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Table des matières

I. Introduction .................................................................................................................. 2
II. Quels sont les principes élémentaires de la physique nucléaire ? .......................... 3
III. D’où viennent les déchets nucléaires et comment s’en débarrasse-t-on ? ....... 4
Les déchets nucléaires en France .............................................................................. 6
IV. Quelles sont les effets du nucléaire ? ..................................................................... 7
A. Effets sur l’environnement ........................................................................................ 7
1. L’eau ...................................................................................................................... 7
2. L’air ........................................................................................................................10
B. Effets sur les êtres vivants ........................................................................................14
1. Cellules animales .................................................................................................14
2. Cellules végétales ................................................................................................18
V. Comment y remédier ? ..............................................................................................20
A. Fusion nucléaire……………………………………………………………………………..20

B. Energies renouvelables……………………………………………………………………21

VI. Conclusion ...............................................................................................................22


Lexique……………………………………………………………………………………….23

Sources……………………………………………………………………………………….25

1
I.Introduction

L'énergie nucléaire est une énergie produite à partir d'un noyau d'uranium. L'atome
d'uranium dont le minerai est radioactif, est contenu dans les sous-sols de la Terre.

L'énergie nucléaire est obtenue grâce à un phénomène de fission. Lorsqu'un neutron


est projeté sur un atome d'uranium, le noyau qui compose cet atome se divise,
entrainant la libération d'une grande quantité d'énergie sous forme de chaleur. Il
libère de 2 à 3 neutrons qui vont à leur tour frapper d'autres noyaux d’uranium. C'est
une réaction en chaîne. C’est à partir de cette chaleur qu’est créée de l’énergie
électrique, qui alimente des villes, voir des régions.

À cette énergie dégagée sous forme de chaleur s’ajoute un dégagement de


rayons: Les rayons α, peu pénétrants, peuvent être arrêtés par une feuille de papier.
Les rayons γ au contraire sont beaucoup plus dangereux. Ils ne peuvent être arrêtés
que par une épaisse couche de plomb. Ce sont des rayonnements ionisants.
Dans une centrale nucléaire, lieu où la réaction est créée, le nucléaire ne produit
pas de CO2 et il ne rejette pas de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

D’autre par l’uranium est une ressource limitée sur Terre, c’est pourquoi depuis une
dizaine d’années, on tente de produire de l’électricité à partir d’énergie
renouvelables. Par exemple grâce au Soleil, avec l’installation de panneaux
photovoltaïques, au vent avec des éoliennes ou l’eau avec les barrages. Mais ces
productions d’électricité sont très faibles et ne peuvent pas remplacer la production
d’électricité nucléaire.

Nous aborderons d’abord les principes élémentaires de la physique nucléaire, puis


nous mettrons l’accent sur les effets dû au nucléaire et enfin nous verrons une
solution pour le remplacer.

2
II.Quels sont les principes élémentaires de la physique
nucléaire ?

Un atome est composé d’un noyau et d’un nuage électronique. Le noyau est lui-
même composé de protons, des particules chargées positivement et de neutrons,
des particules neutres. L’ensemble des protons et des neutrons est appelé nucléon.
Le nuage électronique est constitué d’électrons répartis en
couches autour du noyau. Ils sont chargés négativement.
Chaque atome est neutre, sinon on appelle cela un ion. Le
nombre de protons est propre à chaque atome. Ces
informations sont repérées dans le tableau périodique.
Il existe aussi des atomes ayant le même nombre de protons
mais ayant un nombre de neutrons différent. On les appelle des
isotopes. La notion d’isotopes radioactifs est défini lorsque le
noyau comporte un trop grand nombre de neutrons et cet excès les rend instables
(ex: le Carbone 12 n’est pas radioactif alors que le Carbone 14 l’est).

L’unité de mesure internationale utilisée en radioactivité est le Becquerel (Bq). 1


Becquerel correspond à 1 désintégration par seconde. Le Sievert (Sv) quant à lui, est
l'unité utilisée pour mesurer l'absorption du rayonnement par le corps humain et les
effets qui y sont associés. Il n’existe pas de correspondance entre les deux unités car
le nombre de sievert varient en fonction de la nature des rayons et selon les organes
irradiés

Classification Périodique des éléments chimiques

3
III.D’où viennent les déchets nucléaires et comment s’en
débarrasse-t-on ?

Figure 1. Stockage de déchets radioactifs

La majeure partie des déchets nucléaires, 95% d’après IRSN (Institut de


Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) est liée à la production d’électricité :
centrales nucléaires, usines du cycle du combustible et installations de recherche.
L’énergie nucléaire apparaît aujourd’hui comme l’une des alternatives plus ou moins
incontournables aux centrales thermiques et aux émissions de CO2 dont elles sont
responsables.

Le problème de l’électricité nucléaire est précisément la question des déchets,


dont la durée de vie radioactive se compte en milliers d’années. Quels que soient les
développements futurs de l’énergie nucléaire et les choix qui seront faits, il en restera
toujours une certaine quantité, comme c’est d’ailleurs le cas pour la plupart des
activités industrielles. Une bonne gestion des déchets issus du cycle du combustible
est la condition de la survie du nucléaire en tant que production d’électricité en
France.

Les déchets nucléaires sont d’une grande diversité. Il s’agit par exemple
d’éléments contenus dans le combustible usé des centrales nucléaires, d’éléments
radioactifs à usage médical ou industriel, de matériaux en provenance des
installations de la défense nationale, ou encore de matériaux mis au contact
d’éléments radioactifs. Deux paramètres permettent d’appréhender le risque qu’ils
présentent : la radioactivité qui traduit la toxicité du déchet et la durée de vie de
cette radioactivité.

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Figure 2. Gestion des déchets

Les déchets nucléaires se différencient par leur activité : il y a les déchets dits de
hautes activités et les déchets de faibles activités, un milliard de fois moins
radioactifs. Plus l’activité est importante plus le déchet est irradiant. Les déchets
nucléaires de faibles activités sont généralement des déchets technologiques. Ce
sont des objets qui ont été contaminés lors d'un contact direct avec un élément
radioactif, ils sont nocifs environ 300 ans. Il existe aussi des matériaux contaminés
provenant de démantèlement de sites nucléaires, ils sont considérés comme des
déchets de très faible activité.

Pour leur traitement, le recyclage est encore en recherche et la seule « solution »


trouvée pour le moment est le stockage. Il s’agit soit d’un stockage de faible
profondeur ou un stockage de surface. Lorsque les matériaux sont stockés à l’air
libre. Depuis mai 1993, le stockage à l’air libre et le déversement des déchets
radioactifs sont interdits, ce qui était monnaie courante avant l’interdiction.

Pour les déchets dits de hautes activités, tout d’abord il y a un retraitement,


comme vu auparavant, on recycle un maximum de ce qui est réutilisable du
plutonium ou de l’uranium et des déchets ultimes.

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Les déchets nucléaires en France
En France, ces déchets sont vitrifiés, c’est-à-dire qu’ils sont fondus avec du
verre afin qu’il n’y ait pas de migration des noyaux radioactifs.

Au départ, ces briques de verres et de noyaux radioactifs sont stockées à


l’endroit de production dans des puits ventilés. L’idée sur le long terme serait de les
stocker dans des puits en couche géologique profonde. D’autres solutions sont
envisagées, comme le rejet dans l’espace et plus particulièrement vers le soleil. Mais
d’autres problèmes se présentent, comme le risque d’explosion de fusée au
décollage ou le coût de chaque fusée et la faible capacité de stockage de
chacune d’elle.

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IV.Quelles sont les effets du nucléaire ?

A. Effets sur l’environnement

1. L’eau

Généralités
L’eau ou le milieu marin est un écosystème, c’est-à-dire qu’il est le lieu de vie d’êtres
vivants. On constate qu’un grand nombre de centrales nucléaires se trouvent au
bord du littoral. Si la centrale est placée sur le littoral et qu'un accident nucléaire se
produit, la contamination de l'eau est inévitable.

Figure 3. Les centrales nucléaires dans le monde

Cas particuliers
• Fukushima

Apres l’accident nucléaire de Fukushima en mars 2011, nous avons appris que toute
l’eau qui a été en contact avec des installations s’est chargée en atomes
radioactifs. C’est alors un problème s’est posé : Où stocker les eaux contaminées ?
Eviter l’écoulement d’eau très radioactive vers l’océan est un objectif,
malheureusement il arriva qu’à moins d’un mois après la catastrophe japonaise, des
tonnes d’eaux contaminées se sont écoulées dans l’océan par le biais des nappes
phréatiques. Cette catastrophe est à l’origine d’une forte contamination du milieu
marin. De plus, les vents des côtes japonaises soufflaient principalement vers le
Pacifique. Ce problème a encore été d’actualité récemment :

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Figure 4. Article daté du 26/08/2013

Les eaux contaminées de la centrale de Fukushima sont très dense en césium 137.
Une fois qu’elle s’infiltre dans les nappes souterraines, elle se déverse dans l’océan
Pacifique. L’océan Pacifique s’étend sur près de 9000km entre la côte japonaise et
la côte américaine et les courants maritimes y sont très présents.

Depuis cet accident, la présence des deux isotopes du césium, le césium 137 et le
césium 134, sont dominants dans le milieu marin. La période du césium 137 est de 30
ans et celle du césium 134 est de 2 ans. Le rejet de césium 137 a été estimé en
octobre 2011 à 27 millions de milliards de becquerels (correspond à 27 Pbq).

Ce graphique montre l’évolution de la concentration du césium 137 mesurée à


partir d’échantillons d’eau de mer prélevés dans trois zones proches de Fukushima.
Cette décroissance est due à la dilution d’une grande partie des dépôts bien que
dans certaines zones, comme à proximité des côtes ou des zones à fonds plats, le
brassage de l’eau est faible, donc les effets de dilutions sont moins importants.

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Contamination de l'eau de mer près de Fukushima
100000
A moins de 10km des côtes
10000
Becquerels par litre

1000 Entre 10km et 20km des


côtes
100
A plus de 20km des côtes
10

0,1

0,01
mars-11 juin-11 sept-11 déc-11 mars-12 juin-12 sept-12
Dates

Une étude a été faite sur la présence de césium 137 à la surface de l’eau dans le
Pacifique en avril 2012 (a) puis des estimations pour avril 2014 (b), avril 2016 (c) et
avril 2021 (d).

Sur les cartes, on s’aperçoit que la concentration en césium 137 est importante en
avril 2012 et diminue avec le temps bien qu’elle couvre une plus grande surface de
l’eau. D’après cette étude, les côtes américaines seront touchées aux environs
d’avril 2014. De plus à cause de forts courants marins, les eaux contaminées se sont
rapidement dispersées dans l’océan.

Figure 5. Etude sur la présence de césium 137dans le Pacifique

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• La Hague

Il existe malgré tous des cas où certaines centrales profitent de leur proximité avec
les océans pour y diluer certains déchets, avec l’espoir que sous l’action des
courants et des vents, la dilution se fasse de façon homogène. Comme le tritium,
rejeté par la centrale de la Hague en Normandie. Ces rejets sont aujourd’hui
uniquement autorisés dans le cas d’éléments radioactifs très peu toxiques et
difficiles, voire impossibles, à piéger.

Figure 6. Etude sur la présence de tritium dans la Manche

2. L’air

Généralités
Les centrales nucléaires sont très surveillées pour ne pas qu'elles polluent
l'atmosphère et ne dégradent pas notre niveau de vie. Malgré cela, elles rejettent
dans l'air un gaz qui contient des particules radioactives, qui le contaminent donc et
aussi les personnes qui le respirent. Il faut noter qu'il y a de faibles doses qui sont
rejetées, mais accumulées elles s'avèrent dangereuses pour la santé (Voir p. 15). Le
nucléaire ne rejette pas de gaz à effet de serre.

Les rejets radioactifs dans l'atmosphère se dispersent au gré des courants aériens
(vents), ce qui favorise la pollution de l’air par l’air contaminé, dans les cas
particuliers d’accidents nucléaires comme nous allons l’étudier ci-après.

Cas particuliers
Dans les cas particuliers d'accidents nucléaires, ce phénomène est
considérablement multiplié, une énorme quantité de particules radioactives sont
émises ce qui provoque des conséquences critiques sur l'environnement (et les êtres
humains).
C'est de ces cas particuliers dont nous allons parler, comme celui de Fukushima ou
celui de Tchernobyl. Tous deux ont marqué le monde, par leurs terribles
conséquences.

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Les déchets radioactifs aériens, peuvent êtres des retombées de catastrophes
nucléaires comme par exemple Fukushima ou Tchernobyl, ils peuvent contenir du
césium 135, qui a une très longue période radioactive, ou le césium 134, qui a une
période radioactive de deux ans, et le césium 137, qui lui a une période radioactive
de 30 ans.
En cas d’accidents de centrale, le césium 137 constitue la principale source de
contaminations à long terme. Pur, il représente une radioactivité de 3,204 Tbq (=
Terra Becquerel) ce qui est énorme.

• Fukushima
Le défaut de refroidissement des réacteurs à Fukushima, qui est le résultat des
actions accumulées d’un tremblement de Terre, d’un tsunami et d’erreurs humaine,
a induit des fusions des cœurs de réacteurs nucléaires ce qui entraina d'importants
rejets radioactifs. Comme dit ci-dessus, ces rejets radioactifs sont en partie des
particules que les masses d'air transportent. On l’appelle « nuage radioactif ».

Pour le cas de la catastrophe nucléaire de Fukushima, des molécules radioactives


ont été absorbées par l'air en un pourcentage de radioactivité très élevée donc
extrêmement nocif pour la santé. Cela a donc formé un « nuage », (ou plusieurs
nuages) qui, à cause des mouvements convectifs, peuvent migrer vers d'autres
continents et contaminer leurs habitants.

Sur le schéma ci-dessous, on voit la concentration de ce césium 137 par mètre cube
dans l'air.

Figure 7. Concentration du césium 137 en m3 dans l'air autour de Fukushima

11
On remarque que la traînée de dispersion de rejets radioactifs est principalement
constituée de 10Bq/m3 ce qui est une dose extrême. Le nuage de Fukushima est
donc constitué de particules radioactives qui se propagent pour contaminer
d'autres continents.
Le 16 mars 2011, quatre jours seulement après le tremblement de terre, une brutale
augmentation du taux de Xénon (un gaz rare) a été détectée aux États-Unis ; Il
s'agissait d'un isotope radioactif. Ceci confirme le fait que le nuage se soit déplacé
vers les Etats-Unis comme nous le montre le document ci-dessous.
On remarque que le nuage radioactif s’est étendu jusqu’en Amérique du Nord et au
Nord de l’Europe, ainsi que la Russie et l’Océan Pacifique.

Figure 8. Nuage radioactif après l'accident de Fukushima

12
• Tchernobyl

Figure 9. Concentration du césium 137 autour de Tchernobyl

Tchernobyl est aussi une catastrophe nucléaire. Les raisons de cette catastrophe
sont presque les mêmes que Fukushima. Un réacteur mal conçu a augmenté sa
puissance, sans qu'on puisse le contrôler, ce qui conduit à la fusion du cœur. Ceci
entraîna une explosion qui libéra d'importantes quantités d'éléments radioactifs dans
l'atmosphère et provoqua une contamination de l'environnement et de l'air, mais
aussi des irradiations ou contaminations à l'échelle humaine.
Sur ce document on voit la contamination de Tchernobyl et les alentours. Comme
Fukushima, une forte concentration de césium 137 est présente dans l’air.

Ici on voit l'avancée du nuage dans


toute l'Europe ainsi que son intensité.

La propagation aérienne de la
radioactivité à Tchernobyl et
Fukushima est assez similaire.

Ce sont des catastrophes nucléaires


qui polluent l'air avec toutes sortes
d'éléments radioactifs ce qui
engendre des conséquences sur les
êtres vivants.
Un milieu radioactif a des
conséquences sur les êtres vivants qui
y vivent et qui l’entourent.

Figure 10. Radioactivité en Europe après Tchernobyl Ceci est l’objet de la partie suivante.

13
B. Effets sur les êtres vivants

Les effets de la radioactivité sont les mêmes sur les animaux et les végétaux que
chez l'homme. Ce qui explique cette similitude est simple : les animaux et les
végétaux sont tout comme l'homme composés de cellules. L’ADN, contenu dans le
noyau de chaque cellule, est une molécule qui contient toute l’information
génétique d’un être vivant. L’ensemble des gènes qui compose en partie la
molécule d’ADN est appelé le génotype.
Lorsque les cellules sont exposées à un milieu radioactif, la molécule d’ADN est
modifiée : c’est une mutation. Certaines mutations entrainent la détérioration ou la
mort des cellules et donc d’un être vivant.

1. Cellules animales

On sait que les grosses catastrophes nucléaires ont changé beaucoup de chose
dans notre quotidien.

Nous respirons l'air radioactifs qui, toujours à cause des vents, a migré vers divers
pays. Nous avons vu que cet air contient des éléments radioactifs mortels pour
l'homme, on appelle cela l'exposition interne c'est à dire l'ingestion ou l'inhalation de
particules radioactives.
Il existe des expositions externes au rayonnement dégagé par les radios particules
déposées lors du passage du nuage.

Hommes
Les matières radioactives sont constituées d’atomes instables qui, en se désintégrant,
émettent des radiations qui perturbent le fonctionnement des cellules vivantes
(Nous ne pouvons pas détecter les radiations à l’œil nu, ni à l’odeur).

Intensité du
rayonnement (en Effets sur la santé
sieverts)

De 0.3 à 0.1 Fatigue, formule sanguine altérée

De 1 à 2.5 Troubles sanguins et digestifs

Formule sanguine altérée, vomissements,


De 2.5 à 4 vertiges, destructions des barrières
immunologiques

Symptômes identiques mais plus marqués.


De 4 à 8
Mort de 50% des irradiés

Même symptômes.
Plus de 8
Mort de plus de 90% des irradiés

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Les irradiations trop fortes tuent les Quand le niveau d’irradiation est
cellules ce qui engendre : moins élevé :

- Des brulures radioactives et souvent - Des malformations pour les


la mort. descendants.

- Des cancers.

Pour les cas d’irradiations faibles les chercheurs ne sont pas d’accords sur leurs
conséquences. Certains les considèrent comme inoffensives, d’autres pensent que
les effets sont présents.

Mais ils restent d’accord sur un point toute dose de rayonnement comporte un risque
cancérigène et génétique.

Les effets ne sont pas immédiats mais se manifestent des années après l’irradiation.

Le comité Européen estime à 61.1 Millions de morts depuis 1945 à cause de la


radioactivité artificielle, qui est la deuxième cause des cancers du poumon.

Les explosions nucléaires éjectent de l’iode radioactif qui se fixe sur la glande
thyroïde.

C’est pour cela qu’après les expériences nucléaires en Polynésie, quatre fois plus de
femmes polynésiennes sont atteintes d’un cancer de la thyroïde et d’infections
thyroïdiennes que les françaises qui n’ont pas vécu d’expériences nucléaires.

Marie Curie, une grande figure scientifique, peut en être l’exemple. Elle a, pendant
une grande partie de sa vie, fait des recherches sur les radiations. Elle a notamment
reçu un prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium. Le radium
est un métal alcalino-terreux que l’on peut trouver en très faible quantité dans les
minerais d’uranium. Il est extrêmement radioactif. C’est par cette trop grande
exposition aux éléments radioactifs, spécifiquement le radium, que Marie Curie fut
atteinte d’une leucémie radio-induite, qui est un cancer des cellules de la moelle
osseuse. Marie Curie mourra de cette maladie.

En 1917, des ouvrières


américaines ont été exposées
pendant de longues périodes à
du radium. Ce radium était
présent dans la peinture utilisée
pour marquer les cadrans
lumineux de montres. On les
appelle les « Radium Girls ». Ces
jeunes femmes se mettaient la
peinture fluorescente sur leurs
ongles, leurs dents, leur peau afin
de surprendre les autres dans le
noir. Elles reçurent de fortes doses
de rayonnements ionisants qui
entrainèrent chez ces femmes :
Figure 11. Les « radium girls » travaillant à l’usine.
15
anémie, fractures osseuse, nécrose de la mâchoire ainsi que des tumeurs
cancéreuses des os.

Le nucléaire et ses radiations sont donc extrêmement dangereux pour la santé, ils
influx sur la construction des cellules et leur fonctionnement, entrainant des maladies
mortelles sur les personnes touchées.

Effets secondaires des


rayonnements :

Perte de cheveux, système


sanguin, cœur, tube digestif,
système reproducteurs
modifiés.

Mais ces effets sont parfois


amenés par des facteurs
différents :

Les plantes contaminées


servent-à nourrir les animaux
qui absorbent donc une
fraction de cette radioactivité
qui se retrouve dans leur chair
ou leur lait. L’homme en
consommant cette viande et
ce lait absorbent eux aussi une
partie de radioactivité.

Figure 12. Effets des radiations nucléaires

Ce cercle se reproduit pour les animaux qui vivent dans la mer. Les océans étant
contaminés, les poissons le sont aussi tout comme l’homme.

(Le niveau d’iode dans l’océan Pacifique après Fukushima a eu de graves


conséquences sur l’écosystème marin).

Animaux
Les empoisonnements par radiations ont des conséquences sur leur muqueuse
intestinale. Elle se dessèche ce qui provoque une hémorragie interne ou leur système
nerveux central s’effondre ce qui provoque soit leur mort ou des tumeurs
cancérigènes.

Pour les faibles radiations, des effets à longs termes sont remarqués, comme des
mutations.

On peut aussi noter que certains animaux sont peu, voire moins sensibles aux
radiations nucléaires que les autres. On peut prendre l’exemple des chevaux de
Tchernobyl, appelés chevaux de Przewalski. Près de dix ans après la catastrophe
nucléaire, une trentaine de ces chevaux ont été introduits dans la « zone interdite »
de Tchernobyl pour enrichir la biodiversité mise à mal par la catastrophe

16
nucléaire. Les chevaux se sont bien adaptés à leur environnement, et ce sont une
cinquantaine de bêtes qui vivent en totale liberté dans la zone en 2009.

Le nucléaire affecte donc les hommes, de différentes manières, notamment avec


une exposition direct aux rayonnements ou en mangeant des animaux eux-mêmes
contaminés.

Tous les animaux ne réagissent pas de la même manière au nucléaire, certain


meurent et d’autres ne sont pas influencés, comme les chevaux de Tchernobyl ou
encore les cafards.

Ecosystème

Végétal

Herbivore Carnivore

Humain

Figure 13. Contamination radioactive progressive chez les êtres


Contamine et est
mangé par

17
2. Cellules végétales

Il existe deux retombées radioactives qui touchent rapidement les sols et les
végétaux :

Les dépôts secs sont issus de la contamination de l’air. Ils s’accumulent sur toutes les
surfaces quelle que soient leur nature et leur orientation. Ainsi les feuilles des
végétaux sont autant contaminées que les dépôts secs eux même.
Les dépôts humides sont amenés par les pluies. Une partie s’écoulent sur les feuilles,
sans pour autant que la radioactivité augmente après des heures de précipitations.
De plus, une partie de la pluie emporte avec elle une partie de la contamination.
L’absorption par les racines est un caractère moins important comparé aux dépôts
directs sur les plantes qui sont beaucoup plus contaminant.

Dépôts humides Dépôts secs

Figure 14. Contamination d'un végétal

Une étude a été faite auprès de bouleaux et de pins après un accident nucléaire.
Les bouleaux ont résisté et n’ont montré aucune mutation alors que les pins ont muté
et certains sont morts : ces différentes issues sont dues à la taille de leurs génomes.
Chez le bouleau, il est plus petit donc ils ont moins de chance d’être touchés par les
radiations et donc de subir des mutations, ce qui n’est pas le cas chez les pins.

De plus, des scientifiques ont observé une concentration importante de radioactivité


aux pieds des hêtres. En effet, ces arbres drainent vers leur tronc les coulures de la
pluie, donc lorsqu’il pleut, la pluie s’infiltre dans le sol, aux pieds de ces arbres. Et la
radioactivité est d’autant plus persistante puisque les hêtres peuvent vivre pendant
plusieurs siècles.

18
Des exemples de mutations :

19
V.Comment y remédier ?

A. Fusion nucléaire

Nous expliquerons un des moyens pour remédier au nucléaire : la fusion nucléaire

La fusion nucléaire est un processus où deux noyaux atomiques légers s’assemblent


pour former un noyau plus lourd. Cette réaction est à l’œuvre de manière naturelle
dans le Soleil et la plupart des étoiles de l'univers. La fusion de noyaux légers dégage
d’énormes quantités d’énergie provenant de l’attraction entre les nucléons due à
l’interaction forte. Elle est, avec la fission nucléaire, l’un des deux principaux types
de réactions nucléaires appliquées. Fusion nucléaire : un noyau de deutérium et un
noyau de tritium fusionnent en un noyau d'hélium.

Il ne faut pas confondre la fusion nucléaire avec la fusion du cœur d’un réacteur
nucléaire, qui est un accident nucléaire particulièrement redoutable.

Un de ses intérêts est de pouvoir produire


théoriquement beaucoup plus d’énergie,
de 3 à 4 fois plus, à masse égale de
combustible, que la fission. De plus, les
océans contiennent naturellement
suffisamment de deutérium, 33g par m3,
pour permettre d’alimenter en énergie la
planète pendant 100 millions d'années, 1
m3 d'eau peut potentiellement fournir
autant d'énergie que la combustion de 700
tonnes de pétrole. Contrairement à la fission
nucléaire, les produits de la fusion eux-
mêmes, principalement de l’hélium 4 ne
sont pas radioactifs.

En dépit de travaux de recherche réalisés dans le monde entier depuis les années
1950, aucune application industrielle de la fusion à la production d’énergie n’a
encore abouti.

20
B. Les énergies renouvelables

Energie hydraulique Energie éolienne Energie solaire

L'énergie hydraulique L’énergie éolienne est L’énergie solaire est


est l'énergie fournie par l’énergie fournie par le l’énergie fourni à partir
le mouvement de l'eau vent puis transformée de panneaux à partir
sous toutes ses formes grâce a une éolienne de panneaux solaires
que ce soit en chute, ou un moulin à vent. dont il existe deux
en cours d'eau, en Ce mouvement peut catégories : les
courant marin, en être utilisé pour faire panneaux solaires
marée ou en vagues. avancer un véhicule thermique capte les
Ce mouvement peut (navire à voile ou char rayonnements solaires
être utilisé avec un à voile), ou pour faire dans le but de produire
moulin à eau qui fournit tourner la meule d’un de l’énergie thermique,
de l’énergie moulin l’énergie tandis que les
mécanique pour mécanique. panneaux
moudre le grain par Une éolienne, couplée photovoltaïques lui,
exemple, ou plus à un générateur produit de l’énergie
couramment être électrique, fabrique du électrique.
converti en énergie courant continu ou
électrique dans une alternatif, relié ensuite à
centrale un réseau électrique.
hydroélectrique.

21
VI.Conclusion

Le nucléaire influe de différentes façons dans de nombreux domaines.

Tout d’abord la plus grande quantité de radiations se concentre dans les déchets
nucléaires.

Ensuite, dans les cas particuliers d’accidents nucléaires, la contamination de l’eau


est presque inévitable pour les centrales situées sur les littoraux à cause de la
concentration de particules nucléaires dans ce milieu. L’air est lui aussi contaminé
par les particules radioactives rejetées par les centrales, créant ainsi un nuage
radioactif qui se déplace et affecte les populations.

Ces deux milieux contaminés, ont donc des conséquences sur les êtres vivants. Dans
un premier temps l’homme est directement touché par la pollution de l’air (il inhale
les particules radioactives). Ensuite, il est aussi touché par la consommation
d’animaux, qui sont eux aussi contaminés par leur milieu respectif (eau et
poissons…). Les animaux sont donc touchés par la radioactivité de l’air et de l’eau,
tout comme l’homme, car leur fonctionnement est le même. Les végétaux eux ont
besoin d’eau pour se développer, ils sont donc contaminés par « l’eau nucléaire ».
Les particules d’air radioactif se déposent sur les végétaux entraînant leur
contamination.

Dans ces trois cas, les cellules touchées se dégradent ou meurent à la suite de
modification sur le génotype et donc sur le phénotype.

Le nucléaire a de grosses conséquences sur tous les éléments qui constituent la Terre,
changeant leurs cellules et leur mode de vie. C’est-à-dire sur l’eau, la terre, l’air et
par conséquent sur les humains, animaux et végétaux. Les êtres vivants sont donc
modifiés et peuvent en mourir. C’est pour cela que des chercheurs de l’université
d’Harvard viennent de proposer un antidote permettant de limiter les effets
ravageurs des rayons ionisants.

Le nucléaire, mal surveillé, engendre des conséquences sur le plan humain et


environnemental. C’est pour cela que les scientifiques sont en recherche constante
d’un nouveau moyen pour créer de l’électricité sans avoir recourt au nucléaire afin
d’éviter tout accident et toute contamination afin de protéger les générations à
venir.

22
LEXIQUE

Becquerel (Bq) : Unité légale de mesure internationale utilisée en


radioactivité. Le becquerel est égal à une désintégration par seconde (1
curie = 37 milliards de Bq). On emploie habituellement ses multiples : le MBq
(Méga ou million de becquerels), le GBq (Giga ou milliard de becquerels) ou
le TBq (Tera ou mille milliards de becquerels).

Césium : Corps simple métallique appartenant à la famille des alcalins, il est


utilisé pour la centrifugation.

Combustible : Qui a la propriété de brûler.

Combustion d'énergie fossile : Ressource limitée car non renouvelable, leur


consommation engendre leur épuisement, elles sont également très
polluantes.

Contamination : envahissement d'un organisme vivant ou d'une chose


quelconque par des micro-organismes pathogènes.

Déchet nucléaire : Résidu non réutilisable issu des centrales nucléaires,


caractérisé par la présence de produits radioactifs.

Deutérium : Élément chimique isotope de l'hydrogène ayant un noyau


contenant un deuton, c'est à dire un proton et un neutron.

Effet de serre : Phénomène thermique où l'atmosphère piège une partie du


rayonnement solaire, ce qui provoque un réchauffement global de la
planète.

Énergie nucléaire : Énergie produite par les réacteurs des centrales


nucléaires.

Fission nucléaire : Éclatement d'un noyau instable en 2 noyaux plus légers et


quelques particules élémentaires, cet éclatement s'accompagne d'un
dégagement de chaleur, donc d'énergie.

Fusion nucléaire : 2 noyaux légers s'unissent pour former un noyau lourd,


l'énergie libérée de ce phénomène est très élevés.

Génome : Ensemble des gènes portés par une espèce.

Iode : Corps simple, 4e non-métal de la famille des halogènes.

Irradiation : Conséquence directe de l'exposition externe d'un corps à des


rayonnements ionisants.

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Isotope : Un élément qui se différencie seulement par le nombre de neutrons.

Mutation : Un changement, apparition d'un caractère nouveau chez un être


vivant.

Nappes Phréatiques : Nappe d'eau souterraine.

Neutron : Particule élémentaire neutre qui constitue avec les protons les
noyaux atomiques.

Noyau Atomique : Partie centrale de l'atome constituée de protons et de


neutrons.

Nuage Radioactif : Un nuage qui circule dans l'atmosphère composé


d'éléments radioactifs.

Particules Radioactives : Aérosols radioactifs.

Radiations Nucléaires : Flux de particules radioactives, émanation.

Radioactivité : Émission de rayonnements divers par certains éléments


chimiques tels que l'uranium ou le radium, résultant de réactions nucléaires.

Radioactivité Artificielle : Radioactivité conférée à des nucléotides stables


par une réaction provoquée artificiellement.

Rayons Ionisants : Rayonnement nucléaire, rayonnements de courte longueur


d'onde.

Sievert : Unité de mesure de la radioactivité.

Tritium : Élément radioactif dont le noyau possède 1 proton et 2 neutrons.

Uranium : Métal lourd radioactif.

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SOURCES

-Wikipédia

-laradioactivité.com

- linternaute.fr

- impact.du.nucleaire.com

- accident-tchernobyl.com

- lemonde.fr

- lavoixdunord.fr

-google image

-futura-sciences.com

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