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SOCIETE ET D'AMENAGEMENT

D'ETUDES DESCOTESNORD
DELA VILLEDESFAX

EI[|DT$ Pn0,ftÏ
D'0UillI 0tïilttE
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BÉTRILIÉ
NOIIT.PR|IJEI

1999
Décembte

V@)lî[',;JY#l?l'" NEDECO
BP85
-AB-AMERSFOORT
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uE 105,'îi,llï'J",l3o 38OO
PAYS-BAS

r,'*
ProjetTAPARURAPhaseIII : A de la composante
Détarllé dépollution

TABLE DES MATIERES

1. INTRODUCTIO

1.3 dépollution(AvenantN"2)
Composante ...............................6

2.
2.1
2.2
2.3 L'étude sur l'hydrogéologie du dépôt

DRAGAGESET EXCAVÀTIONS 7).


3
3.1
3.2 desùavaux.....,,.............
Séquence ........36
3.3
3.4 .....................................43
3.5 desvolumesdéfuritifs
Détermination ...45
sursite....................................................
à excaver/Laboratoire

4
I hF^,{! r.r'^n ............46

4.4 ..
Conditionsde mise en cÊuvre............ " .46

5.

5.1
5.2
5.3
5.4
5.5
6
6.1 Profondeurd'ancragede l'écran autourdu dépôt....... ....... " .'" 56
Conditionsà satisfairepar l'écran...... ..57
6.2

6.4
Aptihrde d€ l'écran pour les conditions locales. . 59
6.5
".' " ".' . 65
6.6 Sélectiondu type de feuille PEHD et mode d'exécution......

de deux feuillesen PEHD ..... ............. " 68


6.8 Assemblage

7 MORPHOLOGIE DE LÀ CÔTE.......................... """"""""""70

,'70
7.1 Topognphie et Bathymétrie......, ........

C l i m a td e h o u l ep r è sd e l a c ô t e . . . . . . . . . . . . .. ., ., . . . . . . . . . . . " """""" """" """'72


7.4

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la

8.
8.1
8.2 N i v e a ud ' e a ud e p r o j e t . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ''''''''''''''''"" 82
8.3 Houle de projet..... .............................84
8.4 Protection du fond marin .....................85
8.5 L e sé p i s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.6 Exécution...................
8.7
9

11. MAINTENANCE ET ENTRETIEN


1l.l Inspectiondescomposantes du projet....................... ............
.....99
I1.2 Suiviet conûôlede la qualitédeseauxpompées ........ .................99
11.3 Maintenance et enûetiendu dépô1..........'.'............ ................100
11.4 Le canalde dr
11.5 Elaboration desdonnées...........................
statistique .................102
11.6 Estimationdu coûtarmuelde maintenance ................ ...... 103

12.
12.1
12.2
13. DÉTATL ESTIMATIF DES TRAVAUX ,.................109

1 3I.
13.2
13.3

-: SCET-TUNISIEAIEDECO
Proj€tTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde Ia composante
dépollutron

1. INTRODUCTION

l.l Introduction

Le présent Avenant No2 aux études de la phase III justifie et décrit les travaux et les
aménagementspréconisés pour la dépollution du site et f intégration du dépôt de
phosphoglpsedansle paysagenaturel descôtesNord de la ville de SFAX.

Cet APD servira de basepour l'élaborationdes dossiersd'appelsd'offres pour I'exécutiondes


travaux relatifs à la composantedépollution du projet qui a été définie suite à une étude de
phasagedu projet global. I1 utilise les résultatsdes investigations de terrain et des études
effectuéesaussi bien au cours de la phaseIII (y compris le présent avenant)que les études7
antérieuresexécutéespar le Groupement SCET-TLINISIE/NIEDECOdepuis 1986 jusqu'à
cettedate et qui se sont dérouléesen trois phases:

i. Une premièrephase: "Choix du site" qui aprèsanalysede la situation des côtesNord de la


ville de SFAX, a recommandéun site avec des configurationsà adopterpour la remise en
état desplages

2. Une deuxième phase : "Etude de faisabilité technique" qui a préparé les bases /
(géotechniqueet hydraulique maritime) pour réaliserun projet techniquementacceptableet
financièrementviable.

3. Une troisième phasequi a été recommandéepar les résultatsdes étudesde la phaseII pour
approfondir les investigationset étudeseffectuéesavant le lancementdes appelsd'offres.

Les phaseset étudesantérieuressont passéesen revue dans1esparagraphessuivants.

1.2 Etudes antérieures

1.2.1Phase| - Cboix du site

La première phase de cette étude, relative au choix du site, a permis après analyse des
possibilités d'aménagementdes divers sites aménageablesen balayant I'ensembledu littoral
compris entre le port de commerce et la pointe de Sidi Mansour et examen de I'inventaire
exhaustif de leur diversité (aspects urbanistiques,rejets terrestres, écologie, hydraulique
maritime, géotechnique,dragage,etc.), de retenir pour l'implantation du proj et TAPARURA
la zone qui s'étenddu port de commercejusqu'auNord du débouchédu canal de I'Oued Ezzit.

Les raisonsqui ont pousséà faire ce choix sont essentiellementdes raisonsurbanistiques,car


cette zone subissait à l'époque un environnementpénalisant.L'aménagementd'un projet sur
cette zone correspondantà une chance de rééquilibrage de l'environnement de SFAX en
permettant de répondre aux désirs des promoteurs de faire de ce projet l'occasion d'une
extensionurbaine importantede la ville.

Le desserrementde la NPK conjugué aux actionsde protection de I'environnementprisespar


le gouvernementpar la suite. ont permis,au projet avec cette localisation de bénéficier de
conditionsde réalisationdesplus lavorablès.

SCET.TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

Les divers argumentsde rééquilibrage urbanistique, de réconciliation de la ville de SFAX


avec le littoral, d'ouverturedu centre actuel d'affairessur la mer et sur le quartier nouveauqui
sera aménagé,ont permis d'accorderune préférenceparticulière à la réalisationdu projet sur
cette zone d'autant plus que cette réalisation représentaitl'occasion de consentir certains
investissements(couvertures et isolement du dépôt de phosphogypsesurtout) qui ont un
impact très important sur la protection de I'environnementde SFAX et qui ont peu de chance
d'êtreréalisésà court et à moyen termesen dehorsdu cadrede ce proj et. i

Au cours de cettephase,les rapportssuivantsont été préparés:

- Volume1 : Rapport sur le choix du site :


Ce rapport qui fait la synthèsedes études effectuéesau cours de cette phase compare les , , * . '
différentes configurations possibles et après analyse dorure des recommandationssur la I
configuration à retenir. Ces anaiyses sont basées sur des études et données disponibles,
'1 collectées dans ies différents domaines en liaison avec ce choix et traitées dans les autres
volumes de la phaseI.

- Volume2 : Rapport urbanisme


Ce rapport traite des études des possibilités pour urbaaiser les terrains offerts par les
T
À
différentes configurations possibles. Les besoins en surface pour les différentes fonctions
urbanistiques sont pris en compte tout comme les contraintes imposées à l'état de
l'enviromement de la zone d'étude.

- Volume 3 : Rapport sur les infraslructures primaires


Ce rapport fait I'inventaire des infrastructuresprimaires nécessairespour chaque type de
configurationpossible.

Les réseauxroutiers sont traités ainsi que les aménagementsnécessairespour collecter les
eauxpluviales et les eaux usées.

Les zonesvertessont prévuesen certainsendroitsautour du dépôt de phosphogypseet le long


du canal de collectedes eauxpluviales.

- Volume4 : Rapport hydraulique maritime/ Ecologie


Ce rapport tmite pour les différentes configurations les conditions maritimes et écologiques
qui ont présidéau choix du site.

- Volume 5 : Rapport géotechnique/Dragage


Ce volume traite des donnéesen matière de dragageet de la composition du fond mann.
L'étude est baséesur les résultatsdes forages effectuéspour le projet en mer profonde et en
mer peu profonde à la limite du rivage actuel.

1.2.2 Phase2 - Faisabilitétechniquedu projet

La deuxièmephaserelative à I'avant-projetsommairea été entaméepar la réalisationdes levés


topographiqueset bathymétriques,des investigationsgéotechniquesconcernart aussi bien la
qualité du sous-soldes zonesà remblayerque desgîtesd'emprunt.

Les étudesde cette secondephaseont largementdébattudes contrainteset des possibilitésdu


site ainsi que I'aspecttechnique des aménagements: phénomènesmarins, qualité de I'eau,
qualité du sous-sol,disponibilité de matérfàux pour le remblai, conditions de raccordement
aux diversréseaux,conditionsde rejets,etc...

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde Ia composante
dépollution

Elle conclutque,moyennantcertainesvérificationsmineures,la factibilitétechniquedu projet


estconfirméeainsi :

a) Les étudesd'hydrauliquemaritimeont permisde définir le tracéde la futureplageet de


confirmersastabilitédansle tempsainsiquecellede la fossedebaignadequi étaitprévue
dans I'aménagement. Elles ont égalementpermis de vérifier que la plage à créer ne
pasd'importantstravauxd'entretienet dedragage.
nécessitera

b) Les étudesde qualitéde I'eauont montréune améliorationattenduede la qualitéde l'eau )


demer surquelquesannéesaprèsI'arrêtdesrejetsindustrielset polluantsenmer.

c) Les recherches de matériauxont permisd'identifierdiverssitesde matériauxsablonneux


en mer susceptiblesde servircommezoned'empruntà uneopérationde remblaiement en
vue du gainde terrainssurmer.

d) Les études d'aménagement envisagéesdans le projet confirment la correctionde


I'environnementde la zone (améliorationde la qualité de I'eau de mer, améliorationde
l'envirormementvisuel de la zone,diminutiondesrisquesde contamination des nappes,
élimination des rejets industrielset domestiques,
éliminationdu transportéolien des
particulesdephosphogypse).

Au coursde cettephase,lesrapportssuivantsont étépréparés:


- VolumeI : Rapportdefaisabilîté:
Ce rapportestla synthèsede I'ensembie desétudeseffectuées aucoursde cettephase.Il traite
de la faisabilitétechniquede la configurationretenueet se basepour cela sur les analyses
effectuéeset décritesdansles autresvolumesdecerapportde la phaseII.

Des choix sontopéréssur les aménagements


et les méthodesd'exécutionafin d'optimiserce
favorablepourla réalisation
projetet de donnerun rendementéconomique de I'opération.

- Volume2 : Rapportd'aménagement :
Ce rapportreprendles analysesfaitesau coursde la phaseI concemantles infrastructures
et la configurationpour arriverauxsurfaces
nécessaires à la réalisationdu projet.
nécessaires
Cesinfrastructuresont étémieuxaffinéesà ce stadedesétudes.

- Volume3 : Rapportd'hydrauliquemaritime/Ecologie'
Aprèsdesrecherches cerapportdéveloppe
supplémentaires, lesconditionsmaritimes,devent,
de houles et des courants qui comparent les differentes possibilités pour réaliser
I'aménagementde la configurationchoisie.

La pollution et sa propagationsur l'influencedesconditionsmaritimessont traitéeset pnses


en comptedanslesrecommandations de cerapport.

- Volume4 : Rapportdegéotechnique/dragage :
Aprèsune campagne de sondagescomplémentaires, I'aptitudedessolspour la réalisationdu
projet est étudiéeet l'origine-destination
desmouvements de terresontdécritespour aboutir
aux surfacetdégagées. Les équipements les mieux adaptéspour cestlpes d'opérations sont
également définis.

Au cours des deux phasesantérieures,les recherches


et investigationsde terrain ont été
chaquefois enun volumesuffisantpourpouvoiravanceruneconclusionfondéesur
effectuées

SCET-TUNISIE/NODECO
Détailléde la composante
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet dépollutton

les questionsfaisant I'objet de cesrapports.

Les investigations réaliséesn'étaient cependantpas sufftsantespour définir la conception


définitive des travaux, ce qui est logique, étant donné que la faisabilité du projet n'était pas
encore parfaitement établie. Le volume d'investigationétait donc limité au strict nécessaire
pour pouvoir avancerles conclusionsdemandées.

Le rapport de faisabilité (phase II) donne des recommandationspour approfondir ces


investigations et compléter les études jusque là effectuéesavant le lancement des appels
d'offres des travaux de dragageet de remblaiementet notammentsur les points suivants :

a) déterminerla qualité et la quantitéde sabledisponibleautourdes forages23 et 24 exécutés


en mer d'eau profonde dans le prolongement du débouchédu canal du PK 4 afin de
s'assurerde la puissanceet de la qualité de ce gîte ;

b) dans le canal de Kerkennah, des recherchessupplémentairesdevaient être également


effectuées1àaussipow déterminerl'étenduede 1azone d'emprunt,l'épaisseurdes couches
de sableet la qualité du sabledisponible ;

c) des essaisdewaient être exécutéssur les échantillonsobtenuslors de ces investigations


complémentaires;

d) les sondagesdoivent être exécutésautour du dépôt de phosphogypseet dans les limites


supposéesde la plaque de phosphogypseafin de déterminerson étendueet son épaisseur;

e) les échantillons de sol et les échantillons d'eau de la nappe doivent être analyséspour
déterminerl'agressivitéen relation avec 1esmatériauxà employer pour les fondationsdes
bâtimentset desouvragessusceptiblesd'êtreconstruitssur la zone,une fois aménagée;

f) des investigations doivent être réaliséespour déterminer la nature et les niveaux des
fondations des épis et des stations de pompage et des canaux d'évacuation des eaux
pluviales;

g) I'abrasivité du sable pour la plage, doit êhe étudiée en relation avec le déferlement,Ia
diminution desparticulesdansla granulométrieet la stabilité de la plage ;

h) la percolationde I'eau de pluie à travers le dépôt de phosphogypse,doit être étudiéeavec


I'influence que ce phénomènepourrait avoil sur la propagationde la pollution contenue
dansle dépôt.

L'évolution de I'appréciationde certainsaspectsde l'environnementet les influencesnégatives


que peuvent avoir ces aspectssur la santé ou sur le bien-être de la population font que les
types d'aménagementqui seront définitivement arrêtéspeuvent dépendrelargement de ces
aspectsd'où la décisiond'engagercettetroisièmephasedesétudes.

1.2.3 Phase3 - Avant projet détaillé (APD) et dossiersd'appel d'offres (DAO)

La phase III a compris la réalisation des étudesd'AvanlProjet Détaillé et l'élaboration des


dosiiers d'âppelsd'offres pour I'aménagementet I'améliorationdes côtes Nord de la ville de
SFAX (Projet TAPARURA).

Plusieurs recherchessur terrain et au laboratoireont été effectuéesau cours de cette phase,


dont notamment 70 sondagescarottés,de profondeurs variant entre 4,4 et 20,5 m ont été

t SCET.TUNISIE/NEDECO
t ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétai

exécutésdansla zonedu projetpour échantillonnage au laboratoire,


et analyses _122 sondages
à ia tarière ont été eife;tué. po* déterminerles caractéristiquesde la plague de
ont étéeffectuéspour délimiter
pt orpt ogypr" et plusieursautressôndages ia zoned'emprunt
de sabledansle CanaldeKerkennah.

Les étudesd'APD ont comprisla préparationdesrapportssuivants:

Volumel Rapport de premier établissement


Yolume2 Travaux de terrain
Volume3 Etude morphologique
'environnement
Volume4 Etude d'impact sur I
Volume5 Etude géotechnique
Volume6: Etude de dragage et de remblaiement
Volume 7 Mémoire d' Avant-Projet détaillé
projel a été élaboré en
L,APD des travaux de dragage et de remblaiement,nécessairesau
présidéepar
"aiiior *itrut"r à la mi-avril tss+. L'APO a été présentéau cours d'une réunion
Monsieur Le Ministre de I'Equipementet de I'Habitat et ten:uele 21/04194'

1.2.4 Etude de Phasage


proj et a demandé
Le Conseil Ministériel Restreint tenu au mois de juin 1994 concemantce
définir le phasage du projet sous
J'"n.,risag"rsa réalisationpar phase.Le but de l'étude,étaitde
tant au plan
les difféîentes variantes ènviiageablesavec les implications de chacuned'el1es
de cause
i""triq"" que financier afin de permettreà l'Administration d'opter en connaiss?nce
p"*,ipnâ."g. optimal qui prendrait en ligne de compte I'ensemble de ces considérations.

,t) Les principales conclusionstirées de l'étude de phasagesont qu'ii est essentiel


de passerdans
qui pourraientdans
urrepremièrephasepar la maîtrise de l'ensembledes sourcesde pollution,
le futur menacerl'environnementde la zone côtière'

nombre
Les travaux pour dépoliuer 1esite doivent aller au minimum de pair avec un certain
ne
d,autrestravaux, de façon à ce que \a zone ctééepuisseexister,sansque des détériorations
se produisent sous f influence des agressionsque la zone subit de la part les forces exercées
sur le littoral, les précipitations,etc.

du projet,
La zonecrééeainsi autoû des principaux élémentsà dépolluer,dans le sud du site
l'étu<lede
doit être considéréecomme le minimum pouvant ou devant être exécuté. Dans
"Thématique Dépo1lution"(TD). Les optiquesde
phasage,ce minimum est appeléla variante "Dépollution" seulement'
iu u-iât" ThématiqueDépollution sont de satisfaireI'objectif

La dépollution comprendrales activités suivantes:

- Enlever la plaque de phosphogypseet stockerle produit sur le dépôt,


- Décaperle sol sousla plaquede phosphogypse,
de
- R"mblaye. le trou créé par I'excavationde la plaque,avec du sableplovenant du canal
Kerkennah,
- Isolerle déPôt,
à
- Enlever les déchetssolides le long de la côte et les stocker sur le dépôt ou les amener
une décharge,

SCET-TUNISIE/NEDECO
TAPARURAPhaseII[ : Avant- dépollution
Détailléde la composante

- Décaperaubesoinle fond de mer devantla côteet mettrele produitde ce nettoyagesurIe


dépôt,
- Couwir le dépôt,
- dePomPage.
Installerun sYstème

L'exécutionde cettevariantea étéestiméeà 47,5millionsde Dinars'

dépollution(AvenantNo2)
1.3 Composante

1.3.1Généralités

Tel que précité,les conclusionstirées de l'étude de phasageétaientqu'il est essentielde


pur."i dutrrune premièrephasepar la maîtrisede I'ensembledes sourcesde pollution,qui
pounaientdansle futur menaceïl'environnement de la zonecôtière.En février 1997,suiteà
un CMR, il a été décidéde réaliser1aphasedépollutionen premiel lieu et dansce cadre
I'AvenantN'2 a étéétabli.

par la formede la
La configurationde la nouvelleligne de côte est dictéeessentiellement
plaquedé phosphogypse aux alentoursdu dépôtqu'il faudraitcompiètementenleverpour la
,r-ptu""t pu. un sabled'apportqui, compte-tenudes volumesnécessailes et des impacts
ne peutprovenirquedu CanaldeKerkennah'
négàtifsdesapportsterrestres,

La stabilisationde ce remblai est la secondecontraintepour le tracéde la nouvelle côte'

Il est égalementimportant que cette stabilisationne puisse pas apporterdes nuisancestelles


qu'envasementrapide ou pollution de 1anouvelle côte'

la
Mis à part ces considérations,la composantedépollution ne se préoccuperaaucunementde
"onfe"iion d'une plage ou d'une extension urbaine sauf celles qui sont conséquentes de
contraintesayant imposé la configuration de la nouvelle côte'

I1 est à noter que l'emprise de la plate-forme qui ressort de cette variante, est considérée
comme étant I'emprise minimale nécessaireau projet TAPARURA et que les aménagements
"un dénominateurcommun" à I'ensembledesvariantes
qui y sont préconisésconstituent

La composantedépollution a nécessitédavantagede recherchessur terrain et au laboratoire


po,r. "o-ptet". lei dorurées existantes et délimiter avec plus de précision les étendues
pour
verticales et horizontales des polluants dans le sol et l'eau souterraine ainsi que
déterminer la profondeur de li couche d'argile autour du dépôt qui constitue.la couche
d,ancragede l;écran de confinement préconisé.Ces étudeset recherchessont présentéesen
détailsdansce raPporld'APD.

1.3.2 Autres étudeset recherchesréaliséesdans le cadre de ce projet

Une étude$complémentaire a été réaliséeen août 1999 par I'EPAREB, pour le compte de la
des
SEACNVS, pour apporter des précisions dans l'étude d'impact sur l'environnement
travaux de dàgage ààns la zone d'emprunt du sable coquillier dans le chenal de Kerkennah.
et
Au cours de cétté étude complémentaire,des échantillonsdu fond marin ont été prélevés

SCET.TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

analyséspour la granulométrie.Les recommandations de cette étude concemantla


délimitationde la zoneexploitable,définissentunedistanceminimaleentrele gisementet la
limite inférieurede l'herbierde 500 m, et d'autrepart, indiquentque la limite de l'épaisseur
de la couchede sableà extraireest de 1 m. Cesrecommandations conduisentà exploiterun
gisementd'environ6,2 millions de m3,qui permettraitd'obtenirun volumeutilisablede sable
coquillierd'environ5,5millions dem' en estimantla pertede silt par surverseà 750.000m3.

en septembre
De plusuneétuderadiologiquea étéréalisée,achevée 1999,elle a recommandé,
entreauûes,que le dépôtde phosphoglpsedoit être recouvertd'une couchede terre dont
l'épaisseurdoit êtred'au moins30 cm.

1.3.3Organisationde cetAPD

Le présentdocumentcontient les parties de I'APD du projet global qui concementla -


dépollutiondu site et qui ont étémodifiéessur la basedesrésultatsdesrecherches et études
effectuéesdansle cadrede I'AvenantN'2 de I'APD de la composante dépollution.

Aprèsle rappeidesrésultatsdesétudesantérieures (Chapitre1), le présentrapportsynthétise


lesrésultatsdesétudessur les risquesmaximauxadmissibles,les seuilsde dépollutionset ies
simulationssurle comportement du dépôt(Chapitre2).
hydrogéologique

Les chapitres3 à 9 justifient et décriventles travauxde dragageet d'excavation(Chapitre3),


les travauxde remblaiementet de terrassement (Chapitre4), l'aménagement paysagerdu
dépôtdephosphogypse et sonisolation(Chapitre5 et 6), la morphologiede la côteet le projet
desépis(Chapitre7 et 8) et le canald'évacuation deseauxpluvialesqui aurapour exutoirele
bassindu Portde commercede Sfax(Chapitre9).

Le Chapitre10présentela stratégiede l'appeld'offres.


Le Chapitre11 présentel'échéancierderéalisationdestravaux.
Le Chapitre12donnele coûtestimatifdestravaux.

SCET-TUNISIE,l{EDECO
|-.

dépollution
Détailléde la composante
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet

2. ETUDESETRECHERCHESEFFECTUEES

2.1 Introduction

Les étudeset recherchesprécédantcet APD, et qui sont effectuéesdans le cadre de la


composantedépollution du projet TAPARIIRA, ont compris des travaux de recherchessur
tenain et au laboratoire, une étude d'Avant-projet Préliminaire et une étude sur le
comportement hydrogéologique du dépôtde phosphoglpse. ces étudessontprésentées dans
lesparagtaphessuivants.

2.2 L'avant-ProjetPréliminaire

2.2.1Travaux de recherchesréalisés

De nombreuses de terrainet desanalysesde laboratoireont étéconduitesdans


investigations
"Dépollution"du projetpour:
le cadrede la composante
. Connaître la profondeur deI'écrandeconfinement
d'ancrage verticalqui doitisolerlâtéralement
le dépôt de PhosPhogYPse;
. Délimiter les zonespolluées souset autour de la plaque de phosphogypse;
projet;
, Déterminer l,étendue de la pollution le long de la côte Nord de la zone du

Les recherches sur terrain pour déterminerla profondeurde l'écranont fait I'objet de 23
sondages géotechniques, 19 essaisde perméabilitéau laboratoire,29 granulométries et des
r-î
t l ."r*è, in-situ de la vitessede la remontéede 1anappe.Les recherches de l'étenduede la
pollution souset autourde la plaquede phosphogypse ont fait l'objet de 25 sondages avec
i,installationdepiézomètres d'échantillons
pour le prélèvement d'eausouterraine à différentes
profondeurs.
de
D'autre parl, l'étendue de la pollution de la plage, au Nord et à I'Est du dépôt
phospholypse, a étédéterminéesuiteà la Iéâlisationde 28 prélèvements de sol
d'échantillons
et de
à des profondeursvariant entre 0,5 et 1,5 mètres.Au total 194 échantillonsde sols
y comprisdeséchantillons témoins,ont étéanalysés pour 1esparamètressuivants :
sédiments,

Métauxlourds(Cd,Ni, Zn, As);


total,NO?,NO3et NTK;
Phosphore
Sulfates,fluorureset chlorures;

et 30 échantillonsd'eau souterraineont été analyséspour les paramètressuivants:

PLI;
so4, NOr,NO,, POo,NHo;
Chlorures,fluorures,
Métaux lourds (Arsenic,Baryum,Cadmium,Chrome,Molybdène,Nickel' Plomb'

SCET-TUNISIE/NEDECO
t dépollution
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante

Etain, Zinc, Vanadium);


Phénolset chlorophénols;
HydrocarburesAromatiquesPolychlorés(HAP);
Huiles et graissesminérales.

D'autresanalysesde lixiviation en cascadeet colonneont étéréalisées,dansun laboratotre


aux Pays-Bas,sur des échantillonsde sol intactsprélevésdu sondageSC30 à diflérentes
profondeurs.

Le but de cesessaisétaitde produiredesdonnées qui serviraientéventuellement de basepour


la réalisationdesétudesde dépollutiondeseauxde la nappelorsqu'elless'avèrentnécessares.
Dans des étudesde dépollution,ces essaisfont automatiquement partie du programme
standarddesrecherches sur terraind'une zonepolluée.Il peut s'avérerplus tard,notamment
lorsquela dépollutionde la nappen'estpasnécessaire, que les résultatsde css essaisne sont
d'aucuneutilité.

et les essaisde
Si au coursdes étudesil s'est avéréque de tellesdonnéessont nécessaires,
lixiviation n'ont pas été effectuésdansle cadrede la campagnede recherches,il auraitété
nécessaire de mobiliser encore une fois les équipementsde sondagejuste pour un seul
prélèvement, ce qui auraitrendulesessaisexcessivementcoûteux.

Dansnotrecas,les étudeshydrogéologiques montrentquela qualitédeseauxde la nappe,qui


serontpompéesaprèsI'isolation 1atéraledu dépôtde phosphogypse et dessols sous-jacents,
pas de traitement.Par conséquent
ne nécessiteront les résultatsdes essaisde lixiviation en
cascadset de coiome n'ont pour I'instantpas été utiliséspour l'étude.Les résultatsde ces
essaissontnéanmoins présentésenAmexe 13.

2.2.2Dépollutiondu sitedu projet

Critèresde dépollution

Puisqu'enTunisieles normesrelativesà la réhabilitationdesterrainspolluésn'existentpas,


les normes néerlandaisesont été adoptéespour ce projet. Les plus récentesnormes
néerlandaises en cette matière,exigentdeux valeursseuils,notammentles valeursS et I
(Sheefwaarde : valeur Objectif, Interventiewaarde= valeurd'Intervention).En outre,cette
réglementation exigeque la dépollutiondoive êtreeffectuéede façonà ramenerle degréde
pollution du terrain,quand il dépassela valeur d'Intervention,à la valeur Objective.Les
valeursS et I pour le casde ceprojet ont étécalculéset sontprésentées
dansle Tableau2.1.

ISIE/NEDECO
SCET-TUN
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Tableau2.1- Valeurs Objectifs et valeurs d'Interventionpour le projet TAPARURA


matièresorganiques12%o et argile8%)

Cesseuilsont étéensuitemodifiéssuivantlesrisquespotentielsde I'usageproposédu tenain.


Les notionsde RisqueMaximal Admissibleécologique(RMA-écologie)et RisqueMaximal
Admissible humain (RMA-humain) ont été donc étudiées.Ces RMA sont obtenussuite à
l'utilisation d'un modèlequi prend en considérationdes donnéestoxicologiques(pour les
humains)et écotoxicologiques (pour l'écosystème)particulièresau terrain et à son futur
usage.Le Tableat2.2 montrelesRMA utiliséspourla dépollutiondu site.

Tableau2.2 - ValeursdeRisqueMaximalAdmissible

derecherches
Résultatsde la campagne

artérieuresont étépris en comptedanscetteétude,notamment


Les résultatsdesrecherches
l'étude géochimiqueet bactériologiquedes sédimentset des eaux de la zone du projet
TAPARURA,réaliséepar I'EcoleNationaledesIngénieursà Sfaxen 1996.

Parailleursplesrésultatsdesanalysesmontrentquela pollutiondu siteestessentiellementdue


aux fortesconcentrations de certainsmétauxlourdsprésentsdansles sols et les sédiments,
dontprincipalement le Cadmium.D'autreséléments tracestelsquele Zinc et le Nickel ont été
ésalement notésavecdesconcentrations relativementélevées.

SCET-TUNISIE/NEDECO l0
ProjetTAPARURAPhaselll : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollutron

Les résultatsanalytiques,aprèsleur comparaison aux valeursdes RMA, indiquentqu'il y a


quatreniveauxsouterrains que I'on doit considérerlors destravauxd'excavationdessolset
dessédiments pollués.Un niveauA de profondeur0,2m, le niveauB de 0,5 m, le niveauC de
1 m et le niveauD qui s'étendjusqu'à 2 m de profondeurpar rapportau terrainnaturelou
sousla plaquedephosphogypse, le caséchéant.

Parailleurs,les analysesdeseauxsouterraines ont montréquela nappephréatiqueet la nappe


profondene présentent pasunegrandeproblématique du point derue pollution.A 1'exception
desconcentrations en
relativementélevées huileset graisses
minérales,que I'on a noté dans
lespartiessudet ouestdu terrain,et desteneursen Chrome,Arsenicet Antimoinedans2 des
sondages réalisés,la qualitédeseauxde la nappedu terrainestacceptable d'aprèsles critères
d' interventionmentionnés.

D'autrepart, les mesuresin-situ du pH et de l'oxygènedissouseffectuéesdansle cadrede


cetteétude,montrentqu'il n'y a pas d'impactdu dépôtde phosphoglpseet de la pollution
terrestreen généra1
sur la qualitédeseauxde 1amer.

Dépollutionsurla basedu RMA-écologie

Les limites horizontalesd'excavationsur la basedu RMA-écologiesont définiespar les


contoursde la valeur de la concentration en Cadmiumde 11 mg/kg sur tout le terrainet la
valeurde la concentration en Zinc (407mg/Kg) aux droitsdessondages N" 89 et R3-0m. A
cet effet,il estproposé d'excaverpar rapportau terrainnaturel
ou en de la plaquede
dessous
phosphoglpse j usqu'auxprofondeurs suivantes:

NiveauA :25 cm;


NiveauB :75 cm1'
NiveauC:1,25m;
NiveauD :2,25m.

50 m' .
Le volumenet dessolspolluésà excaverestégalà 1.572.7

Dépollution sur la basedu RMA-humain

Par ailleurs, les limites horizontalesd'excavation sur la base du RMA-humain sont définies
par les contoursde la valeur de la concentrationen Cadmium de 45 mglkg sur tout le terrain et
celle du Zinc au droit du sondageN" 73. A cet effet il est proposéd'excaver par rapport au
tenain naturel ou en dessousde la plaque de phosphoglpsejusqu'aux profondeurssuivantes:

NiveauA :25 cm;


Niveaup : 75 cm;
NiveauC : 1,25m (audroitdu sondage
N'59).

Le volume net des sols pollués à excaverest égal à 386.221mr.

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

Dépollutiondeseauxde la nappe

En plus des huiles et graissesmin&ales qui sont présentesdansplusieursendroits du site, des


élémentstracessont présentsen concentrationsélevéesau droit de deux sondagesseulement.
Il est estimé que I'isolement du dépôt de phosphogypse,le lessivagecontinu apporté par
I'importante fluctuation de la marée dans la zone du projet, ainsi que I'effet de filtre naturel
que jouera le futur remblai en sable entraînentune améliorationde la qualité de la nappedans
la zone du projet. Cette opération pourrait prendre un certain temps, mais le résultat est
certain. Dans ce contexte, et compte-tenu des coûts prohibitifs du tmitement des eaux
polluées,le Groupementdesbureauxd'étudesne voit pas d'intérêt dans le traitementdes eaux
de la nappe.
4-
'
2.2.3 Isolementdu dépôt de phosphogypse .'

Le dépôt actuel, d'une hauteur qui varie de 6 à 8 m, est entouré d'une plaque de
phosphogypse.La superficiedu dépôt est d'environ 50 ha, la superficietotale de la plaque et
le dépôt est d'environ 130 ha.

Le but essentielde I'isolement du dépôt est d'arrêter la propagation de la pollution et de


valoriser, ainsi, les zonessituéesautour du dépôt.

La propagationde la pollution est essentiellementcauséepar deux mouvements:

e L'écoulement de la nappe à travers le dépôt dont la direction généraleest vers la mer. En


effet, pendantleur passagesous le dépôt, les eaux de la napperentrenten contactavec les
sols pollués existants et par conséquentse chargent de pollution. Cette pollution est
ensuitetransportéepar les eaux danslzonesautour du dépôt.

o Les eaux de pluie qui tombent sur la surface du dépôt s'infiltrant directement dans le
dépôt. Pendantleur infilhation à traversle dépôt, les eauxde pluie rentrentdirectementen
contactavec le phosphogypseet se chargentde pollution. Une fois arrivéesà la nappe,ces
eaux contribuentà I'augmentationde la concentrationdespolluants.

Le confinement du dépôt empêchem donc la nappe de propager la pollution. Plusieurs


mesuresd'accompagnementexistentpour empêcherla nappe de traverserle dépôt ou encore
pour empêcherles précipitationsde s'infiltrer dansle dépôt. Les étudesmenéespour convenir
à empêcherla propagationdespolluants sont résuméesci-après.

Pour diminuer l'emprise occupéepar le phosphogypse,la plaque autour du dépôt est excavée
et mise en remblai sur le dépôt. L'espace, créé suite aux travaux d'excavation, seraremblayé
par du sablepropre. Une fois I'emprise de 1asourcede pollution est limitée, la phasesuivante
seraitd'isoler le dépôt même qui constituela sourcede pollution.

Le systèmed'isolement ou de confinementdu dépôt de phosphogypseest constituépar


. Uns partie inférieure - la base;
. - le recouvrementl
Une partiesupérieure et
. Le confinementlatéral - l'écran.

SCET-TUNISIE/NEDECO t2
TAPARURÂPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la

La partie inferieure

La partie inférieure ou la basedu dépôt est pratiquementdéjà en place. 11s'agit de la couche


d,argile existante rencontrée,à différentes profondeurs, dans les sondageseffectués sur le
terrain. La couche d'argile a été rencontrée à différentes profondeurs aussi bien dans les
sondageseffectuésautour du dépôt qu'à I'intérieur du dépôt-

La partie supérieure
La partie supérieureou le recouvrement,dont la fonction principale est de réduire ou d'éviter
I'infiltration des eaux de précipitation et d'irrigation dans le dépôt de phosphogypse,était
prévuepour être constituéepar des couchessuccessivesde matériaux.Dans cette étude,quatre
altemativesde recouwementont été étudiées.
"maximale hollandaise" prévoit une couche étancheconstituéed'une feuille en
La solution
PEHD de 2 mm d'épaisseurrenforcéepar une couchede 25 cm de sable/Bentonite'
La deuxième et |a troisième solution utilisent des matériauxnaturels.Celles-ci prévoient une
coucheétanched'au moins 50 cm d'argile ou 40 cm de sableÆentonite.La quatrièmesolution
est celle d'une couverturesansmatériaud'étanchéité.

Les impacts sur I'environnement du hansport des matériaux naturels d'origine terresfe'
notammentla salubrité et l'usure des routes,la gêne de 1acirculation en plein centreville, les
accidentspotentiels,la poussière,etc. ont des coûts indirects qui ne peuvent pas être estimés
dans l'évâluation des coûts de la solution avec des matériaux naturels. Par conséquentla
solution d'étanchéitéavec matériauxnaturelsa été exclue.

par ailleurs, l'étude de l'hydrogéologie du dépôt a montré qu'avec un minimum de pompage


des eaux d'infiltration, il n'est pas nécessairede prévoir une couvertureavec des maténaux
étanches.

Le confinementlatéral

pour l'isolement latéral du dépôt de phosphogypse,un écranvertical serainstallé dansle sous-


so1autour du dépôt. Cet écran sera fiché dans une couche d'argile de faible perméabilité et
dont la profondeur varie entre -7,0 m NGT et -15 m NGT. Trois altemativesde confinement
ont été présentéesdanscotte étudenotamment:

Un rideau de palplanchesen acier;


Une feuille en PEHD insérée dans une tranchée remplie d'un mélange de
Ciment/Bentonite;ou
une feuille en PEHD insérée par vibrofonçage et dans l'espace créé, sera inj ecté un
mélangeCiment,Bentonite.

Il s'avère que la feuille en PEHD, inséréepar vibrofonçage,représente1a solution la plus


économiquê(75 DT/m') comparéeà la méthodepar excavation(115 DT/m') ou plus encorele
rideau de paiplanches(500 DT/m). cependant, les caractéristiquesgéologiques du terrain
risquent dttrè un facteur contraignantà la méthode par vibro-fonçage.Pour cette raison, le
g.o'op"^"nt des bureaux d'étudesrecommandela solution d'un confinementlatéral au moyen
à'un^écranconstitué d'une feuille en PEHD inséréedans une tranchéeremplie d'un mélange

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

de Bentonite/Ciment.D'autresprécisionssur le choix du typed'écransontprésentées


dansla
section6.6 dece document.-r
1 2.2.4Fotu." emprisedu dépôt

Empriseausol du dépôt

Plusieursréflexionssur l'aménagement paysagerdu dépôtont étéeffectuées pour intégrerle


dépôtdansle paysagenaturelde la zonedu projet.Le résultatde cesréflexionsmontlequela
meilleure.solutionseraitd'aménagerle dépôtdansla forme d'une dune avecdes talus de
faiblespentes,et un cercled'un rayon435m à la base.

Il faut, pour celadistinguerentrele dépôtde phosphoglpsed'une part et le dépôtaménagé


d'autrepart car leurs formes finalesdifGrent. Le dépôtde phosphogypse, qui contientle
phosphogypse et tous les matériauxpolluésqui serontexcavés,aura une empriseau sol
rectangulairearrondiedu coté Ouest.C'est ce que nous appelonsla solutionde base.La
solution " intégrationpaysagèredu dépôt consisteraà couvrir I'ensembledu dépôt pour
donnerune forme finale qui s'intègremieux à l'environnement. Du remblaiseraajoutéau
dépôtdephosphogypse jusqu'à ce quela formefinalede la duneseraitatteinte..-l

Volumeà ajouteraudépôt

Lesmatériauxsuivantsserontajoutésaudépôtsuiteauxtravauxdedépollutionde la zone:

extraitde la plaqueautourdu dépôt;


Le phosphoglpse
Les solspolluéssousla plaqueet dansleszonesautourde la plaque;
polluésdraguésdesbasfondsmarins.
Lessédiments

Il a étémontréque si I'on optepour la dépoilutionsuivantRMA-écologie,le volumebrut à


ajouterau dépôt,sanscompterla couverture,seraitde 4.600.000m3.Par contre,si l'on opte
pour unedépollutionsuivantRMA-humainle volumebrut à ajouterau dépôt,sanscompterla
couvertueseraitde 2.650.000mr.

du projet Dépollution
2,2.5La configurationmorphologique

Objectifdu projet

L'aménagement global de la zoned'étudecomprendla créationde plages,desespaces verts


" " ne qu'une
représente
et des espacesà urbaniser.La présentecomposante Dépollution
partie de I'aménagement global. Il est donc importantque les travauxà réaliserpour la
dépollutiondu siterestentenharmonieaveclesaménagements prévusà longterme.

Dansce sens,I'objectifdu projetdépollutionpourraêtreformulécommesuit:


"concevoirun projet autonome,qui peut,sanscoûtsexcessifs,être intégrédansdesphases
futuresdu projetTAPARURA".

EDECO
SCET-TUNISIE/N
ProjetTAPARURAPhaseIII i Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

i Configuration de la côte existante

Comme le projet dans son ensemble,le projet Dépollution doit obligatoirementse rattacherà
la côte existante. La configuration de la côte joue un rôle dans la détermination de la
configuration,dans la mesureoù le rattachementà la côte se fait à un point proéminent,plutôt
qu'àun point situéen retrail.

La nouvelle côte doit être stable, puisqu'il est possible qu'elle épouse la forme finale du
projet. La forme de cette côte doit donc, dans la mesure du possible, répondre à la règle
généraleposéedans l'étude morphologique réaliséepour I'ensembledu proj et: "La nouvelle
côte doit, Ie plus possible,être parallèleà la côte existante".

La nouvelle ligne de côte joindra au Nord I'embouchuredu Canal PK 4 et au Sud le point


proéminent devant le port de commerce.Pour assurerla stabilité de cette nouvelle côte, par
conséquentéviter la perte du sable remblayé par le transport longitudinal, des épis sont
nécessaires.

Un épi au Nord servira par la même occasion à prolonger I'embouchuredu Canal PK 4,


éloignant ainsi de la plage les flots éventuellementpollués provenant de ce canal. Un
deuxièmeépi au sud de la nouvelle côte seraconstruit à I'exhémité des limites sud du projet.
Un troisième épi seraconstruit au milieu de la côte et qui servira à conserverle sable au point
le plus avancé,à la séparationentredeux partiesd'uneorientationlégèrementdifférente.

Aménagementdu dépôt

L'isolement du dépôt de phosphoglpseest réalisé en aménagementdéfrnitif dans cette phase.


Le phosphogypsequi entoure le dépôt seraexcavéet mis en remblai sur le dépôt. Les zones
excavées seront remblayées avec du sable propre. Ces zones remblayées feront partie
intégrantedu projet, et sont donc une contraintepour la déterminationde la configuration.

Le matériaudestinéà couvrir le dépôt doit avoir d'une part une certainecohésion,pour éviter
les problèmesd'érosion sous le ruissellementde la pluie et d'autre part, il doit répondreaux
critèresde la végétalisationpréconiséespour le dépôt.

Pour cela, compte tenu du volume important nécessaire,le recours à un remblai hydraulique
s'avère être la solution la plus économique et la plus écologique. Le remblai hydraulique
pourrait provenir de la zone d'emprunt du Canal de Kerkennah. L'inconvénient est que ce
remblai ne permettrapas de voir poussercertainstypes de végétationavant son lessivagepar
un apport important d'eau douce et son amendementpar différents moyens. Pour remédierà
ce problème, une couche supérieure du recouvrement peut être constituée de matériaux
terrestres,qui doivent être recherchéspar I'entreprise,d'une zone d'emprunt le plus proche
possible du site. Ces matériaux doivent être transportésau site avec le minimum d'impact
possiblesur I'environnementet le moindrecoût.

Le niveaude finition de la zonedu projet

Le remblai qui prendrala place de la plaque de phosphogypseet la plate-formeà réaliser


+
atteindra 1,0 m NGT et la plagequi occuperaune bandede 80 m le long de la côte atteindra
+ 1,8m NGT.

Par ailleurs,pour une couverturesans étanchéité,il a été estimé qu'avec une dépollution
suivantRMA-écologie,le dépôtde phosphogypse sansrecouvrement atteindrala cote +15 m
NGT. Avec le recouvrementfinal, le dépôt atteindraenviron +16 m NGT. La couchede

ISIE/NEDECO
SCET.'TUN l5
ProjetTAPARURAPhase Détailléde la composante
III : Avant-Projet dépollution

couvertureà la surfacedu dépôt seraconstituéede 0,8 m de remblai terrestrede préférence(au


moins 0,2 m de provenanceterrestreet le restepeut être du sablemarin - voir section 3.1.1).
Au niveau des talus, la couvertureseraconstituéed'une couchede 1 m de remblai terrestre.

Les olases

Il est important de signalerque le but de cettephasedépollution n'est pas de créer desplages.


Cependant,puisque les remblais de la plate-forme seront effectuésavec du sable, des plages
seront automatiquementformées. Par ailleurs, étant donné que la pente du fond marin est à
peu près de 1:700 et les pentesde la nouvelle plage, en fonction du sableutilisé, se formeront
à environ l:50, la plage auraune largeurréduite.La pentede la plage rejoint assezrapidement
le fond de mer. A marée basse le fond de la nouvelle plage sera découvert, tout comme
I'ancienfond.

deszonesexcavées
Remblayage

L'étude a proposé deux altematives pour la gestion des sols pollués sous la plaque de
phosphogypse.Soit leur excavation et transfert sur le dépôt de phosphogypse,soit de les
garder sur place puisqu'ils seront éventuellementcouverts d'une couche de remblai assez
épaisse.

Car en fait ces sols, dansles quels les polluantsont adhéréà leursparticules,ne présententpas
de risque quant à la migration des polluants vers l'extérieur. Leur couverturepar une épatsse
couchede sable empêcheratout contact direct avec la pollution résiduelle.Toute fois, le seul
risqueproviendrade la réalisationd'ouvragesentenéslors de I'aménagementde la zone (pose
de réseauxsouterrains,fondationsprofondesd'ouvrages,sous-solsde bâtiments,etc.). Certes,
le respectde certainesprécautionspounaient assurerla sécuritédes chantierset des résidents,
mais l'expériencemontre que de telles précautionspeuventvite être oubliées.

Toutes les zones excavées,que ce soit sous la plaque de phosphogypseou ailleurs, seront
remblayéesavecdu sablepropre Le sabledoit provenir des gîtesd'emprunts spécifiésdansles
études antérieures,ou présentéspar les entreprisesadjudicatairesdes travaux. Une drague
suceuseauto-porteuseeffectriera le dragage de ce sable pour le transportsr à Ia côte. Le
déchargementpeut s'effectuer en refoulant le sable directementdans les zones de remblai à
I'aide des pompes de la drague, si celle-ci peut accosterà un poste à quai dans le port de
commerce,ou par une autre méthode proposéepar I'entreprise de dragageaprès accord du
Maîtred'Ouvrage.fi
4I
Besoinde chantier

Le sable dans le Canal de Kerkennahseradraguépar une draguesuceuseauto-porteuse.Dans


le cas de la mise en æuvre du sable directementpar la drague suceuseà partir du Porl de
Commercede Sfax, un poste à quai d'une longueurde 150 m doit être réservépendantla
duréedes travaux,et doit être accessiblepour la draguejour et nuit. Le sable seramls en
æuvre directementpar refoulementdepuis ce poste à quai. Une conduitede refoulement
traverserala zone portuaire.Les permis pour aménagercetteconduitedoivent être obtenus
auprèsdes autoritéscon'Ipétentes.

2.2.6 Variantes retenues

En conclusion,I'Avant-ProjetPréliminairea aboutià un nombrede variantesdont Ie choix


et du budgetalloué pour ce projet.
doit être arrêtésur la basedes exigencesréglementaires
Ccs variantesse présentent ainsi :

EDECO
SCET-]'UNISIE/N l6
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

1 Le risquemaximaladmissible(RMA);
. RMA-écologie
. RMA-humain
2 L'excavationou non desmatériauxpolluéssousla plaquedephosphogypse;
3 Le typede recouvrement;
. Solutionhollandaisemaximale
. Solutionmatériauxnaturels- Argile
. Solutionmatériauxnaturels- SableÆentonite
. Sanscoucheétanche
4 Le typed'écran.
. PEHDpar vibrofonçage
. PEHDdanstranchéerempliede CimentÆentonite
' Rideaudepalplanches

le comitéde suivi de l'étudea optépour la dépollutiondu site


Parmiles variantesproposées,
suivant le RMA-écologie avec l'excavationdes matériauxpollués sous la plaque de
phosphogypse.

du dépôt
t2.3 L'étudesur l'hydrogéologie
:
L'étude hydrogéologiquea été ensuiteeffectuéepour simuler les infiltrations et les efforts de
pompagenécessairesdans le cas de chaquevariante de recouvrementidentifiée. De plus, des
simulations hydrogéologiquesont été effectuéespour vérifier la nécessitéd'un écran autour
du dépôt ainsi que dans le cas où les couchesd'argiles où devrait êhe fiché l'écran en PEHD
d'isolement latéral, ne semit pasprésentde façon continue.

"MicroFEM" qui se
enutilisant1emodèlehydrogéologique
Les simulationsont étéeffectuées
basesur la méthodedesélémentsfinis. Un apperçusurce modèleestprésentédansle rapport
"Hydrogéologie du dépôt",juillet 1999.

Les résultats des simulations sont présentés graphiquement dans le rapporl précité et
"voyage " de l'eau d'infiltration avânt d'atteindre la
foumissent,dans chaquecas, la duréede
nappesouterraine,et dansun deuxièmetempsla duréede propagationdespolluants.

2.3.1 Infiltration suivant le type de couverture

Pour pouvoir simuler le comportementhydrogéologique du dépôtde phosphogypse avec oLl


sansrecouvrement, pour chaquecas.
il est essentielde déterminerI'infiltrationcorrespondante
Les différents tvoes de couverturesétudiéssont les suivants:

SCET-TUNISIE/NEDECO t'7
Détailléde la composante
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet

couverture avec étanchéitémaximale hollandaiseconsistanten une couchede Bentonite


et une feuille de PEHD,
2 couverture avec une étanchéitéassuréepar une couchede Bentonite seulement,
3 Couvertureavec une étanchéitéassuréepar une couched'argile,
4 Couverturesansaucuneétanchéité.

vanante
Les donnéessuivantesont été utiliséespour déterminerI'infiltration à traverschaque
de recouvrement:

Dans la région de sfax il y a norïnalementune infiltration de 30 mm/an, dans le cas oit il


n'y a aucuneétanchéitéartificielle.
Dans la région de Sfax, une couchede 50 mm peut être satuée par les eaux d'infiltrations
pluviales lorsqu'elle se trouve au-dessusd'une surfaceétanche,et ce même si le drainage
de cette coucheest Possible.
En cas d'irrigation, 1'épaisseurde la couchesaturéepar les eaux d'infiltrations augmentela
:
de 3 à 4 fois. L,on pourïa donc considérerune infiltration moyennede 3,5 x 50 175 mm.
Une couche d'argile horizontale ne fonctionnerapas en tant que couche d'étanchéité,en
d'autres termes,une couchesaturéene se formerapas au-dessusde cettecouched'argile et
dans ce cas, on utilisera la valeur de I'infiltration dans la région de Sfax qui est de 30
mm/an.

Couvertureavec étanchéitémaximale Hollandaise


de
L'étanchéité de ce type de couverture est constituéepar la superpositiond'une couche
assurel'étanchéitéà long terme
Bentonite et d'une réuill" en PEHD. La couchede Bentonite
à court terme. La réglementation
élô ""0 et la feuille de PEHD assure l'étanchéité mm/an'
ie"rfunOuir. indique qu'il faut tenir compte pour ce systèmed'une infiltration de 5
pour arriver à cetÊ infiltration, il est courâmmentadmis qu'une couchede matériausâturéede
30 cm d'épaisseurs'installe sur la surfaceétanche'
ou de
cependant,dans le cas de la ville de sfax, 1acouchesaturéeserait de I'ordre de 50 mm
175 mm, respectlvementsansou avec inigation. Par ailjeurs, il sembleraisonnabled'estimer,
pour les fins de cette note, qu'environ le quart de la surfacedu dépôt seraaménagéen espaces
ïets qui demanderaienten principe une irrigation'

Par conséquent,I'infiltration peut être dansce cas calculéecomme suit :

( 1 x 1 7 5/ 3 O O+ 3 x 5 0 / 3 0 0 ) I 4 x 5 : 1 , 3 5m m / a n .

parunecouchede Bentonite
Couvenureavecétanchéité
d'une
La réglementationnéerlandaiseindique qu'il faut, dans-cette situation, tenir compte
d'une couche
infiltàtion de 20 mmian,sousla pressionhydrostatique saturée de 30 cm.

pour la
Si l,on reprendle calcul comme pour l'étanchéitémaximalehollandaise,on arrive
situationde Sfax à une infiltrationde :

l8
SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARUP.APhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

2 0 / 5 x 1 - 3 5 = 5 . 4m m / a n .

Couvertureavecétanchéitéoar une couched'arsile

L'étanchéitéde la couched'argile dépendd'une façon décisivedu compactageet de la penteà


la surface.Le compactagedoit être d'au moins 97 % de I'Optimum Proctor Modifié qui est
fonction de la teneur en eau de I'argile. Il est à noter que la teneuren eau peut être augmentée
par des mesuresd'irrigation, mais une teneur trop élevée,par contre, ne peut être réduite
qu'artificiellement, ce qui n'est pas très économique pour le cas du projet TAPARURA.
Cependant,même avec un bon compactage,la couche d'argile est sujette à des tassements
différentiels dus aux chargesqui seront transmisesà la surfacedu dépôt et à la consolidation
des couchessous-jacentes.Par conséquent,les fuites à traversles fissuresqui se produiront et
celles dues à la mauvaise étanchéitéde 1a couche d'argile, ne favoriserontpas la formation
d'une couche saturéeau-dessusde cette couche, par conséquenttoutes les eaux infiltrées la
traverseront.

Par ailleurs, pour favoriser le drainaged'une partie des eaux avant infiltration, il est essentiel
"en toits " avec des
de confectionner1a surface de la couche d'argile en pentessuccessives
drains placés aux niveaux inlérieurs des pentes.Cependant,vu la grandeurde la surfacedu
dépôt, les pentes seront très faibles et seront donc altéréespar les tassementsdifférentiels
éventuels.

L'infiltration devrait donc être prise à 30 mm/an pour la région de Sfax. Il est dans ce cas
même inutile d'aménager des drains, car ces drains ne fonctionneront pas et donc ne
collecterontpresquepas d'eau.

En conclusion,compte tenu des problèmesliés à la disponibilité d'une argile de qualité dans


la zone du projet, les problèmes de transport, de mise en æuvre et de durabilité de cette
solution, le groupementne recommandepas la solution d'une couvertureavec étanchéitépar
une couched'argile.

Couverturesansétanchéité

Dans le cas où il n'y aurait aucune éTatrchéité,


il faudra tenir compte d'une infiltration de 30
mm./ansansirrigation et 3 à 4 fois cette valeur lorsqu'il y a inigation, soit en moyenne 3,5 x
30: 105mm./an.Cettedemièrevaleurn'est réalisteque lorsqueI'irrigationest bien conduite,
c'est à dire sansexcédentponctuel particulièrementélevé.

Si nous partons encore du principe que le quart de la surface sera irrigué, il faudra terur
compted'une infiltration moyennede :

(3 x 30 + 1 x 105) I 4 = 48,75 mm/an (arrondi à 50 mm/an).

Dansce cas,il est inutile de prévoirde drainage,puisqueles drainsne capterontpratiquement


pasd'eau.

Résumédes infiltrations suivant le type de couverlure

Pour Iescalculsdessimulations,les infiltrationssuivantesserontdoncprisesen compte:

. Etanchéitémaximalehollandaise : 1,35mm/an

SCET-TUNISIE/NEDECO t9
Ill : A
ProjetTAPARURAPhase dépollution
et Détailléde la composante

Etanchéitépar une couchede Bentonite : 5,4 mmi an

Solution sansétanchéité : 50 mm/an

du dépôt
2.3.2Simulationshydrogéologiques
des calculset
phosphogypse,
Pour pouvoir prendre une déctston sur l'isolation du dépôtde
de ces calculs et
des simulationshydrogéologiquesont été effectués.Le but essentiel
simulationsétait:

. de vérifier 1anécessitéde l'écran vertical autour du dépôt,


.dedéterminerl'impactdudépôtisolésurl,environnementdanslequelilestSituéetce
relativementà l'hydrologie et à la propagationdespolluants'
. de comparerles effets des altemativesde couverturedu dépôt'
pompage)' éventuellement
. la simulation des mesures supplémentaires(drainage par
nécessaires,pour améliorer 1apèrformancede l'isolement par l'écran autour du dépôt, et
ce pour chaquealtemativede recouvrement'

MicroFEM. La zone
Les simulations ont été exécutéesà l'aide du modè1ehydrogéologique
simuléeest d'une surfacede 4 km x 4 km incluant le dépôt'

pour déterminer la situation des differentes couchesgéologiques,les résultatsdes sondages


de ce projet, ont été
effectués lors de la campagned'investigation du terrain, dans le cadre
quatre différentes
utilisés. Les descriptionsde ces sondagesont été interprétéespour définir
le modèle.Dans le modèle
couchesgéologiquès.ces couchesont été ensuiteintroduitesdans
entre la teffe et la
ont été ensuite incorporés : le dépôt isolé, le canal d'évacuationdes eaux
zone en mer, la ligne de la côte et en partie le port commercialde Sfax'

et donnéesutilisées
H),pothèses
simulation ;
Les donnéeset hypothèsessuivantesont été utiliséespour les travauxde
"La relation eaux
. Les niveaux de la nappe et les isopièzes donnés dans le rapport
souterraines/aménagement: la nappe phréatiquede Sfax, Ecole Nationale des Ingénieurs
de Sfax, Départementde géologie,janvier 1984"'
pour les étudesrelatives à
. Les niveaux de la nappe relevés dans le cadrc des recherches
l'Avenant No 2 au contrat de TAPARURA'
et qui a été pris à
. Le niveau de la mer, qui est le niveau de référencepour les simulations
0,00m NGT.
mer s'écoule sans
, I1 a été supposéque le canal de drainage entre la terre et la zone en
contrainteparticulièrevers le port de commerce'
(précipitations - évaporation)de
. Pour les zonesnon revôtues,une pluviométrierésiduelle
sont évacuées par les
50 mm/ana étéretenu.pour les zonesrevêtues,où les précipitations
égouts,cettepluviométrierésiduellea étépriseà 10 mm/an'

20
SCET-TUNISIE/NEDECO
TAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
Pro.let dépollutron

. Les données obtenues sur la géologie par les sondagesexécutés. Où cela s'avérait
nécessaire,une interpolation a été faite entre les donnéesobtenuespar les sondages.
. Le sable des deux couchessableusessupérieuresa une perméabilitéde 1 m/jour, le sable
des deux couchesde sableinlerieures a une perméabilitéde 5 m/jour.
. La résistancedes deux couches supérieuresd'argile sableuseest de 50 jours/m et cette
résistanceest de 500 jours/m pour les deux couchesd'argile profondes.
. La résistancehydraulique de l'écran en Bentonite/cimentavec la feuille de PEHD est de
73.000jours (5 mm de fuite pour une surpressionhydrostatiquede 1 m).
. Pour le dépôt, quatrecas de figure ont été simulés :
- Une infiltration de 50 mm/an sanscouvertureétanche,sansécran,
- Une infiltration de 50 mm,/anpour le cas sanscouvertureétanche,avec écran.
- Une infrltration de 5 mm/an pour la couverture d'étanchéité en Bentonite, avec
êcl.an,
- Une infiltration de 1.35 mm/an pour le cas avec solution maximale hollandarse,
avecécran.
. Comme pour le projet suivant les étudesde la PhaseIII, le niveau supérieurde l'écran a
étéprisà +1,50m NGT.

D'après la réglementation en vigueur, il est obligatoire de prévoir dans la conception du


recouvrementune certaineinfiltration. Par conséquent,et comptetenu de cette infiltration, la
nappe à l'intérieur de l'écran est alimentée et pourrait monter par rapport à la nappe à
l'extérieur de l'écran. Dans ce cas, s'il y a un défaut dans1'écran(ex. défaillancetechnique)il
y auraune propagationde la pollution.

Une condition primaire est donc d'assurer que le niveau de la nappe à l'intérieur de l'écran
seraittoujours inférieur à celui à 1'extérieurde l'écran. 11résultedes simulationsque danstous
les cas de figures possibles, la nécessitéd'une installation de pompage est inévitable, pour
abaisserle niveau de la nappeà l'intérieur de 1'écran.Le débit de cetteinstallation est fonction
du volume d'infiltration. Pour cela, en plus des simulations sur les infiltrations, d'autres
simulations ont été effectuéespour déterminerles volumes à pomper pour rabattre le niveau
de la nappeà I'intérieurde l'écranen dessousde celui de la nappeexteme.

Dans ces volumes il a ensuiteété calculé quellessont les proportions d'eau polluée et quelles
sont celles des eaux propres de la nappe.Cette relation donne le degréde dilution et donc les
concentrationsrésiduellesde pollution dans les eaux pompées.Ces concentrationsrésiduelles
déterminentsi ces eaux peuventou non être déverséesdirectementsanstraitement.

Par I'infiltration,le niveaude la nappedansle dépôtpounait dépasserà la longuele niveaude


l'écran (+1,50 rn NGT). Le modèle ne pemet pas de débordement par-dessus l'écran et dans
ce casil calculele volumequ'il faudradrainer pour éviterce débordement. Ce volume total de
drainageestdonnédansle bilan deseauxqui estproduitpar le modèle.

Vitessede propagationdespolluants

Les polluants dans l'eau peuvent être divisés en deux groupes suivant leur charge
:
électromaenétioue

EDECO
SCET-TUNISIE/N 2l
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la

élémentsde chargenégative,
élémentsde chargepositive.

Pendantle ftansport, les élémentschargésnégativementrestentsoit dissousdans I'eau ou se


décantent.Ceux qui restentdissousvoyagentdonc aussivite que I'eau.

Par ailleurs, les éléments chargés positivement sont sujets à I'adsorption, ces éléments
adhèrentaux particules d'argile ou autres,pour autant que l'argile ne soit déjà saturée.ces
élémentsse déplacentjusqu'à ce qu'elles trouvent de I'argile non saturéeet à ce moment ils
adhèrent immédiatement. Les éléments chargés positivement, qui comprennent tous les
métaux,voyagentdonc beaucoupplus lentementque I'eau.

La mesure de I'adsorption des éléments positifs est représentéepar une constante de


distribution Kd (l/kg). cette constantede distribution indique comment les polluants sont
distribuésdans la phaseliquide et la phasesolide. La vitessede propagationdes polluants par
rapport à 1a vitesse de l'écoulement de I'eau, appelée le facteur de retardement (Rt), est
calculéeà l'aide de cette constantede distribution.

Dans le Tableau2.3, les constantesde distribution et les facteursde retardementcalculéssont


donnéspour les métaux lourds, pour un poids volumique du sol de 1,7 kgll et une porosité du
sol de 0,35. Les constantesde distribution des métaux lourds dépendentdu pH, de l'échange
ionique, du potentiel rédox et des teneursen matièresorganiqueset d'argile.

Les constantesde distribution dorinéesdans le Tableau2.3 sont les valeurs qui sont utilisées
pour déterminer les risques de propagation calcu1éssuivant la loi néerlandaise sur la
protection des sols. (circulaire inwerkingtreding Saneringsregelingwet Bodembescherming,
décembre1994).

Le Molybdène,métal lourd le plus mobile, se déplacetoujours98 fois (disons100 fois) plus


lentementque 1'eaude la nappe.Ce métal est utilisé comme référencepour déterminerà quel
moment les métaux lourds sont libérés.

L'Uranium est aussiun métal lourd et subiradonc I'adsorptioncommeles autresmétaux.

E/NEDECO
SCET.TUNISI
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépolluhon

Tableau 2.3 - Valeurs de la constantede distribution et le facteurde retardement

Arsenic 980 4761


Baryum 60 292
Cadmium 190 924
Chrome 144400 101372
Cobalt t20 584
Cuiwe 540 2624
Mercure 3 300 1 60 3 0
Plomb 2 400 1 16 5 8
Molybdène 20 98
Nickel 560 2tz\
Uranium 3001
Zinc 250 I 215

2.3.3 Elémentsdissousdans l'eau

Dansles eauxpompécsdescouchesprofondes

Les métaux subissentune adsorption avant d'arriver aux pompes. Les substancesdissoutes
dans I'eau et de charge négative, démontréespar les analyses, sont des nitrates, des
phosphateset des fluorures. De ces trois substancesil n'y a que les fluorures qui doivent
satisfaireà un RMA humainde 1.046me/I.

La teneur la plus élevée en fluorures démontréedans les analysesest de 50 mg/l, donc l'eau
pompéeaveccette teneurpourra être déverséesansrestrictions.

Le pH le plus bas démontré dans les analysesest de 4,8. Une telle acidité serait élevée et
pourrait causerdes problèmessi une eau avec cette acidité était déverséedans le port ou dans
le canal.

Les autres substancesdissoutesdans l'eau sont des liaisons organiques,qui ont été détectées
avec desconcentrationsassezfaibles, dépassantlégèrementla valeur objective.

Les substanceschlorées, chlorophénolset trichlorobenzènesont rencontréessporadiquement


et à de très faibles concentrations.Etant donné que la valeur n'a jamais dépasséla valeur
intermédiaire{0,5 x (valeur objective+ valeur d'intervention) }, il n'y a pas eu de ratson
d'effectuer des recherchessur ces substances.En effet, il n'y a ni risques humains ni
écologiques par cesmatières,qui se trouventdansI'eaude la nappe.

qui dépasse
De plus,on trouveune fois du toluèneà uneconcentration la valeurintermédiaire.

' Une valeur exactepour I'Uranium n'est pas connue.Une étudepilote exécutéeaux Etats Unis, dont lcs
résultatsont été publiésNATO/CCMS Pilot Study, 1998,nunéro 229 donnepour Uraniumdansdessolsde
tourbe une valeur de 1.000pour cette constantede distribution.Sur cette base et dans un sol avec l07u
de distributionestcstimécêtre300.
d'argileet 25% de matièresorganiquesla valeurde la constante

EDECO
SCE'T-TUNISIE/N 23
ProjetTAPARURAPhaseIll : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

Cependant,puisque là non plus il n'y a pas dépassementde la valeur d'interwentionil n'y a


pas eu raison d'intervenir.

Par ailleurs, des huiles minéralesont été trouvéesdans la nappe à I'ouest du dépôt et surtout
dans les couches superficielles. Ces pollutions proviennent probablement des dépôts
d'hydrocarbures existants sur le côté ouest du dépôt. Il convient de faire pression sur le
propriétairede ces dépôtspour effectuer des rechercheset d'éliminer les causes,si elles sont
conhrmées.

Une relation entre les substancesdécritesci-dessuset le dépôt de phosphogypse,n'a pas été


démontrée.Il est assezprobable que ces substancessoientprésentesà tous les endroitsle long
de la côte où se trouvent des activités industrielles. De plus, les substancesne sont pas
présentesd'une façon uniforme, à un endroit on trouve une ou plusieursmatièrestandis qu'à
d'autres endroits on trouve des traces d'autres substances.S'il fallait intervenir, il aurait été
très difficile de déterminerune politique d'intervention.

Pomper sous1edépôt n'aura pas d'influence sur ces substances.

Dans le cas où le dépôt ne serait pas ceinturé d'un écran, les eaux de la nappe s'infiltrent
directement du dépôt vers les environs, sans passerpar des couches de sols. Ces eaux de
grandeacidité pourront causerdes dégâtsimportants aux infrastructureset aux constructlons
autourdu dépôt.

Pour arriver à la pompe dans une couchede sable sousle dépôt, I'eau doit traverserplusieurs
couchesde teffes pleines de minéraux. Ces minéraux réagiront avec l'acide contenuedans
I'eau et élèverontle pH. Les couchessous le dépôt sont considéréesavoir une réservetampon
suffisantede minéraux pour neutraliserle pH pendantune très longuepériode.

Les concentrations des substancesmesurées dans la nappe auraient donné des valeurs
dépassantceux du RMA-écologie si elles avaient été mesuréesdans les eaux de surfaces.
Quand ces substancescommencarontà se présenterdans les eaux pompées(dans30 ans),ces
eaux seraient déjà diluées par toutes les eaux propres pompées. Ces eaux seront ensuite
déverséesdans une zone oir se produira une importantedilution, à savoir la mer ou le bassin
du port de commerce. Il est déconseillé de rejeter ces eaux dans le canal de drainage,
simplementpour éviter I'isolement et la concentrationdes polluants dans un milieu récepteur
à pouvoir auto-épurateurlimité. Dans un milieu récepteurde capacité limitée, l'évaporation
pounait entraîner l'augmentation de la concentration des polluants. Cependant, dans les
grandsmilieux récepteurs,des eaux à faibles teneursde polluantspeuvent être déverséessans
incidences.

Un réseaude collecte des eaux de pompage sera aménagésur le dépôt pour rassemblerces
eaux et les transférerdans une conduite qui sera installéedepuis le dépôt jusqu'au bassindu
Port de Commerce.

dissoutespeuventêtre déversées
La conclusiongénéraleest que les eaux avecles substances
sansrisqueset sanscontraintes.

Dansles eauxpompéesde la nappephréatique

Les eaux pompéesdans les couchesen surfacepour le rabattementde la nappe afin de


permettreI'excavationà secde la plaquede phosphogypse, serontpompéesdansdesendroits
où les argilessont saturéesde métauxlourds.Les eaux aniverontdonc aux pompessansque

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la

l'adsorption n'ait lieu. Ces eaux contiennent donc des concentrationsde métaux lourds au-
dessusdes RMA.
Les coûts exorbitantsdes opérationsde nettoiementde ces eaux de surfacesont tels qu'il est
déconseillé de penser au traitement. Les coûts de la construction d'une station pour le
traitementdes eaux qui ne serwiraitque durant les travaux, sont estimésà quelquesmillions de
Dinars et ne pourraientpasêtrejustifiés.

Ces eaux, seront donc déverséesdans la mer qui constitue un grand milieu récepteur.par
dilution, les concentrationsde la charge polluante descendronttrès vite sous le niveau des
RMA écolggiques.

Dans le DAO, il sera donc demandéà l'entreprise de prévoir l'aménagementd'une conduite


temporairepour Ie déversementdes eaux de pompage.Cette conduiteévacuerales eaux à une
distancede la côte, qui garantit soustoutesles circonstancescettedilution.

2.3.4 Simulationspour une infiltration de 50 mm,/an,sansétanchéitéet sansécrân

Des simulations ont été effectuéespour analyser le cas où le dépôt n'est pourvu d'aucune
étanchéitéen couverture, ni d'un écran de confinement latéral. Dans le modèle du déoôt
simulé, la plaque de phosphogypse,situéeautour du dépôt,a été remplacéepar du sable.

Les calculsmontrentque le niveaude la nappeà I'intérieurdu dépôtmcntejusqu'à +1,20m


NGT. De ce fait, le niveau de la nappe dans le dépôt se trouve au-dessusdu niveau de la
nappe autour du dépôt. Un écoulement aura donc lieu depuis le dépôt vers l'extérieur. Le
canal de drainageà l'Ouest du dépôt draine les eaux de la nappedu côté Ouest, aussibien les
eaux du dépôt que les eaux de la zoneà 1'Ouestde ce canal.

Depuis le côté inferieur du dépôt l'eau met 10 à 20 anspour arriver dans la couchede sableà
l'est et 15 à 30 anspour aniver dansle canal de drainage.

Le modèle calcule les écoulements, en se basant sur les differences de presslons


hydrostatiques. Des calculs résultent des écoulements, qui sont dans les couches
imperméablesplutôt verticalementet dansles couchesperméablesplutôt horizontalement.Les
échangesdirects horizontalemententre couches,sur la limite entrele phosphogypseet le sable
remplaçantla plaque, ne figurent donc pas sur 1escoupes.Ces échangesont cependantlieu et
ils sontdirects.

Il importe de signaler que les duréesde l'écoulementde I'eau dans le cas du pompageet sans
pompage sont déterminées en se basant sur les résultats graphiques des simulatrons
hydrogéologiques.En ellet ces durées sont calculéesen additionnant, dans chaque cas, le
nombre des,carrés figurant entre le côté inférieur du dépôt et le niveau de pompageet en les
multipliant ensuitepar 10. Le nombrecalculéest spécifiqueà la sectionreprésentée et à un
point parliculierde cettesection.Pour cela le résultatestprésentésousformed'une fourchette
de valeurs.Cesvaleursne sont qu'approximatives et doiventêtreconsidérées commeun ordre
de grandeur.

Dans notre cas, la différence entre la vitessede l'écoulementverlical de I'eau avec pompage
et sanspompage est faible. Ceci est évident puisque le débit de pompageest très faible, soit
192 msljour,pour une superficied'environ 60 ha. Néanmoins,les simulationsont montréque
ce débit estnécessaire pour garderle niveaude la nappeà l'intérieurdu dépôtinférieurà celui
de l'extérieur.En outre,sansce pompageil y auraitun risquede débordementet de fuites à
traversl'écran.

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Les eaux qui passentdirectementdu phosphogypsedans des couchesde sable ne traversent


pas de couches de fines, les matières dissoutesne sont donc pratiquementpas sujettes à
l'adsorption. L'acidité est aussi propagée directement, bien qu'elle soit retardée par les
réactionsavec les minéraux dansla couchede sable.

Sansécranvertical autour du dépôt il y a donc propagationdirectehorizontalementet après10


anspar diffusion verticale.

Sansmesures,la zone autour du dépôt est inutilisable pour les constructionset pour le séjour.
Il est donc nécessaired'installer un écranvertical autour du dépôt.

2.3.5 Simulationssansétanchéitépour une infiltration de 50 mm/an, avecécran

Simulationsdes infiltrations
Les résultatsmontrent que suite aux infiltrations, le niveau de la nappeà I'intérieur de l'écran
finit par dépasserle niveau de +1,50 m NGT, ce qui est le côté supérieurde l'écran. Par
conséquent,en l'absencede drainage,un volume de 6,2 m) s'écouleraitpar-dessusl'écran par
Jour.

Le canal situé à I'Ouest du dépôt a une grandeinfluence sur l'hydrogéologiedu côté Ouestdu
dépôt.Ce canalévite qu'il y ait une montéeexcessivede la nappede ce côté du dépôt.Cette
montée serait causéepar l'écoulement naturel de la nappe dans 1eterrain naturellementsous
pente.

Les résultatsmontrent que l'eau qui se trouve du côté inférieur du dépôt mettra entre 35 et 45
ans pour arriver sous la deuxième couche d'argile. Dans la couche de sable sous cette
deuxièmecouche d'argile, une partie de l'eau coule en direction de la mer et une autre partie
coule en direction du canal de drainagele long de la côte. Une fois arrivée dans cette couche
de sable,et pour arriver dans la mer, I'eau met encoreentre environ 100 à 400 ans. Depuis la
couchede sableet pour arriver dansle canal, I'eau met encoreentre 35 à 45 ans.

La durée totale depuis le côté inférieur du dépôt de phosphogypse,et pour que l'eau arrive
dans la mer est alors de 135 à 450 ans et pour arriver dans le canal cetteduréetotale est de 70
à 90 ans. Il s'ensuit que les polluants mettent au moins 70 x 100 : 7.000 ans pour arriver au
canalet au moins 135 x 100: 13.500anspour arriverà la mer.

De ces calculs on peut conclure que I'isolation du dépôt en ce qui conceme le côté inféneur
est larsementsuffi sante.

Simulationdesoomnases
Les infiltrations alimenteront la nappe à f intérieur de l'écran, par conséquentson niveau
monteraéventuellement au-dessus de celui de la naooeà l'extérieurde 1'écran.

A cet effet, et pour éviter la propagationdes polluants, en cas de défaillancede 1'écran,il est
importantque le niveaude la nappeà I'intérieurde l'écransoit toujoursinférieurà celui de la
nappeexterne.

Le pompage,nécessairepour le rabattementde la nappe, a été simulé. Les calculs montrent


que le pompagedans7 puits,avecun débittotal de 192 mi/jour, dont 3 puits à 48 mrljour et 4
suffisantde la nappe.
puits à l2 mr/jourdonneun rabattement

ISIE/NEDECO
SCET-TUN
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Toute I'eau qui est infiltrée dans le dépôt, soit 76 m3/jour, sera pompée en plus d'un débit
excédentairede 116 m3/jour qui seratiré vers les pompesdesenvirons.

Les pompessont situéesdansla couchede sablesousla deuxièmecouched'argile.

Les résultatsdes simulationsmontrent que I'eau met une période qui varie entre 35 et 140 ans
pour arriver depuis le côté inférieur du phosphogypsejusque dansles puits de pompagesitués
sousla deuxièmecouched'argile.

Dans le cas donc avec une infiltration de 50 mm/an, ou un débit total de 192 m'/jour est
pompé pat 7 pompes, dans la couche de sable sous la deuxièmecouche d'argile, il n'y aura
pas de propagationdes polluants en cas de défaillance de l'écran, puisqu'il y aura toujours
écoulementvers le dépôt.

La duréepour que les métaux lourds arrivent dans les puits de pompageest d'au moins 35 x
100= 3.500ans.

2.3.6 Sirnulations avec étanchéité pour une infiItration de 5 mm/an, avec écran

Simulationsdes infi ltrations

Les calculs montrent que le niveau de la nappe à I'intérieur de l'écran monte à un niveau qui
est situé juste au-dessusde +1 m NGT. Le niveau de la nappe à l'intérieur de l'écran reste
doncen dessousdu niveausupérieurde l'écran(+1,50m NGT ).

Les résultats des simulations montrent que l'eau mst une période de 100 à 300 ans pour
arriver depuis le côté inferieur du phosphogypsejusqu'en dessousde la deuxième couche
d'argile. Dans la couchede sable sous cette deuxièmecouched'argile une partie de I'eau
coule encorevers la mer et une autrepartie coule vers 1ecanal de drainageà l'Ouest du dépôt.
L'eau met encore100 à 400 anspour arriverdansla mer et encore100 à 200 anspour arriver
dansle canal.

La duréetotale pour que l'eau arrive depuis le côté inférieur du phosphogypsejusqu'à la mer
est donc situéeentre 200 et"700 ans et cette duréeest de 200 à 500 ans pour que I'eau arrive
dansle canalde drainage.

Avec le retardement,les métaux lourds mettent au moins 100 x 200 = 20.000 ans pour arriver
dansle canal ou dans la mer.

Les conclusionsqu'on peut tirer de cescalculssont que la nappene déborderapas de l'écran


et que I'isolation du dépôt du côté inférieur est largementsuffisante.

Simulationdespompages

Les infiltrations alimenterontla nappe à l'intérieur de l'écran, par conséquentson niveau


monteraéventuellement au-dessus de celui de la nappeà 1'extérieur de l'écran.A cet effet,et
pour éviter la propagationdes polluants, en cas de défaillancede l'écran, il est important que
le niveaude la nappeà l'intérieurde l'écransoit toujoursinférieurà celui de la nappeexteme

Le pompage,nécessaire pour le rabattementde la nappe,a été simulé.Les calculsmontrent


que^lepompagedans3 puits, avecun débit total de 120 mr/jour (2 puits de 48 mr/jour et un
puits de 24 m'/jour), donne suffisammentde rabattementà la nappe.

SCOT.TUNISIE/NEDECO 2'7
ProjetTAPARURAPhaseIII : AvanlProjetDétailléde la composante
dépollution

Toute l'eau infiltrée dans le dépôt, soit 7,6 m3/jour,seraévacuéepar les pompes en plus d'un
débit excédentairede 112,4m'/jour qui sera tiré des environs.Dans ce cas, il n'y aura pas de
propagationdes polluants en cas de défaillance de l'écran, puisque le sens de l'écoulement
seratoujours vers le dépôt.

Les pompessont situéesdans la couchede sablesousla deuxièmecouched'argile.

Les résultatsdes simulations montrent que I'eau met une période d'au moins 130 ans pour
aniver depuis le côté inférieur du phosphogypsejusqu'aux puits de pompage situés sous la
deuxième couche d'argile. La durée pour que les métaux lourds arrivent dans les puits de
pompageestd'au moins 130 x 100= 13.000ans.

2.3.7 Simulation avec étanchéitépour une infiltration de 1,35mm/an

Simulation des infi ltrations

Les calculs monfent que par 1esinfiltrations le niveau de la nappe à f intérieur de l'écran
atteint le niveau de +0,90 m NGT, ce qui est inférieur au niveau supérieurde l'écran.

Le canal situé à I'Ouest du dépôt a une grandeinfluence sur l'hydrogéologie du côté ouestdu
dépôt. Ce canal évite qu'il y ait une montée excessivede la nappe de ce côté du dépôt. Cette
montée serait causéepâr l'écouiement naturel de la nappe dans le terrain naturellementsous
pente.

Les résultatsde simulation montrent que l'eau qui se trouve du côté inférieur du dépôt mettra
au moins 300 ans pour arriver sous la deuxièmecouched'argile. Dans cette couche de sable,
l'eau coule vers la mer et elle mettra encoreenviron 500 anspour arriver dansla mer.

Il s'ensuitque les poilutionsmettentau moins 800 x 100= 80.000anspour arriverà la mer.

De ces calculson peut conclureque I'isolationdu dépôten ce qui concemele côté inferieur
est largementsuffi sante.

Simulation despompages

Les infiltrations alimentent la nappe à i'intérieur de l'écran, qui de ce fait monte au-dessusdu
niveau de la nappeà I'extérieur de l'écran.

Pour éviter la propagationdes pollutions en casde défaillancede l'écran, la nappeà I'inténeur


doit se trouver en dessousdu niveau de la nappeà I'extérieur.

pour abaisserla nappe,a étésimulé.


Le pompage,qui estnécessaire

Les calculsmontrentqu'un pompagedans3 puits,avecun débittotal de 96 m3/jour(1 puits à


48 nrijour et 2 puits à24 m'/jov), donne suffisammentde rabattementà la nappe.Toute l'eau
qui s'infiltre dans le dépôt (2,1 mr/jour) seradonc évacuée par les pompesavec un débit
excédentaire de 93,3 m3/jourqui serapompé des environs.Dans ce cas, il n'y aura pas de
propagationdes polluants en cas de défaillancede l'écran, puisqu'il y aura toujouls
écoulement vers le dépôt.

Les pompessontsituéesdansla couchede sablesousla deuxièmecouched'argile.

ISIE/NEDECO
SCE'T-TUN
ProjetTAPARURA PhaseIll : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

D'après les résultats des simulations, on peut calculer que l'eau met une période qui varie
entre 250 et 300 ans pour arriver depuis le côté inférieur du phosphogypsejusque dans les
puits de pompagesituéssous la deuxièmecouched'argile.

La duréepour que les métaux lourds arrivent dansles puits de pompageest d'au moins 250 x
100- 25.000ans.

2.3.8 Simulations pour le cas où il y aurait destrous dans les couchesd'argile

Un maillage plus serré de sondagessur le dépôt aurait pu confirmer ou non la continuité des
couchesd'argile sous le dépôt. Ce maillage n'ayant pas été réalisé, il fallait se fixer sur les
conséquences de l'existencede trousdansles couchesd'argile.

Des simulations ont été eflectuées pour connaître les conséquencespotentielles sur le
comportement hydrogéologique du dépôt dans le cas où la non continuité des couches
"profil"
d'argiles est réelle. Pour pouvoir effectuer ces simulations, il a fallu créer un
"s'il
géologiqueimaginaire, basé sur une hlpothèse réaliste.Cette hlpothèse est que y a des
trous dans une couche d'argile, ces trous doivent se trouver à I'endroit où l'épaisseurde la
couche est la plus fine". Les endroits oir la couched'argile devient assezfine (simulés à des
trous) correspondentà une superflcied'environ 20 à 30 Yod'ecelle du dépôt aménagé.

La premièreconclusion que l'on a pu tirer, est que les trous ne se trouvent pas l'un au-dessus
de l'autre. Suivant ce raisonnement,des parties des deux couchesd'argile ont été supprimées
dansle modèle.

N'ayantpasdesindicationsconfirméessur les trousdansles couchesd'argile,les capacités


de
pompage ont été maintenuesidentiques comme pour la situation avec les couchesd'argile
continues.

Il résulte des simulations que la durée la plus courte de I'eau depuis le côté inférieur du dépôt
jusqu'à une pompeest de 30 ans.Les métauxvoyageantavecune vitesse100 fois plus lente,
c'est dans3.000ansque desmétauxatteindrontles pompes.

Pour le cas où il y aurait des trous dans les couchesd'argile, les métaux arrivent 500 ans
plutôt aux pompes, mais une période de sécurité de 3.000 ans est toujours largement
suffisante.

La faible différence entre la situation avec ou sanstrous dans les couchesd'argile trouve son
origine dans le faible apport de I'infiltration estiméeà 50 mm par an. C'est I'importance de
l'apport qui est déterminantepour la vitessedesdéplacementsdansle sous-sol.

2.3.9 Influence du marnage sur la propagationdespolluants

Les calculsdont les résultatssont donnésci-dessus,ont été effectuéspour un niveauconstant


de la mer. Ce niveaua étépris à 0,00 m NGT, tandisque la MaréeHauteMoyenneest situéeà
+0,30m NGT et la MaréeBasseMoyenneestsituéeà -0,55m NGT.

L'épaisseurmoyennecumulative des couchesde faible perméabilité,situéesentre le côté


inferieurdu dépôtet le basde l'écranesten moyennede 5 m. . La résistance accumuléede ces
couchesd'argile est d'environ 250 jours. La de
transplantation la différencede pressionsera
perceptibledans le dépôt mais à marée basse.Cela se traduirapar une très légèresous-

SCET-TUNISIE/NEDECO 29

II
I
I
ProjetTAPA RURA Phasclll : Avant-ProjelDétaillede la composanl€
dépollution

pressionet à maréehaute par une légèresurpression.La sous-pressiondonne une accélération


de l'écoulement et la surpressiondonneun retardementde l'écoulement.

Initialement on avait pensé que le mamage serait essentiellementresponsable de la


propagationde la pollution. Cependant,aprèsavoir effectuéles calculspour les infiltrations et
aprèsavoir lru la faible perméabilitédescouchesde sableet d'argile, nous sommesarrivésà Ia
conclusion que I'influence du mamage est dérisoire, surtout parce que la propagation est
favorisée par la marée basse et contrecarréepar la marée haute, deux mouvementsqul se
tiennent pratiquement en équilibre. Donc des calculs supplémentaires n'étaient pas
nécessaires.

2.3.10Campagnegéotechniquecomplémentaire

Une campagnegéotechniquecomplémentairea été réalisée dans le but de s'assurerde la


continuité de la couched'argile sousle dépôt de phosphoglpse.

Cette campagnea compris la réalisation de 5 sondagescarottésde 30 m de profondeur par


rapport au niveau du tenain existant. Des piézomètres,avec un crépinagedans la première
couchesableusesous le dépôt, ont été installésdans3 de cessondages(voir Annexe 12).

Les résultats de cette campagne monhent qu'une couche d'argile existe dans les zones
d'implantation des sondages.L'épaisseur et les caractéristiquesphysiques de cette argile
diffèrent d'un sondageà un autre. Cependant,ces résuitatsn'apportent pas de changements
sur les profondeurs d'ancrage de l'écran préconiséesni sur les débits de pompage des eaux
d'infiltration.

2.3.11Conclusions

Les simulations ont donc montré qu'un confinement latéral est nécessaire.Sans écran, des
propagationsdirectesde pollutions se produiraient,et donc l'impact sur les constructionset la
santépublique peut être sévère.

Le confinementlatéral est formé essentiellementd'un écranen Polyéthylènede Haute Densité


(PEHD). Depuis le début du projet, les étudesconsidéraientcet écrancomme une composante
essentielledu projet. Tellement la nécessitéd'un écrana été toujoursjustifiée pour de projets
similaires, que dorénavanton peut prévoir cette nécessitésansêtre obligé de la prouver avec
des simulations.

Dans tous les cas des solutions sus indiquées(avec écran), la nappe à l'intérieur de l'écran
auraà termeun niveau plus élevé que celui de la nappeexteme.Pour éviter le débordementde
l'écran etlou la propagation 1atéraledes polluants,par de I'eau qui est en contact direct avec
les polluants et en cas de défaillance de l'écran, il est nécessairede prévoir un systèmede
pompage.

Les eaux qui seront pompéespendantdes milliers d'annéescontiendrontdes substances


dissoutesqui ne sont pasdangereusespour la santépubliqueet qui ne dépassent pasle Risque
Maximum Admissible écologique.Ceci est dû au fait que les métaux transportés par I'eau
subissentune adsorption, et par conséquentils se déplacentbeaucoup plus lentement que
l'eau. A terme,ces métaux arriverontdansles pompeset serontdonc porlésen surface.Les
duréesque mettrontles eaux polluéespar les métauxlourdsavantd'atteindreles pompesse
résumentdansle tableausuivant:

ETNEDECO
SCET-TUNISI l0
ProJetTAPARURA PhascIII : Avant-ProjetDétailléde la composantc
dépolluhon

Tableau 2.5 - Estimationsdesduréesde ent deseauxDolluéespa.rlesm étauxlourds


SolutronspossrDles

Solution sansétanchéitéde surface,infiltration 50 3 . 50 0


mm/an
Solution sansétanchéitéde surface,infiltration 50 3.000
mm./an,avec trous dans les couchesd'argile
Solution avec étanchéitéde surfaceen Bentonite, 13.000
infihation 5 mm/an
"hollandaise" 25.000
Solutionavecétanchéitémaximale
rnfiltration1,35mm/an

Dans les études de l'avanfprojet préliminaire, la solution d'une couverture avec une
étanchéité maximale était la plus attirante du point de vue isolation et imperméabilité.
Cependant,suite aux simulations des infiltrations et des calculs des duréesque mettront les
poiluants avant d'arriver en surface lorsqu'on adopte la solution de pompage, il s'avère
qu'une couverlure sans étanchéitéest plus avantageuse.Les avantagesde cette couverture
comparésà celle avec une étanchéitémaximale sont nombreux,notamment:

- La différence de prix lors de l'aménagement,entre une solution avec étanchéitéet une


solution sans étanchéité,peut être globalementestiméeà 25 Dinars par mt apres appel
d'offres.
'76
Pour une surface de ha, la différence de prix lors de I'aménagementsera d'environ
19.000.000de Dinars,
- Le coût du pompage est estimé à seulement10.000 Dinars en moyerule par an,
foumitureel entretien comPris,
- Sans étanchéité de surface, l'évacuation du Radon se ferait tout simplement par
filtration à travers la couchede couvefiure de I m d'épaisseur,qui danstous les cas sera
aménagée.
Un dépôt sansétanchéitépermetune gestionbeaucoupplus soupleen ce qui conceme
les modiftcations, interventionset entretiens,
- Une périodede 3.500ansavantque les métauxlourdsne soientproduitspar les pompes
laissesuffisammentde marge pour les précisionsdes calculs et pour les margesdans les
testsdeséchantillons,
On peut avoir confianceque dans3.500 ansune solution seraidentifréepour résoudrele
problèmedes métaux lourds dansI'eau,
- 11n'est pas sûr qu'il y aura assezde métaux lourds dans le dépôt pour saturerpar
adsorptiontoutesles couchessousle dépôt

Basésur ces considérations, le groupemenlrecommandede choisir la solutionavec un écral.)


latéralet sansétanchéitéà la surface,avecpompagede 192 m'/jour dans Ia cottchede sable
sous1adeuxièmecouched'argile. L'écran verticaldansle sol autourdu dépôtest néccssaire
pour toutesles solutions,tout autantque la couchede couverturede terre sur le dépôtdont
minimaleestde lm.
l'épaisseur

ISIE/NED8CO
SCET.'TUN 3l
ProjetTAPARURA Phaselll : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

I
J DRAGAGESET EXCAVATIONS

3.1 Introduction

3.1.1Descriptiondestravaux

Suite à l'évaluationdes variantesd'études,les décisionsprisespour la réalisationde la


composante dépollutiondu projet nécessitentl'excavationde la plaquede phosphogypse et
des sols dont le niveaude pollution dépasseles valeursdu RMA écologie.L'épaisseurdes
couchesà êxcaveret leurs étendueshorizontalessont représentées dansla Figure 3.1 et le
tableausuivant.

Tableau3.1 - Volumesbrutsà excaversuivantRMA - écolosie

Plaquede phosphogypse 2.000.000


Quantité nett€ de sol et sédimentspollués - niveau A 3.010.000 0,25 752.500
Quantiténettede sol et sédrmentspollués- niveauB 600.912 0,75 450.684
Quantiténettede sol et sédimentspollués- niveauC 188.303 1 75 235.379
Quantiténettede sol et sédimentspollués- niveauD 40.872 ) )s 91.962 ,I.,()
A 1,,
Excèsde sols dans zone sèche 1.480.000 0 ,l 0 148.000
Excès de sols dans I'eau 2.360.000 0,20 412.000
TOTAL 4.150.525
Foisonnement(10 % du total sansla plaque) 215.053

TOTAL BRUT 4.365.578

Dépollution suivant le Risque Maximal Admissible écologie voudra dire que l'écologie
pourra se développersansêtre influencéepar une pollution résiduelle.

La Figure 3.1 montre que les couchesde sol polluéess'étendentaussien dessousde la plaque
de phosphogypseautour du dépôt. Puisque tout matériau pollué (sol et phosphogypse)doit
être excavéet mis sur le dépôt, aucunedistinction particulièren'a été faite entre cesmatériaux
concemantles travaux d'excavation.
T---=

I Pour remblayer les cavités importantescrééespar les excavationset pour aménagerla zone
\ danssa forme définitive, du sableseradraguévers le site à parlir du Canal de Kerkennah.Les
i zones excavées du fond marin et qui seront recouverts par la mer en pefinanence ne
, nécessitentpas de remblaiement,pourvu que la profondeur de leurs excavationsne dépasse
i pasles 25 cm.

l*Les excavationsde phosphogypseet des terrespolluéesauront lieu en partie à sec et en partie


en mer. Vu qu'il y a une grandedifférence entre les méthodesd'exécution de ces deux types
'J
de travaux, chaque méthode sera traitée séparément.Dans la description des travaux, toutes
"excavation" et toutes les activités en
les activités exécutéessur terre sont décrites comme
"dragage
ront décritescomme
:.-..T".

SCET.TUNISIE/NEDECO 32
Figure 3.1 : Zônes d'excavation et de dragage
suivant RMA-écoloeie
rto q! .qh

f=ti;rr-!-

l'--
"S'*iï;
- '
- : - -,--

-'-- --z'-
t
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-LEOENDE.

s- SOùDIOE ,l - rvENrNT (1998)

b PIBZOIEIRE DOUBæ

$ PIEZOIII|IIE Î?IPTA

t-@-l ProloEd.ur I orcâe.r. = 0.2ôm

EF*ff ProtoDd.ur ù.tcâr.r' = 0.?5m

-;I Proloûdcur à arcavc!. = 1.268


--
Prôloùdeùr à êrcôvêr. = a25m
--

t
. Pâr !âDDort au t6rrâlD Datur€l ou

'\w sous lf ptâquc dc pholpbo8yp8ê.

Nou?.llô ltrê dê côtê

l'
D€Dôt dc pho8phogypso

gc81 !t ltrlE
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollution

Après avoir transferé sur 1e dépôt toute la terre polluée et la totalité de la plaque"àe I
phosphoglpse, le dépôt doit être couvert d'une couche de terre propre d'une épaisseur
minimale de 0,8 m. Les études antérieuresont montré qu'il est absolument nécessairede
prévoir une couche de terre d'une épaisseurminimale de 1 m au-dessusdu phosphogypse,
entre autres, pour le traitement du gaz radon produit. Cependant,en tenant compte des
résultatsde la récenteétuderadiologique, l'épaisseurde la couchede couverturea été réduite
à 0,8 m. En effet, les directives néerlandaisesrelatives au recouvrement des décharges
d'ordures ménagèresstipulent qu'une couche de terre d'épaisseurminimale de 0i8 m est
nécessairepour la plantation de végétationà raciness'étendanten horizontaleet de 1,0 m pour
les arbustesavec des raciness'étendanten profondeur. Vu le type de végétationprévue pour
la plate-formedu dépôt, une épaisseurde 0,8 m pour la couchede couvertureest suffisante.

Cette étudepart du principe que les matériaux de remblai et de recouvrementdu dépôt seront
prélevésen mer, dans le Canal de Kerkennah,à I'exception de la couchede surfacedu dépôt
qui sera constituéede matériaux terresftes.Des mesuresseront prescritesdans le DAO pour
limiter les infiltrations d'eau dansle dépôt issuesdesopérationset matériauxde dragage.

Par ailleurs, puisqu'ii s'agit de dragage,excavationet transportde sols pollués, des mesures
spécialesdoivent être prises afin d'éviter, pendant I'exécution, que des sols pollués soient
répandusdansdss zonespropresou déjà nettoyées.Ces mesurespeuventpar exempleêtre des
écransautour des dragues,des moyens de transportétanchesou encoredes restrictionsen ce
qui concemeles résidus secsdansles eaux de retour. L'entreprisedevra proposerces mesures
dansson offre technique.

De plus, desmesuressupplémentairesdoivent être prisespour assurerla sécuritéet la santédu


personnel.Pour cela on pourra par exemplepenserà installer descabinessouspressionsur les
machines,prévoir des vêtementsde protection et un programmedétaillé d'information et de
lcontrôle pendant I'exécution des travaux. Dans le Dossier d'Appel d'Offres (DAO), ces
._lmesures serontindiquéesen détail.

3.1.2 Points de départ et contraintes

Volumes à excaverou à draguer

Les volumes à excaver ou à draguer présentésdans I'Avant Projet Préliminaire (APP),


présentésdansle Tableau3.1 sont maintenusdanscet APD. Il n'y a donc pas de chângements
en ce qui conceme les quantités. De même, les limites des excavationspréconiséesdans
l'APP, tel que présentédansla Figure 3.1, sontreprisessanschangements et ellessont1ugées
adéquatessur la base des travaux et analyseseffectuées.Cependant,le volume définitif à
excaver sera contrôlé par des analysesde laboratoire prévues d'être exécutéespendant les
travaux. A cet sffet, I'entreprise des travaux devra sous-traiterdes travaux d'analyses de
laboratoiresur des échantillonsde sols et de sédimentsdu fond marin. Le but de ces analyses
est de confirmerque les objectifsdesexcavationset du dragagedessolspolluésont étébel et
bien atteints.En outre ces analysesaiderontI'entrepriseà déterminerles limites vedicaleset
horizontalesexactesdes excavations.La méthodede procéderpour cet échantillonnage sera
décritedansle DAO.

Il est attenduque dans certainsendroits du site les volumes excavésdépasserontles volumes


prévuset dansd'autresils serontmoins. Mais en principe,le volume total réellementexcavé
seraproche à celui estimé dans I'APP. L'expériencemontre que la méthodeutiliséedans
I'APP, pour délimiter les étenduesde la pollution, a généralement donné des volumestrès
nrochesde ceux réellementexcavés à la fin des travaux.

SCET-TUNISIE/NEDECO ll
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépolluhon

Niveau d'excavationde la plaque de phosphoglpse

L'interface entre la partie inferieure de la plaque de phosphogypseet le sol sous-jacentsera


visiblement clair pour l'entrepriselors des travaux. L'épaisseurde la plaque de phosphogypse,
autour du dépôt, a été déterminéeau cours des travaux d'investigation géotechniquede Ia
phase III de ce projet. L'épaisseur de la plaque est donnée dans le Plan 3 de ce rapport.
L'épaisseurde cette plaque est variable, elle diminue au fur et à mesureque I'on s'éloigne du
pieÀ du talus du dépôt. En général 1'épaisseurde la plaque de phosphoglpsene dépassepas
ies 3.0 m. Dans certains endroits elle peut êffe plus épaissedue probablementà la présence
d'anciennestranchéescreuséespour l'évacuationdu phosphogypse.

Le volume de phosphogypse,à excaver, a été déterminé pendant la Phase Iil des études à
1.830.000m'. Dans I'APP de la composantedépollution,ce volume est arrondià 2.000.000
m3. A la suite des étudesde la PhaseIII, il fut décidé d'excaver la plaque de phosphogypseà'
_sec.

L'excavation par dragagedonneraitdes volumes beaucoupplus importants,par le tirant d'eau


des équipementset par la sur-profondeurpoul ces types d'équipements.Il serait en plus très
difficile d'arriver à un fond propre aprèsexcavation.Des équipementssophistiquésdevraient
être mobilisés pour nettoyer le fond par aspiration.De plus, la mise en ceuvrepar refoulement
donneraitbeaucoupplus d'infiltration dans1edépôt.

et climat de houle
Conditions océanographiques

Comme il est important d'optimiser I'excavation à sec des matériaux pollués, les zones
devenantsèches,suite à la descentede la nappependantla maréebasse,peuventêtre excavées
avec des équipements terrestres. Pour convenir de cela, I'entreprise des travaux doit
s'organiserde façon à excaver ces zones en suivant systématiquementles fluctuations de la
de la zole du projet pour
nappe.Il importe donc de connaîtreles conditionsocéanographiques
déiérminer les étendues des zones d'excavatiorVdedragage et les conditions qu'on est
susceptiblede rencontrerpendantles travaux.

En outre, les zonescomprisesentre la côte actuelleet le niveau de la nappe en marée basse


peuvent être excavées avec des équipements terrestres en suivant systématiquementla
descentede la nappe.Les maréesastronomiquessont donnéesdansle Tableau3 2'

l4
E/NEDECO
SCET.TUNISI

t'
I
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

3.2- Marées
Tableau J.l Mareesastro dansle Canalde Kerkennah
oans
astronomlques

Pleine mer de vives eaux

Moyennede HauteMer +0,30

Pleine mer de mortes eaux +0,05


Moyenne du niveau de la mer -0,r0
Bassemer de mortes eaux -0,35

Moyenne de BasseMer
Bassemer de vives eaux -0,75

Par ailleurs, le Tableau 3.3 présente les pourcentagesde dépassementde la houle dans le
Canal de Kerkerinahet le climat de houle dansla zonedu projet.

Tableau3.3- Estimation
des de la houle

Sabledansle Canal de Kerkennah

Le sable nécessairepour remblayer la zone autour du dépôt de phosphogypse,et par


conséquentla mise à niveau de toute la zone du projet, peut être prélevé du Canal de
Kerkennah. (voir Ar.rnexe8). Des rechercheset études antérieuresont été effectuéessur ia
du prélèvementde ce sable.Ces étudeset
quantité,la qualitéet I'impact sur I'environnement
recherches ont montréqu'en généralla qualitéde ce sablepeutêtrerésuméecommesult:

L une couchesupérieurede 1,0 à 1,5 mètresd'épaisseur composéeprincipalementde sabie


coquilliergrossieret d'uneteneurassezfaibleen fines
2. une secondecouche d'environ 4 mètresd'épaisseurcomposéeprincipalementde sable
coquilliermoyennementfin et avecuneteneurmoyenneà importanteen fines.

des plagesi.[.e
Le sablede la couchesupérieurea été estiméle plus apte à I'aménagement

SCE'I"TUNISIE/NEDECO l5
ProjetTAPARURAPhaseIII : A

volume total de sable du gisementdu canal de Kerkennahest de I'ordre de 12 millions de mr,


cependantà causede la présencede câbles éiectriquesdans la zone en question, seulement
l'extraction d'une partie èst rentable. Le volume de cette partie a été estimé entre 7 et 8
millions de m'. D;après les études antérieures,ce volume serait le juste nécessairepour le
remblaiementde la zone du Projet.

Une plus récenteétude complémentaireà l'étude d'impact de I'emprunt de sable du_Canal de


Kerkennah a été réaliséepar I'EPAREB dans le cadrede ce projet. Les recommandationsde
cette étudeconcemantla âélimitation de la zone exploitabledéfinissentune distanceminimale
entre le gisementet la limite inférieure de I'herbier de 500 m' et d'autre part' indiquent que la
limite dé l'épaisseur de la couche de sable à extraire est de I m. Ces recommandations
"o"àuir""t à exploiter un gisementd'environ 6,2 millions de m3,-qui permettrait d'obtenir un
volume utilisabie de sablJcoquillier d'environ 5,5 millions de m' en estimant la perte de silt
U
parsurverse *'
1t-0...0'0*0 i
Besoinsde chantier

Le sable dans1eCanal de Kerkennah seradraguépar une draguesuceuseauto-porteuse.Dans


le cas de la mise en ceuwe du sable directementpal la drague suceuseà partir du Port de
commerce de Sfax, un poste à quai d'une longuew de 150 m doit être réservé pendant la
durée des travaux, et doit être accessibleà la draguejour et nuit. Le sable seramis en ceuvre
directementpar refoulementdepuis ce poste à quai. Une conduitede refoulementtraverserala
zone portuaire. Les permis pour aménagercette conduite doivent être obtenus auprès des
autontéscompétentes.

Une zone de chantier doit être égalementrésewéepour l'entreprise,où elle peut stocker son
matérielet ou elle peul aménagerun chantier.

3.2 Séquencedes travaux

Les considérationssuivantessont importantespour la planification destravaux:

La zoneentre la côte et la ligne de la Marée Bassepeut être excavéesals problèmesavec


àes équipementsterrestres,s-ion travaille pendantla Haute Mer juste sous la côte et si les
travauï sont exécutésen suivant la descentede la merjusqu'au niveau de la Marée Basse.
Afin d,éviter 1eplus possible la propagationdespollutions dans les zonespropreset dans
lu -"r, notu--Ënt pâr le phosphogypse,il est important d'effectuer le maximum possible
d'excavationsà sec.
pour pouvoir excaverla plaquede phosphogypse à sec,il seranécessaire de prévoir,d'une
part la constructiond'unè digue qui empêchera l'eau de mer de pénétrerles excavationset
à'autre part l'installation d'un systèmede pompage pour le rabattement de la nappe dans
les zonesd,excavation.Il est à noter que cette digue, dont une coupe est présentée sur la
Figure3.2, représente une dessolutionspossiblespourpouvoirexcaverà sec'
La partie de la côte, qui doit ètre aménagéeà un niveau de +i,80 m NGT, peut servir de
digue si elle est construiteen premier lieu. Il faudraalors aménagercettepartie en prioritê,
apiès avoir excavéet nettoyé la zone qui servirait de baseà cettedigue'
Les épisdansle secteurdoiventêtreaménagés en mêmetempsavecla digue'
pour le phasage,lazoneà excaver,conjointementavecun rabattementde la nappe,peut
être divisée à plusieurssections,afin de pouvoir expédierau plus vite les travaux

l6
SCET-'IUNISIE/NEDECO
c 9 l . Coupe de la digue de Protectiorr
ilrgure

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SC T TUNISIE/NEDECO E-ZlTrrAvArv'63TAL\&/Df.t / Dttil -'/rt,


TAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

d'excavation et ne pas perdre de temps en attendantle rabattementde la nappe. cela est


nécessaireégalementpour la planification du travail de la draguesuceuse,qui aprèsavoir
fourni du sable pour la digue doit pouvoir procédertout de suite à la foumiture du sable
pour le remblaiement de la zone en amont de la digue. En général, les dimensionsdes
iections dépendrontde la capacitêdes équipements.Au moment oir la digue est achevée,
la premièresection doit être excavéeet préparéeà recevoir le remblai de sable.Le remblai
danscertainssecteurspeut être exécutéavecune sur-hauteur,pour créer des dépôtsà partir
desquelsle sablepeut être transféréà d'autressecteursà remblayer.

Le planning de la réalisationdes travaux est présentédans le Chapitre 11, en relation avec les
volumes à excaveret les niveaux de production estimés'
:_-
Distinction entre travaux d'excavation à sec et travauxde dragage
I
Les zones oir de la tene doit être excavéesont distinguéessuivant la méthode d'exécution. i
c'est à dire I'excavation à sec ou le dragage.Comme point de départ, il a été maintenu pour
cetteétudeque l'excavation à secpeut être exécutéepratiquementjusqu'à la ligne de la Marée
Basse.Les zonessituéesà I'intérieur de ia digue serontexcavéesà sec aprèsrabattementde la
nappepar pompage.

La bande sous la digue du côté mer peut être excavéepar dragagetant qu'elle est située en
dessousde ]a ligne de la Marée Basse.Par contre, les sols de cette bande qui se trouvent au-
dessusdu niveau de la Marée Bassepeuventêtre excavésà la pelle mécanique.

Le Tableau3.4 montre les différenteszonesavec les surfaceset les volumes estimésde sol et
de phosphogypseà excaver. La tolérance sur la profondeur qui doit être appliquéepour le
dragagedes sols pollués est de 20 cm. En effet, pour s'assurer que les sols pollués sont
compÈtementenlevés,il faut tenir compte d'une sur-profondeurde 20 cm dansles travauxde
I dragage.Par contre, pour les excavâtionsà sec, cette sur-profondeur est réduite à 10 cm ,
' seulement. .- - -J

EDECO 3'l
SCET-TUNISIE/N
ProjctTAPARURA PhascIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

Tableau 3.4 - Volumesde sol pollué à excaver/draguer


(pourexcavation)
jqpqrligie e (m3
l' -ài
r.,,,,:,@J': pottué Plosphogypst
|
Dragage
Pour la digue et les épis 586.000 160.300 117.200 217 500
Autres zonesen 1.774.000 6'72.200 354.800 1.027.000
dessousde la Marée
Basse
Total à draguer 2.360.000 832.500 412.000 1 . 3 0 1 . 5 0 0
Excavation à sec
Pour la digue et les épis 70.000 17.500 7.000 2.1.5
00
Zonesle long de la côte 160.000 68.221 16.000 8.+.221
en dehorsde la digue et
au-dessusde MB

Zone à l'intérieurde Ia 1.250.000 626.581 2.000.000 r25.000 2 . 7 51. 5 8 1


digue
'Iotalàexcaveràsec 2.000.000
1.480.000 7 t2.302 148.000 2.860.302
Total à excaYer/draeuer 3.840.000 1.544.802 2.000.000 620.000 4.764.802

| 3.3 Travaux de dragage

Pour les travaux de dragage,une distinction peut être faite entre deux types de travaux. qui
sont complètementdifférents du point de vue exécution,mais qui dans la pratique ont une
relation directe dans la séquencedestravaux.Ces types de dragagesont:

I (dépollution).
le dragagedessolspolluéset de phosphogypse
7 le dragagedu sable qui sera utilisé pour le remblaiementde la côte et la couverturedrt
dépôtde phosphogypse (apport).

Dans les paragraphessuivants,ces activitéssont décritesplus en détail.

3.3.1 Dragagede sol pollué et de phosphogypse(dépollution)

Le dragagedes sols pollués et du phosphogypseseraeffectuéen deux phases.La première


phaseconsisteraau dragagedeszonessituéesaux endroitsoù la digueet les épis 2 et 3 seront
aménagés.Le restedesexcavationssousl'eau seraexécutédansune deuxièn,ephase

phasecomprendrale dragagede la zonepollué D1, qui doit êtrecxcavée


De plus, la prer.nière
jusqu'à une profondeurde 2,25 m et la zoneBZ (0,75m) et remblayéeaussttôtavecdu sable
proprepour éviterde créerune instabilitédansle remblaide la côte.

L'exécution de la digue fait partie des travauxpréparatoires à réaliserpar I'entreprisedes


travaux. Sa technique de réalisationest prise en compte par lc Bureau d'Etudes dans
l'estimationdes coûts des travauxà réaliserdans le cadrede la composantcdépollutiondu
projet.Cependant,il est très fort possibleque I'entrepriseretenuepour les travaux,choisisse

SCET-TUNISIEiNEDECO l8
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde Ia composante
dépollution

une autre méthode pour maximiser I'excavation à sec des matériaux pollués, comme par
exemple un rideau de palplanches.Pour ces raisons,un projet détaillé de la digue, n'est pas
prêparêpar le Bureau d'études,le proj et destravauxprovisoiresincombe à I'entreprise.

La quantité des sols pollués à draguerpour cette digue est dans I'ordre de 255.250mr, les 20
cm de sur-profondeursont compris. Dans une deuxièmephaseil faudra draguerles matériaux
oollués du fond marin en dessousde la Marée Basseet dont le volume est estimé à envtron
,,1
1.027.000m', y compris la sur-profondeur.

Méthode d'exécution

La plus importante contrainte pour le dragagedes sols pollués est la faible profondeur de
l'eau, et par conséquentle faible tirant d'eau disponible. Cela veut dire que seulementdes
équipementsavec un tirant d'eau limité peuvent être utilisés, notammentles petites draguesà
désagrégateur, des pelles mécaniquessur ponton ou encoredes machinesà chenilles.Il existe
des petites dragues sur chenilles, qui fonctionnent indépendammentdes niveaux d'eau et du
niveau du fond.

Si des draguessont utilisées, les matériaux excavésseront refoulés par des conduites sur le
déoôt.Dans ce cas les eaux de retour doivent être traitéesavant de retoumer à la mer. Le DAO
donnerales conditions qui déterminentla qualité de ces eaux de retour. Les pollutions se lient
par adsorption aux fines particules de sédiment et aux matériaux organiques,les eaux de
retour doivent passer par des bassins de décantation sur le dépôt, où les particules en
suspensionpeuvent se décanteravant que les eauxpuissentêtre évacuéesvers la mer.

La mise en ceuvredes produits de dragagesur la surfacedu dépôt est décrite plus en détail
dansle Chapitre4 de cet APD.

Il doit êhe possiblepar exempled'aménagersur le dépôt trois bassinsde 200 m par 200 m. Si
la hauteurdes parois de ces bassinsest assezélevée,soit dans l'ordre de 2 à 3 m, les produits
serontrefouléschaquesemainedansle bassinsuivant,ce qui fait que les particulesont chaque
fois deux semainespour se décanter.Pendant ces deux semaines,le niveau d'eau dans le
bassinest égalementbaisségraduellementen faisant écouler la couchepropre de surfacevers
la mer par une conduite.

Un inconvénientmajeur de cetteméthodeest constituépar l'infiltration considérabledes eaux


vers la nappe, et la lixiviation des pollutions du dépôt par ces infiltrations. Vu les
inconvénients posés par I'excès d'eau qu'apporterai une drague conventionnelle dans les
matériaux excavés,les étudesse sont baséessur une exécutiondestravaux de dragagepar une
pelle mécaniqueou hydraulique sur ponton. Par ailleurs,en suivant la descentede 1amarée,il
est en principe possible d'excaver toute la plaquede phosphogypseà sec.

La pelle doit être pour-vued'un système qui permet de suivre en détail la profondeur du
dragage.Les matériauxexcavésserontversésdansdesbarges,qui, aprèsêtre pousséesvers un
poste à quai, sont déchargéespar une autre pelle ou une dragline Les matériauxseront
finalementtranspofiéspar des camionsbennesvers le dépôt.

L'excavationà I'aide d'une pellemécaniquen'ajoutefinalementque trèspeu d'eau au produit


de dragage,ce qui fait que des mesuresspécialesne sont pas nécessairessur le dépôt pour les
eauxde retour.Il convientde prescriredansle DAO d'utiliserun type de pelle mécaniquequi
permetde draguerde fines couches,laissantun fond plat et qui entraînele moins possiblede
perturbatronlors destravaux.

SCET-TUNISIE/NEDECO l9
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailiédc la composante
dépollution

Quantités

Pour le dragagedes solspolluéset une partiedu phosphogypse,


une sur-profondeur
de 20 cm
doit ôtreprévue.
Les volumes à draguerdans cesconditions
sontindiquésdansle Tableau3.5.

Tableau 3.5 : Ouantitésde matériauxpolluésà


I ùUperllcle 'âgr
| (m-)
Pour la digueet les 586.000 160.300 117.200 277.500
épis
Autres zonesà 1.774.000 6'12.200 354.800 1.027.000
draguer

Total à draguer 2.360.000 832.500 472.000 1.304.500

Eouioementde drasase

La méthodede dragageretenuedans les étudesnécessiteles équipementssuivants:


. une pelle ou une draglinesur ponton,la capacitéde la pelleutilisée1,5mr,
' 4 bargesde 200 m3chacune,
I remorqueurs,
. un petit bateaud'inspection avec un contrôleurde l'entreprise,
. une pelle ou dragline pour déchargerles barges,
. camionsou dumpers.

Si la productiond'une pelle conventionnelle


n'estpassuffisantepour respecterle planning.on
peut choisir une pelle de plus grandecapacité,sinon deux pelles,chacunesur son ponton.
Pour deuxpontonson peut probablementse contenterde Ceuxremorqueurs, d'une pelle pour
déchargerles bargeset d'un bateaud'inspection.

Production

En travaillant24 heuressur 24, on peut arriver avec le matériel indiqué ci-dessusà une
productionmoyenne100 mt par heure,ce qui correspondà une productionhebdomadaire de
16.800mr. Le volume à draguerpour la digue et les épis prendradans ces conditions18
semaines,et le restedestravaux de dragageprendra60 autressemaines.

D'autres travaux temporaires,par exemple pour le compaftimentage,n'ont pas été pris en


considérationdanscescalculs.
t
i 3.3.2Dragagede sablepour remblai

Le sablequi serautilisécommeremblaidansles zonesexcavées, et pour assurerla stabilitede


la côte suivant la configuration préconisée,doit être dragué du Canal de Kerkennah.
L'Annexe 8 montrela localisationprécisede cettezoned'emprunt.

Dans lc Chapitre7, ce sableest décritplus qpdétail, ici on se contentede dire qu'il s'agit de
sablecoquillicrde grainmédiande zl10pm. l

S C EI ' -T U N I S I E / N E D E C O 4o
TAPARURAPhase
ProJet Détailléde la composantc
III I Avant-Projet dépollutron

Méthoded'exécution

La zone d'emprunt est situéc à une distanced'environ 17 km du port de Sfax. De ce fait, il


sera nécessaire d'utiliser une drague suceuse auto-porteusepour pouvoir effectuer cet
emprunt.La mer devant la zone du proj et n'est pas suffisammentprofondepour permettreà la
draguede refoulerle sablepar une conduiteà partir d'une positiondevantla côte.Cependant,
le chenald'accèsau Port de Sfax permet le passagedesnaviresavecun tirant d'eau de l0 m.

Si le port peut mettre à la disposition de I'entreprise,pour la durée des travaux, un poste à


quai d'une longueur de 150 m, la drague suceuseauto-porteusepeut refouler le sable depuis
ses cales directementdans les zonesà remblayer.L'entreprise doit prendredes mesuresavec
l'OMMP pour obtenir les autorisationsnécessaires.

Si le port ne peutpassatisfaireles besoinsdu chantier,l'entreprisedoit examinerla possibilité


d'effectuer, le plus proche possible du chenal d'accès au port, un puits dans lequel la drague
suceuseauto-porteusedéchargerale sable. A partir de ce puits, le sable peut être ensuite
draguépar une draguestatiomaire pour être refoulé in situ.

Les sondagesdisponibles ou supplémentairesdoivent indiquer si les matériaux extraits de ce


puits hypothétique ont la qualité requise pour être utilisés dans le projet comme remblai ou
comme couchede couverturepour le dépôt.

Quantités

La quantité de sable qui sera draguée du Canal de Kerkennah,pour le remblaiement des


excavations,est présentéedans le Tableau 3.6. Cependant,il incombe au Maître d'ouvrage
d'indiquer si un dépôt de sable doit être créé pendantles travaux, pour une autre utilisation
potentielle.Le volume de ce dépôtde sables'ajouteraaux volumesindiqués

Tableau 3.6 - tités de sableà dansle Canal de Kerkennah


Destinationdu sableà draguer

Digue et épis 1.760.000

RemblaidesexcavationsBl,82,83,C1', C2, C3 et Dl 720.000

Remblai de la zone et de I'excavation du phosphogypse 4.000.000

Couverturedu dépôt 225.000

Total 6.70s.000

dépassel'évaluationdu gisementde la zoned'empruntdansIe Canal


La quantiténécessaire
de Kerkennahanêtée5,5 millions de mt par I'EPAREB (1999).

de I'EPAREB selaitde rédutre


L'unique possibilitéqui puissesatisfaireles recommandations
le niveaudu remblaiementdu terrainà aménager.

Pour la plate-formedont le niveaude remblaiementest prévu à +1,5 m NGT, le niveauile la


nappevarieraen moyenneentre+0,65 et +0,90 m NGT lors de la saisonhumide.Pour éviter
un affleurementde la nappeaprèsdespluiesexceptionnelles, le niveaude la plate-formea été
fixé à +1,5 m NGT. Pour la phase
présentc de dépollution, les conditionsde drainagede la
plate-formene sont pas les mêmes. En outre, il n'est pas obligatoireque la plate-formesoit

4l
S C E ' I - T U INS IE / NE D E C O
ProjetTAPARUM PhaseIII : A

accessible en perrnanence, bien qu'elle doive être carrossable de temps à autre pour
I'entretien. une cote de +1,0 m NGT après tassementsemble acceptablepour cette plate-
forme pour la phasedépollution. Il laudra cependantreconnaîtreque cette plate-forme, alnsl
réalisée et qui sera la plupart du temps humide, ne pourra pas être urbaniséesans remblais
supplémentaires.

La plate-formequi seraréaliséeaurâ une superficied'environ 125 ha, si I'on réduit son niveau
de 0,5 m par rapportà une plate-formeà +1,5 m NGT, le volume de sablenécessaire serait
réduitde 625.000m3,et 1esbesoinsen sableseraientde 6.080.000mr.

D'autre pârt, lors des simulations et calculs du transporttransversalpendant la PhaseIII des


études,la crête de la plage a êtê déterminéeà +1,8 m NGT. La bande de 80 m de large et de
1,8 m de haut constituenon seulementla plage mais aussila protectioncontre la remontéedes
vagueset elle forme une réservede sable pour résisteraux mouvementssaisonniersdus aux
variations dans le régime des houles d'une année à I'autre. Les lames qui se brisent sur la
plage ne doivent pas dépasserla crête, afin d'éviter que des volumes considérablesd,eau
arrivent sur la plate-forme denière la plage. Par conséquent,il n'est pas possible de réduire le
niveau préconisépour la plage, à savoir +1,8 m NGT.

Toutefois, il resteun défrcit de 580.000m3 de sable.Pour cela, il est nécessairede réexaminer


les recommandationsde I'EPAREB car celles-ci se réfèrent à des contraintes pour la
sauvegardedu milieu marin lors des opérationsde dragage,sansprendre en considérationle
bilan global des impacts du projet sur I'environnement.En effet le projet lui,même est une
actionde dépollution,donc sesimpactspositifsdépassent de loin les impactsnégatifs.Suivre
les recommandationsde l'étude complémentaireau senspropre du terme, veut dire rajouter
des conhaintestechniqueset économiquesà un projet dont l'objectif principal est d'amé1orer
l'environnementde la zone.

Cependant,suite aux diversesréunions du comité de suivi de l'étude au sujet de I'ApD, il a


été décidéde limiter la quantité à apporterdu gîte marin à 5,5 millions de m, tel que préconisé
par l'étude complémentairedu gîte.

Equipements

La capacitéde la drague suceuseauto-porteuse,qui peut ôtre utilisée pour les travaux de


dragagedu Canal de Kerkennah, est déterminéepar le tirant d'eau disponible dans le chenal
d'accès au port de Sfax. Ce tirant d'eau est d'environ 10 m, ce qui veut dire qu'une drague
suceuseauto-porteuse jusqu'à une capacitéd'environ 8.000 m' (15.000 tonnes)peut être
utilisée.

Si la drague peut refouler le sable directement dans les zones à remblayer, on peut se
contenter pour Ie reste des équipements de deux bulldozers sur le remblai et une pelle
hydraulique.

Si le port ne peut pas satisfaireles besoinsdu chantier,il faudraprévoir en plus une drague
stationnaire.Dans ce cas, vu que la durée du cycle pour la draguesuceuseauto-pofieusesera
beaucoupplus courte,la productionde celleci devraen principedoubler.

Production

La productiond'une draguesuceuseauto-porteuse d'une capacitéde 15.000tonneset une


puissancedes pompesde refoulementde 4.500 kW, est estiméeà 125.000m3 par semaine.
Danscesconditions,la périodepour I'exécutiondestravauxd'empruntdes5.5 millions de nr

E/NEDECO
SCE'I'-'TUNISI 42
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-ProjetDetailléde la composante
dépollution

de sable depuis le Canal de Kerkennah, soit I'extraction d'environ 6.2 millions de mr, y
compris surverse,est estiméeà 50 semaines.

Cette durée est baséesur les dimensionset la capacitéde portanced'une draguesuceuseauto-


porteuse, soit 15.000 tonnes, correspondantà un navire qui est en mesure d'emprunter le
chenald'accèsau Port de Commercede Sfax.C'est effectivementle tirant d'eau de ce chenal
d'accèsqui constituela contraintedans la sélectiondu type d'équipement.

Dans sa récente étude, I'EPAREB recommanded'arrêter les activités de dragage dans le


Canal de Kerkennahpendant les saisonsdu printemps et de 1'été.Etant donné les contraintes
précitées,il est impossible d'effectuer le travail avec un navire plus grand. Cependant,pour
respecterles recommandationsproposées,il est nécessaired'effectuer le travail en utilisant
deux draguessuceuses si l'on ne veut pasdémobiliserpendantl'été et le printemps.

Les répercussionssur les coûts et sur les délais de réalisation,relatives à chaquescénanode


dragagecomparé à la solution d'une drague travaillant sans arrêt, sont représentéesdans le
tableau suivant. Il est à noter qu'en plus du coût de mobilisation et de démobilisation des
dragues,I'usage de draguestravaiilant en même temps élève le coût du dragaged'environ
15%.

Tableau 3.7 - Comparaisondes scénariide dragage


ACuVtte
...
it ,Eii!ê tol.AL
!...:

I Dragageavec une ) 15 0 ? t{ 24
seuledraguesans
arrêt
2 Dragageavec une 0 + 2,15 28
seuledragueavec
anêt (6 mois)
J Dragageavec deux 4 5 8,8 + 6,65 20
dragues

Deux dragues travaillant simultanément risquent de se gêner, la baisse de rendement est


estiméeà 15% du rendementde deux draguestravaillant de façon indépendante.

La décision de respecterles recommandationsde I'EPAREB au sujet de l'arrêt du dragage


pendant le printemps et l'été pour en tenir comote dans le DAO. incombe au Maître
d'Ouvrage.

Suite aux réunionsdu comité de suivi de l'étude au sujet de l'APD, il a été décidéd'opter
pourla solution2.
{.*
ï f .,t Travaux d'excavation

Dans cette sectior.r,sont traitées les excavationsà sec qui seront effectuéesavec des
équipementsterrestres en amont de Marée Basse. On distingue encore deux types
d'excavatiot.t:
l. Excavationsde matériaux(terreset phosphogypse)
pollués,

SCÊ'T-TUNISIE/NEDECO 4l
r ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

2. Excavationspour créer le canal de drainagesud, entre I'anciennecôte et la zone à créer.

3.4,1 Excavation de matériaux pollués

Zones à distinguer séparément

(voir Figure3.3) :
Les zonessuivantessont à distinguerséparément

1 Excavationdes matériauxpollués sousla digue,


2 Excavationsau-dessusde Marée Basse,à I'extérieur de la digue,
3 à I'intérieur0etldieSl
Excavations

Méthodesd'exécution

Les fines couchesseront excavéesà l'aide d'un bulldozer ou un chargeur,et les couchesplus
épaissespar des pelles hydrauliques.Les matériauxexcavésseront chargésdansdes camrons
qui les transporterontvers le dépôt, oir ils seront mis en remblai. Il incombe à l'entreprisede
sélectionnerles équipementset de prendre les mesuresqui assurentaux équipementsI'accès
aux zoneset au dépôt.

Vu la proximité de la mer, l'entreprise doit déployerdes moyens de pompageefficacepour le


rabattementdu niveau d'eau dansles zonesà excaver. La digue qui seraconstruiteen premier
lieu empêcherales vaguesde s'introduire dansles sxcavations.Par ailleurs, descalculs ont été
effectuéspour déterminerle débit de pompagenécessairepour assurerI'excavationà sec de la
plaque de phosphogypse.Il est recommandé:

. D'effectuer les excavationspar phase, sinon l'influence du pompage s'étendra vers la


mer ;
. De procéderpar des excavationsâvec des dimensionsne dépassantpas 400 m (du pied du
dépôtjusqu'àla digue)x 100 m et pomperà un débitd'environ 135mi/h danssouslebas
de l'excavation.

Quantités

Les quantitéssuivantesdoivent être excavées:

Tableau 3.8 - Volumes de matériauxpollués à excaverà sec

Productionset durées

sousla digueune productionde 10.000mtpar équipepar semaineest


Pour les excavations

E/NEDECO
SCE'T-TUNISI
ô. : Zones d'excavation à sec ,/ dragaqe

Zones d'excavation à sec

Zone de draga qt

Dépôt de
phosphogypse

scET IUMSrE/NEDECo ri-zlTr^v^rLl110ir r\P^r1lDr:f / jl-'r? \aE


ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollutron

estimée,ce qui donne une périodede 3 semainespour I'exécution.

Pour les excavationscôté mer de la digue la production est égalementestiméeà 10.000mi par
équipepar semaine,ce qui donneune période de 6 semainespour I'exécution.

Pour les excavationsà l'intérieur de la digue une production de 12.000 mr par équipe el par
semaineest estimée,ce qui donneune période d'exécution de 230 semainespar équipe.

Le nombre d'équipes doit être choisi en fonction de la production de la draguesuceuseauto-


porteuse,qui cherchele sabledans le Canal de Kerkennah.Les coûts de cette draguesont très
élevés, et I'entreprise chercheraà la rentabiliser au maximum. Cette drague a besoin de 50
semainespour chercher le sable, et la séquencede l'exécution des excavations doit être
choisie en relation avec I'apport de sable. La drague suceuseauto-pofteusedoit toujours
pouvoir mettre en remblais le sable apporté.Le planning provisoire d'exécution des travaux
est basésur ces périodes.

ii.z n*"unationdu canâldedrainaseSud

Le canal passeen partie par la zone oir des sols pollués doivent être excavés.Une fois ces sols
sont excavésle restedes sols est propre et ces sols, excavéspour créer le canal,peuvent servir
de sol de couverturepour le dépôt. Dans la déterminationdesvolumes pour la couvertureil a
été tenu comptede ce volume de sol.

L'excavation pour le canal est une opération simple, qui est exécutée par une pelle
hydraulique.Les sols excavéssont évacuéspar descamionsj

3.5 Détermination desvolumesdéfinitifs à excaver/Laboratoiresur site

Les contours des pollutions et les volumes de dragageont été déterminéssur la base des
donnéesfoumies par un programme de recherchesassezdétaillé. Dans ce programme les
points échantillonnéssont cependantsitués à des distancesassez impofiantes les uns des
autres.Comme il est d'usage pour ces types de projets, des hypothèsesont dû être adoptées.
Ainsi par exemple, il a été parti du principe que la pollution s'arrête au milieu entre un
sondagepollué et un sondagenon pollué. Dans la pratique,pendantI'exécution des travaux il
va falloir non seulementvérifier ces hlpothèses mais aussi déterminerla limite exacte de la
pollution et de ce fait la limite de I'excavation, aussibien en surfacequ'en profondeur.

Pour cette raison, un laboratoire doit être aménagésur site, sinon I'entreprise chargéede
l'exécution des travaux doit sous-traiter à un laboratoire local. Ce laboratoire doit être
approuvépar l'administration. La tâche du laboratoiresera plus simple pendant I'exécution
des travaux que pendantles étudesqui précédaientle projet. Effectivement le laboratoiren'a
plus que besoinde déterminerle ou les élémentsqui sont à I'origine de la décisiond'excaver
le sol. La plupart du temps les recherchesse limiteront à la déterminationdes concentratrons
de Cadmium.

Par contrele laboratoiredoit êtreperformantdansle sensoù les résultatsdesanalysesdoivent


être connusen moins d'une joumée aprèsla prise de l'échantillon.Cela est nécessairepour
polrvoir conduireles travaux.Il incomberaà I'entreprisede proposerdes procédurespour
étalonnerles méthodeset les analysesde son laboratoire.

S C E T - T U N I S IN
EEi DECO
ProjetTAPARURAPhaseIII I Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

r-
REMBLAIS ET TERRASSEMENTS
l4
4.1 Introduction

Ce chapitre traite en détail les travaux de remblais et de terrassementsde la zone d'étude.


Dans cet Avant Projet Détaillé les travaux de remblai et de terrassementsont d'abord
présentés,des stipulations sont ensuite dorutéessur leur mise en ceuvre et finalement les
conditions généralesd'exécution sont donnéespour cestravaux.

4,2 Travaux de remblai

Les travaux de remblai rentrant dans le cadre de la composantedépollution du proj et sont les
suivants:

1 remblai du dépôt avec les sols pollués et le phosphogypseexcavé,


2 rembiai du dépôt et de la zone d'étude avecdu sableprovenantdu Canal de Kerkennah,
3 remblai du dépôt avec desmatériauxterrestres.

4.3 Terrassements

Les travaux de terrassementsont les suivants:


1 pour des travaux temporailes,
terrâssements
2 tenassementspour la réalisationd'un fosséde drainageautour du dépôt,
3 pour égaliserles zonesremblayéespar refoulement,
terrassements
4 pour les constructionsqui font partie du prq et,
terrassements
5 terassementspour corriger la forme du dépôt et pour adapterle dépôt à l'aménagement
DaVSager.r
I

4.4 Conditions de mise en æuvre

4.4.1 Remblai de sol pollué et de phosphogypsesur le dépôt

La préférencesera donnée dans le DAo pour que toute excavationet dragagede sol pollué
soient effectuéspar des pelles mécaniquesou par un bulldozer. De cette façon ces matériaux
arriveront sur le dépôt avec le minimum d'eau possible. Le peu d'eau compris dans les
matériaux, même dans ceux draguésen mer, sera insuffisant pour être récupéré.Cette eau
s'infiltrera donc dans le déPôt

De cette façon on est donc sûr que tout matériautranspoftésur le dépôt y restera.Dans le cas
où des terres polluées seraient refoulées sur le dépôt, des eaux de retour devrâient être
éventuellementramenéesvers la mer. Malgré tous les efforts de décantation qui seront
déployés,il est prévu que des fines polluéesresteraientdanscetteeau et retourneraient à la
mer.

Les solspolluéset le phosphogypseremblayésn'aurontpas une consistance qui permettraun


compactagepar vibration. Les mesuresqui seront prescritesdans le DAO pour le compactage

SCET-TUNISIE/NEDECO 46

t''---

l '
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

de ces matériaux sur le dépôt, seront essentiellementà efforts statiques basés sur le
mouvement des engins sur le remblai. Une épaisseurlimite sera prescrite pour les couches
avant compactage.

414.2Rembtaiement des zones excavéesavec du sable hydraulique

Le sable hydraulique provenant principalement du Canal de Kerkennah sera mis en ceuvre


dans les zones excavéeset la digue par refoulement.Une partie de ce remblai aura lieu dans
des excavationsprofondes autour du dépôt, une autre partie aura lieu sur des terres qui sont
sèchesà MaréeBasse.

On maîtrise difficilement l'épaisseur des couchesde remblai pendantle refoulement, sunour


si le refoulementa lieu dans des excavationsprofondes. Dans ce cas, il est même inutile de
prescrire des épaisseursde couches pour le remblai. Le compactagedes remblais dans des
excavationsse fait essentiellementpar tassement.Autrement dit, le compactagedu remblai
par refoulement de terres se fait par les eaux qui sortent des sables refoulés. Une densité
satisfaisanteest généralementatteintepar le refoulement.

Pendantla mise en ceuvrepar refoulement, des bulldozerstravailleront pour égaliser et pour


augmenterle rendementavant changementde place de la conduite. La gestion des eaux de
retour est décrite dansles conditions généralespour remblaiset tenassements.

4.4.3 Remblai pour la couverture du dépôt


\
La couverturedu dépôt de phosphoglpseavecles particularités de l'aménagement paysager/',,' .,,111,i
'
nécessiteraitun volume total de remblaid'environ565.000m3dont 340.000m3 doit êtred'un
apport terrestre.Les 225.000mr restantspeuventêtre conslituésde remblai hydraulique.

Les eaux de retour doivent être ramenéesvers la mer, aprèss'être passéepar des bassinsde
décantation.Afin d'éviter le maximum I'infiltration des eaux dans le dépôt, ces bassinsde
décantation doivent de préférence êhe situés à I'extérieur du dépôt. Les terres ainsi
remblayéessont en principe propres, donc les eaux de retour peuvent contenir un certain
volumede résidusec.

Il n'est pas sûr que des machinespeuvent travailler sur le remblai directementaprèssa mise
en æuvre sur le dépôt. Il se peut que le drainagedessolsprenneun certain temps.Pour cela, le
profilage devra attendrejusqu'à ce que la terre soit suffisammentconsolidée.

4.4.4 Remblai provenânt de I'excavationdu canal de drainageSud

L'excavation du canal de drainage Sud foumira environ 80.000 m3 de matériau qui peut être
utilisé pour le recouvrementdu dépôt. En oufe, ces terrespeuventservir, si elles sont propres
pour le recouvrementdu dépôt et feront partie des 340.000mr desterresà rechercherd'un gîte
de matériauxtenestres.Elles seront amenéespar camion, déverséeset égaliséespar un
) bulldozersur le dépôtde phosphogypse.
t,
4.4.5Terrassementspour des trâvaux provisoires

Ces travauxincombentà I'entreprise,des prescriptionsne serontpas donnéesdans le DAO


pour cestravaux.Par ailleurs,pour la réalisationde l'écrande confinement,desterrassements
doivent être effectuésdans un certain ordre. Une descriptiondétailléesera donnéedans le
DAO oour la séquence de cesterrassements.

SCET-TUNISIE,l{EDECO 4'7
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

4.4.6 Terrassementspour le creusementd'un fosséde drainage autour du dépôt

Un fosséde drainagedoit être aménagéautour du dépôt,pour collecter les eaux qui ruissellent
du talus. Les plans indiquent déjà ce fossé,des descriptionsdétailléespour I'exécution de ce
fossé seront donnéesdans le DAO. Pour autant que ce fossé soit exécutédans un remblai de
sable,les talus doivent être pourvus d'un revêtementde matériaucohésif.

4.4.7 Terrassementspour égaliserles zonesremblayéespar refoulement

I1 n'est paç certain que les zonesremblayéespar refoulementatteindrontla hauteurpréconisée


immédiatement après I'opération de refoulement. L'entreprise devra alors transporter des
sablesou des terres,par matériel terrestre,pour finir les zonesaux niveaux préconiséspour le
projet. Une tolérancesur les niveaux seradonnéepour la finition des zonesà remblayer.

4.4.8 Terrassementspour Ies constructionsqui font partie du projet

Des stipulationsserontdonnéesdansle DAO pour l'exécution de cestenassements.

4.4.9 Terrassementspour adapter la forme du dépôt à I'aménagementpaysâger

Le dépôt de phosphogypsea aujourd'hui une forme assezrégulière.Des irrégularitésexistent


pourtant à certainsendroits.Suite à l'aménagementpaysager,une forme définitive du dépôt a
été mise au point.

Pour donnerau dépôt sa forme de dune définitive, suivant l'aménagementpaysagerproposéet


pour éliminer les irrégularités existant sur le dépôt, des terrassementsdoivent être exécutés.
Pour se faire, des volumes de phosphogypseseront transférésd'un endroit à un autre à l'aide
de camions.

L'excavation aura lieu avec des pelies hydrauliques, le transport avec des camions et le
nivellement avec des bulldozers. Des restrictions seront poséessur l'épaisseur des couches
avant compactage,et le compactage sera effectué à l'aide des engins qui roulent sur le
remblai.

4.4.10Tassementsde la plate-forme aménagée

Les résultats des investigations de la Phase III ont, entres autres, permis d'évaluer les
éventuelstassementsde la zone de remblaiementet des endroitsdes épis ainsi que la stabilité
du dépôtavecle surhaussement préconisé.

Les tassementsprévus pour un remblai situé à une cote moyennede +1,5 m NGT varieront
entre 0,1 à 0,35 m dans la zone située au Nord du dépôt, de 0 à 0,0; m autour du dépôt et de
0,2 à 0,4 m dans la zone du côté du port de commerce.Par ailleur/y'estassementsde ta plage
-1.8 m NGT varierontavecla présence de la vaseet sitûërontentre0.35 et 0.45 m
. caléeà
\ dansla zonela plus prochedu dépôtjusqu'à600 m au Sud du canalPK4. Les tassements sous
I lesépis varieront entre0.2 et 0.6 m suivantle typed'épis.

4.5 Conditionsgénérales
I--
4.5.1 Hauteur de finition du terrain
I
I
Les hauteursdéfinitivesdes zonesdu proiet ont été déterminées
dansla PhaseIII des études.

ISIE/NEDECO
SCET-TUN 48
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

Ellesont étémodifiéesdanscet APD pour répondreaux diversescontraintes et à I'objectifde


la phasedépollution.La plate-forme seraaménagée à un niveau+1,0 m NGT aprèstassement.
Evidementpour arriver au niveaupréconisé,le terraindoit être aménagéà un niveauplus
élevé.Puisqueles tassements sont différentsd'une zone à I'autre, les niveauxde finition
serontdifférents.

Par ailleurs,la zonede la digue(plage)longeantla côteseraaménagée à un niveau+1,80m


NGT. Cettebandele long du littoral auraunelargeurde 80 m aprèsstabilisationde la penteà
1:50.Le dépôtdephosphogypse seraaménagé à unehauteurde +16,0m NGT.

Les différents niveaux des zonesà remblayersont indiquéssur les plans.

4.5.2 Qualité et densité in situ

Chaqueremblai aura ses fonctions, auxquellescorrespondentdes qualitésque ces sols doivent


avoir in situ. Les limites d'acceptation de ces qualités seront indiquéesdans 1eDAO. Si un
remblai ne remplit pas les conditions de qualité, il doit être excavé et remplacé par un
matériauacceptable.

Il en est de même pour la densité in situ. Un remblai ltnit au niveau préconisépar le projet
doit avoir une certaine densité. Si cette densitén'est pas obtenue,il n'y aura pas seulement
tassementrnais aussi consolidation,ce qui fera que le niveau frnal d'un remblai se situeraen
dessusdu niveau du projet.
-'- ---
i
N4.5.3 Bassinsde décantationet eaux de retour
I

Le sable du Canal de Kerkennah seramis en æuvre sur le dépôt par refoulement.Il s'agit de
matériaux propres, dont les eaux de retow peuvent être renvoyées à la mer. I1 convient
cependantde poser des restrictions à ces eaux de retour en ce qui conceme les matériauxen
suspension. Un âpport de fines dans la mer, juste sous la côte, augmente le risque
d'envasementde la côte et menace les herbiers,qui se situent en dessousdu niveau 3,0 m
NGT. Pour diminuer les quantitésde matériauxen suspension,les eaux doivent préalablement
passerdans des bassinsde décantation,d'ou elles peuvent être évacuéesvers la mer aprèsun
tempsde séjour convenableà la décantation.

Les bassins de décantation se rempliront au fur et à mesure de fines, qui formeront des
couchesde sol inaptes pour une zone où des constructionssont programmées.Si des zones
vertes sont prévues dans le secteur, les bassins de décantation sont, de préférence,
programméesdans ces zones vertes. Les sols de ces bassinsseront, après être lavés par les
précipitations, très aptes à des zones vertes. Si des zones vertes ne sont pas prévues, il
convient d'excaver les sols meubles dans les bassinset de les remplacerpar du sable refoulé
en dépôt ailleurs. Dans ce cas, les sols meublespeuventservir de couchesde revêtementpour
des talus ou pour la couche de couverturesur une partie du dépôt. Il est difficile de prévoir
exactement les volumes de ces terres. Tout dépendra du contenu en fines des sables
rencontrés.i

E/NEDECO
SCET.TUNISI 49
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

4.5,4Mesuresde sécurité

Des mesuresde sécuritéserontprescritesà trois niveauxdansle DAO. Pour la protection


publique,desparmeauxsignalantles dangerspossiblesserontposéssur tout le périmètredu
projet. Les habituésde ces côtes, qui y laissentleurs bateauxou qui y cherchentdes
coquillagesseronttentésde continuerleurshabitudes.I1 faut donc les sensibiliserdu danger
carsurle chantierils peuventtombersurdessablesmouvantsou courird'autresdangers.

Au niveau du personnelde l'entreprisedes travaux, des mesuresde protectionseront


prescrites,dont le but essentielserade protégerle persorurel
despolluantscontenusdansle
phosphogypse, dansles solspolluéset dansleseauxqui accompagnent cessols.

Il est à signalerque pour tout travail dansle phosphogypse, desmesuresde sécuritéseront


stipuléesdansie DAO. Une de sesmesuresserad'humidifierle phosphogypse pour éviterla
productiondepoussièrelors de I'excavationet du transfertdu phosphogypse.

Pour I'exécutiondes travauxd'excavationet de dragage,des mesuresserontprescritesau


niveaudesenginset desméthodesde travail,qui doiventéviterla propagationdespollutions
et uneausmentationexcessivede la turbiditédeseauxdemer.

SCET-TUNISIE/NEDECO 50
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollution

AMENAGEMENT PAYSAGERDU DEPOT

5.1 Contextegénéral de I'aménagementdu dépôt

Le dépôt de phosphogypseactuel occupeune superficietotale d'environ 50 ha et s'élève à un


nivsau variant entre *3,8 m NGT au coin Nord-Ouest et +8,7 m NGT au coin Sud-Est du
dépôt. En général les pentesdes talus sont presqueverticales.Par ailleurs, à causede I'acidité
élevéedu milieu, la surfacedu dépôt est dépourvuede végétation,à l'exception de quelques
espècesqui ont récemmentpoussédanscertainsendroitsponctuels.

Les sols pollués et la plaque de phosphogypsequi seront excavés lors des travaux de
dépollution du site seront transféréssur le dépôt. Suite aux trâvaux de dépollution, I'emprise
du dépôt s'étendrasur le côté Ouest.La surfacede basedu dépôt de phosphogypses'élèvèraà
environ 62,8 ha. Une fois le phosphoglpseet les sols pollués sont mis en place, le dépôt sera
modelé suivant un plan d'aménagementpaysager.

Le plan directeurd'aménagementpaysagerconsisteà donnerune esquissesommairedu projet


et ne représenteen aucun cas des détails ou un aménagementfinal. L'aménagementpaysager
du dépôt nécessiteen soit une étudeet un projet entier.

5,2 Observationssur le site

5.2.1 La conliguration actuelledu dépôt

L'actuel dépôt de phosphogypsequi couvre quelque 50 ha forme un rectangledont le côté


fiont de mer mesure 800 m. Cette forme massiveest un obstaclephysique sur le littoral ; Ies
talus sont raides et coupent 1avisibilité. Mais, en même temps, il constitue une plate-forme
panoramiquede laquelle le visiteur surplombela ville et la mer. Les talus du dépôt semblent
stabiliséset la plate-formeprésenteune surfacenue et glacée.

5.2.2 La végétationde la zone

La zone littorale de Sfax porte des associationsvégétalesqui ne se rencontrentqu'en climat


méditerranéenaride ou sub aride (pluviométrie arinuelleégale ou inférieure à 250 mm), à la
fois chaud et doux en raison de I'influence marine. Ces associationsont été décrites par le
Houerou2.

Tout au long de la côte on peut rencontrer selon les caractéristiquesdes sols (sableux,
limoneux, alluvionnaires,calcairo-gypseux)et de la nappephréatique,la végétationsuivante:

plantesnitrophiles et ruderales : Peganumhamala,Aizoon canariense


plantesde duneslittorales : Agopyrum junceum, Nitraria retusa

? Le HouerouH.N. (1959)recherches
écologiques
et floristiquessur la végétationde la TunisieMéridionale.
Premièrepartie : les milieux naturelset la végétation.281 p ; deuxièmepaftie : la flore . Institut de Recherche
saharienne.Alger 211 p.
(1969)La végétationde la TunisieSteppique.
Annalesde I'INRAT Tunisie.Vol 42, fasc.5 , 617 p.

SCET-TUNISIE/NEDECO 5I
II
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

plantesde sols alluvionnaires : Zygophyllum album, Anarrhin).,rnbrevifolium


plantesgypsophiles : Nitraria retusa,Suedamollis, Salsola
planteshalophiles et succulentes: Salicomia arabica,Holocnemuryr,Arthrocnemum

A proximité du dépôt, le long des voies, dans les terrains à glacis salés,on peut observerune
végétation nitrophile rudérale et halophile. Sur le dépôt lui-même, le vent a emporté des
graines qui ont germé constituant ainsi une première colonisation naturelle. Dans les jardins
limitrophes du dépôt, les planteshorticolespoussentavecsuccès.

5.2.3 Contrainte du projet de dépollution

Le phosphoglpse serarecouvertpar une couche de protection de 1 m de terre. La couverture


des talus du dépôt seraconstituéed'une couchede 1 m de matériauxd'origine terrestre.A la
surfacedu dépôt la couvertureseraconstituéede 0,8 m de sablehydraulique en dessousd'une
autre couchede 0,2 m de matériauxd'origine terresûe.Au stadefinal, la plate-formedu dépôt
atteindra la cote + 16,0 m NGT. 11est à noter que les matériaux d'origine marine sont en
général impropres à la vie végétaleen raison de la salinité excessivedu sol support,et c'est
pour cette raison que I'on a recoursà desmatériauxterrestres.

5.3 Le projet général d'aménagement

Le projet général d'aménagementconsisteà urbaniserle littoral entre la ligne de cheminsde


fer et la nouvelle côte formée au terme du remblaiement.L'urbanisation butte sur le dépôt de
phosphogypsequi constitue un obstaclemajeur situé à la chamière de la ville actuelleet des
quartiersnouveauxdu projet Taparura.

Que fairede cet obstacle,commentI'aménager?

5.3.1 Principes d'aménagementpaysager

Au terme de son aménagement,le dépôt de phosphoglpsene doit plus être perçu comme un
objet techniqueposé sur la plage mais comme un espaceà caractèreessentiellementnaturel
c'est à dire faiblement équipé mais puissammentintégré à la ville d'une part au littoral d'autre
part.

Quelles fonctions cet espacenaturel doit-il remplir dans la ville de Sfax ? Compte tenu des
conditions technico-économiques,une parlie du dépôt de phosphogypsepourrait devenir un
parc pour satisfaireles besoinsde loisirs et de détentedescitadins.

Pour créer cet équipementet atteindreles objectifs d'aménagement,quatre conditions sont à


remplir:

Inté-qrerle dépôt

Le site du dépôt doit être intégré aux tissusurbainsde la ville existanteet des quartiefs
nouveauxdu projet Taparura.

SCET-TUNISIE/NEDECO 52
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

F I'intégration à la ville existantepassepar la créationd'une liaison piétonnièreprolongeant


le terre-pleincentral de I'avenueAli Belhaouaneet fianchissantI'emprise de la voie fenée
(voir Figure5.1).

) l'intégration au projet Taparura supposeque des liaisons piétonnièressoient crééesentre


les quartiersnouveauxet I'espacenaturel; une recherched'intégration de l'espacenaturel
à I'urbanisationnouvelle seranécessaire.

Remodelerla forme du dépôt

Après travaux de remodelage,la forme du dépôt doit être celle d'une dune littorale.

. Adoucir la pente des talus en les allongeantau maximum pour éviter l'effet barrière.Plus
le talus seralong moins le volume du dépôt apparaîtramassif et agressif.

La pente du talus pourrait être de 1 pour 5 soit pour 15,5m de hauteur,77,5m de large.

Façonnerla pente du talus en creusantcertaineslignes de penteà la façon d'une rigole ou


d'un lit d'ouedpour l'écoulementdeseauxde pluie.

. Aménager le sommet du talus en créant une comiche senant de promenadepiétonnière


périphériqueet permettantla vue sur la ville et sur la mer.

. Vallonner la plate-forme centraleen créant des buttesde terre pour éviter l'effet plaque et
en végétalisanttoute la surfacepour éviter I'effet miroir (réverbérationdu soleil).

Eouioerle oarc

Le site du dépôt, une fois intégré aux tissus urbains et remodelépour qu'il s'apparenteà une
dune littorale, doit être équipépour le loisir et la détentedeshabitantsde Sfax.
. Commentl'équiper?

Le principe de baseconsisteà prohiber les structuresen dur ; toutesles constructionsdoivent


être légères(structureen bois) et démontables.

r Quel programmed'équipement? Les visiteurs du parc devronttrouver :


- le mobilier de jardin : bancs,pergolas,kiosques
- le mobilier urbain : sanitaires,poubelles,éclairagepublic
- le mobilier de plage: vestiaires-sanitaires,
basenautique
- les équipementssportifs : parcoursde santé,terrainsde sports
- d'animation:jeux d'enfants,buvette.
les équipements

. Où positionnerles équipements?

Les équipementsqui ne devraient pas dépasserrI /" de la surface totale (soit 6,3 ha)
doivent être concentrésle long de la corniche pidinenade périphérique afin de donner
toutesles chancespossiblesà la végétationde pousser.

SCET.TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Végétaliser

La végétalisationdu dépôt de phosphogypseest un défi technique; pour assurerle succès,les


conditions suivantesdevront être remolies :

- le sol supportdevraêtrefabriquéparlessivage,
amendement
et fumureorganique;
- le sol supportdevraêtre colonisédanspar un choix de plantesissuesdes associations
végétalesprésentessur le littoral Sfaxienet par desplantesd'originehorticole économes
en eau,capablesderésisterà l'ariditérelativedu climatet auxembrunsmarins;
grÀ- toutela surfacenon équipéedevraêtrevégétaliséeafin de créerautantquefairesepeutun
milieu naturel;
- toutela surfacevégétaliséedevraêtrearroséepar un systèmemixte (aspersion et goutteà
goutte);
- la surfacevégétaliséedewa êtreinaccessibleau public pendantles cinq premièresannées
aprèsplantation; puis son ouverturedevraêtre strictementcontrôléecar le piétinement
rapidementla végétation
fait disparaître tapissante.

5.4 Remblainécessaire

Pour atteindre la forme préconiséedu dépôt, il est nécessaired'apporter des matériaux de


remblaisdont le volume total s'élève à environ 565.000m3. Environ 340.000m'de cerre
quantité doit provenir d'un gîte terrestre,le reste peut être du remblai hydraulique. De plus
avec le déficit des matériaux de remblai qui de l'ordre de 580.000 m3, et les matériaux
nécessairespour confectionner les buttes de terre en dessusdu dépôt pour l'aménagement
paysager qui est d'environ 160.000 mr, [a quantité de remblai terrestre nécessaireatteint
environ1.080.000mr.

Dans le but d'identifier des gîtes de matériaux terrestres, la Société d'Etudes et


d'Aménagement des Côtes Nord de la Ville de Sfax a entrepris une campagne de
reconnaissance,suite à laquelle trois gîtes potentiels ont été identifiés. Ces trois gîtes se
trouvent dans les régions de Graba (30 km), Agareb (25 km), El Hajeb (25 km). D'après les
servicesdu CRDA de Sfax, les deux premiersgîtes peuvent être exploités pow répondreaux
besoinsdu proj et moyennantles autorisationsadministrativesnécessaires. Il a étéjugé que ces
sites peuvent économiquement répondre aux besoins de la couche de couverture du projet.
L'entreprise doit effectuer toutes les investigations pour identifier ces gîtes et acquérir
I'autorisationd' exploitation.

5.5 Arrosage des zonesà végétaliser

Pour 1'anosagedes zonesà végétaliser,un systèmed'inigation goutte à goutte,avec réseaude


tuyauterieposéeà même le sol, est nécessaire.Les zones à arrosercomprennentles talus du
dépôtdont la superficietotaleest d'environ20 ha et la plate formecentraledont la superficie
est d'environ 40 ha (voir Figure 5.2). Les talus seront couverts de plantes horticoles
nécessitantun arrosagepermanenttandis que la plate forme centralecomprendrades plantes
naturelleset forestièresnécessitantun arrosagetemporairependantles cinq premièresaru.rées
de croissance.

La quantitémoyenned'eau nécessaire pour I'arrosagedes zonesvégétalisées est estiméeà


environ20 mt/ha/moisavec un débit à la sourcede 20 l/s. Le calendrierd'arrosagepeut être
commeIe suivant:

ISIE/NEDECO
SCOT-'TUN
l "
/-

Figure 5.2: Aménagement de la


platef orme centrale

i@
I

SCET TUNISIE/NEDECO E-z/ÎF.tr ^tL/ef 31 ^t est/ttl r / aM- YLnlF


ProJetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollutron

Mai 10 m3/ha
Juin 20m3lha
Juillet 25 m3lha
Août zJ m-tna
Septembre 20 m3ftia
Octobre 10 mr/tra

Les sourcesd'eaupeuventêtresoit un sondagesituédansun rayonde 1 à 2 km ou le réseau


SONEDE9n appointoccasionnel.

5.6 Stabilitédu dépôt aménagé

Les étudesgéotechniqueseffectuées danslesphasesantérieures dansle cadrede ce projetont


montréqu'un surhaussement du dépôtde phosphogypse à unecotede +13 m NGT avecdes
pentesde talus de 3 H: 1 V ne présentepas de problèmesde stabilité.Suite aux étudeset
calculsd'excavationdessolset matériauxpolluésI'aménagement définitif du dépôtserafixé
à un niveaude +16 m NGT avecdespentesde talusde 5 H : 1 V. Cesnouvellesdimensions
n'ont aucuneincidencçur la stabilitédu dépôt.En fait le dépôtseraencoreplus stableà des
pentesde5H:1V.)
-.-t

EDECO
SCET-TUNISIE/N
ProJetTAPARURA PhaseIll Avant-ProjetDérailléde la composanre
dépollutron

6 ISOLEMENT DU DEPOT

Sur la basedes conclusionsdes étudeseffectuéesdans le cadrede la composantedépollution


du projet, il a éré décidé d'isoler le dépôt de phosphogypsesuivant le principe d'un
confinement latéral. Le confinement latéral est assurépar un écran vertical constitué d'une
feuille en PEHD dont le niveau supérieurserait figé à +1,5 m NGT et le niveau inférieur serait
ancré dans une couche d'argile de faible perméabilité dont la profondeur est variable. La
feuille en PEHD sera introduite dans une tranchéeexcavéeensuiteremplie d'un mé1angede
-tJentonlte/L1ment. I
,, _)
6.1 Profondeur d'ancrage de l'écran autour du dépôt

Les investigationsgéotechniquesont montré qu'une couched'argile capablede servir comme


couche d'ancrage de l'écran existe le long de I'axe de cet écran. La profondeur de cette
couched'argile est variable,par conséquent,l'écran n'aura pas une hauteurconstante.

Tous les sondagesréalisés dans l'axe de l'écran ou à proximité, ainsi que ceux réalisésà
I'intérieur du dépôt, ont rencontré, à différentes profondeurs,une couche d'argile de faible
perméabilité convenablepour l'ancrage de l'écran. En se basant sur l'expérience pour des
projets similaires et sur les particularitésgéologiquesen place, l'ancrage de l'écran doit être
d'au moins 2,5 m dansla couched'argile.

6.1.1.CôtéNord du dépôt

Sur le côté Nord du dépôt, la couche argileusede faible perméabilité a été rencontréeà des
profondeursvariantentre-1,6 m NGT (SC23)et -4,5 m NGT (SC12).La perméabilitéde cette
couchea été mesuréeau droit de 6 sondages, elle varie entre 1.3 x l0-scm/s (SCIO) et 3,8 x
l0-' cm/s (SC8). Un secondniveau argileuxa été rencontréaux sondagesSC10 et SCl1, sa
perméabilitémesuréeau droit du SC10estde 2,5 x 10'' cm/s.

Les valeurs de la perméabilitédu premier niveau'd'argile sont en généralacceptablespour le


confinement de la base du dépôt. Suivant la géologie du terrain, et les valeurs de la
perméabilité de la couche d'ancrage,une profondeur de -7,0 m NGT semble adéquatepour
l'installation de l'écran. Les profondeurs d'ancrage dans cette couche varient entre 1,8 m
(SCl1) et 5,36 m (SC23).Bien que l'épaisseurd'ancrageau niveaude SCl1 est moins que
2,5 m, soit 1,8m, celane doit pasposerde problèmevu que la perméabilitéà cet endroit(7,7
x 10 6 cm/s)estadéquate.

6.1.2 C6tê Est du dépôt

Sur le côté Est du dépôt, la coucheargileusede faible perméabilitéa été rencontréeà des
profondeursvariantentre-2,3 m NGT (SC7) et -6,6 m NGT (SC1).La perméabilitéde cette
couchea étémesuréeau droit de4 sondages, elle varieentre1,6x l0? cm/s (SC6) et 5,7 x 10'8
cmls (SC2). Un second niveau argileux a été rencontréaux sondagesSC4 et SC7, sa
perméabilitémesurée au droitdu SC4estde 2,0x l0'' cmis.

Les valeursde la perméabilitédu premierniveaud'argile sont en généralacceptables


pour le
confinement de la base du dépôt. Suivant la géologie du terrain, et les valeurs de la
perméabilitéde la couched'ancrage,une profondeurde -9,0 m NGT sembleadéquatepour

ISIE/NEDECO
SCET-'TUN 56
I

ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante


dépollutron

l'installation de l'écran. Les profondeurs d'ancrage dans cette couche varient entre 2,3 m
(SC1) et 6,0 m (SC7). Bien que l'épaisseurd'ancrageau niveau de SCl est légèrement
inférieure à2,5 m, cela ne doit pas poserde problèmevu que la différenceest minime.

La transition de la partie inférieure de l'écran du côté Est au côté Nord, soit de -9,0 m NGT
fNord) à -7,0 m NGT (Est), s'effectueraà I'endroit même du sondageSC7.

6.1.3.CôtéSud du dépôt

Sur le côté Sud du dépôt, la couche argileuse de faible perméabilité a été rencontréeà des
profondeursvariant entre -4,5 m NGT (SCi6) et -12,5 m NGT (SC17).La perméabilitéde
cette couche a été mesuréeau droit de 5 sondages,elle varie entre 9,7 x 10-t cm/s (SC14) et
2,6x 108 cm/s(SC13).

Les valeurs de la perméabilitédu premier niveau d'argile sont en général acceptablespour le


confrnement de la base du dépôt. Suivant la géologie du terrain, et les valeurs de la
perméabilitéde la couche d'ancrage,une profondeur de -10,0 m NGT semble adéquatepour
I'installation de l'écran dans le tronçon compris entre les sondagesSCl et SC16 et -i5 m
NGT dans le tronçon compris entre les sondagesSC16 et SC17. Ainsi, les profondeurs
d'ancragedanscettecouchevarient entre2,5 m (SC17) et 4,2 m (SC16).

La transition de la partie inférieure de l'écran du côté Est au côté Sud, soit de 9,0î NGt
(Est) à -10,0 m NGT (Sud), s'effectueraà l'endroit même du sondageSCl. Par ailleurs,la
transitionde l'écrande -10,0 m NGT à 15,0m NGT sefait au niveaudu sondageSC16.

6.1.4.CôtéOuest du dépôt

Sur le côté Ouest du dépôt, la couche argileusede faible perméabilitéa été rencontréeà des
prolondeursvariant entre-1,6 m NGT (SC23) et -12,5 m NGT (SCl7). La perméabilitéde
cettecouchea été mesuréeau droit de 4 sondages, elle varie entre 1,1 x 10 o cm/s (SC23)et
4,2 x 10'1cm/s (SC17).

Les valeurs de la perméabilitédu premier niveau d'argile au droit des sondagesSCl7, SCl8
et SC23 et du deuxièmeniveau d'argile au droit du sondageSC20 sont en généralacceptables
pour le confinement de la base du dépôt. Suivant la géologie du terrain, et les valeurs de la
perméabilitéde la couche d'ancrage,une profondeur de -15,0 m NGT semble adéquatepour
I'installationde l'écran dans 1etronçoncompris entreles sondagesSC17 et SC18 et -13 m
NGT dans le tronçon compris entre les sondagesSC18 et SC23. Ainsi, les profondeurs
d'ancragedanscettecouchevarient enTre 2,5 m (SC17)et 6,1 m (SC23).

La transitionde la partie inférieurede l'écran du côté Ouestau côté Nord, soit de 13,0 m
NGT (Ouest)à -7,0 m NGT (Nord), s'effectueraà I'endroit même du sondageSC23. Par
ailleursla transitionde l'écrande -15,0 m NGT à -13,0 m NGT se fait au niveaudu sondage
SC18.

6.2 Conditions à satisfairepar l'écran

L'écran est destinéà isoler latéralementle dépôt de phosphogypse et les sols pollués sous-
jacents. Le confinement doit s'effectuer de manière à éviter le contact des eaux de la nappe

SCET-TUNISIE/NEDECO 5'7
ProjetTAPARURAPhase I : Avant-ProjetDétailléde Ia composante
dépollutron

avec les matériaux pollués et donc éviter la dispersionde la pollution. Pour cela, l'écran doit
satisfaireles conditions suivantes:

il doit avoirunebonneimperméabilité;
il doit pouvoirrésisterauxconditionschimiqueslocales;
dessolsconsécutives
il doit tolérerlesdéformations auremblaiement.

6.3 Gestiondu dépôt isolé

Une desprincipales conditions pour la bonne performancede cet écranest que le niveau de la
nappe à I'intérieur du dépôt doit toujours être inférieur à celui à I'extérieur de 1'écran.Pour
pouvoir satisfaire à cette condition, il a été décidé d'installer un système de pompage à
I'intérieur du dépôt dont les débits de pompage sont adéquatementdimensionnéstenant en
considérationles infiltrations et les volumes deseaux d'irrigation préconisés.

6.4 Capacitédu pompage

La capacitéde pompage nécessairepour maintenir le niveau de la nappe à I'intérieur de


l'écran en dessousde la nappe à l'extérieur de l'écran a été déterminéesur la base de la
pluviométrie moyenne,qui donne une infiltration moyennede 50 mm par an.

Les simulations donnent donc les résultatscomme si les volumes des précipitations étaient
identiquestous les mois de I'année,ce qui n'estpasle cas.

Si on exploite les donnéessur les 29 demièresannées,on arrive à une moyenne annuellede


236,7 mm, ce qui correspondà une moyenne par mois de 236,7/12 - 19,73 mm contre une
moyennemaximalede 29,3 mm pour le mois de décembre.

Partantdu principe que 1'on peut exhapoler les données,on doit donc augmenterla capacité
d'un facteur29,3/1,9,73: 1,485pour pouvoirsuivrependantle mois de décembremoyen.

Pour ne pas surchargerles pompes et pour tenir compte des réparationset des entretiens,il
sembleraisorrnablede partir du principe que les pompesfonctionnentseulementpendant50%
du temps, ce qui donne une augmentationde la capacitéd'un facteur de 2. Cette capacité
supplémentairedorureraaussi la possibilité de mettre les pompesen marche,pendantplus de
50%opour rattraperdes retardsou pour évacuerdesprécipitationsexcessives.

Ces précipitations excessivesanivent régulièrement.La plus importantepluie enregistréeen


24 heuresa eu lieu le 7 octobre1969où 155,2mm sonttombésdanslajoumée. Si 236,7mm
donnent en moyenne une infiltration de 50 mm, ces 155,2 mm pouraient donner une
infiltrationde 155,2/236,7* 50 : 32,8mm d'eau.

Sansmesuressupplémentaires,ces eaux élèverontIe niveau de Ia nappesousle dépôt. Pour un


pourcentagede vides de 30% dans le phosphogypse, la nappe monte d'environ l0 cm. Il
convientde ne pas oublier que la nappeà I'extérieurmonte aussisousI'influenced'une telle
averse.

La différencedesniveauxdesnappesà I'intérieuret à I'extérieurest déjà normalementl0 cm

SCET-TUNIStE/NEDECO 58
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

ou plus et le systèmedoit maintenir cette differencepour maintenir une réservede tampon

Le système doit donc avoir une capacité de 2 x 1,485 = 3 fois supérieureà la capacité
calculée. Le système doit ensuite être opéré de façon à ce qu'une réserve de tampon
supérieure à 10 cm soit créée pendant les périodes sèches, pour pouvoir limiter le
fonctionnementpendantla saisonhumide.

L'étude des donnéessur les précipitationsfait comprendrequ'on ne peut pas créer un système
complètementautomatique,mais qu'il faut gérerle systèmesuivant les précipitations.'

Le système comprendra donc au total 7 puits dont 3 puits à 144 m3ljo:uret 4 puits à 48
m3/jour.En outre, le systèmede pompagedoit évacueren moyenne un débit Tota,ld,e2,2 lls,
cependant, une capacité de pointe de 6,6 l/s est nécessairepour suivre les fluctuations des
débits réels. Il est toutefois conseillé de garder toujours une pompe de 96 mr/jour et une
pompe de 24 m3ljouren réserve,pour permettreI'entretien sansinterruption et pour remplacer
en casde pannes.

Le systèmede pompagepréconisécomprend 7 puits de 150 mm de diamètre en PVC équipé


chacund'une pompe de 100 mm dont les caractéristiquessont 1essuivantes:

débir:2 m1h
HMT:20 M
Puissancenominale probable = 0,37 KW

Ces puits seront reliés par un réseaude collecte constituéde conduitesen HDPE de diamètre
variant entre 50 et 75 mm.

D'autre part, il est conseillé de sous-traiterl'installation et la gestiondu systèmeà une société


spécialiséeet de payer cette société pour ces servicesavec des obligations de maintenir les
différencesde niveau et une forte pénalité pour chaquefois que le niveau à I'intérieur soit plus
haut que le niveau à 1'extérieur.

6.5 Aptitude de l'écran pour les conditionslocales.

6.5.1 Sélectiondu produit de la feuille d'étanchéité

Un grandnombre de produits a été testédansle passépour leurs capacités:

deproduitspouvantfiltrer de dépôtsd'orduresou de déchets


derésisteraux attaques
leursaptitudesd'êtrefabriquésen feuillespouvantservirde couvertutes
ou d'écrans.

"Les protocolespour I'application de


Les résultatsde ces tests sont donnésentre autresdans
membranesplastiquespour la protectiondu sol", éditépour le Ministèrede l'Environnement
desPays-Bas.

De ces tests il en ressort que 5 types de matériau sont aptes d'être utilisés pour servir de
feuilles d'étanchéité.Les résultatsdes tests sur ces 5 tlpes de matériaux sont donnésdans les
deuxTableauxsuivants.

SCET-TUNISIE/NEDECO 59
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composanre
dépollutlon

Tableau 6.1 - Evaluation des feuilles d'étanchéitérépondantaux conditions fonctionnelleset


de contrôle

Résistancechimique :
Métaux lourds/comb.Inorg. + + + +
Combinaisonsinorganiques 0l-
Ions de métaux + comb. Org.
,) ; ,) ,,
Résistancechimique
Essence et huile + 0 0 ),1

Eaude percolationd'orduresménagères + + + +
Hydrocarbures chlorés 0t-
Hydrocarbures aromatiques 0 0t-
Acidesdilués + + +
Acidesconcentrés 0 0 0 0t-
Produitsfortementagressifs

Sensibilitéà la corrosionsoustenslon + + + +
Propriétésmécaniques
Résistanceà la tractionà courtterme + + + +
Résistanceau déchirement + + 0
Résistanceau poinçonnement + + + 0
Souplesse 0 + + +
Résistanceau rallongement biaxial
Rallongement < 5o% + + + +
Rallongement 5-10% 0/- +10 +t0 +
Rallongement 10-20% 0
Durabilité
Résistancecontre:
Lumière + + +10
Vieillissement intrinsèque + + + 0
Résistancecontreinfluencesbiologiques
Percement parracines + + + +
Résistancecontrerongeurs + + +
Bactérieset moisissures + + +
Facilitéde mise en ceuwe + + + +

Légende:
+ bonneaptitude
0 aptituderaisonnable
à assezbonne
- aptitudemoinsbonneou pasbonne
? pasassez d'information
disponrble

SCET.TUNISIE/NEDECO 60
ProjerTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet dc la composantc
Détaillé dépollutron

Tableau 6.2 - Sommairedesrésistances


chimiques(usqu'à 30o C) desfeuillesd'étanchéité

Acetone
Ammoniac 20 %o + 0 0
Acide Acétique30 % + + +
Benzène 0 0/- 0t- 0t- 0/-
Essence + 0/- 0 0t- J-l

Fuel (Diesel) + 0 +/0 0t- +


Alcool d'éthyle + + + +
Glycérine + + + +
Huile de lin + + + r
Lessive157o + + +
Lessive40olo + +10 + +/0 0
Huile de lubrification + + +
Méthvléthvlketon + 0/- 0t- 0t-
Alcohol de Méthyl + + + +
Acide nrtnque25%o + +/0 +/0 +10
Soude + +
Tétrachlorocarbone 0t-
Toluène 0 0/- 0/- 0/-
Trichloroéthylène
Xylène 0 0t- 0l- 0/-
Acide Chlorhydrique< 10% + +
Acide Sulfurique < 40o% + + +

il en ressortde ces tableaux que le matériau PEHD possèdela meillsure résistancechimique


et 1ameilleureaptitudepour répondreaux conditionsfonctionnelles.

Dans ces recherches,on s'est basé sur la composition généraledes produits. Certains
fabricantsdonnentcependantà leurs produits, par des ajouts spécifiques, des aptitudesencore
plus supérieures.A titre d'exemple, un rapport d'examentrès détaillé du produit CARBOFOL
PEHD 406 de Naue Faserlechnika étéjoint en Annexe 14.

Le matériauPEHD est donc le meilleur choix pour la feuille d'étanchéitédans l'écran.Les


produits pour lesquelsce matériau a une aptitude moins performantene figurent pas dans le
dépôt de phosphogypse,sinon, ils y figurent à des concentrationssi faibles qu'ils ne risquent
pasde nuire à Ia feuille d'étanchéité.

6.5.2 Sélectionde la marque de la feuille d'étanchéité

de proposerleur choix de la
Dans le DAO il serademandéaux entreprisessoumissionnaires
marquede feuille ou despanneaux
d'étanchéité.

Avec ce choix, il leur serademandé:

. le type de produitqu'ils proposent,avecdesrappofisd'essais,


' du produitcontrelespollutionssur place,
la résistance

ISIE/NEDECO
SCE'T-TUN 6l
ProjctTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

. la duréede vie estimée,


. la méthodede mise en ceuvre,
. la préparationdesjoints,
. les procéduresde contrôle de l'étanchéité.
. Les résultatsde l'évaluation de ces donnéesserontpris en compte pour l'adjudication du
marchéou dans les négociationsavec I'entreprise.

6.5,3 Résistancedu mélangeBentonite/Cimentaux attaqueschimiques

Des essaispoussésont été effectuéssur des échantillonsd'un mélangeBentonite/Ciment,afrn


de vérifier I'aptitude de ce matériaupour des écransde confinement.

Les résultatsdes essaissuivantssont présentésdansle présentchapitre:

' Influence d'acides et d'alcalins sur la perméabilitédu mélangeBentonite/Ciment,


' Perméabilitédu mélangeBentonite/Cimentsousl'influence du NH4C1,
. Influence des pollutions chimiquessur un mélangede Bentonite/Cimentdurci.

Les essaisont été exécutéssur des mélangescomposéspar de la Bentonite activée ou de la


Bentonite à basede Calcium. La Bentonite activéeest une Bentonite à basede Calcium traité
avec du NarCOr, ce qui lui dome les capacitéscomparablesà une Bentonite à base de
Natrium, c'est à dire un coefficient d'expansionbeaucoupplus grand (4 fois).

Les deux types de Bentonite ont été mélangésavec du ciment de Haut- Foumeaux avec un
pourcentageélevé de laitier.

Les mélangesutilisés pour les essaisavaientles compositionssuivantes:

. eaudistillée,(pH = 7,6)
. Alcalin inorganique:solution avec5 oÂde NaOH (pH = 13,9)
. acides organiques: solution avec 5 o d'acide acétique et d'acide propique (Ethane-
carbonique)relation I : I, pH : 2,2
. acidesinorganiques:solution de 5 % d'acide chlorhydrique,d'acide sulfurique et d'acide
phosphorique,relation1 : 1 : 1, pH : 0,2.

Les résultatsde cesessaissontdonnésdansles Figures6.1 et 6.2 et le Tableau6.3.

EDECO
SCET-TUNISIE/N 62
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

Figure 6.1 - Influence d'acideset d'alcalins sur la perméabilitéde Bentonite/Ciment

1o-7

1o-8
v
1o-e

10-10
tr
c) 1 0 -"

1 0 -' '
ll)

0) Acidesor8aniques
o .^-ra
C)
28 58 88 118 148 178
Joursaprès la préparationdu mélange

Légende:

Bentoniteactivée,mélangesB/C kglkg 351200


kglm'
Bentoniteà basede Calcium,BlCkglkg200l200kg/ml

Figure 6.2 - Perméabilitédu mélangeBentonite/Cimentà I'attaquepar le NH4C1.

1o-7
ir= ---a\.
NH, CI :20.000 mo,/l
1o-8 -----]
--;= ---=4__ eaudistillee
1o-s
orV NHa,Cl .1000 mS,/l
10-10

10-11

10-12
O ô .
-13
1o
14 28 42 56 70 98
Joursaprèsla préparation
du mélange

Tous ces essais ont été exécutés essentiellementpour une utilisation des mélanges
BentoniteiCimentdans des écranssans feuille de PEHD. Dans ces types d'écransles eaux
polluées traversent la structure de l'écran et il y a donc en perrnanenceun apport de
contaminants versles élémentsde la structure.

SCET.TUNISIE/NSDECO 63
t ' -

ProjetTAPARUM PhaseIII : Avant-ProjetDétailiéde la composante


dépollution

Tableau6.3- Influencedespolluantschimiquessurun mélangeBentonite/Ciment


durci

NH4CI, faible concentration


NH4CI. forte concentration
NaOH
MgSO4
Acides (mélange)
Métauxlourds(solution) 0
Percolat ++
Aniline (faible concentration) 0
Aniline (forte concentration) + ++
Phenol
Acides organiques
Huile 0
Essence

+ = faibleaugmentation résistanceà la pression/diminution


perméabilité
++ : augmentationmoyennerésistance à la pression/diminution
perméabilité
+++ = forteaugmentation résistance perméabilité
à la pression/diminution
0 = pasd'influenceperceptible
- = faiblediminutionrésistanceà la pressior/augmentationperméabilité
= diminutionmoyennerésistance perméabilité
à la pression/augmentation
- - - = fortediminutionrésistanceà la pression/augmentationperméabilité
Là où aucuneindication n'est donnée,des informationsne sont pas disponibles

L'écran proposépour le dépôt de phosphogypsedu projet TAPARURA consisteen une feuille


en PEHD insérée dans une tranchéeremplie d'un mélange Bentoniteiciment. Le choix de
cettesolutionestbasésur diversesraisons:

. naturedes sols rencontrés,


. sécurité,
. diminution des risquesd'exécution,
r composition chimique des contaminants,
. stabilité pendantles phasesdestravaux.

Le mélange Bentonite/Ciment se houvera, après l'exécution de l'écran, de part et d'auhe


d'une feuille étanche.Il n'y aura donc pas d'écoulement à travers l'écran. Une fois que la
masse de l'écran a été remplie d'eau polluée, il n'y aura prâtiquementplus d'apport de
oolluants dans la masse de cette structure. En oufe, une solution avec PEHD est plus
favorable.

La conclusion généralequi peut être tirée de ces recherchesest que bien qu'une dégradation
par des polluants puisse se produire, le mélangedurci resteraprésentet garderagrossomodo
sesDroDriétés.

SCET.TUNISIE,T{EDECO 64
ProjerTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollution

Il faut cependant noter que les expériencesoir des écrans en PEHD ont été adoptés ne
dépassentpas les 20 ans.

6.6 Sélection du type de feuille PEHD et mode d'exécution

Quatre modes de mise en Guvre d'une paroi étanche avec une feuille en PEHD sont
aujourd'hui appliquéscourammentdansle monde:

. Descentede la feuille PEHD directementpar vibro-fonçage


o Création d'une tranchée par vibro-fonçage, remplissage de la tranchée avec de la
Bentonite/Cimentensuitedescented'une feuille PEHD,
o Posed'un écranrigide dansune tranchéecreusée,sansBentonite,
o Posed'un écransouple dansune tranchéecreusée,remplie de Bentonite/Ciment.

Chacunede ces méthodesest décrite ci-aprèsen détail.

Chaque méthode dispose de sa technique particulière pour I'assemblage des diflérents


panneaux, et des procédures garantissant l'étanchéité des joints inter panneaux. Ces
procéduresne font pas I'objet des sectionssuivantes.

6.6.1 Descentede la feuille en PEHD directementpar vibro-fonçage

Initialement, une feuille en PEHD souple est fixée sur un profilé métalliquerigide. Ce profilé
est ensuiteinsérédans le sous-solpar vibro-fonçage,entraînantainsi la feuille PEHD jusqu'au
niveau d'ancrage souhaité. Une fois la profondeur requise est atteinte, le profilé libère la
feuille PEHD et la structureest retiréedu sol pour servir pour la feuille suivante.

Le profilé, qui constitue une structure rigide, crée dans le sol une cavité de quelques
centimètres d'épaisseur, qui se referme naturellementpar le déplacementdu sol après un
certaintemps.

Cetts méthodeest applicabledansles sols qui ont tendanceà peu résisteraux efforts de vibro-
fonçage, et permettant d'atteindre la profondeur projetée sans abîmer en cours de route la
feuille en PEHD ni perdrele verrouillagereliant le profilé à la feuille en PEHD.

Le Groupementconsidèreque les conditions du sous-soldans la zone du projet ne sont pas


favorablsspour opter pour cette méthodede mise en ceuvrede l'écran. En effet, I'argile dans
laquelle l'écran doit être fiché, est très dure et pourra abîmer la feuille ou importuner le
verrouillage feuille/profilé.

6.6.2 Création d'une tranchée par vibro-fonçage,remplissagede la tranchée avec de la


Bentonite/cimentet mise en place d'une feuille de PEHD

Cetteméthodede mise en æuvrede l'écran diffère de la précédente. En effet, d'une part, les
dimensionsdu profilé sont plus importantes,et d'autre part, le profilé est introduit en
profondeurpar vibro-fonçagesansla feuille en PEHD. La tranchée,crééesuite à l'enlèvement
du profilé, est systématiquementremplie par un mélangeBentonite/Cimertt.Le remplissage
de la tranchéese fait au fur et à mesuredu soulèvementdu profilé, assurantque chaquecavité
créée,est tout de suite remplie par le mélangedont les propriétésassurentle maintien vertical
desparois de la tranchée.

EDECO
SCET-TUNISIE/N 65
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Après I'enlèvement au complet du profilé, une feuille en PEHD souple est introduite dans la
tranchée.Pour ce faire, la feuille en PEHD est fixée sur un cadre métallique qui la maintient
tenduetout le long de sa descentejusqu'au niveau préconisé.

Cette méthode de mise en Guvre de l'écran nécessiteI'utilisation de profilés rigides et de


grandes tailles, pouvant être enfoncés sans dilficultés dans ls sol par vibro-fonçage.
Autrement dit, la résistancedu sous-solne doit en aucuncas empêcherce procédé.

Le Groupementest d'avis que cetteméthodene s'apprêtepas bien aux conditions du sous-sol


dans la zone du projet. En effet, la résistancedes couchesà traverser,notamment Ia couche
d'ancrage,risque de créer un obstacleà l'enfoncementdu profilé. Par conséquent,la mise en
æuvrede l'écran par cetteméthode,ne doit pas être retenuecomme solution de base.

6.6.3 Posed'un écran rigide dans une tranchéecreusée,sansBentonite

Généralement,pour la mise en ceuwed'un écrande ce type, une tranchéeest creuséeà l'aide


d'une pelle ou d'une hydrofraise. L'épaisseur de cette tranchée dépend de la profondeur
préconisée,elle est de 0,60 m pour les tranchéesprofondes.

Dans cette tranchéesont posésdes élémentsrigides en PEHD, qui s'enclenchentpour former


un écran étanche.Après la pose des éléments,l'espacede la tranchéeest remblayé avec du
sable.

Le fait que les élémentsen PEHD ne soient pas soutenusaprèsleur pose dans la tranchéeet
pendantle remblaiement,nécessitequ'ils doivent être rigides.

Cette méthode de mise en ceuvreest seulementpossible dans des sols très stables ou très
cohérents,et le cas échéantoîr la nappephréatiqueest situéeen dessousdu niveau inférieur de
I'excavation de la tranchée.La stabilité des parois de la trachéedoit être garantie,pour que
celle-ci resteouvertependantla duréede la mise en place de l'écran.

Ces conditions ne sont pas présentespour la cas du site du projet, donc cetteméthodene peut
pas être appliquée.

6.6.4 Posed'un écran soupledans une tranchéecreusée,remplie de Bentonite/Ciment.

Cette solution diffère de 1asolution avec l'écran rigide par le fait que la tranchéeest remplie
d'un mélangede Bentonite/Ciment.Ce mélangesert à maintenir la tranchéeouverte assurant
ainsi la stabilité desparois, qui sansce mélanges'écrouleraient.

L'écran peut être,dansces conditions,une feuille en PEHD souple,qui est suspendueaprèssa


mise en place. Le mélangeBentonite/cimentdurcit aprèsun certaintemps, servantde remblai
pour la tranchée.

Cetteméthodede travails'imposelorsque:

o le sol estinstable;
. la nappeprovoqueraitl'instabilité desparois de la tranchée;
. le sous-solne pennetpasde retenirla méthodepar vibro-fonçagecommesolutionde base.

Le Groupementproposedonc de retenirla mise en æuvred'une feuille en PEHD dansune

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

tranchéecreuséeet remplie par un mélangede Bentonite/Cimentcornmesolution de basepour


l'écran de confinement.

6.7 Méthoded'exécution

La méthoded'écran souple est courammentutilisée au RoyaumeUni (R.U.). La procédureest


de simplement creuserune tranchéede 0,5 à 1,5 m de large qui est ensuite remplie avec un
mélangede bentonite-ciment. Ce mélangeresteà sa placejusqu'à ce qu'il durcisse.La paroi
ainsi formée est enterréetour à tour par panneaux(voir Figure 6.3).

Figure 6.3 - Mise en placed'un écranen Bentonite

Au R.U., souvent on se réfère à ces parois par <self hardeningwalls > murs auto-durcis.En
Europe on préfère les appeler <single phase walls > paroi d'une phase, et les parois dans
lesqueisle mélangeest remplacépar un secondmatériausont connuespar paroi à deux phases
( two phase walls >. Il est possible d'insérer une membraneen polyéthylène haute densité
(PEHD) dans cette paroi pour améliorer ses qualités d'isolement. Dans ce cas, la membrane
est installée par panneau.La procédureest tel que le panneauest initialement monté sur un
cadremétalliquerigide, on le fait descendreensuitedansla tranchéeremplie du mélangeet on
retire le cadre métallique à la fin. Le joint entre chaque panneaupeut être assurésoit par
superpositiond'une surfacedes deux panneauxvoisins ou par desjoints mécaniques.

Pendant la préparation du mélange bentonite-ciment,la bentonite doit être mélangée en


premier lieu avec de I'eau ensuite passer à I'hydratation pendant au moins 4 heures, et
préférablement24 heures.Une décantationdes particulesde la bentonitepeut se produire
durant la période d'hydratation.Afin d'éviter ce phénomène,les réservoirsd'hydratation
doivent être constammentagités ou homogénéiséspar recirculationavant tout usagedu
mélange. Suite à I'opération d'hydratation,la bentonite est pompée dans un deuxième
réservoirde mélange1àoù 1'on ajoutedu ciment.Le produitciment-bentonite qui en résulte
est ensuitepompé dansun autreréseruoir pour le stockage et I'homogénéisation. Une assez
grande station (silos de ciment et bentonite, réservoirs ou fosses pour l'hydratation de la
bentonite,des mélangeurs,des réservoirsd'agitation,etc.) est nécessaire pour la préparation

EDECO
SCE'T-TUNISIE/N 61
ProjetTAPARURAPhaseIII I Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

du mélange ciment-bentonite,par conséquent les frais de mobilisation peuvent être bien


élevés. En principe, une station centrale prépare le mélange qui est ensuite pompé dans la
tranchée.Des distancesde pompagedépassantI Kilomètre sont possiblesà l'aide de pompes
centrifugeset des pompesà déplacementpositif.

Le mélaneeciment-bentonitedoit répondreaux conditionssuivantes:

. il doit avoir une densitécapablede soutenirles parois de I'excavation;


. il doit former un produit d'une très faible perméabilité;
. faciliter la mise en place le la feuille de PEHD ;
. soit inférieureà1 ot2Yo.
il doitjustifier d'un minimum de décantation,

Ce demier point est très important, car si la décantationdu mélangeest élevée,les particules
se retrouveront au fond de I'excavation et la partie supérieure sera remplie d'eau, qui
représenteune situation indésirable.

D'aufe part, il n'est pas possible de présenterun rapport Bentonite/Cimentpour le projet


TAPARURA à ce stade,I'entreprise des travaux doit faire sespropres calculs et essaispour
être en mesurede préconisercet important paramètre.Le mélangedoit foumir un matériauqui
soit capablede maintenir les parois de 1atranchéestablespendantla mise en ceuvrede l'écran.
A titre d'exemple, une moyenne du rapport B/C constatéeà partir d'une dizaine de projets
similairesest de 35 kg de Bentonitepour 200 kg de Ciment mélangédans 1.000litres d'eau.
L'entreprise des travaux évaluera la qualité de la Bentonite locale en vue de son utilisation
pour les travaux prévus.

6.8 Assemblagede deux feuillesen PEHD

Il y a plusieurs systèmes d'assemblage ou de verrouillage de deux feuilles PEHD


consécutives.Le plus populaire se composede profiiés mâles et femelles,il peut être comparé
à un assemblageen queued'arronde. Ce verrouillage exerceune forte compressionet joue le
rôle d'un joint mécaniqueen comprimant le cordon hydrophile HyperTite de 8 mm dansune
rainure de 6 mm de profondeur. Et pour plus de sécurité,le joint HyperTl'te en absorbant
I'eau va gonfler et occuperI'espaceinteme de l'accord. (Voir Figure 6.4 a).

Un autre système est le verrouillage curtainWall qui consiste en un profilé réversible en


PEHD muni de plusieurs canaux d'étanchéité desTinésà recevoir le cas échéant, divers
complexesd'étanchéitéet de détectionde fuite sur le raccord.Le joint caoutchouchydrophile
HyperTites'insèredansI'un descanauxou plus si I'on vise à une sécuritéaccrue.Ce type de
verrouillagese révèle idéal pour la pose en tranchéeen raison de sa facilité d'installation
(Voir Figure6.4 b).

E/NEDECO
SCET.TUNISI 68
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollution

Figure 6.4- VerrouillagedesfeuillesPEHD

(a) (b)

duGSE
Venouillage GrundWall duGSECurtainWall
Verrouillage

Canal deconlrôl
â |?ir comp.imé

àH
soudure Membrane
PEHD
GSEep.2.5mm
canalde contrôl
fetchaud â laircomprimé

- SCET.TUNISIE/NEDECO 69
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante

MORPHOLOGIE DE LA COTE

Lesdonnéesprésentées
dansce chapitresontrecueilliesde la phaseprécédente
de cetteétude.
,-
tt Topographieet Bathymétrie
i
. La zonecôtièrede Sfax estsituéeà l'abri desIles Kerkennah,commemontrédansla Figure
en Armexe8. Prèsde la côte,l'eauestpeuprofondeet il y poussediverstypesde végétation
sous-marine,qui contribuentà la protectionnaturellecontrel'attaquedesvaguesde la Médi-
terranée.Entreles Iles Kerkennahet le continent.se trouveun canalrelativement
profond(le
Canalde Kerkennah) d'uneprofondeur entre5 et 20 m.

Dansla phaseIII desétudes,la bathymétriea étédéterminée sur 8 lignesperpendiculaires


sur
la côteet surunedistancede 1.500m. Les résultatsde cesrecherches sontreprésentés
dansla
Figure7.1.

Aprèsunepented'environ 1:700à peu prèsconstantesur une distancede 500 à 1.000m, le


fond marindevientquasihorizontalà une profondeurd'environ2 m. cettezones'étendvers
le Nord, et versI'Estjusqu'àI'auge,qui constituele CanaldeKerkennah.

Pourles calculs,noussommespartisd'unepentecontinuemoyennede 1:700.Cetteapproche


pourraitêtrepénalisantepour le projet. De l'autre côté,le détroitconstituépar le Canalde
Kerkennahentraîneune dissipationde l'énergiede la houle,doncen réalitéla hauteurde la
houleet le volumedestransports de sédiments serontinférieursà ceuxcalculés.

Figure7.1- Ligne1- 8

6 - '

{
t

,., Régimede vents


,
Les vents moyens,près de Sfax, sont modérés;les vitessesde vent qui dépassent13 m/s (6
Beaufort)ne se produisentque pendant2 à 3 % du temps.Des donnéessur le vent sont
indiquéesdansl'Annexe11. Cesdonnéessont baséessur desmesureseffectuées pendantune

SCET-TUNISIE/NEDECO '70
ProjetTAPARURAPhaseIII : A et Détailléde la comDosante
déoollution

périodede 20 années(trois fois parjour) à une stationd'observation


prèsde Sfax.Le vent de
l'Est estquelquepeudominantence qui concerne -l la fiéquence,
tandisquelesvitesseslesplus
fortesont étémesuréesoourle ventde l'Ouest.

7.3 Climat de houles

Pour la phaseIII des études,un climat de houle en eauprofondedevant la côte a été déterminé
à l'aide d'observationsà partir de navires.

En général il faut un nombre de 5.000 observationspour pouvoir arriver à des conclusrons


fiables pour un climat sur mer profonde. Les observationsutilisées étaient 6.502 en nombre,
qui s'étendaientsur la période de 1961 - 1990. Les donnéesétaient obtenuesau KNMI,
l'Institut MétéorologiqueRoyalNéerlandais.

La zone oir les observationsont été faites est constituéepar le rectangleformé par les points
33.i et 35.4 Nord, et 10.1et 12.4Est. Cettezoned'environ 180 sur 200 km inclut la zonedu
projet.

Les donnéesdu KNMI ne font pas distinction entre houle et vagues,mais elles dorurentune
image détailléedu climat de houle en eau profonde,par secteurde direction de 30 degréset en
classesde hauteursde seulement0,50 m de différence.

Les résultatsont été résumésdans le tableauci-dessous.

Tableau 7.I - Climat de houle - Distribution des fréquencesde hauteur de houle en eau
profonde en o%du temps.

i Classe,dê r... .Niùit, Total


;| ir;:.;;.:; Â.

.IIautgur
/f,- 195-
l':r105r' t t<o

0-0.5 5.0 1.0 1.1 1.2 0.9 0.6 0.6 4.4 14.8
0 . 5- I 0.5 3.3 4.4 4.3 3.4 1.9 1.7 I -?.5 33.0
I - 1.5 0.1 2.3 3.5 3.3 2.4 0.5 1.0 u.4 24.5
t.5 2 0.8 2.2 z.l 0.5 0.3 0.5 1.3 t3.1
2-2.5 0.8 1.3 0.8 0.6 0.1 0.1 4.2 1.9
0.2 0.5 0.3 0.2 0.1 2.0 3.3
3-3.s 0.1 0.2 0.1 0.2 1.0 1.6
1 < À
0.1 0.1 0.4 0.6
4-4.5 0,1 0.1 0.3 0.5
4.5 5
5 - 5.5
5 . 5. - 6
6 10 0.1 0.r
>10
Total 5.6 8.5 t3.4 12.4 8.2 3.4 4.0 44.5 100

Le tableaumontreque des houlessupérieuresà 3 m se produisentrarementen eau profonde.


Dans97 7ndu temosles houlcsont une hauteurinférieureà 3 m.

SCE't-TUNISIE/NEDECO 71
dépollutron
ProjetTAPARURAPhascIll : Avant-ProjetDétailléde la composante

Climat de houle dans le Canal de Kerkennah

Afin de déterminer le climat de houle dans le Canal de Kerkennah,une estimation a été faite
de la réduction de la hauteurde la houle à la suite de la réflaction, de la dissipationpar le fond
(notamment par la végétation), déferlement, divergence et diffraction autour des îles de
Kerkennah.Ces estimationssont donnéesdansle Tableau7.2.

Tableau 7.2 - Estimation réduction hauteurde houle

Avec les facteursdu Tableau7.21eclimat en mer profondea ététraduiten un climat pour le


Canalde Kerkennah.Voir le Tableau7.3. Ce climat a été utilisé pour tous les calculs.Le
Tableau7.3 montreaussique pendant50 % du tempsla houlevient de secteursd'oir elles
peuventpénétrerjusqu'à la zonedu projet.Cessecteursvont de 45 à 225 degrés.Il s'avère
aussiquependant97,5% du tempsla hauteurde la houlefrontaleestinférieureà 1 m.

Tableau 7.3 - Climat de houle dans le Canal de Kerkennah : Distribution de fréquencesde


hauteurde houle e n %odtt
ct1-! vdis la:
IIâI m€r
/câlmg
:"'165i
'195e
0 - 0.25 5.0 1.0 5.5 5.5 0.6 0.6 4.4 26.9
0.25- 0.5 0.5 3.3 5.7 5.4 2.9 1.9 1.7 5 . 6 27.0
0 . 5- 0 . 7 5 0.1 L.J 1.8 1.1 0.8 1 0 . 9 1 7. 0
0 . 7 5- 1 . 0 0.8 0.3 0.2 0.2 0,5 1.0 3.0 6.0
1 . 0- 1 . 2 5 0.8 0.1 0.1 0.3 0.5 9.3 I 1 . 1
t . 2 5- 1 . 5 0.2 0.4 0.6
1 . 5- 1 . 7 5 0.1 0.t 0.1 0.1 5.1 5.5
1 . 75 - 2 . 0 0.1 0.1 0.2
2.0- 2.25 2.9 2.9
2.25- 2.5 0.1 0.1
2.5- 3.0 1.5 1.5
3 . 0- 3 . 5 0.6 0.6
3 . 5- 4 . 0 0.4 0.4
>4.Q 0.2 0.2
Total 5.6 85 13.4 12.4 8.2 4.0 44.5 100

7.4 Climat de houle près de la côte

La transpositiondu climat au largeà celui à I'endroitdu Canalde Kerkennahs'estfaitc de la


1rêmefaqonque dansla Phasell (à l'aidedes lacteursde réduction).Ce clirnatde houlea été

SCET.TUNISIE/NEDECO
2
ProjetTAPARURAPhaseIll : A de la composante
Détaillé dépollution

I utilisé dans tous les autres calculs. Il ressortnotammsntde ce climat de houle que 50 % du

I temps seulementles houles proviennent de directionsqui peuvent atteindrela zone du projet.


Si I'on tient compte de ce phénomène,on constatequ,e97,5 % du temps, la hauteurdesvagues
est inférieure à 1 m. Le Tableau 7.4, donne plusieurs caractéristiquesdu climat de houle

I s'appliquantà la zone du projet.

Tableau 7.4 - Hauteur de houles dansla zone du

0(r) 50
0,25 75
0,50 90
0,7s 95
1,00 97,5
2,00 100

(1) comprenddes houles engendréespar le v€nt de terre

'7.5 Marées et Courants

Le Tableau 7.5 donne un résumé des niveaux de I'eaupendantles maréesmoyennes,pendant


les vives eaux et les mortes eaux. Les niveaux de l'eau et tous les autresniveaux sont dormés
par rapport au niveau de référencelocal, qui est le Niveau Généraltunisien (NGT). Le niveau
moyen de la mer se situe à -0,10 m NGT. Le niveau des plus hautes eaux dont il faut tenir
compte se situe à +0,95 m NGT. Dans ce niveau de l'eau sont compris les surhaussements par
le vent et par les variations de la pressionatmosphérique.

Tableau7.5- Niveauxde I'eau(m NG

Les vitessesdu courant à proximité de la côte de Sfax ne sont pas grandes(le maximum est de
quelquesdécimètrespar seconde).Une vitessemaximale,d'environ 0,5 m/s, est atteintedans
le Canal de Kerkennah.Etant donné les faiblesvitessesdes courants,I'influencedu courantde
maréesur les mouvementsde sédimentsest négligeable.

7.6 Paramètresdu sol pour les élémentsconstituantle fond actuel

Pour les éléments originaux constituant le fond, les déterminationsont porté sur la
d'eau,les déterminations
granulométrieet sur la densité.Pour les échantillons ont porté sur le
résidusec.Enfin, la cohésiondu sol a été détemtinéein situ à I'aidede'shearvanetests'.Les
résultatssontdécritsci-dessous.

Granulométrie

Lcs résultatsont été résurnés


de l6 échantillonsa étédéterminée.
La courbegranulométrique
au Tableau7.6.

'73
SCOT.TUNISIEiNEDECO
L
Projet TAPARURA PhaseIll : Avant-Projet Détaillé de la composantedépollution

Tableau7.6- Granulométrie
deséléments constituantle fond

3-rb
| -'<
3-Ie
3-iIIb
3lIIe
3-Vb
I t<
3-Ve
3.III MH +0,30
3-IV MH +0,30
3-V MH +0,30
3-VII MH +0,30

3-III MB
3.IV MB
3-V MB
3-VIi MB
3-VI MB
3-VI MH
MH = Marée Haute
MB : MaréeBasse

Les échantillonsprélevés sur la ligne de Haute et de BasseMer présententun grain médian


D50 assezconsistant.Il est remarquablede constaterque 4 des 6 échantillonsprélevéssur la
ligne de profondeur -1,25 m NGT ont un D50 hès faible, tandis que le D90 concordeavec les
autreséchantillons.L'échantillon 3-VI a été prélevédansle canal d'évacuationPK4.

Le tableauci-dessousindique les valeurs moyennesdes D50 et D90. Ni les faibles valeursde


D50, ni la valeurextrêmede D90 de 1.300ptmn'y figurent.

Tableau 7.7 - Granulométrie


',ô!o
ti!!i1j
Grain médian 150 350

Résidusec

Neuf (9) échantillonsd'eauoni été prélevéspendantla pleine mer de vives eaux. Le résidu sec
de ces 9 échantillonsvarie entre 2,5 mgll et 16,8 mg/1,avec une valeur moyenne de 6,2 mgll.
Il s'agitde valeursfaibles,ce qui signifieque,mêmependantla pleinemer de vives eaux,il y
a peu de particulesen suspension. Ces résultatssont cohérentsavec les résultatsdes calculs
qui indiquentque les transporlsde sédimentsontfaibles.

Densité

La densitéspécifiquedeséchantillonsvarie entre2 350 kg/m3et 2 600 kg/mr pour une valeur


moyennede 2 500 kg/mr. Les échantillonsayantune faible densitéont une teneurélevéeen
maiièreorganique.Pour les calculs,il a étéadoptéune densitéspécifiquede 2 600 kg/mr.

ISIE/NEDECO
SCET-TUN
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante

Résistanceau qisaillementnon-drainée

La résistance au cisaillement non-drainée de la couche supérieure du fond marin a été


déterminée in situ à I'aide de tests 'shear vane'. La résistanceau cisaillement non-drainée
foumit une indication de l'aptitude à l'érosion du fond marin à un endroit donné.Ces mesures
permettentde constaterque la résistanceau cisaillementest comprise entre 3,0 et 8,0 Pa. Ceci
indique que l'érosion du sol à proximité de la côte et le kânsport de sédimentsen résultantont
principalement lieu pendant les conditions de tempête,voir Etude Morphologique de Phase
III. Cette conclusion s'accordeavec la faible concantrationde particules en suspension,de 6
mg/l en moyenne,pendantla pleine mer de vives eaux.

7.7 Paramètresdu sol pour le sabled'apport

i Le sableqyi est extrâit du Canal de Kerkennahcontient une forte concentrationde coquillages


(> 99 %) [rêf. 5 Etude M<.rrphologique, phase III]. Il faut donc tenir compte d'un certain
degrédè désagrégationdû au transportde ce sableà traversune conduitede refoulement.Pour
avoir une idée du degré de désagrégation,des essaisont été effectués par le Laboratoire
d'Hydraulique de Delft sur demandede NEDECO. Dans un circuit, on a fait circuler à I'aide
d'une pompe deux échantillons,pendant 20 minutes chacun, à une concenftationde 5 pour
cent.

Les particulessupérieuresà 1 mm ont été enlevéesau préalablepar tamisage.La comparaison


de la courbe granulométrique avant et après le test de pompage permet de connaître la
désagrégation[réf. 5 - Etude Morphologique, Phase III]. Voici un résumé des principaux
résultats.

1. Sous I'influence des essais de pompage, il se produit une nette usure des particules,
entraînantune diminution globale des dimensions des particules d'environ 30 à 40 o/o.
L'usure se produit à la suite du passageà travers la pompe et pendant le transport en
d'autres points de la conduite. Les dommages suryenus lors des essais de pompage
peuvent être considéréscomme une limite supérieuredes dommagesattendusdans la
pratique, vu le grand nombre de passagesà travers 1apompe (environ 600 fois) contre 4
fois au maximum (selon le nombre de stationsde pompageintermédiaires)dans la réalité
pour la mise en æuvre du sable. L'usure à d'autres stades du transport sera par
comparaisonréduite.
2. La désintégrationfait baisserla vitessede chute des grains dans l'eau d'environ 20oÂ.La
réoartition est assezimDortante.

Les tableauxci-dessous
montrentles diminutionsde D10, D50 et D90 et desvitesses
de
chutecorresoondantes.

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjerTAPARURAPhase
Ill : Avant-Projet
Détailléde Iacomposante
dépollurion

Echantillon I
Avant
Apres
Diminution o%

Echantillon 2
Avant
Apres
Diminution o%

La diminution granulométriquemoyenneest de 35 %.

Tableau 7.9 - Diminution de la vitessede chute

Diamètre de particuleséquivalent

Outre I'effet décrit ci-dessus,de la désintégrationdu sable destiné aux plages,contenantdes


coquillages,il doit égalementêtre tenu compte de l'effet de la dsnsité spécifiqueinferieure et
de la lorme plus aplatie du grain de ce sable.Pour déterminercet effet, la vitessede chute du
sabled'apporta étémesurée.

A cettevitessede chute correspondun diamètrede grain de sablede quartz pratiquementrond


(d'une densité spécifique d,e2 650 kg/mr). appelédiamètre de grain 'équivalent'.Le tableau
ci-dessousindique ces diamètresde grain équivalents,conespondantaux vitessesde chute du
Tableau7.9, aussibien avantqu'aprèsI'essais.

Tableau 7.10- Diamètrede srain équivalent


- . t:'t:i.,. .:.']
, ,D5t rl.,'. Dl r0
(pmï , ]'' ' 0rri)
Déq.
Avant 139 272 600
ApIeS 122 230 550

Le Tableau7.11 indique le rapport entre le diamètrede grain équivalentet le diamètrede


graindu sabledestinéaux plages.

'76
SCET.TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Tableau7.1I -

Pour pouvoir tenir compte de la densité spécifique inférieure et de la forme de grain plus
aplatie du sable destinéaux plages,il a été adoptéà partir du tableauci-dessusun diamètrede
grain de 20 oÂinférieur.

D50 déterminantdu sabled'apporl

A I'aide des donnéesci-dessus,il a été établi un diamètre de grain déterminantD50 pour le


sable d'apport, dans lequel I'effet de la désagrégation,des écartsde densitéet de la forme des
grains du sable d'apport ont été pris en compte, voir Tableau 7.12. Le diamètre de grain
médian D50 du sable initialement destinéaux plagesest de 410 pm.

1,12 - D50 déterminantdu sabled'


Tableau7.12
réduction par la désagrégation 35% t5% l0%
réduction de l'écart de densitéet de la forme du grain 20% 20% 20%
D50 déterminantIFm] 185 265 285

C'est surtout le passageà traversla pompe qui est responsablede la diminution du diamètredu
grain. Etant donné la grandedifférenceexistantdansles passagesde la pompe entre les essais
de pompageet la pratique,il estclair qu'unediminutionde35'Â estsurestimée. Une valeurde
10 % est jugée raisorurable. Cela donne un diamètre déterminant D50 de 285 pm
immédiatementaprèsle remblayagehydrauliquede la plage. La poursuitede la désagrégation
sous f influence de la chargehydraulique sera limitée, étant donné les très faibles activitésde
houle, et elle est estiméetout au plus à 5 o/o,de sorte qu'il est adoptépour la situation finale un
diamètrede grain médianD50 de 265 pm.

7.8 Transports longitudinaux

Dans les étudesde la PhaseIII, le transportlongitudinal a été calculé pour la zone du projet,
basé sur le climat de houle, les caractéristiquesdu sable d'apporl provenant du Canal de
Kerkennah et une pente du fond marin de 1:700. Les donnéesrésultantde ces calculs, sont
résuméesci-après.
"Bijker" et de "van Rijn".
Pour cescalculsont été utiliséles formulesde

Commedélimrtationen directiondu large,il a été observéune ligne isobathede -7,0 m NGT.


Le transportde sédimentsen eauxplus profondesest supposéne plus avoir aucuneinfluence
sur les changementsde la ligne de côte. Lors des calculs,il a été fait usagedu modèle
COMORP. Ce modèlecalculele transportde sédimentsle long d'unecôte sousI'influencedu
courantet de la houle.

'7'7
S C E T - T U INS IE / NE D E C O
Projet TAPARURA PhascIII : Avant-Projet Détaillé de la composantedépollutron

Résultatdes calculs

Le Tableau 7.13. indique le transport longitudinal en tant que fonction de l'orientation de la


côte. L'orientation de la côte est définie par rapport au nord véritable à l'aide de la normale de
côte. La normale est la ligne perpendiculaireau littoral. Il a égalementété indiqué quel secteur
de houle contribuait au transport longitudinal. Les secteursde houle engendréspar le vent de
terre n'ont pas été pris en considération.Un transportpositif s'effectueen direction Nord, un
transportnégatifen direction du sud. La Figure 7.3 reproduit ceci sousforme graphique'

En comparantles résultats,i1 s'avère que les résultatsdes transportscalculésne diffèrent pas


plusque 10 %.

Les differences se situent à I'intérieur des marges d'incertitudedes formules de transport,de


sorte qu'il est possible de conclure que les transports calculés selon les deux formules
concordentbien.

Tableau7.13- fonction de l'orientationde la côte

f = direction de la normale en degréspar rapport au nord


(x) = secteurs de la houle qui ont une influence sur la capacité de transport pour I'orientation de la côte
concernée.

Figure 7.2 - Transport longitudinal

Transport longitudinal
aormul.Brt<dyvatr RUn

dLûtdo d. L æt

SCE'T.TUNISIE/NEDECO 7E
ProjetTAPARURAPhase
III : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollutron

Discussiondu résultat

Pour une meilleure compréhensionet interprétationla zone du projet était dans la PhaseIII
divisée en deux parlies, une au nord et une au sud de la marina projetée. Pour la phase
Dépollution il n'y a que la partie sud qui nous intéresse.

Sur cettepartie il n'est pas facile de définir la ligne de la côte, étant donné la proéminencede
la plaque de phosphogypse.Grossomodo cette orientationest pratiquementnord-sud,(le long
du dépôt de phosphogypse)de sorte que I'orientation de la ligne d'orientation est de 90o.

Dans la Phase II une première estimation du transport à attendrerésultait en un transport


orienté vers le nord, dont le volume devrait se situer dansl'ordre de 0 à 3.000 mr par an. Dans
la PhaseIII les calculsdonnaientun transportorientéversle sudd'environ5.500m'par an.

Cette différences'explique par les climats de houle utilisés. Le climat de la PhaseIII résultait
d'un beaucoup plus grand nombre d'observations, 6.502 observations, contre i865
observationspour le climat de la PhaseII. Le climat de la PhaseIII peut donc être considéré
beaucoupplus fiable. Il en résultait une augmentationde la fréquencedes houles du nord-est,
(secteur2) et les houles de ce secteuront une grandeinfluencesur la totalité du transport,d'oir
un transportrésiduel orienté vers le sud.

Avec tous les résultatsdes calculs il ne faut pas oublier que, malgré l'exactitude des données
de base, il faut toujours tenir compte du fait que l'exactitude des transportsqui résultentdes
calculs,se situentdansdesmargesde 40 %.

Orientation en équilibre

Le < f> de I'orientationde la côte pour laquelle le transportlongitudinal net est égal à zéro est
défini comme "l'orientation en équilibre". Pour la partie 1, l'orientation en équilibre est de
132' et pour la partie2, de 80", voir Figure7.2.

L'orientation en équilibre de la ligne de côte est contrôléepar la déterminationde la direction


"orientation en équilibre" sera sensiblement
de l'énergie moyenne de la houle. Cette
perpendiculaireà cettedirection. Il s'agit d'un contrôle simple mais approximatif, car le climat
de houle du Canal de Kerkennah a été utilisé, de sorte qu'il n'est pas tenu compte de la
réfraction ni de la dissipation d'énergiese produisantlorsquela houle approchede la côte. Le
résultatdoit donc ôtre traité avec la marge qui s'impose.

La direction du vecteurd'énersiede la houle découlede la sommevectorielle:

E: l/SpgSpiHi'

ou:

E - énergiede la houle (N/m)


p - densitéspécifique de I'eau1kg/m')
g : accélérationde la chute (m/s2)
Hi - hauteursignificativede houle(m)
pi : pourcentaged'occurrenced'une condition de houle

Le vecteur d'énergie de houle est indiqué dans la Figure 7.3. L'orientation de la côte
correspondanteest de 135 degrés pour la partie 1 et de 100 degrés pour la partie 2. Les
secteursde houle 6 et 7 n'atteignentpas directementla partie 2 par suite de quoi le vecteur

SCET-TUNISIE/NEDECO 79
ProjetTAPARURA PhascIll : Avant-ProjetDétailléde Ia composante
dépollutron

d'énergiemoyen a une autre direction.

La différenceentre I'orientation en équilibre calculée(déterminéeavec COMORP et contrôlée


à partir de l'énergie de houle) et I'orientation actuelletant pour la partie 1 que pour la partre2
est faible,voir Tableau7.14.

Ces résultats conespondent au comportement de la ligne de côte actuelle qui n'est


pratiquementpas sujette à des changements.Ils correspondentégalementavec les expériences
obtenuespour le chenal d'accès au Port de Sfax, où très peu de dragage d'entretien est
nécessaire.Cela indique que le transport le long de l'embouchure du pofi est pratiquement
nulle. Cela correspond encore aux taux de résidus secs en suspensionde 6 grammes en
moyermepar litre pour les maréesde vives eaux.

Tableau 4 - Onentatronen ibre Partre I et Partle2

l?liOii 9n-éqltillbiç:
te -

Partie I 140 132 135


Partie 2 90 80 100

Transporl longitudinal dansla nouvelle situation

Par rapport à la situation existante,la côte est déplacéevers le large, d'où une plus grande
profondeurdu fond marin juste devant la côte et étant domé aussique la pentede la plage est
plus raide la capacitéde transportdevantla côte seraplus grande.Le sabled'apportaurapar
contre un diamètre plus grand que le matériau original; un grain médian de 410 pm pour le
sabled'apport contre un grain médian de 150 pm pour le matériauoriginal.

Conclusions

L'impofiancedu transportlongitudinals'élèveà plusieursmilliers de m'/an et elle dépendde


l'orientationde la côte. On constateque la ligne de côte actuellene s'écar1eque peu de
l'orientation en équilibre calculée.Si la nouvelle ligne de côte est projetée parallèlementà la
ligne de côteactuelle(soit f: 140 degréspour la parlie 1 et f: 90 degréspour la partie2), les
changementsde ligne de côte serontminimes.

Dans le projet pour le Concept Dépollution, la ligne de la côte projetée n'est pas tout à fait
parallèleà la côte actuelle.Afin de maintenirdoncle sableen placeet d'assurerla stabilitéde
la nouvellecôte,trois épisont étéprojetés.

L'épi I , au sudde I'embouchuredu Canaldu PK 4, protègela plagede l'érosionlongitudinale


et contre l'érosion par l'eau qui est évacuéepar le canal.En plus cet épi protègedansune
certainemesurela plagedespollutionsqui pounaientêtrecharriéespar les eauxdu canal.

L'épi au milieu de la nouvclleligne de la côte est nécessaire pour maintenrren positroncette


pointeproéminentede la côteet pour mainteniren placele changement d'angleentreles deux
particsde la côte.Il convientde remarquerque la placeet l'orientationde cet épi 2 sont déjà
positionnées pour convenirau projet final, oir aussila particnord du projetseraexécutée.

pour empêcherle sablede disparaître


L'épi 3 au sud du projet est nécessaire vers le sud.

ISIE/NEDECO
SCE'I'.l'UN EO
Figure ?.3 : Vecteur d'énergie de houle

oE--r-----r-__rgo-

g S E F Ê "
i { s à : ! l "
d +
. i i i

Dépôl dê Phosphogypse
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

8. PROJETDESEPIS

Le proj et des épis est traité en détail dans l'étude Morphologique de la PhaseIII (Volume III).
Toutefois, les sections du rapport de la Phase III conespondantesà la présentephase du
projet, ont été modifiées et intégrées dans ce rapport afin d'assurer une meilleure
compréhensiondu projet des épis en plus d'une cohérencedes travaux à réaliserdans le cadre
de la composante dépollution.

Les contraintesde base d'un projet d'épis sont essentiellementdes contrainteshydrauliques.


Pour cela, les contrainteshydrauliquessont traitéesdans ce chapitre en premier lieu avant le
projet des épis.

8.1 Contrainteshydrauliques

Les paramètresles plus importantspour le projet des épis sont le niveau d'eauet la hauteurde
houles. Ces paramètresdéterminentla hauteurde la crête et les dimensionsdes enrochements
de Ia carapace.

Distinction a étê faite entre les conditions hydrauliquespendant une tempête extrême (une
situation qui se présenteexceptionaellement)et les conditions hydrauliquespendantla marée
des vives eaux (situation qui se présenterégulièrement).Pendantune tempêteextrême, des
dégâts sont acceptables,par contre, les conditions pendant les vives eaux ne doivent pas
donnerdesdégâtssubstantiels.

8.2 Niveau d'eau de projet

Tempête

Le niveau d'eau préconisé pendant une tempête, a été pris au niveau maximum de I'eau, à
savoir +0,95 m NGT. Il n'y a pas de donnéesdisponiblessur la fréquenced'occurrencede ce
niveaud'eau.

La duréependantlaquelle ce niveau d'eaupersisten'est pas égaleà la duréede la tempête,qui


esI de 24 heures.A causede la marée.la hauteurde +0.95 m NGT ne seraseulementatteinte
que pendantla marée haute. Par cycle de marée,la duréedes hauteseaux est de 3 heures.La
durée pendant laquelle la hauteur des eaux est maximale lors d'une tempête est donc de 6
heures(2 cycles de la marée)parjour.

Marée de vives eaux

Le niveau des hauteseauxpendantla maréedes vives eaux est de +0,55 m NGT. La duréedes
hauteseaux est d'environ3 heures,ce qui signifie que les hauteseaux des maréesde vives
eaux se présententpendantenviron 6,3 7o du temps.(Une maréede vives eauxpar 4 semalnes
veut dire 13 fois par annéeou bien 91 jours par an. Deux cyclesde maréepar jour avec 3
heuresde maréehautepar cycle : 6 heuresde maréeparjour donc % d'unejoumée.D'ou 9l
jours x % - 23 jours correspondantapproximativement à 6,3 % d'une année.)

SCET-TUNISIE/NEDECO 82.
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutlon

Figure 8.1 - Propagationde la houle à Sfax

O .95m{NGT

-5600 -4900 -.20o -:


Distonce en metres
- Hs = 3.5 m Hs = 2.5 m -.-.- Hs - I .5 m

Vive eou: O.55m+NGT

-550<) -.900 -.200 -:


D is tonce en metres

Hs = O,5 m

Distonce en metres
- Fond morin

SCET-TUNISIE/NEDECO 83
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

8.3 Houle de projet

Tempête

La hauteur de houle baisse considérablementen approchantla côte par déferlement et par


flottement sur les fonds peu profonds, qui s'étendentsur les kilomètres devant la côte. Les
houles sont "limitées par la profondeur". Cela signifie que la hauteur de la houle est
déterminéeuniquementpar la profondeur de I'eau.

Avec le logiciel COV/AVE la diminution de la hauteurd'une houle de 3,50 m a été calculée.


Le résultat'est donné dansla Figure 8.1.

Pour la zone concemée,avec sesprofondeursentre -1,0 m NGT et -2,0 m NGT, la hauteurde


la houle est approximativementégale à 0,4 fois la profondeurde l'eau.Les houles arrivant sur
la côte avec une hauteurde 2,50 m et 1,50 m diminuent égalementpour atteindrecettevaleur,
ce qui confirme que 1eshoules sont limitées par les fonds.

La fiéquenced'occunencede la hauteur de la houle dépendde la fréquenced'occurrencedes


plus hauteseaux. Cette fréquenceest inconnue,et la fréquenced'occurrencedes plus hautes
houles est égalementinconnue.

Vives eaux

La houle maximum qui peut se présenterpendantles vives eaux a une hauteurégale à 0,4 fois
la profondeur de I'eau.

une hauteur de houle de 0,70 m signifie que les houles arrivant dans le canal de Kerkennah
doivent avoir une hauteur d'au moins 0,75 m. (une dirninution de la hauteur,par dissipation
d'énergie,s'effectuetoujours,voir Figure 8.1).

Des houles d'une hauteur d'au moins 0,75 m se présententpendant 5 %odu temps (votr
Tableau7.4). La maréehautedes vives eaux se produit pendant6,5 % du temps. cela signifie
qu'une hauteur de houle de 0,70 m se produit pendant30 heurespar an (partant du principe
que la hauteur de la houle dans le Canal de Kerkennahet la maréehaute des vives eaux n'ont
pas de corrélation).

Cette hauteur de houle a été prise comme houle de projet pendant les conditions de vrves
eaux.

Le Tableau 8.1 résume les hauteurs de houle aux musoirs des épis pour les conditions de
tempêteet de vives eaux. La [ra$9ur maximum qui peut se présenterpour le niveau d'eaude
projet est donnéeégalemen2l//

SCET-TUNISIE/NEDECO 84
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Tâbleau 8.1 - Hauteurlocalede houle lm


Dénomination Epi I Supprimé Supprimé Epi 2 Epi 3
suivant cet APD
Dénomination N'existait Epi 1 Epi 2 Epi 3 Epi 4
suivant PhaseIII pas
-0,20 - l,00 I 't< -2,00
Profondeur

Niveaud'eau +n q5 +0,95 +0,95 +0,95 +O q5


Hauteur de houle
0,45 0,80 0.90 0.90 1,15
Vives Eaux:
Niveaud'eau +0,55 +O {5 +0,55
Hauteurde houle
0,30 0,60 0,70 0,70 1,00

8.4 Protectiondu fond marin

Pour empêcherl'érosiondu fond marin par les courantset les vaguesautourdes épis,une
protectiondu fond marin doit êtreaménagée. Cetteprotectiondoit êtreflexiblepour pouvoir
du sous-solet elie doit êtreperméable
suivreles tassements pour éviterles pressionssousce
revêtement.

La vitessepréconiséepour une telle protectionestprisegénéralementà deux fois la vitesse


pas0,5 m/s. La vitessepréconisée
locale.Dansce casles vitessessontfaibleset ne dépassent
pourle projetestdoncpriseà I m./sec.

Le diamètrenominalDn50 a étécalculésuivantPilarczyk,il estégalà 0,015m (M50 = 0,01


kg). Lescaractéristiquesde la gradationpourla protectiondu fond sontidentiquesà ceuxpour
la protectiondu talus.Théoriquement de la coucheestégaleà deuxfois le diamètre
l'épaisseur
nominaldespienes,ce qui résulteici en uneépaisseur de 0,05m. Pourdesraisonspratiques,
l'épaisseurdoit êtrepriseà0,25m. Du tout-venant 0/60kg peutêtreutilisé.

j s.s Lesépis
I

L'épi 1 est situé à un endroit où les conditions de houle sont beaucoupmoins sévèresque pour
le cas de l'êpi 2. La faible profondeur devant cet épi donne une réduction plus importantede
la houle. Donc pour la construction de l'épi 1 on pourrait utiliser des pierres plus légères.
Cependant,les argumentssuivantsplaident pour une constructionidentique à la construction
de l'épi 2:
. des pierres plus légèresne pourront pas être réutilisées lorsque la phase définitive du
projet seraréalisée,
. il existe des incertitudesen ce qui concemel'érosion du fond du Canal du PK 4,
. un talus en pierres légèresserasusceptiblede destructionpar des enfantsqui jouent et qui
lancentles pierresdans la mer.

Pour cesraisons,il a été choiside construirel'épi 1 avecles mêmesdimensionsde pierreque


l'êoi 2.

SCET-TUNISIE/NEDECO 85
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

La carapacedes épis consisteraen des pienes poséesà la main. Un tel revêtementest, pour
des raisons d'esthétique et d'accessibilité, préférable à des enrochementspêle-mêle. Un
avantagesupplémentaireest que l'épaisseurde la couche diminue et ainsi la hauteur de la
crête, ce qui favorise le passagedes eaux et donc le renouvellementdes eaux dans une zone
entre deux épis. Pour l'épi 3 il n'est pas possibled'utiliser un revêtementen pienes poséesà la
main. L'attaquedes houles est ici plus grandeque pour les autresépis et les pierresauraientun
poids qui rendraune pose à la main impossible.L'épi 3 est alors exécutéen enrochements.

8.5.1 Hauteur et largeur de la crête et pente du talus

Hauteur de la crête

La fonction la plus importante des épis est de retenir 1esabled'apportsur les plages.L'épi doit
donc être suffisammentimperméableau sable.Cette imperméabilitédoit être présentesur une
hauteur de 0,75 m au-dessusde la plage. Le revêtement en pienes posées rend déjà
imperméablesles épis 1 et 2, qui doivent donc dépasserla plage de 0,75 m. (qui se situe à une
pente de 1:50 dans la situation d'équilibre). Cette hauteurconespondà la hauteurnormale des
épis de plage, qui se situe entre 0,50 et 1,00 m. A l'endroit de la transition du talus de la plage
vers la partie horizontale (aménagéà un niveau de +2,00 m NGT pour tenir compte des
tassements),l'épi est "entené", la hauteurde la crête de l'épi conesponddonc avec la hauteur
de la plage,voir Figure 8.2.

Ahn de garantir pour l'épi 3 une imperméabilitéau sablede 0,75 m au-dessusde la plage, un
noyau imperméableau sable doit être présentjusqu'à cettehauteur.La hauteurde la crête est
déterminéeici par les gradationsde pierres, qui donnentune hauteurde 1,75 m au-dessusdu
niveaude la plagepour la partiede l'épi qui suit la pentede 1:50de la plage.La parlie qui doit
joindre le mur de soutènementa été surélevéede 0,50 m par rapport à la plage (+2 m NGT)
pour empêcherla perte de sable.L'imperméabilité au sableest obtenuepar un géotextiledans
la partie supérieurede l'épi, voir Figure 8.3.

I o.carrr Àa la arÂtp
!:.L!-Él:14!--14!--ll4--Yl:

Pour I'accessibilité,une largeur de crête de 1 m est suffisante,surtout que les talus, qui seront
aménagéssous une faible pente, seront égalementaccessibles.Une largeur de I m est donc
prise pour la crête.

Pentedu talus

En général,la pentedu talus d'un épi se situeentre1:1,5et 1:3.Un talusde 1:2 ou une pente
plus faible est préférablepour des raisons de facilité de pose des pierres. La pente exactedu
talus est déterminéeen relation avec l'épaisseurdu revêtement.

8.5.2 Epaisseurrevêtementépis let 2

Dans un revêtement en pierres posées,une pierre obtient une parlie de sa stabilité par le
frottementsur les autrespierres.De ce fait, le poids du revêtementpeut être plus faible que le
poids d'un revêtement en enrochementsposés pêle-mêle.Pour diminuer l'entretien il a été
choisi dansce cas de ne pas prendreen compte le frottementsur les pierresvoisines. Le poids
moyen a été déterminéà I'aide de la formule de van der Meer.

De par sa faible hauteur(0,75 m), une partie de l'épi sera submergée.Pour déterminerle
diamètreDn50 despienes,l'épi a été comparéà un brise-lames à crêtebasse,avecsa crêteau

SCET.TUNISIE/NEDECO 86
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dépolluhon

fil de I'eau.Un tel type de briselamesest plus stablequ'un briselameshaut, car la plus
grandepartiede l'énergiedeshoulespassepar-dessus. L'attaquedesépispar la houlene sera,
de ce fait,jamaisplus grandeque I'attaque
d'un briseJamel

Figure 8,2- Coupelongitudinaleet transversale


desépis1 et 2

1,00
+ t

. ,l---\ -.-
c E o r E x l L/E

0=0,15l.t
H:100/1

SCET.TUNISIE/NEDECO a/
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dépolluhon

Figure 8.3- CoupeEpi 3

SCE'T-TUNISIE/NEDECO 88
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dépollulion

Le diamètredespierresnécessaires
Dn50 est déterminé en appliquant une réduction de 0,8-
(van der Meer 1990). L'analysese limite à la situation pendant les tempêtes, qui est
pour le projet.
déterminante

Tableau8.2- Epaisseurde la carapace


et poidsdespierrespourlesépis iet 2

Le Tableau 8.2 résume le diamètre nominal nécessaireDn50 et le poids des oierres


conespondant. Le diamètre suivant Hudson est également donné pour des fins de
comparaison.

Pour les deux épis, une pente de 1:2,5 est maintenue.Cette pente donne un poids des pierres
qu'on peut encoremettre en æuvre à la main. L'épaisseurminimum de la carapaceest de 0,25
m et Ie poids despierresdoit se situerentre50 et 80 Kg. i

8.5.3 Carapaceépi 3

Le côté sud de l'épi 3 est exposésur toute sa longueuraux attaquesde la houle et seulementla
demière pafiie est submergée.Le facteur de réduction,qui a été utilisé pour les épis 1et 2 n'a
donc pas été utilisé pour l'épi 3.

Le Tableau 8.3 dome les diamètresnécessairesdes pierrespour différents talus, basésur une
hauteurde houle de 1,15m. Le poids despierresde la carapaceest tel, qu'uneposeà la marn
est exclue. L'épi 3 est donc exécutéen enrochementsposéspêle-mêle.Pour la pente de talus
choisitde 1:2,5,la catégorie60/300kg estnécessaire.

Tableau8.3- Epaisseurde la carapace


et poidsdespienespourl'épi 3

8.5.4 Construction des épis 1 et 2 et de la transition.

Constructionde l'éoi au-dessus


de la bassemer

Le noyau des épis est construiten sable d'apportrecouvertd'un géotextilepour empêcher


l'érosionde ce matériau.Une couche de 0,20 m de gravier, doit être aménagéesur le
géotextilepour rattraperles différencesentreles hauteursdespierres.

SCET-TUNISIE/NEDECO ô9
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
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Constructionde l'épi en-dessous


de la bassemer

Poserdespienesà la main ne peutsefaireuniquement pour la partieau-dessus


de l'eau.Cela
signifieque la partieen dessousde la ligne de la bassemer (-0,55m NGT) doit êhe exécutée
en emochements. La carapacedoit êtreexécutéeen 60/300kg. Une épaisseur de couchede
1,5x Dn50 estsuffisante.La couchefiltrantedoit consisteren 10/60kg d'uneépaisseur de 2 x
Dn50,surunecouchede tout-venant d'une épaisseur de 0,25m.

Transitionen{reoierresooséesel enrochements.

La transitionentrelespierresposéeset les enrochements se fait doncsur la ligne de la marée


basse.Pour assurerla stabilitédespierresposées,l'épaisseurde la demièrerangéede pienes
poséesdoit êtreplus grande.Une épaisseur de 0,35m estsuffisantepour un poidsdespierres
individuelde 100à 130kg.

A la transitionsur la ligne de maréebasse,unebermeestnécessaire.


La largeurminimalede
cetteberme estde 4 x Dn50,ce qui correspond danscecasà 1,60m.

8.5.5Constructionde l'épi 3

L'épi 3 est construitde la mêmefaçonque les brise-lamesprojetéspour la PhaseIII. Cela


signifie que les épaisseurs des couchessont identiques.Le noyau consisteici en sable
d'apport,recouvertd'unecouchedetout-venantpouréviterl'érosion.La construction
de l'épi 3
estdonnéedansla Figure8.2.

8.5.6Constructiondu piedde l'épi

sur la plage et sur le fond de la mer, pour assurerla stabilitéde la


Le pied est nécessaire
carapace.La gradation10/60kg eststable.La largeurde la construction du pied estégaleà 4
x Dn50ce qui correspondà 1,00m.

Il esttrèsimportantque le revêtementcontinueassezloin sousle niveaude la plagepour la


, protection contrel'érosion.Le revêtement desépis 1 et 2 estprolongésur 0,50m en dessous
I du niveaude la plage,pour l'épi 3 cettedistanceestde 0,75m.

8.5.7Filtre

Pour empêcherl'érosiondu noyaudes épis,il est nécessaire d'entourerle noyaud'un filtre.


Dans la constructionun géotextileest utilisé.La conditionla plus importanteà laquellece
géotextiledoit répondreest l'étanchéitéau sable. Cette étanchéitéest déterminéepar
I'ouverturedu filtre (O90)et la granulométrie du matériausous-jacente(D90).Dansce casle
matériausous-jacent est aussibien le sabled'apportque le matériaudu fond de mer original
(aumusoirdesépis).La conditionsuivante doitêtreremplie:

o90 < 2 D90

ou:

SCET-TUNISIE/NEDECO 90
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
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- O90 : la dimensionde I'ouverturedu géotextilequi conespondau diamètremoyend'un


sabledont 90 7orestesur le géotextilelors d'untamisagemouillé.
- D90 :l'ouvertured'un tamisthéoriqueavecdesouverturescanéesqui laissepasser90%
desgrainsdu matériauà retenir.

étantplus fin que [e sabled'apport.Le D90 est0,4 mm,


Le matériaudu fond estdéterminant,
donc:

O90< 0,8mm

La perméabilitéà I'eau (Kg) du géotextiledoit être plus grandeque la perméabilitédu


matériausous-jacent(Kb) :

Kg>10Kb

Dansce casc'estla perméabiiitédu sabled'apportqui estdéterminante.


Cetteperméabilité
est
d'environ2/100.000 m/secdonc:

Kg>2x 1/10.000
m,/sec

r 8.6 Exécution

Les épis seront construits en même temps que la mise en place des remblais qu'ils doivent
proteger.

Il est préférable que la constructiondes épis soit faite depuis la mer. L'avantage de cela est
que la construction du pied, qui doit supporterla carapaceau fil de la maréebasse,peut être
exécutéeavec soin avant d'appuyersur ce pied la carapace.

Sur la partie de la surface pourvue des pierres posées à la main 1esjoints doivent être
soigneusementremplis de gtavier pour remplir toutes les ouvertures entre les pierres. En
généralle diamètre des graviersse situe entre 0,5 et 3 cm.

L'épi 3 est construit depuis la plage comme briselames. Le sable d'apport est recouvertavec
une couchede tout-venant,aprèsquoi la couchefiltrante et la carapaceserontaménagées.

-=-!
8.7 Nécessitédes épis et stabilité de la plage

8.7.1Nécessitédes épis

L'étude morphologique arrive à la conclusion qu'il y a dans la zone du projet un transport


résiduel longitudinal de 5.500 mr/an, orienté vers le sud. De ce transpofienviron 10 %o
s'effectue à une distancede 700 m de la côte actuelle.La nouvelle ligne de la côte du projet
Taparura,se situe à peu près à cet endroit.Le reste,soit 4.950 m'/an, concernela frangede
rivagesituéeentre0 et 700 m, et seraretenupar l'épi N'1.

Les éois serventalorsà deuxbuts:

Empêcherles sédimentstransportésqui arrivent du Nord de se déposersur les plages.En

SCET-TUNISIE/NEDECO 9l
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

I'absence d'épi, ces sédiments, qui sont constituéesde particules fines, entraîneront
l'envasementde la plage.
. Eviter la reprise du sable de la nouvelle côte par la capacité ds transport démuni des
sédimentsarrêtéspar l'épi, contribuantainsi à la stabilité de la plate-forme.

Au nord de l'épi N' I il y aura donc une sédimentation.Normalementun épi, qui provoquede
la sédimentation sur un côté, entraîne une érosion de l'autre côté. Pour empêcher ce
phénomène,les épis No2 et 3 sont préconisés.

Immédiatementau Sud de l'épi N"3 se trouve le Port de commercede Sfax, par conséquentla
zone Sud du projet ne risque pas d'érosion. Par ailleurs, I'existencede ces épis aura comme
conséquenceune faible diminution des travaux de dragaged'entretien du chenal d'accès au
Port.

L'épi No3 peut être déplacé sans problèmes sur une distance de 50 m vers le sud. La
profondeur un peu pius grande de la mer à cet endroit aura comme seule conséquencequ'il
laudra adaplerlégèrementle plan de cet épi.

/ 8,7.2Stabilité de la plage sousIes attaquesde la houle

Par rapport à la situation originale, une plage de sableest créée.

Cette plage est constituéede matériau d'une granulométrieplus grossièreque le matériaudu


fond original. Dans l'étude morphologique des calculs ont été effectuéspour déterminerla
pente du talus de cettenouvelle plage qui a été anêtéeà 1 : 50.

Sur une plage il y a toujours du transport transversal,mais les tansports vers la côte et les
transportsvers le large sont généralementen équilibre, à condition que le transport vers le
large ne soit pas capté par le transport longitudinal. Raison de plus donc pour aménagerles
uo::-

8.7,3Remarquesgénérales

La morphologiedonne f impressiond'être une scienceexacte.Cependantles margesqu'il faut


prendreen comptedans les calculs sont dansI'ordre de l0 à40%.

Sur une côte il y a toujours des processusdynamiques,qui influencent la stabilité et qui


déplacentdes matériaux. Sur une petite côte, délimitée sur desdistancesassezcourtespar des
obstacles,les processussont de faible envergure.Sur une grandecôte, c'est à dire une longue
côte sansobstacles,les phénomènessont d'une ampleur exponentielle.Tenant compte de ces
considérations,le groupementtient à aménagerles épis.

SCET-TUNISIE/NEDECO 92
ProjetTAPARURAPhaselll : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

LE CANAL D'EVACUATION DES EAUX PLUVIALES

9.1 Introduction

Le long du littoral actuel de la zone conceméepar la composantedépollution du projet, entre


le port de commerce et le Canal PK4, les bassinsversantsqui y ont leur exutoire naturel,
verront l'évacuationdes eaux pluviales venir buter sur le remblai des zonesgagnéessur la mer
si des aménagementsde ces exutoiresne sont pas entrepris.

Il est important de signalerque les collecteursrejetantdes eaux uséesd'origine domestiqueou


industrielle dans le littoral de la zone du projet serontéliminés s'ils ne le sont déjà pas.

Les collecteursd'eaux pluviales les plus importantsintéresséspar ces aménagementssont du


Sud vers le Nord:

1eCollecteurX,
le CollecteurA,
le CollecteurEP1,

Si les débits importants évacuéspar le Canal du PK4 ne permettentpas d'entrevoir d'autres


solutions que le prolongementde leur aménagementle long des terres gagnéessur la mer, il
en est autement des autrescollecteursqui peuvent déverserdansdes canauxde ceinture dont
les tracés suivent pratiquement les limites du littoral actuel. Un canal de drainage Sud
démarrantau niveau du Canal du PK4 et déversantdansun des bassinsdu port de commerce
de Sfax est projeté dans cette phasede l'étude. Toutes les simulations du fonctionnementdu
réseauexistant et projeté de la ville de Sfax ont été effectuéesen dynamique.La cote de rejet
est la hauteurd'eau dans 1ecanal projeté, soit 1 m environ. Les simulationsont montré que la
présencedu canal n'a pas d'incidence significative sur le fonctionnementdu réseaude la ville
de Sfax.

9,2 Rappel de la solution retenue

Les simulations pour le dimensionnementde ce canal ont été faites avec le programme
CYCLONE qui simule en temps réel le fonctionnement de l'ensemble des ouvrages
d'évacuationdes eaux pluviales existants ou projetés par I'ONAS dans le cadre de l'étude
d'actualisationdu Plan Directeur d'Assainissementdu Grand Sfax et rejetant dans la zone du
projet. Ce logiciel de calcul permet ausside mesurerl'incidence de la présencedu canal sur le
fonctionnementdes collecteursexistantsou projetés.

La pluie de simulation est celle de l'événementd'octobre1982 telle qu'enregistréepar I'Institut


Nationalde la Météorologie.

9.2.1Tracêdu canal

Deux variantesdu tracéde ce canalont étésimulées:

Une varianteavec rejet dans un des bassinsdu Port de Commercede Sfax sous lorme d'un
dalot
Un rejeten mer à la limite Sud du projet

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La solution "rejet en mer" présentef inconvénientmajew de retrouver les nouvellesplagesdu


sud polluées, notamment en cas d'orage d'été, par le premier flot des eaux pluviales rejetées
par ce canal qui peuvent être fortementpolluées.

En plus, ce canal occuperaune emprisesupplémentairede 5 ha (30 m x 1650 m) y compris la


piste de servitudesur une partie longeantla partie Sud du dépôt ce qui compliquerale chantier
d'isolementdu dépôt.

Principalementpour ces raisons, la variante du rejet dans le bassin du Port de Commercede


Sfax est retenue.

9.2.2Le revêtementde ce canal

Trois variantes de revêtement du canal ont été comparées du point de vue technico-
économique: canal en terre, revêtementen pavésautoblocantset revêtementen béton.

Compte tenu des problèmesposéspar 1'entretiende ces canaux,le Ministre de I'Equipement


et de I'Habitat a recommandé,au cours de la réunion du 21 avril 1994, de réaliserce canal en
béton et ce malgré son coût (environ 3 fois plus cher qu'un canal en terre).

9.3 Descriptif des aménagements

9.3.1Le tracé en plan

Le tracé en plan de ce canal est défini dans les planches d'implantation des ouvrages au
l/5.000" et dans la définition des aménagementsdu proj et au 1/2000".Il suit sensiblementle
rivage actuel sur un linéaire total de 2.860 ml environ avec un bief entre le seuil de
déversementau Nord immédiat du collecteur EPI et le canal du PK4 aura une longueur de
240 ml. Le dalot débouchantau niveau du port aura une longueur de 250 ml' L'ouvrage de
transition à l'amont entre ce dalot et le canalrevêtu en béton auraune longueur de 22 ml.

9.3.2Description des divers biefs du canal de drainageSud

Sur les premiers 240 ml séparant le seuil déversantau canal du PK4, la section de ce
raccordementaura une largeur au plafond de 8 m. Le radier de cette section sera coulé sur
place avec une épaisseurde 20 cm et une distanceentrejoints transversauxde 12 ml le tout
reposantsur une couchede béton de propretéd'une épaisseurde 10 cm.

La transition avec le canal projeté (de même section)à partir du seuil de déversementsse fera
avec un ouvragede 30 ml environ (un divergentpuis un convergent). Le seuil déversantsera
caléà la côte+1,00m NGT et auraune largeurde 18 m.

La parlie canal en béton qui aura une longueur de 2862 ml verra le raccordementde
l,ensemble des collecteursd'eauxpluvialesdécritsplus haut. Le principedu raccordement de
ces collecteurs est de conserver dans la mesure du possibleI'ouvragetel qu'il est conçu
actuellementet faciliter son raccordemen{.tn ramenant en général leur radier actuel à des
côtes cornpatiblesavec le calage du canal de drainageprojeté. Ces raccordementssont
détailléspour les trois principauxcollecteurs(cf. planches10.4à 10.6 de la phaseIII), pour
les autrespetitscollecteursdesouvragestypesde raccordement sontproposésétantdonnéque

SCTT-TUNISIE/NEDECO 94
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

ces collecteurssont soit des busessoit des petits dalots en béton (cf. planche 10.7 de la phase
IID.

Le demier bief de ce canal avant son rejet dans le port sera constitué par un dalot sur une
longueur de 250 ml. Ce dalot aura trois alvéolesde 2,00 m x 1,50 m. Les largeursdu béton
sont de 25 cm aussibien au niveau du radier que de la dalle supérieureet des pieds droits. Ce
dalot reposerasur une couche de béton de propretéde 10 cm à laquelle est sous-jacente,en
raison de la présencede la nappe une couchede pierrescasséesde 40/70 ayantune épaisseur
de 25 cm.

Ce dalot sera protégé à chacune de ces deux extrémitéspar des batardeauxqui faciliterait
I'entretiensi nécessaire.Par ailleurs, les regardsde visite, d'éclairageet d'aérationsont prévus
en quinconcele long de ce dalot tous les 12 m. Pour permettrele montagede ces batardeaux,
un léger évasementde ce dalot est réalisé pour permettrele passageà des sectionsdes pieds
droits du dalot de 25 à 55 cm.

Ce dalot sera réalisé dans des conditions très difficiles du sous-sol compte tenu de son
encombrement,du passagedu faisceaude voie ferrée et de la présencede la nappe et de la
nécessitéde couler sur place ce dalot hors d'eauce qui peut expliquer des coûts de réalisation
prohibitils.

9.4 Travaux d'exécutiondu dalot à I'embouchuredu Canal de drainage Sud

Dans la section courante du dalot les travaux serontréalisésà I'intérieur d'une tranchéeavec
soutènementprovisoire en palplanchesmétalliquespermettantd'une part la tenue des parois
de la tranchéeet d'autrepart ia limitation des venuesd'eaux.

Une couche de pierres cassées(40/70 sur une épaisseurde 25 cm) sera disposéeen fond de
fouille. Cette couchea pour double rôle de faciliter le drainagedes eaux pendantles travaux et
d'améliorerl'assisede l'ouvrage.

L'épuisementdes eaux au cours des travaux peut se faire à I'intérieur de la tranchée,dansce


cas là, la fiche des rideaux de palplanchesdoit être dimensionnéede façon à empêcherles
venuesd'eauxpar le fond de la tranchéeet des rideaux transversauxseraientà prévoir afin de
constituerdes enceinteslermées(batardeaux).

Le tronçon de dalot côté quai peut être réalisé moyennantla préfabricationd'un élément de
longueur ne dépassantpas 3 m, les alvéolesde cet élémentserontbouchésà I'aide d'un béton
non armé,l'élémentseraposé à la place desblocs de quai déposéset la continuité du quai sera
ensuite rétablie. L'élément préfabriqué sera muni d'armaturesen attente ou de joints water-
stop.

Pour la réalisationdes tronçonssituésdansles emprisesdesvoies ferréesexistantes,le recours


à des solutions de maintien provisoire du trafic fenoviaire est indispensable(tabliers
auxiliairesou déviationsprovisoires).

SCET-TUNISIE/NEDECO 95
dépollution
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9.5 Entretien des canaux

9.5.1 ouvragescouverts

Pour les ouvrages fermés (dalot à l'embouchure du canal de drainage Sud), l'entretien
consisteraità batarderla section du dalot concernéet à envoyer des équipesd'ouvriersfaire le
nettoyageavec des équipementstels que ceux utilisés par I'ONAS pour le curagedes ouvrages
similaires (et d'eau à haute pression, petits engins de raclage des radiers, etc.). Des
précautionssont à prendre pour I'aération et l'éclairage de ces ouvrages avant le début des
opérations.d'entretien et durant leur déroulement.

Par aillleurs, les raccordementsdes eauxpluviales au canal de drainagesud ont été effectuésà
des cotes supérieuresou égalesà 0 m NGT pour éviter le retour d'eau du canai vers le réseau
au moins durant la bassemaréeet permettreainsi le curagedu réseaudes eauxpluviales.

9.5.2 Canal en béton

Pour le canal de drainage qui sera toujorus en eau, I'entretienpoulra s'effectuersoit à partir
des rives (chaînestraînantespour racler les radiers des canaux et évacuationdes produits de
curage avec des pelles ou draglines) ou de recourir aux modalités d'entretien suivies
actuellement par les équipes locales de la Direction de I'Hydraulique urbaine (DHU) du
Ministère de I'Equipementet de l'Habitat pour I'entretien du canal du PK4 et ce aprèsavotr
batarderles embouchureset laisserfaire pendantquelquesjours l'évaporation(il est préférable
pour cela que les opérations d'entretien se déroulent plutôt en été) pour que ces engins
puissenttravailler dans un minimum d'eau.Les produits de curage doivent être évacuésà la
décharge.

9.6 Le renouvellementdes eaux des canaux

Les calculs ont été effectuéspour une maréemoyennede +0,30 m NGT et de -0,50 m NGT
Le fond du canal du côté du port de commercea étépris à -0,50 m NGT. La longueurdu canal
a été prise à 3 .300 m. Les calculs ont été effectuésavec les logiciels RIBASI.

Dans le cas le plus défavorable,ce qui est improbable,aucunrenouvellementn'a lieu pour les
5.500 m3 d'eau censéerester toujours dans le canal. Partant de la nécessitéde renouvelerce
volume en deux jours cela signifie qu'il faudra installer une capacité de pompaged'environ
1l5 m'/h.

Dans le cas favorable,le renouvellementa lieu selon les procéduressuivantes:

Le volume restant est chauffé par 1e soleil, à la marée montante une langue d'eau froide se
glissesous I'eau chaude.Cette eau chaudede surfacese déplaceravers le port de commerceà
la maréedescendante ce qui signifieun renouvellement à 100 %. Dans cesconditionsil n'y a
pas lieu de pomper pour le renouvellementdes eaux.La vérité se situeraquelquepart entre le
cas le plus défavorableet le cas le plus favorable.La langued'eaufroide se mélangeraavec
I'eau chaude qui est restée dans le canal et il y aura partiellementrenouvellententet
partiellementmélange.

de la partienon encorerenouvelée.
Un pompagedevraassurerle renouvellement

SCOT-TUNISIE/NEDECO 96
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

La vitessede courant à la suite du mamagedans le canal est beaucoupplus importanteque la


vitesse du courant crée par différences de densité. Dans la partie supérieuredu canal, les
courantsdus aux différencesde densitésdomineront.Puisquele seuil côté port du commerce
se situe en dessous du niveau moyen des eaux il y aura un échangepermanent par les
différences de densités. Cet échange de renouvellement est cependant faible, en plus la
dynamiquecrééepar la différencede densitédiminueraà la suite du mélangeentreeau chaude
et eau fioide et par le réchauffementde I'eaufioide.

Le pourceltage de renouvellementdes eaux par la maréeminimale est au moins d,e84 %oet


partant d'un renouvellement en 2 jours il faudra un débit de pompage d'environ 115 mr,4r.
Dans le cas 1eplus favorable,le renouvellementserade 100 70.

Suivant les observations effectuées durant les premiers mois suivant la réalisation de
l'aménagement,il faudra décider si on prend le risque de ne pas installer des pompagesou
d'opter pour un pompage d'une capacitétotale d'environ 100 mr/h. S'il s'avère nécessairede
pomper pour le renouvellementdes eaux du canal, une pompe mobile d'un débit de 28 l/s,
doit être installée au niveau du canal PK4 pour pomper les eaux de la mer et les refouler dans
le canal.En principe aprèsle pompagedurant 2 jours, le renouvellementseratotal.

SCET-TUNISIE/NEDECO 97
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

IO. APPEL D'OFFRESET METHODESD'EXECUTION DES


TRAVAUX

Les objectifs du projet, les choix faits au cours des étudeset les résultatsdes rechercheset des
essaisont conduit à des solutions pour atteindreles objectifs visés.Dans le présentAPD, ces
solutions ont été définies en grandeslignes et souvent en détail. Avec les solutions données,
un projet sain et durablepeut être réalisé.Toutefois, les solutions et les conditions nécessaires
à leur bonne exécution, seront décrites avec plus de détails dans les ClausesTechniquesdu
Dossierd'Appel d'Offies.

Bien que les solutions soient décrites en détail, I'appel d'offres doit être assezflexible de
manière à inviter les entreprises à proposer leurs propres méthodes d'exécution. Les
entreprisespeuventprésenterdes solutionsavec des avantagesfinanciers,dans la disponibilité
d'équipements ou I'expérience avec certains matériaux ou modes d'exécution. Il sera
explicitement demandé, dans l'appel d'Offres, aux entreprisesde travaux de foumir des
propositions détaillées de certainescomposantes.Ces propositions,une fois acceptées,sous
leur forme proposéeou modifiée, feront ensuitepartie du contratpour I'exécutiondes travaux.

Pour chaquecomposantedes travaux à réaliser,nous présenteronsdans le DAO les résultats


qu'il faut obtenir et nous laisseronsle soinsaux entreprisesde proposer:
. la solution à adopter,
. la méthoded'exécution, et les équipementsà mettre en æuvre,
. les matériauxà utiliser,
. le programme de contrôle de la qualité des matériaux et des méthodesd'exécution des
travaux,
. la durabilité de la solution, comptetenu desmatériauxet desméthodesd'exécution.

Cette procédureseraappliquéepour les composantessuivantesdu projet:


- l'écran de confinementlatéral autour du dépôt,
- I'excavationde la plaquede phosphogypse,
- les travaux d'excavation et de dragage,
- les ouvragesde protection de la côte.

Le groupementdes bureaux d'études est convaincu qu'avec la méthodeprésentéeci-dessus,


un meilleur résultat global est garanti et beaucoup de problèmes dans la réalisation des
travaux serontévités.Par ailleurs, pour optimiser les efforts de dépouillementdes offres, il est
conseillé de passer par une procédure de présélection et d'inviter un nombre restreint
d'entreprisesà répondreà I'appeld'offres.

En plus des procédures au niveau de I'appel d'offies, des études de méthodes seront
demandéesà I'entreprise,dans les clausestechr.riques,pour des aspectsmoins importantsmais
qui méritent quand même de la réflexion avant que I'exécution ne commence.Dans ces études
de méthode,I'entrepriseserademandéede développersesméthodesd'exécution,contrôlede
qualité etc. Les étudesde méthode doivent être approuvéesavant que les travaux concernés
soiententamés.

SCET-TUNISIB/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaselll : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

11. MAINTENANCE ET ENTRETIEN

11.1 Inspection des composantesdu projet

La maintenanceet I'entretiendes composantesdu proj et passentpar de.sactivitésque I'on peut


rassembleren deux groupes:

L des activités à effectuer suivant un calendrierrégulier, ces activitéssont les suivantes:

., . le contrôle de la qualité des eaux pompées,


, o le suivi des différencesdes niveaux entre les nappes,
t
1" suivi des volumes des eauxpompées,
' .,,
. suivi des influencesdes zonespériphériquessur la plate-forme
. un travail de collecte de donnéeset d'élaborationstatistioue.
. 1" suivi des tassementsdu dépôt,
' ,. o
inspectiongénéraledestalus du dépôt,
o inspectionfosséde drainage,
. suivi de la stabilité de la côte
- . inspectiondu canal de drainagesud avec les élémentsconstituants.

2. des inspectionsspécifiques,qui sont nécessairessuivant les conditions suivantes:

o aprèsde fortes pluies, il est nécessairede vérifier l'état des talus du dépôt,
. aprèsune forte tempêteil est nécessairede vérifier l'état de la plage et des épis.

Les élémentsdu programme de suivi et de contrôle seront définis dans le DAO. Les coûts
sontprésentés
d'entretienet de maintenance dansle Tableau11.1.

Les différents éléments indiqués ci-dessussont élaborésplus en détail dans les paragraphes
suivants,avec les activités qui en font partie.

11.2 Suivi et contrôle de la qualité des eaux pompées

11.2.1Volume deseauxpompées

Pour une bome gestion du systèmede pompage,il est néccssairede connaîtreles volumes des
eauxpomfés.

A cet effet, des compteursseront installés dans les conduitesd'évacuationde chaquepompe,


et suivant la capacité de ces compteurs,il convient de prendre des lecturesà des intervalles
réguliers.En plus des volumesextraits,les lecturesrelevéesfoumissentdes informationssur
le fonctionnement de la pompeconcemée.

I 1.2.2Différencede niveau des nappes

ll est essentielque le niveaude la nappeà l'intérieurdu dépôtsoit toujourssituéen dessousdu


niveau de la nappe à I'extérieurdu dépôt. De ce fait, il y a toujoursun écoulementvers le

SCET.TUNISIE/NEDECO 99
ProjetTAPARURAPhase l : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollution

dépôt et jamais une propagationdespollutions vers I'extérieur.

Il convient de relever les niveaux de la nappe à des intervallesréguliers. Ces intervalles sont
déterminés par expérience. Pendant la mise en place du système et juste après, un suivi
quotidien est nécessaire.Les expériencesobtenuesde ces relevés et leurs relations avec le
fonctionnementdu systèmede pompagepeuvent conduire à effectuerces relevésune fois par
semaineset mêmeune fois par mois.

Après des pluies exceptionnelles il convient de relever les niveaux de la nappe. Les
informations obtenuesde ces relevésfoumissentdes donnéessur le mode d'onérerle svstème
de pompage.

11.2.3Qualité des eaux pompées

Les conclusionsdes étudeshydrogéologiquesdu dépôt montrent que les eaux, qui se trouvent
aujourd'hui juste sous le dépôt, arrivent avec leurs matières dissoutes aux pompes dans
environ 35 ans après la mise en servicedu pompage.Par I'adsorption,les métaux lourds (qui
ne sont pas dissous)n'arrivent aux pompesque dans3.500 ans.

Après la mise en service des pompes, il convient d'analyser les eaux. Au début un
échantillonnage mensuel est recommandé,jusqu'à ce que les résultats soient constants.
Ensuite un échantillonnageannuelsuffirait, pour surveiller les développements.

Même après35 ans, cet échantillonnagepourra resterespacé,les matièresdissoutes,déversées


dansdes grandsvolumes de réception, ne sont pasnuisiblespour I'environnement.

11est conseillé d'analyser les eaux par différents laboratoires,et ce afin de comparer les
résultatsobtenuset contrôler ainsi la frabilité des laboratoires.

11.3 Maintenanceet entretien du dépôt

11.3.1Tassementdu dépôt

Plusieursaspectscontribuentau tassementdu dépôt:

o le fait que le phosphogypsene se dissoutpas dansde I'eau,


. le compactagedu dépôt et du sous-solpar la surchargesupplémentaire,
. le foisonnementdu matériauajouté sur le dépôt.

Pour suivre le dépôt et pour acquérirde l'expériencesur le comportementà long termed'un


tcl dépôt,il estrecommandéde suivrede prèsles tassements potentiels.

Pour le suivi des tassements,des repères seront installés pendant I'exécution des travaux.
Certains de ces repères auront leur base au niveau supérieur de I'ar.rciendépôt, d'autresau
niveausupérieurdu dépôtfini. De ce fait, on peutséparertassement de foisonnement.

Pendantles deux premièresannéesaprèsdépollution,des levésmensuelsseront,en général,

E/NEDECO
SCE'I'-'TUNISI 100

I
I
ProjetTAPARURA PhaseIII : AvanlProjetDétailléde la composante
dépollutron

appropriés,ensuiteune fois par 6 mois pourrait être suffisant.

11.3.2Stabilité des talus

Une couche de couvertured'une épaisseurde 1 m suffit pour neutraliserles effets négatifs du


. gaz Radon, émanant du dépôt. L'érosion des talus pourrait diminuer cette épaisseur.il
convient alors d'effectuerrégulièrementune inspectionpour vérifier l'état du talus.

Des fortes plules pounont créer, par l'érosion, des rigoles dans la couchesde couverturedes
talus. Aux'endroits de ces rigoles, la couverturen'aura plus l'épaisseurnécessaire.Après une
forte pluie il est donc nécessaired'effectuerune inspectionet aux endroitsoù une érosrona eu
lieu et il convient de corriger l'épaisseurde la couchede couverture.

11.3.3Entretien du fosséde drainage

Le fossé de drainage autour du dépôt collecte les eaux de ruissellementqui descendentdu


talus du dépôt. Ces eaux pourraient entraînerdes sédiments,surtout au début, avant qu'une
végétationne soit formée sur le talus.

Les sédimentspourront réduire le volume du fossé, qui dans ces conditions ne pouna plus
remplir ses fonctions.
Il convient donc d'inspecterle fosséet au besoin de le faire curer.

11.3.4Influence des zonespériphériquessur la plate-forme

Les rechercheseffectuéespour définir le projet ont démontréque des hydrocarburesmenacent


la nappedepuis le côté ouestde la zone du projet.

Afin de suivre le développementde cette pollution, il convient de prélever des échantillons


dans les piézomètres situés à I'ouest de la zone du projet, de les analyser et de comparer
ensuite les résultats de chaque prélèvement avsc les précédentspour pouvoir tirer des
conclusionssur la tendancede cettepollution.

Des intervalles d'un mois semblentappropriéspour ces recherches,à moins que les résultats
des analysesamènentà la décision de les espacer.

11.3.5Stabilité de la côte et desépis

La côte

Il est prévu que la plageserasoumiseà une évolutionpermanente.


Cetteévolutionconsistera
en une évolution naturelle d'engraissement et de dégraissementet en un déplacement
longitudinaldesvolumesde sable.

Le suivi desmouvementsde ceszones,situéesdansle DPM, incombeà I'APAL.

Pour suivreles plagesil convientde mesurerdesprofils en traversde la plageà desdistances


régulièreset de comparerles profils obtenus.

EDECO
SCET-TUNISIE/N t0l
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

Les profils doiventêtremesurésau printemps,aprèsles tempêtesde l'hiver, et en automne,


après I'engraissement naturel qui a lieu pendantle printempset l'été. Une inspection
supplémentaire doit avoir lieu aprèsunelorte tempête.

Lesénis

La stabilité des épis peut être menacéepar des attaquesde 1a houle ou par une. éroston
excessive.Les épis aussisont en principe sousla responsabilitéde I'APAL.

Sur les côtésles épis sontpourvusd'uneréserved'enrochements, qui se dérouledansle cas


d'érosiondu pied de l'épi. Une érosionexcessivene pourracependantpasêtresuivie,et une
désradation s'ensuit.

Des inspections régulières, une fois au printemps et une fois avant l'hiver, doivent être
effectuées, pour suiwe le comportement et pour réparer avant que les dégâts soient
importants.Toutefois, une inspectionsupplémentaireest nécessaireaprèsune forte tempête.

ll.4 Le canal de drainage sud.

Tel que mentionné dans le chapitre 9, pour le dalot à I'embouchuredu canal de drainageSud,
I'entretien consisterait à batarder la section du dalot concemé et à envoyer des équipes
d'ouvriers faire le nettoyageavec des équipementstels que ceux utilisés par I'ONAS pour le
curagedes ouvragessimilaires (et d'eau à hautepression,petits engins de raclagedes radiers
...). Des précautionssont à prendrepour I'aérationet l'éclairagede ces ouvragesavant le début
des opérationsentretienet durant leur déroulement.

Par ailleurs, le curagedesraccordementsdes eaux pluviales au canal de drainagesud peut être


effectuépendantles périodesde bassemarée.

Pour le canal de drainage sud qui sera toujours en eau, I'entretienpourra s'effectuer soit à
partir des rives (chaînes traînarltespour racler 1es radiers des canaux et évacuation des
produits de curage avec des pelles ou draglines) ou de recourir aux modalités d'entretien
suivies actuellementpâr les équipeslocales de la Direction de I'Hydraulique urbaine (DHU)
du Ministère de l'Equipementet de I'Habitat pour I'entretiendu canal du PK4 et ce aprèsavotr
batarderles embouchureset laisserfaire pendantquelquesjours l'évaporation(il est préférable
pour cela que les opérations d'entretien se déroulent plutôt en été) pour que ces engins
puissent travailler dans un minimum d'eau. Les produits de curagedoivent être évacuésà la
décharge.

11.5 Elaboration statistiquedes données

La comparaisor.r des donnéesobtenuespeut donner des informations,mais seule une


élaborationstatistiquedonneles tendancesdesévolutions.Danscetteélaborationdesdonnées
doiventêtreprisesen compte.Cesdor.rnées
sur les conditionsextérieures sont:

. Précipitations,
o Marée,
r Vent, vitesse,orientationet durée,
o Courantsi possible.

EDECO
SCE'T-TUNISIE/N t02
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la

11.6 Estimationdu coût annuelde maintenance

dansle tableausuivant:
estprésentée
Une estimationdu coûtanni demaintenance

Tableau11.1- Coûtannuelde maintenance


No Activité Par Duréeestimée Coûtsen Coûtstotaux
Dinars Dar en I)inars
par an(eniours) Jour
1 Insoection de la zone Responsable 12 250 3 000
2 Echantillonnagedes piézomètres Ouwier 2 100 200
3 Analysedeséchantillonsd'eau Laboratoire 1 10000 10000
4 Releverniveaudes piézomètres Oulrier t2 100 1 200
5 Relever volumespompés Oulrier I2 100 I 200
6 Lever tassementsdépôt Sous-trâitant 1 5 000 5 000
Réoarationdes talus Sous-traitant l0 1 000 10000
8 Curagefosséautourdu dépôt Sous-traitant 5 500 2 500
9 CurageCanal de drainage Sous-traitant 5 500 2 500
l 0 Curagedalot Sous-traitant 5 500 2 500
1 1 Entetien système de PomPage Sous-traitant I 15000 l5 000
1) Entretiendesépis Sous-haitant 15 s00 7 500
1 3 Gestionde l'ensemble Responsable 100 250 25000
t 4 Remplacementde l'écran (après Sous-traitant 42 550
100ans)
TOTAL (DT) 128150

103
SCET-TUNISIE/NEDECO
Détailléde la composante
ProjetTAPARUM PhaseIII : AvanGProjet dépollutron

12. ECHEANCIERDE REALISATION DES TRAVAUX

12,1 Méthodologiede mise en Guvre

L'ordre et la durée de mise en ceuvre,sont largementdominés par les travaux d'emprunt de


sable dans le Canal de Kerkennah et la mise en æuvre de ces sables dans les zones de
remblaiement.

Puisquec'est égalementdans I'exécutionde ces tâchesque I'Entrepreneurdoit faire I'essentiel


de ses marges,ces travaux seront optimisés au maximum pour répondre aux contraintesdu
projet et en tirer le meilleur rendement.En effet, la principale contraintedans I'exécution des
travaux réside dans le fait qu'il n'est pas possible de draguerle sable du Caaal de Kerkennah
pendantles saisonsdu printemps et de l'été.

Deux solutions ont été donc évaluées,notamment I'usage d'une seule drague suceuseauto-
porteusequi verra une intemrption des travaux pendant une période de six mois sinon I'on
fera recourt à une secondedragueet les travaux de dragageseront exécutésen six mois. Dans
les deux cas, les travaux de dragagedoivent débuterà la fin de l'été.

D'autre part, les travaux qui dépendentde I'avancementdes remblais devraient débuter dès
que la situation des travaux le permettent. Certaines contraintes gêneront les débuts des
travaux. Ainsi, pour I'excavationdu canal de drainageSud, le remblai doit avoir atteint une
configuration qui permet I'accèset la stabilité temporairedu talus.

Egalement, l'aménagementdu dépôt ne peut être fini qu'une fois I'ensembledes matériaux
appelésà y être stockéssoient définitivement mis en æuwe.

Les travaux d'isolement du dépôt suivent un chemin critique, relativement indépendantdu


remblai. Ainsi rechercheset études doivent précéder I'exécution de l'écran, qui précède
I'excavationde 1aplaqueet les solspollués.

Les travaux de remblai doivent cependantêtre suffisammentavancéspour que I'excavationde


la plaque puisse se faire à I'abri de la digue de sable,constituéepar la plate-forme du niveau
+1,80m NGT à aménager.

Les travaux de constructiondes ouvragesde géniecivil tels que dalots, etc., sont indépendants
de I'avancementdu remblai. Ils doivent cofiImencerà un moment qui permet leur finalisation
avant la fin des autrestravâux

Les travaux pour Ia protection de la nouvelle côte et les revêtementsdes talus de canauxsont
les demièrestâchesà réaliser.

Les épis doivent déjà être aménagésprovisoirementau début des travaux pour des raisonsde
stabilité pendantl'exécution. La finition se fera vers la fin des travaux quand la zone aura eu
sescontoursdéfinitils et quand les tassementsprévisionnelsse serontproduits pour assurerla
stabilité.

EDECO
SCET-TUNISIE/N
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

12.2 Chronogrammeprévisionnelde réalisationdestravaux

Sur la base des observationscontenuesdans le paragrapheprécédent,a été établi le


chronogramme prévisionnelderéalisationdestravaux.

L'utilisation d'une seuledraguesuceuseautoporteuseest plus économique, pour celail est


préférabled'opterpour cettealtemative.En partantde l'hypothèsequ'uneseuledraguefera
lestravauxde dragage,la duréeglobaledu chantierestestiméeà 28 mois en sachantquecette
duréeest conditionnéeessentiellementpar les travauxde dragagedu sabledansle Canalde
Kerkennahqui demanderait lesdouzemois(horspériodede mobilisation).

SCET-TUNISIE/NEDECO 105
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Détailléde la composante
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-Projet dépollution

13. DETAIL ESTIMATIFDES TRAVAUX

du détailestimatifet taxation
13.1 Basesd'établissement

Les prix du DE chiffré sont réputésêtre en TTC. Le-détail estimatif(DE) comprendles


quantitatifsaflérentsauxtravauxà réaliseret lesprix unitairespartyped'activité.

Les quantitésprisesen comptepour le DE sont les quantitésqui ressortentde I'avant-métré


établisà partir des plansmis au point au coursdes étudesd'APD de la PhaseIII avecles
modificationsapportées dansl'avant-projetpréliminairede la composante
dépollution.

Une part importantedestravauxestrelativeaux havauxde dragageet de remblaiement.


Pour
les travauxde remblaiement,les quantitésqui ont été prisesen compte,correspondent
aux
niveauxbrutsavant les tassements.

Pour les travaux de terrassements exécutésavec des moyensterrestres,les estimations


tiennentcompte d'un tassementdes sols correspondant à environ 50 % des tassements
définitifs estimés.Pour la déterminationdes prix unitaires,les travauxont été distingués
suivantleur degréd'aptitudeà êtreexécutéspar desentreprisesnationalesou intemationales.

Trois groupesd'activitéspeuventainsiêtredistingués:

Dragage et remblai hydraulique: ces travaux doivent être exécutéspar une entreprise
intemationale,
2 Constructionde 1'écranautour du dépôt: par une entrepriseintemationale,
3 Travaux de génie civil et de terassementsavec des moyens terrestres:en grandepartie
oar des sociétéstunisiennes.

Suivant les types d'activités,ainsi distinguées,1esprix unitairesutilisés dans le DE sont ceux


du marchénational ou intemational.

Le marché des grandstravaux de dragageet de remblaiementest, dans cettepartie du monde,


dominé par les entrepriseshollandaises.Pour tous les autres travaux, les prix sont ceux du
marché tunisien, déterminés sur la base d'appels d'offres pour des travaux ou foumitures
similaires.

Pour la surveillancedes travaux, le Gouvemementnéerlandaisa fait la déclarationde pnncipe


de participer pour 40 oÂdans les coûts. Les coûts évaluésne tiennent cependantpas compte
des honoraires de I'Ingénieur chargé de la surveillance. Pour cette raison le bordereau
"lnstallation du chantier" charge l'Entrepreneurd'un certain nombre d'activités qui doivent
faciliter la surveillance des travaux. Pour l'évaluation des travaux, nous avons entrepris la
démarchesuivante:

Les travaux qui ne sont pas affectéspar la composantedépollution ont été regroupés;
Des prix unitairespar unité de volume ou de dimensionont été calculés,pour déterminer
les coûts des travaux affectéspar cettecomposante;
desprix ont étéestrmés.
Destravauxqui ne figuraientpasdansles bordereaux

SCET-TUNISIE/NEDECO t09
ProJetTAPARURA Phaselll : Avant-Projet Détaillé de la composantedépollutron

Compte tenu du niveau de précision des présentesévaluations,un pourcentagepour aléas


physiquesde l0o a étê adoptédansles évaluationseffectuéespar la présenteétude.

13.2 Droits d'utilisation d'un posteà quai

La méthode d'exécutionretenuedans les étudescomme variante de base, et qui a servi pour


déterminer la durée de I'exécution des travaux et les prix unitaires, part du principe qu'un
poste à quai soit mis à la dispositionde l'Entrepreneur.

Depuis ce poste à quai la drague suceuseauto-porteuserefoulera le sable emprunté dans le


Canal de Kerkennahdirectementdansles zonesde remblai.

Pendantles étudesle Groupementa contactéla Direction du Port de Sfax a{in d'obtenir des
informationsavec la possibilitéde Ia mise à dispositionde I'Entrepreneur d'un posteà quai.
Ces contactsont abouti à I'accordde principe sur la disponibilité d'un poste à quai, mais non
encoresur les coûts de I'utilisation de ce poste.

Dans le DE un montant de 500.000Dinars a été réservépour la constructiond'un poste à quai


provisoire. Au cas où un poste à quai serait disponible ce montantpeut servir pour couvrir les
frais liés à cettemise à disposition.

13.3 Devis estimatif

Le récapitulatifdes bordereauxdu détail estimatifest reproduitau Tableau13.1 ci-après.II


ressort des différents bordereauxpar nature de travaux reproduits en annexe 2 du présent
rapport. Suivant la nature des travaux à réaliser, les coûts arrondis en millions de Dinars
ainsi :
s'établissent

Tableau 13,1-' Décompositiondu montantdestravaux


Activité
''i:: i _ r:":'

Installationsde chantier 6.417.500


Dragageset remblais hydrauliques 2s.084.050
Terrassementsavec équlpementsterrestles 16 . 81 5 .354

Ouvragesde protectionde la côte 1.423.136

Travauxde géniecivil r 8.482.690


Sous-total 68.222.910
Aléas physiques10%o 6.82?.291.

TOTAL 75.045.201

Il est importantde noter que ces coûts n'incluentpas l'aménagement des voies d'accèsà la
zonedu projetet la viabilisationdesnouvellesterresgagnéessur la mer'

SCET-TUNISIE/NEDECO ll0
ProjetTAPARURA PhaseIll : Avant-ProjetDérailléde la

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SCET-'TUNISI
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

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EDECO
SCET.TUNISIE/N |2
ProjetTAPARURAPhaseIII : A Détailléde la composante
déDollution

GroupementS.C.E.T.-Tunisie / NEDECO, 1988.


Projet Taparura,PhaseII: Etudede faisabilitétechnique.
Volume 3 : Rapportd'hydrauliquemaritime/écologie.
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EDECO
SCET-TUNISIE/N Ill
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
déDollution

PROJET TAPARURA

AVANT-PROJET DETAILLE _ COMPOSANTE DEPOLLUTION

---: ooo:--
ANNEXES

ANNEXE 1 Sommairedespiècesdessinées
ANNEXE 2 Détail estimatif
ANNEXE 3 Note surle renouvellement
deseauxdansle canalde drainagesud
ANNEXE 4 Dimensiomement
hydrauliquedu canaldedrainage
ANNEXE 5 Comparatifdescoûtsdedesrevêtements
du canalde drainagesud
ANNEXE 6 Notede calculde géniecivil desouvrages
ANNEXE 7 Donnéessurl'étenduede la plaquedephosphoglpse
ANNEXE 8 Zoned'empruntdansle canaldeKerkennah
ANNEXE 9 Notede calculdesvolumesà excaveret à drasuer
ANNEXE 10 Avantsmétrés
ANNEXE 11 Régimedesventsdansla zonedu projet
ANNEXE T2 Résultatsde la campagne
géotechnique
complémentaire
ANNEXE 13 Résultatsdesessaisde lixiviationencascade
et colorme
ANNEXE 14 Donnéessurun écranenPEHD
ANNEXE 15 Directivesnéerlandaises
pourla protectiondu sol et deseauxet normes
tunisiennes

SCET-TUNISIE/NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

ANNEXE I : Sommairedesoiècesdessinées

ISIE/NEDECO
SCET-TUN
Projet TAPARURA - Composantedépollution Avant-Projet détaillé

ANNEXE 1
SOMMAIRT DESPIECESDESSINEES

PIan No Titre Echelle

1 Aménagement
aprèsdépollution 1/5000

Localisation géotechniques
dessondages 1/5000

3 Localisation dansla plaquede phosphogypse


destarrières 1/5000

4 Aménagement
et implantation 'l/5000

5 Délimitation
deszonesd'excavation 1/5000

o Excavationà sec/ Dragage 1/5000

7 Niveaudu terrainaprèsaménagement 1/5000

I Localisation
de la zone d'emprunt 1/50000

I - Vue en plan
Aménagementdu dépôtde phosphogypse 1t2500

10 - Coupeset détails
Aménagementdu dépôtde phosphogypse Diverses

11 Systèmede pompagedes eauxdans le dépôt 1/5000

12 Aménagement sud- Tracéen plan


du canalde drainage Diverses

Profilen longdu canalde drainage


sud Diverses

14 Seuildéversant 1t100

15 Raccordement
du collecteur
EP1au canalde drainaoe
sud 1t100

16 Raccordement
du collecteur
A au canalde drainaoe
sud Diverses

17 Raccordement
du collecteurL au canalde drainaoesud Diverses

18 Ouvragede raccordement
typeau canalde drainage
sud 1/100

19 Raccordement
du canalde drainaoesud au canalPK4 1/100

20 Débouchédu canalde drainaoesud dans le bassindu Port Diverses

21 de la côte- EPI1
Ouvragede protection Diverses

22 de la côte- EPI2
Ouvragede protection Diverses

23 Ouvragede protectionde la côte- EPI 3 Diverses

/ NEDECO
SCET-TUNISIE
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollution

ANNEXE 2 :Detail estimatif

SCET-TUNISlE/NEDECO
Projet TAPARURA - ComposaoteDépoltutiotr
Delail Estinafif

INSTALLATION DE CHANTIER

DRAGAGES ET REMBLAIS HYDRAULIQUES

TERRASSEMENTS AI'EC DES D,QUIPEMENTSTERRESTRES


r681s
<.-?
OIIVRAGE DE PROTECTION DE LA COTE

EPI I,
4403tl
EPT2
168925
EP13

Sous-totâl4

TRAVAUX DE GENIE CIVI

Isolementdu dépôt
Débouchédu canalde drainageSuddansle port et ouvragede transition
. {rszoq
Ouwagesde raccordementsur canauxde drainase
Equipementshydro-mécaniques
Canalde drainaseSud

Sous-totâl5

Sous-Total
-=t"=--
Aléasphysiques(10 7o) 6 822 291

:- TOTAL généralTTC 7s 045201

i
I
l-
I SCET.TUNISIE/NEDECO ogt12t99
Projet TAPARURA - ComposanteDépollution Dëtail Estina f

N" des Désignation U a P.U P,T


prix (DT) (DT)
I INSTALLATION DE CHAIITIER

1 . 1 Mobilisation deséquipementsflottants F 2,. 1 300000 2 600000


1.2 Posteà quaiprovisoire F l-/ s00000 500000
Mobilisation deséquipementsterlesfres F 1 ..' 350000 350000
t.4 Installationdu chantierde I'Entrepreneur F 1 ..- 7000b 70 000
I _) Installationde bureauxpour l'Ingénieur F t,, 40000 40 000
1 . 6 Entretienet fournituresde bureaupour
l'Ingénieur mors 1 000 25 000

1 . 7 Transportet communication mo$ 25/ 4 000 100000


1 . 8 Mise à dispositon d'un ouwier qualifié mois 25 .., 600 1 50 0 0
1 . 9 Mise à dispositon deséquipementsde
géodésie mois 25/ 700 1 75 0 0

l.l0 Démobilisationdeséquipementsflottânts F 2z' 850000 I 700000


1 . 1 1 Démobilisationdeséquipementsterrestres F t,. 250000 250000
T . I 2 Nettoyagedu chantier F | ,,/ 50000 50000
t . l J Travauxtemporaires F |,. 700000 700000
Sous-totâlI
6 4 r 75 0 0
\ r
u
2 DRAGAGES ET RI,MBLAIS HYDRAUL TQIJES
'./
a 1 Levésbathyméniques | 450000 15fl 000
I
-. ...2-r._
2.2 Dragagedestranchées pourl'amélioration
I m_ 3 35 0 0 l 4.300 050
du sol pourlesouvrageset miseen cuvre \-*- '/
,//
I
desdéblaissurle dépôt
I ./
2.3 Dragagede sabledansle canalde I m 5 500000// 4.400 24 200000
Kerkennah et miseen ceuwecommeremblai
I
hydraulique I
2.4 Recherchesgéotechniquesadditionnelles F | / " 230000 230000
I
2.5 Levçs hydrographiques F | .?' 60000 60 000
I
2l
Sous-total 2s 084050
I

SCET-TUNISIE/NEDECO 09t12199
Projet TAPARURA - ComposanteDépollutlon Détail Estimatif

No des Désignation U a P.U P.T


prix (DT) (DT)

TERRASSEMENTS AVEC DES EQTIIPEMENTS TERRESTRES

-r.I Remblaiavecmatériauteneste

Excavationd'unetranchéeautow du dépôt
m'

m-
c:y--/
90 000 -Z//..
9.000

2.750
(3 06000( )

247 50(
I
3.3 Remblaide la tanchéeautourdu dépôtavecl m
1 90 000--",/. 3.300 29't 00c
du sable"Kekermah"aveccompactage
I
(foumiture du sablenon comprise)
|

3.4 Profrlagedestalus du dépôt I r3000>t' 3.500


3.5 Levéstopographiqu*
I -'
D
120000
45500C

120000
|
3 . 6 Epuisementpour I'excavationde la plaque F 500000 500000
I
dephosphogypse I

3 . 7 Excavatondu phosphoglp.""t d", t".r., I m' 2.750


polluées(prix moyenpour la quantitétotale ".-)
I
dont environ 1/3 à &aguer et les 2/3 à
|
i6'
excaverà sec).
I
3.8 Excavationdu canalde drainageet mise en m_ 81 600 2.750 224400
I /
ceuvreou stockagedesdéblais I
38000.1

,,,,1
3.9 Finition destalus du canalde drainage mt 20 900

""'l
I
I
,-
|
3 . 1 0 Profilagedestalus descanauxPK4 26ooo{ l4 300

3 . 11 Aménagemenl
du fosséde drainageautours
I
I -'
ûrl 32oo1
|
| 5 12 0 0
dudépôt
I
3 . t 2 Passages
busés
dansfossé
autours
cludénôt U ,r1
I
Sous+otal
3l 16815s34
I

SCET-TUNISIE'NEDECO 09t12t99
Projet TAPARURA - ComposanteDépollution Détdil EstimatiJ

N" des Désignation U a P.U P.T


prix (DT) (DT)
4 OUVRAGE DE PROTECTION DE LA C()TE

4.1 EPI 1
Foumiture€t mise en oeuvrede :
4 . 1 . 1 Sable"Kerkennah"pour lesnoyaux m_ _ 3 6 0 0I 5.800 20 880
4 . t . 2 Géotextile m
2 6 500,. 32 500
:
4 . t. 3 Gravillons16132mm surle géotextle t 3 200 " 2l 67 200
4 . t . 4 Blocsde 100/130kg auxpiedset à la crête t 210 "' 45 9 450
Blocsde 50/80kg, posésà la main 2 ' 4 1 2 51 70 288750
m
4 . t . 6 Transportde blocsde 50/80kg t*km . 6 1 8 75 , . 0.150 9 281
10/60kg
4 . t . 7 Enrochements t ,. 350 -' 35 1 22 5 0
Sous-total4.1
4 4 03 1 1
4.2
Foumiture€t mise en oeuwe de :
4 . 2 . 1 Tout venantpour protectiondu fond m- uo,/1 30 6 30C
4 . 2 . 2 Sable"Kerkennah''pour lesnoyaux m- 650I 5.800 3 77C
4 . 2 . 3 Géotextile ^' 1 0 6 0/ 5 5 30C
4.2.4 Gravillons16/32rnm surle géotextile t 6n -. 2T 1 28 1 C
Blocsde 100/130kg auxpieds t t) 1 3 375
4 . 2 . 6 Blocsde 50/80kg, posésà la main mt t n s1 70 7815C
:,--\\
4.2.'7 Transportde blocsde 50/80kg tskm 0.150 9 30C
<:3y-.
10/60kg
4 . 2 . 8 Enrochements t 720I 35 2s 20c
4 . 2 . 9 Enroc\gæ\ts
- - / 60/300kg
pourcaraoace t 6so/ 36 23 40C
4 . 2 . 1 0 Butoiren B.A. 0,40x 1,30m ml 6 y ' 120
-t2c
Sous-totâl4.2
168924
EDIA

Fourniture et mise en oeuvre de :

4 . 3 . 1 Tout venant pour protection du fond m 6 000// 30 18000c


Géot€xtile m 8to / 5 4 05C
10/60kg
4 . 3 . 3 Enrochements t 1 3501'' 35 25725C
60/300kg pourcampace
4 . 3 . 4 Enrochements t l0 350 36 37260C
Sous-total4.3
8 1 39 0 0

1 423 r3(.

SCET.TUNISIE/NEDECO 09t12t99
PToI.TTAPARURA-Conpos.nt.Dépollurior

D{sigtrÀtion U a P.T
prlx (DT) (DT)

5 TRAVAUXDE GENIE CII'IL

5 . 1 Isôlementd! dé.ôt

5 . 1 . 1 Réalisation et étude des sondageset projet ,'' F I 200000 20000(


de l'écran y compris programme de suivi et
contrôle
5 . 1 . 2 Construction de l'écran v oooy' I15 4 25500(
5 . l . l Aménagement tête de l'écran ml 3200/ 17.500 5600c
5 .t . 4 Colrvenure du dépôt en terre i4o ooo/ 9.000 (6 66009
Création de forage 6" pour puits d€ U j
,/' 7 000 49 00c
pompâge
5 . 1 . 6Pompesimmergéesy compris armoire, U lr/ I 800 l2 60c
robinetteri€ et tuyauterie
.1-
5 . t . 7 Electrificâtion I 800 l2 60c
5 . 1 . 8Regard50 x 50 x 8 F
', ./ 300 2 loc
5 . 1 . 9 Foumitureconduit€en PEHD DN50 ml z too J z 4 20r
5 . 1 . 1 0Foumiture PEHD DN63 ml 550 .' il 3 I 650
'
5 . l . l FoumiturePEHD DN75 ml 4so 4 I 800

5 I t2 Posede conduites ml 3 loo 4r:{ 5 t5 500

5 I l 3 Systèmed'arrosageet plantationsur le ) 600000 600000


dépôt
',1
Sous-totâl5.1 118704s0

5.2
patubuvrÂse-dç-ûÂ!Âitian
s . 2 . 1 Fouill€ y comprisépuisementdeseaux e soo/ 20 r 3 0000
5 . 2 . 2 Soutèn€mentprovisoireen palplanches t sso,' t15 323'754
métalliques(trânsversaux
et longitudinaux

5.2.3 Démolitionde chaussée 100 t2 I 200


s.2.4 Démolitionde maçonnerie tt ./ 215
5.2.5 Démolition de structuresen bétonarmé ,r/ 65 l TA
5.2.6 Déposede blocsde quai U l5 ,/ I15 l 125
5 . 2 . 7 Remblaiementde fouille 2 000'-/ 5 l 0 000
5.2.8 Reconstructionde chaussée 100-- 9.500 950
5.2.9 Ouvrag€sprovisoiresde maintiende la U 4 , " 58500 234000
circulationsur les voies ferrées
5 . 2 . 1 0Piene cassée(40/70) soo/ 29 l4 500
5 . 2 .It Mâtériâudninant (4/80) as/ | 625
5 . 2 . 1 2Béton de propreté| C 150 zolz' t5 225

,r
5 . 2 . t 3C r o s b é t o n : C 2 5 0 ,r/ I l7 I 989
5 . 2 . t 4Béton QF 350 t too.' 175 245000
5 . 2 . l 5 Plus-valuepour rajoul de SIKACRETE HD 820 120 98400
(lO Ks/m3)
-
5.2.16 Kg r+oooo 1.200 1 6 8000
5 . 2 . t 7Coffrageordinaire t20 ' 20 z 400
5 . 2 . 1 8Coffragesoigné n2 4 900 z' 30 ) 4 7000

5 . 2 . 1 9Peinlureigol fondâtionen 2 couches zaoo -/ 4.500 t 2 600


croisées L l)
I T
5.2.20lornt water-stop I ml 340 18.500 l l 090

5.2.2\ Tamponssérie loude pour regardsde U 3l t87 5 191

5.2.22Glissièrede sécurité ûl 46 58.500 2691


5.2.23Mur parafouille ml 46 115 8 050
Sous-to(â15.1 I 442031

SCET.TUNISIE/NEDECO o9112t99
Proj€t TÂPÂRURA - ComposantêDépollution Détail Estimatif

5.3 Ouvragede raccordement


surcanaux
5 . 3 . 1 Fouilley comprisépuisement
deseaux mt ,u I 055 1'
5 . 3 . 2 Démolitionde smrcturesen bétonarmé m
3 22'7/
5 . 3 . 3 Remblaiement
desfouilles m
3 86/
5 . 3 . 4 Pienecassée(40/70) m
l 95'
5 . 3 . 5 Matériaudrainant(4/80) m
3 9sa
5 . 3 . 6 Bétonde propreté: Cl50 m- 35 /'
5 . 3 . 7 Grosbéton:C250 -' 60/
/
5 . 3 . 8 BétonQF350 m
3 341 59 67s
5 . 3 . 9 Acler 42 0601 50 472
5 . 3 . 1 0Cofirage ordinaire m 2 567/ ll 340
5 . 3 . I1 Coffiagesoigné m' 612/ l8 360
5 . 3 . 1 2Peintureigol fondationen 2 couches m
2 65r ,/

5 . 3l.3 JointWater-stop 136/


5 . 3 . 1 4Tamponssérielourdepour regardsde visite l 5 /
5 . 3l.5 Gabion
5 . 3l.6 Perréssecs
Sous-total5.:

5.4 Eouipements
hvdro-mécanioues
s . 4 . rVannesà glissement3925x 2000
5 . 4 . 2 Vannesà glissement3600x 2000
5 . 4 . 3 Vannesà glissement2000x 1500
Sous-total5,4 ,4ro ooo

5.5 Canalde drainaeeSud


5 . 5 . 1 Matériau fi ltrant (4/80) 144201
5 . 5 . 2 Bétonde propreléCl50 32eo/
5 . 5 . 3 B&on QF350 1
s soo
5 . 5 . 4 Acler //
469OOO 562800
5 . 5 . 5 Filtre géotextile 60 000.,. 300000
5 . 5 . 6 Jointsec 32 300.'/ 258400
5.5.'l Jointde dilatationtype flexcelou équivalent 1 190..
.-. l7850
de sécurité
5 . 5 . 8 Clissière 6 2'10.- 363660
5 . 5 . 9 Mur parafouille 6 2'70 -.'. | 097250
4 848080

SCET.TUNISIE./NEDECO 09t12t99
ProjctTAPARURAPhase
lll : Avant-Projet de la composante
Déraillé dépollution

ANNEXE 3 : Note sur le renouvellementdeseaux dans


le canal de drainasesud

SCET-TUNISIE/NEDECO
CALCUL POUR LE RENOUVELLEMENT DES EAUX DU CANAL DES EAUX
PLUVIALES POUR LE PROJET TAPARURA

1. Le canal de drainage sud

Les calculs ont été effectuéspour une maréemoyennede + 0,30 m NGT et de - 0,50 m NGT. Le
seuil du canal coté port de commercea été pris à - 0,50 m NG'I. La longueurdu canal a été prise à 3
300 m. Les calculs ont été effectuésavec les logiciels RIBASI et la figure suivantedonne le niveau
dansle canal dansle tempspour différentspointsdu canal.

Comme il est montré dans la figure ci-après.le niveau dans le canal varie en général de - 0,37 m
NGT à + 0,31 m NGT. Le canal a une superficied'environ 41 000 m2. La différencede niveau de -
0,37 m à + 0,31 m conespondà un volumed'environ28 000 m3.

Le niveau inférieur de I'eaudansle canal se situeà environ - 0,37 m NGT. Le fond du canal se situe
à - 0,50 m NGT ce qui veut dire qu'il y a toujours au moins 5 500 m3 dans le canal. Le volume
maximal d'eaudansle canal est alors 28 000 + 5 500 = à 33 500 m3. Pour un volume renouveléde
28 000 m3 le degréde renouvellementest égal à 28 000 / 33 500 =84Vo.

Comment a lieu le renouvellement des eaux ?

Dans le cas le plus défavorable,ce qui est improbable,aucunrenouvellementn'a lieu pour les 5 500
m3 d'eauqui restenttoujours dansle canal.Panantde la nécessitéde renouvelerce volume en deux
jours celaiignifie qu'il faudrainstallerune capacitéde pompaged'environ I 15 m3/h.

Dans le casfavorable,le renouvellementa lieu selonles procéduressuivantes:

I-e volume restantest chauffépar le soleil, à la maréemontanteune langued'eaufroide se glissesous


I'eau chaude. Cette oau chaude de surface se déplacera vers le port de commerce à la marée
descendantece qui signifie un renouvellemenrà l00%o.Dans ces conditions il n'y_a pas lieu de
DomDerpour le ienouvellement des eaux. La v&ité se situera quelque part entre le cas le plus
àefavoraùteet le casle plus favorable.La langued'eaufroide se mélangeraavecI'eauchaudequi est
restéedansle canal et il y aura partiellement renouvellementet partiellement mélange.

Un pompagedevraassurerle renouvellementde la pafiie non encorerenouvelée.

Comparaison,vitessede courantengendrépar de la maréeet par les différencesde densité.

A la suitede la marée,I'eauentredansle canalavecune vitessemoyennede 0,35 m/s et sort du canal


avec une vitessemoyenne de 0,16 m/s. Cette vitessediminue dans le temps et sur la_longueurdu
canal ce qui signifie que dans la partie supérieuredu canal, la vitesse à causede la différence de
densitéest plus importante.

La vitessede déplacementde I'eaude la plus grandedensitéest donnéepar la formule :

vo= 0,35 !ô.s-.t'


où : vo vitessedansle "lit sec"
ô densitérelative (p 2- p D/p t)
g de la gravité= 9.81m/s2
accélération
h profondeur.

Dans le cas d'un dalot avecune largeurde 6 m et un niveaud'eaumoyende - 0,07 m NGT (et un
seuil à - 0,50 m NGT). Considérantqu'il n'y a pas de marnage(cas le plus défavorable),il est
suoooséà titre indicatif:
TAP^RUII^ Phasc III: Mémoirc ÂpD Ânncxe 2
Pagc A2.2

p t = I0ZB kglmr (40"C)


tt z = 1022kglm3 130"C;
h = 0,43 rn.

cela donne une vitessev^ esté-g-al


à 0'06 m/s.Ceci représentela vitessepar laquellel,eaufroide
dans_lecanal pousséepaira dirie."n"" a"à"nrita's;[;";;"g" entre
l,eauchaudese dépraceradoncvers
l'extérieurà la mêmevitesse-pour unesectionmoui ée de
6 m x 0,43-m= z,o -i ""tu signin" un
débitde renouvellement de 0,06m/sx Il2 x2,6 m2 = 0,0gm3lslZaOmlÂ;
L-erenouvellement
à la suited'unmarna.ge€st
beaucoup
plus importan(ct par rapportau vorumetotar
parlesdiÉférenc";;"
dU;Ë esisurtoutàssez.fàible
pouir" .ou.,
l"iu:il*1"":::i:veltemenr
Conclusion
La vitessedecourantà rasuitedu
du couranrcréepardifférences rymgsg dansrecanarestbeaucoup plus rmponante quela vltesse
dedensiié.D;r i;ùl;;;ereure ou canal,lescouranc
différencesde dànsitésaomrnlqlt. dusà ra
frlisô"" Ë-i""iilàt? ii'* au "o.-".ce sesitueen dessous
niveaumoyendeseauxil y auraun.échange du
pernanentpaï lesdifférenc", a" à.^lùri'bËi e"n-g"
-plu:
derenouvellement estcependantfaibie.en Iadynami'que-créee
à la suitedu mérange la différence
dedensité diminuera
entieeauchaude ", "ui rioia"'"ï1u,iJii"naur"-ent de l,eaufroide.
Le pourcentage de renouvellement deseauxparla maréeminimaleestau moinsde g4voeÎ panant
d'unrenouvellement en 2 joursil faudra ggbitdepompage
_rl^ d,environl r5 m3/h.Dansrecæ
plusfavorable,le renouveliemenr serade r00zo.sri""iii"'ritî^tion ,urlir"" iiïuuàiu ààËa",,i le
prendle risquede ne pasinstalrerdespompages on
;, Ë;h;;;" pou. un'foÀià!"-àà-"îiu"ite ,o,ur
d'environ100m3/h.

Taparura
Tunesie
r',..tàlCdr h b-i.J ôi d|!l|p.oÉ.ar, aJO É{cr

o2

0.t

F
I

qd |lr'l

( if oupcrucnrNDI)llCO/SC:llT-TUNlSIli
Avril 1994
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avart-ProjetDétailléde la composante
dépollution

ANNEXE 4 : Dimensionnementhvdrauliouedu canal de drainape

S C E T - T U INS I E / N E D E C O
. l â o
ôqfru" & &^ cYCLot',È,
*IEÀDINGSOCIETE CEIITRÀLE
POURL'EQUIPE}.IEI{T - TUIIISiI
DUTIRRIIOIRE
*IEXT PLÀN DÏRECTEUR
DUGRÀI|DSFÀX
*TEXT SI'ÀXUXBP
*GEIERÀL 1 150 150 1000 100 250 30
*cÀLc 55 i i20 10 10 1
*NoDE 0 3700 216 136470 79800 332 50 i
*}l0DE 0 3600 283 136550 79880 50 1
*[0DE 0 3500 254 136830 80290 50 I
* oDE 0 3400 251- 136910 80{00 50 1
*l{oDx 0 3302 245 136980 80500 50 1
*lloD[ 0 3301 240 137130 80600 50 1
*l{oDx 0 3300 2r7 137390 80640 50 1
*NoD[ 0 3201 202 i37530 80660 50 1
*NoDE 0 3200 i55 131620 80760 50 i
*NoDE 0 3100 135 138050 80795 50 1
*NoD[ 0 3i0i i35 138030 8A795 50 1
*l{0DE 0 9100 150 138210 80555 50 1
*l{oDE 0 9200 150 139375 79500 50 1
*lrl0DE 0 9250 152 140259 i9550 50 I
*ltoDE 0 9300 i50 140550 79595 50 1
*LtoDE 0 3000 200 138000 80980 50 1
*EIoDE 3700 1400 186 250 30
*CIJLVERT 361 3700 3600 400 15* 25û 200 193
*cuLVnRr 351 3600 3500 400 75* 300 193 131
*cuLvERT 341 3500 3400 300 90* 300 134 123
*CULVBRT 333 3400 3302 zru 100* 300 123 1i0
*cutvERT 332 3302 3301 200 i00* 300 i10 85
*CULVERT 331 330i 3300 350 100* 300 85 69
*cu[vtRT 321 3300 3201 350 i00* 360 69 5i
*cutvERT 312 3201 3200 350 100* 360 57 39
*cuLv[RT 311 3200 3i00 3û 100* 375 39 35
*ltoDl 0 i600 900 137300 7825C 906 50 1
* 0D[ 0 i500 740 137750 78120 25?. 5C 1
*NoDE 0 1510 920 137925 77900 232 50 i
*l{0D8 0 1450 560 rJ7120 78780 224 50 1
*NoD[ 0 1{00 455 0 137750 19120 50 1
* 0DE 0 1410 468 i37180 78900i011 50 i
*l{0D8 0 1420 480 137470 78900 170 50 1
*NoDE 0 1300 296 0 137760 794501059 50 I
*l[00[ 0 1200 155 0 137660 80200 335 50 1
*lloDE 0 1150 140 0 i37750 80400 141 50 1
*lt0D[ 0 1100 162 c 138160 80500 1
*E$0DE 1600 1300 185 30
*[N0D[ 1500 1050 200 30
*ElloDE 1510 1200 200 30
*EN0DE 1450 800 250 30
*Eu0DE 1420 800 200 30
*EN0DE 1410 1600 209 30
rlNoDn 1300 2000 249 30
*EN0DE 1200 900 313 30
*tNcDE 1.1.50800 ?14 30
iCtilV[RT 160 16(r(J1500 5û 1501 150 60tr 350
*cuLViRl 15i i510 i500 50 100 580 3?0
*cuLvtRT i45 1500 1450 5û i50' 15û 350 !14
*cuLvlRT 150 i150 14û0 50 150* i.50 114 10
fcuLVËRT 142 1420 141.0 20 100 350 290
rctjlvERl i.41 i4i0 1400 50 150* i50 274 94
rculvcRT i40 1400 i30c 150 200* 250 0 -70
*CÛLVERT 110 1300 1200 200 2001 25û -ia -229
icutvERT 12c i200 1i50 50 250* 500 -22e -240
&
*cuLvERT 115 1150 1100 50 250* 500 -2A0 -250
*COI'II{BIIT
COL.TÀPÀRURÀ
*[{EIR 10 1100 9100 2000 0
rfiEIR 11 4000 9200 2000 0
*TRÀPPR0F900 3101 3000 2001000 200 200 280 5 0 0
'*l{!iR I 3100 3101 2000 100
*TRÀPPRoF 910 3100 9100 2001200 200 200 280 -50 -50
*TRÀPPRoF 920 9100 9200 2001200 200 200 280 -50 -50
qRÀPPR0I 925 9200 9250 2001200-200 200 280 -50 -50
*cûlvxRT 930 92509300 100 150* 600 -75 -100
*C!lll'lE$TFII{ du col. ïÀPÀRURÀ
*PUHP0 7001 111 141030 78125 -212 -300 1 , 61 1 I
*sPItLilÀY7000 lil 141030 78120 300 29 1
*NoDE0 7050 140 i{0590 78160 55 1
*lloDn 0 7100 176 140300 7800073.5 5s I
*ltoDE 0 7150 210 140070 77870 55 I
*l{oDE0 7200 313 139950 77730 72 55 1
*lfoDB 0 7250 309 139920 77694 55 L
* oDB 0 '1201 2'13 140070 77644 55 I
*lloDE 0 i260 480 139880 76940 55 1
*ltoDE 0 7300 305 139810 77580 55 I
*l{oDE 0 7310 300 139570 77300 62 55 1
- *l{oDE 0 7350 424 139590 't7785 55 1
*lfoDE 0 7400 617 r392i0 77960 55 1
*lr0D[ 0 7410 915 138?70 77080 55 1
, 'tl{9DE0 7450 625 139070 78150 55 1
*NoDE0 7460 684 138990 78040 55 I
rNoD[ 0 7410 962 i38515 77440 55 1
*NoDE 138500 77330 55 1
- *NoDE0 74801027 I
0 7500 571 139020 78200 55
* 0D[ 0 7510 1020 138200 77650 55 1
*NoDE0 7550 638 138970 18260 55 1
- *NoDE0 7560 ?10 138720 78150 55 1
*NoDE0 7570 728 138?00 78170 55 1
*NoDE0 7580 890 138200 77920 55 I
*ltoDE 0 7590 924 138140 77900 21.6 55 1
*lloDE 0 7600 591 138880 78390 55 I
*lt0DE0 7650 522 138830 78625 55 I
*ltoDE 0 7700 505 i38630 78630 55 1
r,l{oDE0 7750 520 138580 78580 55 i
rltoDx 0 7800 649 138500 78490 55 1
*roDa 0 ?850 815 138100 78220 90 55 I
- *ETODE 7850 200 193 30
*BI{ODE 7200 440 259 30
*EIIODE 7590 400 400 30
*[ 0DE 7310 700 298 30
-
*INODE 7100 400 298 30
'(CULVIRT 700 70007001 150* 150 -2L2 -2ï2
*cuLvlRT 705 7050 i000 100 -124 -140
- *cuLv[RT 710 71007050 100 -52 -r24
*cuLvlRT 715 71507100 100 -24 -52
*c'ùL'i[RT 120 72ûA1r\0 100 5 -24
*cuLi'[RT 725 1750 i200 160 2 5 5
*cuLilERT 730 730C7250 30 160 44 25
rcuLvERT 735 73507300140 1 4 0 89 14
*cuLV[RT 740 74007350140 1 4 0 148 89
' *culv[R1 745 74507400 50 1 4 0 175 148
*CULVERT750 75007450 50 140 ii9 t15
*culiraRT 755 ?550 7500 40 150 203 179
- *CULVIRT i2I 720t)7201 150* 300 95 11
3
*1RÀPPR0F 722 7201 2100 250 400 100 100 40 77 88
__ *C0l{,l$lTC0!. T C0[D.ex 80
*c0LvERT 726 7269 7250 90 80 155 36
*cuLvERT '12'17260 7250 90 80 155 36
*Col.ll.lENTCoL.À C0IID.ex 100
- 'ICULVERT731 73107300 320 170* 200 100 50
*Cltll.lÏl{TCot. ÀBISC0D. ex 30
*cutvBRT 74r 74r0 7400 425 120 593 237
_ *cot'{tiEllT col. B c0llD.ex 50 40 30
*cuLvERT '146 7460 74s0 r20 100 344 310
*cuLvERT 747 7410 7{60 250 100 647 364
*cuwERT 748 7480 7470 360 80 809 704
-
*Colll.{ENT cot. C CoND, ex 50
*cuLvBRr 751 75107500 250 100 820 270
*cot.{EllTc0L.s c0 D. ex 80
- *CULVERT?56 75607550 200 100 420 328
*cutvtRl 157 't510 7560 80 458 440
80 1r4 458
_ *culvmr 759 7590?580 170 80 140 71.4
*CtllllB]lTCoL.R c0$0.ex 15060 40
*cutvERl 760 7600 7550 50 i50 231 203
*cuLvERT 765 7650 7500 130 150 242 23r
- *cuLVERl '1'107700 7650 100 150 247 242
*cuLvERT 775 1750 7700 310 i50 280 241
*cuLVlRT 780 7800 7750 280 r20 419 310
- *cuLTERl 785 7850 7800 330 100 580 4I9
*cC'lû{[[TConduites dédou]Iées
*CULVERT724 72507200 160 25 5
1CUwERT 129 7340 7250 160 4 4 25
*cuLvBRT 734 7350?300 140 89 4 4
*CULVERT739 74007350 140 148 89
*cuLvBRT 744 7450 1400 140 r75 I 48
_- *cuLv[RT 749 7500 7450 140 !19 17 5
*CoHUENT Collecteurx
*l{oDI 0 {000 162 0 139390 79420 1
., *l{oDt 0 4100 225 0 139200 79060137.i 1
*SPILLI,]ÀI4111 130 138935 79350 600 80 1
* oDE 0 4101 225 t39202 79065 I
* oDr 0 4110 158 '19465 1
138820
- *N0Dn 0 4120 r97 138665 79305 I
* oDE 0 4130 225 138460 79500 i
*ltoDE 0 4200 2r7 139120 79080 1
- *l{oDE 0 4400 380 138400 78?80 300 i
*NoDB0 4700 212 138895 79125 24 I
*l{oDE 0 4800 253 138350 79210 i
*t{oDE0 4850 280 138050 79250 1
-
*lloDE 0 4900 453 137800 191?5 1
rPultP 1 4500 275 139270 79010 -98 -150 2Û01 I
*NoDE0 4250 225 138790 78945 1
-- *INoDE 4i00 600 162 30
*EN0DI 4700 300 418 30
*IINoDI 4400 530 r78 30
-160 - 187
_ *cuLvERT 400 41014000 300* 400
*9iEIR 2 41004101 400 50
*COI.IUENT COLLECTIÙRI
*cu[v[RT 410 41i1 41001?0 60 32 -r0
- *cuLVlRT 41I 411041Il i70 Bc| 51 32
*cuLvERT 4r2 4120 4Lr0 60 80 11 5l
*cuLV[RT 413 41304120150 60 98 77
- *COI.IHE}IT COLLECTIURL
*CULVERT420 42004100 350 250* 500 -75 -93
_ *CULVERT440 4400 4250r70 100* 150 230 0
*cuwERT 125 42504200 170 200* 400 0 -75
*c0LvsRT 451 4i00 4500 60 -93 -98
,.C0llllBllT
C0TLBCTEUR
r EX.50,50,50,50,60
- *cutvERT -27 -70
460 4700 4200 100 200* 200
rcuLvERT 4?0 4800 4700 300 150* 200 90 -27
rcuLv[RT 480 4850 {800 400 100* 200 1{5 90
- *cutvERT-485 49004850200 80 280 145
'tCU,ll.{El{T coL}ecteùrP avec)(
Raccordeûent
,.1{0Dl0 7501 571 i39035 78200 1
_ *ltoDB 0 ?651 522 138845 78625 I
,,lloDE0 7601 591 138895 78390 55 1
*cutvERT 428 7501 7601 250 200* 3Û0 200 130
*cuLvERl 427 7601 7651 250 200* 300 130 80
- *cuLvERT 426 765t 4250 250 200* 300 80 0
*llEIR 3 7500 7501 800 275
*COI,II,IEIIT
COLECTEURB
*lt0DE 0 2100 333 140320 77440 140 35 1
'tl{oD8 0 2050 305 1{0520 77580 35 1
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401 4000 1,16 1,29 -].87 3.03 t00*f* 80 69 13.677 ,26 99999 -{3 20.00
9200 1.50 r,29 .00 1,50 86 * 80
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328 374 10.00
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9100 1.50 1,35 .00 1.50 90 ** 78
401 4000 1.16 1.33 -1.87 3.03 100**r ,o 68 13.828 .25 99999 -43 20.00
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3101 1,35 1.14 .50 .85 78 -11,2592,21 319 374 8.00
3000 2,00 ,55 .00 2.00 28 0
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9i00 i.50 1,31 .00 1,50 87* 85
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900 3101 1.35 J..t? .50 ,19 -9.3511.36 301 374
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9300 1.50 ,95 -.50 2,00 73 92
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:

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110 iI00 1.30 L37 -2.50 3.80 100*** 77 90 13.200 .20 99999 -29 20,00
9100 1.50 1.37 .00 1.50 91 *'t 77
40I 4000 1.16 1,36 -1,87 3.03 100*** 76 69 13.871 ,25 99999 -43 20.00
9200 1,50 1,36' .00 1.50 90't* 76
900 3101 1.35 1,16 ,50 .85 't8 78 78 -Lr,987 2.29 305 311 8.00
3000 2.00 .55 ,00 2.00 28 0
910 3100 1.35 1,36 -,50 1,85 100*** 78 77 -8.814 ,48 24733
-99999 8.00
9100 1.50 1.37 -.50 2,00 93 ** 7't

920 9100 1.50 L37 -.50 2.00 93*'t 77 100 8,005 ,47 9999999999 8,00
9200 r.50 1.36 -.50 2.00 93** 76
o?q 9200 1.50 1.36 -,50 2,00 93 ** 76 73 17.{131.01 559799999 8.00
9250 1.50 1,21 -.50 2.00 86 * 78
930 9250 1.50 L2t -.50 2.W 86 * 78 77 17.3931,12 395199999 8.00
9300 1.50 1.03 -.50 2.00 16 80
935 9300 1,50 1,03 -.50 2.00 76 80 79 17.5001.25 2832 99999 8.00
9350 i.50 .93 -.50 2.00 7I 81
- e40l e350 1.50 .93 -.50 2.00 7r 81 80 17.5611.32 2t37 99999 8.00
-,50
I 9400 1.50 .90
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2.00 70 8l
94519400 1.50 .90 2.00 70 8l 81 !7.679 1,56 !478 99999 8.00
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I IIHBR LEVIL LEVEL LEVELDEPIfl
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IIITfi TRÀPEUIU}"I
OPINCOI{DUIIS PROTITES
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.37
3000 2.00 .55 .00 2.00 28 0
910 3 1 0 0 1.35 i.35 -.50 1.85 1 0 0* * * 84 84 -5,100 ,18 70291
-99999 12.00
9100 1.50 1.35 -.50 2.00 93** 84
920 9 1 0 0 1.50 1.35 -.50 2.00 9 3* * 84 rr7 10.131 .40 2939499999 12,00
9200 1.50 1.30 -.50 2,00 9 0* * 82
925 9 2 0 0 1.50 1.30 -.50 2.00 9 0* * 82 76 18.326 .72 385299999 12.00
9250 r.52 1,07. -.50 2,02 78 85

,roI 9250 r.52 r.07 -.75 1.50 i00 ,r, 85 85 17.939 1,99 565 rl7'? 6.00 . RECTÀNGUIÀR
I 9300 i.50 .55 -1.00 1,50 100ll, 0

iiIiRs:

10 1100 r.62 1.36 -2.50 4,r2 9{ ** 84 92 12.551 .47 20.00


9i00 1.50 1.35 -.50 2,00 93** 8{
11 4000 r.62 1.31 -1,87 3.49 91** 81 66 14.006 .60 20.00
9200 1.50 1.30 -,50 2.00 90 ** 82
I 3100 1.35 1.35 -.50 1.85 1 0 0* * * 84 84 7,712l.I0 20.00
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3'l Canal d'évacuation dcs eaux pluviales

Les simulationspour le dimensionnementde ce canalont été faites avec le programmeCYCLONE,


qui simule en temps réel le fonctionnementde l'ensembledes ouvragesd'évacuationdes eaux
pluvialesexistantsou projetéspar I'ONAS et rejetantdansla zonedu projet.

La pluie de simulationest celle de l'évènementd'Octobre1982 telle qu'enregistrée


par l'Institut
Nationalde la Météoroloeie.

Deux variantesdu tracéde ce canalont été simulees:

- Une varianteavecrejet dansun desbassinsdu Port de Commercede Sfax sousforme d'un dalot

- Un rejeten mer à la limite Sud du projet

Ce canal seraà fond plat et calé à une cote de - 0,50 m NGT (la cote moyennedu nouveauTN est de
1,63 m NGT). Il sera toujours en eau et verra ses eaux se renouveler par le biais du marnageet
éventuellementen injectant de l'eau par pompageen tête du canal (côté Nord). Pour permettrede
soulagertant soit peu ce canal (compte-tenudestempsde réponsedes divers bassins),il est prévu un
seuil en bétonpermettantle déversementpar surversedeseauxvéhiculéespar notammentles dalots
deseauxpluvialesde la PoudrièreIL

3.1 - Variante de déversement dans un des bassins du port de SFAX

Le canal aura une longueur de 2850 ml environ. Le bief éntre le seuil et le PK 4 serade 2'15 ml
environ. Le dalot auraune longueurde 235 mI et la hauteurd'eaumaximale au niveau du canalsera
de 1,30m NGT pour une largeur au plafond de 12 m.

3.2 - Variante rejet en mer :

La longueur du canal sera de 450ô ml. La hauteurmaximale des eaux seracomprise entre 1,48 m
sansseuilet avecùn seuilde 1 m.
NGT et 1,31mNGT respectivement

Il est recommandéde réalisercetteliaison avecle Canaldu PK 4 avecce seuil pour ecrêterles pointes
de débit transitantpar ce canaide collectedeseauxpluviales.

3.3 - Coût approximatif des deux variantes

La premièrevariantea un coût approximatifde 1.450.000DT


La deuxièmevariantea un coût aooroximatifde 1.100.000
DT
3.4 - Conclusion

La différencedescoûtsentrelesdeuxvariantesà ce stadedel'évaluationestde321o environ,


La solution"rejeten mer" présenteI'avantagede s'affranchirde la contraintede I'autorisationde
I'OPNTmaislesinconvénients derisquerla pollutiondesplagesSudparlesrejetsdespremiersflots
très polluésdu canalsurtouten casd'occuffence d'un oraged'été.En outre,ce canaloccupeune
- emprisesupplémentaire de5 ha(30m x 1650m) y comprisla pistedeservitude'
Cetteemprisepounaitêtrefixéedéfinitivementen étudiântI'intégrationdesteÛainsde la NPK au
projetpoui éviterunecoupurephysiqueà I'intérieurdu sitedu projet'

La solution définitive à retenir dépendde la réponsede I'OPNT et du Port de Sfax à notredemande


d'autorisationde rejet dansle bassinminéralierdu port de SFAX
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollutron

ANNEXE 5 : Comparatif des coûts de desrevêtements


du canal de drainasesud

EDECO
SCET-TUNISIE/N
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AVANT PROJETDETAILLE TAPARI]RA
CANAL DE DRAINAGESUD
DETAIL ESTIMATIF (par ml)
Prix Désignation Unité Quantité Prix unit Prix total
N' DT DT

Variante revêtementen terre "cohésive"


(b=12m)
Déblai en tenain meublehors nappe m3 16.86 4.00 67.44
Déblai en tenain meubledansla nappe m3 2n.50 6.50 r33.25
Terre"cohésive"de protection m3 5.79 3.00 17.37
Gabion m3 0.10 30.00 3.00
Filtre géotextile m2 0.80 3.00 2.40
Glissièrede sécurité ml 1.00 50.00 50.00
Mur narafouille ml 1.00 150.00 150.00

TOTAL 423.46

Variante revêtementen pavé(b=10m)


Déblai en terrain meublehors nappe m3 15.11 4.00 60.44
Déblai en tenain meubledansla nappe m3 16.00 6.50 104.00
Terre"cohésive"de protection InJ t.4l 3.00 4.23
Matériaudrainant m3 1.85 20.00 37.00
Filtre géotextile
\
m2 10.11 3.00 30.33
Pavésautoblocants, y iompris mortierde pose rn2 ).)) 20.00 111.00
BétonC250 m3 0.u 100.00 24.00
Glissièrede sécurité rnl 1.00 50.00 50.00
Mur oarafouille ml 1.00 150.00 150.00
TOTAL 571.00

Variante revêtement en béton (b=8 m)


Déblai en tenain meublehorsnappe m3 19.28 4.00 77.t2
Déblaien terrainmeubledansla nappe m3 14.08 6.50 91.52
Filtre géotextile ML 2r.00 3.00 63.00
Matériau drainant m3 5,M 20.00 100.80
Bétonde propretéC150 m3 0.80 90.00 72.00
BétonQF350 m3 5.52 150.00 498.00
Jointsec . ml 10.30 5.00 ) l.)u
T^i-+..,^-
Jwrrr! rJPv
Fl--^-l
rrw^vvr ml 0.42 10.00 4.20
Acier ko 164.00 1.20 196.80
Glissièrede sécurité ml 1.00 50.00 50.00
Mur parafouille ml 2.00 150.00 300.00

TOTAL | 504.94

b : désignela largeurau plafond


ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollution

ANNEXE 6 : Note de calcul de génie civil des ouvrages

SCET-TUNISIE/NEDECO
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ProjetTAPARURAPhaseIII : Avânt-Projet
Détailléde la composante
dépollution

ANNEXE 7 : Doruréessur l'étenduede la plaquede phosphogypse

SCET.TUNISIE/NEDECO

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ProjetTAPARURAPhaseIII : Avânt-Projet
Détailléde la composante
dépollution

ANNEXE 8 : Zone d'emprunt dansle canal de Kerkennah

SCET-TUNISIE/NEDECO
Zone d'Emprunt de sable dans 1e canal de Kerkennah
(s1)

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Détailléde la composante
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet dépollution

ANNEXE 9 : Note de calcul desvolumes à excaveret à draguer

SCET.TUNISIE/NEDECO
Projet Taparura - Composante dépollution

1.0 MatériauxTerrestre
Nécessaire

o Sur lestalus: Vr = 200.000m3


. Surla partiecentraledu dépôt:V, = (352,5)' xr x 0,2m = 78.073m3
. Sur fes rampes: Yz = 2 x 27.125= 54.250m'
. Les buttesde terresur la partiecentraledu dépôt: Va= 166.OOO
r'
o Le déficiten matériaude remblai:
Vs= 660.000- (352,5\2 x n x 0,2m = 581.927m3 ^, 580.000m3

Vofumetotalw =V1 +v2 +v3 +v4+v5 = 1.074.250


m3- 1.080.000
m3

2.0 Quantitéde matériauxpolluésà draguer(VoirTableau3.5)

Superficietotaleà draguer= 235 ha

. Digueet épis
Digue(partiesud) '. 224m x 1.075m x 0,45m = 108.360m3
Digue(partienord) : 2'l2mx 1.870m x 0,45m = 178.398m3
Epi1: 385,0m x 11,0m x 0,80m = 3.388m3
Epi2: 192,0m x 16,5m x0,80m = 2.534m3
Epi3: 462,5mx24,5mx O,8O m = 9.065m3
Total = 302.000m3

Volumeà excaverà sec sousla digue= 24.500m3,d'oùle volumeréelà draguerest :


302.000m3- 24.ooom3= 277.500m3

o Autreszonesà draguer

Surface : 2.350.000 m2- 586J0'rh2


= 1]74nOO m2

V, =1.774.0O0x0.45m =798.300m"
Vaz = 92.150m2x (0,75m - 0,25m) = 46.000m3
Ves = 203.000m2x (0,75m - 0,25m) = 101.000m3
Vor = 41.000m2x (2,25m - 0,25m) = 82.000m3
TOTAL = 1.027.000
m3

VOLUMETOTALA DRAGUER= 1.027.000


+ 277.500= 1.304.500
m3
SCET-TUNISIE/ NEDECO
3.0 Quantitéde sableà draguerdu Ganalde Kerkennah(VoirTableau3.6)

. Digueet épis(vl )

Partiesud : Surface= 680 m2


Longueur =1.075m
=
Volume 731.000m3

Partienord: Surface= 536,25m2


Longueur = 1.870m
=
Volume 1.002.788 m3
= 1.733.788
Volumede la digue= 731.oo0+1.002.788 m3

Epi2: Longueurr = 67 m
Volumer = 1.817m"

Longueur2 = 67 m
Volumez = 1.8'l7m'
VolumeTotal = 2.358m3

Eoi3: Lonoueur = 295m


Volume = 3.540m"

souslesépis= 17.500m3
Excavation

Volumetotal(digueet épis)=

1.733.800 = 1.757.300
+ 2.500+ 3.500+ 17.500 m3

V. = 1.760.000
m3

. à +1,5m NGT(voirfigureci-jointe)
Remblaide la plate-forme

Zone| = 30.000m3
Zonell = 270.000m3
Zonelll = 720.000m3
ZonelV = 960.000m3
ZoneV = 900.000m3
ZoneVl = 870.000m3
ZoneVll = 250.000m3

Total = 4.000.000
m3

de la plate-forme
Remblai mx125 ha = 3.375.000
à +1,0m NGT= 4.000.000-0,5 m3

r Remblaides excavations

B1 316.500m2x (0,75+ 0,1- 0,35)m = 158.250


T3
B2 94.000m2x (0,75+ 0,1- 0,35)m = 47.000m3
B3 2O7.O0Om2x (0,75+ 0,2)m = '196.650
m3
c1 93.000m2x (1,25+ 0,1- 0,35)m = 93.000m3
c2 71.500m2x (1,25+ O,1- 0,35)m = 71.500m3
c3 29.000m2x (1,25+ 0,2)m = 42.050m3

SCET.TUNISIE/ NEDECO
Dl = m2x(2,25+ 0,2)m
42.O00 = 102.900m3
=
TOTALVs 711.350m3 o 720.000m3

o Couverturedu dépôt
V4 = 375,5x ?tx 0,8 = 303.500m3 * 305.000m3

4.0 Volume des matériauxpollués à excaver

o A I'endroit
de la digue:
Vr = 7 ha x (0,25+ 0,1)= 24.5gO
ts

. EntreMB (maréeBasse)et la Digue:


Vz = 16 ha x (0,25+ 0,1)= 56.gatt'
Ycs= 28.220m2x ('1,25- O,25)= 28.221m3
= 84'221m3
V tor"r

. de la Digue:
A I'intérieur
= 2'000'000 m3
Vprrosphosvpse
Ys='125ha x (0,25+ 0,1)= 437.500m3
Ver= 310.000 m2x(0,75-0,25) = 154.000
m3
V c r+ V c z= ' 1 6 1 ' 2 7 0 x ( 1 , 2 5 - 0 ,=2 5
1 )6 0 . 0 8m
13
Vror"r= 2'751'581m3

Volume total à excaverà sec = 2.860.302m3

SCET-TUNISIE/ NEDECO
PUarg- F-o€rvlÊ

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1 1. 2 h a
.':?

21.4ha
ProJcrTAPARURA PhaseIll : Avant-ProjetDétailléde Ia composante
dépollution

ANNEXE l0 : Avantsmétrés

SCE'I'-'I'UNISI E/N EDECO


N'de
Prix

2 . 1 Levébathymétriques

s =236 + 7 + 16 + 125t3= 300na

pourl'amélioration
destranchées
Dragage dessolspourlesouvrages
et miseen æuvredesdéblars

v= [ E p1i + E p2i + E p 3i l x 2 m
[385x 11 + 192x'16,5+ 462,5x24,51x2
'16831 x 2
,25
33 662.5m3

z.J Dragagede sabledansle canalde Kerkennah= 5.500.000


m3d'aprèsl'étudecomplémentaire

5.2 d'unetranchéeautourdu dépôt


Excavation
V 3.000x 3 x 10 = 90.000m3
=

destalusdu dépôt
3.4 Profilage
NE 200x 100x 4,5/2= 45.000m3
SO 200x 50 x 4,912= 24.500m3
Sud 350x 50 x 6/2= 52.500m3
TOTAL 122.000m3 environ130.000
m3

du Canalde drainage
Excavation
3.400x 12x 2 = 81.600m3

4.1 16/32
Gravillons
17x 0,3x 295x I x 0,3x 90 = 1.748m3

4 . 1 . 4Blocs100/300kg 680 m x 0,3 Tim3 = 204T

4 . 1 . 5Blocs50/80kg 15x(112,5+ 90 + 92,5)+ 6,5x 90 = 4.125m2

5.1.'lRéalisationet étudesdessondages
L = 2 x pi x435 = 2.733m
Nombrede sondages = 2.733/25
= 109

5.1.2 de l'écran
Construction
878x 8,5= 7.463m2
B 878x 10,5= 9.219m2
564x 11,5= 6.480m2
r\ 229x 16,5= 3.779m2
641x 14,5= 9.295m2

Total = 36.242m2 arondi à 37.000m2

SCET-TUNISIE/ NEDECO
ProjetTAPARURAPhaseIII : Avant-Projet
Détailléde la composante
dépollutron

ANNEXE 1l : Réeime desvents dansla zone du proiet

SCET-TUNISIE/NEDECO
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ProjetTAPARURA PhâseIII : Avant-ProjetDétailléde la composante
dépollution

ANNEXE 12 : Résultatsde la campagnegéotechniquecomplémentaire

ISIEiNEDECO
SCET'-'I'UN
GBOTECHNIQUB : :âtU -fl r:â:ll
TUNISIE À t.,i,qpJl
15,Rue 8601- Zone Industrielle . rbJl
\i
. -JI - 8601"..0-r
\?
, 15
LA CHARGUIA l çr,il|
Té1.: (216-1)799 525- 792474 - 781704 (216- I ) 781704-7924'74 -799525| ..!il-6ll
Fax : (216-l) 783 644- 781,956 (216-I ) 781956-783644:u.slsJl
B.P.:223 - Tunis- CEDEX : 1080 u.3: 1080-223:.!.cjé
E.mail : getu@planet.tn

:,'i S C E T TUNISIE

PROJETTAPARURA A SFAX

CAMPAGNE GEOTECHNIQUE
COMPLEMENTAIRE

RAPPORT DES RESULTATS

AFFAIRE N" 698/98 COMMANDE : SCETTUNISIE

G
F
E
D

B
3.08.99 M. BACHALI M.BOUHLILA
IND DATE ETABLI MODIFICATIONS VERIFIE c.I Nbres de Pages

5ondogescoroités.Pénêtromèkesto|ique'Pressiomèhe.Torière.Loboro|oiredeso|.Gæphysiqæ.Contrô|edespieux-E
CletÉ SCET.TUNISIE
Chantier: È,ojetTAPARURA

Scrdqp l.P: A1
Méthodedeîo-aes Bobffon Dab débit t2JO7n99

T!,peet darnèh€d'oini,: Carofrtordable ll6mm hdenn WMI|I$$

DbnÈke de nrbage l.l0mm Nrveaud'eauStriquq 3'95m

Cocdomrées: r-13$28.1114 9-797M2K z:6268 NI,,au dear de torage

s.P-( ECII
E H
i
É o
Natre géologique
Em (ys
N
Prûf i n =
.O /\ eë (n) N
2'É
6-.)
t t t l t t l à

t t
Phqphogtpse
Lq9r
:=
I

b5u

Sabb rraseuxà déb,riede coquiles et à d€straces


de matlàe eégétab matbe

9.20
qt' IYr|lâs I l- aæ '|a âÉt*lo '|a mn|læ ]glæ LL
10.00

Sablefu aæc pÉsencede galsb à la bose


1 1. 2 5 c}-ô
t 1.60 agflelo< à agib saUer.tse,
@e
E==

===

= = : Atgile silb-6abla$e, srpceusepôr dldroite, aeec


gésenca de no&les & cahafc, rcuge'ùttrnâûe

===
17.10

Sôbletn légè!€m€ûtalglblx an sornmet,awc


gésence d'enqoeengt de sableconsdidé
i grÀæl€ta eûta 1820 a 183ûn
1C.00
1)a) tsnqÛ,nenPr (lê aaue q|sonde (Ûleseux
ô Àgile sablêus€to.Apâù€
SONDAGESCAROTTES
Cli€!É SCET.TUNISIE
Chanti..: hojet TAPARI.JRA

Scd4e l,f: M
t éthodede foags Botatbn Daûedéht nn7n999

Type et damèhe d'ou{L Caloffier double ll6mm Dab de fin: I$[iI[999

Dlamète de hrbags: 14&nm lùveau d'eau SHiqtre 3.50m

Cocdonnéec :c-1r0096555 y:-79742.544 z:63L0 Ntean d€ar de turage.

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Sablesilto-værx à algues,gds-noirâte

1J-00
Sableûn siha4 Egarementatgiler.o.,gb
14.00
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fugite slFeuse compae grâ\releuse,beige


-tqrgPât€
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17.00

Sableûn à moyvr diceua beiç


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Arsilesabbrg rcrg€âôs

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Clt€trt SCET.TI.JNISIE
Chantis: TetTAPABURA
Scdage lf: A1
lférhodedeIq-æe Rotaûon Daied&û Vn7n999

Typcet darnèbed'outi! Caroûierdorble 116mm Dâtede ûn: O7Mn999

Dlanèbede hrbagp: l40rnm Nrvcaud'earSbtirrua 3.915m

Coordourée* x,-739€ff'.L44 y;'797Ù42ffi z:6268 Ntr'au dear de turæe '

s'P.T ECII
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d€ madàe végétal€mô[in€

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Slft aryl€ua à desh"æ de débnlsde coqdfes,4e
10.00

S*le fu arec pÉsace d€ galeb à h baee


1.25 c}.f)
1. 6 0 jlh ardetD( à a(@ sableuse,bdse

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Atgil€ fu-sat lsuse,S,fuse pd qtdrcib, a\rec


Ë = = gésence de nodulesda cakane, rcuge+rtrrûte
:

17.10

Sôle tn EgÈ€'rglt otgleux ar so|ntnet,ôrec


gésence dendoM de sablecqrsdidé
z grôr"l€rq €trûe f820 a 1830rn
19.00
ô Argile sabla$e rcrlgÊâte
ll
Ctarb SCE-I-1TJÀIISIE
Cha!Éet:
RojetTAPARURA
s.td"s"tç,4.3
Méftode de ôrdgq
Rohtion
Tlrpe et ddDèhe
d,otrdl: Camtier dcrbfe Dabd6rô
f f emrn 07/o7nw
Dtanrètede tuboSe: Dab de tn
f40rnm 70/t7n99g
CoqUolrges lvt/sar d'€auShe|lle
r -139832.1103
y:_TggCa.gg| 3.95m
z:6.47OS.4SO
l,hæau dar de
6rage:

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Ct !û SCET-TUNISIE
Cbarrh PrtietTAPAKTRA

SodagÊ lf: A4
friérhodadehgs Rdor Dedéhû t0/{x/n$B

Typeet,ft'"nàùBdq.dt Caot6ei dort le 116dn Drb de ftr 13n7n99Ê"

Irbmaùredetrbagr l4{hfit f'[rsrdealr$que. 4.d)m

Coordolr.cs. r-1i |fjit2589 yaMAg.Da 28.o7| 7.|2L lt&pu d.an dehge:

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Àgile ôo.rpâdE, bdgê+ntnfÉe

13.10

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arrc rrllscr.& dc aur grridà.q de 16II) à 17.ûln
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Sat e nqpo quzbl à ânde urdice agflsJse

25.00

gn ug[og,p.aD(, csrE d, bdge-{r&rtrlÀe

30.00

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It
C[€!È SCET.TUNISIE
Cln*iæ H'ojetTAPARLIBA

Scdage lf: A5
r.féthodedekasÊ Bobllon Dab débrÈ l3n7/l999

Typeerdanrarne
d'oufft Car,oûierdouble 116mm Dab de ffn: lzlfilÂggg

Dhnrète de hr@:: 1,4&nm l',liveaud'€auSHi(lts 3,50m

Cocdonnées r-1it9617.8111 V-79L620O 24.715 l'ùvcaud--tt de brae '

S.P,T
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8.00
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Argile esrpeeuse, fttable, bdge-rougpee

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S.r'h fu slbeux,à ncogps agfleu de23.60à 24.Om


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Sit agiloglpeuç à feo saHaq. ar sqmnet


bdgs-rcr.lgea

30.00

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PIEZOMETRES
InstallationduPiézomètreNoPZAI
+ cE
lru

,IrqiçC'IHPARUBA:i

Niveau d'eau: 3,95m

ft-rt-t

(tloJPn0gPu
1,.,.,11

t-l-l-lJ

Ttbe PVC mbiai

t----------1 Àm;t

Iéeende

Ll: t q'gueur de forage : l2,l0m

L2: Tub€ PVC 6€piné : I,00m

IJ: Tube PVC plein : 10,60n

I.4 : Tube PVC plein :0,50û


Installation'duPiézomètreN" PZ A4

Niveat d'eau: 4,00m

I
Trbz PVC
Phos?bogPte

Sabbfn userx
9

Argb

Iésende

Lr: Lûlguerr de forâge i l2,50rn

L2 : Tube PVC cri?mé : |,00m

1,3 : Tub€ PvC plein : I1,00m

L{: Tube PVC plein : 0,50m


PLAN D'IMPLANTATION
i-yJ:,{ll r:t-l-;.r-{f ,,i,..l}"tl ,: îs-rll
Jr eirl Ê)L-r.,ll .!c
3000 sÉl :- _ ù:rj g1.2,Jl É{.,r3

TUt{tsrAN (04, 224.805- 2r0.75I : Gi:Ult

EÎ{GIlIEERING R. C A 1290s9/tttz .c_,.s.

TVA : 110993 P/ NP/O00


BUREAU î J i

Sfax le, 21 Juillet 1999

TUNISIE
GEOTECHNIQUE
*********
I PRoJETTAPARURASFAX

Tableau des coordonnées des points de


sondages complémentaires
du 20 Juillet 1999

NO x Y z
A1 -139828.144 -79704.256 6.268m
5.318m

A2 -140096.555 -79742.5M 6 . 3 1 0m

A3 -'139832.403 -79993.991 6.470m


5.450M

A4 -139832.589 *0249.128. 8.071m


7.121m

A5 -139617.891 -79716.200 4.715m

Le DirecteurL'Inqénieur

SIEGE SOCTAL : 13, Rue lrr.bi Zarouk 5000 SFAX


1ê1. : 2164224.805 - 210.751- Fax : 2lÊ4296.836 - Télex : 40983 EIEMS
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'1,")l ..!q \,
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ProjctTAPARURAPhase
III : Avant-Projet
Détaillé
de la composante
dépollutron

ANNEXE 13 : Résultats
desessais
delixiviation
en cascade
et colonne

JNISI t.]/NIiDECO
S('F]'I'-'I'I
B 30,6 0.6 4 m.mv

DHV ENVIRONNEMENT
& INFRASTRUCTURE
CENTREDE RECHERCHES TECHNOLOGIQUES

Client SociétéTaparurâ
P0100-77.001 , / , , ^ . i. rli. -
Essai Essâide lixiviarion
à six pas i l'i \
Echantillon 830: 6,0 - 6,4 m-TN
"Teraalesl'
Les lesis ont été exécutésavec de leau de ner prépaée par la lâboratoire,les donnéesde cetleeau ont été mesuées âvânlaiout.
Les mâlièrcs,dont la teneuresl en dessousde la valeurdedétection,n'ontpâs élé indiauées.

DONNEESGÊNÊRATES
ids tolâl Résidusec Liqulde Données
Rêsidusec échânlillon échantillon aiouté L/S L/S liquideâvant PH
l"/") {91 S lol (cum) (mS/cm) ajout (mS/cm)
58.6 61.2 35.9 1116.5 18.2 14.2 E,O 44.4 'I 4.2
2 1117.4 18.3 36.5 LO 43.9 8.0 43.8
3 990.9 16.19 52.7 8.0 43.5 7.6 44_0
98S.8 16.2 68.9 7.6 43.6 7 1 44_O
5 988.4 16.2 85.0 7.5 5 7.0 44.3
995.8 16.3 101.3 7.4 6 6.9 45.0

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CALCUL RESULTATSPAR PAS


Bâdum bdène Ziîc Slyrène Cresols m-Ethyl- Chloru.es Sulphate
+4Ethylf.
(mgÂg rs) (mq/kqrs) g rs, (mg/kq rs mg/Kgn mg/kg rsl (mg/ksrs) grs (mg/kgrs) (mg/kgrs) (mg/kgrs)
35.73 167.48 20.10 32E.38 41.96
1o1.72 0.45 o.42 0.09 o.o2 310.50 40.18
3 48.55 0.40 0.86 0.18 0.06 0.05 242.87 30.76
90.07 217.76 34.64 291_12 37.24
5 85.00 217.45 23.72 290.71 35.53
6 95.60 268.87 17.92 292.A8 37.42

CALCULRESUITATSCUI,IULATIF
Bâ um bdène Zinc Styêne Cresols m-Ethyl- 23+35Dimeth Chlorurcs Sulphate
+4ErhytL
(mg/kgrs) (mg/kgrs) g rs, mq/xqrs mgKgrs {ms/ksrs) {mg/kq n (mgr'kg
rs) (mg/kgrs) {mq/kqrs)
35.73 167.48 20.10 328.38 41.96
35.73 lttt.48 0.45 o.42 0.09 o.o2 638.88 14
3 35.73 167. 170.37 0.84 '1.29 0. 0.06 0.07 881.75 112.91
125.80 3 205.01 0.84 1.29 0.06 0.07 172.47 150.10
5 210.80 602. 224.74 0.84 1.29 7 0.06 0.07 1463.57 185.63
6 306.40 871.55 246.66 0.84 1.29 0.27 0.06 0.07 1756.46 223.06

Pâge 1
Gén&âl colonno 1

& INFRASTRUCTURE
DHVENVIRONNEMENT
CENTRE TECHNOLOGIOUES
DÊRECHERCHES

DoNNÉEsGÉNÉRALES
DoNNEÉsDEBASEPARcoLoNNE

O Client sociétéTaparura
1 Projel TaparuraTunisie
2 Numérodu dossi€rDHV P0100-77.oo1
3 Réf.
4 Specialiste T.Kok
5 Chefdo Projêt T.Kok
.6 MT-TOCnr. 98-032
7 Tâche Sortran- test surcolonne
I Echântillon€t profondaur B 30 i 5.0-5.4m-TN
I Typede colonne Tubo"Poussé"
10 Typ6 Inox
I1 A €xaminersur: Lasérie"T€natest'plusSO4,S, PO4,NO3,NO2,NH4,F en Cl
12 Prisêde l'échantillon O2-juiF98
'13 CodâColonne B 30 : 5.0-5,4m-TN

13 Diamètrointériour :' 6.70 cm d

14 Rayon : 3.35 cm | = dl2

15 Surfacêcolonne(s€ction) : 35.26 cm2 F = pi.t2

16 Hauteurr€inpliêparl'échântillon :- 36.5 cm h

17 Volumeéchantiffon | 1287 cm3 h.pi.r2 -


{volumetolal} vt

18 votumedêsvidosVo : 429 cm3


{Estimé)
. 429 ml

19 Vitsssedu courantdésirée :' 100 cm4our

20 D6bit I 11'15 cmrour


{joulnalior)
1175 ml4our

APRESLA FINDU TEST:


CALCULDU VOLUMEDESVIDESRÊEL.

21 Poidsrotal de la colonnê t 3012.4 s

22 Poids colonn€ vidê :- 1069.0 0

23 Poids assgccoires :- g

24 Poids net sol mouillé : 1943.4 S

25 Résidusec r- 5O.9 %

26 Poids net sol ssc : 989.2 g G

27 M6sss vofumique | 2.65 g/cm3 Sm

28 Volumo sable : 373 cm3 G / Sm = Vz

29 Volum€ dos vides vo : 9t4 ml Vt - Vz = Vo


{catculé}

30 Oifférsnc6 volume vides 485 ml.

31 Différenc6 volume vides 5 3 %

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GénéÉl colonn€ 2

DHV ENVIRONNÊMENT
& INFRASTRUCTURE
CENTREDERECHERCHES
TECHNOLOGIOUES

DoNNÉEsGÉNÉRALES
DoNNEÉSDEBASEPARcoloNNE

OClient SociétéT€pârura
1Proj6t TaparuÉTunisio
2Numérodu dossierDHV PO10O-77.0O1
3Réf.
4Specialiste T.Kok
5Chefde Proiet T.Kok
,6 MT-TOC nr. 98-033
7Tâche Sortran- lest sur colonne
I et protondsur
Echantillon B 30 : 6.0-6.4m-TN
ITyped6 colonne Tub6'poussé"
'lOType Inox
11 A examinorsur: LasériE'Terratest"plusSO4,S, PO4,NO3,NO2,NH4.F €n Cl.
12 Pdsede l'échantillon 02-juil-98
13 CodsColonns B 30 : 6.0-6.4m-TN

13 Diâmàtrc
intÉrieur :- 6.70 cm d

14 Rayon : 3.35 cm r = dl2

15 Surfacecolonno(s€ction) : 35.26 cm2 F = pi.i2

16 Hauteurr€mplieparl'échantillon r 36.1 cm h

17 Volume échanlillon 1213 cms h.pi.r2=


{volum6 rotâl) vt

18 Volum€ d€s vides Vo 424 cm3


{Estimé,
424 ml

19 Vitêssê du courânt désiaé6 100 cm/iour

20 Débit 1175 cm4our


0ournêlier)
1175 ml/jour

cALcuLou voLUMEDEsvtDESRÊEL.
ApREsLAFrNou rEsrl

21 Poids total d€ lâ colonn6 :. 3831.8 s

22 Poids colonne vidg r 1073.5 s

23 Poids asseccoires

24 Poids net sol mouillé 2558.3 s

25 Résidusec 55.6 %

26 Poids net sol sec 1422.4 g G

27 Mass€ volumique 2.65 g/cm3 Sm

28 Volume sable 537 cm3 G/Sm=Vz

29 Volume des vides Vo 736 ml Vr. Vz = Vo


{câlculé)

30 Différence volume vides 312 ml.

31 Différence volume vides

Pags I

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; 9 P : : . . o u I c ) o o N + 6 @ o
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0)
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c f o-
G
o
(J
CL

F
-c
o-
G
-fAPARURA
ProJct PhascIII : Avant-ProjctDétailléde la corllposante
dépollutron

ANNEXE 14 : Donnéessur un écranen PEHD

s ( 0 t - t t N r s l I , ] / N 8 DO
t-(
tN
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i
F{AUfrâliffi j<;H">
r-"lj1
TASERTECHNIK
llenrallu0g,
! Geschâftslûhrulg, lenrie[Âllg.Ii€llau
l. 32312
Wartlufnskaûe tÛtbecke
'
l0574ll1000.0 ttr lû574ll 4008-40
Telelon
U4l ' 0-i2294l-ûbtecke
Gnbll& C0.KG. P0sllath
llaueFasenechnil t
CK ertrieb Export
llas$erùau,
ÂllerBaindtmn12. 49148 Leflôrde
Tdd0nl054431 20ô-0. t8x105{431 20ô{0/'7s
GHVConsultants E Vedfieb undûrundtra$erschutr
Bauterksaùdicilun0
Mr.van Leeuwen schûtzonstra0e
6. 35578 Welrlar
T€lelonl0ô{1ll3283.0 . F r {0ô4{ll9283-15
P. O. Box 1399
! Vertrirù mdTunnelbau
lt8ronie-
Windn0hlenne01 . 47906 XenDen Fdnisberll
NL-3800Bi Amersfoore Telelon1028451808{ . far {028151 808188
, e-mail:ge0kurslsl0tle@naùe.c0[1
ItltF://w{{.[aue,cofl

lhreleidel undl{â*ricùt llnrùZeictrn Sachbee.beiter Ttlelol llelum


Yourrelcrenc€ 0wnlerence nrhrêe Phonc 0,lo
bi-ks80 Bishop a ++4954 43 1206-73 10/03/99
54 43 | 206-77
Fax:++49

DearMr.van Leeuwen,

As discussedon the phonelastweekpleasefindattached someinformation of


on the resistance
our HDPEgeomembrane Carbofol@406 to acidattack.We are for
looking additionalinformation
whichwillhelpyou provethe performance to yourassociates
of the material in Africa.

The Test reportK 98 0777from the MPA Darmstadtis particularly for you. The
interesting
,,running
numbed'11 is a concentratedacidmixturewithph value1. Thetemperature was23' c,
higherthan wouldbe expected in the ground.
This shows that our material
can such
withstand
an attack.Pleasenotethattheseresultsare nottransferableto otherHDPE sheetsbecause our
productionmethodis unique.

Thereare numerouspredictions about the performance of HDPEgeomembranes in landfill


where
applications the service
theoretical life variesfrom 100 yearsto 550 years.
You canfind
thisin suchbookslikeRobertKoerner- Designing wilh Geosynthetics- whichyour company no
doubthas.
pleasedo not hesitate
I sincerelyhopethatthis helpsyou.lf you haveany furtherquestions, to
ask.Whetheror not I cananswerthemfullyin anotherquestion!
Rêei rêarâ ralc

N A U E-Fasertechnik
GmbH& Co.KG

'(Lrl

làt DavidBishop
&
TechnicalConsultant
ExportManager

PS: Further informationabout your company and the people involvedin designingwith
geosyntheticsin yourcompanywouldbe mostgratefullyreceived.
Page 1 of 1 + pages of attachments

Geschàtlitiihrsr: 0r.lry.ce0r0llerrhn.0ipl.-Klû. Th0nàs (nullinke. Friedrhh Wilheln'lrue.0ipl.Wirlsch. ln!. Hdmullitlr0


X o n l r rC: 0 m m e r r bLàûnbkb e c6k0s0 0 8 7 3 0 0 l S{tSZ2 { 0 0 9 6S1W I Ftr0: 8 A0 t t f 2 4 7 . S f â r k i s sMt i n d e n . L û h b
1B6 0t kÛe0 2 0{ 80L Z1 9 0 5 0 1 0 1 1
0êuhche 8.nkHedord 21131û11 lStz 180700501 sl{lFl: 0EllT0l 38481
N A U E= I U
FASERTECHNIK

Pertormanceof cARBoFoL@geomembranesin contact with chemicats

Status:0299 ol-ru
1 of 11
Chemicqls o
o
\.: o
ii !! J
!ao
C
vl
HDPE
a)
Q q ) : < (4
406
\ J : a t 4 q)
=
a $

Acetic acid 100 +


Acetic acid 25-60 +
Acetic a c i d a n h y d r i d e 100 +
Aceticacidaqueoussolution 10 +
Acetic acid ethyl acetate 100 (+-)
Acetone 100 (+-)
Acidsorganic 50 vol.% ocetic ocid
50vol.% propionicocid +
Adipicacid o +
A l c a l ia n o r g a n i c 60% cousticsodo

Alcohol 30vol.% methonol


30vol.% lsoproponol
+
40 vol.YoEihonedioi
Alcohol
+
m o n o v a l e n ta n d p o l w a l e n t
A l d e h y d e ,a l i p h a t i c 35-40% cornmerciolformoldehyde
solution
+
Allylalcohol 100 î
A l u m i n i u mc h l o r i d e o +
Aluminiumfluoride a +
Aluminium
s ul p h a t e 40 +
A m i n e( D i m e t h y l a m i n e )

A m m o ni a a +
Ammonia 100
A m m o n i u mc h l o r i d e o T

A m m o n i u mf l u o r i d e a f

+ unreslticled T h e C A R B O F O L og e o m e m b r o n e c h o r o c t e l s i t c sh o r d l y c h o n g e w h e n i n c o n l o c l w i l h
lhesemediums.
t satisfactorV T h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e C A R A O F O L eg e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h l h e s e
meotums.
NAUE^IU
FASERTECHNIK

Pertormanceof cARBoFoL@geomembranesin contactwith chemicals

Status:0299ol-ru
2 ot '11
Chemicols
5
o
q,)
\.: l r
3Ë f } :
HDPE
ar
oJ q) :'|: t4
(!
406
o E Q q 0
a

Ammoniumnitrate a +
Ammoniumsulphate
+
Ammoniumsulphide o +
Amyl acetate 100 +
Amyl alcohol
100
A ni l i n e
100 +
Antimonytrichloride 90
Aqueoussolutionorganic +
surfacant
AromaticEsterand Ketone 50 vol.%salol
+
50 vol.9'o
acetophenone
Arsenicoxide +
Aviationkerosene (+l
concerninq BPG
Bariumcarbonate o 't'

B a r i u mc h l o r i d e a
Bariumhydroxide a 't.

Bariumsulphate o +
B a r i u ms u l p hi d e o +
Beer

Benzaldhyde 100 +
B e n z e n ea n d m i x t u r e s
c o nt a i ni nq b e n z e ne
B e n z e n e - 14 ,- D i o l a +
B e n z o i ca c i d a +
B e nz y l a l c o h o l +

+ unrêstricled T h eC A R B O F O L @ g e o m e m b r o n g c h o r o c l o f l s l i c sh o r d l y c h o n g o w h e n i n c o n l o c t w i l h
lhssgmgdiums.
: salisfactorv T h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e C A F B O F O L qg e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h t h e s e
mediums.
NAUE ^l NI
FASERTECH N I K

Pertormanceof cARBoFoL@geomembranesin contactwith chemicals

Status:0Zg9 ol-ru
P a g e3 o f 1 1
Chemicols

\.:
.YÈ HDPE
oa) 406

Borax o +
Boricacid a +
Butane
a +
Butanol-1
100 +
Butylacrylat
100 +
Butyricacid
100 +
Calciumcarbonate a +
Calciumchlorate o +
Calciumchloride
+
Calciumhypochloride 12,5 +
Calciumnitrate a +
Calciumsulphate o +
Calciumsulphide <10 t+,
C a u s t i cs o d a
b i s4 0 I

C a u s t i cs o d a
20 +
Chlorine a +
C h l o r i n ea c e t i ca c i d a +
C h r o m i ca c i d
50 +
C h r o m i ca c i d
20 _t-

C i t r i ca ci d
+
co a t

Cor a +

q r t r l l l ô r q ? a ! t r ' c a L ' r e f o q r r ^ r c . H p r ! r 0 ôp o c

+ unreslricled T n e C A R B o F o L @g e o m ê m b r q n e c h q r q c l o r i s l i c sh o r d l y c h o n g e w h e n i n c o n l o c t w i t h
l h e s em e d i u m s .
a satistactorv T h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e C A R B O F O L eg e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h t h e s e
mediums.
NAUE
NI
l-,

FASERTECHNIK

Performanceof cARBoFoL@geomembranesin contact with chemicals

Status:0299 ol-ru
À t1
Chemicols

-.e C)
J F
o-F ù À
Q È o
HDPE
o
oq) : < t4
G
406
oE Q q
QI

(!
o

Copperchloride
+
Coppercyanide
t

Coppernitrate O +
Coppersulphate a +
Crudeoil conc.TRbF. '1.

Cyclohexane 100 +
Cyclohexanol 100 +
Cyclohexanon 100 +
Decahydro naphtalene
100 +
Dextrin a +
D i c h l o r o a c e t i ca c i d
+
Dioctylphtalate 100 +
Dionyladipate
+
Esterand Ketone 50 vol.%Eihylocetote .r
50 vol.%Melhvlisobulvlketone
Ethanediol 100 +
Ethanol
+
E t h y lâ c e t a t e 100
E t h y l e n ec h l o r i d e
100 (+-)
Et hy l e ne d i a m i n e 100 +
Ethyleneglucol 100 +
F a t t ya ci d > C 6

F e r r i cc hl or i d e a

+ unreslricied T h s C A R B O F O L ' g e o m e m b r o n e c h a r c c l s r i s l i c sh o r d l y c h o n g e w h e n j n c o n i q c t w i i h
these mgdiums.
a satisfactorv ï h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e c A R a o F o L ! g e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h t h e s e
mediums.
NAUE=I N I tr\^.
t^

FA.sERTECHN I K

Pertormanceof 2ARBoFoL@geomembranesin contact with chemicals

Status:02/99ol-ru
P a q e5 o f 1 1
Chemicols
-.9
HDPE
cJ q) 406
oo"

Ferricchloride 10 +
Ferricnitrate o +
Ferricsulphate a +
Fluoride (+-)
Fluorosilic
acid 40 +
Formaldehyde b i s4 U +
Formale .'.

Formicacid 50 T

F o r m i ca ci d a +
Freon 100 .l

Fruitjuice _t'

FUet orl 30 vol.%Dieselengineojl


35 vol. % Pororfinoil
30vol.% Lubficolionoil (+-)
F ur f ur y l a l c o h o l

G l a c i a la c e t i ca c i d +
G l u c o n i ca c i d +
Glucoseaqueoussolution +
Glycerine 100 +
Glycol o +
G l y c o l âc i d 70 (*-)
G l y c o la q u e o u ss o l u l i on

Heptane 100 -t-

Hexane 100 +

+ unroslricled T h e C A R B O F O L "g e o m e m b r o n o c h o r o c t e r i s t i c hs o r d l y c h o n g e w h e n i n c o n l o c f w i t h
lhesemediums.
t satislactorv T h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e C A F B O F O L D
g e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n l a c tw i t h t h e s e
mediums.
I 3 0 ; 5 . 0 - 5 . 4m - m v

& INFRASTRUCTURE
OHV ENVIRONNEMENT
CENTREDE RECHERCHES TECHNOLOGIQUES

Projet TaparuraTunisie
Clienl SociéléTaparura
Numérode dossrer P0100-77001
'
Essai Essaide lixiviationà six pas
- Êchantillon 830: 5,0 - 5,4 m-TN
Paramètres 'Terelesf
Les lests ont été exécutésavec de l'eaude mer préparéeparla laboraloare,
les donnéesde celle eau ont été mesuées âvântâjout.
Les matières,donl la teneurest en dessousde lâ valeurde détection,nont pas été indiquées.

DONNEESGENERALIS
Poidslotâl luroe Données
Résidusec échantillon échantillon aioulé L/S L/S PH Conductivitë liouideâvant oH
( o \ (s) S {o) :um) (mS/cm) âiout (ms/cm)
i 56.7 61.9 35.1 28.2 _2 7.8 44.1 4.2 44.4
2 110.2 31.6 59.8 7.4 44.6 8.0 43.8
3 1113.0 31.7 91.5 44.2 44.0
16.3 31.8 123.3 44.3 7.1 44.0
5 1123.2 32.0 155.3 7.3 44.3 7.O 44.3
6 16.7 31.8 187.2 7.3 44.5 6.9 45.0

RESULTATSDES ANALYSES
Ba um bdène Zirtc Styrene Cresols m-Ethyl- Chlorures Sulphate

Slap (udl) (udl) (ug/l) (us{) (udl)


75 69 1.4 o.94/ o.3y 18000,, 2300
9 50 0.6/" 0.51. o.12 O 03 ,/' 17000" 220V
33. 0.5 0.83 0.28 00-5. 19000 2400
280- 26/ '18000 2300
l 54. 2AO 1A/' 19000 2400
65 r- 310;,. 16-,/ 16000 2000 ..'

CALCULRESULTATSPAR PAS
Barium Molybdène Zinc Stvrène m-Elhvl- 23+35DimethChlotures Sulphate
+4Ethyri
(mg/kgrs) (mg/kgrs) (mq/kq rc) (mg/kgrs) (ms/kqÉ) (mq/kqr: (mq/hqrs)
2.1 1.95 0.04 0.03 0.01 507.47 64.84
2 0.28 1.5E 0.02 o.o2 0.00 0.00 537.75 69.59
1.05 0.o2 0.03 0.01 0.00 602.52 76.1
E.91 0.83 572.51 73.15
LT3 8.96 0.58 608.05 76.81
2.O7 9.46 0.51 509.08 63.63

:ALCULRESULTATSCUI.,IULATIF
Bârium bdène Zir'tc Styrène Crcsols m-Elhyl 23+350imethChlorures Sulphate
+4Elhylf.
(mg/kgrs) (mq,{s rs} (mq/kqrc) (qrs (mq/kqrs) mq/Io rs (mq/kqrs) iq rs (mg/kg
rs)
2.11 1.95 0.04 0.03 0.01 507.47 ô4.84
211 o.2a 3.53 0.06 0.04 0.01 0.00 1045.22 134.43
2.11 0.28 4.57 0.07 0.07 0.o2 0.00 '1647.74 210.54
2.1 o.2a 8.91 5.40 o.o7 0.07 0.02 0.00 2220.25 243.70
3.84 0.28 17.87 5.98 0.07 0.07 0.o2 0.00 2424.30 36050
5.91 0.28 27.73 6.49 o.o7 0.07 0.o2 0.00 3337.37 424.14

Page 1
lNl 7:\
[êH5,âÏ: ii'c+Pi,
Pertormanceof cARBoFoL@geomembranesin contact with chemicals

Status:0299 ol-ru
6 of ll
Chemicals
qJ
\': l e |,
d ! q ù À
a È
HDPE
o
aJ q) t4
406
Q ( 0 èl
!)

Hydrocarbonand used é0 vol.%Toluene


motor-and gearoils 30 vol.%Xylene
l0 vol.%Methvlnoobloline +
Hydrofluoric
acid 40 (*')
Hydrofluoricacid
10 +
H y d r o g e np e r o x i d e
I

Hydrogenperoxide
b i s3 0 +
H y d r o g e n ei o d i d e
(*-)
H y p o c h l o r i d ea c i d
bis 30 +
lsooctane
100 +
Kerosene
100 (+')
L a c t i ca c i d
100 ?
Leachate
concerningNRWGuideline
2.grqup.No.12
L e a da c e t a t
a +
Lithiumsalts
100 -t-

l\,lagnesium
carbonate a +
M a g n e s i u mc hl o r i d e a +
[ , , l a g n ei sum h y d r o x i d e
a t

M a g n e s i u mn i t r a t e a t

l \ 4 a g n e s i u smu l ph a t el i qu .
+
l\ilaleis ac id
100 I

l\,lercury
100 +
[ 4 e r c L r r yc h l o r i d e a +
côt I j l lliir lllçllll?!i:!!14!r:: :t Lô9ç
+ unreslricled T h eC A R B O F O L @ g e o m e m b r o n e c h q r o c l e r i s t i ch
s o r d l vc h o n o e w h e n i n c o n l o c l w i t h
ln9semedlums.
: satisfactorv T h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e C A R a O F O L eg e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h l h e s e
mediums.
NAUE =ll:
lNl -\
træ)>i
FASERTECHNIK hË.{ '

Performanceof cARBoFoL@geomembranesin contact with chemicats

Status:02/99ol-ru
7 of 11
Chemicols
o o
-.e q)
: -
d $ t-i:
À.Y o HDPE
o
O ! ) : i
G
406
os G q ) o
qJ

Mercurycynide a +
Mercurynitrate o +
Methanol 100 I

Methylamine
100 (+-)
Methy lcyclohexan e
+
Mitk
î
Mineraloil
+
Mineraloil anorgan
ic 50vol.Yosulphuric ocid
50 vol.%nitricocid +
Molasses
+
Motoroil
I

Naphta
I

Naphtaline
100 +
N i c k e lc h l o r i d e a .1-

N i c k e ln i t r a t e a +
N i c k e ls u l p h a t e o +
N i c o t i n i ca c i d <10 -f

N i t r i ca c i d
50 +
N i t r i ca c i d
bis 30 +
Q l e i ca c i d 100 1-

O r t h o p h o s p h o r i ca c i d 50 +
O r t h o p h o s p h o r i ca c i d +
O x al i c a c i d o +

f.,t, irô e?crFÀrcar PrRfoeMAraf !opE !0ô Dr-)a

+ unreslrictod T h eC A R B O F O L @ g e o m e m b r o n ec h o r q c l € r i s l i c h
s o r d l yc h q n g e w h e n i n c o n l o c l w i l h
th9somediums.
1 satisfactorv T h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e C A F B O F O L eg e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h t h e s e
mediums.
NAUE
NI
l^^

FA,SERTECHNIK

Pertormanceof 2ARBoFoL@geomembranesin contactwith chemicats

Status:02ygg
ol-ru
P a q e8 o f | 1
Chemicols
o
\.Y
: è (4
. Y È rq.:
HDPE
e)
(uQ :1 i tr,
G
406
o E G ( 4 {J

Petrol/ Gasoline 40 vol. % lrimethyl Penione


and aromatichydrocarbons 20 vol. % Benzene
20 vol.% Methylbenzene +
l5 vol.% Dimethybenzene
i0 vol.% Meihvlncphiolene
Petrol/ Gasolirre
accordingto DIN
No.51600and 51607 +
Testliquidconc.BPG
Phenol o +
Phosphoricacid,aqu.sol. bis30 1.

Phosphoric
trichloride 100 +
P h o t o g r a p h i cd e v e l o p e r
+
P h t h a l i ca c i d
b i s5 0 +
P i c r i ca c i d o +
Potassium
bicarbonate a +
Potassium
bisulphide a +
Potassium
bromate a I

P o t a s s i u mc h l o r a t ê "l

P o t a s s i u mc h l o r i d e a +
P o t a s s i u mc y an i d e a
P o t a s s i u md i c h r o m a t e
+
P o t a s s i u mf l u o r i d e a
P o t a s s i u mh y d r o x i d e :]U +
P o t a s s im
u h y dr o x i d e 10 +
P o t a s s i u mh y d r o xi d e a +

'" -::ar )r/loqrrra


j - , ,r t 'p ! i0ô po

+ unrestricted T h eC A R E O F O L @ g e o m o m b r o n e c h o r o c t e r i s l i ch
s o ( d l yc h o n g e w h e n i n c o n t o c l w i t h
thosê mediums.
a satisfactorv T h e s e a l i ô gf u n c t i o no f t h e C A R B O F O L og e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h t h e s e
mediums.
NAUE
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^ll: il<:l{>.
FASERTECHNIK il-Ë=,-=

Pertormance of cARBoFoL@ geomembranes in contact with chemicats

Status:02y99ol-ru
I of 11
Chemicols tti

q,)
\.: l e
. ! È ù À
\s= UI
HDPE
oq) :t<
!)
406
oE !! 14 o
q,

Potassium
hypochloride o +
Potassium
nitrate a +
Potassium
orlhophosphate o +
Potassiumperchlorate a .r

permanganate
Potassium zv +
Potassium
persulphate a +
Potassium
sulphate a +
Potassium
sulphide o +
Praffinoil / Kerosene 100 +
Propanol 100 'r

P r o p i o n i ca c i d 50
P r o p i o n i ca c i d 100 +
Pyridine "t00 I

S a l i c y l i ca c i d
f

S a l t l i q u i d a no r g a n i c soturotedNaCl/No2sod-solution
(lrl)
+
liqLrid
Seawater +
S i l v e ra c e t a t e o
S i l v e rc y a ni d e a -|-
Si l v e r n i t r a t e a +
S o d i u mb e n z o i ca ci d o
S o d i u mb i p h o s p h a t e a
S o d i um b i s ul p hi d e a +

+ unteslricied T h o C A R B O F O L "g e o m e m b t q n e c h o r a c l g r i s t i c sh o r d l y c h o n g e w h e n i n c o n l o c i w i t h
i h 9 s gm s d i u m s .
. satisfactorv T h e s e a l i n gf u n c l i o no f t h e c A R B o F o L , g e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h t h e s e
mediums.
l.
lNl -.
il#il
PlêHF,âïfn
Pertormanceof cARBoFoL@geomembranesin contact with chemicals

Status:0zggol-ru
1 0 of ' 1 1
Chemicols vr
o
-.: !)

ô ! E h :

14
HDPE
o q J Y : |, o
40é
G
o 3 G14 o
q) o
a
|, (!

Sodiumborate
+
S o d i u mb r o m i d e o +
Sodiumcarbonate o .l

Sodiumcarbonate 10 +
Sodiumchlorale a +
Sodiumchlorate b i s1 0 +
Sodiumchloride a +
S o d i u mc h l o r i d e 20 +
Sodiumcyanide a .l

Sodiumf luoride o T

Sodiumhydroxide 4U +
Sodiumhydroxide a +
Sodiumhypochlorite .|.
S o d i u mh y p o c h l o r i t e +
S o d i u mni t r a t e a
S o d i u mn i t r i t e o 't'

S o d i u mo r t h o p h o s p h a t e o +
S o d i u ms a l t +
S o d i u ms i l i c a t e +

S o d i u ms ul p h â t e a +
S o d i u ms ul p hi d e o +
S t e ar i c a c i d .t00 +

::jr ) /a - r..rc r - 'rq4 or . acl ltlj r!! arç


+ unreslricied T h s C A R B O F O L -g e o m e m b r o n e c h o r o c i e r i s l i c h
s o r d l yc h o n g s w h e n i n c o n l o c l w i l h
t n e s em g d t u m s .
: satislactorv T h e s e a l i n gf u n c t i o no f t h e C A R B O F O L og e o m e m b r a n ei s m a i n t a i n e di n c o n t a c tw i t h t h e s e
mediums.
NAUE
NI
FASERTECHNIK

Pertormanceof cARBoFoL@geomembranesin contact with chemicals

Status:0zgg ol-ru
1 1 of 1 1
Chemicals
q)
\.: :,! - o
iis ;.Y (â HDPE
q)
o q l :?: t4
G
406
\J ;\
o
!)
o
G

Sulphurcarbon 100 (+-)


Sulphurdioxide 100 +
Sulphurtrioxide 100 +
Sulphuricacid 10 +
Sulphuricacid 50
Sulphuricacid bis 40 I

Sulphuricacid 20 +
Sulphurous
acid +
ïannic acid a +
Thionylchloride 100 +
Triethylamine a +
Turpentine +
Urea
Urine +
Water +
W i ne t

Yeastextract
Z i nc c a r b o n a t e a +
Z i n c c hl r or i d e a +
Z i nc o xi d e o +
Z i nc s a l t s ,l i qu i d

Z i n cs u l p h a t e o

2:r -il llllirl o.


+ unreslricied T h eC A R B O F O L @
g o o m e m b r o n e c h o r o c l e f i s l i c sh o r d l y c h o n g s w h e n l n c o n l o c l w i t h
lnes9 m9dtums.
! satisfactorv The sealing function of the CARBOFOLegeomembraneis maintainedin contact with these
mediums.
Darmstadt
StaatlicheMaterialprûfungsanstalt
Leitung:Prof.Dr.-lng.
C. Berger
2. D -64283 Darmstadt
GrafenstraBe
AbteilungKunststoffe

TestReportK 98 0777

Applicant: GmbH& Co.KG,D - 47906Kempen(Tônisberg)


NaueFasertechnik

Order of: 17.04.1998 Orderno.or.ref.: qs ol-ru

Orderon: Storage madeof PE-HDin testliquids


of a geomembrane

approx
to be tested: geomembranemade of PE-HD (smooth/smooth)'
l\4aterial
2 mm thick,designatedby the applicantas

C A R B O F OPLE H D4 0 6

Taking of the Thematerial by theapplicant


wassupplied
materialto be tested

Receiptof material: A p r i2l ' 1 , 1 9 9 8


Assessment: Withregardto thetestedproperties,the requirements arefulfilled'except
fromtheyieldstrainafter90 daysof storage runningnumber2'
in testliquid,

The relativemodification of 26,8% whichwasfoundout,however,doesnot


for useof thegeomembrane
affectthe suitability

Darmstadt,Oct.20, 1998 pa g e s : 2
Ref.:f(Hm/Ld encl.: 2
Distribution:
company, MPA-D

1,

*\ T h e p e r s o ni n c h a r g e
The management
,
t7
1 - È
iA za+
G.Helmor
Dipl.Jnq.
. .Waller
D r . - l n gH
lv 7/l â.-..

c o p y t r a n s l s l r oonr
T h e l e s t r e s u l s a n d e x p l a n a l i o n s i n d i c a t e d i n t h s t e s l r e p o . t r e t € r e x c l u s i v e y l o l h e i n d i c a t e d m a l e r i a l l o b e t eRsel epdr o d u c t i o n
_
u r i t i s a l i oonf r h i sr e s tr e p o r lf o r â d v e r t i s i npgu r p o s e s- n o m a i l e rw h e r h e ru n a b n d ç e dâ,b r i d g e do f i n p â r t s m ! s i b e p e r m i n e di n w r i t i n gb y t h e S t a a l l i c h e n
À/aterialprûfu ngsanstattOarmsladl

N a u eK 9 8 0 7 7 7 t r a n sd o c
.F tr Test ReportK 98 0777

I
i
Page2 by Page2

1. Test conduction and result

storagetestsovera periodof 28 andg0 dayswereconducted


On requestof the applicant,
on the suppliedgeomembrane. Afterfollowing7 daysstoragein standardatmosphere
DIN50 014-23/50-2, thefollowingpropertieswerefoundout:

of weight(mass)
modification
yieldstressandyieldstraincrossdirection.

The test liquidsare indicatedin the table,see encl.1.

2. Result

see table,encl.2.

NaueK 9B 0777 trans.doc


M?Æ, Test Report K 98 077
enct.1

runnlng
number
1)
r. n. 1 according benzines(Ottofuels) 40 vol.oktrimethyl-pentane 1
to NRW-guideline andaromatic 20 vol.% benzol
(Northrhine-westphalia)
h,,n.^^^ -L ^^^
I ryur\JÇcr uur rù 20 vol.Yomethylbenzol
15vol.% dimethylbenzol
10vol.% methylnaphtalene
r. n.2 acc.to NRW- fueloil,Dieselfuel, 30 vol.% fueloil
guideline paraffinoil 35 vol.% parafflnoil
Ir,h-:^^ri-- ^:r
ru\rrr(/dur rg r.-r l 30 vol.% lubricatingoil HD 30
r. n. 3 acc.to NRW- amtnes demethylamine
guideline
r. n. 4 acc.to NRW- alcohols 30 vol.% methanol ^
guideline 30 vol.% isopropanol
40 vol.% ethandiol
no.4 according to BpG all hydrocarbons as 60 vol.% toluene
(constru
ctionand test wellas usedmotors 30 vol.% xylene
guidelines) ân.l ôê2r.\;le 10vol.% methylnapthalene
no.4 a acc.to BPG benzoland mixtures 30 vol.% benzol b
containing benzol 30 vol.% toluene
30 vol.% xylene
10vol:% methylnaphtalene
no.7 acc.to BPG allestersandketones50 vol.% ethylacetate 7
50 voi.%
methylisobutylketone
no. 7 a acc. to BPG aromatic
estersand 50 % salolmethylaster I
ketones 50 vol % acetophenon
no.8 acc.to BPG jc aldehydes
aiiphat 35-40%commercial I
formaldehyd
solution
no.9a acc.lo BPG organic mineral 50 vol. % aceticacid 10
r. n.,8 acc.to NRW -iÀ ^ (î r,al o/- nrnaia^i^ -^i-l
PrwPrv' IU ouru
guideline
r.n.I acc.to NRW anorganicmineral 50 vol. % sulfuricacid 1i
gui d e l i n e acids 50 vol.% nitricacid
r . n .1 0a c c .t o N R W anorganicalcalines 60 % caustrc
soda 1 a
gui d e l i n e
r . n . 1 1 a c c .t o N R W a noTganrcsalt saturatedaqueoussolution t,)
guidline liquids NaCl/Na:SO" liquid(1'1)
t , n .1 2 a c c .t o N R W leachate mixtures
acc.to NRW 14
guideline guideline
1 ) t e s tl i q u i dr u n n i n gn u m b e ri n e n c l .2

N a u eK 9 3 0 7 7 7t r a n s . d o c
PA Test Report K 98 OZz
encl.2

testliquid relativemodification
tn %
runningnumber

weight(mass) yieldstress yieldstrain


meanvalue meanvalue meanvatue
I
2Bd I eoo 28d I eod 28d I soo
1 ') + 1,9 - 1 q4

+ 1,9 - 3,3 I ru,o

+ 0,1 + 0,1 + 1,0 + 1,0 + 1,7 t0


+0 +0 + 0,8 'r I,o

+ 1,3 + 1,4 - 4 4 -44 + 20,0


6-) + 1,2 -3Â - 1 1 4 + 1 7, 1
7.) - 3,3 - 1,6 + 11,4 + 14,6
8.) + 1,3 - 3,3 - 1,6 + o,+
o*\ + 0,1 + 0,1 + n A L À 1 - 0,2
1 0- ) + 0,5 +nA + 1,0 + 4,9
1 1. ) +O6 + 0,6 + 0,3 - q R - 13,0
12-) 10 +0 - 0,5 ! À 4 n 2 - 0,8
1 3- ) t U +0 + 1,0 - 0,6
14..) t0 +0 - 0,1 + 3,1 + 1 7

Basevaluesafterstoragein standardatmosphere
DIN50 o'14- 23lso-2across
direction
yieldstresso. in MPa yieldstraine"in %
individua ml e a s u r i n vga l u e s1: B , g- 1 9 , g a le a s u r i nvga l u e s1: 0 . 8- 1 3 , 1
i n d i v i d um
m e a nv a l u e : 19,4 m e a nv a t u e :12,3

Chemicalrequirements
afterstoragein testliquidsacc.to NRW guideline(relativemodification
in oÂ).
weight(mass): < 15-); < 1O.")
yieldstess : < 25 .); < 20 --)
yieldstrain : < 25 ");< 20 .-)
.) highlyconcentrated
tiquids
-") aqueous
solutions(leachate)

NaueK 98 0777trans.doc
ProjetTAPARURA PhaseIII : Avant-ProjetDétàilléde la composante
dépollurion

pourla protection
ANNEXE 15 : Directivesnéerlandaises
du sol et deseauxet normestunisiennes

ISIE/NEDECO
SCET-TTJN
T A P A R U R A P h a s eI I I : Etude d'impâct Page B.l0

Tableau3.1 - B!.sumeOesvateursOes
@ sol (mg/ks d .s.)r-.e.!39s-9allr
(&s/l)r

B tcrrc B eru C tcrrc C câu

Symbolc cl + + ++ ++ r- +++
€s dc
déparscment

ocB 0.5 lc 2

PCB 0.00I 0.01 0,2 l0

Huile 50 50 | 000 2æ 5000 ,00

cd 0.8 1.5 ) 2.5 20 l0

r00 250 50 8m 2û

Cu t5 t00 50 500 2æ

Pb 85 l5 t50 50 600 2æ

Zn 140 r50 500 2m 3000 800

Hg 0.3 0.05 2 0.5 t0 2

29 l0 30 30 50 100

EOX 0.1 8 l5 80 70

PAK 20 l0 2æ 40

2000

Phosphâte 400

Benzène 0.05 o.2 0.5 I 5 5

Toluène 0.05 0.2 3 l5 30 50

Ethylbcozènc 0.05 0.2 5 20 50 60

Xylèncs 0.05 0.2 5 20 50 60

Najlalènc 0.0r o.2 5 7 50 30

limitede détection : au{essousdesquelles


les concentrations la matièreen
questionne peutplus être détectée.
- : svmboleoourles concentrations à Ia limite
inférieures
ou à la valeurA.
de détection
OCB : pesticides
organiques chlorés

' mg/kgrésidusec milligrammespar kilogrammede résidusecde


I'echantillon
' prll par litre
microgramme

Grouoement
NEDECO/SCET-TUMSIE Mârs1994
f

l*.
I

1., SPECIFICATIOS
RELATIVESAUX REJETSDANS LE DOMAINEPUBLIC
MARITIME.LE DOMAINEPUBLICHYDRAULIOUE ET LES CANALISATIONS
PUBLIOUES

Le présent paragraphedéfinit la qualité de l' effluent en fonction du type


du milieu récepteur(voir tableau ci - joint)
et des particularités

Paramètres Expréssion Domainepublic Domainepublic Canalisations Mélhodes de


oas m a r i t i me h y dr a u l i q u e publiques dosage
résultats
Température En degré La température Doit être Doit être
mesureau Celsius du rejetne doit i n f é r i e u r eà inlérieure à
momentdu pré fc) pas dépasser(1) (2) (2)
lèvement 35.C 25" C 35" C
pH 6,5<pH<8,5 6,5<pH<8,5 6,5<pH<9 NT09.05
NT09.06
Matièresen mg/l 30 30 400
suspenston: NT 09. 21
l'/ES
l'/atières ml/l aprés 0,3 0,3
décantables deuxheures
Demande mg 02 ll 90 sur un échan. 90 sur un (4)
chimique lillon moyen de échantillon 1000
oxygène 24 H (pour la moyende 24 H NT09.23
mer à l'exclusion
des zonesde
baignadeet (3)
d ' a o u a c lut ur e )
D e m a n d eb i o mg 02 ll
c h i m i q u ee n en 30 30 (5) NT09.20
oxygène:DBO5 moyennsdo 400
24H
Chlorurês:
Cl mg/l sans extgence (6) (7)
600 700 NT09.77
Chlore actif mg cl2 ll 0,05 0,05 '| N T0 1 . 3 1
ct2
Bioxydede mg/l 0 , 05 0,05 0 , 05
chlore:CLO2
Sulfate:SO4 mg/l 1000 600 400 NT09.78
(8)
Magnésium: Mg mg/l 2000 200 (e) NT09.09
300
Potassium: K mg/l 1000 50 50 NT 09 .66
(10) NT 09 .65
S o d i u m: N a mg/r sans extgsnce 300 ' 10 0 0
NT 09 .66
(11) NT 09 .65
Calcium:Ca mg/l sans exigence 500 f i x e r s e l o n NT 09 .09
le cas NT 09 .10
Aluminium:Al mg/r (12\ (12) ( 13 )
5 '10
Paramètres Exprèssion Domainepublic lomaine publicC a n a l i s a t i o n sMéthodesde
maritime h y d r a u l iuqe publiques oosage
résultats
Couleur mg/l 100 70 f ixer selon
Echelleau te cas NT09.t6
olatinè coball
Sulfures: S mg/l 0,1 (14)
3
Fluorures mg/l 5 rl Â\
dissous: F
Nitrates: NOa mg / l (16) NT09.30
90 CU 90
Nitrites:N02 mg / l (17) (18)
u,5 10
Azote organique m g / l 30 (18)
et ammoniacâl 1 100 NT09.18
Phosphore mg/l (18) (18)
'I
PO4 ou P toial 0,1 0 , 05 0
P h e n o l s , c o m p o smeg / l 0,05(en mer ) 0,002 1
phénoliquês
Graissesêt ( 1e )
'10
huiles saponi m g / l 20 30
fiables
'10 (20)
Hydrocarbures m g / l
'I 0
aliphatiques
totaux (huiles,

goudron) d'ori
oine minérale
Solvants mg/l 0,05 0 0,1
c hI o r ur e s
Détergents mg / l 2 5 NT09.26
anioniques du
type alkyl
Benzêne sulfa -
nate (ABS)
Paramètres Expréssion)omaino public Domainepublic C a n a l i s a t i o n s Méthodesde
des m a r i t i me h y d r a ul i q u e p u bl i qu e s dosage
résultats
Bore:B mg/l 20 (21)

Fer : Fe mg/l 1 1 (22) NT09.25


5
Cuivre: Cu mq/l 0.5 1 NT09.07
Etain : Sn mo/l
,1 u,c (23) NT09.28
Manganèse :Mn mg/l
1
Zinc:Zn mg/l 10 I)A\ NT09.07

Molvbdène:Mo mq/l 5 0.5


Cobalt: Co mo/l 0.5 0.1 v.c NT09.07
Brome actif mg/l 0,1 0 , 05 1
B(2
Baryum: Ba mal 10 o.5 10
Araent : Ao mq/ 0,1 0.05 0.1
Arsenic:As mo/ 0.1 0 . 05 0.1 NT09.08
Bervlium:Be mq/ 0 . 05 0 , 01 0 , 05
Cadium : Cd mg/l 0,005 0,005 (26) NT 09. 35
0,1
Cvanures: CN mq/l 0.05 0 . 05 0.5 NT09.41
C h r o m e nexa mg/l 0,01
valent:
Cr
C h r o m et r i mg/l 2 (25)
valent : lll 2
Cr
Antimoine:Sb mg / l 0,1 0,1 o,2
N i c k e l: N i mg / l 2 0,2 NT09.07
Sélénium : Se mg / l u,uc 1 NT09.36
Paramètres Expréssion )omaine public )omaine public C a n a l i s a l i o n s Méthodesde
des maritime hydraulique p u bl i qu e s dosage
r és u l t a l s
Mércure: Mq mo/ 0.001 0,001 0.01 NT09.37
,l
Plomb : Pb mo/ 0,5 0.1 NT09.07
Titane Ti mo/ 0 . 0 0 1 0 , 0 0 1 0 . 0 1
Pesticides et mg/l 0,005 0,001 0,01
produits simi -
laires :
-lnsecticides
composes
. organopnos-
pnores.
Carbamates
-Herbicides
-Fongicides
-PCB et PCT
Coliformes p a r 1 0 Om l 2000 2000 NT16.21
fécaux NT16.22
Stréptocoques par 100 ml 1000 1000 NT16.23
fécaux NT16.24
Salmonelles oar 5000 ml Absence Absence
Vibrions par 5000 ml Absence Absence
choleriques

4. NOTES

1 ) Dans tous les cas , elle ne doit pas dépasserune valeur qui sera fixée
en fonctiondes conditionslocaleset de la teneur en substances
nutritivesdu milieu
2 ) En cas de dépassement,elle ne doit pas excéderla température
ambiante.
3 ) Des mesuresplus ou moins strictespeuventêtre fixées par le
Ministèrede l' Agriculture.
Note L i m i t e s u p é r i e u r e Aprésavis du Aprésavis du
de tolérence Ministèrede Ministèrede
mg/l L'Equipement L'Agriculture

(4) iusqu'à 2000 x


(s) 1000 X
(6) 700 X
(7'l 2000 x
(8) 600 X
(9) 2000 X
'10) 1000 x
'I 1 , .1000 x
12)
'10 X
13) 20 x
14) I x
t c l 5 x
17\ 10 x
(20) 20 x
(21 20 x
(22\ x
10 x
(24\ x
(25) x
selon le cas
(26) 1 x

16 ) Des teneursplus sévèrespeuventêtre adoptées.


18 ) Pour des valeurs supérieuresdes dérogationspeuventêtre
accordéespar le Ministèrede L'Agriculture.
19 ) En tout cas , elles ne doiventpas provoquer( aprés rejet )
des filuressuDerf icielles.

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