |K A - 3 784 52 •**>•
L,* 5 H5 fcK. li . - ' ....i
1T 1 f • -3 441,90 + 3 784,52 _ 1 5 5 ?
y
• ' 2.11 '
5,25 +7,75 + 12,75 _ g 5g
3
d = h - x = 85 - 8,58 = 76,42 cm 4.2. MOMENT D'INERTIE ^ ' 'A *
• . . ' : ' : fîK-m'HJ -

. ' ' ,.yi , u , ( y i ~ h o ) 3 15,573 (15,57-15) 3


^
^ ri,— hb 3 -(b
f h bh 0 )\ 3 ii iT, _T>O
^ 3 .00
onn 3 i \,a
'' m
4. CALCUL DES CONTRAINTES A L'E.L.S.
4.1. POSITION DE L'AXE NEUTRE ^P ... nA(d - y,)2 ... 15 . 29,46 (76,42 - 15,57)2 ^^*_
4
I 1= 1915 538 cm ; ,«
b b = 2,22m
, .',>«
1 1 K K °bc u b0 = 0,22m
SSr
' 11 : :, i1 _ ^
_LK 0 1 y-i
V S ^ /X KK-
~ £>° - -~ Tix dH— 76,42
7A 40 cm
ri /N£
i ç KK^ 4.3. CONTRAINTES
d
À.N." "^ * / h 0 =15cm
'' -^"^~—' n= 1 5 A - ?Q 46 cm2 Mser
l- - —-—
K K
T^ °'505
' 1ft^\/IXT/m 3
26,36 MN/m
b /n 11
}f Jy n = is
15 1 915 538 . 10~8
.i
u 2 [ ,2 ] obc = K.y, 0^= 26,36 . 0,1557 = 4,1 MPa < 15 MPa O.K.
yl
° 1 ° os = n.K(d -y,) os = 1 5 . 26,36 (0,7642 - 0, 1 557) = 240
2 L J 2

bo^n r n h0 os = 240 MPa < 250 MPa = ÔJ O.K.


fiT» \ lUh KMï l n A 1 Vi /K h~\ _Lr»AH

2 L ^ 2
Remarque : , • , »• j
b h
f/K \ _ - o0 . AU n\H^^O
z_ Mœr _ o,505. 10 4 _ Q 7 1 4 m (d ho^o^^
222 . ^
A . a s 29,46.240 2
f ^*- h0^
^— 1 S2 + 1 S 70 Hu
' ^"' 4fi • 1S
1J 1 S • *3'»'HJ
1J 7Q 4fi . /«>•»*•
7n 4/

f(ho) = -2166,50cm 3 <0 H


=> A.N. dans la nervure. H
IV. EXERCICE N° 3 : FISSURATION TRÈS 2. SOLLICITATION DE FLEXION À L'E.L.S.
PRÉJUDICIABLE - SECTION RECTANGULAIRE f Actions au ml :
T 03 = poids volumique du béton 03 = 25 kN/m3
— ÉNONCÉ — arme
g = g; + O3.b0.h g = 24,75 + 25 . 0,30 . 0,70 = 30 kN/m
COUPE ÀÀ p ser =30 + 20 = 50kN/m
Moment fléchissant maximal :
,2
1=6,00m i 4 cm 70cm l 6,00
Mser = Pser - - M s e r =50.

Mser= 225 mkN = 0,225 mMN


, 30cm
I Actions uniformément réparties :
- permanentes : g[ = 24,75 kN/m (hors poids propre), 3. DIMENSIONNEMENT DE L'ARMATURE À L'E.L.S.
- variables : q = 20 kN/m. 3.1. MOMENT RÉSISTANT BÉTON RÉDUIT
l Fissuration très préjudiciable.
I Matériaux:
- béton : fc28 = 25 MPa,
- aciers : Fe E 500 HA.
CX£
l On se propose de calculer les armatures. T
= 0,218

— CORRIGÉ — 3.2. NÉCESSITÉ D'ACIERS COMPRIMÉS


0,225
1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX ser
-0,122
0,30 . 0,642. 15
1.1. BETON
|J.ser= 0,122 < 0,218 = u r h =>A'=0
abc = 0,6 . fC28 abc = 0,6 . 25 = 15 MPa
f,28 = 0,6 + 0,06.fc2g (MPa) f,28 = 0,6 + 0,06 . 25 = 2,10 MPa 3-3. CALCUL DES ACIERS TENDUS
1.2. ACIERS cr 0
m
fissuration \ 0.4.f 0 , 4 . 5 0 0 = 2 0 0 MPa
très V==>^= I M
préjudiciable)
as = Max
' 8 8B\fl,6.2,10=161
\ MPa A „„ =
(MPa)
Remarque : en adoptant la formule de la méthode simplifiée du § 8.3. page 145, on trouve
ô" = 200 MPa Hs = 0,00916, z bl = 0,857 d = 0,549 m et Aser = 20,50 cm2 (meilleure approximation).
3.4. CONCLUSION A ;JyT7 y EXERCICE N° 4 : FISSURATION PEU PREJUDICIABLE
En prenant trois files verticales - SECTION EN T (Mu >
Fissurationtrèsï Prenons Omm. = 20 mm > 8 mm
préjudiciable f
- ÉNONCÉ -
lit 1: 2 O 25 HA + 1 O 20 HA :
l On considère la section en T d'une poutre représentée ci-dessous :
2 . 4,91+3,14= 12,96 crtf
lit 2 : 3 O 20 HA :
0,60m
3.3,14 = 9,42an2 0,05 m
A = 22,38 crn2 1,10 m
M 0,225
= 0,00916 0, 60 m
s
0,30 . 0,64^. 200

iis><0,0018 , = 0,00916 > 0,0018


0,15
m '
> A > Amin sans qu'il soit nécessaire de
calculer Amin • Sollicitations sous charges de durée d'application supérieure à 24 heures :
Cas de charge n° 1 : <
• MG = 0,229 mMN,
70 • MQ = 0,229 mMN. l
Cas de charge n° 2 :
818 cm
• MG = 0,275 mMN,

• MQ = 0,275 mMN.
h fr h | 4 ^ 2 0 HA
• Matériaux :
30 cm
i
béton : fc28 = 30 MPa,
aciers : Fe E 500 HA.
• Fissuration peu préjudiciable.
• On se propose pour chacun des deux cas de charge :
1) de déterminer la section d'armatures longitudinales à prévoir dans la poutre,
2) de calculer les contraintes à l'E.L.S.
- CORRIGÉ - •Tf'V?i
Z
z b = 0,55-^ = 0,50 m
b =d ~ T
1. CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX Z
>:if) '••><„ \>1-C,

1.1. BETON MTu = F b c .z b MTu = 1,02 . 0,50 = 0,510 mMN

fas = 0,6 + 0,06 . fc28 Mu >< MTu Mu = 0,653 mMN > 0,510 mMN = MTu
ft28 = 0,6 + 0,06 . 30 = 2,40 MPa
30 => La zone comprimée a une forme de T et
f bu =0,85-^ iL = 0,85 = 17 MPa l'A.N. tombe dans la nervure.
1 .1,5

• \:28 a,bc =0,6. 30 = 18MPa 2.3.2. Armatures


Nous décomposons de la section réelle en deux sections fictives :

1.2. ACIERS
:
500 "L
d
' i LhO 111

•*
- • •-•
r"N." A • — ©-
fl •€ ^- F bc2 — -
) A2

h
b^
2. CAS DE CHARGE N° 1
Mu = Mul+
2.1. SOLLICITATIONS DE FLEXION SECTION® SECTION®
2.1.1. État-limite ultime •• )
a) Section fictive ®
Mu = 1,35. M g +1,5 MQ M u = 1,35. 0,229+1,5. 0,229 ''Â
= 0,653 mMN ' ••«* ' Moment équilibré :
2.1.2. État-limite de service
Mul=Mu-MTu- ^ M ul = - 0,510 ^^5= 0,271 tnMN
0,60
Mser = Mg + MQ Mser = 0,229 + 0,229 = 0,458 mMN
Moment réduit correspondant :
2.2. COEFFICIENT y M», 0,271
= 0,351
bu 2
b0.d .fbu 0,15.0,55.17
11
Y= M,
") Nécessité d'aciers comprimés
• Par la formule approchée valable pour Fe E 500 et fc28 S 30 MPa :
2.3. DIMENSIONNEMENT DE L'ARMATURE À L'E.L.U.
1044 .n / u = 3220.0y+51 -- -3100 1044 . ^ /u = 3 220 . 1 . 1,425 + 51 -3 100
2.3.1. Type de section
(MPa)
Section en T avec M > 0 > Calcul en section en T :
104 . (X/u = 3 019
Fbc = b . ho . f bu ^ = 0,60 . 0,10 . 17 = 1,020 MN

I Jifa = 0,302
bu X M-/U = 0,351 > 0,302 = | M. 0,271.10*
=> II faudrait des aciers comprimés si ]a Z f
b ' ed
section réelle était rectangulaire.
Dans la section réelle, les deux ailes de la I Calcul des aciers tendus dans la section fictive ©
table sont capables d'équilibrer un effort de Fbc = (b - b0) h0 . f bu Fbe = (0,60 - 0,15) 0,10 . 17 = 0,765 MN
compression :
4
l Fbc = (0,60 - 0,15) 0,10 . 17 = 0,765 MN = 17,59 cm
bn
ed
En équivalent aciers avec ici (Fe E 500 et
9=1): e) Section totale d'aciers tendus
= 9 . Y - fc28 -8* (13 - fc28 + 415) K < fed A = A! + A2 A = 14,66 + 17,59 = 32,25 cm2

CTsce = 9 . 1,425 . 30 - ~ (13 . 30 + 415) 1 Armatures tendues (inférieures) retenues :


55
= 312MPa 7 <j> 25 HA : A = 7 . 4,91 = 34,37 cm?
asce = 312 MPa < 435 MPa O.K. logés dans un talon à la base de la nervure.
les deux ailes jouent le même rôle qu'une
section d'aciers comprimés placés dans la
2.4. CALCUL DES CONTRAINTES À L'E.L.S.
section rectangulaire de largeur b0 à 5 cm de
sa fibre supérieure : Calculons les contraintes pour la valeur théorique de A (les contraintes réelles seront
inférieures aux valeurs trouvées).
bc
"-^ A = 3 1 2 .10 =24,52 cm ^. i^ '.
2.4.1. Position de l'axe neutre ,
Cette section est très largement supérieure à b
x r
] obc b = 0,60m
celle qui serait nécessaire pour équilibrer
M ul - M,u : ' ihlslihisiiyîxy^sig-iiSiïii lu f ~7 b 0 -0,15m
wmïïjmm J^o \\^ v.-y d 055m
M d
A,_ ui-M/u 0,271 -0,302. 0,15. 0,552. 17 1A 4 Â7N."^ ^-^—7-— h0 = 0,10m
(d-d')o sce A
(0,55-0,05)312 10 à / A = 32,25 cm2
= 2,44 cm2 Vn n=15
M
On continue donc le calcul, sans prévoir d'aciers comprimés et en remarquant que : 2 ,2
O yi
l-ibu x m, Hb,, = 0,35 1 < 0,37 1 7 = ^ ffv\_ ' + r < b h }h + n ( A + A')lv, - (b-b n ) — + n ( A . d + A'd')
et donc que as = fed.
b.h2
c) Calcul des aciers tendus dans la section fictive ® ! f/u \ j-n l'A 4- A ' ï h n i'A d + A ' d ' 1 > < 0

^ bu >< 0,275 => Méthode (ibu = 0,35 1 > 0,275 => Formules exactes
f(h )- 6 ° 102 + 15 3225 10-15.32,25.55
=» a = l , 2 5 [ l - x / l - 2 . ^ b u j oc =1,25 [1-^1 - 2 . 0,351] = 0,568 :
f(ho) = -18769cm3<0
=> zb = d [ l - 0 , 4 . a ] zb = 0,55 [1-0,4. 0,568] =0,425 m \\ l>15.' => A.N. dans la nervure
II
f (v \
1
bn-yf l fVh
•K '» h _LfVi A 1 i7
+r ïlA
1UK
" l \
i j
h 2° 3 1.2. Etat-limite de service , ;
lyj.» - 2 |> <y o • ' J y i ~ 0> ~ b0) -=- + nAd ' Mser = MG + MQ Mje,. - 0,275 +0,275 - 0,530 mMrS
"./• ... >, 1 ' -->• î - . q ù ' >

2 3-2. COEFFICIENT y :
fi \yi)
Cv i — un 2 ^v1 + lT45 ' 1 0 + 1 5 ' -"^•'•'—'J
32 251 jv1] ^45
J -t-1<
^ T '^TTi . 03
U . j^,zo «=Q
M 0 784
2 U ' -no 5
7,5 y + 933,75 y{ - 28 856,25 = 0 '-M s e r ' Y
0,550 - M - 5
A=1318,17 2

-933,75 +1318,17 „, 3.3. DIMENSIONNEMENT DE L'ARMATURE À L'E.L.U.


V — ^^ fil f-.m
>1 275 — /J,OJ cm
3.3.1. Type de section '
Section en T avec M > 0 => Calcul en section en T :
2.4.2. Moment d'inertie
MTu = F b c .z b MTu = 0,510 mMN (cf. §2.3.1.)
i M u xM T u Mu = 0,784 mMN > 0,5 10 mMN = MTu
Ii j - bu Yyl (b b"o*) ( y i -Th ° ) +nA^a
^° , P A rri y*
vyjj
, :' => La zone comprimée a une forme de T et
j. l'A.N. tombe dans la nervure.
25 633
xI
°u 'T
i -60 /15 ( 2 5 ' 6,, 3 - 1 0• ) 3+,H
T-J — rPD
13 . -52,2;» « — 25,63)
-rr^
3.3.2. Armatures
4
I,=696731cm
1
Nous décomposons de la section réelle en deux sections fictives : ^ ;s ^ }{
i
' ' • - . ' • • • ;i! .
b b
2.43. Contraintes -! , b ,- "O t S f^ h0/?
j, 1 1 J, ,.. >• " -, -r . . -K f- F
n
— °-B[yu— y T
' hh!:!:S!^!>!^$!@$!^h!Mi:i: 1 >| !|!li|! TT ililil^Hlftl^Hi^ il | hn =?* n P) n Aj HL bc2
M^er 0458 LO *= td sissigiSjNiiJiijgibl i"0 vU ;^
K- T SCT
K ~~ ' o ~fi57AMM/ m
"J> '^ MIN/m
3
d
Hii ~*/^\ Si ZTs F, „ L r —' *• . bel
M 696 731. 10"8 À.N. f =J RO ^ / ^bl z b2
À ^—^ àl ^-^ 2 / ^ <-^S^
S F
CT
bc = K ' yi > < °bc °bc - 65,74 . 0,2563 ] bj| 3, s fed s

obc = 16,8 MPa < 18 MPa O.K.


M M
u = ul+ u2
as = n . K (d — yO as = 15 . 65,74 (0,55 - 0,2563) = 290 MPa
SECTION® SECTION©
<J. C7 790
Remarnne .•
rvciuoiquc _ fl ^s
_ U,3b =?^ ^
o —n ÇQ . lfe
U,jb
o) Section fictive ®
Moment équilibré :
b
\n
M \n M ~b° M 510 °'60"0'15 -Q /(Q'' mMN
07R4 0 11
ul-Mu M
Tu b
M
ul U /B4
' "'- " 0,60 !"-""«
3. CAS DE CHARGE N° 2
3.1. SOLLICITATIONS DE FLEXION Moment réduit correspondant :
M
3.1.1. État-limite ultime ui 0,402 _Q501
bu 2 rbu 2
^ b0.d .fbu 0,15.0,55 .17 u
Mu = 1,35 . MG + 1,5. MQ Mu = 1,35 . 0,275 + 1,5 . 0,275 = 0,784 mMN
Remarque :
=» a =1,25 1 - . / 1 - 2 . L J , - /ï~- 2 • 0,37Ï7J = 0,617
^bu ><^c =0'8 • «d -0,4. oOpoura = ^ = 1 ^bu = 0,521 > 0,48 = 0,8 (1 - 0,4) = ^

=> La section rectangulaire ©, si elle était


a m 1000. 0,617
sc
isolée, serait entièrement comprimée
Comme nous allons mettre des aciers ,-3. „ , „ _-3 435
comprimés pour limiter à Msi le moment => e SC = 2,98. 10" 3 >2,18. 10~3 =
2.10°
qu'elle équilibre, cela n'a pas d'impor-
tance. oscu = 435 MPa
b) Nécessité d'aciers comprimés
> Remarque :
•£
Hbu X ta = 0,521 > 0,3717 = ( Ce serait une erreur de prendre osce comme contrainte des aciers comprimés puisque le
problème n'a rien à voir avec l'obligation de limiter à 0,6 . f c2 g la contrainte de
compression du béton en service. Seul l'acier est en cause dans le cas présent.
Nous devons donc prévoir des aciers
comprimés dans la section rectangulaire ®
• Aciers comprimés :
pour que la contrainte des aciers tendus
puisse atteindre fed (c'est-à-dire pour que Ms, = |is,. b0 . d2 . f bu Ms, = 0,3717 . 0,15 . 0,552 . 17 = 0,287 mMN
l'acier soit « bien utilisé »). M
m-M s ; 0,402-0,287 4 <OQ 2
A = 10 =5 29cm
c) Calcul des aciers comprimés dans la section fictive Œ> (d-d')a s c u (0,55-0,05) 435 '

La section rectangulaire de la décomposition précédente comportant des armatures Mu2 = Mul - Ms, x 0,4 . Mul Mu2 = 0,402 - 0,287
comprimées, elle est à nouveau décomposée comme indiqué ci-dessous : Mu2 = 0,115mMN
' = 5'.d 0,4 M ul = 0,4 . 0,402 = 0,161 mMN
A 1 Mu2 = 0,115 mMN < 0,161 mMN O.K.
À'

d d) Calcul des aciers tendus dans la section fictive ®


d-d1
^bu = ^s/>< 0,275 => Méthode u.bu = 0,3717 > 0,275 => Formules exactes
À
=> cc s; = 1,25 1 1 - ^ 1 - 2 . ^ as;- 0,617 (cf. § 3.3.2.C.)
b
o 1
, = d[l-0,4.cc s; ] zb = 0,55 [1-0,4. 0,617] =0,414 m
Section(T) Section(2)
M s/ 0,287 . 104 r ^ 435
+A.°«
(À'. Oscu(d-d') A
= Z
MU MSI < ou f
b • ed f
ed
( A•22-. Wd-d1)
e
Mu = M ul l Calcul des aciers tendus dans la section fictive ®
rtu = M ul = 0,402 mMN
• Contrainte des aciers comprimés : Fbc = (b - bo) h0 . f bu Fbc = (0,60 - 0,15) 0,10 . 17 = 0,765 MN

Le rôle des aciers comprimés est de « bloquer » l'axe neutre à la hauteur correspondant à F,
r
bc 4
lia = 0,3717. A2 = = 17,59 cm
f) Section totale d'aciers tendus -1111,65 + 1508,63 „
= 26,47cm
2
A = A, + A2 A = 21,23 + 17,59 = 38,82 cm
Armatures comprimées (supérieures) : 3.4.2. Moment d'inertie
2
5 <|> 12 HA : A' = 5 . 1,13 = 5,65 cm >!
b '-L - (b - b0) (3^_h°)- + nA(d - y,) 2 + nA'(y, - d')
=
3
Armatures tendues (inférieures) :
8 <|> 25 HA : A = 8 . 4,91 = 39,28 cm2 = 60 - 45(26'47~1Q) + 15 . 38,82 (55 - 26,47)2 + 15 . 5,29(26,47 - 5)2
logés dans un talon à la base de la nervure.
= 814462cm 4

3.4. CALCUL DES CONTRAINTES A L'E.L.S. 3.4.3. Contraintes


Calculons les contraintes pour la valeur théorique de A (les contraintes réelles seront infé- 0,550
K= = 67,53 MN/rn
rieures aux valeurs trouvées). K= 814462. 10

3.4.1. Position de l'axe neutre o = 67,53. 0,2647 = 17,9 MPa< 18 MPa O.K.
bc

b b =0,60 m os = n . K ( d - y , ) os = 15 . 67,53 (0,55 - 0,2647) = 289 MPa


À1 d 1 a
bc b0=0,lf 5 m
<T = n . K ( y 1 - d ' ) CT =15. 67,53 (0,2647 -0,05) = 217 MPa
••:-r ;::-*•:;•::•.•. é-Tu — \ •/ nS . d =i).t>tj m SC
,.:.!::.•!.:.: u
rO VH *£ K -/ % j. nr,<
d
^ L_i_ L X d =o,0' ) m a a
289
OY s
~7 ~~ ho=0,10m Remarque : -- = 0,58 => o =0,58.f e
À X A - ^s so crn2 fe 500
b
n °s/ri A' = 5,29 cm2
*~^ n =15
bc
ï u \ i /"AiA'\l /K K \ i /A ^liA'^'\
% \) 2 '-|0
2

f(h „)'v = -~ _+i _ n


m, (A + A' ) h0 -«n/ (A
nCA j_A'\U A
. ,4d +i A'd' ) >< 0
A'^'\^^-n

f(h 0 ) = — 102+ 15(38,82 + 5,29) 10 - 15(38,82 . 55 + 5,29 . 5)

f(h 0 )= -22807cm < 0


=> A.N. dans la nervure

~ y,2 + [45 . 10 + 15(38,82 + 5,29)] y;

10Z
45 -^- + 15(38,82 . 55 + 5,29 . 5)

7,5 y, + 1 111,65 y, - 34 673,25 = 0


A=1508,63 2
CHAPITRE 7

EFFORT TRANCHANT

I. RAPPELS DE COURS

1. DÉFINITION
Dans une section droite £, l'effort tranchant est la somme des composantes des forces
appliquées à gauche de cette section :
- perpendiculaires à la ligne moyenne,
- et contenues dans le plan moyen.
Dans une section d'abscisse x, l'effort tranchant est égal à la dérivée du moment fléchissant.

2. CONTRAINTES ENGENDRÉES PAR L'EFFORT TRANCHANT

2.1. EXPRESSIONS GÉNÉRALES DÉDUITES DES CALCULS ÉLASTIQUES


2.1.1. Effort de glissement
E.L.U.

À.N.
CHAPITRE 7

EFFORT TRANCHANT

I. RAPPELS DE COURS

1. DÉFINITION
Dans une section droite Z, l'effort tranchant est la somme des composantes des forces
appliquées à gauche de cette section :
- perpendiculaires à la ligne moyenne,
- et contenues dans le plan moyen.
Dans une section d'abscisse x, l'effort tranchant est égal à la dérivée du moment fléchissant.

2. CONTRAINTES ENGENDRÉES PAR L'EFFORT TRANCHANT

2.1. EXPRESSIONS GÉNÉRALES DÉDUITES DES CALCULS ÉLASTIQUES


2.1.1. Effort de glissement
Contrainte normale à l'E.L.S. à la distance Ç de l'axe neutre :
M il vient : T . u . d x = dFB
<*&,= — •*,

I, = moment d'inertie par rapport à l'axe neutre de la section réduite homogène (bét0 T _
v s t* '}
V
soit : • ' ;\ ' -

comprimé seul et aire des armatures multipliées par 15). In U

Résultante des forces élastiques agissant sur l'aire homogène B idéalement découpée dans
la section droite : .-. ij..<:,')M>i't
. Bras de levier du couple des forces élastiques
M M
En prenant la zone comprimée homogène de la section comme aire B (Fbsc = résultante des
B compressions sur cette zone) : , •-, T
SB = moment statique par rapport à l'axe neutre de l'aire homogène B. M
On appelle EFFORT DE GLISSEMENT PAR UNITÉ DE LONGUEUR DE POUTRE la _M s
II ;= • î»!
quantité :
FB =
M
M = z . Fbsc Fbsc - —
z
\
S B = Si
Or:

D'où par identification :


D'où:
Sj = moment statique par rapport à l'axe neutre de la zone comprimée homogène de la section.
2.1.2. Contraintes tangentes Si l'aire B considérée précédemment est délimitée par une parallèle à l'axe neutre, on a sur
Sous l'effet de g, le prisme Bdx a tendance à se déplacer par rapport à la poutre, le long le plan correspondant :
d'une surface de glissement dont la trace sur le plan de la section a pour longueur u. V V SB
g = — . S B = — .-
L'équilibre du prisme de base B et de longueur dx est assuré par des CONTRAINTES II z S,
TANGENTES qui se développent sur la surface de glissement du prisme Bdx par rapport à
la poutre. V
Sous l'axe neutre SB = S, (béton tendu négligé) et g = — = Cste .
En posant : z
T = valeur supposée constante de la contrainte tangente en tout point de la surface de glis-
sement,
u = longueur de la trace de la surface de glissement sur le plan de section, 2-1.4. Application - Contraintes dans le plan de la section droite
rr s Plan moyen

„ N

u=périmètre de B Trace de la surface


de glissement :
ÀDC=u
• En considérant la zone comprimée homogène de la section située au dessus du plan . . = b0 = Cste
DÇnun
trace MM' = bç, perpendiculaire au plan moyen, à la cote Ç au dessus de l'axe neutre, on
d'où :
- un effort de glissement :

'o • '

en désignant par S^ le moment statique par rapport à l'axe neutre de l'aire MBM' rendu on encore, puisque z = 0,9 . d :
homogène.
- une contrainte tangente
0,9.b0.d

2.2. EFFET DES CONTRAINTES TANGENTES


X--K-J -
• Comme z = —-, il vient : - Au dessous de l'axe neutre, un prisme de base carrée ABCD : <
O i '•< f?'s'fî
- de côté AB = dx, parallèle à la ligne moyenne, V. " . ij
;•*,.' ••;":)! <
- de hauteur b0,
V ^li; .1 *:>i -
' z ' S, est soumis, dans le plan des quatre faces, uniquement à des efforts de glissement g . dx
(cf. béton tendu négligé, donc pas de contraintes normales).
v s, E
yiiiiiiUUUiiiUiUUUiUi,
• En vertu du théorème de Cauchy (RdM) la contrainte tangente en tout point P du plan de
g dxi
trace MM' s'exerce à la fois :
- dans ce plan, kg.dx

- et dans le plan de la section droite.


g . dx
• Au dessous de l'axe neutre, comme on néglige le béton tendu, on a :
Sjç = Sl quel que soit 2; at.b0.d
dx g.dx
d'où, entre l'axe neutre et les armatures tendues :
g.dx
, = — = Cste /D
g dxV'T dx
V 1
• Sur l'élément plan de trace BD, d'aire b 0 . dx </2 , s'exercent :

La valeur maximale Tb de t^ s'obtient pour la valeur minimale de bç dans la zone tendue. - un effort de traction : g - dx Jï., .; ;,
- donc une contrainte de traction :
• Pour une section rectangulaire ou en T, au dessous de l'axe neutre, on a toujours :
o = g-dx^2^g^ V
Tfe
' b 0 . d x y ï b0 b 0 . z
A.H.

• De la même manière, l'élément plan de trace AC est soumis à une contrainte de compres-
sion :
• Conséquences au voisinage des appuis :
1
Pour tenir compte de la transmission directe des charges aux appuis, les efforts tranchants
uuuuuuuuuuuuuumu sont calculés comme indiqué ci-dessous :
- pour le calcul des armatures d'âme,
- pour la vérification de la compression des bielles.

a) Charges uniformes
Pour l'évaluation de l'effort tranchant au voisinage d'un appui et le tracé de la ligne repré-
1) V élevé => ib élevé => ot élevé => risque de fissuration à 45°,
sentative correspondante :
2) risque d'écrasement du béton suivant les « BIELLES » de béton à 45°, découpées par les
fissures et soumises à une contrainte de compression ac = xb. ; t _ on admet que l'intensité de la charge répartie varie de 0 à pu sur une longueur égale à —^-~
à partir du nu d'appui,
• II faut donc : - on néglige les charges réparties agissant à moins de — du nu d'appui.
1) limiter Tb pour limiter la compression des bielles,
2) coudre les fissures obliques par des armatures dites ARMATURES D'ÂME.
• Lorsque les fissures obliques se sont produites, la conclusion précédente (at = oc = xh)
n'est plus valable. Il y a REDISTRIBUTION DES EFFORTS entre : A '
p
u
- les armatures d'âme tendues d'une part, 3 ' i-rt"!^
- les bielles de béton comprimé d'autre part.
A
lr
\l 5J p
2.3. PRESCRIPTIONS RÉGLEMENTAIRES ' u

2.3.1. Contrainte tangente conventionnelle M'vi'vvvi'vvvi SIMPLIFICATION


D'après ce qui précède, on a :
n V A^
u z. u
Pour u = b 0 = épaisseur minimale de l'âme sous l'axe neutre, la contrainte tangente
te vaut : vv umax SIMPLIFICATION
X. V
V X
t =
b0.z
b
K
"
,.tk.-,.
V n

./
0,9 . b ( ) . d
z « 0,9 . d B A.E.
(
V^
On considère à l'E.L.U. la contrainte tangente conventionnelle :
ÀL
b. 3{ 3_ 2.h IQ
2
2

h
avec : ul 1 3h 1 P u 2 h Pj Pu [9h2
b 0 = épaisseur minimale de l'âme, ' • •'if" BAFT .• =>
"ici-, -^ U
n ,-< X
v <•S
nt.l A
l 2Pu2 2 h 2 ~ 2 3h\ 4
d = hauteur utile, 1
Vu = effort tranchant ultime à prendre en compte à l'E.L.U.,
V u = 1,35.VG+ 1,5.VQ en général. 3h _^__l ^_I x x J Pu 9h\.. 2
~T~ • ^x' ~^> ^2 PU~T
u T
2 Pu u ~ 2 3h 4
2.3.2. Effort tranchant à prendre en compte au voisinage des appuis 3
2
L'expérience montre que lorsqu'une charge est voisine d'un appui, elle est transmise à
3h
dernier directement par mise en compression d'une bielle partant du nu d'appui sans * «/ ,= —u -p u x
<- : V(x)
en traction les armatures d'âme (phénomène de « transmission directe »).
SIMPLIFICATION
*-!» FISSURATION T
u0^llm
D'où il revient au même et il est plus simple de considérer l'effort tranchant V „ Han ^0 2 fc]
5 . hh
section d'abscisse X = 5h/6 et de le supposer constant entre x = 0 et x = 5 ^ Peu préjudiciable \ ' yb
Min<?
6 ' ^ SMPa
V.
' i n 1r
f
cj
J
Préjudiciable
ou Min< b
très préjudiciable ^ 4MPa

Les armatures d'âme droites peuvent être associées à des barres relevées (cf. § 4.3.).
3.2.2. Armatures d'âme inclinées à 45°
II s'agit de cadres ou d'étriers contenus dans des plans faisant un angle de 45° avec la fibre
b) Charges concentrées moyenne de la poutre.
II convient de réduire la valeur de l'effort tranchant développé par toute charge concentrée
au voisinage du nu d'appui en prenant pour valeur de cette charge :
y
.Q, 0 . h
si a<-s- 7MPa

2.a Dans ce cas, les barres relevées sont exclues (voir § 4.3.).
si -fe-i
3.h

3.2.3. Armatures d'âme inclinées à 45° < a < 90° (cas rare)
Ces valeurs de Qu ne sont à prendre en compte que pour la vérification de la compression a étant exprimé en degrés. Par interpolation linéaire entre les valeurs limites correspondant
des bielles et pour le calcul des armatures d'âme. Les valeurs des réactions d'appuis à a = 45° et à a = 90°.
demeurent celles fournies par la Résistance des Matériaux, sans réduction des charges pour
tenir compte de la transmission directe. FISSURATION 7
u0^lim
/ fy
/ n ? j Un, Un?
t\{U,31 / J i ff.c~i
3. VÉRIFICATION DU BÉTON Peu préjudiciable j dH J
in
3.1. FLEXION COMPOSÉE AVEC COMPRESSION ) (9-2-f)MPa
l 45
Lorsque toutes les sections sont entièrement comprimées :
Préjudiciable ( 1?45 J°^\7c^
< n jy19u -nli:
uu,
'0,06.l£i •Pas de vérification et ou
si 7-u<.Min armatures transversales très préjudiciable
calculées comme pour f 45
1,5MPa les poteaux
4
3.2. AUTRES CAS CALCUL DES ARMATURES D'ÂME
4
3.2.1. Armatures d'âme droites -l. EFFORT TRANCHANT À PRENDRE EN COMPTE
II s'agit des armatures contenues dans des plans perpendiculaires à la fibre moyenne des Au voisinage des appuis, on tient compte de la transmission directe des charges aux appuis
poutres. comme pour la vérification du béton.
1
4.2. DÉTERMINATION DES ARMATURES D'ÂME D'où pour équilibrer un effort tranchant V quelconque :
4.2.1. Théorie du treillis de Morsch
Une poutre de section constante, dont l'âme est fissurée à 45°, peut être assimilée à une A,
poutre triangulée définie comme suit : s. z (sin a + cos a)
• membrure tendue = armatures longitudinales tendues,
• membrure comprimée = zone comprimée de la poutre (béton et armatures longitudinales Dans une poutre où les armatures d'âme (c'est-à-dire A,, st et a) sont fixées, la théorie de
comprimées éventuelles), Morsch conduit donc à une proportionnalité entre ast et V (ou Tb).
• hauteur = distance entre les résultantes des efforts normaux dans les deux membrures La comparaison entre la théorie et les résultats des essais conduit à réduire la valeur de V
(bras de levier z » 0,9 . d), (ou de Tb), l'écart tbf sur ib provient du fait que pour les faibles valeurs de Tb la poutre n'est
• éléments comprimés = bielles de béton inclinées à 45° sur la ligne moyenne, pas encore fissurée et que le treillis ne s'est pas encore formé.
• éléments tendus = armatures d'âme :
- inclinées d'un angle a sur la ligne moyenne, rHEORIE / J ESSAIS
- section At par nappe,
- espacement s, mesuré parallèlement à la ligne moyenne.

bsc

^bred^bréel

En se plaçant à l'E.L.U., nous avons :


V =V
4.2.2. Formules générales
F,bc +Fse b0.z 0,9.b 0 .d 0,9
et

^
et l'équation s'écrit :

A, fet
b0s, Ys 0,9 (sin a + cos a) (1)
z(l+cotgd!)
Pour une contrainte tangente conventionnelle diminuée de 0,3 . k . f tj (valeur prudente
adoptée par les Règles BAEL), la condition à satisfaire s'écrit :
z(l + cotgoc)
Pour coudre la fissure, nous avons - : - armatures de section At.
*ts f
et 7-u-0,3.k.ftn
Elles peuvent équilibrer un effort vertical : V t 's 0, 9(sinû! +cosCd)
+cotga)
V„ = - A f . a st . sin a = z —- o (sin a + cos a) avec :
S . stv
f t j bornée supérieurement à 3,3 MPa,
/ 0 si reprise de bétonnage sans indentations, 4.2.6. Poutres en T à nervure épaisse
0 si fissuration très préjudiciable,
1 si surface de reprise à indentations de saillie > 5 mm,
1 en flexion simple,
N
u
1 + 3 ——-— en flexion composée avec compression,
B . f ,c28
N,
1-10 en flexion composée avec traction,
B . f ,c28 b0>h

Tu = contrainte tangente conventionnelle tenant compte de la transmission directe des Le pourcentage minimal et l'espacement maximal peuvent ne pas être respectés dans la
charges au voisinage d'un appui. zone qui n'est pas grisée.

4.2.3. Diamètre des armatures d'âme 4.3. BARRES RELEVÉES À 45°


Une part 0Vu0 de l'effort tranchant au voisinage d'un appui avec 0 < 1/2 peut être équili-
*1 brée par des barres de la membrure tendue relevées à 45° et ancrées sur appuis.
h Le complément (1-0) Vu0 est toujours équilibré par des armatures d'âme droites (a = 90°,
<f»t <- Min 35 voir figure page suivante).

10

4.2.4. Pourcentage minimal des armatures d'âme

b
*t s £et->0,4MPa On pose :
o- t A r = section d'une nappe de barres relevées,
A t = section d'une nappe d'armatures d'âme,
sr, st = espacements respectifs de ces nappes parallèlement à la ligne moyenne.
4.2.5. Espacement maximal
3.1. Vérification du béton
Si la fissuration est peu préjudiciable :
s t l Min ^ 40cm
15.<f>
1min
si A'X 0 réalisé avec des aciers
de diamètre <%>\.
,-^m.r£
30<
(0,2;

<. \5MPa

Si la fissuration est préjudiciable ou très préjudiciable :

V. '0,15^
T =•
4.3.2. Armatures 5.2. NOTATIONS
10 = distance du nu d'appui à la section où l'effort tranchant Vu(x) s'annule.
Armatures d'âme droites : Pour des travées complètement chargées, on a :

r - 0 , 3 . k . f tj
0,9

Armatures relevées : Poutre sur 2 appuis simples

A
a rf 7 . . - 0 , 3 . k . tf t H
u
r e > a 3
0,9
II faut en outre vérifier :
- le pourcentage minimal d'armatures (cf. paragraphe 4.2.4.),
- l'espacement maximal (cf. paragraphe 4.2.5.).
Les barres relevées doivent être conservées jusqu'à l'abscisse xr où l'équilibre peut à nou- ' ; ^ïOKTaW! ,*' '
veau être assuré par les seules armatures d'âme droites :
Pour tenir compte : '' ' '•
- de la réduction d'effort tranchant pour transmission directe des charges aux appuis,
Part de Vu à équilibrer par - de la réduction de tu pour les poutres coulées sans reprise ou avec une reprise spéciale-
des barres relevées ment traitée (voir page 184),
on considère la longueur l'0 suivante :

<i-0)V u 0

II n'est pas de bonne construction de prévoir une seule nappe de barres relevées traversant
la section du nu d'appui.

5. RÉPARTITION DES ARMATURES D'ÂME


(MÉTHODE CAQUOT)
\ _Vuo-0,3.k.ftj.b0.d
5.1. HYPOTHÈSES On a:
5 .h VUO
Méthode applicable uniquement aux poutres de section constante supportant des charges /n-

uniformément réparties.
V
uO Vumax - pu . 5 . h/6 5) Présentation des calculs :
avec : T
uO -"
b0.d b0.d s
s,.t to stl s \
2 12 \
5 h 0,3.k.: nombre de 5. h
^£.)(1 répétitions L i• )
0
/
nombre /
5 5 h
!• , 'h 71A, '
VaK-pu5-h/6 + u 6s
° ^to to
b 0 .d nombre m
arrondi l m2

La répartition des armatures d'âme s'effectue donc de la manière suivante : nombre de n =m ïio = nii2~ro.i
répétitions l l
1) répartition sur 5.h/6 avec l'espacement initial st0 calculé pour Vu0, \
S s
t0 St
° 1n
nljtl t o l, n
2) au-delà de la section à 5.h/6, répartition suivant la règle de Caquot avec un nombre de 2 2 2 lBtlln2°t2
répétitions égal à /'0 (en mètres).

5.3. MÉTHODE CAQUOT 5.4. CAS DES TRAVEES CONTINUES

1) L'écartement initial st0 est calculé suivant les indications du paragraphe 4 pour l'effort 5.4.1. Rappels de Résistance des Matériaux
tranchant Vu0, La ligne enveloppe de l'effort tranchant dans une travée de poutre continue soumise à la
2) L'écartement de départ des armatures d'âme (stl < st0) est choisi dans la suite : seule action de charges réparties (hypothèse de la méthode Caquot) a l'allure suivante :

7, 8, 9, 10, 11, 13, 16, 20, 25, 35 et 40 cm


3) Depuis l'abscisse st0/2, on répète les espacements successifs sti + [> sti (de la suite) avec
un nombre de répétitions : ©
/'nH
5 .h er
-pour le 1 espacement
v!V
6. s^
avec l'0 en mètres
/' 0 pour les espacements suivants
m

4) Si le nombre de répétitions n'est pas entier, le nombre de répétitions totalisé depuis


l'origine est arrondi à l'entier le plus voisin.
On pose pour tout appui j :
M ï Max
V,

V-
V = V-
v
J i
5.4.2. Répartition des armatures d'âme L'équilibre des moments en B donne :
Pour l'étude de l'effort tranchant, on s'intéresse aux valeurs absolues de ce dernier détermi- V
umax- z = FsO-z => FSÛ = Vun
nées à partir de la ligne enveloppe :
fe
Corde Comme : -A avec : y s = 1
Corde 'Y,
i. 15.V umaK
il vient :
f
e

Cette section doit être ancrée au-delà du nu d'appui pour Vumax (et non pour Vu0 réduit).

6.2. ÉQUILIBRE DE LA BIELLE DE BÉTON SUR APPUI SIMPLE D'ABOUT

6.2.1. Vérification du béton


,^T

v
m= v m= Vm = valeur absolue minimale de l'ordonnée de la ligne enveloppe de
l'effort tranchant.
Par simplification, on remplace cette ligne théorique par une ligne enveloppe simplifiée
constituée par les cordes :
M
- reliant Vj à V^ pour la partie gauche de la travée,
M
- reliant Vî_ à vi + pour la partie droite de la travée.
2. yumax •'/. .Le
On définit ainsi les deux longueurs lg et ld. a
bc= b 0 .a
On peut alors appliquer la méthode de répartition de Caquot en considérant les poutres fictives :
°J2 y b = 1,5 en général
- de portée 2 . lg associée à l'appui i,
- de portée 2. ld associée à l'appui i + 1,
On fait la répartition en partant des deux extrémités de la travée continue. Le coefficient 0,8 tient compte du fait qu'à l'appui, l'inclinaison des bielles n'est pas exac-
tement 45° et que leur compression peut ne pas être uniforme.
6. ZONES D'APPLICATION DES EFFORTS
6.2.2. Bielle à prendre en compte
6.1. ARMATURE INFÉRIEURE TENDUE SUR APPUI D'ABOUT
a
TU
) Poutre solidaire d'un poteau

Pour le f onct ionne-


ment en treillis de
la poutre A
F
sO
L2cm
f orces de
droite"
i
b) Poutre à nervure rectangulaire sur appareil d'appui
d'où leur section est donnée par :
ed

M,,
et par suite : A > 0 < = > F S > 0 < = > Vumax - - > 0 <=> Mu < V umax . z

D'où avec une valeur approchée z du bras de levier égale à 0,9.d :

si MU < 0 , 9 . d .
MU
c) Poutre à talon sur appareil d'appui umax
0,9.d
À fed
COUPE À À

avec un ancrage au-delà du nu d'appui pour TTv umax MU


0,9. d
/45*
/ \ / I Nota : même si l'on trouve A < 0, il n'est pas de bonne construction de ne prévoir aucune
armature inférieure traversant le nu d'appui.
Les bielles de béton doivent vérifier, de part et d'autre de l'appui :

b 0 .a Iv.

6.3. ARMATURE INFÉRIEURE TENDUE SUR APPUI INTERMÉDIAIRE , =1,5 en général


\umas

7. JONCTION HOURDIS - NERVURE


7.1. RÈGLE DES COUTURES
v
7 umax z Tout plan P soumis à un effort de glissement ultime gu par unité de longueur doit être tra-
versé par des « ARMATURES DE COUTURE » :
• inclinées en sens inverse de la fissuration probable,
• totalement ancrées de part et d'autre de ce plan.
Considérons, dans le plan P à coudre, un élément plan :
Les aciers inférieurs doivent équilibrer :
M, • de longueur dx,
= Vumax - - avec Mu en valeur absolue • de largeur b0,
• soumis à un effort de glissement gu par unité de longueur,
F s = A . ted
• soumis à une contrainte normale uniforme au (> 0 pour une compression).
Il est sollicité par : b n . dx
• une force g u . dx dans le plan P, 2) que la contrainte de compression dans les bielles de section vaut :
V2
• une force Ou . b0 . dx normale au plan P. a+
dF
bc ° ' C°S
Ces efforts doivent être équilibrés par : bc b0.dx sin a + cos a
• une force de compression dFbc, inclinée à 45° sur P (compression des bielles de béton)
Le plus souvent, on choisit a = 90° :
• une force de traction dFs, inclinée d'un angle a sur P (traction des armatures de couture)
A f
t «_
u u
a u .b Q .dx a u .b 0 .dx st y s °

et si au = 0 :

A f

expressions habituelles de la RÈGLE DES COUTURES.

On peut donc retenir ce résultat simple : « la force développée par unité de longueur par les
aciers de couture doit équilibrer le glissement longitudinal ultime par unité de longueur ».
Par projection des forces sur P et sur la normale à P, il vient :
7.2. VÉRIFICATION DU BÉTON
l2__
[1]
\/2~ H' 1 „
[2] H ^ho
À.N. ,VA.N
d •-
On en déduit puisque gu = iu . b0 : À
b
(t - o ) b0 . dx o, bl
s
sin a + cos a
L'effort de glissement sur le plan HH' (variation d'effort normal par unité de longueur)
/2~(t .sina + a .cosa)b n .dx correspondant à la saillie b[ du hourdis (en pratique, dalle ou table de compression) vaut :
[1]. sin a + [2]. cos a => dFbc =
sin a + cos a V,, / ho
giu = — . b,
II en résulte : Ii
1) que les armatures de couture doivent équilibrer par unité de longueur du plan P, un \ = moment d'inertie par rapport à l'axe neutre de la section homogène réduite.
effort : Or le moment statique S, de la partie comprimée de la section en T est tel que :

= = A, fet S i > b . h0
dx s, ' Y s ° sin a+cosa -. —(sina + cosa)=T -a
. », r
puisque l'axe neutre est dans la nervure.
Nota : en général As et A; sont les armatures d'une dalle fléchie localement entre deux ner-
S
On en déduit : - < i
vures parallèles. On admet qu'elles peuvent simultanément jouer le rôle d'armatures de
2 b
couture et n'ont donc à être complétées que si l'inégalité précédente n'est pas vérifiée (voir
couture
VU b, Vu b, I, remarque page 204).
D'où: — . — car z = —
Il 'b z b S[
D'où la contrainte tangente sur le plan HH' à la jonction nervure-saillie : g. POUTRES À TALON
II s'agit de poutres en T dont l'âme est élargie au niveau des armatures tendues. ,
élu
T =-

soit :

<t,.
z.h0" b donné au paragraphe 3.2.1.
z = 0,9 . d

7.3. ACIERS DE COUTURE

As et Aj étant les aciers supérieurs et inférieurs de la dalle espacés de st et ancrés totalement Notations :
de part et d'autre des sections de jonction HH', ils équilibrent par unité de longueur un Aj = section des barres longitudinales situées dans une saillie du talon,
A = section de l'ensemble des barres longitudinales situées dans le talon,
effort :
Ac = section d'une nappe d'aciers de couture (cadres de talon),
As + Ai fe sc = équidistance de ces nappes.
. — avec y~ = 1,15
s
' Ys L'effort de glissement par unité de longueur du plan TT" vaut :
V u ,, Vu SB
Cet effort devant être au moins égal à l'effort de glissement ultime sur le plan HH' :
II
As + Ai fe Vu bl
. — > glu = . -r- avec :
st v z b S B =15A 1 (d-y 1 ) = moment statique par rapport à l'axe neutre d'une saillie du talon,
il faut donc : S,= 15A(d-y,) = moment statique des aciers tendus par rapport au même axe
= moment statique de l'aire homogène comprimée, d'après l'équa-
tion des moments statiques (cf. 7.1, chapitre 6 « FLEXION SIMPLE »).
s i fre 2> !
i , i b15 _ ï ï .
t e Soit:
Vu A, : Vu ^
— •—
z=0,9.d z A 0,9 d A
D'après la règle des coutures, les armatures de couture sont obtenues en écrivant q Ue — CORRIGE —
l'effort unitaire équilibré par les aciers de couture est au moins égal à l'effort de glissement
ultime sur le plan TT' :
A, £,, V,, Ai î '. -'•• 1. EFFORT TRANCHANT
sc y, " 0,9 d A j.l. EFFORT TRANCHANT MAXIMAL

soit, si l'on adopte pour les armatures de couture le même espacement que pour les arma- V
Pu
v
umax =
tures d'âme (sc = st) :

_ . y s =l,15 en général
0,9d A l 2 EFFORT TRANCHANT RÉDUIT
(TRANSMISSION DIRECTE DES CHARGES AUX APPUIS)
Charges uniformément réparties :

''uO — Vumax pu
VUO = 292,9 - 58,57 l^*± = 250 kN
6

II. EXERCICE N° 1 : POUTRE - EFFORT TRANCHANT


2. VÉRIFICATION DU BÉTON
— ÉNONCÉ — 2.1. CONTRAINTE TANGENTE CONVENTIONNELLE
V,
COUPE ÀÀ
q=26,6kN/m
2,22m b0. d
i-»
Pu=58,57kN/m
j^lBcm •iï. ; * .'..r.
rvvVT TV V TVT V v T V ' V V V ' T w ' V V V V T T VT^
2. VÉRIFICATION
1=10, 00m
—I 85cm
5cm >E— Fissuration \
en travée
J 22 j
préjudiciable j (4MPa.
7f
5iir , 4 MPa
Tu0 = 1,43 MPa < 2,5 MPa = t^ O.K.
• Exercice « fissuration préjudiciable - section à table de compression » traité au chapitre =» ARMATURES D'ÂME DROITES
« FLEXION SIMPLE ».
• Fissuration préjudiciable. Pas de reprise de bétonnage.
• Matériaux :
• béton : fc28 = 25 MPa, ft28 = 2,10 MPa, 3. ARMATURES D'ÂME
• aciers : Fe E 500 HA. 3
-l. ARMATURES CALCULÉES
• On se propose : f -0,3. k . L
et
1) de calculer les armatures d'âme, b 0 . s, ' y 0,9 (sin a + cos a)
2) de vérifier les abouts de la poutrelle lorsque la poutre est solidaire d'un poteau de 30 cm
de largeur mesurée parallèlement à sa portée et la jonction hourdis-nervure.
avec : 4. ESPACEMENT MAXIMAL
a = inclinaison des At, At droites => a = 90° (0,9. d 10,9 . 80 = 72 cm
=> sin a + cos a = 1 St<Min40cm
s t <40cm = Min< 40cm
\*carA'=0
FeE500=>f e t =500MPa,y s = 1,15

T uO = 1,43 MPa s.«=22cm<40cm= st O.K.


b0. d

{ 0 si reprise sans indentations,


0 si fissuration très préjudiciable,
1 sinon en flexion simple.
- pas de reprise, \
- fissuration préjudiciable, > => k = 1
- flexion simple. I
4.t Kbi-AM
RÉPARTITION
i
Espacement
n p
DES ARMATURES D'ÂME
initial stl s
to
= 2Q cm
.dans
, ,la,smte
. , - , . .
des espacements de Caquot
- ,

ft28 bornée supérieurement à 3,3 MPa f,28 = 2,1 MPa < 3,3 MPa O.K. Nombre de répétitions :
5.0,85^, 0,3.1.2,1^ :
At 22(1,43-0,3.2,1) 1 3 ~ -
— ^ = rm ,
cm/cm r.-K,-^-* -^
500 22,23 uO
0.9
1,15 5_^0,8^ =
pour le 1er espacement n» = 2,40 +
I "1 — - u • 6 . 0,22
6s t 0
3.2. POURCENTAGE MINIMAL
H! = /' 0 pour les suivants HJ = 2,40 pour i > 1
At 22 . 0,4 1 2
-^— fet > 0,4 MPa —>- — = — — cm /cm
b 0 . st st 500 56,82
4.1. TABLEAU DES ESPACEMENTS
A, = ^
O.K.
st 22,23 56,82 l s to

3.3. DIAMÈTRE DES ARMATURES D'ÂME


/<!>! (25 mm
Ot < Min / h/35 *t < 22 mm = Min / 850/35 = 24,3
|bo/10 |220/10 = 22
=> prenons <D, = 8 mm
d'où pour deux files d'armatures longitudinales :
nombre de
répétitions
, 1 cadre<t>8HA

o o i

18__8J Nota : le nombre de répétitions 3 ne convient pas car il ne permet pas d'atteindre le milieu
A, = 2. 0,50=1,00 cm2 de la portée avec des espacements de 40 cm. ^
=> s,0= 1,00 . 22,23 = 22,23 cm II manque pour arriver à mi-portée : 500 - 490 = 10 cm.
retenons : 1 cadre <J> 8 HA sto = 22 cm Retenons sans mettre un cours d'armatures d'âme à mi-portée :
10 + 6x20 + 2x25 + 4x35 + 4x40
4.2. VÉRIFICATION DE st À 1/2 4 3. RETENU

a) Effort tranchant
Compte tenu de la forme de la ligne d'influence de V :
1
Q l cadre (
<t>8 H À \
/

\
\
10 6 . 2 0 2.25 4.35 4.40 20

Charges permanentes } Vg - 0 5. VÉRIFICATIONS D'ABOUT


5.1. ARMATURES INFÉRIEURES TENDUES SUR APPUI D'ABOUT
Charges variables } V q = ±q u .I.fl.l) = ±^ yu = ± 1,5 .26,6 .B°° = ± 49 9 kN
2 \2 2l 8 8 0 293 4 2
A= A = - - . 10 = 6,74 cm
fej Armatures d'âme calculées
f,, 435
V Comme on avait deux files de 3 <& 25 HA en travée, on garde :
I = 49,9. 10 3
u bQ.d
t = = 0,28 MPa 2 O 25 HA inférieurs sur appui :
" 0,22.0,80
A = 2 .4,91 = 9,82 cm^
ancrés au-delà du nu d'appui pour :
^22(0,28-0,3. 1.2,10)
b
o •s t Y 0,9 (sin a + cos a) / = -^l_ /, = 0,69. / s
A réel 2 . 4,91
Fe E 500 =* /s = 44O / = 0,69 . 44 . 2,5 = 75,9 cm
<o (voir exercice chapitre / = 75,9 cm > 30 cm de largeur d'appui
st 50,82 « TRACTION SIMPLE » § 5.1.a) => Crochet.
=> s, = 40 cm à 112 convient.
c) Pourcentage minimal 5.2. VÉRIFICATION DU BÉTON DE LA BIELLE D'ABOUT
A, A, Largeur d'appui : 30 cm
fet > 0,4 MPa > 2 2 ' °'4 =0,018 cm 2 /cm Enrobage : e = 3 cm
b 0 . s, «t 00
(25 mm
At _ 2 . 0,50 c t = Max { e c t = 3 cm = Max < 3 cm
= 0,025 > 0,018 O.K.
st 40 1 cm [ 1 cm
d) Espacement maximal b 0 =22cm
a = 30 - 2 - 3 = 25 cm
s, = Min j ' s t = 40 cm (cf. paragraphe 3.4.)
\40cm

st = 40 cm = st O.K.
On doit vérifier : III. EXERCICE N° 2 : POUTRE À SECTION
= RECTANGULAIRE - ARMATURES D'ÂME INCLINÉES
bc b0 . a
— ENONCE —
abc = 10,7 MPa < 13,3 MPa = 0,8 — Q K
1,5 '• COUPE ÀÀ
3,00m
5.3. ANCRAGE DES ARMATURES INFERIEURES TENDUES
Voir exercice « Ancrage total » au chapitre 3 « Association acier - béton » pour la méthode 2,05m
de calcul.
fa jriJnU iii iUiUiUUJUUU U-j.g
1 = 12, 00m I—»A L
8888888
6. LIAISON HOURDIS-NERVURE 7 files
6.1. VÉRIFICATION DU BÉTON 75cm
À'=0
b-b0 2,22 - 0,22
:
' fe /*' •' '>

bi = = 1,00 m • Action variable : • • • • - . • ">' f-


2 2
Q = 3,525 MN.
umax 1 0,293 1,00
Tu = < t,.
llm
T u =- = 1,22 MPa • Fissuration préjudiciable. Reprise de bétonnage sans indentations.
7 . Il
L h0 h
U 0,9.0,80.0,15 ' 2,22
• Matériaux :
z = 0,9 . d
• béton : fc2g =25 MPa, ft28 = 2,10 MPa,
T = 1,22 MPa < 2,5 MPa = ilim O.K (cf. 2.2.) • aciers : Fe E 500 HA.

6.2. ARMATURES DE COUTURE • On se propose, au voisinage de l'appui A :


1) de vérifier le béton des bielles,
i Vu b i As + Ai 1,15.0,293 1,00
— . te > 1,1J . . -r 2) de calculer à titre indicatif les armatures d'âme inclinées d'un angle a de telle sorte que
St Z b st - 500 . 0,9 . 0,80 ' 2,22
z = 0,9.d A,
leur volume relatif p = soit minimal,
' b 0 .s t sinoc
A S + A; 1 3) de calculer les armatures d'âme inclinées d'un angle a = 45°,
4) de déterminer les armatures d'âme droites et les armatures horizontales associées répar-
d'où pour s, = 1,00 m : ties sur la hauteur de l'âme.

A s + A, = ^ =4,22 cm2

=> As + Aj > 4,22 cm2/m

Remarque : si la condition n'est pas vérifée par les armatures existantes de la dalle, on
peut, au lieu de rajouter des armatures, réduire proportionnellement la largeur b et
reprendre le calcul des aciers longitudinaux (dont la section augmente, mais faiblement).
2 2. VÉRIFICATION
— CORRIGÉ —
Fissuration 1 0,15^ = 2,!
T
1. EFFORT TRANCHANT préjudiciable J ,,m = Min
^4MPa
1.1. EFFORT TRANCHANT MAXIMAL
< T Hm
Tu0 = 2,95 MPa > 2,5 MPa = Tlim
05 = poids volumique du béton armé 05 = 25 kN/m3 => Armatures d'âme inclinées
g = O5.b0.h g = 25.10-3. 2,05 . 0,75 = 0,0384 MN/m de 45° < oc < 90°
Pu=U5.g p u = 1,35 . 0,0384 = 0,0518 MN/m
, Q U =1,5.Q Qu = 1 , 5 . 3,525 = 5,288 MN
Pu- l
l- a 2
5,288 11 - —I = 4,277 MN
12/
3. MINIMUM D'ARMATURES D'ÂME INCLINÉES
3.1. INTRODUCTION
0,311 3,966 Volume relatif d'armatures d'âme inclinées :
A, \-<>,3.k.f t j
p = =
1
1.2. EFFORT TRANCHANT RÉDUIT bQ.stsina 0,9 . fed (sin a + cos a) sin a
(TRANSMISSION DIRECTE DES CHARGES AUX APPUIS) Ce volume relatif est minimal pour :
Charges uniformément réparties : f(cc) = (sinoc + cosoc)sina maximal
d'où : f (a)= 2sina cosoc + cos2 a - sin2 a
Vu0 (p u) = 0,311 - 0,0518 ±^± = 0,223 MN = sin2a + cos2a = 0
TC n n
Charge concentrée : - - + k.-

h _ 3h
— < a< - ^^ = 1,025 m < a = 3 m < 3,075 m = ^^
2 2 k = 0 =^ a = - — < 0 < 45° donc inacceptable,
2 2 o

9 ^ 00 371
V UO (Q) = — V U (Q) Vu0 (Q) = ^L^^L 3,966 = 3,869 MN k = 1 => a = -<r = 61,5° compris entre 45° et 90° O.K.,
3h 3 . 2,05
Total : 77l
k = 2 =^ a = - r = 157,5° > 90° donc inacceptable.
8
V u o=V u 0 (p u ) + V u0 (Q V u0 = 0,223 + 3,869 = 4,092 MN
L'extremum est donc obtenu pour a = 67,5° et on a :

o> 451 67,5* 90*

2. VÉRIFICATION DU BÉTON f'(a)


1,207
2.1. CONTRAINTE TANGENTE CONVENTIONNELLE f (a)
d = 0,9.h d = 0,9 . 2,05 = 1,845 = 1,85 m
' uO 4,092
b0. d T .. = = 2,95 MPa [pr ] <=* a = 67,5°.
0,75 . 1,85 Par conséquent : t min
3.2. VÉRIFICATION DU BETON d'où pour 7 files d'armatures longitudinales :

. = Min
hm Thm =Min .'V

10-3— MPa MPa = 5,5 . 3 cadres+1 étrier


45 / O12HA
V) > < Tlim Tu0 = 2,95 MPa < 3,5 MPa = Tlim O.K. o 0 0 fa

g S o
G S
3.3. ARMATURES D'AME
A t = 8 . 1,13 =9,04 cm2
A, fet V°'3-k'ftj =*s t = 9,04. 2,31=20,88 cm
b0 . s, ' y 0,9 (sin a + cos a) retenons : 3 cadres + 1 étrier O 12 HA
avec : sto = 20 cm
oc = inclinaison des At, At inclinées => a = 67,5° 3.6. ESPACEMENT MAXIMAL
Fe E 500 => fet = 500 MPa, ys = 1,15 [0,9d <0,9. 185 = 166 cm
UO
s, = Min / 4 0 c m s t < 40 cm = Min { 40 cm
TU() = 2,95 MPa 15<D' lmin siA'^
«o b0. d

^ 0 si reprise sans indentations, - reprise non traitée, sto = 20cm<40cm = st O.K.


k = <( 0 si fissuration très préjudiciable, - fissuration préjudiciable, } =» k = 0 3.7. RETENU • / - *.
1 sinon en flexion simple. - flexion simple. 3 cadres + 1 étrier O 112 HA inclinés de
ft28 bornée supérieurement à 3,3 MPa ft28 = 2,1 MPa < 3,3 MPa O.K. : = 67,5°: s,o =20 cm

V 75 . 2,95
-TTT cm2/cm
(sin 67,5+cos 67,5) 4. CADRES ET/OU ÉTRIERS INCLINÉS DE a = 45e
4.1. VÉRIFICATION DU BÉTON
3.4. POURCENTAGE MINIMAL ' f•
A 0,21 — I o 27 — = 4 5
t 75.0,4 1 T..lim =4,5 MPa = Min { 1,5
- f > 0,4 MPa
b 0 . s t etet - 7 MPa
v 7MPa
A, 1 1 Tu0 = 2,95 MPa < 4,5 MPa = ilim O.K.
—= ->— —O.K.
s, 2,31 16,67
4
-2. ARMATURES D'ÂME
3.5. DIAMÈTRE DES At
A, fet \-°'3-k-ftJ
[32 mm
<ï>t < 32 mm = Min h 050/35 = 58,6 o-st Y 0,9 (sin a + cos a)
, < Min /h/35
|b0/10 J750/10 = 75 avec :
=> prenons <!>, = 12 mm a = inclinaison des At, At inclinées => a = 45°
(> O/3 = 32/3 = 10,7 mm) f
et> Y,, Fe E 500 => f e t = 500 MPa, y s =l,15
VUQ 4.5. ESPACEMENT MAXIMAL
= 2,95 MPa
b0 . d [0,9d (0,9. 185 = 166 cm
st = Min / 40 cm s t < 40 cm = Min < 40 cm
f 0 si reprise sans indentations, - reprise non traitée, (!5<D' l m i n siA'*0 U
ir, r.. k = < 0 si fissuration très préjudiciable, - fissuration préjudiciable, } => k = 0
1 1 sinon en flexion simple. - flexion simple. sto = 22 cm < 40 cm = st O.K.
ft28 bornée supérieurement à 3,3 MPa ft28 = 2,1 MPa < 3,3 MPa O.K.
RETENU
..v A. 3 cadres + 1 étrier <t> 12 HA inclinés de
75 .2,95
a = 45° : sto = 22 cm
s.~~~ „ 500 ,
'' 0,9fy^(sin45+cos45)
1,1 J

5. ARMATURES D'ÂME DROITES ET ARMATURES PARALLÈLES


À LA LIGNE MOYENNE
4.3. POURCENTAGE MINIMAL 5.1. INTRODUCTION
A A
t 75.0,4 1 En réalisant les armatures d'effort tranchant au moyen :
— f , > 0,4 MPa
b 0 . s t ei
c
- d'armatures d'âme droites d'une part,
- d'armatures parallèles à l'axe de la poutre, réparties sur la hauteur de l'âme et dont le
^- l > * O.K. pourcentage soit au moins égal à celui des armatures d'âme droites d'autre part,
s, 2,5 16,67
la contrainte tangente limite peut être prise égale à celle correspondant à des armatures
4.4. DIAMÈTRE DES A, d'âme inclinées à a = 45°.
32 mm 5.2. VÉRIFICATION DU BÉTON
<D t < Min /h/35 <ï>t < 32 mm = Min (x 2 050/35 = 58,6 _25_
0,27^
|bo/10 J750/10 = 75 \ra = 4,5 MPa = Min \ ' Û"
prenons <ï>t = 12 mm 7 MPa JMPa
(> <P,/3 = 32/3 = 10,7 mm) uO TUO = 2,95 MPa < 4,5 MPa = ^O.K.
d'où pour 7 files d'armatures longitudinales :
5.3. ARMATURES D'ÂME DROÏTES
V a) Calcul
\ fe, T 3 k
u-°' - ^
b
3 cadres+1 étrie^ o •s t Ys 0,9 (sin a + cos a)
' 012HÀ avec :
o 0 0 k oc = inclinaison des At, At droites => a = 90°
3 ,? § s f
et. Y..
=> sina + cosa = 1
Fe E 500 => fet = 500 MPa, JB = 1,15
• ^

A,= 8. 1,13 = 9,04 cm2


'un
=> s, = 9,04 . 2,50= 22,60 cm T uOn = 2,95 MPa
b0.d
retenons : 3 cadres + 1 étrier 4) 12 HA
sto = 22 cm
' 0 si reprise sans indentations, - reprise non traitée, e) Retenu
k = { 0 si fissuration très préjudiciable, -fissurationpréjudiciable, k =0 3 cadres + 1 étrier <I> 12 HA verticaux
1 sinon en flexion simple. - flexion simple. sto = 16 cm

ft28 bornée supérieurement à 3,3 MPa f t28 = 2,1 MPa < 3,3 MPa O.K.
5.4. ARMATURES HORIZONTALES ASSOCIÉES
A, 75 .2,95 1 a) Calcul
cirr/cm
500 1,77
0.9 V ! 2/
1,15 >—
z s. --Û7 c m / c m
b) Pourcentage minimal ZAh = Somme des brins composant les armatures horizontales associées des deux faces
A. - t . 75 . 0,4 1 : sur la hauteur de l'âme,
- f > 0,4 MPa cm "/cm
b 0 .so t et
r\ cl
500 16,67 z = 0,9d = hauteur du treillis de Môrsch.
A, 1 1
-= >- O.K. = 94,07 cm2
s, 1,77 16,67 1,77
c) Diamètre des At pour des armatures horizontales 0,9. 185
4 x 8 < 5 2 0 H A s, = = 20 cm
[32mm le long des faces externes des cadres
<ï>, < Min /h/35 E>t < 32 mm = Min / 2 050/35 = 58,6 mm ZA h = 4. 8. 3,14 =100,48 cm2.
(750/10 = 75 mm
lbo/10
E\ A
• prenons <5t = 12 mm
(> Oj/3 = 32/3 = 10,7 mm)
020HÀ
s ::==:
*
-_

d'où pour 7 files d'armatures longitudinales :

V
<t>20HÀ
h
-?•
Ë 3 cadres + 1 étrier

3 cadres+1 étrier
s
h
/ •
-?• £
3
O

8 8,
O •i>
a
O12HÀ

' O12HÀ
O 0 0 4> f b) Répartition des armatures horizontales associées
8 8 8 % On arrêtera le double système d'armatures à l'abscisse x, depuis le nu d'appui, où :
A,= 8. 1,13 = 9,04 cm 2 T u =T Um (a = 90°)
=>s t =9,04. 1,77= 16,00cm d'où:
retenons : 3 cadres + 1 étrier <I> 12 HA
Vu= T hm
. .b 0 .d Vu = 2,5 . 0,75 . 1,85 = 3,469 MN
s,() = 16 cm
d) Espacement maximal • Diagramme de l'effort tranchant :
(0,9d [0,9. 185 = 166 cm - pour 0 < x < a - e
s~, = Min / 40 cm s t < 40 cm = Min { 40 cm v
| u = Vumax - 1,35 g x x = 0 : Vu = 4,277 MN (cf. § 1.1.)
x = a : Vu = 4,277 - 0,0518 . 3,00 = 4,122 MN
sto = 16 cm < 40 cm = st O.K.
pour a + e < x < /
Vu = Vumax - 1,35 g x - 1,5 Q x = a : Vu = 4,277 - 0,0518 . 3,00 - 5,288 = - 1,166 I\
x = / : Vu = 4,277 - 0,0518 . 12,00 - 5,288 = - 1,633
-1/2 COUPE AA = V
4,277
4,122
x
3,469^7

2 05m 020HÀ
• ':
-1,633
02QHÀ
s h = 2 0 cm

s h = 20 cm
. .1: 3 cadres+1 étrier
<t>12HÀ
• o^t o o
- §_ 8 a $,
• Les armatures d'accompagnement doivent donc régner jusqu'à la section d'abscisse
a = 3,00 m depuis l'appui de gauche, avec, compte tenu de leur ancrage, une longueur :
37, 5cm
a + L - a + 44O a + /. = 3,00 + 44 . 0,02 = 3,88 m

5.5. SCHEMA DE FERRAILLAGE D'EFFORT TRANCHANT

-ELEVATIOH-
6. REMARQUE
En rapportant le volume des armatures d'âme au volume de béton associé :
/\
pour a = 67,5°
b0.st.sina 75 . 2,31 . sin67,5 160,06
3 cadres + 1 étrier
le <J)12HA s = 1 6 c m pour a = 45°
b0.st.sina 75 . 2,50 . sin 45 132,58
4 4 * (ou ancrage courbe)
2A
II. pour a = 90°
b0.st b0.z b0.s, 75.1,77
I
66,38
sh = 2 0 cm
Donc :
3,00 m - la solution a = 67,5° est la plus économique (mais la plus compliquée et sa mise en place
est peu réaliste),
- la solution a = 90° + armatures associées est la moins économique de beaucoup.
Contrairement à une opinion assez répandue (la longueur sur laquelle la dépense nécessaire
avec cette dernière solution est courte), cet exemple montre que, dans certains cas, une part
importante de la portée de la poutre peut être affectée.
CHAPITRE 8

FLEXION COMPOSEE

I. RAPPELS DE COURS
1. GÉNÉRALITÉS - INTRODUCTION
1.1. GÉNÉRALITÉS
On désigne par (sollicitations fournies par les calculs de Résistance des Matériaux) :
• MGo le moment de flexion (ultime ou de service) par rapport au centre de gravité de la
section de béton seul (de signe quelconque),
• N l'effort normal (ultime ou de service) ; par convention :
- positif pour une compression,
- négatif pour une traction.
Le système (MGo, N) est équivalent à une force unique équipollente à N et appliquée en un
point C (centre de pression) contenu dans le plan moyen. La distance G0 C est appelée
excentricité de la force extérieure (équipollente à l'effort normal N et passant par C) par
rapport à G0.

e
o

("Cj=centre de pression
En flexion composée, sollicitation vectorielle, la valeur du moment de flexion dépend
du point où l'on effectue la réduction des forces (centre de gravité G0 du béton seul On M
centre de gravité A des armatures tendues). uG0 = Nu (ei + 62) = Nu eo

En flexion composée, la première chose à faire est de rechercher la position du centre ri


MG
pression en calculant e 0 = —-p. avec:

Le signe de MG fournit la position des aciers tendus :

a=
ou : I%i.Q

M j et M j étant évalués sans les coefficients y


(ce sont des moments de service), e a n'intervient pas.
V

2. SECTIONS PARTIELLEMENT TENDUES


1.2. PRISE EN COMPTE FORFAITAIRE DES EFFETS DU SECOND ORDRE
EN FLEXION-COMPRESSION À L'E.L.U. 2.1. DOMAINE D'APPLICATION

/f = longueur de flambement de la pièce (voir paragraphe 2.1. chapitre 5 « COMPRESSION 2.1.1. À l'E.L.S.
SIMPLE »,
h = hauteur de la section droite dans le plan de flexion, On pose :

/ = longueur libre de la pièce, eOser =


Nser
e a = Max J = excentricité additionnelle,
La section est partiellement tendue si : <,;
250 a) Nser étant une compression (Nser > 0) => pour une section rectangulaire sans aciers-com-
primés, il faut yl < h , d'où :
e j = —^—77 H e, = excentricité du 1 ordre à l'E.L.U. M s e r A S M serlim = ~ a b c b 0 h d-- = . - 1 -- .- b 0 d 2 a b c
Sy.N,

avec Mser A = moment fléchissant de service par rapport aux aciers tendus (même signe que
1.2.1. Cas où //h > Max[15 ; 20.6 M serG ). La nappe d'aciers n'est effectivement tendue que si la position de l'axe neutre est
Vérifier la pièce à l'état-limite ultime de stabilité de forme (voir chapitre 1 1 « FLAMBEMENT »)• telle que y] < d. Soit, en faisant oc, = — = 1 dans l'expression de la page 130 (os = 0) :

1.2.2. Cas où Vh < Max[15 ; 20 A = 0,333

Faire le calcul en flexion composée pour les sollicitations ultimes :


b) Nser étant une traction (Nser< 0) => C est à l'extérieur des traces des armatures.
2.1.2. A PE.L.U. ' >—>
La section est partiellement tendue si : ^
'-S F /
a) Nu étant une compression (dans ce cas : Nu > 0 et e0 = el + e2 ^ e0ser avec yu < h) : £ V
ï"~^' \
e / sc/
À.H \ e
A o F
bc /
A I l o n g e m e n t i Raccourcissement "1 .. z
f
f
bu B B b
\
4
/ v r F \
0, 8.y u \ / ^ \

$n prenant les moments par rapport aux aciers tendus, les équations d'équilibre s'.àxivejit :
| |MA = N . e A = F s c . z s + F b c . z b f ' "|
l V[ _ LC _i_ C _ p •-. "'
j-1^ ~~ bc ' L SC A S ., _. '»

soit en tenant compte des sections A et A' d'armatures :


- (MA = N . eA = A' o sc . Zs + F b c . zb
pour une section rectangulaire, 0,8.b0.h.fb;
bc =
en l'absence d'aciers comprimés M
BC = Fbc •z b A
N = Fhr + A' . OoC - A . as <=> Fbc + A' 0SC - A +—
N

b = d -0,4.h
avec y u = h
soit, en considérant les moments par rapport aux aciers tendus : Les équations d'équilibre de la même section soumise en flexion simple au moment MA et
aux mêmes déformations (donc aux mêmes contraintes et de même axe neutre) et munie
= 0,8. 1-0,4. b0. des sections d'armatures A et A ' s'écrivent :
d\ d/
|MA = A' asc . Z, + Fbc . z,,
MBC
d'où: =0,8.JLi-o,4.JL ' . a s c -A .
b0 . d . f bu d'où par identification, il vient :
et la section est partiellement tendue tant que yu < h c'est-à-dire tant que :

À .-A H

avec : 2.2.2. Technique du calcul


MuA = moment fléchissant ultime par rapport aux aciers tendus (même signe que MuGo).
La nappe d'aciers n'est effectivement tendue que si : • Calculer le moment MA (MuA ou MserA) par rapport aux aciers tendus,
=> en déduire par le calcul en flexion simple les sections A et A ' des armatures,
y u < d => ^ b u <^ B o = 0,8(1 -0,4) = 0,480
=> revenir à la flexion composée avec les sections d'aciers :
b) Nu étant une traction (Nu < 0) => C est à l'extérieur des traces des armatures (dans ce cas : /A' = A'
M
JGO
eoser à moins que les MjGo et les N; ne proviennent d'une action unique
^Yi -^i
auquel cas e0 = e0ser). où : N (Nu ou Nser) en valeur algébrique, as à l'état-limite déterminant pour le calcul de A.

2.2.3. Remarques
2.2. CALCUL DES ARMATURES
N est une compression (N > 0) => diminution de la section d'aciers tendus trouvée en
2.2.1. Méthode de calcul flexion simple.
On se place dans le cas où l'une au moins des nappes d'armatures est tendue : N est une traction (N < 0) augmentation de cette section.
2.2.4. Positions relatives de A, G0 et C Faire bien attention que c'est le moment MA (MuA ou MserA) qui est à comparer au moment
limite (Mlu ou Mrb) et non le moment MGo.
MGr >0
0 pans le cas où A' préexiste, la méthode de calcul exposée au paragraphe 2.2.2. s'applique :
MG 1) en prenant à l'E.L.U. :
N>0 MBO = 0 , 4 8 . b 0 . d 2 . f b u + A ' . f e d ( d - d ' )
2) en prenant à l'E.L.S. :
"G, M ser.hm
, = 0,333. b0n . d .abc + A ' . < jse (d — d ' ) avec a se =15.o, —
' bc

H<0
3) en vérifiant que : A'calculé < A'réel
2.2.6. Section en T à l'E.L.U.
Si N est une compression ; C est à l'opposé de A (centre de gravité des aciers tendus) par
rapport à G0. On suppose que le signe du moment MuA est tel que la table est comprimée.
Si N est une traction ; C et A sont du même côté par rapport à G0. a) Cas où MuA < MTu

2.2.5. Cas des sections rectangulaires La zone comprimée a une forme rectangulaire.
Donc calcul en section rectangulaire de largeur b soumise à (MuA, Nu).
Moment au centre de gravité des aciers tendus (en valeur absolue) :
tyCasoùMuA>MTu
La zone comprimée a une forme de T. On opère par décomposition de la section :

b-br
-f S
bc f bu


bc2
f
d
bcl
À.N. •bl

Les équations d'équilibre s'écrivent :


MA = M(
|MuA = F bcl . Zbi +F b c 2 .
^N avec son signe \ N u = F b c l + F b c 2 -F s
Comme la sollicitation de flexion composée est une sollicitation vectorielle, et que les etzbl=d-0,4.yu
coefficients de pondération des actions ne sont pas nécessairement les mêmes pour le h
moment et pour l'effort normal, il n'est pas possible de savoir de façon simple, a priori, avec
s'il faut, ou non, prévoir des aciers comprimés. Des tableaux qui donnent les moments
limites ultimes réduits pour des aciers Fe E 500 et fc28 < 35 MPa figurent dans l'annexe 3
en fin d'ouvrage.
Nécessité d'aciers comprimés : /M uA = 0,8 . b0 . yu . f bu (d - 0,4 . yu) + (b - b0) h0 . f bu d - ^
• à l'E.L.U. : MuA < Mlu => A' = 0 donc ( \ 2l
• à l'E.L.S. : M^ A < Mrb
serA rh => A' = 0 NU = 0,8 . b0 . yu . f bu + (b - b0) h0 . f bu - A . as
~u
/ M uu RR = M uu AA - ( b - b o ) h 0 . f b u ( d - ^ ) ©8 7F"~7
et en posant
int •

\NuR=Nu-(b-b0)h0.fbu

il vient • ' MUR = °'8 •b° ' Yu ' fbu ^ ~ °'4 '
|NuR = 0,8 . b 0 . y u . f b u - A . os

soit les équations d'équilibre d'une section rectangulaire b0 d soumise à MuR et N'uR-
Donc calcul en section rectangulaire b0 d soumise à :
cas où Nf > 0 cas où Nf < 0
Nf N f . e 0 . v Nf N f . e 0 . v


NuR=Nu-(b-b0)hQ.fbu avec : avec :
Nf>0 Nf<0
Il faut prendre garde de bien retrancher de A la quantité NuR/os (NuR en valeur algébrique) e0 > 0 (même signe que Nser) e0 < 0 (même signe que Nser)
et non pas Nu/as. D'où:
Nf N f . e 0 . v
2.3. SECTION MINIMALE D'ARMATURES =
'< B- 1
(M serG ,
Nf =
B.e0.v-I p.v* f
La sollicitation provoquant la fissuration du béton (ot = ftj) de la section supposée non M
Nf-e
o-P- 1/' tj
armée et non fissurée doit entraîner dans les aciers tendus de la section réelle une contrain- N P = B . v . v'-=rendement de la section
te au plus égale à fe.
Le diagramme des contraintes est supposé linéaire.
Nf Nf.e0.v
Le point de passage de la résultante des contraintes normales est supposé identique à celui en remarquant que o t - — >C - at p . v' (limite
c
de la sollicitation de service la plus défavorable.
supérieure du noyau central).
2.3.1. Cas des sections en T D'où les cas à considérer :

Caractéristiques géométriques de la section non fissurée et non armée : 1) cas où e0 > 0 (Nser est une compression) :
a) si 0 < e0 < p . v', la section est entièrement comprimée : la condition de non fragilité
b n'intervient pas et il faut prévoir, pour la section totale des armatures, la valeur minima-
., 1 1- „ B=b0.h+(b-bQ)h0
le requise pour les pièces comprimées (cf. § 4.3),
h
P— !>' bD.h2+(b-b0)h20
b) si e0 > p . v', la section est partiellement tendue et on détermine Amin en écrivant que
OY T. ÏT 2.B pour Nf excentré de e0, la contrainte des aciers tendus atteint la limite d'élasticité, soit :
v=h-v'

7
ÛJ A_ : _ =
N f .e A N
N Nf e 0 - v ' + 0 , l . d
zh=0,9.d 0,9. d
Les excentricités e0 et eA ont le même signe que Nser (et que Nf), ce signe a été précisé en
1.1. page 217. Nous avons, lorsque MGo > 0 :
e 0 -v'+0,l .d Çj h e0-0,5.h+0,l.d
avec e0 de même signe que Nser. 0 . .
fe 0,9 . d B . e0 . v - 1

Amin est positif et n'a donc de sens que si eA > zb ou e0 > v' - 0,1 d.
Dans le cas contraire, on pourrait, théoriquement, prendre Amin = 0. soit en admettant que d = 0,9 . h :

2) cas où e0 < 0 (Nser est une traction) :


a) si e0 < - (d - v'), la section est partiellement tendue : on se ramène donc au cas l.b ci-
dessus avec e0 < 0, e0n -
0,23
6.0,9
b) si - (d - v') < e0 < 0, la section est entièrement tendue : il faut prévoir deux nappes
d'armatures tendues. On applique les formules du § 3.3.
Sous moment négatif, il suffit d'intervertir v et v' dans les formules précédentes, tout en e f t -0,45.d
avec eo de même signe que NSI
conservant la convention : l'excentricité e0 a le même signe que Nser.

2.3.2. Cas des sections rectangulaires I Remarque : dans le cas de la flexion simple (N = 0) :

Caractéristiques géométriques de la section non fissurée et non armée :


si e0 tend vers l'infini, Amin —> 0,23 —- . b0 . d
B = b0 . h e
h
v =v =—
2 et on retrouve la section minimale en flexion simple (cf. paragraphe 6.1. chapitre 6
v
À . H. _
À H
3 « Flexion simple »).
h - — —7 1=
V 12
2.4. CALCUL DES CONTRAINTES À L'E.L.S.

, bo 12 2.4.1. Cas de la section en T


P=
B . v . v'

<£ 8- ..__ c '


f.
Section minimale d'armatures :
1 ri ^H-
V,
vc -d') n-15
Jl
;z
Les formules établies pour les sections en T partiellement tendues, s'écrivent : à _n
1 h
ii . N . ^

K= ^ser/AH
À
p.v 3 '2 1 II

° 3'2
7 5
d'où : On pose :
yi = distance, toujours positive, de la fibre la plus comprimée de la section à l'axe neutre,
A i
e0-v'+0,l.d fy e 0 - 0 , 5 . h + 0 , l . d yc = distance du centre de pression C à l'axe neutre, de même signe que N ser ,
min c '
0,9. d 6 f 0,9. d eA = distance du centre de gravité des aciers tendus au centre de pression C, de même signe
e -~ ° e
queN ser ,
c = distance de la fibre la plus comprimée de la section au centre de pression C : La résolution de cette équation donne yc :
c = d - eA : sinon voir §2.4.2. avec b Q =b
si Nser > 0 et eA > d, on a c < 0 (C est à l'extérieur de la section), > yc ==>
(section rectangulaire de largeur b)
si Nser > 0 et eA < d, on a c> 0 (C est à l'intérieur de la section),
si Nser < 0, on a toujours c> 0 (C est à l'intérieur ou à l'extérieur de la section), II faut vérifier que la section comporte bien une nappe d'aciers tendus, c'est-à-dire :
y t = yc + c < d
Moment d'inertie
by 3 (b-b n )( y i -h Q ) 3
-+nA' (y^d 1 ) 2 +nA(d-y 1 )' i

Calcul des contraintes


En écrivant que le moment des forces internes par rapport à l'axe neutre vaut : ,•,„.
Mser/AN = Nser • Yc
il vient :

Les contraintes valent alors :


Dans tous les cas : y, = yc + c a
bc~^ • yl —abc dans tous les cas
Position de l'axe neutre as=n.K(d-yn) jllTg" si la fissuration est préjudi-
ciable ou très préjudicia-
Section H/K Z blé
/C M/C
+c
b.y,
J
l
1
b yy
D
' l
2 Vl
-c i / ho(y
TT c+c)
lr Lr c3 .,2 y ^T
2 3 °
2.4.2. Cas de la section rectangulaire
à +c+2h Pour b = b0, les équations précédentes s'écrivent
déduire --^-(b-bnJCy.-h,,)2 Vl
" h °,h c
b-bQ |c h j 2 y c n
3 0 e 2 (yc o 3 Position de l'axe neutre
1 1
À n.À'CVj^-d ) d'-c 1
n . À (y c +c-d')(d'-c)
?=3 +p.y c +q=0
À -n.A(d- Vl ) d-c n . À (y c +c-d) (d-c) o 2 , 6nA' , , , , 6nA , , ,
p- b b
y- N
Z2= M / c =0
o o
^1 K ,2 6nA , ,
, 3 6nÀ' , , , )2
q • b ( b
En écrivant £2 - M/c = 0, on obtient l'équation du troisième degré en yc ' o o

vc3 +p-y c +q=o Il faut vérifier que la section comporte bien une nappe d'aciers tendus, c'est-à-dire
Y! = yc + c < d
-, b 2,^/b 1 \ / _C nu j\ 2 +, G,n A '(a
/ j , c)+
, 6nÀ , , c),
p -3 b c^+JC b 1K n b b, (a
Moment d'inertie
o o o o
6nÀ 2 6nÀ
-, b _ 3 , 0 , b ^, m u ^3 ' / j i- Ljyx /-•
^ u c^ »nVi
b
*• K D b, j II- ° 1 +nA'(y 1 -d l
o o o o
Calcul des contraintes 3 3. SECTION MINIMALE
M
T ,_
K— •
serXAH
— >
Lorsque MGo > 0, nous avons (cf. § 2.3.1) :
B
N -Mj
ï»-1*
P V
' '
f=i Î . e 0.v-l e0-p.v
C'bc3^ • yl — ^bc dans tous les cas
= rendement de la section — pour une section rectangulaire
a =n . K(d—y-i) i'ôg' si la fissuration est préjudi- '. v.v \3
ciable ou très préjudicia-
asc=n.K(y1-d1) blé détermine Amin en écrivant que pour Nf excentré de e0 ser, la contrainte des aciers tendus
atteint la limite d'élasticité. D'où les conditions à vérifier :

N C
f A2
3. SECTIONS ENTIÈREMENT TENDUES
3.1. DOMAINE D'APPLICATION N f . e A1
À l'E.L.U. comme à l'E.L.S. la section est entièrement tendue si :
|N est une traction (N < 0),
\C tombe entre les armatures. Sous moment négatif, il suffit d'intervertir v et v' d'une part puis AI, CAI et A2, eA2 d'autre
part dans les formules précédentes, tout en conservant la convention : e0 < 0 lorsque Nser
3.2. CALCUL DES ARMATURES
est une traction. On remarquera que A2 est la section la plus tendue dans tous les cas.
Remarque : dans le cas de la traction simple :
f.
si 0 N B . f et A + A m i n 2 ^ B -+

et on retrouve la section minimale en traction simple (cf. § 5. Chapitre 5 « TRACTION SIMPLE »).

4. SECTIONS ENTIÈREMENT COMPRIMÉES


L'équilibre des moments par rapport aux. armatures donne :
4.1. DOMAINE D'APPLICATION
H e
A 1- ' A2 La section est entièrement comprimée si, la section A' des armatures les plus comprimées
o Àl
3 +e
À2 )a sl étant supposée connue (en cas contraire, faire A' = 0 dans les formules qui suivent), on
N . eAl
,. vérifie les conditions ci-après.
A_-
2 (/ S
Al + e A2 )a s2 4.1.1. À TE.L.S.

Solution économique : avoir le centre de gravité des armatures en C, d'où : N ser est une compression (N ser > 0),
1 h 1 h
calcul à l'E.L.U. : Pivot A => asl = as2
s2 = f e . M ser A - A ' c r ( d - d ' ) > — . — ! - — . — b n d a. pour une section rectangulaire
2 d H i 3 d
^ H
calcul à l'E.L.S. : as[ = a s2 = as h-d'
avec a = 15 a bc
4.1.2. À l'E.L.U. 4 3. SECTION MINIMALE
' N u est une compression (Nu > 0),
Ucm^/m de périmètre
M
UA - A'fed (d - d') > M BC = 0,8 - 1 - 0,4 - b0 d2 f bu pour une section rectangulaire B = aire de la section de béton seul.
'"•^
4.2. CALCUL DES ARMATURES
4.2.1. Dimensionnement à l'E.L.U. R DIAGRAMMES D'INTERACTION
Calcul manuel au pivot C compliqué, on utilise des abaques (diagrammes d'interaction} Les diagrammes d'interaction moment-effort normal sont des abaques permettant un
voir paragraphe 5. Voir aussi chapitre 1 1 « FLAMBEMENT ». dimensionnement ou une vérification rapides de sections droites dont la forme et la distri-
4.2.2. Dimensionnement à l'E.L.S. bution des armatures sont fixées à l'avance.
Les diagrammes d'interaction sont établis uniquement pour l'état-limite ultime (rien
n'empêche d'en établir à l'E.L.S. sur le même principe).
-£L
-f- sel *5.1. ÉQUATIONS

-4—4 .JS3

d; n=15

On désigne par :
MSerG = Nser-eG = moment au centre de gravité G de la section homogène,
A! et A2 = sections d'aciers comprimés (fixées en satisfaisant le pourcentage BETON ACIERS

minimal en compression simple du paragraphe 4.3.). DEFORMATIONS CONTRAINTES

Les caractéristiques géométriques de la section homogène sont : Section quelconque à plan moyen, munie d'armatures respectant la symétrie :
B0 = B + 15(A 1 +A 2 ),
G0 - centre de gravité de la section de béton seul,
Io = moment d'inertie de la section B0 par rapport à G.
G0y = axe situé dans le plan de symétrie,
On obtient la contrainte maximale du béton :
.V
G0x = axe normal au plan de symétrie,
<0
bc
dj = distance de l'axe G0x à l'armature de section Aj, comptée positivement dans le
sens ascendant,
Pour le dimensionnement, il faut se fixer a priori A l t A2 et chercher par tâtonnements : An = armature la plus éloignée de la fibre la plus comprimée,
M serG B = aire de la section de béton seul,
1) à ce que C reste dans le noyau central [ - <en =
B0.v' N v' et v = distances de G0x aux fibres extrêmes, respectivement comprimée et tendue, de la
section.
2) à ce que (abc) max < a^ = 0,6 fc28 avec (obc) max » obc.
Dans le cas d'une flexion de sens déterminé (comprimant par exemple la fibre supérieure
de la section) et pour une valeur de y, fixant la position de l'axe neutre, prise arbitraire-
ment, on a :
1) un diagramme des déformations passant par le pivot associé à y :
y < 0,259(v' - dn) => Pivot A,
0,259(v' - dn) < y < h => Pivot B, 5.2. DISCUSSION , . - , ., ^ _.-,. .
y>h Pivot C, 5.2.1- Cas où y est égal à moins l'infini ;
avec : Le diagramme des déformations est constitué par la verticale du pivot A. On est donc en
ecç = raccourcissement de la fibre de béton à la profondeur £, TRACTION SIMPLE.
esj = déformation de l'armature Aj, Le point correspondant de la courbe d'interaction est le point PT défini par : i|V j_«
2) un diagramme des contraintes dans le béton et dans l'acier, avec les conventions d 11
* ..,,.•.„:.!

signes précisées sur la figure ci-avant, donnant les contraintes : M 1 (-oo)=M T =ZAj .a s j .dj .d
acç pour la fibre de béton à la profondeur J;, n
1
N 1 ( - o o ) = N T = Z A j .asj — f e d S À j
asj pour l'armature AJ.
La résultante et le moment résultant en G0 des forces internes sont obtenus par les relations • On remarque que : n ..•;..
M^(-OO)=MT=O = = >!] Aj .dj=0 ==>GQ=centre de gravité des
1 armatures Aj.
• <?'. • > .r
n 5.2.2. Cas où y est égal à plus l'infini
Le diagramme des déformations est constitué par la verticale du pivot C. On est donc en
COMPRESSION SIMPLE.
Dans le repère orthonormé plan (OM, ON), le point P, de coordonnées M,(y) et N t (y) V = 2/1 000 os , = E . es . = 2 . 105 . 2 . 1(T3 = 400 MPa
j j
décrit, lorsque y varie de - °° à + °°, un arc de courbe généralement convexe (F,), appelé : La contrainte <TS. ne peut donc excéder cette valeur :
COURBE D'INTERACTION. - pour les aciers Fe E 400 : os. = 400 MPa = fed
N - pour les aciers Fe E 500 : osj = 400 MPa < fed
COMPRESSION
soit

Le point correspondant de la courbe d'interaction est le point Pc défini par :
n n
.d j (ou .d)

H C = B - f b u + f e d Ï A - j (ou N c = B . f b u + 4 0 0 l A - j )

On remarque que :
n
M-L( + OO)=M£=O ==>2 Aj .dj=0 ==>GQ=centre de gravité des
1 armatures Aj.

•,.£
5.2.3. Cas où Nj = 0
Pour une certaine position de l'axe neutre, définie par yF], le point P! occupe sur la

TRACTION position PF1 définie par :


|M,(y F 1 )=M F 1 v= : effort normal réduit
B . f 'bu
,
|Ni(yF,) = 0

On est alors en FLEXION SIMPLE correspondant au sens de flexion considéré. B = aire totale de la section de béton seul
MiG
|0. = :jr— —^— : moment fléchissant réduit en G0
5.2.4. Cas de la flexion inverse " • " ' *bu

En changeant le sens des moments, on décrit l'arc de courbe (F2) limité par les points P h = hauteur totale de la section dans le plan de flexion
P- SA. -f,led
P=
: pourcentage mécanique d'armatures.
Pour une certaine position de l'axe neutre définie par yF2, le point représentatif occupe sur B.fL
(F2) la position PF2 définie par (bras de levier v - ^ au lieu de v' - £) : Pour une position fixée des armatures à l'intérieur de la section, si l'on fait varier p - par pas
M2 (yF2) = MF2 de sens contraire à MF1 de 0,1 par exemple (p = 0 ; 0,1 ; 0,2 ; 0,3...) - on obtient dans le repère orthonormé réduit
N2(yF2) = o (u,v) un réseau de courbes Cp (C0 ; C t ; C2 ; C3...) appelé DIAGRAMME D'INTERACTION.

5.5. PROPRIÉTÉS DES DIAGRAMMES D'INTERACTION


5.3. COURBE D'INTERACTION Les valeurs de p sont uniformément réparties (intervalle constant entre deux valeurs suc-
cessives) suivant les droites « rayonnantes » correspondant à y = Cste (c'est-à-dire à un
L'ensemble des deux courbes, (F,) et (F2), constitue un contour continu et fermé (Cp) couple donné de déformations ebc, esn constant). Il convient donc de conduire les interpola-
appelé : COURBE D'INTERACTION. tions dans les directions de ces droites.
Si la section présente un centre de symétrie : Pour la section sans armatures on a :
- les points PT et Pc sont situés sur l'axe ON,
fMT = -fcd.ZAj.dj = 0 n=o
- les deux courbes (F^ et (F2) sont symétriques par rapport à cet axe. PT = v =0
Le contour fermé (Cp) constitue la frontière du « DOMAINE DE SÉCURITÉ » de la sec- AJ = 0 quel que soit j
(M c = fed.: > n= 0
tion étudiée, munie de ses armatures de section totale ZAj. Le point représentatif de la solli- Pc = < > v= l
citation ultime agissante (de coordonnées MuGo, Nu) doit se trouver à l'intérieur ou sur la
frontière du domaine de sécurité.
Pour une section donnée, avec une position des armatures fixée, les diagrammes d'interac-
Si la section ne comporte aucune armature : tion sont établis, par ordinateur, en faisant varier proportionnellement toutes les sections AJ
M
T=0 des armatures.
=
Z k . AJ = k Z AJ
NT = 0 j j
A; = 0 quel que soit j => /
d'où les coordonnées des points PT et Pc vérifient :
| |Nc = B . f b u - pour PT :
En faisant varier y, on obtient le contour (C0) définissant le domaine de sécurité « lenticulaire » f
^ZArdj
de la section sans armatures. En fait, un pourcentage minimal d'armatures est toujours exigé. Bhf bu j M ,'i/, .a.e
^k
*ed
v h£A.
Bf bu j
5.4. TRACÉ DES DIAGRAMMES D'INTERACTION
Pour une section donnée (béton, armatures, position des aciers) on définit à partir des d'où le point PT se déplace sur une droite (AT) passant par le point PTO de coordonnées
efforts internes N; et MjG calculés en 5.1. les quantités sans dimensions : (0, 0) et de pente k.
- pour Pc : N u et MuGo (MuGo = N U (CI + e2) si Nu est une compression, comme indiqué au para-
graphe 1.2.),
b0 et h.
Mode opératoire :
j_ 1) Calculer les quantités réduites d'entrée dans les diagrammes :
v=
Bfbu Bfh, y
"T
d'où:
j . dj
. . = k et le point Pc se déplace sur une droite (Aç.) passant par le point P
V— II z.. » ;

•:-'!tl
*u
de coordonnées (0,1) et de pente k.
b
O-h'fbu
h
>
"uGr

2) Déterminer, sur le diagramme d'interaction, par interpolation suivant les droites


« rayonnantes » correspondant à y = Cste, le pourcentage mécanique d'armatures p :

W (s et e_
snn ) constants

5.6. APPLICATION À LA DÉTERMINATION DES ARMATURES


POUR LES SECTIONS RECTANGULAIRES
Données :
Â
c28
f bu = 0,85.
9.1,5
3) Calculer les armatures : tfOt'Di

P =- = =>

5.7. APPLICATION À LA VÉRIFICATION DES SECTIONS RECTANGULAIRES


Données :
y
t

f b u =0,85-^11 et f e d = ^
0.1,5 !-

siN
est une compression) >x
b0eth

Mode opératoire :
1) Calculer les quantités réduites d'entrée dans les diagrammes :

V =i

n= -

p =]
2) Vérifier sur le diagramme d'interaction que le point de coordonnées ((i, v) se trouve a
l'intérieur ou sur la courbe (Cp) correspondant au pourcentage mécanique d'armatures p
calculé :

à
5.8. EXEMPLES DE DIAGRAMMES D'INTERACTION
Section rectangulaire à armatures symétriques W -,

= 0,10 f e = 500MPa
Il /"vrv
'\9 J

i !><• m
: ,'¥ f
- pi*

h
i i
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\K\\K
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n 2 2ZFZ ça

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O
LïTi) i) )! )n n
«

(1) Extrait du « CEB/FIP Manual on Bending and Compression », 1982, Construction Press, Ed.
II. EXERCICE N° 1 : FLEXION - COMPRESSION 1.2. ACIERS
SECTION PARTIELLEMENT TENDUE a) Résistance de calcul
500
= 435 MPa
— ÉNONCÉ — 1,15

b) Contrainte limite à l'E.L.S.


>

• Sollicitations ramenées au centre de gravité du fissuration peu pas de limitation de as en service


¥ béton seul : préjudiciable
Nu 1 Q = 6, O 0 m - permanentes :
Ng = 85 kN, Mg = 90 mkN
- variables de durée d'application supérieure à
1 MM G
0 24 heures :
Nq = 75 kN, Mq = 80 mkN, avec \|/2 = 0.
2. SOLLICITATIONS EN PIED DE POTEAU
r^ ^1 ' • Fissuration peu préjudiciable.
2.1. ÉTAT-LIMITE ULTIME
COUPE AA • Matériaux : ' a) Sollicitations de calcul
- béton : fc28 = 25 MPa, £YjMjGo = 1,35 M g + 1,5 Mq EYj MjGo = 1,35 . 90 + 1,5 . 80 = 241,5 mkN
22cm
- aciers : Fe E 500 HA. EYiNj=l,35Ng+l,5Nq YiN; = 1,35 . 85 + 1,5 . 75 = 227,25 kN

55cm l2cm |2 cm
ea = Max ea = 2,4 cm = Max
1//250 1600/250 = 2,4 cm
l On se propose de calculer les armatures en pied de poteau.
ei=- - + ea
Ni

b) Sollicitations ultimes corrigées pour flambement


— CORRIGE — Puisque Nu > 0 est une compression.
Élancement géométrique :
1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX
poteau encastré dans un massif de fondation :
1.1. BÉTON
/f=0,7./0 lf= 0,7. 6 = 4,20 m
a) Résistance de calcul
Type de calcul :
^28 25
fbu = 0,85. £=0,85. = 14,2 MPa 15 15
1.1,5 pièce chargée ^ 4,20
lt
de façon — >< Max = 7,64< 15 <Max.
20 055 20
b) Résistance à la traction
excentrée T Y
f t28 =0,6 + 0,06fc28 ft28 = 0,6 + 0,06 . 25 = 2,10 MPa Calcul en flexion composée en tenant
compte, de façon forfaitaire, de l'excen-
tricité du second ordre.
Excentricité du second ordre :
3. ARMATURES

3.1. INTRODUCTION
oc = M , = 9 0 + 80=170mkN
M, Q. Moment réduit de référence à l'E.L.U. :
«= = 0,529
i >2
Allongement .Raccourcissement

3 .4 20
(2+ 0,529. 2) = 0,i
^ « IU . U,D3

avec : cp = 2
Sollicitations corrigées pour le calcul en flexion composée:
Nu = 227,25 kN
M
U Gn = N u ( e 1 + e 2 ) M u G =227,25(1,087 + 0,029)
= 253,61 mkN
= e,+e2 e 0 = 1,087+ 0,029 =1,116 m

Sollicitations ramenées au centre de gravité des aciers tendus :


M,3
0 3 Moment réduit agissant
0
= 304,74.10-_
. bu
0,22 . 0,502 . 14,2
f
b
O'd 'fbu

e = + 0,50-^ = 1,341 m
2 Conclusion :
Mu A = 227,25 . 1,341 = 304,74 mkN = 0,390 <^ B C = 0,4928
Section partiellement tendue.
2.2. ÉTAT-LIMITE DE SERVICE
ser = N g + N q
3.2. CALCUL DES ACIERS EN FLEXION SIMPLE
M serGn = M s + M Q a) Nécessité d'aciers comprimés
M serGn Moment réduit limite :
C
0ser jy M uA 304,74 , ._.
Y v = = 1 479
M
M M serA "M 206,08 '
On remarque que e0 à l'E.L.U. ï e0ser à l'E.L.S.
Sollicitations ramenées au centre de gravité des aciers tendus : 227 25
ZZ/,Z3
h\ 0,55 N.sei "N 160 '
e A = 1,063 + 0,50-~ = 1,288 m
N, 227,25. 10'3
M serA . 1,288 = 206,08 mkN v =: V = 0,15
" ~ 0,22 . 0,50 . 14,2
Les tableaux de l'annexe 3 donnent les valeurs de 104 |tilu, pour Fe E 500, fc28 < 35 MPa et c) Section A d'aciers tendus
0=1 : Dans la section fictive © sans aciers comprimés :

YM=M5 1,50 1,48 bu - ^/u > < °>275 => Méthode |ibu = 0,305 > 0,275 => Formules exactes

YN = MO 2938 3 140 a = 1,25 [l - ^1-2.0,305]


1,45 2900 3 104
1,42 2923 3 126 3045 a = 0,469

soit : p.lu = 0,305 (à comparer à p.lu = 0,294 si = d(l-0,4.ot) z b = 0,50 (1-0,4. 0,469)
on négligeait l'effet de l'effort normal). z b =0,406m
Nécessité d'aciers comprimés A' (13.f c28 + 415)K-9.y M .f c 2 8 ose = (13 . 25 + 415) 1 - 9 . 1,479 . 25
|ibu= 0,390 >^ ; u = 0,305 ase= 407 MPa
=> A' nécessaires. ase = 407 MPa < 435 MPa O.K.

b) Section A ' d'aciers comprimés -+A'


0,238.104 259
=> A = - :
0,406.435
d'=Ô'd
d=50cm 3.3. ARMATURES EN FLEXION COMPOSÉE

© © d-d1
d'=5cm
b 0 =22cm
A' = 5,72 cm
A = 17,12 - ^^- 104 = 11,54 cm2
407

En prenant 3 files verticales :


=> Aciers comprimés :
Section ( Section(g)
3 0 16 HA :
Contrainte asce des aciers comprimés : A' = 3 . 2,01 = 6,03 cm2

Fe E 500 => => Aciers tendus :


lit 1: 3 <ï) 16 HA : 3 . 2,01 = 6,03 cm2
. fc28 -ô'(l3.f c 2 g + 415)K
lit 2 : 3 $ 16 HA : 3 . 2,01 = 6,03 cm2
(MPa) (MPa) (MPa)
A = 12,06 cm2
o s c e =9. 1,479.25- — (13 . 2 5 + 4 1 5 ) . Section minimale :
50
osce= 258,8 = 259 MPa L'excentricité e0 à l'E.L.S. ayant même signe que Nser : e0 = e0ser = 1,063 m
Aciers comprimés : eu0 >< p
" . v' n = 1,063
e0 ' m > 0,091
' m = -Q . ——
9 = 'p . v'
MIu=mu.b0.d2.fbu Mlu = 0,305 . 0,22 . 0,502 . 14,2 = 0,238
=> La section est partiellement tendue
MuA-M,u 0,3047 - 0,238 M ï
A' = A
(d-d'). a =(0,50-0,05). 259 10 =5'72cm
e 0 -0,45.d ^22 50 L063-0.45 .0.50
III. EXERCICE N° 2 : FLEXION - TRACTION -
z
i >063 - 0,185 . 0,50 SECTION ENTIÈREMENT TENDUE
A
= °'92 Cm2 < 12'06 Cm
— ÉNONCÉ —
- m Sollicitations ramenées au centre de gravité du
3.4. SCHÉMA DE FERRAILLAGE béton seul :
16HA - permanentes : Ng = - 200 kN, Mg = 20 mkN,
V V V 60cm ~ variables de durée d'application supérieure à 24
i
heures :. N
XT f^r\r\ I_XT » x ^f\ - I_XT
q = - 200 kN, Mq = 20 mkN

55 cm 3 <ft 16 HA • Fissuration peu préjudiciable.


d2 = 5cm;
• • • 30cm • Matériaux :
- béton : fc28 = 25 MPa,
16HA
- aciers : Fe E 500 HA.
22cm
I On se propose de calculer les armatures.

— CORRIGE —
1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX
1.1. BÉTON
a) Résistance de calcul

f hll = 0,85. £'bu= 0 , 8 5 . = 14,2 MPa


1.1,5

") Résistance à la traction v.lH/ A.t


f t28 = 0,6 + 0,06fc28 f,28 = 0,6 + 0,06 . 25 = 2,10 MPa

1-2. ACIERS
a
) Résistance de calcul
500
f e d = - - = 435 MPa
1,15

b
> Contrainte limite à l'E.L.S.
fissuration peu préjudiciable pas de limitation de as en service
2. SOLLICITATIONS ULTIMES 3.4. SECTION MINIMALE
M
MuG=l,35.20+l,5.20= serG =20 + 20=40mkN
Nu = 1,35 Ng + 1,5 Nq Nser = - 200 - 200 = - 400 kN
u = - 1,35. 200- 1,5. = -570kN
M
UG 57 M serGo 40
= -0,10 m XT
= e Oser en = = -0,10m
-570 ° -400

- '
0u '!-:

-0,30
Centre de pression 1 Section P V 0,30.0,60.2,10=-0,189MN
entre les armatures Nff = ' , B . ^ g8 N f =-
/ entièrement e0-p.v' ^
avecNu<0 -0,10--0,30
(tendue

A,-W.m>>..,3Œ'-!y|i£.0«at
3. ARMATURES
3.1. INTRODUCTION A,xA
V
2 ^ ^ ^ m i. n
„ 2, =^-/ e +e \f A2.9.,7«B'>MSa.'.^^.o'OE:
Ve Al +e A2- )I e
fissuration peu préjudiciable} Calcul à 1'E.L.U.
3.5. SCHÉMA DE FERRAILLAGE
En prenant trois files verticales : => Aciers tendus inférieurs :
3.2. EXCENTRICITÉS
3 O 20 HA : A 2 = 3.3,14 = 9,42 cm2
h , , 0,60 => Aciers tendus supérieurs : •'..'!
e A1 = -^- - 0,05 + 0,10 = 0,35 m
2 3 <ï> 14 HA: A! = 3.1,54 = 4,62 cm2 ^

0u -0,05 -0,10 = 0,15 m


0 0 0

60cm
3.3. ARMATURES
Nappe supérieure :
0,570.0,15 I n 4 , 0 -
A,=
"Al 0,50.435 10 =3 ' 93cm
30cm
Nappe inférieure :

A
2

Total : A , + A 2 = 13,10ciri
IV. EXERCICE N° 3 : FLEXION - TRACTION - 2. SOLLICITATIONS , >v r- =
SECTION PARTIELLEMENT TENDUE 2.1. ÉTAT-LIMITE ULTIME
Au centre de gravité du béton seul :
— ÉNONCÉ — M u G o = 1,35 M g +1,5 M q M u G =1,35. 80+1,5. 60 =198 mkN
• Sollicitations ramenées au centre de gravité du N, = 1,35 N + 1,5 Na N,,=-1,35. 200-1,5. 160=-510 kN
béton seul : Mu G n 198
- permanentes : Ng = - 200 kN, Mg = 80 mkN, e = -0,388 m
5 0 cm
Cn..
Ou = N °"~-510
- variables de durée d'application supérieure à
24 heures : Nq = - 160 kN, Mq = 60 mkN.
Sollicitations ramenées au centre de gravité des aciers tendus :
50cm • Fissuration peu préjudiciable.
MGr
- Matériaux : 0
- béton : fc28 = 25 MPa,
- aciers : Fe E 500 HA.

• On se propose de calculer les armatures longitudinales.


e. = e^ = 0,388-0,45+^- = 0,188 m
M u A = 510. 0,188 = 96 mkN

— CORRIGE —
2.2. ÉTAT-LIMITE DE SERVICE
1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX Au centre de gravité du béton seul :
M serG, = M M serG, = 80+ 60 =140 mkN
1.1. BÉTON
N
ser = - 200 - 160 = - 360 kN
a) Résistance de calcul M
serG 140
f "Oser ' 360
bu = 0,85 . -^- fbu = 0,85 . ^^ = 14,2 MPa
1. 1,5
' Sollicitations ramenées au centre de gravité des aciers tendus :
b) Résistance à la traction
f t28 =0,6 + 0,06fc2g ft28 = 0,6 + 0,06 . 25 = 2,10 MPa _( h 0,50
3
Oser I e1 2 e. =0,389-0,45 +
A — vy,^u^ v/,-r^/ i - = 0,189m

1.2. ACIERS = 360. 0,189 = 68 mkN

a) Résistance de calcul

3- ARMATURES
1,15
3
-l. INTRODUCTION
b) Contrainte limite à l'E.L.S.
A l'état-limite ultime
fissuration peu préjudiciable j pas de limitation de o en service N u < 0 (traction) N,, = - 510 kN => Traction
h Section A d'aciers tendus
'Ou
~ = 0,388 m > -^- - 0,05 = 0,20 m
Hbu > < 0,275 => Méthode |^bu = 0,067 < 0,275 => Formules simplifiées
Le centre de pression est à l'extérieur des z b = 0,45 (1-0,6. 0,067)
armatures. z b =0,432m
Section partiellement tendue.
M., 0,096 . 10*
A= A=
Z f
b- ed 0,432. 435
3.2. CALCUL EN FLEXION SIMPLE
a) Nécessité d'aciers comprimés
Moment réduit limite : 3.3. ARMATURES EN FLEXION COMPOSEE
M uA
N
u
'M M serA A = A - ^ (avecN u <0) A = 5,11

En prenant quatre files verticales :


ser
=> Aciers tendus inférieurs :
N.. 0,510 lit 1: 4 <D 20 HA: 4 . 3,14 = 12,56 cm2
v u =- = 0,16
0,50 . 0,45 . 14,2 lit 2 : 4 $ 12 HA: 4 . 1,13= 4,52cm2
A = 17,08 cm2
Les tableaux de l'annexe 3 donnent les valeurs de 104 |ilu, pour Fe E 500, fc28 < 35 MPa et
6=1 : Section minimale
e0 à l'E.L.S. ayant même signe que Nser : e0 = e0ser= - 0,389 m
vu = 0,15 YM = MO 1,45 1,41
e0 >< _ (d - v') e0 = - 0,389 m < - 0,20 m = - (0,45 - 0,25)
Y N =!' 4 0 2735 2938
1,45 2694 2900 f™ e n - 0,45 d
1,42 2719 2923 2760

vu = 0,20 Y M =1-40 1,45 1,41


YN=MO 2757 2991
1,45 2680 2927 3.4. SCHÉMA DU FERRAILLAGE
1,42 2726 2965 2774

v u =0,16 > 10 Viu = 2 760+ (2 774-2 760) ^ = 2 763


50cm
soit : (Alu = 0,276
Nécessité d'aciers comprimés A' : \> \f \f V
0 0 0 0
M.u A 1

= 0,067 f—
0,50. 0,45 . 14,2
= 0,067 <^ ;u = 0,276
50cm
A' non nécessaires.
CHAPITRE 9

EPURES DE REPARTITION
DES ARMATURES
LONGITUDINALES
ET DES ARMATURES D'AME

Ce chapitre ne comporte pas d'exercices. Seul un rappel de cours est présenté.

I. RAPPELS DE COURS

[1. INTRODUCTION
En pratique :
- on trace les courbes enveloppes du moment fléchissant M et de l'effort tranchant V,
- on détermine les armatures longitudinales nécessaires dans les sections de moment extrê-
me (en travée et sur appuis),
- on calcule les armatures d'âme correspondant aux efforts tranchants en certaines sections
(au voisinage des appuis et de part et d'autre des points d'application des charges
concentrées).
On proportionne ensuite, en chaque section de la poutre, les armatures longitudinales et les
armatures d'âme aux efforts qui s'y développent au moyen d'ÉPURES DE RÉPARTITION.

2
- RÉPARTITION DES ARMATURES LONGITUDINALES
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-i. MOMENT MAXIMAL ADMISSIBLE D'UN GROUPE DE BARRES
LONGITUDINALES
C'est le moment maximal que peut équilibrer un groupe de i barres tendues :
- de section totale A; = Ak , 1°) Mi = Aj. O s . zb est, pour A; et zb constants, proportionnel à os,
k =1 2°) os varie linéairement de 0 à sa valeur maximale sur la longueur d'ancrage /a.
- pour une hauteur utile dj.
Deux cas peuvent se présenter. On a :

2.1.1. État-limite ultime /a = 4 pour des ancrages droits,


L = 0,4 . L pour les ancrages courbes des barres HA, ! avec crochets normaux
On suppose que la valeur du bras de levier zb trouvée lors du calcul de la section d'arma-
/ a = 0,6 . /s pour les ancrages courbes des ronds lisses.
tures équilibrant le moment maximal (sur appui ou en travée) est constante sur la longueur
de la poutre (cette simplification va dans le sens de la sécurité).
On a donc : , ; .... \
2.3. DIAGRAMME DES MOMENTS ADMISSIBLES
^=Ai-fed.z0 ' , , t Dans une poutre de hauteur constante, le DIAGRAMME DU MOMENT ADMISSIBLE
z0 valeur utilisée pour le calcul de A max dans la section d'un groupe de barres arrêtées se compose donc :
de moment extrême considérée (en travée ou sur appuis). - d'un segment de droite parallèle à l'axe de la poutre,
- de deux segments inclinés, aux extrémités du groupe de barres, de longueur /a en projec-
Dans le cas de plusieurs groupes de barres :
tion sur l'axe de la poutre.
Mu = Z Mui
i
i '*•' ANCRAGE DROIT ANCRAGE PAR CROCHET NORMAL

2.1.2. État-limite de service


De même que pour l'état-limite ultime :

I z j = d; 11 J valeur utilisée pour le calcul de A t x dans la section de moment extrême Ligne de référence
considérée (en travée ou sur appuis).
Dans le cas de plusieurs groupes de barres :

M s e r =ZM S ( H.À.
0 , 6 .1s: ronds 1 isses
fed à 1 ' E . L . U .
2.2. ARRÊT DES BARRES avec les zh correspondants
à l'E.L.S.
Lorsque l'on arrête dans une même section les i barres d'un groupe (supposées de même
diamètre), leur moment maximal admissible décroît linéairement de M; (Mui ou Mseri) à 0 Pour deux groupes de barres arrêtées successivement en B et D en partant du point de
sur la longueur d'ancrage de ces barres. moment extrême, le diagramme des moments admissibles peut être de l'un des deux types I
Il suffît de remarquer que : ou II ci-dessous suivant que la distance BD est supérieure ou inférieure à la longueur
d'ancrage /a du groupe de barres arrêtées en D :
4. RÈGLE DU DÉCALAGE
par suite de la fissuration oblique, l'effort de traction supporté par une armature dans une
section A d'abscisse x correspond au moment dans une section B d'abscisse x + a;.
Ce résultat est évident pour un treillis simple :

(S)

*
DB2la