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UNIVERSITE DE TETOUAN-ABDELMALEK-ESSAADI

FACULTE DES SCIENCES


Départements de Mathématiques & Informatique
SMA2+SMI2
9 mars, 2020 TD d’Analyse 3
Corrigé de la série N o 1

Corrigé de l’exercice 1.

1. La formule de Taylor du polynôme P (x) est donnée par :


P ′′ (2) P (3) (2)
P (x) = P (2) + P ′ (2)(x − 2) + 2
(x − 2)2 + 6
(x − 2)3
il suffit donc de calculer les dérivées successives de P (x) au point a = 2
P (2) = [1 + x + x2 + x3 ]x=2 = 15 P ′′ (2) = [6x + 2]x=2 = 14
P ′ (2) = [ 3x2 + 2x + 1] x=2 = 17 P (3) (2) = 6
Ainsi on obtient
P (x) = 1 + x + x2 + x3 = 15 + 17 (x − 2) + 7 (x − 2)2 + (x − 2)3
2. Dérivées successives du monôme xn :
Si k = 1 −→ (xn )′ = nxn−1 , si k = 2 −→ (xn )′′ = n(n − 1)xn−2 ,
si k = 3 −→ (xn )(n−3) = n(n − 1) (n − 2) xn−3
si k ≤ n, (xn )(k) = n(n − 1) (n − 3) · · · (n − k + 1)xn−k = (n−k)!
n!
xn−k
Si k = n − 2, (xn )(n−2) = n(n − 1) (n − 3) · · · × 3 × x2
Si k = n − 1, (xn )(n−1) = n(n − 1) (n − 3) · · · × 3 × 2 × x = n!x
Si k = n, (xn )(n) = n! Si k > n, (xn )(k) = 0
(
n (k)
n!
(n−k)!
xn−k si k ≤ n
Finalement on a (x ) =
0 si k > n

3. Formule de Taylor de Pn (x) = xn au point a ∈ R


i) Si a = 0 alors et d’après la (question précédente on a
0 si k ̸= n
P (k) (0) = [xn ](k)
x=0 = et alors la formule de Taylor est réduite à xn
n! si k = n
ii) Si a ̸= 0; on peut utiliser deux méthodes
† Méthode directe (
h i n!
an−k si k ≤ n
(k) n (k)
P (a) = (x ) = (n−k)!
x=a 0 si k > n
P
n
P (k) (a)
Donc, Pn (x) = xn = k!
(x − a)k
k=0
Pn P
n
= n!
k!(n−k)!
an−k (x − a)k = Cnk an−k (x − a)k
k=0 k=0
‡ Méthode utilisant le binôme de Newton :
Pn P
n
xn = (x − a + a)n = Cnk an−k (x − a)k = n!
(n−k)!k!
an−k (x − a)k
k=0 k=0
Pn P
n
P (k) (a)
= n(n−1)(n−3)···(n−k+1) n−k
k!
a (x − a)k = k!
(x − a)k ,
k=0 k=0

Corrigé de l’exercice 2.

1. Montrons que (1 + x)α − 1 ∼ αx avec α ∈ R∗ .


0
Rappelons d’abord que si a > 0 et b ∈ R, alors ab = eb ln a
Donc si x est dans un voisinage de zéro, alors on peut supposer que 1 + x > 0
On a alors (1 + x)α − 1 = eα ln(1+x) − 1

1
Posons t = α ln(1 + x), si x → 0, alors t → 0
or et − 1 ∼ t donc eα ln(1+x) − 1 ∼ α ln(1 + x) ∼ αx
0 0 0
par conséquent, (1 + x)α − 1 ∼ αx
0
2. Déterminons un équivalent pour chacune des fonctions ci-dessous :
i) On sait que et − 1 ∼ t, en posant t = sin x on, a lim t = 0.
0 x→0
Donc esin x − 1 ∼ sin x ∼ x
0 0
De même tan2 x ∼ x2 , ln(1 + x) ∼ x
0 0
Comme l’équivalence est compatible avec le produit et le quotient,
on en déduit que
(esin x − 1)2 sin2 x x2 (esin x − 1)2
∼ 3 ∼ 3 = 1
−→ lim =∞
tan2 x ln(1 + x) 0 x 0 x x x→0 tan2 x ln(1 + x)
2
ii) Même chose ici car 1 − cos x ∼ x2 et arcsin x ∼ x
0 0
et alors
1 − cos x x2 /2 1 − cos x
2
∼ x 2 = 1
2
−→ lim 2
= 21
(arcsin x) 0 x→0 (arcsin x)
iii) Enfin et de la même façon, on obtient :
x2 x2 x2
∼ 1 = x −→ lim
4
=∞
sin x1 (e x − 1) +∞ x × x
1 1
x→∞ sin 1 (e x1 − 1)
x

Corrigé de l’exercice 3.
On considère la fonctions f (x) = sin x.
√    2 √  3  4  4 
1. sin x = 12 + 12 3 x − 16 π − 41 x − 16 π − 1
12
3 x − 16 π + 1
48
x− 1
6
π +o x− 1
6
π

2. L’équation de la tangente de Cf au point A( π6 , 12 ) est donnée par les deux premiers termes de
la formule précédente
√  
y = f ( π6 ) + (x − π6 )f ′ ( π6 ) −→ (T ) : y = 12 + 12 3 x − 16 π
3. Enfin la position de la courbe Cf par rapport à (T ) est obtenue à l’aide du signe de sin x − y.
2 1 √ 3
Or en écrivant la formule de Taylor-Young ci-dessus on a sin x−y =− 41 x − 16 π − 12 3 x − 16 π +
4  4 2
1
48
x − 16 π +o x − 16 π Et alors comme on l’a vu dans le cours sin x − y ∼ − 1
4 x − 16 π <0
π/6
On en déduit que la courbe Cf est au dessous de (T ) au point x0 = π/6 en vertu de la proposition ci-dessous :

n ≥ 2) en x0 , alors d’après la formule de Taylor-Young :


(2)
f (x) = f (x0 ) + f ′ (x0 ) (x − x0 ) + f 2!(x0 ) (x − x0 )2 +
4 f (n) (x0 )
··· (x − x0 )n + o(xn ) , n ≥ 2
n!
3 Supposons que les dérivées f (k) (x0 ) , k ≥ 2 ne sont pas
toutes nulles. Si p est le plus petit entier supérieur ou
égal à 2, tel que f (p) (x0 ) ̸= 0, alors
2
1er cas si p est pair on a
• Si f (p) (x0 ) > 0, alors la courbe Cf est au-dessus de (T )
1 • Si f (p) (x0 ) < 0, alors la courbe Cf est au-dessous de (T )
A
b
2ème cas si p est impair le point A (x0 , y0 ) est un point d’in-
flexion dans lequel la tangente traverse la courbe Cf
−2 −1 0 1 2 3 4 • Si f (p) (x0 ) > 0, alors la courbe Cf est au-dessus de (T )
f g
pour x > x0 et au-dessous de Cf à pour x < x0
• Si f (p) (x0 ) < 0, alors la courbe Cf est au-dessous de (T )
Proposition : Soit f une fonction n-dérivable (avec pour x > x0 et au-dessus de Cf à pour x < x0

2
Corrigé de l’exercice 4.

1. La fonction f (x) = (1 + x)α , α ∈ R∗ est définie et de classe C ∞ dans un voisinage de zéro


La formule de Taylor-Maclaurin est obtenue en prenant a = 0 dans la formule de Taylor-
Young. Nous allons donc calculer les dérivées successives de f au point zéro.
Rappelons que f (x) = (1 + x)α = eα(1+x) et alors
f ′ (x) = [α ln(1 + x)]′ eα ln(1+x) = 1+x α α ln(1+x)
e
1
= αeln( 1+x ) .eα ln(1+x) = αeα ln(1+x)−ln(1+x) = αe(α−1) ln(1+x) = α (1 + x)α−1
De la ,même façon, on obtient : f ′′ (x) = α(α − 1) (1 + x)α−2
Par récurrence, on suppose que f (k) (x) = α(α − 1)(α − 2) · · · (α − k + 1) (1 + x)α−k
Alors en dérivant, on a :
h i′
f (k+1) (x) = α(α − 1)(α − 2) · · · (α − k + 1) (1 + x)α−k
= α(α − 1)(α − 2) · · · (α − k + 1)(α − k) (1 + x)α−k−1
Par conséquent f (0) = [(1 + x)α ]x=0 = 1 et on a pour k ≥ 1
h i
f (k) (0) = α(α − 1)(α − 2) · · · (α − k + 1) (1 + x)α−k = α(α − 1)(α − 2) · · · (α − k + 1)
x=0
Ainsi la formule de Taylor-Maclaurin à l’ordre n de f (x) est donnée par :
α(α − 1) 2 α(α − 1)(α − 2) 3 α(α − 1) · · · (α − n + 1) n
f (x) = 1 + αx + x + x + ··· x + o(xn )
2! 3! n!
1
2. g(x) = √ correspond à α = − 12 dans la fonction ci-dessus
x+1
Donc pour k ≥ 1, g (k) (0) = [α(α − 1)(α − 2) · · · (α − k + 1)]α=−1/2
k facteurs
z
  }| {
1 1 1 1
= − (− − 1)(− − 2) · · · (− − k + 1)
2 2  2 2
= (−1) 2 ( 2 + 1)( 2 + 2) · · · ( 12 + k − 1)
k 1 1 1
 
(−1)k
= (−1)k 1
2
( 23 )( 52 ) · · · ( 2k−1
2
)= 2k
1 × 3 × 5 · · · × (2k − 1)

g (k) (0) (−1)k 1 × 3 × 5 · · · × (2k − 1)


On en déduit que =
k! 2k k!
Or 2 × k! = 2 × 1 × 2 × 3 × · · · k = 2 × 4 × 6 · · · × 2k
k k

Par conséquent
g (k) (0) 1 3 5 2k − 1
= (−1)k · · · · · ,k ≥ 1
k! 2 4 6 2k
Ainsi on obtient :
1 1 3 5 1 3 5 2n − 1
√ = 1 − x + x2 − x3 + · · · (−1)k · · · · · · + o (xn )
x+1 2 8 16 2 4 6 2n
3. L’équation de la tangente (T ) à Cg au point A (0, 1) est obtenue à l’aide des termes constant
et en x dans la formule de Taylor-Maclaurin : (T ) : 1 − 12 x
Concernant la position de (T ) relativement à la courbe Cg , on doit étudier le signe, au voisinage
de zéro, du premier terme non-nul dans la formule de Taylor-Maclaurin, qui vient après le
terme en x et qui est ici égal à 83 x2
En effet, en écrivant cette formule à l’ordre 2, on a : 
1
g(x) = √x+1 = 1 − 12 x + 38 x2 + o (x2 ) −→ √x+1
1
− 1 − 21 x = 38 x2 + o (x2 )
c"est-à-dire : √1
x+1
− y = 38 x2 + o (x2 )
Alors et comme on l’a vu dans le cours : g(x) − y ∼ 83 x2 > 0
0
On en déduit que La courbe Cg est au-dessus de la tangente au point A (0, g(0)) = (0, 1).

3
Corrigé de l’exercice 5.
Rappelons que la formule de Maclaurin correspond à celle de Taylor-Lagrange lorsque a = 0.
En appliquant cette formule à la fonction ec , par exemple à l’ordre 5, dans l’intervalle [0, 1/2]
on obtient :
6
ex = 1 + x + 12 x2 + 3!1 x3 + 4!1 x4 + 5!1 x5 + x6! eθx , 0 < θ < 1
En prenant x = 1/2 on a :
√ (1/2)2 (1/2)3 (1/2)4 (1/2)5
e = e1/2 = 1 + 1/2
1
+ 2!
+ 3!
+ 4!
+ 5!
1
+ 6!×2 6e
θ/2
, 0<θ<1

−→ e = 1. 648 7 + 6!×26 e 1 θ/2

Ainsi e ≈ 1. 648 7 (Attention : Ne pas confondre avec l’équivalence)

Par ailleurs e − 1. 648 7 = 6!×2 1
6e
θ/2
> 0.
On en déduit que cette approximation donne une erreur commise par défaut

(i.e. La valeur approchée est plus petite que la valeur théorique e)
1 θ/2
Estimer cette erreur, qui est positive, revient à trouver une majoration du reste 6!×2 6e
√ −5
En effet, θ/2 < 12 ,→ eθ/2 < e < 2 et donc 6!×2 1
6e
θ/2 1
< 6!×2 5 = 4. 340 3 × 10 < 10−4

Finalement on en déduit que e ≈ 1. 648 7 à 10−4 près.
Corrigé de l’exercice 6.
Soit f une fonction définie et deux fois dérivable au voisinage d’un point a.
1. Si f est deux fois dérivable en a et si en plus on suppose que f ′ (a) = 0 et f ′′ (a) ̸= 0, alors en
utilisant la formule de Taylor-Young à l’ordre deux au voisinage de ce point, on a :
2 (x−a)2 ′′
f (x) = f (a) + (x−a)2
f ′′ (a) + o((x − a)2 ) −→ f (x) − f (a) ∼
a 2
f (a)
Ainsi,
i) lorsque f ′′ (a) < 0 alors f (x) − f (a) < 0 au voisinage de a et la fonction f admet un
maximum relatif en a,
ii) lorsque f ′′ (a) > 0 alors f (x) − f (a) > 0 au voisinage de a et la fonction f admet un
minimum relatif en a.
2. Considérons tous les rectangles ayant le même périmètre p. Alors chacun de ces rectangles a
une longueur L et une largeur l qui dépendent du rectangle choisi
Donc p = 2(L + l) −→ L + l = P/2

Par exemple , si L + l = 6cm on a p = 12cm maximum au point L qui vérifie S ′ (L) = 0


ce qui donne une infinité de choix pour 0 < c’est-à-dire L = p/4, lequel après remplace-
l ≤ L < 6 comme l = 1, L = 5 ou l = 2, L = 4 ment dans L + l = P/2 donne L = l = p/4
Si S = L × l est la surface associée à un rec-
5
tangle (L, l), alors en faisant varier (L, l) on p = 12cm S = 9cm2
fait varier S aussi.
4
En éliminant par exemple l dans l’expression
de S, sachant que p = 2(L + l), on obtient
une fonction réelle de S : L ∈ R∗+ −→ S(L) =
3

L × l = L(p/2 − L) qui est un polynôme de


2
second degré.
En dérivant deux fois cette fonction par rap- p = 12cm S = 5cm2
1
port à la variable L, on obtient
S ′ (L) = p/2 − 2L −→ S ′′ (L) = −2 < 0
Or , d’après la première question, S admet un 0 1 2 3 4 5

Par conséquent le seul rectangle, dont la surface est maximale, parmi ceux qui ont un périmètre
égal à p est le carré de côté égal à p/4. Par exemple, dans le schéma ci-contre la surface
maximale pour p = 12cm est obtenue avec le carré de côté égal à 3cm.

4
3. Un cylindre de révolution est un solide obtenu en faisant tourner un rectangle autour de l’un
de ses côtés. Il possède deux bases identiques et parallèles qui sont des disques. Sa surface
latérale, une fois "dépliée" est un rectangle.

Périmètre d’une base = diamètre × π


Aire d’une base = (rayon)2 × π
Aire latérale = périmètre d’une base × hauteur h
Aire totale = 2 × aire d’une base + aire latérale
Volume = aire d’une base × hauteur.
O
×
r

Ainsi la surface fermée d’un cylindre de révolution minimum de SF dans R+



ayant une hauteur h et un rayon r est égale à :
or 2πr3 = v ⇔ 2πr3 = h × πr2 ⇔ 2r = h
SF = πr2 + πr2 + 2πrh = 2πr2 + 2πrh et son vo-
lume est égal : v = h × πr2 Donc, en éliminant h, Par conséquent pour avoir une aire minimale corres-
on obtient une fonction définie sur R+ ∗ (car r > 0)
pondant à ce volume v, on doit prendre un cylindre
par SF (r) = 2πr2 + 2πr × πr V 2
2 = 2πr + r
2V
qui est vérifiant d = h, c’est-à-dire ayant son diamètre égal à
deux fois dérivable dans R∗ En calculant sa dérivée
+ sa hauteur.
on obtient : p Ajoutons que dans la plupart des poids standards,
SF′ (r) = 4πr − r22 v = 0 ⇔ r = 3 v/2π comme dans le Prototype international du Kilo-
En dérivant ensuite une deuxième fois, p on obtient : gramme, sont de forme cylindrique avec une hauteur
SF′′ (r) = 4π + r43 v > 0 Donc, rmin = 3 v/2π est le seul égale au diamètre.

Corrigé de l’exercice 7.
1. Pour calculer le DL2 de f (x) = ln(1 + x + x2 ) au voisinage de x = 1 on va d’abord poser,
comme dans le cours, h = x − 1 pour se ramener à zéro
Pour simplifier les calcul, on peut remarquer que
1 + x + x2 = (x − 1)2 + 3x et alors (x − 1)2 + 3x = h2 + 3(h + 1) = 3(1 + h + h2 /3)
Donc ln(1 + x + x2 ) = ln 3 + ln(1 + h + h2 /3) où h + h2 /3 est au voisinage de zéro
Ensuite en utilisant la composition des dl. on obtient
ln(1 + h + h2 /3) = (h + h2 /3) − 21 (h + h2 /3)2 + o(h2 )
et il suffit maintenant de tronquer la partie régulière à l’ordre 2 pour avoir
ln(1 + h + h2 /3) = h − 61 h2 + o(h2 )
Finalement à l’aide de h = x − 2
 
on obtient ln(1 + x + x2 ) = ln 3 + (x − 1) − 16 (x − 1)2 + o (x − 1)2
2. L’équation de la tangente en (1, ln 3) est donnée par les deux premiers termes du dl. précédent
y = (x − 1) + ln 3
Position du graphe : f (x) − (x − 1) − ln 3 ∼ − 61 (x − 1)2 < 0
1

La courbe est au-dessous de la tangente au point (1, ln 3)


Corrigé de l’exercice 8.

1. DL.4 de cos1 x 1
2
1 − x2 + x24
4

on sait que cos x = 1 − 12 x2 + 24 1 4


x + o (x4 ) 4
−1 + 12 x2 − 24
1 4
x 1 + 12 x2 + 5x
et cos 0 = 1 ̸= 0 24
x2
on peut donc calculer le dl.de cette fonction 2
− 24
1 4
x
en effectuant la division suivant les puissances 2 4
− x2 + x4
croissantes à l’ordre 4 de 1 par 1 − 2 x + 24 x
1 2 1 4
5x4
Et alors cos1 x = 1 + 12 x2 + 24
5 4
x + o (x4 ) 2

5
2. DL.4 de ln(cos x)
La fonction ln(cos x) est paire, donc son dl ne doit comporter que des puissances paires
Première méthode : (Intégration des dl.)
On remarque
(ln(cos x))′ = − tan x et on sait que tan x = x + 13 x3 + o (x3 )
Rx Rx
En intégrant, on obtient : 0 tan x dx = 0 (x + 13 x3 )dx + o (x4 )
Rx
or 0 (x + 31 x3 )dx = 1 4
12
x + 12 x2 Donc ln(cos x) = − 12 x2 − 1 4
12
x + o (x4 )

Deuxième méthode (Composition des dl)


Rappelons que ln(1 + t) = t − 21 t2 + 13 t3 − 14 t4 + o (t4 ) et cos x = 1 − 21 x2 + 1 4
24
x + o (x4 )
alors on peut prendre ici t = cos x − 1 car lim (cos x − 1) = 0
x→0
et on a ln(cos x) = ln(1 + t) = ln(1 + cos x − 1)
Or le théorème qui permet de calculer le dl la composition de deux fonctions il suffit de
remplacer la partie régulière du dl. de t = cos x − 1 dans la partie régulière de ln(1 + t) et de
tronquer le résultat à l’ordre 4
en ne gardant que les puissances inférieures ou égales à 4, on obtient
ln(cos x)) = ln(1 + t) = (− 21 x2 + 1 4
24
x) − 12 (− 12 x2 + 1 4 2
24
x ) + 13 (− 12 x2 + 1 4 3
24
x)
− 41 (− 12 x2 + 1
24
x 4 4
) + o(x4 ) = − 12 x2 − 121 4
x + o(x4 )
3. DL.4 de argsh x
La fonction argsh x est la réciproque de la fonction sh x qui est bijective et impaire de R
sur R et sa dérivée est égale à √ 1
x2 +1
on calcule donc le dl.3 de cette dérivée et on intègre
pour cela on rappelle que (1 + t)α = 1 + αt + α(α−1) 2
2
t + α(α−1) 3
3!
t + o(t3 )
En prenant α = −1/2 ,t = x2 en tronquant à l’ordre trois on obtient :
√ 1
x2 +1
= 1 − 12 x2 + o (x3 )
et finalement, en intégrant on a :
Rx Rx
0
√ 1
x2 +1
dx = argsh x = 0 (1 − 12 x2 )dx + o (x4 ) = x − 61 x3 + o (x4 )
.N.B. La fonction ch x : R −→ [1, +∞[ est paire, elle n’est donc pas bijective et argch x
n’est la réciproque que de sa restriction à R+ , c’est-à-dire que argch x est définie sur [1, +∞[
et arrive dans R+ . Par conséquent la fonction argch x n’admet pas de dl au point x = 0 car
elle n’y est pas définie.

Corrigé de l’exercice 9.
1. pour le calcul du dl4 de la fonction g(h) = exp(sin(h)) .on utilise la composition des dl ; car
sin(h) s’annule au point h = 0
sin(h) = h − 16 h3 + o (h4 ) , et = 1 + t + 12 t2 + 16 t3 + 1 4
24
t + O (t4 )
Nous allons Remplacer t par la partie régulière du dl. de sin(h) dans le dl. de et et tronquons
à l’ordre 4
esin(h) = 1 + (h − 16 h3 ) + 12 (h − 16 h3 )2 + 16 (h − 61 h3 )3 + 1
24
(h − 16 h3 )4 + o(h4 )
= 1 + h − 61 h3 + 12 (h2 − 13 h4 ) + 16 h3 + 1 4
24
h + o(h )4

= 1 + h + 12 h2 − 18 h4 +o(h4 )

6
2. DL(4,π/2) (f ) au point π/2 .
f (x) = exp(− cos x), posons h = x − π/2
on a cos(x) = cos(h + π/2) = − sin(h) et donc f (x) = g(h)
ce qui donne, en remplaçant h par x − π/2 dans le dl. de esin(h) ,
   2  4  4 
e− cos x = 1 + x − 21 π + 1
2
x − 12 π − 1
8
x − 21 π +o x − 21 π

(Attention il n’y a pas de parité dans l’expression du dl. car on n’est pas au voisinage de zéro)
 
3. On en déduit que l’équation de la tangente est donnée par :y = 1 + x − 21 π
 2
Enfin on a e− cos x − y ∼ 1
x − 21 π >0
π/2 2

Ce qui veut dire que la courbe est au-dessus de la tangente au point x = π/2

Corrigé de l’exercice 10.

( 1+x )′ 2

1. f (x) = arctan( 1+x ) −→ f ′ (x) = 1−x


= (x−1)2
1+x 2 = 2
(x−1)2 +(x+1)2
= 2
2+2x2
= 1
1+x2
1−x
1 + ( 1+x
1−x
)2 1+( 1−x )

−→ θ = x2 , Dl8 f ′ (x) = 1
1+x2
= 1 − x2 + x4 − x6 + x8 + o(x8 )

2. Calcul du dl9 f
On vient de voir que la dérivée de la fonction f (x) = arctan( 1+x
1−x
) est égale à la dérivée de la
fonction arctan x. Donc (Théorème fondamental de l’Analyse) on a :
1+x 1+x
arctan( 1−x ) = arctan x + c uniquement dans un intervalle, or arctan( 1−x ) est définie dans
R\{1}, alors que arctan x est définie dans R. Donc,
(
arctan( 1+x ) = arctan x + c1 , si x < 1
(arctan x)′ = (arctan( 1+x ))′ −→ 1−x
1+x
1−x arctan( 1−x ) = arctan x + c2 si x > 1
1+x
Par ailleurs, la fonction arctan x est impaire, alors que la fonction arctan( 1−x ) n’est ni paire
ni impaire. Les DL des deux fonctions ne sont donc pas les mêmes.
c1
Rx h it=x z}|{
dl9 f : arctan(x) = 1
0 1+t2
1+t
= arctan( 1−t ) = arctan( 1+x
1−x
) − π/4
t=0
x3 x5 x7 x9
=x− 3
+ 5
− 7
+ 9
+ o(x9 )
x3 x5 x7 x9
f (x) = π
4
+x− 3
+ 5
− 7
+ 9
+ o(x9 )
5
3. En utilisant la formule de Taylor-Maclaurin, on obtient :
4
f (7) (0)
7!
= − 71 −→ f (7) (0) = −6 ! , f (8) (0) = 0
3

 
arctan x
2
1+x
arctan 1−x
1

0
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6
f
−1
g

−2

7
Corrigé de l’exercice 11.
Soit la fonction f (x) = sin x cos x − tan x − ln(cos x)
1. DL4 tan x : On effectue la division suivant les puissances croissantes des parties principales
de sin x par cos x à l’ordre 4. Dans cet exemple la division s’arrête à la puissance 3 car la
fonction tan x est impaire.
(
cos x = 1 − 12 x2 + 1 4
24
x + o(x4 )
sin x = x − 16 x3 + o(x ) 4

x − 61 x3 1 − 21 x2 + 1 4
24
x

−(x − 21 x3 + 1 5
24
x) x + 13 x3

0 + 13 x3 − 1 5
24
x

−( 13 x3 − 1 5
24
x + ···)

0 + ·········
(
cos x = 1 − 12 x2 + 1 4
x + o(x4 )   
2. 24
−→ sin x cos x = x − 16 x3 1 − 21 x2 + 1 4
x + o(x4 )
sin x = x − 1 3
6
x 4
+ o(x ) 24

En tronquant à l’ordre quatre, on obtient :


sin x cos x = x − 23 x3 + o(x4 )
Calculons ensuite le DL de ln(cos x) en écrivant
ln(cos x) = ln(1 + (cos x − 1)) car cos 0 = 1 ̸= 0.
Pour ce faire, nous allons utiliser le DL de la composée g ◦ h où g(t) = ln(1 + t) et
h(x) = cos x − 1 car h(0) = 0.
On obtient donc,
(
h(x) = cos x − 1 = − 21 x2 + 24
1 4
x + o(x4 )
g(t) = ln(1 + t) = t − 2 t + 3 t − 41 t4 + o(t4 )
1 2 1 3

ce qui donne
   2  3  4
g◦h(x) = − 12 x2 + 1 4
24
x − 12 − 12 x2 + 1 4
24
x + 13 − 12 x2 + 1 4
24
x − 41 − 12 x2 + 1 4
24
x +o(x4 )
En tronquant à l’ordre 4, on obtient :
g ◦ h(x) = ln(cos x) = − 12 x2 − 1 4
12
x + o(x4 )
Récapitulons


 sin x cos x = x − 32 x3 + o(x4 )
tan x = x + 13 x3 + o(x4 )

 ln(cos x) = − 1 x2 − 1 x4 + o(x4 )
2 12

−→ sin x cos x − tan x − ln(cos x) = 12 x2 − x3 + 1 4


12
x + o(x4 )
f (2) (0) f (3) (0) (4) (0)
3. On déduit du DL précédent que 2
= 1
2
, 3!
= −1 , f 4!
= 1
12

ce qui donne , f (2) (0) = 1 , f (3) (0) = −6 , f (4) (0) = 2


x2
4. Un équivalent de f (x) peut être donné par le premier terme du DL : f (x) ∼
0 2

8
Corrigé de l’exercice 12.
On considère la fonction f (x) = arcsin x
1. On a déjà vu que
(
1 Xn
1 × 3 × 5 · · · × (2k − 1) 2k o(x2n )
√ = 1 + x +
1 − x2 k=1 2 × 4 × 5 · · · × 2k o(x2n+1 )
Donc en intégrant entre 0 et x, on a
(
1 × 3 × 5 · · · × (2k − 1) x2k+1
X
n
o(x2n+1 )
arcsin x = x + +
k=1 2 × 4 × 5 · · · × 2k 2k + 1 o(x2n+2 )
2. Montrons d’abord que arcsin x + arccos x = π2 , si|x| ≤ 1

Première méthode Rappelons que arcsin x : [−1, 1] −→ [−π/2, π/2]


et que arccos x : [−1, 1] −→ [0, π]
h i
En posant θ = arcsin x, avec x ∈ [−1, 1] , on a θ ∈ − π2 , π2
 
et sin θ = sin (arcsin x) = x, or x = sin θ = cos π
2
−θ
  
Donc arccos x = arccos cos π
2
−θ
  
comme − π2 ≤ θ ≤ π2 , alors 0 ≤ π
2
− θ ≤ π, alors arccos cos π
2
−θ = π
2
−θ
Et finalement on obtient, arccos x = π
2
−θ = π
2
− arcsin x
ce qui fournit l’égalité.
Deuxième méthode Posons f (x) = arcsin x + arccos x
f est définie et continue [−1, 1] et elle est dérivable sur ] − 1, 1[ et sa dérivée est nulle dans
cet intervalle,
donc elle est constante dans ]−1, 1[. Et comme elle est continue dans [−1, 1], elle est constante
aussi dans cet intervalle.
Par ailleurs, f (0) = arcsin 0 + arccos 0 = π/2,
π
Donc arcsin x + arccos x = pour tout x ∈ [−1, 1]
2
Ainsi et en vertu de cette identité, on peut écrire
(
1 × 3 × 5 · · · × (2k − 1) x2k+1
X
n
o(x2n+1 )
arccos x = − x −
π
+
2
k=1 2 × 4 × 5 · · · × 2k 2k + 1 o(x2n+2 )
Attention la fonction arccos x n’est ni paire, ni impaire et ceci on peut le constater dans le
DL. précédent, dans lequel le premier terme est pair alors que les autres termes sont impairs.
3. On a arcsin x ∼ x
0
Pour la tangente à la courbe de la fonction arccos x en (0, π/2) , on utilise le DL3 de cette
fonction :
arccos x = π
2
− x − 12 x3 + o(x3 ) ce qui prouve que cette tangente a pour équation, y = π
2
−x
Enfin on a
arccos(5) (0)
5!
= − 38 −→ arccos(5) (0) = −45

On considère ensuite les fonctions g(x) = arcsin



1−x2
x
et h(x) = (arcsin x)2
arcsin x
On considère les fonctions f (x) = √ et g(x) = (arcsin x)2
1−x 2

9
4. Calcul du dl5 (f ) .
On a déjà vu dans l’exercice 2 que
1 1 3 5 1 × 3 × 5 · · · (2n − 1) n
√ = 1 + x + x2 + x3 + · · · x + o(xn )
1−x 2 8 16 2 × 4 × 6 × · · · (2n)
En composant par la fonction h(x) = x2 qui satisfait la condition h(0) = 0, on obtient le dl2n
qui est aussi le dl2n+1 puisque la fonction est paire :
(
1 Xn
1 × 3 × 5 · · · × (2k − 1) 2k o(x2n )
√ =1+ x +
1−x 2
k=1 2 × 4 × 5 · · · × 2k o(x2n+1 )
Ainsi, en se limitant à l’ordre 5, on obtient :
1
√ = 1 + 12 x2 + 38 x4 + o(x5 )
1−x 2

En intégrant ensuite cette fonction entre 0 et x, on obtient le dl6 de arcsin x qui est en même
temps un dl5 car cette dernière fonction est impaire :
1 3
arcsin x = x + x3 + x5 + o(x5 )
6 40
Finalement,
arcsin x   
√ = 1 + 1 2
x + 3 4
x x + 1 3
x + 3 5
x + o(x5 )
1 − x2 2 8 6 40

8 5
= x + 32 x3 + 15 x + o(x5 )
arcsin x
5. En remarquant que la dérivée de (arcsin x)2 est égale à : 2 √ et en intégrant entre 0 et
1 − x2
x , on obtient :
Z x Z x
arcsin x 2 8
2
g(x) = (arcsin x) = 2 √ = 2 (x + x3 + x5 ) + o(x6 )
0 1−x 2 0 3 15
1 8
= x2 + x4 + x6 + o(x6 )
3 45
qui est le dl6 de g(x)

6. Il est facile de voir que


g (2) (0) g (4) (0) g (6) (0)
(arcsin x)2 ∼ x2 et que g (0) = g ′ (0) = g (3) (0) = 0 , 2!
=1, 4!
= 1
3
et que 6!
= 8
45
0
ce qui donne g (2) (0) = 2, g (4) (0) = 8 et g (6) (0) = 128

Corrigé de l’exercice 13.


Soit la fonction définie par f (x) = esin x
a) Pour calculer le dl(π/2,4) (f ) on va commencer par effectuer le changement de variable
h = x − π2 afin de se ramener à zéro
π
i.e. esin x = esin(h+ 2 ) = ecos(h)
or [cos(h)]h=0 = 1 ̸= 0 et on ne peut donc pas utiliser directement le théorème sur la
composition des dl.
Pour y arriver on peut écrire ecos(h) = ecos(h)−1+1 = eecos(h)−1
en constatant que [cos(h) − 1]h=0 = 0
Ainsi en posant u = cos(h) − 1 on a
eu = 1 + u + 12 u2 + 61 u3 + 24
1 4
u + o (u4 )
or u = cos(h) − 1 = − 12 h2 + 24
1 4
h + o (h4 )
donc en vertu du théorème de composition des dl, qui est maintenant applicable, on rem-
place dans la partie régulière de eu , la variable u par la partie régulière de cos(h) − 1 et
on tronque à l’ordre 4

10
Ce qui permet 
d’avoir   2  3  4
e cos h−1
= 1+ − 12 h2 + 24 h + 12 − 12 h2 + 24
1 4
h + 16 − 12 h2 + 24
1 4 1 4
h + 241
− 21 h2 + 1 4
24
h +
o(h4 )
Donc en tronquant la partie principale à l’ordre 4 et on obtient :
ecosh −1 = 1 − 12 h2 + 16 h4 + o(h4 )
Et alors  2  4  4
f (x) = esin x = eecosh −1 = e − 2e x − π2 + 6e x − π2 + o x − π2
 2
b) Le DL précédent montre que esin x − e ∼ − 2e x − π
2
π/2
ce qui permet de calculer la forme indéterminée :
lim e −e2 = − 2e
sin x

x→π/2 (x− π2 )

Corrigé de l’exercice 14.


ex − 1
On considère la fonction f (x) =
ln (1 − x)
Df = {x ∈ R, 1 − x > 0, ln(1 − x) ̸= 0} = ]−∞, 0[ ∪ ]0, 1[
a) DL3 de ex − 1 et ln (1 − x)
(
ex − 1 = x + 12 x2 + 16 x3 + x3 ε (x)
ln (1 − x) = −x − 12 x2 − 31 x3 + x3 ε (x)
b) Les DL précédents montrent que ex − 1 ∼ x et ln (1 − x) ∼ −x
0 0
ex − 1
Donc, f (x) = ∼ −1
ln (1 − x) 0
Par conséquent, f (x) admet le prolongement par continuité suivant :
( ex −1
∼ , si x ∈ ]−∞, 0[ ∪ ]0, 1[
f (x) = ln(1−x) x ∈] − ∞, 1[
−1, si x = 0
c) La fonction f n’a pas de dl en zéro car elle n’y est pas définie c’est pour ça qu’on nous
demande de calculer le dl de son prolongement qui est définie en ce point.
En effet, en écrivant le dl du numérateur et dénominateur, on obtient :
∼ ex − 1 x + 12 x2 + 16 x3 + o(x3 ) 1 + 21 x + 16 x2 + o(x2 )
Si x ̸= 0, alors f (x) = = =
ln (1 − x) −x − 12 x2 − 13 x3 + o(x3 ) −1 − 21 x − 13 x2 + o(x2 )
ce qui permet d’avoir un nouveau quotient dont le dénominateur ne s’annule pas en zéro
autorisant une division suivant les puissances croissantes.
En conséquence,
∼ 1 + 21 x + 16 x2 + o(x2 )
f (x) = = −1 + 16 x2 + o(x2 ) , dans un voisinage de zéro avec x ̸= 0
−1 − 12 x − 13 x2 + o(x2 )
h i ∼
et comme −1 + 16 x2 + o(x2 ) = 1 et f (0) = 1
x=0

Alors, f (x) = −1 + 1 2
6
x 2
+ o(x ) pour tout x dans un voisinage de zéro
∼ ∼′
Donc la fonction f est continue et dérivable en zéro avec f (0) = 0

et s’écrit sous la forme f (x) = a0 + a1 (x − x0 ) + ap (x − x0 )p + o((x − x0 )p ) avec p = 2 (pair)
et ap = 61 > 0

Ceci montre que la fonction f (x) admet un minimum en (0; 1) et ce même si on n’a aucune
information sur sa dérivabilité seconde en zéro (cf le résultat du cours).

11
Corrigé de l’exercice 15.
f (x) = (5 + x2 + 8x3 )1/3
1
Rappelons que la fonction xα est définie sur R+
∗ par e
α ln(x)
, alors que la fonction x 2p+1 avec
p ∈ N est définie sur R comme réciproque de la fonction x 2p+1
..
1
Au lycée on dit aux élèves que x 2p+1 est définie sur R+ pour éviter les erreurs dans les règles
de calcul des puissances car ces règles ne sont valables que pour des fractions irréductibles. Par
2 1
exemple x 6 n’est pas égal à x 3 si x < 0
Ainsi dans cet exercice, la fonction f (x) = (5 + x2 + 8x3 )1/3 est définie dans R
On
 a 1
 lim (5 + x2 + 8x3 ) = +∞ −→ lim (5 + x2 + 8x3 ) 3 = +∞
x→+∞ x→+∞

1
lim (5 + x2 + 8x3 ) = −∞ −→ lim (5 + x2 + 8x3 ) 3 = −∞
x→−∞ x→−∞
Donc la courbe de f admet une branche infinie au voisinage de ±∞
a) Développement limité de f (x)
x
au voisinage de ±∞
1  1
f (x) (5+x2 +8x3 ) 3 5 1 3
x
= x
=2 8x3
+ 8x
+1
 1
En posant t = x1 dans la radicale on obtient : tf ( 1t ) = 58 t3 + 8t + 1 3
On calcule ensuite le DL en 0 de cette fonction en utilisant le théorème de la composition
des DL à l’aide du changement de variable u = 58 t + 8t
1
Rappelons que (1 + u) 3 = 1 + 13 u − 19 u2 + o (u2 )
Remplaçons ensuite u par sa valeur en tronquant à l’ordre 2 :
 1
5 3
8
t + 8t + 1 3
= 1 + 31 ( 58 t3 + 8t ) − 19 ( 58 t3 + 8t )2 + o(t2 ) = 1 + 1
24
t − 1 2
576
t + o (t2 )

f (x)
Ainsi à l’aide de la variable x on obtient le dl.2 de x
 1  
f (x)
x
= 8x53 + 8x
1 1
+ 1 3 = 2 + 12x − 288x1
2 + o
1
x2
Finalement on a au voisinage de l’infini :  
1
f (x) = 2x + 12 − 288x
1
+ o x1
1
On en déduit l’équation de l’asymptote à l’infini de f (x) : y(x) = 2x + 12
b) Par ailleurs,
f (x) − (2x + 12
1
)∼

− 288x
1

Donc, la courbe de f est au-dessous de l’asymptote au voisinage de +∞, puisque − 288x


1
<0
pour x > 0 et elle est au-dessus de l’asymptote au voisinage de −∞ puisque − 288x > 0
1

pour x < 0
h i
1
En résolvant, numériquement l’équation 2x + 12 = (5 + x2 + 8x3 )1/3 , par exemple à l’aide de
Matlab, on trouve : {[x = 119. 99]} qui est le point auquel l’asymptote traverse la courbe pour
redevenir au-dessus d’elle
Corrigé de l’exercice 16.
x2
a) Soit la fonction f (x) = x−1
. il est clair que lim f (x) = ±∞
x→±∞
Pour savoir s’il y a une asymptote, on effectue le changement de variable X = 1/x, dans
le quotient f (x)
x
x
= x−1
on obtient
1/X 1
X f (1/X) = 1/X−1
= 1−X
qui admet un DL en 0
Par exemple à l’ordre deux :
Xf ( X1 ) = 1
1−X
= 1 + X + X 2 + o(X 2 )

12
Et alors,
1 1
f (x) = x(1 + x
+ x2
+ o( x12 ) = x + 1 + 1
x
+ o( x12 )
Finalement le graphe de f admet une asymptote oblique d’équation y = x + 1
b) Par ailleurs, f (x) − (x + 1) ∼ 1
∞ x
. Donc la courbe est au-dessus de l’asymptote en +∞
et elle se situe au-dessous en −∞

0
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6

−1

−2
gf

Corrigé de l’exercice 17.


sinh x
a) La fonction tanh x = cosh x
est bijective de R vers ]−1, 1[ car elle est continue et strictement
croissante. Elle admet donc une réciproque notée :
arg tanh x : ]−1, 1[ −→ R
un autre expressionde cette
 fonction peur-être donnee par :
arg tanh x = 21 ln 1+x
1−x
, |x| <1
En effet, en posant y = arg tanh x
on a
(
tanh y = x  
e2y −1
e2y −1 −→ ey+1 = x −→ e = 1+x −→
2y 1 1+x
y = ln
tanh y = ey+1 1−x 2 1−x

Ainsi  
arg tanh x = 21 ln 1+x
1−x
, |x| < 1
b) Pour le DL de cette fonction, on a :
y = 12 ln( 1+x
1−x
) −→ y ′ (x) = 1−x
1
2

or 1
1−t2
= 1 + t2 + t4 + t6 + · · · t2n + o (t2n )
En intégrant, on obtient :
R x dt x3 x5 x2n+1
[ arg tanh t]t=x
t=0 = 0 1−t2 =x+ 3
+ 5
+ 2n+1
+ o (x2n+1 )
Finalement, on a
arg tanh x = x + 13 x3 + 51 x5 + · · · + 1
2n+1
x2n+1 + o(x2n+2 )

https://www.youtube.com/watch?v=dpnqhIVd-pg

LATEX

13

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