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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics


National School of Built and Ground Works Engineering
Francis Jeanson

Mémoire
Pour l'obtention du diplôme d’Ingénieur d’Etat
Filière : Travaux Publics
Spécialité : Matériaux & Structures

CONCEPTION ET ETUDE D'UN VIADUC


DANS LE CADRE DE LA REALISATION DE
LA NOUVELLE VOIE FERROVIAIRE
BOUGHEZOUL-DJELFA AU PK 230+100

Présenté par : Encadré par :


ZEMOURA Ala Eddine Mr. HEMAIDI ZOURGUI Nadjib
CHAAL Youcef

Promotion 2016/2017

© ENSTP-FJ
Remerciement

Tout d’abord, toute notre grâce et gratitude à dieu clément et miséricordieux de nous
avoir gardé en santé et donné la force et le courage de mener à bien ce modeste travail.
Nous remercions notre encadreur Mr ZOURGUI pour avoir accepté de nous
prendre en charge.

Nos remerciements vont aussi aux personnels de l’entreprise SAPTA pour leur
accueille et leur soutien durant notre stage de fin d’étude.

Nous remercions infiniment le chef département MATERIAUX ET


STRUCTURE Mr LEFKIR pour ces efforts, sa compréhension et sa gentillesse.

Nous adressons nos sincères remerciements à tous les professeurs de l’ENSTP


intervenants dans notre cursus éducatif et toutes les personnes qui par leurs paroles, leurs
écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé nos réflexions et fondé notre savoir.

Nos reconnaissances vont également aux bibliothécaires, aux personnels du centre de


calcul, et au personnel de l’administration de l’école.

Nous remercions les membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à notre travail
dans le but de compléter notre formation.

Nos profondes reconnaissances vont à nos parents pour leurs soutiens et leurs
sacrifices grâce auxquels ce travail a pris forme.
Dédicace

Avant tout, je remercie ‘Dieu’ de m’avoir donné le courage et la volonté pour


réaliser ce modeste travail ; que je dédie :

A ma chère mère, qui m’a accompagné durant les moments les plus
pénibles de mon parcours éducatif, celle qui a fait preuve de ces plus copieux
desseins pour me permettre de goûter le fardeau de ce monde et de chercher la
voie de ma vie avec ces précieux conseils. Cependant. Je prie Dieu le
Miséricordieux qu’il te portera récompense, car la mienne ne sera guère
complète.

A mon père qui a sacrifié sa vie afin de me voir grandir et réussir dans le
parcours de l’enseignement. Celui qui est toujours resté à mes côtés dans les
moments rudes de ma vie.

A mes chères sœurs que j’aime Rania, Aya et Sofia qui sont toujours là
pour moi.
‘‘Que dieu vous garde en bonne santé et vous protège’’
A mon binôme et confrère : Zemoura Ala Eddine

A toute la famille Chaal et Chiba

A mes précieux amis : L.Redouane, Ch.Abdessalem, M.Amine,


B.Abdeljalile, H.Rahim, M.Anis, G.Taha, A.Youcef, D.Mehdi, G.Noreddine,
B.Ismail, B.Essaddik, Z.Hamza, G.Hamza, A.Raouf, A.Sid Ahmed.

A mes précieux amis de l’ENSTP : S.Mohmed, B.Khaled, L.Yasser,


D.Oussama, B.Raouf, B.Karim, B.Soufiane, G.Imad, K.Samir.

A toute la promotion 2017 sans exception.

A tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la réalisation de ce


mémoire.
Chaal Youcef
Dédicace
Tout d’abord je remercie Allah de m’avoir donné la capacité d’écrire de
réfléchir, la force d’y croire et la patience d’aller jusqu’au bout.

Je dédie ce modeste travaille :

A ceux qui m'ont donné la vie, ma vie. Mes parents, La raison de tous ce que
j'ai accomplis, la raison d'être capable de réveiller chaque jour déterminé a
continué mon chemin, qui ont le pouvoir de transformer un étroit à un sourire
avec un simple mot.

A mon frère Houssem, ma sœur Rym et spécialement a mon neveu qui va nous
rejoindre Inchaa Allah

A mon ami et frère Lotfi, sans oublier le reste de la famille : Taki, Salim,
Fouad, Midou , Yahia, Fares ,Yacine, Amine.

Au village des Loups Garous : Rahim, Djalil, Anis, Hamza, Nounou, Ismail,
Bouboun, Hamza 2, Chawi, Sid ahmed,

A ma deuxième famille, des gens qui ont transformé les jours difficiles en
souvenirs inoubliables, a Youcef (le binôme); Moh Sat, Yasser (support),
Oussama, Raouf, Khaled Psy, B.Soufi, gherboudj et toute la famille ENSTP
copains d’arme. Sans oublier tous nos amis qu’on a rencontrés à l’EPST Annaba. Ca
a été sincèrement les plus beaux années de ma vie, Et je vous remercie pour ça.

Z. Ala Eddine
Résumé
L’objet de notre travail est de faire la conception et l’étude d’un pont rail à double voie
électrifiée sur la nouvelle ligne ferroviaire Boughezoul-Djelfa. L’ouvrage est un pont droit
traversant un Oued sur une longueur totale de 230,4 m et une largeur de 13,6 m avec une
profondeur maximale de 26,66 par rapport à la cote du projet. Nous avons commencé notre
travail par une présentation du projet, suivie par une conception générale, qui aboutit au
choix de 3 variantes, à travers lesquels et selon une analyse multicritères nous avons retenu la
variante pont mixte. Après l’évaluation des charges et les surcharges, on a entamé la phase
‘étude du tablier ‘qui commence par la détermination des efforts puis l’étude de la section
mixte, étude de la dalle, les connecteurs et les équipements. Ensuite on est passé à l’étude de
l’infrastructure : pile et culée.
La modélisation de l’ouvrage est faite à l’aide du logiciel ROBOT STRUCTURAL
ANALYSIS 2014.
Mots clés : conception, étude, pont rail, section mixte, pile et culée

summary
The object of our work is to do the design and the study of a dual-track rail bridge
Electrified on the new railway Boughezoul-Djelfa. The structure is a straight bridge across a
Wadi on a total length of 230.4 m and a width of 13.6 m with a maximum depth of 26.66 in
relation to the project limite. We began our work with a presentation of the project, followed
by a general conception, which led to the choice of 3 variants, through which and according
to a multicriteria analysis we retained the variant mix bridge. After the evaluation of the
loads and the overloads, the phase 'study of the apron', which begins with the determination of
the forces then the study of the mixed section, study of the slab, the connectors and the
equipment Then we went to study the infrastructure: pile and abutment.
The modeling of the structure is done using the software ROBOT STRUCTURAL
ANALYSIS 2014.
Keywords: study, design/conception, Rail Bridge, mixed section, pile and abutment

‫ملخص‬
‫الغرض من عملنا هو تصميم ودراسة جسر سكة حديدية دات مسار مزدوج مكهرب التابع لخط السكك الحديدية الجديد‬
‫ متر على ارتفاع‬13.6 ‫ متر وعرض‬230.4 ‫ والم نشأة عبارة عن جسر مستقيم يقطع وادي على مسافة‬.‫الجلفة‬-‫بوغزول‬
‫ يليه التصميم العام ناولنا فيه عرض ثالثة خيارات‬،‫ بدأنا عملنا بعرض للمشروع‬.‫ متر بالنسبة لحد المشروع‬26.66
‫ و عن طريق تحليل متعدد المعايير توصلنا إلى اختيار جسر مبني‬، ‫والتي منها نختاراالنسب استنادا الى قيود مختلفة‬
‫ بدأنا مرحلة دراسة البنية العلوية الذي يبدأ‬،‫ بعد تقييم الحمولة الذاتية و اإلضافية للجسر‬. ‫بتقنية الهياكل المعدنية الخرسانية‬
‫ طريقة الوصل‬،‫ ودراسة البالطة‬،‫بتحديد الجهود المطبقة على الجسر ودراسة القسم المركب من الهياكل المعدنية الخرسانية‬
.‫ ثم انتقلنا إلى دراسة البنية التحتية القاعدية‬.‫والمعدات‬
2017‫التصميم أنجز بواسطة برنامج روبو‬

‫ البنية التحتية القاعدية‬،‫ الهياكل المعدنية الخرسانية‬،‫ جسر سكة حديدية‬،‫ تصميم‬:‫الكلمات المفتاحية‬
TABLE DES MATIERES
Introduction générale……….……………………………………………………………..1
I. Présentation et conception de l’ouvrage .......................................................................... 2
Introduction ........................................................................................................................ 2
Présentation de projet ........................................................................................................ 2
Donnés fonctionnelles ................................................................................................ 2
Donnés naturelles ....................................................................................................... 3
Conception de l’ouvrage ..................................................................................................... 6
Choix du type d’ouvrage ..................................................................................................... 6
Critères de choix ................................................................................................................. 6
les paramètres intervenants dans le choix de type d’ouvrage............................................ 6
Conception du tablier et proposition des variantes............................................................ 7
Variante N 01 : pont mixte (ACIER BETON) ................................................................. 7
Variante N 02 : pont a poutres précontraintes par post-tension .............................. 10
Variante N°03 : Pont caissons construit par encorbellement ................................... 13
Analyse multicritère ......................................................................................................... 16
II. Charges et surcharges ................................................................................................ 18
Introduction ...................................................................................................................... 18
Béton ................................................................................................................................ 18
La résistance à la compression :................................................................................ 18
La résistance caractéristique à la traction :............................................................... 18
Module d’élasticité : ................................................................................................. 18
Coefficient de poisson .............................................................................................. 19
Contrainte admissible de compression ..................................................................... 19
Acier ................................................................................................................................. 20
Acier passive ............................................................................................................. 20
Acier de charpente ................................................................................................... 21
Présentation du trafic ferroviaire ..................................................................................... 22
Domaines d’application .................................................................................................... 22
Les charges permanentes ................................................................................................. 23
Poids propre du tablier ............................................................................................. 23
Charge des équipements .......................................................................................... 24
Charges ferroviaires .......................................................................................................... 25
Schéma de charge SW .............................................................................................. 25
Modèle de charge « train à vide » ............................................................................ 26
Chargement verticaux............................................................................................... 26
Effort de lacet ................................................................................................................... 26
Efforts dus au freinage et au démarrage .......................................................................... 27
Force de démarrage .................................................................................................. 27
Force de freinage ...................................................................................................... 27
Gradient thermique .................................................................................................. 27
Action accidentelles provenant des circulations ferroviaires : déraillement sur ou sous
le pont ………………………………………………………………………………………………………………………………….27
Déraillement sur les ponts ........................................................................................ 27
Déraillement sous les structures............................................................................... 29
Efforts longitudinaux dus à l’interaction voie-ouvrage d’art ........................................ 29
Les effets dynamiques .................................................................................................. 29
Domaine d’application .............................................................................................. 29
Calcul de La fréquence propre .................................................................................. 30
Effet de vent ................................................................................................................. 31
Vent compatible avec les circulations ....................................................................... 31
Pression maximale du vent sans circulation sur l’ouvrage ........................................ 31
Action de trafic vis-à-vis de la fatigue ........................................................................... 31
Charges sur accotements .............................................................................................. 31
Groupe de charges........................................................................................................ 31
Pour une voie chargée .............................................................................................. 32
Pour deux voies chargées ......................................................................................... 32
Bases de dimensionnement ...................................................................................... 32
Combinaisons de charges ............................................................................................. 33
III. Etude du tablier .......................................................................................................... 35
Calcul des efforts longitudinaux ....................................................................................... 35
Introduction .............................................................................................................. 35
Détermination des efforts ........................................................................................ 35
Calcul des moments fléchissant et des efforts tranchants ........................................ 35
Etude de la section mixte ................................................................................................. 39
.Introduction ............................................................................................................. 39
.Hypothèse de calcul ................................................................................................. 40
.Caractéristiques géométriques de la section mixte ................................................. 40
. Caractéristiques géométriques des différentes sections ........................................ 42
Calcul de Retrait (NF EN1992-1-1 ) ........................................................................... 43
Hypothèse de calcul des contraintes dues aux retraits ............................................. 46
Justification des sections à l’ELU ............................................................................... 47
Justification des sections à l’ELS ............................................................................... 56
Calcul de la respiration des âmes.............................................................................. 59
Maitrise de la fissuration ...................................................................................... 59
Vérification de la flèche ........................................................................................ 62
Etude des connecteurs ......................................................................................... 64
Etude de la dalle ............................................................................................................... 66
Introduction .............................................................................................................. 66
Calcul des moments fléchissant ................................................................................ 66
Combinaison d’action ............................................................................................... 70
Ferraillage de la dalle ................................................................................................ 70
Les équipements............................................................................................................... 73
Les appareils d’appuis ............................................................................................... 73
Joint de chaussée ...................................................................................................... 81
IV. Etude de l’infrastructure ............................................................................................ 86
Introduction ...................................................................................................................... 86
Etude de la culée .............................................................................................................. 86
Pré dimensionnement .............................................................................................. 86
Évaluation des efforts sollicitant la culée.................................................................. 88
Vérification de la stabilité de la culée ....................................................................... 90
Le ferraillage de la culée ........................................................................................... 90
.Fondations ............................................................................................................... 98
Etude de la pile ............................................................................................................... 102
Introduction ............................................................................................................ 102
Conception de la pile .............................................................................................. 103
Méthode monomodale : (RPOA 2008) .................................................................... 104
La semelle ............................................................................................................... 115
Conclusion générale…......……………………………………………………………...111
Figure I-1 Localisation du projet ........................................................................................... 2
Figure I-2.Tracée en plan....................................................................................................... 3
Figure I-3. Profil en long ....................................................................................................... 3
Figure I-4. Profil en travers ................................................................................................... 3
Figure I-5. Carte de zonage sismique de l'Algerie ................................................................ 4
Figure I-6. Implantation des appuis pour la variante N 01 .................................................... 7
Figure I-7.Notations............................................................................................................... 7
Figure I-8.Détails des poutres pour la variante N 01............................................................. 9
Figure I-9.détails des entretoises ......................................................................................... 10
Figure I-10.Implantation des appuis pour la variante N 02 ................................................. 11
Figure I-11. Détail des poutres pour la variante N 02 ......................................................... 12
Figure I-12.implantation des appuis pour la variante N 03 ................................................. 13
Figure I-13.Coupe transversale de voussoir courant ........................................................... 15
Figure II-1.Diagramme contrainte déformation .................................................................. 19
Figure II-2.Rail UIC 60 ....................................................................................................... 24
Figure II-3 Traverse bi-bloc 60 ........................................................................................... 24
Figure II-4.Schéma de charge UIC ...................................................................................... 25
Figure II-5.Schéma de charge SW/0.................................................................................... 26
Figure II-6.schéma de charge « Train à vide » .................................................................... 26
Figure II-7 Charges équivalente qA1d................................................................................... 28
Figure II-8 Charge équivalente qA2d .................................................................................... 28
Figure II-9. Limites des fréquences propre n0 en fonction de la portée ............................... 29
Figure II-10 Flèche maximale sous poids propre ................................................................ 30
Figure III-1 Dimmensions de l'ossature de la charpente ..................................................... 35
Figure III-2.Moment sous CP .............................................................................................. 36
Figure III-3.Effort tranchant sous CP .................................................................................. 36
Figure III-4.Moment sous CCP ........................................................................................... 36
Figure III-5.Effort tranchant sous CCP ............................................................................... 37
Figure III-6. Définition de la largeur efficace ..................................................................... 40
Figure III-7.travée équivalente, pour la largeur efficace de la semelle en béton ................ 41
Figure III-8.effet de retrait sur la section mixte................................................................... 46
Figure III-9. Schéma statique de la section mixte ............................................................... 54
Figure III-10. Cas de chargement pour le déversement....................................................... 54
Figure III-11 Montant vertical ............................................................................................. 55
Figure III-12. Abaque donnant la flèche maximale f en fonction de la vitesse V et la portée
L ............................................................................................................................................... 63
Figure III-13 Flèche maximale sous combinaison .............................................................. 63
Figure III-14.Notations pour le goujon................................................................................ 64
Figure III-15.Schéma des charges permanentes .................................................................. 67
Figure III-16.Schéma des surcharges de la 1ere hypothèse................................................. 68
Figure III-17.Schéma des surcharges de la 1ere hypothèse................................................. 69
Figure III-18.Schéma des surcharges sur accotement ......................................................... 69
Figure III-19.Les dimensions de l’appareil d’appuis pour la pile ....................................... 75
Figure III-20. Distorsion de l'appareil d'appui sous effort normal. ..................................... 76
Figure III-21. Tableau de dimensions normalisées selon la norme EN 1337-3 :2005 ........ 79
Figure III-22. Les dimensions de l’appareil d’appuis pour la culée .................................... 80
Figure III-23. Définition du souffle ..................................................................................... 81
Figure III-24. Décomposition du souffle ............................................................................. 82
Figure III-25. Rotations d’about d’un ouvrage .................................................................... 83
Figure III-26. Flèche maximale à l'extrimité ....................................................................... 83
Figure IV-1. Coupe longitudinale de la culée...................................................................... 88
Figure IV-2. Ferraillage du mur garde grève ....................................................................... 92
Figure IV-3. Ferraillage de la della de transition................................................................. 94
Figure IV-4. Ferraillage du corbeau .................................................................................... 95
Figure IV-5. Ferraillage du mur frontale ............................................................................. 96
Figure IV-6. Ferraillage de mur en retour ........................................................................... 98
Figure IV-7. Méthode des moments .................................................................................. 101
Figure IV-8. Dimension du chevêtre ................................................................................. 103
Figure IV-9. Section creuse de la pile ............................................................................... 104
Figure IV-10.Exemple de la conception de la pile (pile 2) ............................................... 104
Figure IV-11. Schémas statique de la structure ................................................................. 106
Figure IV-12. Réaction sous l’effet du vent (W) ............................................................... 108
Figure IV-13. Ferraillage du chevêtre ............................................................................... 111
Figure IV-14. Disposition des armatures........................................................................... 113
Figure IV-15 Efforts sur pile ............................................................................................. 115

LA LISTE DES TABLEAUX


Tableau II-1. Module d’élasticité du béton ......................................................................... 19
Tableau II-2 Contraintes admissibles à l'ELU ..................................................................... 20
Tableau II-3 Contraintes admissibles à l'ELS ..................................................................... 20
Tableau II-4.La qualité en fonction de l'épaisseur ............................................................... 21
Tableau II-5.Variation de la limite élastique en fonction de l'épaisseur ............................. 22
Tableau II-6.Valeurs caractéristiques des charges verticales pour les schémas des charges
SW ............................................................................................................................................ 26
Tableau III-1Tableau récapitulatif des efforts ..................................................................... 39
Tableau III-2 Efforts sous combinaisons ............................................................................. 39
Tableau III-3.Largeur efficace de la dalle le long du pont .................................................. 41
Tableau III-4.Caractéristiques géométriques du PRS.......................................................... 42
Tableau III-5.Caractéristiques géométriques de la section non fissuré ............................... 43
Tableau III-6.Caractéristiques géométriques de la section fissuré ...................................... 43
Tableau III-7.propriétés géométriques la section à mi travée ............................................. 47
Tableau III-8.état de contraint pour la section à mi travée .................................................. 48
Tableau III-9.Propriété géométrique de la section sur appuis ............................................. 49
Tableau III-10.Etat de contraint pour la section sur appuis ................................................. 49
Tableau III-11.Vérification de limitation de contrainte à mi- travée .................................. 57
Tableau III-12.Vérification de limitation de contrainte sur appuis ..................................... 58
Tableau III-13.Détermination de la contrainte tangentielle ................................................. 58
Tableau III-14 Diamètres des barres maximales pour les barres d’armature à haute
adhérence .................................................................................................................................. 61
Tableau III-15 Espacement maximal pour des barres à haute adhérence ............................ 62
Tableau III-16.Les résultats de calcul des moments fléchissant en S1 et S2 ...................... 69
Tableau III-17.Tableau des dimensions normalisé selon la norme EN 1337-3 :2005 ........ 74
Tableau IV-1. les coefficients de pondérations aux deux cas sismique et normale ............ 89
Tableau IV-2. Les efforts dus aux poussées des terres ........................................................ 90
Tableau IV-3. Les poussées dus aux surcharges : ............................................................... 90
Tableau IV-4. Tableau récapitulatif donnant les moments et efforts globaux: ................... 90
Tableau IV-5. Efforts sous conditions Normales et sismiques ............................................ 96
Tableau IV-6. désigne les sollicitations agissant à la semelle et la section des armatures 101
Tableau IV-7 Répartition des forces au prorata des raideurs ............................................ 107
Introduction générale
L'art de construire les ponts remonte aux temps les plus reculés, lorsque
l’homme employait ce qu’il avait en sa possession de matériaux et conceptions
adéquates pour arriver à franchir les obstacles qui gênaient le développement de
ses activités dans la vie quotidienne, c’est ainsi que les premiers ponts furent
construits, en pierre ou en bois.
Aujourd’hui, la construction des ponts a considérablement progressé grâce
à l’invention de nouveaux matériaux (le béton armé, béton précontraint et la
charpente métallique), et à la modélisation par l’outil informatique, ces deux
paramètres ont permis de réaliser des ponts plus performants, d’atteindre des
portées plus longues et donner un aspect architectural plus agréable.
Le réseau routier et ferroviaire font l’axe du secteur travaux publics qui joue
un rôle déterminant dans le développement du secteur économique et stratégique
d’un pays, la présence des reliefs nécessite l’implantation d’ouvrage d’art ou
l’ingénieur concepteur doit faire preuve de compétence et de savoir-faire, et
lancer une démarche basée sur trois concepts :
 Le recueil des données fonctionnelles et naturelles relatives à l’ouvrage et
à l’obstacle franchi ;
 Le choix d’une structure répondant aux exigences techniques, esthétiques
et économiques ;
 L’étude du détail de la solution retenue.
L’Algérie a connu un développement considérable ces dernières années dans
le secteur des ouvrages d’art, elle compte aujourd’hui plus de 5000 ouvrages
routiers, et plus 3000 ouvrages ferroviaires, ce mémoire traite la conception et
l’étude d’un pont rail sur la nouvelle ligne ferroviaire Boughezoul-Djelfa.

1
CHAPITRE I
Présentation et conception de l’ouvrage
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

I. Présentation et conception de l’ouvrage


Introduction
Dans le cadre de la réalisation d’une nouvelle ligne ferroviaire, le groupement Rail
Boughezoul/Djelfa (GRBD) prend en charge la réalisation de 140 km de rail.
La collecte des données relatives au projet est essentielle à la proposition des variantes et le
dimensionnement de l’ouvrage, nous allons cerner et recenser les données qui nous seront utiles à la
conception.

Présentation de projet
L’ouvrage est un pont rail qui traverse un Oued, il se situe dans la ville d’El Djelfa, commune de
Djelfa dans la région de Sen L’Ba au prés du park zologique. Le projet commence du PK 230+49 au
PK 230+278 sur une longueur de 229 m et une largeur de 13,6m, le pont est destiné à supporter deux
voies de circulation, présente une légère pente de 1,6%, et franchit une bèche de gabarit maximal de
26,66m.

Figure I-1 Localisation du projet

Donnés fonctionnelles
Tracé en plan
L’axe en plan de l’ouvrage est inscrit dans un alignement droit qui représente un biais droit par
rapport à l’axe de l’oued.

2
Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

Figure I-2.Tracée en plan

Profil en long
la longueur de l’ouvrage est de 229m, et définit une pente de 1,6%.

Figure I-3. Profil en long

Profil en travers
La largeur totale du tablier est de 13,6m avec une pente en toit de 1%, supportant deux voies de
circulation du train.

L’espacement des deux voies est de 4,2 m, les rails sont écartés de 1435mm.

Figure I-4. Profil en travers

Donnés naturelles
Les données sur l’environnement, le sol et le climat sont indispensables pour la conception et le
dimensionnement de l’ouvrage.

3
Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

Le site est classé S2 (Site ferme) selon RPOA 2008 : Dépôts de sables et graviers denses a très
denses, marnes ou argiles raides très surconsolidées sur 10 à 20m d’épaisseur avec Vs ≥ 400m/s à
partir de 10m de profondeur.
La sismologie
Le projet est situé dans la zone de faible sismicité (zone I) dans le wilaya de Djelfa. La conception
et la réalisation du projet devront tenir compte de la sismicité de la région et se référer à la
réglementation. En effet, pour le calcul dynamique des ouvrages projetés, il y ‘a lieu de se référer au
règlement parasismique algérien en vigueur

Figure I-5. Carte de zonage sismique de l'Algerie

Donnés géotechniques
a) Donnés géologiques
La carte géologique de l’Algérie 2ième édition au 1/500000 montre que les terrains sédimentaires de
notre site sont représentés par :
Le Crétacé moyen qui est représenté par des facies marins ou lagunaires dont le cénomanien carté
cn et le turonien ct
Le Quaternaire continental carté est représenté par des dépôt de comblements entièrement
continentaux tels que des limons de terrasses d’oued, des argiles, des conglomérats, du sable éolien et
notamment des croutes calcaires

Le pontien et le crétacé supérieur moyen Cs


b) Essais insitus
Le programme de reconnaissance, établit par l’entreprise comporte :

 Trois (03) sondages carottés de 20 ml de profondeur de chacun.


 Trois (03) sondages pressiométriques de 20 ml de profondeur de chacun, comprenant le forage et
l’essai tous les 2 mètres de profondeur.

4
Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

1- Sondage carotté

Les sondages carottés sont des essais primordiaux pour connaître les formations cachées et
d’extraire des échantillons pour la pratique des essais de laboratoire afin de déterminer les
caractéristiques physiques et mécaniques du sol.
Sondage S1 :
0.00- 3.00 m : sable dans une matrice limoneuse, rosâtre.
3.00- 6.00 m : sable dans une matrice marneuse rosâtre à beigeâtre.
6.00- 13.00 m : limon argileux rosâtre bariolé de vert, graveleux.
13.00- 13.45 m : sable rosâtre fin .
13.45-17.00 m : limon argileux rosâtre bariolé de vert, graveleux.
17.00-17.45 m : sable rosâtre fin.
17.45- 20.00 m : limon argileux mauve graveleux.
Sondage S2 :
0.00- 8.00 m : argileux graveleux rosâtre existe un passage de galets entre 3.70- 3.90 m .

8.00- 20.00 m : conglomérats altéré, existe un passage très altéré entre 8.00- 15.00 m

Sondage S3 :
0.00- 0.50 m : terrain naturel constitué d’un limon sableux.

0.50- 3.50 m : sable rosâtre graveleux.


3.50- 20.00 m : limon argileux rosâtre, existe un passage de galets entre 3.50- 4.00 m et 15.50-
18.80 m.

2- Essai pressiométrique
Le pressiomètre est un essai de chargement direct, réalisé sur site, il consiste à introduire une sonde
cylindrique dilatable à l’intérieur d’un forage exécuté au préalable.
Le chargement s’effectue à la suite de l’application de pression dans le sonde pour plusieurs paliers
jusqu'à la fin du forage pressiométrique. Pour chaque palier, on relève la variation du volume de la
sonde en fonction du temps (voir l’annexe), et on établit la courbe donnant la variation de la pression
appliquée en fonction du volume de la sonde dont l’analyse permet de donner le module
pressiométrique (E) et la pression limite de rupture (Pl).

3- Résultat des Investigations :


Au niveau du lit de l'Oued : En surface, une couche d'argile graveleuse reposant sur une couche de
conglomérat.

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

Au niveau des rives de l'Oued : En surface, une couche de terrain naturel, avec l'existence des
passages des sables, le tout reposant sur une couche de limon sableux.

Stabilité d’ensemble
L’état actuel du lieu n’indique aucun signe d’instabilité apparent de type glissement de terrain,
toutefois, il serait toujours utile de rappeler la nécessité de réaliser le projet en question suivant les
règles de l’art

Fondation de l’ouvrage
Compte tenu de l’importance et de la nature du projet ainsi que les résultats des sondages carottés,
le laboratoire LCTP préconisons des fondations profondes de type : pieux forés

Conception de l’ouvrage
La voie ferrée en Algérie a connu une évolution rapide ces trentes dernières années, ce projet
s’inscrit dans le cadre de la réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire à voie unique sur 140 KM
Boughezoul-Djelfa
Ce chapitre comprend essentiellement, la conception et le pré-dimensionnement de trois variantes,
dans le but de déterminer techniquement le type d’ouvrage le mieux approprié du point de vue
esthétique et économique pour satisfaire les conditions imposées et soulever les problèmes rencontrés.

Choix du type d’ouvrage


Faire le bon choix est soumis aux données fonctionnelles et naturelles relative à l’ouvrage.
Nous recherchons d’abord les solutions techniquement envisageables en évaluant leur coût et leur
aspect architectural, on doit bien connaitre l’éventail des solutions possible, avec leurs sujétions et
leurs limites, ensuite on les compare pour aboutir au meilleur choix.

Critères de choix
Dans le cas de notre ouvrage, plusieurs propositions peuvent être envisagées, mais nous signalons
tous d’abords que le pont se classent de déférentes manières et sous divers critères :
 L’obstacle à franchir.
 La voie portée : pont (route, rails…...etc.).
 Le matériau principal dont ils sont constitués.
 La fonction mécanique : isostatique ou hyperstatique.
 La disposition en plan : droits, biais, courbes.
 Leur durée de vie prévue : définitive ou provisoire.

les paramètres intervenants dans le choix de type d’ouvrage


 Les profils (en long, en travers, en plan).
 Les positions possibles des appuis.
 La nature du sol de fondation.
 Le gabarit à respecter.
 Les conditions d’exécution et d’accès à l’ouvrage.

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

Conception du tablier et proposition des variantes


En basant sur les critères cités ci-dessus et d’autres ; nous avons proposé trois variantes :
 Variante N 1 : pont mixte Acier-Béton Quadri poutres métallique
 Variante N 2 : pont a poutre précontrainte par post-tension
 Variante N 3 : pont caisson en béton précontrainte construit par encorbellement
successifs

Variante N 01 : pont mixte (ACIER BETON)


Le béton qui compose la dalle représente une bonne résistance à la compression, tandis que l’acier
sous forme de poutres offre une meilleure résistance à la traction, la combinaison de ces deux
matériaux par la connexion mécanique garantit une compatibilité des déplacements pour donner un
tablier résistant aux efforts auxquelles il est imposé.
Les poutres principales sont des profilés Reconstitués Soudés (PRS)
Présentation de la variante
C’est un pont à ossature mixte acier-béton, dont le tablier est composé d’une dalle en béton armé
connecté a une charpente métallique de type quadri-poutre
Implantation des appuis
On opte pour un pont hyperstatique avec 3 travées de longueur de 50 m et deux travées de longueur
de 40 m avec une longueur totale de 229.4 m

Figure I-6. Implantation des appuis pour la variante N 01

Pré-dimensionnement des poutres


a) Notations
h : hauteur de la poutre
hw : hauteur de l’âme tw : épaisseur de l’âme
bs : largeur de la membrure supérieure
ts : épaisseur de la membrure supérieure

bi : largeur de la membrure inférieure Figure I-7.Notations

ti : épaisseur de la membrure inférieure

7
Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

b) L’élancement mécanique
L’élancement économique des ponts mixtes varie selon le schéma mécanique de l’ouvrage et sa
géométrie.
D’après Combri I 𝟏/𝟐𝟎 ≤ 𝐇𝐩 /𝐋

L=50m
Donc Hp=2.5m
c) Entraxe des poutres
Pour l’entraxe des poutres on prend 3m pour les poutres de rive, et un entraxe centrale de 2.08m
d) L’Âme
L’épisseur de l’âme dépond de
 L’usinage
 L’esthétique
 Du phénomène de voilement
L’épaisseur de l’âme est toujours supérieure ou égale à 14 mm, dépasse rarement 30 à 35 mm.
On prend tw=25 mm pour la section courante et tw=30 mm pour la section d’about
e) Semelles
Largeur de la semelle
D’après SETRA 2009 la largeur de la semelle inférieure est donnée par la formule suivante :
𝐿𝑇 𝑋 𝐿𝑇
𝑏𝑖 ≥ (0.25 + + ) (0.92 + )
40 125 150
Avec LT= la largeur du tablier
X=la longueur des traves courantes
On prend 𝐛𝐢 = 1.2 m
La largeur de la semelle supérieur est
𝑏𝑠 = 𝑏𝑖 − 0.1 = 1.1𝑚
Les épaisseurs de la semelle
1- L’épaisseur de la semelle supérieure
D’après Calgaro Les épaisseurs de la semelle sont variables dans une gamme allant de 20 à 150
mm, Pour éviter tout risque de voilement lorsqu'elles sont comprimées, le rapport de leur largeur b à
leur épaisseur t doit respecter la condition suivante :

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

𝑏𝑠 𝐸 1100 210000
< 0.9 × √ 𝑑𝑜𝑛𝑐 < 0.9 × √
𝑡𝑠 𝑓𝑦 𝑡𝑠 355

D’après SETRA 2010, l’augmentation de l’épaisseur de la semelle est égale au minimum au tiers de
l’épaisseur de la semelle, mais n’excède pas les 20 mm
On trouve 𝑡𝑠 ≥ 50.25 𝑚𝑚
On prend 𝒕𝒔 = 𝟕𝟓𝒎𝒎 pour la section d’about.
On prend 𝒕𝒔 = 𝟔𝟎𝒎𝒎 pour la section courante.
2- L’épaisseur de la semelle inférieure

𝑏𝑖 𝐸 1200 210000
< 0.9 × √ 𝑑𝑜𝑛𝑐 < 0.9 × √
𝑡𝑖 𝑓𝑦 𝑡𝑠 355

On trouve 𝑡𝑖 ≥ 54.82𝑚𝑚
On prend 𝑡𝑖 = 80𝑚𝑚 pour la section d’about.
On prend 𝑡𝑖 = 65𝑚𝑚 pour la section courante.

Figure I-8.Détails des poutres pour la variante N 01

f) Entretoise
Les entretoises courantes sont en général des profilés de type IPE ou HEB de 400 à 700 mm de
hauteur selon la hauteur et l’entraxe des poutres principales.
On fixe notre choix sur un IPE 600 pour les entretoises courantes et un HEB1000 pour les
entretoises d’about.
En général les entretoises sont disposées selon un entraxe constant par travée, compris entre 6 et 8
m maximum, on prend :
 Un entraxe de 7 m pour les poutres de 50 m.

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

 Un entraxe de 6.5 m pour les poutres de 40 m.

Figure I-9.détails des entretoises

Les avantages et les inconvénients


a) Les avantages
 Milieu rural ou urbain
 Portée principale de 30 à 130m
 Ouvrage standard, leur construction est facile, rapide et fiable
 Maitrise par l’entreprise. (Rapidité de l’exécution)
 Favorable dans les régions sèches ou le gradient thermique est élevé.
b) Les inconvénients
 Demande des mains d’œuvre qualifiées (surtout les soudeurs).
 L’exigence de la surveillance avec des visites périodiques.
 La difficulté de l’entretient
 Présente un cout unitaire de 350 000 DA /m²
Variante N 02 : pont a poutres précontraintes par post-tension
Implantation des appuis
Cette variante comporte 7 travées identiques de 37.10 m avec une longueur totale de 233.50 m

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

Figure I-10.Implantation des appuis pour la variante N 02

Pré-dimensionnement des poutres


a) Espacement et nombre des poutres
Le nombre des poutres est déterminé par le rapport entre la largeur et l’espacement entre les
poutres.
On prend λ = 1.8 m et on a La = 13.6 m
Donc N = (La / λ) +1 = 9 poutres
b) Hauteur des poutres
La portée principale est de longueur de 33.4 m, Donc :
33.4/17 = 1.96 m ≤ H ≤ 33.4/16 = 2.08 m
On prend H= 2 m
L’épaisseur de l’hourdis : 20 cm
La hauteur des poutres : Hpoutre = 2m
c) Epaisseur de l’âme
- En zone médiane, Lorsque les poutres sont fabriquées dans des coffrages métalliques permettant la
vibration externe, l’épaisseur des âmes est de l’ordre de 20 à 22 cm.
- En voisinage des appuis, l’effort tranchant est max, ce qui conduit généralement à réaliser un
épaississement d’âme, appelé blochet, cette épaisseur de l’âme atteint 30 cm Donc on prend :
E médiane = 22 cm et E appuis = 30 cm
d) Tables de compression
0.6×2= 1.2 m ≤ b ≤ 0.7×2=1.4 m
On prend b = 1.3 m
- L’épaisseur extrême Dans le cas d’un hourdis général coulé par-dessus les poutres, est au
minimum de 10 cm.
On prend : Eb = 15 cm
- L’épaisseur de la table à la jonction avec le gousset d’âme est majorée d’environ 5 cm par rapport
à l’épaisseur d’extrémité.

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

Donc : Epg = 20 cm
- Pour les goussets supérieurs on prend les dimensions suivent : 0.15x0.15 m (sections médianes) ;
0.11x0.11 m (sections d’about)
e) Talons
La largeur des talons varie de 0,60 à 0,90 m.
On prend bt = 0.7 m
L’épaisseur du talon est généralement comprise entre 0,10 m et 0,20 m.
On prend htalon = 0.20 m
Pour les goussets inférieurs la tangente de l’angle α est normalement comprise entre 1 et 1,5. Donc
on prend :
0.24x0.36 m (sections médianes) et 0.20x0.30 m (sections d’about)

Figure I-11. Détail des poutres pour la variante N 02

Les avantages et les inconvénients


a) Les avantages
 Le recours à la préfabrication a également une incidence sur les délais d’exécution de
l’ouvrage.
 On peut attendre de la préfabrication une amélioration de la qualité des parements et des
tolérances dimensionnelles.
 Son mode de construction qui permet d’éviter le recours aux cintres s’appuyant sur le
sol.
 Cout d’entretien relativement faible.
b) Les inconvénients
 inconfort ressenti par l’usager au passage de chaque jour.
 Déformation des poutres par fluage due à compression excessive de leurs parties
inférieures.
 Ne s’adapte que plus difficilement aux franchissements biais ou courbe.

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

 La structure à poutres est plus sensible que les structures massives aux chocs
transversaux de véhicules hors gabarits.
 Présente un cout unitaire de 250 000 DA /m²

Variante N°03 : Pont caissons construit par encorbellement


Présentation générale de la variante
La construction par encorbellement consiste à construire un tablier de pont par tronçons à partir des
piles en confectionnant des voussoirs, ces voussoirs sont fixes, à l’aide de câbles de précontrainte,
symétriquement aux extrémités de la portion de tablier déjà construire ce qui permet de les plaquer
contre les voussoirs précédents et de constituer ainsi une console autoporteuse pouvant servir d’appui
pour la suite des opérations.
Implantation des appuis
Cette variante comporte 3 travées intermédiaires de 54m et 2 travées de rives de 34m avec une
longueur totale de 230 m

Figure I-12.implantation des appuis pour la variante N 03

Pré-dimensionnement des voussoirs


La largeur de notre ouvrage B = 13.6 m donc on doit choisir des caissons à deux âmes.
a) Hauteur du voussoir
Lorsque les portées principales d'un ouvrage sont inférieures à 65/70 m, le tablier est de hauteur
constante, cette hauteur est en générale comprise entre (L/12) et (L/14) de la longueur de la plus
grande travée de l’ouvrage dans le cas des ponts rails.
La portée principale est : L =54m < 65 m donc hauteur constante
L/14 =3.85 m L/12=4.5m donc H =4 m
b) Hourdis supérieur
D : Largeur de la nervure de l’intrados
C : la position des âmes par apport à l’extrémité
D = B / 2 = 13.6/2 = 6.8 m
Donc : D = 6.8 m

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

C = B / 4 = 13.6/4 = 3.4 m
Donc : C = 3.4 m
- L’épaisseur en extrémité 𝑒1 dépend du dispositif de retenue choisi. Elle est au minimum de 16 à 18
cm en cas de garde-corps.
On prend 𝒆𝟏 = 20 cm
- L’épaisseur 𝑒2 dépend des équipements et du profil en travers fonctionnel.
En première approximation, 𝑒2 est comprise entre 1/7 à 1/8 de la largeur de l'encorbellement
mesurée
Donc 0.43 ≤ e2 ≤ 0.49, On prend e2 = 45 cm
- L’épaisseur à mi- portée 𝑒4 est égale à D/25 ou D/30, voire D/35 pour des caissons très larges
précontraintes transversalement, avec un minimum de 20 cm.
On prend 𝒆𝟒 = 25 cm
- La valeur e3 peut être estimée en mètre à 0,10 + D/25, Pour permet de loger les câbles de
précontrainte longitudinaux On prend 𝐞𝟑 = 40 cm
En général, on doit vérifier également que :
e3> e2 - 0,10 m et e3 > 1,5 e4
e3 = 40cm > 0.45 - 0.10 = 35 cm vérifiée
e3 = 40cm > 1.5 x 25 = 37.5 cm vérifiée
c) Épaisseur des âmes
L’épaisseur des âmes est conditionnée à la fois par le type de câblage adopté et par les conditions de
résistance à l'effort tranchant.
L’épaisseur minimale de l’âme peut être estimée à :
Ea = L/275 + 1,25 × B/L - 0,125
Ea = 54/275 + 1,25 × 13.6/54 - 0,125 = 0.38 m
L’épaisseur des âmes doit certainement respecter les conditions relatives au bon bétonnage et à
l’ancrage des câbles du fléau
- 𝐸𝑎 > 2(𝑒 + 3𝑑 + 𝑉 ) + ∅𝑔
Avec V=7cm minimum (cheminée de bétonnage et de vibration)
- 𝐸𝑎 > 2𝐷
Avec D enrobage des plaques données par les agréments des systèmes de précontrainte en fonction
de la résistance du béton
- 𝐸𝑎 > 3∅𝑔
Pour
V=7cm , d=1.4cm , e=5cm , D=20cm et ∅𝑔 = 8𝑐𝑚 (câble 12T15)

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

On prend Ea = 45 cm
L’angle α que fait l’âme avec la verticale est de 10°
d) Épaisseur du hourdis inférieur
L’épaisseur du hourdis inférieur est minimale à la clef et maximale sure pile.
e) Epaisseur maximale
L’épaisseur de l’hourdis inférieur est déterminée Par les conditions de résistance en flexion
transversal et la compression en fibre inférieure en service sur pile.
Cette valeur varie de 35 à 80cm, voire plus.
En prend Ep=45cm
f) Epaisseur minimale
Dans la partie centrale des travées le hourdis inférieur doit être aussi mince que possible
Ec ≥ 18 à 22 cm, respecter les conditions de bétonnage et de bonnes exécutions
𝐸𝑐 ≥ 2∅𝑔 + 𝑑 + 𝑒 il est préférable que Ec ≥ Ea/3
Pour ∅𝑔 = 8𝑐𝑚 , 𝑑 = 1.4𝑐𝑚 , 𝑒 = 5𝑐𝑚 (câble 12T15)
On fixe Ec = 25 cm

Figure I-13.Coupe transversale de voussoir courant

g) Les goussets
-Gousset supérieur
Les dimensions du gousset supérieur sont conditionnées par plusieurs facteurs qui sont en général :
- ils épaississent le hourdis dans des zones où les efforts transversaux sont importants.
- ils abritent les câbles de fléaux et assurent leur enrobage.
Dans le contour intérieur on lui donne les dimensions suivantes
80 cm × 40 cm et un angle de 30°
Dans le contour extérieur on lui donne les dimensions suivantes
40 cm × 40 cm et un angle de 45°

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

Gousset inférieur
Son rôle principal est le raccordement mécanique entre les âmes et l'hourdis inferieur et il doit aussi
loger les câbles de continuités, Leur pente est comprise entre 40 et 45°.
On fixe les dimensions à :
45 m × 50 cm et un angle de 40°
h) Découpage en voussoirs
Voussoir courants
La longueur des voussoirs courants est constante et varie de 2,50 à 4 m, voire 5 m. On le fixe à 3m
i) Voussoir sur pile
Pour les ouvrages coulés en place, le voussoir sur pile (VSP) mesure en général au moins 8 m, de
façon à pouvoir supporter les deux équipages mobiles.
On le fixe à 8 m
j) Voussoir de clavage
Leur longueur minimale est d'environ deux mètres. Pour permettre la mise en tension des câbles de
fléau des derniers voussoirs. On l’estime à 4 m.
Les avantages et les inconvénients de la variante
a) Les avantages
· La construction des tabliers s'effectue, pour l'essentiel du linéaire, sans aucun contact avec le sol.
· Des Ouvrages élancés ayant une qualité esthétique incontestable.
· La méthode permet d'exécuter des ouvrages de géométries très diverses. Ainsi, en élévation, il est
possible de projeter des tabliers de hauteur constante ou variable.
b) Les inconvénients
· Des ouvrages lourds, ce qui conduit à des appuis et des fondations plus importantes.
· L’importance des tâches à effectuer in situ tant pour le coulage du tablier que pour l'aménagement
des accès au chantier.
· Cout relativement élevé du fait d'utilisation de nombreux câbles de la précontraintes et des
fondations profondes importantes
- Présente un cout unitaire de 350 000 DA /m²

Analyse multicritère
Faire la conception c’est projeter le choix le mieux adapté sur le contexte technique, économique et
esthétique pour franchir l’obstacle, c’est une optimisation des avantages vis-à-vis des donnés
naturelles, fonctionnelles et géotechniques.
Après avoir recensé l’ensemble des données relatives à notre ouvrage, il est important d’examiner la
marge disponible sur ces données, ce qui permet de mettre en évidence les contraintes qui ressortent de
cette analyse.

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Chaal & Zemoura
CHAPITRE I : Présentation et conception de l’ouvrage

En analysant les différents avantages cités précédemment, nous avons adopté la conception mixte
qui favorise le mieux notre choix et qui satisfait notamment les critères suivants :
 La force de l’entreprise a évolué dans la charpente.
 Développement de la maintenance de la charpente.
 Le climat sec avec un été chaud de El Djelfa favorise l’utilisation de la charpente
(dilatation thermique et risque de corrosion métrisé).

17
Chaal & Zemoura
CHAPITRE II
Charges et surcharges
Chapitre II : Charges et surcharges

II. Charges et surcharges


Introduction
Il est nécessaire avant de commencer toute modélisation d’une structure, de définir les
caractéristiques des matériaux, car leur définition permet de concevoir un pré-dimensionnement et d’en
assurer la vérification.
En matière de génie civil (acier, béton) le choix de matériaux à une importance primordiale, lors de la
conception et le calcul d’un pont, on donne ici les caractéristiques des différents matériaux utilisés.
Béton
Le béton est défini par la valeur de sa résistance à la compression à l’âge de 28 jours, notée
fc28.
Le béton du tablier est un béton normal de classe C35/45, et le béton de l’infrastructure est un
béton normal de classe C30/37.avec les caractéristiques mécaniques de chaque classe définit comme
suit.
La résistance à la compression :
Pour un béton âgé de nombre jours j on a:
fc28≤40Mpa
𝑗
𝑓𝑐𝑗 = 4.76+0.83𝑗 𝑓𝑐28 𝑠𝑖 𝑗 ≤ 28𝑗

𝑗
𝑓𝑐𝑗 = 1.41+0.95𝑗 𝑓𝑐28 𝑠𝑖 𝑗 ≤ 28𝑗

La résistance à la compression du béton est classifiée suivant les classes de résistance du béton
qui se réfèrent à la résistance sur cylindre, ou à la résistance sur cube, tel que :

35 𝑀𝑃𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑏𝑒𝑡𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑡𝑎𝑏𝑙𝑖𝑒𝑟


𝑓𝑐28 = {
30 𝑀𝑃𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑏𝑒𝑡𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙′𝑖𝑛𝑓𝑟𝑎𝑠𝑡𝑟𝑢𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒

La résistance caractéristique à la traction :


La résistance caractéristique à la traction, à l’âge j jours, notée 𝑓𝑡𝑗 est conventionnellement définie
par la formule :
𝑓𝑡𝑗 = 0.6 + 0.06𝑓𝑐𝑗

𝑓𝑡28 = 2.7 𝑀𝑃𝑎 (𝑏é𝑡𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑡𝑎𝑏𝑙𝑖𝑒𝑟)


{
𝑓𝑡28 = 2.4 𝑀𝑃𝑎 (𝑏é𝑡𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑓𝑟𝑎𝑠𝑡𝑟𝑢𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒)

Module d’élasticité :
Le module d’élasticité dépend de la classe de résistance du béton et de la durée d’application des
charges.
𝐸𝑖𝑗 : Module d’élasticité instantané à l’âge j du béton. Il est utilisé sous chargement instantané de durée
inférieur à 24h.

3
𝐸𝑖𝑗 = 11000 √𝑓𝑐𝑗

18
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

𝐸𝑣𝑗 : Module d’élasticité différé à l’âge j du béton. Il est utilisé sous chargement de longue durée.

3
𝐸𝑣𝑗 = 3700 √𝑓𝑐𝑗

Tableau II-1. Module d’élasticité du béton

𝒇𝒄𝟐𝟖(𝑴𝑷𝒂) 𝑬𝒊𝒋 (𝑴𝑷𝒂) 𝑬𝒗𝒋 (𝑴𝑷𝒂)

35 35981.73 12102.94

30 34179.56 11496.76

Coefficient de poisson
Pour les besoins du calcul, le coefficient de poisson relatif aux déformations élastiques peut être pris
égal à 0.2.
Lorsque la fissuration du béton tendu admise, le coefficient de poisson peut être supposé égal à
zéro.

Contrainte admissible de compression


La valeur de contraintes admissible ne peut être dépassée en aucun point de l’ouvrage.

Contrainte de calcul pour l’E.L.U

Figure II-1.Diagramme contrainte déformation

0.85 𝑓𝑐28
𝑓𝑏𝑢 =
𝜃 𝛾𝑏

Avec :

1.5 𝑒𝑛 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑑𝑢𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑜𝑢 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒


𝛾𝑏 : Coefficient de sécurité égal à : {
1.15 𝑒𝑛 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒
θ : coefficient dépendant de la durée probable d’application de la combinaison d’action considérée.

19
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

θ = 1 pour t > 24h


{θ = 0.9 pour 1 h ≤ t ≤ 24 h
θ = 0.85 pour t < 1 h
Tableau II-2 Contraintes admissibles à l'ELU

𝒇𝒄𝟐𝟖(𝑴𝑷𝒂) En service En construction

35 19.83 25.87

30 15 22.17

Contrainte de calcul pour l’E.L.S

𝝈𝒃𝒄 = 0.6 fc28


Tableau II-3 Contraintes admissibles à l'ELS

𝒇𝒄𝟐𝟖(𝑴𝑷𝒂) En construction

35 21

30 18

Acier
Acier passive
Les Armatures passives ce sont des armatures identiques à celles utilisées dans le béton armé, ils ne
sont mis en tension que par la déformation de l’élément. Ils sont nécessaires pour le montage, pour
reprendre les efforts tranchants, et pour limiter la fissuration.

Limite d’élasticité
Les armatures passives utilisées pour cet ouvrage sont des barres à haute adhérence (HA) de
nuance FeE500 avec une limite d'élasticité fe = 500 MPa.

Module d’élasticité
Le module d'élasticité des aciers passifs est pris égal à 200 000 MPa.

Contrainte admissible de traction


Pour le calcul à l’ELU :

f 1.00 cas accidentelle → ̅̅̅


σs = 400 MPa
σs = γe Avec γs = {
̅̅̅
s 1.15 cas générale → σ
̅̅̅
s = 348 MPa

Pour le calcul à l’ELS :

Pour le calcul aux E.L.S on adopte le domaine élastique linéaire, et on ne limite pas la
contrainte de l’acier sauf en état limite d’ouverture des fissures :

20
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Fissuration peu nuisible : Pas de limitation de la contrainte

Fissuration préjudiciable: 𝜎𝑠 = min{0.5 𝑓𝑒 ; 110√𝑓𝑡𝑗 }

Fissuration très préjudiciable 𝜎𝑠 = min{0.4 𝑓𝑒 ; 88√𝜂𝑓𝑡𝑗 }

Acier de charpente
Les aciers utilisés pour la construction des ponts sont désignés par une nuance et une qualité

Nuance des aciers


La nuance est constituée de la lettre S (pour acier de construction métallique) suivie de la limite
élastique en N/mm2 (355, 420, 460). Cette dernière est celle des tôles dont l'épaisseur est la plus faible
de la gamme, la limite élastique diminuant légèrement avec l'épaisseur.

La nuance d'acier choisie pour notre ouvrage est S355.

Qualité des aciers


La qualité (K2, N, M, etc.) est un paramètre qui caractérise la ténacité de l'acier, c'est-à -dire sa
capacité à absorber l'énergie des chocs sans risque de rupture fragile.

Ce risque augmentant avec l'épaisseur de la pièce et la nuance de l'acier, la qualité dépend de


ces deux paramètres.

Dans le but d'avoir une bonne soudabilité et une meilleure valeur de la ténacité, Les qualités
suivantes sont à retenir :
Tableau II-4.La qualité en fonction de l'épaisseur

épaisseur qualité

t < 30mm S 355 K2 ou S 355 N

30 mm < t ≤ 80 mm S 355 N

t > 80 mm S 355 NL

Donc pour notre ouvrage la qualité des aciers de charpente utilisée est la qualité « N »

Limite d’élasticité
La limite d'élasticité à prendre en compte dans les calculs dépend de l'épaisseur de la pièce à
justifier. Le tableau ci-dessous, donne pour notre type d’acier la variation de la limite élastique d'une
tôle en fonction de son épaisseur e en millimètres.

21
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Tableau II-5.Variation de la limite élastique en fonction de l'épaisseur

t (mm) ≤ 16 > 16 > 40 > 63 > 80 > 100

≤ 40 ≤ 63 ≤ 80 ≤ 100 ≤ 150

fy (MPa) 355 345 335 325 315 295

Autres caractéristiques mécaniques


Module d’élasticité Ea = 210000 MPa

Coefficient de poisson ν = 0.3


𝑎
Coefficient de dilatation 𝛼𝑡ℎ = 12.10-6 par °C.

Contrainte admissible
Pour le calcul à l’ELU :

f𝑦
σs =
̅̅̅ 𝑎𝑣𝑒𝑐 γM0 = 1
γM0

Avec γM0 = 1

Pour le calcul à l’ELS :


fy
La limite des contraintes normales ̅̅̅
σs = γ
M𝑠𝑒𝑟

f𝑦
La limite des contraintes de cisaillement : τ̅s = 𝑎𝑣𝑒𝑐 γM0 = 1
√3 γM𝑠𝑒𝑟

Présentation du trafic ferroviaire


Le trafic ferroviaire est normalement pris en compte sous forme de circulation ferroviaire, les trains et
convois ferroviaires n’intervenant que par les caractéristiques des convois (charges verticales,
espacements d’essieux et vitesse des trains). Le trafic proprement dit, faisant intervenir également le
nombre des trais, la composition et le volume du trafic, n’est considéré que pour les vérifications à la
fatigue. Pour représenter la circulation ferroviaire, et évaluer ses effets maximaux, on introduit trois
schémas de charge (UIC71, SW, Train à vide) qui permettent de constituer trois chargements
fondamentaux (UIC71+SW/0, SW/2, train à vide) ; ces chargements, une fois majorés
dynamiquement, forment en compagnie des efforts horizontaux correspondants les actions de
circulation ferroviaire.

Domaines d’application
Le présent point s’applique au trafic ferroviaire sure voies à écartement normale et à écartement
large.
Les schémas de charges définis dans le présent point ne décrivent pas des charges réelles. Ils ont été
choisis de façon à ce que leurs effets, avec les accroissements dynamiques pris en compte séparément,
22
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

représentent bien les effets du trafic de service. Lorsqu’il faut tenir compte d’un trafic en dehors des
schémas de charges spécifiés au présent point, il faut définir, pour le projet considéré, des modèles de
charge alternatifs avec les règles de combinaison correspondantes.
Le présent point ne s’applique pas aux actions dues :
 Aux chemins de fer à écartement étroit
 Aux tramways et autres chemins de fer légers
 Aux chemins de fer historiques
 Aux chemins de fer a crémaillères et à petites roues

Les charges permanentes


Pour le calcul des charges permanentes (CP), nous utilisons les valeurs des charges usuelles
données au-dessous :
 Eléments en béton armé 25KN/m3
 Elément en gros béton 22KN/m3
 Chape d’étanchéité 22KN/m3
 Acier pour profilé reconstitué 78.5KN/ m3
 Ballast 18 KN/m3
 Garde-corps 1KN/ ml

Poids propre du tablier


a) Poids propre de la poutre :
Aire de la section d’about

S=161700 mm2

Aire de la section courante

S = 180000 mm2

PP = S × 𝛾𝑠 = 78.5 × 0.18

PP = 14.13 KN/m

b) Poids propre de la dalle

La section transversale de la dalle est de 3,44 m 2

Pd = 3,44×25 = 86 KN/ml

c) Les entretoises (nabout = 10 ; ncourant =5*2+6*3= 28)

Pe= (3.14×10×7.5) + (1.22×28×7.5) = 491.7 KN

Pe=2.14 KN/m

23
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Charge des équipements


Les équipements des ponts ferroviaires diffèrent de ceux des ponts routiers. Et on trouve : le ballast,
les rails, les caténaires ….

a) Armement de la voie :

La voie est constituée de longs rails soudés. Les


caractéristiques du matériel de voie Utilisées sont les
suivantes :

-Une hauteur de 172 mm

-Un poids de 0.603 KN/m

-Pour deux rail on prend : 1.21 KN/m

b) Les traverses
Figure II-2.Rail UIC 60
Le Nombre des traverses : Les Traverses utilisées sont en
béton bi-blocs, d'une longueur de 2,24 à 2,50 m et d'un poids de
245 kg à 300 kg ; les traverses sont posées à raison de 1666 unités au kilomètre (soit au pas de 0,60 m
entre Axes).

Figure II-3 Traverse bi-bloc 60

229.4 × 1666
𝑁𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑠 = = 382.18
1000
Le nombre de traverse est 383 traverses. Chacune d’entre elle pèse environ 280 kg, Donc le poids
linéaire se déduit comme suit :
Ptraverses =2.80 x 384 = 1075.2 KN.
Ptraverses =4.69 KN/m.

c) Ballast:
D’après la norme européenne 13450 concernant les granulats pour ballasts de voie ferrée, son poids
volumique est de 18 KN/m3 d’où le poids surfacique du ballast pour une épaisseur de 0.5 m.

24
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Pballast = 18 x 0.5 = 9 KN/m2.


d) Étanchéité :
L`imperméabilisation de notre ouvrage est constituée d`une couche de 5 cm de béton de protection
surmontée d`une chape d`étanchéité de 1 cm d`épaisseur. Le poids volumique moyen des deux
couches est de 22 kN/m3. Le poids linéaire est
P étanchéités = (0,01+0,05) × 22=1.32 kN/m2.
e) Caténaire :
La caténaire est un dispositif servant à suspendre les fils électriques qui alimentent les locomotives.
Les caténaires ont un poids de 2,4 kN/m.
f) Trottoir non accessible et corniches :
Ptrottoir = 0.3 x 25 = 7.5 kN/m2.
Pcorniche = 0.17 x 25 = 4.25 kN/m.
Gard corps :
Le poids linéaire du Garde-corps est 1 kN/m.
- Estimation totale de poids de tablier
G= C poids propre + C surcharge
Charges ferroviaires
On définit 4 schémas de charge UCI 71, SW/0, SW/2, train à vide puis les trois chargements
verticaux fondamentaux.
Schéma de charge UIC71
Le modèle de charge UIC71 représente l’effet statique d’un chargement vertical résultant du trafic
ferroviaire normal.
La disposition et les valeurs caractéristiques des charges verticales sont définit comme indiqué à la
figure suivant :

Figure II-4.Schéma de charge UIC

Schéma de charge SW
Les schémas de charges SW représentent l’effet statique des circulations ferroviaires lourdes. La
disposition des charges est celle indiquée à la figure avec des valeurs caractéristiques des charges
verticales conformes à celles figurant au tableau suivant :

25
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Figure II-5.Schéma de charge SW/0

Tableau II-6.Valeurs caractéristiques des charges verticales pour les schémas des charges SW

Classe de charge Qvk (KN/ml) a (m) c (m)

SW/0 133 15 5.3

SW/2 150 25 7

Modèle de charge « train à vide »


Pour certaines vérifications spécifiques (stabilité latérale en présence des actions latérales de trafic
ferroviaire et de la charge du vent sur les véhicules ferroviaire) on utilise un modèle de charge
particulier appelé « train à vide ».
Il consiste en une charge linéaire verticale uniforme, ayant une valeur de 12,5 KN/m, et appliquée
sur toute la longueur de l'ouvrage.

Figure II-6.schéma de charge « Train à vide »

Chargement verticaux
Les chargements verticaux à prendre en compte pour l’étude qui suit sont :

UIC71 + SW/0
SW/2
Train à vide.
Effort de lacet
L’effort de lacet doit être considéré comme une force concentrée agissant horizontalement, au
niveau supérieur des rails, et perpendiculairement à l’axe de la voie. Il doit être appliqué aux cas des
voies en alignement et des voies en courbe. La valeur caractéristique de l’effort de lacet est prise égale
à 100 KN multiplier par a coefficient α≥ 1 est il est egale a une des valeurs suivantes
1 ,00 – 1,10 – 1,21 – 1,33 – 1,46
On prend α= 1,00

26
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Efforts dus au freinage et au démarrage


Ces deux forces agissent au niveau supérieur des rails suivant l`axe longitudinal de la voie.
Les valeurs caractéristiques sont les suivants :
Force de démarrage
𝑸𝒍𝒂𝒌 = 𝟑𝟑 𝑲𝑵/𝒎 . 𝑳[𝒎] ≤ 𝟏. 𝟎𝟎𝟎 𝒌𝑵
Appliqués sur l’ensemble du tablier pour le schéma de charges UIC 71 et le schéma de charges SW, et
donc pour les chargements UIC 71+ SW/0 et SW/2
Force de freinage
Q lb = 20 kN⁄m × L[m] ≤ 6.000kN Pour le schéma de charges UCI 71 et le schémas SW/0
Q lb = 35 kN⁄m × L[m] Pour le schéma de charge SW/2
En ce qui concerne les schémas de charges SW/0 et SW/2, seules les parties chargées doivent
être prises en compte.
Les force de freinages et de démarrage doit être multiplier par un coefficient α≥ 1 tel que α est egale a
une des valeurs suivantes :
1 ,00 – 1,10 – 1,21 – 1,33 – 1,46
Gradient thermique
Il y a lieu de considérer un gradient de température vertical dans la section résistante, pour les
tablier mixte acier-béton, le règlement ministériel donne les valeurs à prendre en compte entre le béton
de la dalle et l’acier de l’ossature métallique.
On prend ± 15 c° dans notre cas. (Surface supérieure plus chaude
que la partie inférieure)
Action accidentelles provenant des circulations ferroviaires : déraillement sur
ou sous le pont
Les structures ferroviaires doivent être conçues de telle sorte qu’en cas de déraillement les
dommages en résultant pour le pont soient limités. En particulier, il faut prévenir toute possibilité de
renversement ou d’effondrement de la structure dans son ensemble

Déraillement sur les ponts


Deux cas sont considérés pour le dimensionnement :
Cas 1 : déraillement de locomotive ou de wagons lourds, les véhicules déraillés demeurant dans la
zone de voie sur le tablier de pont.
Cas2 : déraillement de locomotive ou de wagons lourds, les véhicules déraillés demeurant dans la
zone de voie sans tomber du pont mais restant en équilibre sur un bord.
Pour le 1er cas les conditions structurales et les charges équivalentes sont définit comme suit :
Il convient d’éviter l’effondrement de la plus grande partie de la structure mais on peut tolérer des
dommages locaux. Les parties de la structure concernées doivent être dimensionnée à l’état limite
ultime pour les charges équivalentes suivantes :
Deux charges linéaires d’intensité 𝑞𝐴1𝑑 = 50 𝐾𝑁/𝑚 , disposées sur une longueur de 6.40 m,
écarter de 1.40m parallèles a la voie, et se trouve dans la position la plus défavorable à l’intérieur

27
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

d’une des zones large de 1.5 fois l’écartement des rails, s’étendant de part et d’autre de l’axe de la
voie. Il n’y a pas lieu d’envisager d’autre actions variables dans les calculs

Figure II-7 Charges équivalente q A1d

Pour le 2eme cas les conditions structurales et les chargements équivalant sont définies comme suit :
Le pont ne doit pas se renverser ou s’effondrer pour le calcul de stabilité générale, il y a lieu de
prendre comme charge équivalente une charge linéaire verticale d’intensité q A2d=50 KN/m, disposée
sur une longueur totale de 20,00m et située transversalement soit à une distance maximale de 1,5 fois
l’écartement des rails soit sur le bord de la structure concernée

Figure II-8 Charge équivalente qA2d

28
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Déraillement sous les structures


En cas de déraillement il y a un risque que les véhicules déraillés viennent heurter les structures
contiguës à la voie

Efforts longitudinaux dus à l’interaction voie-ouvrage d’art


Les deux structures (voie et ouvrage) sont soumises à des variations de température dans le
temps.
Ces variations sont en général d`ampleur différente et donnent ainsi naissance à des écarts de
température entre l`ouvrage et la voie.
Et comme on a vue précédemment notre ouvrage est préconisé contre le phénomène
d`interaction car l’effet du gradient thermique et négligeable.
Les effets dynamiques
Le coefficient dynamique tient compte de l´amplification dynamique des contraintes et de l´effet
des vibrations de la structure mais pas des effets de résonance ni des vibrations excessives du tablier.

Domaine d’application
Le coefficient dynamique s’applique seulement pour des vitesses V≤ [220] km/h et lorsque la
fréquence propre de la structure est comprise dans les limites indiquées à la figure en face.
La limite supérieure de n0 est égale à :
n0 = 94.76 × L-0.748 sachant que L (la longueur de la grand portée) = 50 m.
n0=5.08 [Hz].
La limite inférieur de n0 est égale à :
n0 =23.58 × L-0.592 pour des portée compris entre 20 et 100 m.
Donc pour L=50 m on trouve n0 =2.32 [Hz].

Figure II-9. Limites des fréquences propre n0 en fonction de la portée

29
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Calcul de La fréquence propre


La fréquence propre peut être obtenue à l’aide de la formule suivant :
17.75
𝑛0 =
√𝛿0
avec 𝛿0 : flèche à mi- portée résultant les actions permanentes, [en mm]
La flèche 𝛿0 = 34𝑚𝑚
17.75
Donc 𝑛0 = = 3.04 𝐻𝑧
√34

2.32 < n0 <5.08


La fréquence est donc vérifiée

Figure II-10 Flèche maximale sous poids propre

Calcul de Φ2 et Φ3 :
Les efforts correspondant dans le cas dynamique sont les efforts dans le cas statique multipliés par
les coefficients Φ2 et Φ3.

Ф2 = 1,44/ (√𝐿𝜙 − 0,2) + 0,82,

Avec 1,00< Ф2 < 1,67, pour un entretien de la voie soignée

Ф3 = 2,16/ (√𝐿𝜙 − 0,2) + 0,73,

Avec 1,00≤ Ф3≤2,00, pour un entretien de la voie courant


Nous avons un entretien courant :
𝐿𝜙 = 𝑘 × 𝐿𝑚
1
𝐿𝑚 = × (𝐿1 + 𝐿2 + 𝐿3 + 𝐿4 + 𝐿5); 𝑛: 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒
𝑛
1
𝐿𝑚 = × (2 × 40 + 3 × 50) = 46𝑚
5
Les valeurs de k sont données en fonction du nombre de travée dans le tableau suivant

30
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

N 2 3 4 ≥5
K 1.2 1.3 1.4 1.5
Donc K=1.5 ⇒ 𝐿𝜙 = 1.5 × 46 = 69
2,16
Ф3 = + 0,73 = 1
(√69 − 0,2)

Effet de vent
Vent compatible avec les circulations
Le vent souffle horizontalement dans une direction normale a l`axe de la voie. Il se développe
sur toute surface frappée normalement une pression de 105 KN/m 2.
Sure une surface partiellement masquée, le vent développe la pression qui s’exerce en avant du
masque, multipliée par le rapport de la surface des vides a la surface totale de ce masque.
On assimile le matériel roulant du chemin de fer a un écran de 3m de hauteur dont le bord
inférieur se trouve à 0.50 m au-dessus du rail et dont la langueur est a déterminer en vue d’obtenir le
maximum de la sollicitation calculée.
Lorsqu’il s’agit de vérifier l’équilibre statique de l’ensemble du tablier ainsi que celui des piles
le cas échéant on envisage le cas du train à vide précédemment définit.
Un tablier de pont-rail est habituellement considéré comme un écran plein au moins sur la hauteur
comprise entre le dessus des rails et le dessous des longerons, pièces de contreventement ou poutres
principales.
Pression maximale du vent sans circulation sur l’ouvrage
Les règles du paragraphe précédent restent applicables, la valeur de la pression du vent étant
toutefois prise égale à 2 KN/m2
Action de trafic vis-à-vis de la fatigue
Modèle de trafic
Le modèle de trafic vis-à-vis de la fatigue s’exprime sous la forme d’un coefficient de
correction appliquée au schéma de charge UIC 71 avec l’effet dynamique :
TR = λ φ UIC 71
Avec : λ = λ1 × λ2 × λ3 × λ4
λ1 : facteur tenant compte de la composition du trafic (ainsi que de la portée)
λ2 : facteur tenant compte du volume de trafic
λ3 : facteur tenant compte de la durée d’utilisation de l’ouvrage
λ4 : facteur tenant compte de l’influence de deux voies chargées

Charges sur accotements


On prend en compte une charge uniformément repartie de 5KN/m² plus une charge ponctuelle
de 2 KN (0.20 x 0.20) positionnée à l’endroit le plus défavorable.

Groupe de charges
Après avoir définir les actions élémentaires dues aux circulations pour une voie, en traite leurs
assemblages.

31
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Les actions de circulation ferroviaire sont des actions composées, qui sont des assemblages de ces
actions élémentaires pour une voie comme pour plusieurs voies, ces actions composées, appelées
groupes de charges, tiennent compte en effet d’une simultanéité des diverses charges élémentaires sur
une voie, et d’une simultanéité de chargement de plusieurs voies.
Chacun de ces groupes de charges, qui s`excluent l`un l`autre, doit être considéré comme
définissant une action d`exploitation pour les combinaisons avec les charges autres que de circulation
ferroviaire.
Ces groupes sont décrits ci-dessous :

Pour une voie chargée


Groupe 1 : UIC71 + SW/0 + Effort de Freinage/Démarrage.
Groupe 2 : UIC71 + SW/0 + 0.5 Effort de Freinage/Démarrage.
Groupe 3 : UIC71 + SW/0 + Effort de Freinage/Démarrage + Effort de lacet.
Groupe 4 : SW/2 + Effort de Freinage/Démarrage.
Groupe 5 : Train à Vide.
Pour deux voies chargées
Groupe 11 :
 Voie 1 : UIC71 + SW/0 + Effort de Freinage/Démarrage.
 Voie 2 : UIC71 + SW/0 + Effort de Freinage/Démarrage.
Groupe 12 :
 Voie 1 : UIC71 + SW/0 + 0.5 Effort de Freinage/Démarrage.
 Voie 1 : UIC71 + SW/0 + 0.5 Effort de Freinage/Démarrage.
Groupe 13 :
 Voie 1 : UIC71 + SW/0 + Effort de Freinage/Démarrage + lacet.
 Voie 2 : UIC71 + SW/0 + Effort de Freinage/Démarrage + lacet.
Groupe 14 :
 Voie 1 : UIC71 + SW/0 + 0,75 Effort de Freinage/Démarrage.
 SW/2 + 0,75 Effort de Freinage/Démarrage.
Bases de dimensionnement
Dans le domaine des travaux publics, les structures doivent satisfaire à deux exigences
fondamentales pour remplir leurs fonctions :

- Sécurité de la structure.
- Performance de la structure.
Ainsi, on définit un état-limite comme étant l`état au-delà duquel la structure ne satisfait plus aux
exigences. En général, on distingue :
État limite ultime (ELU)
Il se réfère à la sécurité structurale. On peut le considérer comme étant un état extrême pendant la
durée de vie d`une structure. L`ELU se divise en un EL de résistance et un EL de perte d`équilibre
statique.
État limite de service (ELS) :

32
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

Il se réfère à la performance de la structure. C`est l`état correspondant à des conditions au-delà


desquelles l`aptitude au service n`est plus satisfaite. L`ELU peut être considéré comme un état
probable pendant la durée de vie d`une structure. Les ELS se divisent en :

- ELS rares.
- ELS fréquents.
- ELS quasi-permanents.
Les explications précédentes nous renvoient à une situation normale de dimensionnement, c`est à
dire la situation durable. En fait, il faut considérer plusieurs situations :
Situation durable (normale).
Situation transitoire (exécution, réparation…etc.).
Situation accidentelle (exceptionnelle).
Situation sismique (exceptionnelle).
Une situation de dimensionnement est un ensemble de conditions physiques dans une durée définie
pour laquelle les états-limites concernés ne sont pas atteints Dans le domaine ferroviaire, il existe un
autre état-limite relatif à la répétition des actions, c`est l`état-limite de fatigue. Il est caractérisé à la
fois par une exigence de sécurité et une exigence de performance de la structure.

Combinaisons de charges
E L U d’équilibre statique :
Forme générale :
𝛾𝐺1 G1 + 𝛾𝐺2 G2 + γQ1 Q1 + Σ 1.5 ѱ0𝑖 Qi
Train à vide
0.9 G1 + 1.1 G2 + 1.5 W0
1 voie chargée
0.9 G1 + 1.1 G2 + 1,45 Gr2 (ou Gr3) + 1,2 AQS + 0,9Tk + 0,9 W1
0.9 G1 + 1.1 G2 + Max (1,45 Gr1, 1,35 Gr4) + 1,2 AQS + 0,9Tk
0.9 G1 + 1.1 G2 + 1,5 Tk + 1,16 Gr1 + 1,2 AQS
0.9 G1 + 1.1 G2 + 1,5 W1 + 1,00 Gr5 + 1,2 AQS
2 voies chargées
0.9 G1 + 1.1 G2 + 1,45 Gr12 (ou Gr13) + 1,2 AQS + 0,9Tk + 0,9 W1
0.9 G1 + 1.1 G2 + Max (1,45 Gr11, 1,35 Gr14) + 1,2 AQS + 0,9Tk
0.9 G1 + 1.1 G2 + 1,5 Tk + 1,16 Gr11 + 1,2 AQS
E L U fondamental (résistance) :
Forme générale :
𝛾𝑝 𝑃𝑘 + 1.35 Gmax + Gmin + γQ1 Q1 + Σ 1.5 ѱ0i Qi
Train a vide
1.35 Gmax + Gmin + 1.5 W0
1 voie chargée
1.35 Gmax + Gmin + 1,45 Gr2 (ou Gr3) + 1,2 AQS + 0,9Tk + 0,9 W1
1.35 Gmax + Gmin + Max (1,45 Gr1, 1,35 Gr4) + 1,2 AQS + 0,9Tk
1.35 Gmax + Gmin + 1,5 Tk + 1,16 Gr1 + 1,2 AQS
1.35 Gmax + Gmin + 1,5 W1 + 1,00 Gr5 + 1,2 AQS
2 voies chargées
1.35 Gmax + Gmin + 1,45 Gr12 (ou Gr13) + 1,2 AQS + 0,9Tk + 0,9 W1
1.35 Gmax + Gmin + Max (1,45 Gr11, 1,35 Gr14) + 1,2 AQS + 0,9Tk
1.35 Gmax + Gmin + 1,5 Tk + 1,16 Gr11 + 1,2 AQS

33
Chaal & Zemoura
Chapitre II : Charges et surcharges

E L U accidentels (résistance, équilibre statique) :


Forme générale :
Pk + Gmax + Gmin + Ad + ѱ11 Qk1 + 0.5 Tk
Train à vide
Gmax + Gmin + Ad + 0.6 Tk
1 voie chargée
Gmax + Gmin + Ad + 0.8 (Gr3 ou Gr4) + 0,5 Tk
2 voies chargées
Gmax + Gmin + Ad + 0.6 (Gr13 ou Gr14) + 0,5 Tk
Gmax et Gmin sont remplacée par G1 et G2 pour l’équilibre statique
E L S rares :
Forme générale :
Pk + Gmax + Gmin + Qk1 + Σ ѱ0i Qi
Train à vide
Gmax + Gmin + W0
1 voie chargée
Gmax + Gmin + Gr2 ou Gr3 + 0.8 AQS + 0,6 Tk + 0,6 W1
Gmax + Gmin + Gr1 ou Gr4 + 0.8 AQS + 0,6 Tk
Gmax + Gmin + Tk + 0.8 Gr1 + 0.8 AQS
Gmax + Gmin + W1 + Gr5 + 0.8 AQS
2 voie chargée
Gmax + Gmin + Gr12 ou Gr13 + 0.8 AQS + 0,6 Tk + 0,6 W1
Gmax + Gmin + Gr11 ou Gr14 + 0.8 AQS + 0,6 Tk
Gmax + Gmin + Tk + 0.8 Gr11 + 0.8 AQS
E L S fréquents :
Forme générale : Pk + Gmax + Gmin + ѱ11 Qk1 + 0.5 Tk
Train à vide
Gmax + Gmin + 0.6 Tk
1 voie chargée
Gmax + Gmin + 0.8 (Gr1 ou Gr3 ou Gr4) + 0,5 Tk
2 voies chargées
Gmax + Gmin + 0.6 (Gr11 ou Gr13 ou Gr14) + 0,5 Tk
E L S quasi-permanents :
Forme générale : Pk + Gmax + Gmin + 0.5 Tk
E L S de fatigue :
Forme générale :
𝑃𝑘 + Gmax + Gmin + 𝑄𝑘1 + 0.6 𝑇𝑘
1 voie chargée
Gmax + Gmin + (𝑇𝑅)1 + 0.6 𝑇𝑘
2 voies chargées
Gmax + Gmin + (𝑇𝑅)1+ (𝑇𝑅)2 + 0.6 𝑇𝑘
W0 : actions dues au vent (cas du pont à vide)
W1 : actions dues au vent (cas du pont chargé)
Tk : actions du aux variations de températures.
TR : action de trafic vis-à-vis de la fatigue.
Ad : actions accidentels.
AQS : surcharges sur accotements

34
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III
Etude du Tablier
CHAPITRE III : Etude du Tablier

III. Etude du tablier


Calcul des efforts longitudinaux
Introduction
Le tablier est constitué de quatre poutres principales en acier (PRS) solidaire entre elles par des
entretoises, l’entraxe des poutres est de (3m, 2.08m, 3m), la dalle de couverture est en béton armé
coulée sur place de 30cm d’épaisseur. Le tablier repose sur quatre piles et sur deux culées par
l’intermédiaire d’appareils d’appuis en élastomère fretté. La longueur du pont de 229.4m est divisée en
5 travées : 2 travées de rive de 39.55m et 3 travées intermédiaires de 50.1m
Détermination des efforts
Pour notre projet et pour nos calculs, on a choisi d’utiliser le logiciel Robot structural qui est un
logiciel de calcul des structures d’ingénieur particulièrement adapté aux ouvrages de génie civil. C’est un
logiciel qui permet le calcul des efforts internes dans une structure, et qui utilise le principe des éléments
finis. Il offre de nombreuses possibilités d’analyse des efforts statiques et dynamiques avec des
compliments de vérification des structures en béton armé, charpente métallique. Le post – processeur
graphique disponible facilite considérablement l’interprétation et l’exploitation des résultats et la mise en
forme des notes de calcul et des rapports explicatifs. Le logiciel permet d’effectuer les étapes de
modélisation (définition de la géométrie, conditions aux limites, chargement de la structure, etc.) de façon
totalement graphique, numérique ou combinée, en utilisant les innombrables outils disponibles.
La vérification de la structure est basée sur calcul des efforts internes (M, T, N) et les Réaction
les plus défavorables sous l’action des surcharges variables, On sera amené à déterminer les lignes
d’influences des effets élastiques (moments fléchissant, effort tranchant et réactions d’appuis)
Calcul des moments fléchissant et des efforts tranchants
On doit déterminer les moments fléchissant et les efforts tranchants extrêmes, positifs et négatifs
pour chaque cas de charges (Charge permanente, UIC71, SW/0, SW/2, Train à vide) et localise la
section correspondante. Pour cela il faut positionner le chargement (les surcharges envisagées) dans la
position qui donne l’effet le plus défavorable et cela à partir de la ligne d’influence.

Figure III-1 Dimmensions de l'ossature de la charpente

35
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

a) Efforts dus au poids propre (CP):

Figure III-2.Moment sous CP

Figure III-3.Effort tranchant sous CP

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 311.97 -626.5
Effort tranchant (T) 79.81 -79.99
Réactions (T) 109,46 16,48
Voir l’annexe : Réaction sous poids propre CP
b) Efforts dus au CCP :

Figure III-4.Moment sous CCP

36
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Figure III-5.Effort tranchant sous CCP

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 517.86 -1045.50
Effort tranchant (T) 135.10 -135.90
Réactions (T) 241,54 -8,09
Voir l’annexe A: Réactions sous poids propre + charge CCP
c) Efforts dus au chargement SW0 (1v) :

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 616,63 -1197,36
Effort tranchant (T) 125,03 -124,96
Réactions (T) 143,54 -110,63
Voir l’annexe A:
 Efforts sous SW0 (1v)
 Réaction sous SW0 (1V)
d) Efforts dus au chargement SW0 (2v) :

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 847,21 -1653,44
Effort tranchant (T) 135,58 -139,99
Réactions (T) 155,37 -134,06
Voir l’annexe A:
 Efforts sous SW0 (2v)
 Réaction sous SW0 (2v)
e) Efforts dus au chargement SW2 (1v)

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 818,23 -1498,98
Effort tranchant (T) 128,39 -134,51

37
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Réactions (T) 158,15 -89,05


Voir l’annexe A:

 Efforts sous SW2 (1v)


 Réactions sous SW2 (1v)
f) Efforts dus au chargement SW2 (2v)

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 1126,15 -2069,14
Effort tranchant (T) 158,00 -161,75
Réactions (T) 171,64 -100,81
g) Efforts dus au chargement UIC71 (1v)

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 542,88 -1056,74
Effort tranchant (T) 103,95 -105,32
Réactions (T) 115,81 -97,41
h) Efforts dus au chargement UIC71 (2v)

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 682,01 -1340,73
Effort tranchant (T) 112,31 -118,55
Réactions (T) 141,71 -124,58
i) Efforts dus au chargement AQS

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 63,93 -138,45
Effort tranchant (T) 19,92 -20,04
Réactions (T) 25,72 -8,09
j) Efforts dus au chargement Train à vide (1v) :

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 72,95 -147,49
Effort tranchant (T) 28,05 -36,08
Réactions (T) 46,10 -16,57
k) Efforts dus au chargement Train à vide (2v) :

Efforts Maximum Minimum


Moment (T.m) 91,74 -187,66
Effort tranchant (T) 24,43 -73,53
Réactions (T) 98,89 -74,25
(Voir l’annexe A)

38
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Tableau III-1Tableau récapitulatif des efforts

Charges cas de R [T] T [T] M+[T.m] M- [T.m]


charge
Gmin / 109,46 79,99 311,97 -626,5
Gmax / 293,54 215,84 567,57 -1673,78
UIC71 1 voie 115,81 105,32 542,88 -1056,74
2 voies 141,71 118,55 682,01 -1340,73
SW/0 1 voie 143,54 125,03 616,63 -1197,36
2 voies 155,37 139,99 847,21 -1653,44
SW/2 1 voie 158,15 134,51 818,23 -1498,98
2 voies 171,64 161,75 1126,15 -2069,14
Train à vide 1 voie 46,10 36,08 72,95 -147,49
2 voies 98,89 73,53 91,74 -187,66
AQS / 25,72 20,04 63,93 -138,45

Combinaison de charges
Pour deux voies chargées on remarque que les efforts sont plus élevés.
On adopte les combinaisons suivantes pour le calcul
ELU fondamental
Combinaison (1) : 1.35 Gmax + 1,45 (UIC71 + SW/0) + 1,2 AQS
Combinaison (2) : 1.35 Gmax + 1,16 (UIC71 + SW/0) + 1,2 AQS
ELS rare
Combinaison (3) : Gmax + UIC71 + SW/0 + 0.8 AQS
Combinaison (4) : Gmax + 0.8 (UIC71 + SW/0) + 0.8 AQS

Tableau III-2 Efforts sous combinaisons

R [T] T [T] M+ [T.m] M- [T.m]


ELU Comb (1) 857,909 690,315 3060,3045 -6767,2895
Comb (2) 771,7558 615,3384 2616,8307 -5898,9802
ELS Comb (3) 611,196 490,412 2147,934 -4778,71
Comb (4) 551,78 438,704 1842,09 -4179,876

Etude de la section mixte


.Introduction
On appelle une section mixte la section d’un élément porteur composé de deux ou plusieurs
matériaux liés entre eux et résistant ensemble aux efforts qui les sollicitent, nous limiterons notre étude
aux matériaux les plus fréquemment utilisés dans les structures de génie civil, à savoir l’acier et le
béton.

39
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

La section d’une poutre mixte et d’une dalle mixte sont essentiellement sollicitées par des efforts de
flexion.
La section d’une poutre mixte est constituée d’un profilé soudé (PRS) en double té et d’une poutre
composée a âme pleine sur lesquels s’appuie une dalle en béton armé
La liaison acier-béton est réalisée par des connecteurs ; Cette liaison est caractérisée par une
séparation nette de deux matériaux, l’interface se situant à la face de la semelle supérieure.
.Hypothèse de calcul
 La liaison entre l'acier et le béton est supposée rigide, tout déplacement entre les deux
matériaux est nul par la présence des organes de liaisons appelées « Connecteurs ».
 L'acier et le béton sont supposés être des matériaux élastiques, ils obéissent donc à la loi
de Hook, la variation relative de la longueur de deux fibres, l'une dans l'acier l'autre
dans le béton est :
 Pour l’acier: (δ1 / 1) a = σa/ Ea.
 Pour le béton: (δ1 / 1) b = σb/ Eb.
D’après la première hypothèse on définit le coefficient d’équivalence entre le béton et l’acier
comme suit :
On a: (δ1/1) a= (δ1/1) b et σa/σb = Ea/Eb.
𝐸𝑏
𝑛=
𝐸𝐴

n : Coefficient d'équivalence varie en fonction de Eb (croît avec la résistance du béton et décroît


lorsque la durée du chargement augmente).
 La résistance en traction du béton est négligée.
Les phases de calcul de la section mixte :
 1er phase : au moment où la dalle vient d’être coulée : le poids d’acier et de la dalle (CP)
s’appliquent alors et la section résistante se limite à la section de PRS (n=∞)
 2eme phase : l’installation des superstructures (CCP). la section résistante est alors la
section mixte avec un coefficient (n=18).
 3eme phase : l’application des surcharges. Le coefficient n vaut alors (n = 6).
 4eme phase : on prend en compte les effets du retrait (n = 15).

.Caractéristiques géométriques de la section


mixte
Largeur efficace de la dalle
Pour pouvoir étudier le tablier comme un ensemble de poutres en
I indépendantes, il est Nécessaire de calculer la largeur participante
« beff » de la dalle, beff contribue à la flexion générale du tablier.

Figure III-6. Définition de la largeur efficace

40
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

beff=b0+be1+be2
b0 : l’entraxe entre les rangées extérieures des connecteurs (goujons)
bei = min(Le/8 ; bi ) ou Le est la portée équivalente dans la section considérée et b i est la largeur
géométrique réelle de la dalle associée à la poutre principale
Avec bei égale à la largeur efficace à mi- travée de rive.

Figure III-7.travée équivalente, pour la largeur efficace de la semelle en béton

Tableau III-3.Largeur efficace de la dalle le long du pont

Position b0 (mm) Li Le (m) b1 (m) b2 (m) Le/8 (m) be1 (m) be2 (m) beff (m)
de travée(m)
section

Sur C1 800 - 34 0.64 1.1 4.25 0.64 1.1 2.54

C1-P1 800 40 34 0.64 1.1 4.25 0.64 1.1 2.54

Sur P1 800 - 22.5 0.64 1.1 2.813 0.64 1.1 2.54

P1-P2 800 50 35 0.64 1.1 4.375 0.64 1.1 2.54

Sure P2 800 - 25 0.64 1.1 3.125 0.64 1.1 2.54

P2-P3 800 50 35 0.64 1.1 4.375 0.64 1.1 2.54

Sure P3 800 - 25 0.64 1.1 3.125 0.64 1.1 2.54

P3-P4 800 50 35 0.64 1.1 4.375 0.64 1.1 2.54

Sure P4 800 - 22.5 0.64 1.1 2.813 0.64 1.1 2.54

P4-C2 800 40 34 0.64 1.1 4.25 0.64 1.1 2.54

Sure 800 - 34 0.64 1.1 4.25 0.64 1.1 2.54


C2

41
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Avec :
Le=0.85L1 pour beff, 1
Le=0.25 (L1+L2) pour beff, 2
Le=0.7L2 pour beff, 1
Le=2L3 pour beff, 2
. Caractéristiques géométriques des différentes sections
On néglige les cordons de soudure dans le calcul des caractéristiques mécaniques des sections
.la section métallique (la poutre)
Aa=bi tfi + bs tfs + tw hw
Position du CDG par rapport au bas de la section :Za
Inertie par rapport à CDG : Ia
Tableau III-4.Caractéristiques géométriques du PRS

section A mis-travée Sur appuis


Aa (m2) 0.203 0.2483
Za (m) 1.180 1.186
Ia (m4) 0.2408 0.2931

a) Section mixte non fissurée


Lorsque la section n’est pas fissurée, on peut calculer les caractéristiques de la section mixte en ne
prenant en compte que l’acier de charpente et le béton (on néglige les aciers passifs comprimés)
Les modules d’Young de l’acier et du béton étant différents, on homogénéise la section en prenant
l’acier de charpente comme référence. On définit le coefficient d’équivalence n eq de la façon suivante :
n=Eacier/Ebéton.
Par simplification, on considérera n=6 pour les actions à court terme (charges de trafic, effets de
température,…) et n=18 pour les actions à long terme (charge permanentes a t=infini, …) pour prendre
en compte les effets du fluage du béton. La largeur de la dalle béton considérée est la largeur efficace
Air mixte non fissurée : Am, non fiss =As + Abéton / neq
Abéton= 0.3×2.54 = 0.762 m2
As = 0.234 m2
Position du CDG de la section mixte non fissurée par rapport au bas de la section :
Zm, non fiss = (Aa.Za + Abéton.Zbéton/neq) / Am, non fiss
Avec Zbéton la position du CDG de la dalle par rapport au bas de la section
Inertie mixte non fissurée par rapport au CDG :

42
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Im, non fiss = Ia +Ibéton / neq + Aa . (Za – Zm,non fiss)2 + Abéton / neq . (Zbéton – Z m,non fiss)2
Avec Ibéton l’inertie propre de la dalle en béton (Ibéton=beff,béton . hbéton3 / 12 = 5.715×10-3 m4 )
Tableau III-5.Caractéristiques géométriques de la section non fissuré

n ∞ 18 15 6

Am, non fiss (m2) 0,234 0,27633333 0,2848 0,361

Zbéton (m) 2,65 2,65 2,65 2,65

Zm, non fiss (m) 1,18 1,40519903 1,4422051 1,6971468

Im, non fiss (m4) 0,2408 0,31858146 0,3313743 0,4196407

b) Section mixte fissurée


Seuls les aciers passifs compris dans la largeur efficace de béton son pris en compte. Le module
d’Young de l’acier de charpente (210000MPa) est très voisin de celui des aciers passifs (200000MPa).
L’Eurocode permet par simplification de considérer le même module d’Young pour les deux
matériaux (210000MPa)
On déduit :
Aarma=1.3% section de béton = 1.3% ×0.762 m2=99.06 cm2
49.53 cm2 par nappe, donc 19.5 cm2 / ml
Implique : 5HA25 / ml ce qui donne : A= 24.54 cm²
Aire mixte fissurée : Am, fiss= Aa + Aarma.inf + Aarma, supp
Avec Zarma,inf (Zarma,sup) la position de la nappe inférieure (supérieure) d’aciers passifs par rapport au
bas de la section. Position du CDG de la section mixte fissurée par rapport au abs de la section : Zm,fiss
Inertie mixte fissurée par rapport au CDG :
Im,fiss =Ia + Aa(Za -Zm,fiss )2 + Aarma,inf (Z arma,inf -Z m,fiss)2 +Aarma,sup (Zarma,sup-Zarma,fiss)2
Tableau III-6.Caractéristiques géométriques de la section fissuré

Section/parametres Aarma,inf Aarma,sup Am, fiss Z arma,inf Zarma,sup Zm,fiss Im,fiss


Sur appuis 6.23×10-3 6.23×10-3 0.261 2.54 2.76 1.255 0.3187

Calcul de Retrait (NF EN1992-1-1 )


Le retrait du béton est une déformation ε r imposée dans la section de béton comprimé qui a 3
origines physique possible :
 Retrait thermique εth
 Retrait endogène εca
 Retrait de dessiccation εcd

43
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Calcul du retrait a la mise en service


Le calcul de εcs nécessite de connaître l'âge t du béton à l'instant t ini considéré.
A cet instant, chaque plot a un âge différent. Pour simplifier, on considère l'âge moyen de tous les
plots t = 79.25 jours
a) Retrait endogène
εca(t)=βas(t) εca(∞).
εca(∞)=2,5 (fck – 10).10-6=2.5 (35-10) 10-6=6,25.10-5.
βas(t) = 1 – exp (– 0,2tm 0,5) =1 – exp (– 0,2(79.25)0,5)
βas= 0.831
Donc
εca(t)= 6,25.10-5. 0,831=5,193.10-5
b) Retrait de dessiccation
εcd(t)=βds(t,ts) khεcd0
εcd0 est appelé retrait de dessiccation de référence est calculé par
εcd0=0.85 [(220+110 αds1) exp(-αds2 (fcm/fcm0))] .10-6βrh.
L'humidité relative retenue pour le projet est de RH=40 % donc on en déduit le coefficient:
Βrh=1.55 [1-(RH/100)3]= 1.55 [1-(40/100)3]= 1.45
fcm0 est une valeur de référence de la résistance à la compression égale à 10 MPa.
Résistance caractéristique à la compression sur cylindre :
fc28 = 35 MPa résistance moyenne en compression à 28 jours
fcm = fck + 8 = 43 MPa
Les coefficients αds1 et αds2 traduisent la rapidité de prise du ciment.
Pour un ciment à prise normale (N)
On a : αds1=4 ; αds2=0.12
D’où on déduit :
εcd0=0.85 [(220+110× (4)) exp(-(0.12) ×(43/10))] .10-6 ×(1.45) =4.855×10-4
le coefficient kh dépend du rayon moyen h0
h0=(2Ac/u)=(3.45×2 /15.8)=0.436m
Ac= 3.45 m² est l’air de la section de béton et
u : le périmaitre exposé à la dessiccation, il s’obtient en soustrayant au périmètre réel p= 27.7 m
les longueurs qui ne sont pas en contact direct avec l'atmosphère (les largeurs des semelles métalliques
supérieures ainsi que la largeur de la chape d'étanchéité) :

44
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

u=27.7-10.1-2×0.9 =15.3m
h0=0.436m=436m
kh=0.734
Par hypothèse, l'âge ts du béton quand le retrait de
dessiccation commence, est pris égal à 1 jour.
Pour t = 79.25
ts = 1 jour
Alors, on a : βds(t,ts)=(t- ts)/(t- ts+0.04(h03)0.5)= (79.25- 1)/(79.25- 1+0.04(4363)0.5)=0.041
D'où on déduit : εcd(t)= βds(t,ts) khεcd0 =0.041×0.734×4.855×10-4 =1.461 ×10-5
c) Retrait à la mise en service
εcs(t)= εca(t)+ εcd(t)= 5,193×10-5 + 1.461 ×10-5 =6.654 ×10-5
Calcul du retrait au temps infini
L'âge du béton est alors infini. En faisant tendre t vers l’infini
βas(∞)=1 ; βds(∞,ts)=1.
Par suit on a :
εcs(∞)= εca(∞) + εcd(∞)
εca(∞)=6,25.10-5.
εcd(∞)=βds(∞,ts).kh.εcd0=1×4.855×10-4 ×0.734 =3.563×10-4
εcs(∞)= εca(∞) + εcd(∞)= 4.188×10-4
Calcul du retrait thermique
L'EN1994-2 permet de prendre en compte le retrait thermique apporté par la différence de
température ΔT entre l'acier de charpente et le béton au moment du bétonnage.
La valeur de ΔT est recommandée à 20°C.
En appliquant strictement l'EN1994-2, on obtiendrait alors :
εth=αthcΔT=2x10-4 ce qui est relativement élevé.
Avec αthc=10-5.
L'allongement du béton, qui résulte de sa montée en température, est donc partiellement transmis au
métal par la connexion. De plus, la poutre métallique au contact avec la dalle subit un certain
échauffement, qui diminue d'autant l'effet du retrait thermique.
Nous considérons actuellement que l'ordre de grandeur du retrait équivalent est la moitié de l'effet
sur la section mixte du refroidissement du béton :
εth =αthc ΔT/2=1x10-4

45
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Bilan de retrait :
 Pour les vérifications à la mise en service.
 On applique un retrait de 6.654 ×10-10-4=1,665.10-4 à chaque plot lorsqu'il est bétonné.
 Pour les vérifications au temps infini, on applique un retrait de 4,025.10 -4 à la totalité de la
dalle, après achèvement des phases de bétonnage.
Hypothèse de calcul des contraintes dues aux retraits

Figure III-8.effet de retrait sur la section mixte.

 Nous considérons une poutre à inertie constante.


 n = 15 (coefficient d'équivalence) du fait de la faible participation de la dalle. Si l'on considère
en premier lieu que la dalle est désolidarisée de la poutre métallique, son raccourcissement
unitaire Δdx du au retrait peut se faire librement (Figure A et B). En réalité, la liaison est rigide
donc il n y a pas de déplacement relatif des surfaces de contact.
La condition de compatibilité est satisfaite, l'effort normal de traction (fictif) appliqué au centre de
gravité de la dalle engendre une contrainte σ’b qui vaut : σ’b = Eb.εr
Avec : Eb = Ea / n et εr: coefficient du retrait.
En considérant que Δdx = εr.dx (figure b 51), avec εr qui représente l’allongement relatif unitaire
égal à : εr =1,665.10-4.
Pour avoir l'équilibre, on doit appliquer à la section mixte avec une excentricité bn (n=15) une force
de réaction (figure D), et on obtient :
 Un effort normal de compression :
𝑆𝑏 𝜀𝑟 𝐸𝑏 0.762 × 1,665.10−4 × 2,1.105
Nm = -Nb = 𝑛×𝑛
= 15×15
= 0.118 MN
 Un moment de flexion (positif) :
Mm = Nm.bn = Nm×(Zbéton – Zm,non fiss) = 0.118×(2.65 – 1.442)=0.142 MN
Ces efforts sont les mêmes sur toute la longueur de la poutre, les contraintes dans la poutre
métallique sont données par les relations suivantes :
 Contrainte due à l'effort : Nm = 0.118 MN
 Contrainte due à l'effort : Mm =0.142 MN.m
𝑁𝑚 𝑀𝑚 𝑦𝑖 0.118 0.142 × 1.418
𝜎𝑏 = + = + = 1.022 𝑀𝑃𝐴
𝐴𝑚,𝑛𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑠𝑠 𝐼𝑚,𝑛𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑠𝑠 0.2848 0.331

46
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

𝑁𝑚 𝑀𝑚 𝑦𝑖 0.118 0.142 × 1.118


𝜎𝑠 = 𝑛 +𝑛 = 15 × + 15 × = 13.41 𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑚,𝑛𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑠𝑠 𝐼𝑚,𝑛𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑠𝑠 0.2848 0.331
𝑁𝑚 𝑀𝑚 𝑦𝑖 0.118 0.142 × 1.442
𝜎𝑖 = 𝑛 +𝑛 = 15 × + 15 × = 15.49 𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑚,𝑛𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑠𝑠 𝐼𝑚,𝑛𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑠𝑠 0.2848 0.331
Tel que n=15
𝜎𝑏 :Contrainte dans la section de béton
𝜎𝑠 :Contrainte dans la semelle supérieure
𝜎𝑖 :Contrainte dans la semelle inférieure

Justification des sections à l’ELU


Une section mixte doit être vérifiée a l’ELU vis-à-vis de :
 La résistance en section
 La résistance au voilement par cisaillement
 La résistance au glissement
 La résistance en fatigue
 La résistance au déversement
. Classification des sections
Les sections sont classées sure une échelle de 1 à 4, en fonction de l’élancement (largeur/épaisseur,
noté c/t) des différentes parois comprimées qui les composent, de leur limite d’élasticité et des
contraintes sollicitant à l’ELU
. Justification de la section à mi – travée
a) Classification de la section à mi – travée
1- les sollicitations :
MEd= 30.6 MN.m
2- Etat de contrainte
Tableau III-7.propriétés géométriques la section à mi travée

chargement n Im, non fiss yb ys yi


CP ∞ 0,2408 1.62 1.32 1,18
CCP 18 0,31858146 1.395 1.095 1,405
Surcharge 6 0,4196407 1.103 0.803 1,697
retrait 15 0,3313743 1.418 1.118 1,442
Avec :
σb =M yb / n Im, non fiss
σs = M ys / Im, non fiss
σi = - M yi/ Im, non fiss

47
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Tableau III-8.état de contraint pour la section à mi travée

N M (KN.m) σb (MPA) σs (MPA) σi (MPA)


CP ∞ 4.212 0 23.09 -20.64
CCP 18 5.18 1.258 19.78 -22.815
Surcharge 6 22.7105 3.32 60.51 -91.85
Retrait 15 0.142 0.0406 0.4796 -0.619
Contrainte - - 4.6186 103.8596 -135.924
3- La classification
 Semelle inf : La semelle inférieure est tendue donc de classe 1
 Semelle supp : La semelle supérieure mixte est connectée donc de classe 1.
 Classification de l’âme : (NF 1993-1-1 page 127)
1) Résistance plastique du béton comprimée :
Fc = Ac 0.85fck / γc=0.762×0.85×35/1.5 =15.113 MN
2) Résistance plastique de la semelle supérieure :
Ffs = Afs fyf / γM0= 0.06×1.1×335 / 1=22.11MN
3) Résistance plastique de la semelle inférieure :
Ffi = Afi fyf / γM0= 0.065×1.2×325 /1=25.35 MN
4) Résistance plastique de l'âme entièrement comprimée
Fw = Aw fyw / γM0= 2.375×0.025 × 345 /1= 20.484 MN
Comme on a Fc + Ffs ≤ Fw + Ffi et Fc + Ffs + Fw ≥ Ffi,, on en déduit que l'ANP est situé dans la l’ame
de charpente à la distance x de la soudure âme/semelle supérieure. En écrivant l'équilibre des effo
rts autour de l'ANP, on déduit :
𝐹𝑤 + 𝐹𝑓𝑖 − 𝐹𝑐 − 𝐹𝑓𝑠 20.484 + 25.35 − 15.113 − 22.11
𝑋= = = 499.19 𝑚𝑚
2𝑡𝑤 𝑓𝑦𝑤 2 × 0.025 × 345
ℎ𝑤 − 𝑋 2375 − 499.19
𝛼= = = 0.7898 > 0.5
ℎ𝑤 2375

𝜀 = √235/345 = 0.825
d/tw = 95> 396 ε / (13α – 1) =396 (0.825) / (13×0.7898 – 1)= 35.25
d/tw = 95 > 456 ε / (13α – 1) = 40.59
Donc l’âme est de classe 3 ou 4
ψ = - 135.924 /103.8596 = -1,3087 < -1
d/tw = 95< 62 ε (1 – ψ) (- ψ)0.5 = 106.10
d/tw = 95< 62 (0.825) (1 +1.3087) (1.3087)0.5 = 135.093

48
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Donc La section à mi-travée est de classe 3 et est justifiée par une analyse élastique.
b) Justification en flexion
L’analyse élastique :
Quelle que soit la classe d’une section, elle peut être justifier par une analyse élastique.
Par rapport à l’analyse plastique précédente, seul la justification en flexion est a reprendre
On vérifier successivement :
σs,inf = -135.924 ≥ -fyf / γM0 = -325/1 MPa
σs,sup = 103.8596 ≤ fyf / γM0= 335/1 MPa
σc, max= 4.6186 ≤ fck / γc = 35/1.5= 23.33 MPa
Conclusion : La section à mi-travée est donc justifiée en flexion à l’ELU.
. Justification de la section sur appuis :
a) Classification de la section
Les sollicitations :
MEd= -67.67 MN
VEd= 6.8MN
Etat de contrainte :
Tableau III-9.Propriété géométrique de la section sur appuis

Im,fiss Yarma ys yi
CP 0.2931 - 1.314 1.186
CPP 0.3187 1.505 1.245 1.255
surcharge 0.3187 1.505 1.245 1.255

Tableau III-10.Etat de contraint pour la section sur appuis

M (KN,m) σarma (MPa) σs (MPa) σi (MPa)


Profilé seul CP -8.4645 - -37.947 34.251
Section CCP -10.46 -49.3953 -40.862 41.901
fissurée surcharge -43.399 -204.944 -169.538 170.9
Contrainte max - -254.34 -258.347 247.052
Avec
𝑀 𝑦𝑎𝑟𝑚𝑎
 σarma = 𝐼
𝑀 𝑦𝑠
 𝜎𝑠 =
𝐼
𝑀 𝑦𝑖
 𝜎𝑖 = − 𝐼

49
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

La classification :
 La semelle sup : Semelle supérieure tendue donc de classe 1
 La semelle inf : Semelle inférieure comprimée
𝑐 600 − 15
= = 7.3125
𝑡 80

235
𝜀=√ = 0.85
325
𝑐
< 9 𝜀 ⇒ La semelle inferieure es t de classe 1
𝑡
 Classification de l’âme :
1-résistance plastique des armatures :
Fap= As fsk / γs = 0.01246×400 / 1.15 =4.33 MN
2- résistance plastique de la semelle supérieure de charpente :
Ffs= Afs fyf / γM0 = 0.0825×325 /1=26.81MN
3- résistance plastique de l’ame :
Fw= tw hw fyw / γM0 = 24.27 MN
4- Résistance plastique de la semelle inférieure de charpente :
Ffi= Afi fyf / γM0 = 31.2 MN
Comme on a Fap +Ffs ≤ Fw + Ffi et Fap+ Ffs +Fw ≥ Ffi, on en déduit que l'ANP est situé dans l'âme à
une certaine distance x de la soudure âme/semelle supérieure. En écrivant l'équilibre des efforts autour
de l'ANP, on déduit :
x= (Fw+Ffi–(Fap+Ffs)) / 2tw×fyw =( 24.27+31.2-(4.33+26.81)) / 2×0.03×345 =1.175m
α= (hw – x)/hw=(2.345 – 1.175)/2.345= 0.498 < 0.5

235 235
𝜀=√ =√ = 0.825
𝑓𝑤𝑦 345

d/tw = 78.16 > 36 ε / α = 59.63


d/tw = 78.16> 41.5 ε / α = 68.75
Donc l’âme est de classe 3 ou 4.
ψ = -258.347/ 247.052= -1,0457 ≤ -1
D’où La section sur appui est de classe 3 et est justifiée par une analyse élastique.
b) Justification en flexion
On vérifie successivement :

50
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

σs,inf = 247.052 MPa≤ fyi / γM0 = 325MPa


σs,sup =-258.347 MPa ≥ -fys / γM0= - 325 MPa
σarma,max = -254.34 MPa ≥ -fsk / γs = -400/1.15= -347.82 MPa
La section sur appui est donc justifiée en flexion à l’ELU.
c) . Justification à l’effort tranchant (EN 1993-1-1)
Principe de la justification :
La justification à l’effort tranchant est à effectuer quelle que soit la classe de la section mixte.
Cette dernière consiste à vérifier que VEd ≤ VPl,Rd ,ou Vpl,Rd est donné par :
𝑓𝑦𝑤
Vpl,Rd = 𝐴𝑣 𝛾
𝑀0 ×√3

Vpl,Rd : Représente la résistance plastique au cisaillement.


L’aire Av de cisaillement considérer est l’air de l’amé pondérée par un facteur η dépendant de la
nuance de l’acier.
η = γM1/ γM0 = 1.1 / 1 = 1.1
Donc 𝐴𝑣 = hw × tw × η = 0.0773 m²
345
Vpl,Rd = 0.0773 1× = 15.397 𝑀𝑁
√3

Lorsque l’âme devient trop élancée, elle risque de voiler sou l’action de VEd. Il faut donc vérifier
que VEd ≤ Vb, Rd ou Vb, Rd est la résistance au voilement par cisaillement :
𝜂 × 𝑓𝑦
Vb, Rd= Vbw, Rd+ Vbf, Rd ≤ 𝛾 × ℎ𝑤 × 𝑡𝑤
𝑀1 ×√3

Vb,Rd : La résistance au voilement par cisaillement


Vbf, Rd représente la contribution des semelles à la résistance au voilement par cisaillement
Vbw, Rd représente la contribution de l’âme a la résistance au voilement par cisaillement.
Calcul de Vbw, Rd :
ℎ𝑤 31𝜀
Si le critère < √𝑘𝜏 (âme raidie) est vérifié, l’étude de la résistance au voilement par
𝑡𝑤 𝜂
cisaillement n’est pas nécessaire.
Les raidisseurs verticaux, au niveau des cadres d'entretoisement, qui bordent le panneau d'âme
adjacent à l'appui, sont supposés rigides. Ils sont espacés de a = 7 m.
𝑎 ℎ𝑤 2 2.345 2
> 1 ⇒ 𝑘𝜏 = 5.34 + 4 ( ) = 5.34 + 4 ( ) = 5.789
ℎ𝑤 𝑎 7
2.345 31×0.825
Donc = 78.16 < √5.789 = 55.94
0.03 1.1

Alors l'âme doit être vérifiée vis-à-vis du voilement sous cisaillement (page 178)

51
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

𝜒𝑤 × 𝑓𝑦𝑤
𝑉𝑏𝑤,𝑅𝑑 = ℎ𝑤 𝑡𝑤
𝛾𝑀1 × √3
𝜋 2 𝐸 𝑡𝑤
2
𝜋 2 × 210000 × 0.032
𝜎𝐸 = = = 27.3 𝑀𝑃𝑎
12(1 − 𝜐2 )ℎ𝑤
2 12(1 − 0.32 )2.3452
𝜏𝑐𝑟 = 𝑘𝜏 𝜎𝐸 = 158.06 𝑀𝑃𝑎

𝑓𝑦𝑤 345
𝜆𝑤 = √ =√ = 1.122 > 1.08
𝜏𝑐𝑟 × √3 158.06 × √3

1.37
𝜒𝑤 = = 0.751
0.7 + 𝜆𝑤
0.751 × 345
𝑉𝑏𝑤,𝑅𝑑 = 2.345 × 0.03 = 9.56 𝑀𝑁
1.1 × √3
Calcul de Vbf, Rd :
La semelle inférieure de la section vérifiée est métallique alors que sa semelle supérieure est mixte
(charpente + armatures). Les expressions de calcul de V bf,Rd doivent être utilisées avec la semelle
métallique inférieure.

𝑏𝑓𝑖 𝑡𝑓𝑖 ²𝑓𝑦𝑓 𝑀𝐸𝑑


𝑉𝑏𝑓,𝑅𝑑 = (1 − ( ))
𝑐 𝛾𝑀1 𝑀𝑓,𝑅𝑑

Le moment Mf,Rd est calculé sans participation de l’aire de l’âme


Comme Fap + Ffs = 4.33 + 26.81= 31.14 MN < Ffi = 31.2 MN, l'ANP se situe dans la semelle
inférieure à la distance x de sa fibre extrême supérieure :
𝑓𝑦𝑓 𝑏𝑓𝑖 ( 𝑡𝑓𝑖 − 𝑋)𝑓𝑦𝑓 𝑏𝑓𝑖 𝑡𝑓𝑖 𝑓𝑦𝑓 − 𝐹𝑎𝑝 − 𝐹𝑓𝑠
𝐹𝑎𝑝 + 𝐹𝑓𝑠 + 𝑏𝑓𝑖 𝑋 = ⇒𝑋=
𝛾𝑀0 𝛾𝑀0 2𝑏𝑓𝑖 𝑓𝑦𝑓
1.2 × 325 × 0.08 − 4.33 − 26.81
=
2 × 1.2 × 325
𝑋 = 0.07 𝑚𝑚

Mf,Rd = 4.33×2.57007+ 28.81×2.38257- 31.17×0.039965= 78.52 MN


2
1.6 𝑏𝑓𝑖 𝑡𝑓𝑖 𝑓𝑦𝑓
𝐶 = 𝑎 (0.25 + 2
) = 2.241 𝑚 = 2241 𝑚𝑚
𝑡𝑤 ℎ𝑤 𝑓𝑦𝑤

1.2 × 0.08² × 325 67.67


𝑉𝑏𝑓,𝑅𝑑 = (1 − ( )) = 0.14
2.241 × 1.1 78.52
La contribution des semelles s'élève donc à 1.46% de la résistance au voilement par cisaillement,
donc on peut la négliger.

52
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Vérification de la section :

On vérifie donc finalement : VEd ≤ min (VPl,a,Rd ; Vb,Rd).


VEd= 6.8 MN < Min(VPl,a,Rd = 15.397 MN ; Vb,Rd= 9.65 MN )= 9.65 MPa
6.8
⇒ 𝜂3 = = 0.7 < 1
9.65
Donc la section sur appui est justifiée sous effort tranchant.
Justification sous l’interaction M, V (EN 1994-2)
VEd = 6.8 MN ≥ 0,5 VRd = 4.825 MN
Donc il faut considérer l'interaction flexion / effort tranchant. La vérification de l'interaction est
faite selon le critère suivant :
η1+ [1 − 𝑀𝑓,/ 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 ] [2 η3 − 1]² ≤ 1
𝑀𝐸𝑑 𝑀𝑓,𝑅𝑑
𝜂1 = max ( , )
𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑
𝑉𝐸𝑑
𝜂3 = = 0.7
𝑉𝑅𝑑
𝑀𝑓,𝑅𝑑 = 78.52 𝑀𝑁. 𝑚
𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 = 78.52 + 1.1725 × 24.27 = 107 MN. m
67.67 78.52
𝜂1 = max ( = 0.632 , = 0.734) = 0.734
107 107
Vérification de la section :
0.734+ [1 – 78.52/ 107] [2 × 0.7− 1]² =0.776 < 1
La section est donc justifiée sous l'interaction M,V.
Justification au déversement de la membrure comprimée :
Pour vérifier la membrure inférieure au déversement en service, on se ramène à l'étude du
flambement latéral de la semelle inférieure comprimée au niveau des piles intermédiaires. On
considère alors que la semelle est simplement appuyée latéralement au niveau des piles et des culées
(ce qui suppose une entretoise très rigide sur appui, comme c'est généralement le cas à cause de la
transmission des efforts de vent à ce niveau). La semelle est aussi posée sur appuis élastiques au
niveau des cadres d'entretoisement. La stabilité latérale de la membrure est donc liée à la rigidité des
cadres que l'on commence par évaluer dans un premier temps.
Rigidités des cadres d’entretoisement
Un exemple typique de contreventement par entretoise est modélisé sur la Figure 6.7, avec les
hypothèses suivantes :
- les flexibilités transversale et axiale de la dalle sont négligées,
- la longueur d’âme participant à la rigidité du montant vertical est considérée égale à 15 e tw,

53
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

- on admet que les montants verticaux sont reliés à la dalle béton par une liaison de type rotule.
Les déplacements latéraux sont déterminés pour deux cas de charge. La rigidité Cd du
cadre d’entretoisement est donnée par la relation suivante :
1 1
Cd = min { 𝛿1 ; 𝛿2 }

Figure III-9. Schéma statique de la section mixte

Figure III-10. Cas de chargement pour le déversement

Trois nouveaux termes de souplesse, liés aux sections réduites d'effort tranchant de l'entretoise Σe et
des montants verticaux Σm, sont introduits dans les expressions des déplacements δ1 et δ2 :
ℎ′𝑚1
𝐴𝑡 =
𝐺 Σm
2𝑏′𝑒
𝐵𝑡 = 𝐺Σ𝑒

54
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

ℎ′
𝐷𝑡 = 𝐺 Σ𝑚2
m

Figure III-11 Montant vertical

ℎ′𝑚1 3
pour la flexibilité de la partie inférieure d'un montant : 𝐴 = 3EIm1

pour la flexibilité de l'entretoise :


𝑏′𝑒 ℎ𝑚1 2 𝑏′𝑒 ℎ𝑚2 2 𝑏′𝑒 ℎ𝑚 2
𝐵1 = 𝐵2 = 𝐵3 =
2 𝐸𝐼𝑒 2 𝐸𝐼𝑒 2 𝐸𝐼𝑒
𝑏′
Pour l'extensibilité de l'entretoise : 𝐶 = 2𝐸𝐴𝑒
𝑒

Pour la flexibilité de la partie supérieure d'un montant (extensibilité de la dalle en béton négligée) :
3
ℎ′𝑚2
𝐷=
3𝐸𝐼𝑚2
Les expressions de calcul des déplacements δ1 et δ2 de portique modélisé sont
1 ℎ 2
· Pour les forces de même sens : δ1 = [A + At] + 3 B3 + [ 𝑏𝑚] Bt+ [D + Dt]
𝑒

ℎ 2
[𝐶− 𝑚1 𝐵2 ]
ℎ𝑚2
· Pour les forces de sens contraire : δ2 = [A + At] + B1 + C - 𝐵
2 +𝐶+ [𝐷+𝐷𝑡 ]

Application numérique :
b’e=3000-1200=1800mm
1186
𝐴𝑡 = = 1,83 ∗ 10−6 𝑚𝑚/𝑁
80769.23 × 8000
2 × 6300
𝐵𝑡 = = 3,90 ∗ 10−6 𝑚𝑚/𝑁
80769.23 × 40005
1314
𝐷𝑡 = = 2,03 ∗ 10−6 𝑚𝑚/𝑁
80769.23 × 8000
11863
𝐴 = 3×210000×2,78∗109 = 9,52 ∗ 10−7 𝑚𝑚/𝑁

1800 11862
𝐵1 = = 9,35 ∗ 10−5 𝑚𝑚/𝑁
2 210000 × 64474800
1800 13142
𝐵2 = = 1,15 ∗ 10−4 𝑚𝑚/𝑁
2 210000 × 64474800
1800 25002
𝐵3 = = 4,15 ∗ 10−4 𝑚𝑚/𝑁
2 210000 × 64474800

55
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

1800
𝐶= = 1,07 ∗ 10−7 𝑚𝑚/𝑁
2 × 210000 × 40005
13143
𝐷= = 9,53 ∗ 10−7 𝑚𝑚/𝑁
3 × 210000 × 3,78 ∗ 109

δ1=1,51*10−4mm
δ2=8,42*10−5mm
1 1
Cd=min{1,51∗10−4 ; } =11876,48N/mm
8,42∗10−5

Cd=11,87MN/m
𝐶𝑑
C= =3,96MN/m2
𝑎
𝑡𝑓𝑖 𝑏𝑓𝑖 3 0,08×1,23
I= = =1,15*10-2 m4
12 12
𝐶𝐿4 3,96×504
γ= 𝐸𝐼 =210000×1,15∗10−2=10248,44
2 2
m=𝜋2 √γ=𝜋2 √γ=20,53
𝜋2 𝐸𝐼
NE= = =9,52
𝐿2

𝑁𝑐𝑟𝑖𝑡 = 𝑚 ∗ 𝑁𝐸 =195,44
ℎ𝑤,𝑐 𝑡𝑤
𝐴𝑒𝑓𝑓 = 𝑏𝑓 𝑡𝑓 +
3
ℎ𝑤,𝑐 =1250 mm
𝐴𝑒𝑓𝑓 =108500 mm2
𝐴𝑒𝑓𝑓 ∗𝑓𝑦
𝜆𝐿𝑇 =√ =0,427
𝑁𝑐𝑟𝑖𝑡

à partir de la courbe de flambement on déduit : 𝛼𝐿𝑇 = 0,88


1
𝛷𝐿𝑇 = [1 + 𝛼𝐿𝑇 (𝜆𝐿𝑇 − 0,2) + 𝜆𝐿𝑇 2 ]=0,69
2
1
𝜒𝐿𝑇 = =0,81
𝛷𝐿𝑇 +√𝛷𝐿𝑇 2 −𝜆𝐿𝑇 2

𝑓𝑦
𝜎𝑚𝑎𝑥 = 𝑀𝑃𝑎 𝜒𝐿𝑇 = 228,91 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑀1

Justification des sections à l’ELS


Les justifications aux ELS permettent d’assurer le bon fonctionnement du pont en service, mais
également de limiter les déformations avec conservation de la stabilité de l’ouvrage.

56
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Justification de section a mi- travée


a) Limitation des contraintes :
Sous la combinaison caractéristique de l’ELS, les contraintes normales et de cisaillement doivent
vérifier :
𝑓𝑦 𝑓𝑦
𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 ≤ ; 𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 ≤
𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟 √3𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
𝑓𝑦
√𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 2 + 3 × 𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 2 ≤ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟 = 1
√3𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟

Tableau III-11.Vérification de limitation de contrainte à mi- travée

N M(KN.m) σb (MPa) σs (MPa) σi (MPa)


CP ∞ 3.12 0 17.103 -15.29
CPP 18 5.18 1.258 19.78 -22.815
Surcharge 6 15.29 6.7 29.26 -61.84
Retrait 15 0.142 0.0406 0.4796 -0.619
Contrainte - - 7.9986 66.62 -100.564
max

Pour la vérification :
Dans le béton du hourdis 𝜎𝑐 ≤ 0.6𝑓𝑐𝑘
Dans les armatures passives 𝜎𝑠 ≤ 0.6𝑓𝑠𝑘
Par suite on a :
𝑓𝑦
𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 (𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 sup) = 66.62 ≤ = 325
𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
𝑓𝑦
𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 (𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 inf) = −100.564 ≤ = 325
𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
𝜎𝑐 = 7.9986 ≤ 0.6𝑓𝑐𝑘 = 21 𝑀𝑃𝑎
La limitation des contraintes est vérifiée à mi- travée
Justification de section sur appui :
a) Limitation des contraintes :

57
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Tableau III-12.Vérification de limitation de contrainte sur appuis

M (KN,m) σarma (MPa) σs (MPa) σi (MPa)


Profilé seul CP -6.26 - -28.06 25.33
Section CPP -10.46 -49.3953 -40.862 41.901
fisurée surcharge -27.1 -127.975 -105.866 106.716
Contrainte max - -177.37 -174.788 173.947

Et on a Tser= 4.9 MN
Inertie de la section sur appuis Ia= 0.2931 m4
𝑇𝑠𝑒𝑟 𝑆
𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 =
𝐼𝑏
On trouve
Tableau III-13.Détermination de la contrainte tangentielle

Semelle supérieur Semelle inférieur Au centre de gravité


b (m) 1.1 1.2 0.03
A(m²) 0.0825 0.096 0.07
S (m3) 0.1084 0.114 1,75×10-3
τEd,ser (MPa) 1.647 1.588 0,975

Si : moment statique de la section i


1) Pour la semelle supérieure :
𝑓𝑦
𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 = −174.788𝑀𝑃𝑎 ≥ − = 325𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
𝑓𝑦
𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 = 1.647𝑀𝑃𝑎 ≤ = 187.64 𝑀𝑃𝑎
√3𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
𝑓𝑦
√𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 2 + 3 × 𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 2 = 174.81 𝑀𝑃𝑎 ≤ = 325𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
2) Pour la semelle inférieur :
𝑓𝑦
𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 = 173.947𝑀𝑃𝑎 ≤ = 325𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
𝑓𝑦
𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 = 1.588𝑀𝑃𝑎 ≤ = 187.64 𝑀𝑃𝑎
√3𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
𝑓𝑦
√𝜎𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 2 + 3 × 𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 2 = 173.969 𝑀𝑃𝑎 ≤ = 325𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟

58
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

3) Contrainte de cisaillement dans l’âme :


𝑓𝑦
𝜏𝐸𝑑,𝑠𝑒𝑟 = 0,975 𝑀𝑃𝑎 ≤ = 199.18 𝑀𝑃𝑎
√3𝛾𝑀𝑠𝑒𝑟
4) Dans les armatures passives :
𝜎𝑠 = −177.37 𝑀𝑃𝑎 ≥ −0.8 × 𝑓𝑐𝑘 = −0.8 × 400 = −320𝑀𝑃𝑎
La limitation des contraintes est vérifiée sur appuis.
Calcul de la respiration des âmes
On appelle « respiration de l’âme » la légère déformation répétée de l’âme hors de son plan, à
chaque passage de véhicules sur le pont, avant de revenir à sa position initiale.
Cette déformation se fait suivant l’allure de la déformée du premier mode critique de voilement, et
est susceptible de générer des fissures de fatigue à la jonction âme/semelle ou âme/raidisseur vertical.
Elle peut être négligée en limitant l’élancement des âmes pleines.
Les risques de respiration de l’âme sont négligeables si :
ℎ𝑤
≤ 55 + 3.3𝐿
𝑡𝑤
1) Pour la longueur de travée de rive :
2.345
Section sur appuis : = 78.16 ≤ 55 + 3.3𝐿 = 187
0.03
2.345
Section a mi- travée : 0.025 = 93.8 ≤ 55 + 3.3𝐿 =187

2) Pour la longueur de travée de rive :


2.345
Section sur appuis : = 78.16 ≤ 55 + 3.3𝐿 = 220
0.03
2.345
Section a mi- travée : 0.025 = 93.8 ≤ 55 + 3.3𝐿 =220

Donc les risques de respiration de l’âme sont négligeables


Maitrise de la fissuration
a) Ferraillage minimum de non-fragilité :
Le ferraillage minimum de non fragilité à mettre en œuvre est le suivant :
0.9 𝑘𝑐 𝑘 𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓 𝐴𝑐𝑡
𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 =
𝑓𝑠𝑘
Avec
 Non-uniformité des contraintes dans la dalle, par le coefficient k = 0,8
 fct,eff = fctm = 3,2 MPa
 L'axe neutre élastique des sections étant situé dans l'âme, la totalité de la dalle est tendue. Donc
Act représente la section de la dalle : Act = 0.672 m²

59
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

1
𝐾𝑐 = 𝑚𝑖𝑛 [ + 0.3 ; 1] = min[ 1.06 ; 1] = 1

1 + 𝑧𝑐
0

hc = 0.3m (épaisseur de la dalle).


z0 = 0.9529 m (est la distance verticale entre les centres de gravité de la membrure de béton non
armée et non fissurée et de la section mixte non armée et non fissurée, calculée avec le coefficient
d'équivalence pour les effets à court terme (n=6)).
0.9 ×1×0.8×3.2×0.672
As,min = = 38.7𝑐𝑚²
400

Nous avons pris dans les vérifications précédentes une section d’armature égal 1.3% de la section
du béton selon EN1994 et par suite :
AS=1.3% ×0.672= 87.36 cm² > As, min = 38.7 cm²
La condition du ferraillage minimum de non fragilité est donc vérifiée.
b) Vérification de l’ouverture des fissures due aux actions non calculées
Il s’agit de vérifier que l’ouverture des fissures reste inférieure à 0,3 mm par la méthode indirecte
dans les zones tendues de la dalle sous combinaison ELS fréquente. Cela suppose de connaître la
contrainte dans les armatures passives.
Le calcul d’ouverture de fissure suppose de connaitre la contrainte dans les aciers passifs. Par la
formule
σs = 0.9 kc k fct,eff Act / As
Avec la section d'acier choisie pour le ferraillage est de 1.3% de la section du béton
Donc on obtient :
σs= 0.9×1×0.8×3.2/0.013=177.23 MPa
Avec les armatures passives HA20 mises en œuvre, on trouve :
Φ*=Φ × fct,0 / fct, eff =20 × 2.9 / 3.2 =18.125
fct,0 est une résistance de référence de 2,9 N/mm 2.
La contrainte admissible limite est obtenue par interpolation linéaire dans le tableau 7.1 de
l’EN1994-2 (avec une ouverture admissible de 0,3 mm)

60
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Tableau III-14 Diamètres des barres maximales pour les barres d’armature à haute adhérence

Pour : Φ*=19.33 m on trouve après interpolation : σs,max= 230.58 MPa


Conclusion : la section est vérifiée puisque σs, max = 230.58 MPa > σs = 177.23 MPa
c) Vérification de l’ouverture des fissures due aux charges extérieures
On doit calculer les contraintes aux niveaux de la nappe supérieure d’armature passive sous la
combinaison ELS fréquent :
𝑀𝑐 × 𝑦𝑎𝑟𝑚𝑎,𝑠𝑢𝑝 20.36 × 1.245
𝜎𝑎𝑟𝑚𝑎,𝑠𝑢𝑝 = = = 79.54 𝑀𝑃𝑎
𝐼𝑚,𝑓𝑖𝑠𝑠 0.3187
La contrainte de traction dans l'armature σs sous l'effet des charges extérieures peut être calculée au
moyen de l'expression :
σs = σs,0 + Δσs
Avec :
0.4 × 𝑓𝑐𝑡𝑚
∆𝜎𝑠 =
𝛼𝑠𝑡 𝜌𝑠
𝐴𝐼
𝛼𝑠𝑡 =
𝐴𝑎 𝐼𝑎
Ou : σs,0 = σarm,sup=79.54 MPa
fctm est la résistance moyenne à la traction du béton (f ctm = 3.2 MPa)
ρs est le taux d’armature (ρs = 1%)
A, I sont l'aire et le moment d'inertie de flexion de la section mixte en négligeant le béton tendu.
Aa, Ia sont les caractéristiques correspondantes pour le profilé en acier de construction.
0.261 × 0.3187
𝛼𝑠𝑡 = = 1.7016
0.203 × 0.2408

61
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

0.4 × 3.2
∆𝜎𝑠 = = 75.22 𝑀𝑃𝑎
1.7016 × 0.01
σs = 75.22 + 79.54 = 154.76 MPa
À partir du tableau 7.1 de l’EN1994-2 on a :
Φ*max = 32mm
D'où Φmax = Φ*max fct,eff / fct,0 = 32×3.2 / 2.9 = 35.31 mm
On obtient l'espacement maximum autorisé pour les barres d'armature par interpolation dans le
tableau 7.2 de l'EN1994-2 (avec une ouverture admissible de 0,3 mm) : (voir tableau:
Tableau III-15 Espacement maximal pour des barres à haute adhérence

S=300mm
L'ouverture des fissures est contrôlée si :
Si on met en œuvre une section d'acier minimale (1.3%) et des diamètres inférieurs à 35.31mm, ce
qui est le cas puisque les barres longitudinales mises en œuvre sont des HA20.
Ou bien :
Si on met en œuvre une section d'acier minimale (1.3%) et si on espace les barres longitudinales de
moins de 300 mm, ce qui est le cas puisque l'espacement utilisé est de 150 mm

Vérification de la flèche
La déformabilité du tablier est encore le critère dimensionnant majeur, mais il ne s'appuie plus sur
les mêmes données. Auparavant, les convois lourds montés sur des châssis très rigides exigeaient une
égale rigidité des structures portant la voie afin que le contact entre la roue et le rail soit assuré ; faute
de quoi le déraillement était à craindre. Aujourd'hui, le matériel roulant a énormément gagné en
légèreté et en souplesse ; la voie est posée sur un ballast épais, opérant comme un matelas. Toutes ces
dispositions ont été recherchées pour garantir le meilleur contact rail-roue et écarter ainsi tout risque de
déraillement. De ce fait, il a été possible de diminuer la rigidité des tabliers , jusqu'à une valeur
garantissant la bonne tenue de la voie et le confort des usagers sous les accélérations verticales.

62
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Figure III-12. Abaque donnant la flèche maximale f en fonction de la vitesse V et la portée L

Pour une vitesse V=220 Km/h


L=50m
f= 14cm

Figure III-13 Flèche maximale sous combinaison

On vérifie L/500 < f


5000/500=10 cm donc la condition n’est pas vérifiée
Pour une vitesse V>250 Km/h
On vérifie L/800 < f
5000/800=6.25 cm
Commentaire : Il faut augmenter l’inertie des poutres pour diminuer la flèche maximale

63
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Etude des connecteurs


Introduction
Le but de la liaison entre la dalle de béton et le profilé en acier est de faire travailler les deux
matériaux afin de réaliser une action mixte. Compte tenu de leur comportement différent, cette
connexion est réalisée par des moyens mécaniques appelés « connecteurs », qui ont le rôle d’empêcher
ou du moins de diminuer le glissement relatif entre les deux matériaux à assembler, ainsi que leur
séparation par le soulèvement éventuel de la dalle. Selon le comportement et la résistance de la
connexion, exprimés par la relation entre la force sollicitant les connecteurs et le glissement mesuré à
l’interface de contact, cette interaction est différente selon la nature de connexion ou selon le type de
comportement des connecteurs.
Les connecteurs les plus utilisés en pratique sont les goujons à tête grâce à leur facilité et leur
rapidité de pose De plus, ces connecteurs ont l’avantage de présenter la même résistance dans toutes
les directions. Ils permettent également une bonne redistribution des efforts de cisaillement grâce à
leur flexibilité.

Caractéristiques des connecteurs choisis :


hsc =180 mm
Tel que « d » : diamètre du goujon (qui doit être compris
entre 16 et 25 mm)
d= 20 mm
Résistance ultime en traction fu = 450 MPa

Figure III-14.Notations pour le goujon


Résistance du goujon :
On distingue deux modes de ruine pour ce type de connecteurs :
- La ruine par cisaillement de l’acier en pied, vis à vis de laquelle on a une résistance caractéristique
𝑑2
: 𝑃𝑅𝐾 (1) = 0.8𝜋𝑓𝑢 4
- La ruine par écrasement du béton en pied, vis à vis de laquelle on a une résistance caractéristique
: 𝑃𝑅𝐾 (2) = 0.29𝛼𝑑²√𝑓𝑐𝑘 𝐸𝑐𝑚
ℎ ℎ
𝛼 = 0.2 × ( + 1) 𝑠𝑖 3 < < 4 𝑠𝑖 𝑛𝑜𝑛 𝛼 = 1
𝑑 𝑑
La résistance caractéristique d’un goujon donné s’écrit alors : P Rk = Min(PRk1 ; PRk2 )
Et la résistance de calcul PRd s'obtient en divisant PRk par le coefficient partiel γ V=1,25 (annexe
nationale de l’EN1994-2)
La résistance de calcul est donne par :
 PRd (ELS)= 0.6 PRd
 PRd (ELU)= PRd = 0.8PRk

64
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Calcul de PRk1 et PRk2


𝑑2 0.020²
𝑃𝑅𝐾 (1) = 0.8𝜋𝑓𝑢 = 0.8𝜋 × 450 × = 0.113 𝑀𝑃𝑎
4 4
𝑃𝑅𝐾 (2) = 0.29𝛼𝑑²√𝑓𝑐𝑘 𝐸𝑐𝑚 = 0.29 × 0.02²√35 × 35981.73 = 0.13𝑀𝑃𝑎
Tel que
ℎ 180
= =9>4 ⇒ 𝛼=1
𝑑 20
𝐸𝑐𝑚 = 11000 3√𝑓𝑐𝑘 = 35981.73 𝑀𝑃𝑎
Donc
PRk= 0.113MPa
PRd = PRk / 1.25= 0.09 MPa
PRd (ELS)= 0.6 (0.09) = 0.05424 MPa
PRd (ELU)= 0.113MPa
Espacement des connecteurs :
D’après le guide SETRA 2007 De manière générale, pour assurer un comportement mixte de la
poutre, l’espacement longitudinal maximal entre deux rangées de connecteurs successives est fixé à
emax = min (800 mm ; 4e) où « e » est l’épaisseur de la dalle.
emax = min (800 mm ; 4×300)= 800mm
Calcul des espacements minimums :
 Sens longitudinal: emin ≥ 5×d → emin ≥ 5×20=100 mm
 Sens transversal: emin ≥ 2,5×d → emin ≥ 2.5×20=50 mm
Dimensionnement à ELS :
Lorsque le comportement de la structure demeure élastique dans une section donnée, chaque cas de
charge produit un flux de cisaillement ν à l’interface entre la dalle en béton et la charpente métallique
(appelé aussi « glissement »). Ce flux se déduit aisément des caractéristiques de la section et des
efforts généraux auxquels elle est soumise :
𝜇𝑐 𝑉
𝑉𝑙𝐸𝑑 =
𝐼𝑚𝑖𝑥𝑡𝑒
μc : moment statique de la dalle en béton par rapport au centre de gravité de la section mixte
I mixte : moment d’inertie de la section mixte
V : effort tranchant sous un cas de charge donné
Quand sous un cas de charge donné, la section est soumise à un moment négatif et la dalle est par
conséquent fissurée, les caractéristiques μc et I mixte restent calculées sur la section mixte non fissurée,
homogénéisée avec le même coefficient d'équivalence que celui utilisé pour le calcul des sollicitations
sous le cas de charge
A l’ELS, le comportement de la structure reste entièrement élastique et le calcul de flexion
d’ensemble est fait en enveloppe. On détermine donc dans chaque section d’abscisse x une valeur du
flux de cisaillement par : Vl,Ed ELS= Max(Vmin ; Vmax )
Dans toute section du tablier, la densité de connecteurs doit être suffisante pour reprendre
intégralement le flux de cisaillement. On doit vérifier alors en tout point x :

65
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

𝑁𝑖
𝑉𝑙,𝐸𝑑 𝐸𝐿𝑆 ≤ 𝑃 𝐸𝐿𝑆
𝑙𝑖 𝑅𝑑
Im,fiss 𝝁𝒄 V (t) v
CP 0.2931 0 0.78 0
CCP 0.3187 0.035 1.36 0.0476
surcharge 0.3187 0.092 2.56 0.237
VlEd(max) 0.284

Pour notre projet on propose de découper la longueur de l’ouvrage en tronçons régulerai chaque 10
m (l=10 m, li+1=li+10)

Pour une Disposition des goujons en quatre (4) files on obtient un espacement longitudinal de :
4 × 0.054
𝑙𝑖 ≤ = 0.76𝑚 = 76𝑐𝑚
0.284
Donc on prend un espacement longitudinal de 50 cm

Etude de la dalle
Introduction
Le rôle de la dalle de couverture est de transmettre des charges aux poutres : il s’agit de la flexion
locale ou flexion transversale. (On parle de flexion générale lorsque les poutres transmettent à leur tour
les efforts aux appuis).
On supposera que le béton transmet les charges aux poutres métalliques et qu’elles participent à la
flexion d’ensemble de l’ouvrage.
On cherchera ici à déterminer les moments transversaux M x et My en vue du dimensionnement des
armatures transversales.
Mx : Moment transversal permettant le calcul des armatures transversales
My : Moment longitudinal permettant le calcul des armatures longitudinales.

Calcul des moments fléchissant


On considèrera deux sections pour le calcul des moments :
Section S1, au droit de l’appui
Section S2, en travée

66
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Charges Permanentes
Les charges permanentes induisent un moment Mx mais pas de moment My. On établira les efforts
pour une tranche de dalle de 1 m dans le sens de la longueur et de 0,25m d’épaisseur. Les moments
seront évalués principalement au droit de l’appui (S1) et au milieu de la dalle (S2) où les valeurs sont
les plus élevées en valeur absolue.
On notera M1 et M2 les moments correspondants.
La Dalle : P = 0.3 × 2.5 = 0.75 t/m²
Armement de la voie : P =1,176 /10,7 = 0,109 t/m²
Ballast : P = 0.50 × 1.8 = 0.900 t/m²
Chape d’étanchéité : P = 0.06 × 2.2 = 0.132 t/m²
Trottoir + corniche : P = 1.175 t/m²
Garde-corps : P = 0.10 t/m
Caténaire : P=0,24 kN/m.

Figure III-15.Schéma des charges permanentes

Calcul du moment M1 sur appui :


M1 = −7.76 t. m
Calcul du moment M2 à mi- travée
M2 = 1.53 t. m
Surcharge
La répartition des charges se fera suivant deux hypothèses :
1ere hypothèse :
On suppose que La force d’essieu ponctuelle de 250 kN se répartit sur une bande longitudinale
continue de largeur a1 = 2.25 + e/2, la charge sur la bande est uniforme et égale à :

67
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

250
𝑃=
1.6 × 𝑎1
𝑒=0.3/2+0.06+0.35=0.56 mm
a1=2.53m
P=6,17 t/m²

Figure III-16.Schéma des surcharges de la 1ere hypothèse

Calcul du moment M1 sur appui :


M1 = −3.13 t. m
Calcul du moment M2 à mi- travée
M2 = 4.7 t. m
2ieme hypothèse :
La force d’essieu ponctuelle de 250 KN se répartit sur 2 bandes longitudinales continues de largeur
a2 = 0.30 + e/2, la charge sur la bande est uniforme et égale à :
250
𝑃=
1,60 × 2 × 𝑎2

On a : e = 0.35 + 0.06 + 0.15 = 0.56 m


a2 = 0.58 m
250
𝑃=
1,60 × 2 × 0.58
P=13,47 t

68
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Figure III-17.Schéma des surcharges de la 1ere hypothèse

Calcul du moment M1 sur appui :


M1 = −2.94 t. m
Calcul du moment M2 à mi- travée
M2 = 4.53 t. m
Surcharge sur accotement

Figure III-18.Schéma des surcharges sur accotement

Calcul du moment M1 sur appui


M1 = −2.03 t. m
Calcul du moment M2 à mi- travée
M2 = 0.5 t. m
Tableau III-16.Les résultats de calcul des moments fléchissant en S1 et S2

charges Moment sur appui S1 Moment en travée S2


(t.m) (t.m)
Charge permanent -7.76 1.53
Surcharge er
1 hypothèse −3.13 4.7

69
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

×Ø3 2emehypothèse −2.94 4.53


Surcharge sur accotement -2.03 0.5

Combinaison d’action
E.L.U : 1.35 G + 1.45 Q + 1.2 AQS
E.L.S : G + Q + 0.8 AQS

charges Moment sur appui S1 Moment en travée S2


E.L.U -17.45 9.48
E.L.S -12.51 6.63

Ferraillage de la dalle
. Ferraillage transversale
a) Nappe inferieure : mi- travée
Calcul de section d’armature à l’ELU :
Mu=9.48 t.m
𝑀𝑢
𝜇=
𝑏 × 𝑑 2 × 𝑓𝑏𝑢
0,85 𝑓𝑐28 0,85 × 35
𝑓𝑏𝑢 = = = 19.83 𝑀𝑃𝑎
𝜃 × 𝛾𝑏 1 × 1.5
𝑀𝑢 9.48
𝜌𝑀 = = = 1.43 ⇒ 𝜇𝑐 = 0.352
𝑀𝑠𝑒𝑟 6.63
d=0,9h=0,9×0,30=0,27m
0.0948
𝜇= = 0.0655
1 × 0.272 × 19.83
D’où : μ ˂ μc → Section sans armature de compression.

1 − √1 − 2𝜇 1 − √1 − 2 × 0.0655
𝛼= = = 0.084
0.8 0.8
𝑍 = 𝑑 (1 − 0.4𝛼 ) = 0.27(1 − 0.4(0.084)) = 0.26

On a μ=0.0655 ˂ 0.186
D’où
𝜀𝑠 = 10 × 10−3

70
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

𝑓𝑒 400
𝜀𝑒𝑠 = = = 1.73 × 10−3
𝐸𝑠 𝛾𝑠 2 × 105 × 1.15
𝑓 400
D’où on a 𝜀𝑠 > 𝜀𝑒𝑠 ⇒ 𝜎𝑠 = 𝛾𝑒 = 1.15 = 347.82
𝑠

𝑀𝑢 0.0948
𝐴𝑠 = = = 10.48 𝑐𝑚²
𝑍 𝜎𝑠 0.26 × 347.82
Calcul de section d’armature à l’ELS :
Pour le calcul à l’ELS on considère le cas de fissuration préjudiciable.
σbc = 0.6 fc28 = 0.6×35 = 21 MPa
2
𝜎𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛 { 𝑓𝑒 ; max (0.5 𝑓𝑒 ; 110 √𝜂 𝑓𝑡𝑗 )} = 𝑚𝑖𝑛 { 266.67 ; 𝑚𝑎𝑥 (200 ; 248.9 )}
3
avec η= 1.6
𝜎𝑠𝑡 ≤ 248.9
̅̅̅̅
15 𝜎𝑏𝑐
𝑋= d = 0.15m
15𝜎𝑏𝑐 + 𝜎𝑠𝑡
𝑋
𝑍=𝑑− = 0.22𝑚
3
1 1
̅̅̅̅
𝑀1 = 𝑏 𝑋 𝜎𝑏𝑐 𝑍 = (1 × 0.15 × 21 × 0.22) = 34.65 𝑡. 𝑚
2 2
Donc : Mser = 5.44 t.m ≤ M1 → Section sans armature de compression.

𝑍̅ = 𝑚𝑖𝑛 {𝑍 ; 𝑑 − } = 𝑚𝑖𝑛{0.22 ; 0.17} = 0.17𝑚
3
𝑀𝑠𝑒𝑟 0.0663
𝐴𝑠𝑒𝑟 = = = 15.66 𝑐𝑚2
𝑍̅𝜎𝑠𝑡 0.17 × 248.9
On vérifie la condition de non fragilité : Aser ≥ Amin (C.N.F)
0.23 𝑏 𝑑 𝑓𝑡𝑗 0.23 × 1 × 0.27 × 2.4
𝐴𝑚𝑖𝑛 = = = 3.726 𝑐𝑚2
𝑓𝑒 400
Donc la condition de non fragilité est vérifiée
Conclusion : L’ELS est plus défavorable et donc l’aire de la section d’aciers transversaux
nécessaire vaut : ASt = 15.66cm2 , soit 6 HA20 de section AS = 18.85 cm², espacé de 20 cm
b) Nappe supérieur sur appui
Calcul de section d’armature à l’ELU :
Mu=17.45 t.m

71
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

𝑀𝑢
𝜇=
𝑏 × 𝑑 2 × 𝑓𝑏𝑢
0,85 𝑓𝑐28 0,85 × 35
𝑓𝑏𝑢 = = = 19.83 𝑀𝑃𝑎
𝜃 × 𝛾𝑏 1 × 1.5
𝑀𝑢 17.45
𝜌𝑀 = = = 1.39 ⇒ 𝜇𝑐 = 0.341
𝑀𝑠𝑒𝑟 12.51
d=0,9h=0,9×0,30=0,27m
0.1745
𝜇= = 0.121
1 × 0.272 × 19.83
D’où : μ ˂ μc → Section sans armature de compression.

1 − √1 − 2𝜇 1 − √1 − 2 × 0.121
𝛼= = = 0.162
0.8 0.8
𝑍 = 𝑑 (1 − 0.4𝛼 ) = 0.27(1 − 0.4(0.162)) = 0.252

On a μ=0.121 ˂ 0.186
D’où
𝜀𝑠 = 10 × 10−3
𝑓𝑒 400
𝜀𝑒𝑠 = = = 1.73 × 10−3
𝐸𝑠 𝛾𝑠 2 × 105 × 1.15
𝑓 400
D’où on a 𝜀𝑠 > 𝜀𝑒𝑠 ⇒ 𝜎𝑠 = 𝛾𝑒 = 1.15 = 347.82
𝑠

𝑀𝑢 0.1745
𝐴𝑠 = = = 19.9 𝑐𝑚²
𝑍 𝜎𝑠 0.252 × 347.82
Pour le calcul à l’ELS on considère le cas de fissuration préjudiciable.
σbc = 0.6 fc28 = 0.6×35 = 21 MPa
2
𝜎𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛 { 𝑓𝑒 ; max (0.5 𝑓𝑒 ; 110 √𝜂 𝑓𝑡𝑗 )} = 𝑚𝑖𝑛 { 266.67 ; 𝑚𝑎𝑥 (200 ; 248.9 )}
3
Avec η= 1.6
𝜎𝑠𝑡 ≤ 248.9
̅̅̅̅
15 𝜎𝑏𝑐
𝑋= d = 0.15m
15𝜎𝑏𝑐 + 𝜎𝑠𝑡
𝑋
𝑍=𝑑− = 0.22𝑚
3
1 1
̅̅̅̅
𝑀1 = 𝑏 𝑋 𝜎𝑏𝑐 𝑍 = (1 × 0.15 × 21 × 0.22) = 34.65 𝑡. 𝑚
2 2

72
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Donc : Mser = 12.51 t.m ≤ M1 → Section sans armature de compression.



𝑍̅ = 𝑚𝑖𝑛 {𝑍 ; 𝑑 − } = 𝑚𝑖𝑛{0.22 ; 0.17} = 0.17𝑚
3
𝑀𝑠𝑒𝑟 0.1251
𝐴𝑠𝑒𝑟 = = = 29.56 𝑐𝑚2
𝑍̅𝜎𝑠𝑡 0.17 × 248.9
On vérifie que Aser ≥ Amin (C.N.F)
Amin = 4.14 cm²
Donc la condition de non fragilité est vérifiée
Conclusion : L’ELS est plus défavorable donc l’aire de la section d’aciers transversaux nécessaire
vaut : ASt = 29.56 cm², soit 7 HA25 de section AS = 34.36 cm², espacé de 15 cm
Ferraillage longitudinal
On prend la section trouvée dans l’étude de la section mixte

Les équipements
Les appareils d’appuis
Introduction
Un appareil d’appui est un organe de liaison entre le tablier et les appuis (piles ou culées). Il permet
d’absorber tous les déplacements, les efforts horizontaux (dilatation, contraction, freinage) et les
rotations.
Les appareils d’appui les plus souvent utilisés sont ceux en élastomère fretté. Ils vont nous
intéresser dans la suite, en particulier, leur dimensionnement et vérification. Ces derniers se font
toujours aux Etats Limites Ultimes (ELU).
Dimensionnement de l’appareil d’appui pour la pile
a) Aire de l'appareil d'appui
D’après le guide SETRA « juillet 2007 » La contrainte de compression moyenne doit être comprise
entre 20 et 25 MPa sur la surface A' suivant la dimension de l'appareil d'appui.
Pour notre cas, nous partirons sur la valeur haute de la fourchette soit : 25 MPa.
𝑅𝑚𝑎𝑥
𝐴′ >
𝜎
8.58
𝐴′ > = 0.3432𝑚²
25
L’aire de l’appareil d’appui est limité pour conserver une pression moyenne minimale de 3Mpa
sous l’effort de compression (effort du seulement aux charges permanentes).
𝑅𝐺
𝐴′ <
𝜎

73
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

2.93
𝐴′ < = 0.97 𝑚²
3
Donc 0.3432m² < A’ <0.98 m²
Donc on prend les dimensions suivantes : a=600mm ; b=700mm
Tel que : A’=0.59×0.69 =0.4071 m²

b) Hauteur nette d'élastomère


La condition habituellement prépondérante est celle de ε q liée au déplacement horizontal maximal.
𝑣𝑥
𝜀𝑞 = ≤ 1 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑣𝑥 = 𝑣1 + 𝑣2
𝑇𝑞

v1 = déplacement horizontal maximal dû à la température et au retrait.


-4
V1=1,665.10 ×230=0.0383 m
v2 = déplacement horizontal maximal dû au freinage.

𝐻𝑥 × 𝑇𝑞 0,1094 × 𝑇𝑞
𝑣2 = = = 0.145 𝑇𝑞
2𝐺 × 𝑎 × 𝑏 2 × 0,9 × 0.6 × 0.7

Donc : 𝑣𝑥 = 0.0383 + 0.145𝑇𝑞 < 𝑇𝑞

D’où : 𝑇𝑞 > 0.045 𝑚

En respectant les conditions du tableau des dimensions normalisé: On peut choisir 5 feuillets
d’élastomères intermédiaires de 16 mm d’épaisseur et 2 feuilles d’élastomères extérieurs de 8 mm
d’épaisseur. Soit 𝑇𝑞 = 96𝑚𝑚
Tableau III-17.Tableau des dimensions normalisé selon la norme EN 1337-3 :2005

c) Epaisseur minimal des frettes :


Pour résister à la contrainte de traction induite sous les charges l’épaisseur minimale est donnée par
l’expression suivant :

74
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

2,6 𝐹𝑧 𝑡𝑖
𝑡𝑠 ≥
𝐴𝑟 𝑓𝑦

Avec La limite élastique des frettes en acier est fy = 235 MPa


Ar : la surface en plan effective.
Pour calculer Ar, on doit retirer l'enrobage latéral nominal pour obtenir A’ et tenir compte des
déformations horizontales vx provoquées par les efforts horizontaux.
𝑣𝑥
𝐴𝑟 = 𝐴′ × (1 − )
𝑎′
𝑣𝑥 = 0.0383 + 0.145𝑇𝑞 = 0.052
0.052
𝐴𝑟 = 0.407 × (1 − ) = 0.371 𝑚²
0.59
2,6 × 8.58 × 0.016
⇒ 𝑡𝑠 ≥ = 4.1 × 10−3 𝑚
0.371 × 235
On prend ts=5mm
On peut choisir 6 frettes intermédiaires de 5 mm d’épaisseur.
Donc l’épaisseur totale de l’appareil d’appuis T b.
Tb= 5×16+2×8+6×5= 126 mm

Figure III-19.Les dimensions de l’appareil d’appuis pour la pile

Vérifications du dimensionnement
a) Stabilité au flambement
La stabilité au flambement doit être vérifiée à l'Etat Limite Ultime
Calcul de la pression moyen σm :
𝑅𝑚𝑎𝑥 8.58
𝜎𝑚 = = = 24.51 𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑟 0.35
Calcul de la pression limite σlim :

75
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

2𝑎′ 𝐺𝑆
𝜎𝑙𝑖𝑚 =
3𝑇𝑒
Avec S Le coefficient de forme pour le feuillet le plus épais, vaut :
𝑎′ × 𝑏 ′ 0.59 × 0.69
𝑆= = = 9.94
2𝑡(𝑎 + 𝑏 ) 2 × 0.016(0.59 + 0.69)
′ ′

2 × 0.59 × 0.9 × 9.94


𝜎𝑙𝑖𝑚 = = 36.65 𝑀𝑃𝑎
3 × 0.096
𝜎𝑙𝑖𝑚 = 36.65𝑀𝑃𝑎 > 𝜎𝑚 = 24.51 𝑀𝑃𝑎
Donc la condition est vérifiée.
b) Respect de la limite de déformation
La distorsion totale en tout point de l'appareil d'appui est limitée par la formule suivante :
εcd + εqd + εαd < 7
Avec :
εcd = distorsion de l'appareil d'appui sous effort normal
εqd = distorsion de l'appareil d'appui sous un effort horizontal
εαd = distorsion de l'appareil d'appui sous un moment d'axe horizontal
1- Distorsion de l'appareil d'appui sous l’effort normal :
Sous un effort normal centré Fz, on constate une répartition linéaire de la distorsion εc liée au
cisaillement τΝ dans une couche d'élastomère
Elle est donnée par la formule suivant :
𝜏𝑁 1,5𝐹𝑧
𝜀𝑐 = =
𝐺 𝐺𝐴𝑟 𝑆
𝜏𝑁 1,5 × 8.58
𝜀𝑐 = = = 4.11
𝐺 0.9 × 0.35 × 9.94

Figure III-20. Distorsion de l'appareil d'appui sous effort normal.

76
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

2- Distorsion de l'appareil d'appui sous l’effort horizontal :


Sous un effort horizontal, on constate une répartition uniforme de la distorsion εq liée au
cisaillement τΗ dans l'élastomère.
Sous un déplacement vx ou sous un effort horizontal Fx, la distorsion est donnée par la formule :
𝑣𝑥 0.052
𝜀𝑞 = = = 0.541
𝑇𝑞 0.096

3- Distorsion de l'appareil d'appui sous un moment d'axe horizontal :


La valeur de la distorsion εα, sous l'effet de rotations αa et αb d'axes perpendiculaires aux côtés a et b
de l'appareil d'appui, est donnée par :
(𝑎′2 𝛼𝑎 + 𝑏′2 𝛼𝑏 )𝑡𝑖
𝜀𝛼 =
2 ∑ 𝑡𝑖 3
Avec α (rad) caractérisant la plus grande rotation obtenue à laquelle vient s’ajouter 3×10-3 qui prend
en compte la tolérance de pose.
αa et αb Rotations d'axes perpendiculaires aux côtés a et b de l'appareil d'appui
αa= 0.0064+0.003=0.0094 rad.
0.56² × 0.0094 × 0.016
𝜀𝛼 = = 1.1
2(5 × 0.0162 + 2 × 0.0082 )
Calcul de la limite de déformation
εcd + εqd + εαd = 4.11+0.541+1.1 = 5.74 < 7 donc c’est vérifiée.
c) Stabilité en rotation
On doit vérifier que :
𝐹𝑧 𝑡𝑖 1 1 𝑎′ 𝛼𝑎 + 𝑏′ 𝛼𝑏
𝑉𝑧 = ∑ ( + ) ≥
𝐴′ 5𝐺𝑆1 𝐸𝑏 𝐾𝑟
Avec
kr : coefficient égal à 3
8.58 × 6 × 0.016 1 1 0.59 × 0.094
𝑉𝑧 = ( + )≥
0.4071 5 × 0.9 × 9.94 2000 3
𝑉𝑧 = 0.046 > 0.0184
La condition et vérifier
d) Vérification de la condition de non-glissement
La vérification du non-glissement est assurée, en l'absence de dispositif anti cheminement, si
𝐹𝑥𝑦 ≤ 𝜇𝑒 𝐹𝑧

77
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

𝐹𝑧 𝐺𝑚𝑖𝑛
≥ 3𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑟
𝐹𝑧 𝐺𝑚𝑖𝑛 : Réaction minimale sous charges permanentes

Fz et Fxy : Réaction verticale et effort horizontal concomitant les plus défavorables ;


𝜇𝑒 : Coefficient de frottement entre l'appareil d'appui et la structure.
𝐹𝑧 𝐺𝑚𝑖𝑛 2.93
𝜎𝑚 = = = 8.37 𝑀𝑃𝑎 > 3 𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑟 0.35
1.5 × 𝑘𝑓
𝜇𝑒 = 0.1 +
𝜎𝑚
Avec : 𝑘𝑓 = 0.6 (𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑏é𝑡𝑜𝑛)
1.5 × 0.6
𝜇𝑒 = 0.1 + = 0.2078
8.37
0.0383
Fxy = ( 0,096 × 0,9 × 0,59 × 0,69 ) + 0.218 = 0.364 𝑀𝑃𝑎

𝜇𝑒 𝐹𝑧 = 0.2078 × 2.93 = 0.608 𝑀𝑃𝑎


Fxy= 0.364 MPa < μe Fz= 0.608 MPa
Dimensionnement de l’Appareil d’appuis pour la culée
a) Aire de l'appareil d'appui
𝑣𝑚𝑎𝑥
𝐴′ >
𝜎
3.73
𝐴′ > = 0.15
25
𝑣𝐺
𝐴′ <
𝜎
1.41
𝐴′ < = 0.47
3
(Voir annexe C : réaction maximale sur culée)
Donc 0.15m² < A’ <0.47 m²
Donc on prend les dimensions suivantes : 600×400
𝐴′ = 0.59 × 0.39 = 0.2301𝑚2
b) Hauteur nette d'élastomère
𝑣𝑥
𝜀𝑞 = ≤ 1 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑣𝑥 = 𝑣1 + 𝑣2
𝑇𝑞

v1 = déplacement horizontal maximal dû à la température et au retrait.

78
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

V1= 0.0383 m
v2 = déplacement horizontal maximal dû au freinage.
𝐻𝑥 × 𝑇𝑞 0.1094 × 𝑇𝑞
𝑣2 = = = 0.253 𝑇𝑞
2𝐺 × 𝑎 × 𝑏 2 × 0.9 × 0.6 × 0.4
Donc 𝑣𝑥 = 0.0383 + 0.253 T𝑞 < T𝑞 ; D’ou T𝑞 > 0.0513 m

En respectant les conditions du tableau des dimensions normalisé au-dessous : On peut choisir 6
feuillets d’élastomères intermédiaires de 12 mm d’épaisseur et 2 feuilles d’élastomères extérieurs de 6
mm d’épaisseur.

Figure III-21. Tableau de dimensions normalisées selon la norme EN 1337-3 :2005

Donc Tq=6×12+2×6= 84 mm
c) Epaisseur minimale des frettes :
2,6 𝐹𝑧 𝑡𝑖
𝑡𝑠 ≥
𝐴𝑟 𝑓𝑦
𝑣𝑥
𝐴𝑟 = 𝐴′ × (1 − )
𝑎′
𝑣𝑥 = 0.0383 + 0.253 (0.084) = 0.0596
0.0596
𝐴𝑟 = 0.2301 × (1 − ) = 0.1949
0.39
2,6 × 3.73 × 0.012
⇒ 𝑡𝑠 ≥ = 2.54 × 10−3
0.1949 × 235
Donc on prend 7 frettes intermédiaires de 4 mm d’épaisseur.
L’épaisseur totale de l’appareil d’appuis Tb est :
Tb = 6×12+2×6+7×4= 112 mm

79
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

Figure III-22. Les dimensions de l’appareil d’appuis pour la culée

Vérifications du dimensionnement
a) Stabilité au flambement
𝑣𝑚𝑎𝑥 3.73
𝜎𝑚 = = = 19.14𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑟 0.1949
2𝑎′ 𝐺𝑆 2 × 0.39 × 0.9 × 𝑆
𝜎𝑙𝑖𝑚 = =
3𝑇𝑒 3𝑇𝑒
𝑎′ × 𝑏 ′ 0.39 × 0.59
𝑆= = = 9.7831
2𝑡 (𝑎 + 𝑏 ) 2 × 0.012(0.39+0.59 )
′ ′

2 × 0.39 × 0.9 × 9.7831


𝜎𝑙𝑖𝑚 = = 27.25𝑀𝑃𝑎
3 × 0.084
𝜎𝑚 = 19.14𝑀𝑃𝑎 < 𝜎𝑙𝑖𝑚 = 27.25𝑀𝑃𝑎
Donc la condition est vérifiée.
b) la limite de déformation
εcd + εqd + εαd < 7
1- Distorsion de l'appareil d'appui sous l’effort normal :
𝜏𝑁 1,5𝐹𝑧
𝜀𝑐 = =
𝐺 𝐺𝐴𝑟 𝑆
𝜏𝑁 1,5 × 3.73
𝜀𝑐 = = = 3.474
𝐺 0.9 × 0.1829 × 9.7831
2- Distorsion de l'appareil d'appui sous l’effort horizontal :
𝑣𝑥 0.0596
𝜀𝑞 = = = 0.71 < 1
𝑇𝑞 0.084

3- Distorsion de l'appareil d'appui sous un moment d'axe horizontal :


(𝑎′2 𝛼𝑎 + 𝑏′2 𝛼𝑏 )𝑡𝑖
𝜀𝛼 =
2 ∑ 𝑡𝑖 3

80
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

α= 0.005+0.003=0.008 rad.
0.39² × 0.008
𝜀𝛼 = = 0.676
2(6 × 0.0123 + 2 × 0.0063 )
3.474 + 0.952+ 0.676=5.102 < 7

c) Stabilité en rotation
On doit vérifier que :
𝐹𝑧 𝑡𝑖 1 1 𝑎′ 𝛼𝑎 + 𝑏′ 𝛼𝑏
𝑉𝑧 = ∑ ( + ) ≥
𝐴′ 5𝐺𝑆1 𝐸𝑏 𝐾𝑟
On calcule le tassement pour les 7 feuillets de 12 mm
αa =4,9 ×10-3 + 3 × 10-3= 7.9 × 10-3

Joint de chaussée
Introduction
Les joints de chassée sont des dispositifs qui permettent d’assurer la continuité de la circulation au
droit d’une coupure du tablier, lorsque les lèvres de la coupure se déplacent l’une à l’autre. C’est le cas
général de la coupure entre l’extrémité du tablier et le mur garde grève de la culée, cette coupure
s’ouvre et se referme du fait des déformations du tablier dues essentiellement aux variations
thermiques, rotations d'extrémités de la poutre, fluage et le retrait.
Calcul du souffle des joints
Le souffle des joints est la variation maximale d’ouverture que peut tolérer un joint. Les variations
maximales de la longueur (Δl) des tabliers définissent donc le souffle du tablier.

Figure III-23. Définition du souffle

Elles sont la somme algébrique de plusieurs facteurs :


• La température

81
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

• Les effets de la structure porteuse : déformations différées du béton (retrait, fluage)


• Les charges d'exploitation
• Séisme

Figure III-24. Décomposition du souffle

a) La température
Cet effet constitue une part importante du souffle.
La variation de longueur d'une structure librement dilatable, en fonction de la température est
donnée par :
C = L ×αT × ΔT/2
• ΔL : variation de la longueur
• L : longueur dilatable
• αΤ : coefficient de dilatation
• ΔΤ : différence de température
ΔL=230×12.10-6×20/2=0,0276m=2,76cm
b) Les déformations différées du béton
Retrait total =retrait de dessiccation+ retrait endogène
ΔL = ɛ×L= 6.654 ×10-5 ×230=1.53 cm
c) Les actions des charges d'exploitation
v = déplacement horizontal maximal dû au freinage.
𝐻𝑥 × 𝑇𝑞
𝑉=
2𝐺 × 𝑎 × 𝑏
0,1094 × 0.084
𝑉= = 0.021𝑚 = 2.1 𝑐𝑚
2 × 0.9 × 0.6 × 0.4
d) Les rotations d’about
Les rotations d'about d'un ouvrage peuvent engendrer des mouvements verticaux et horizontaux, en
particulier lorsque la distance entre l'about du tablier et la ligne d'appui est importante. Les

82
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

mouvements engendrés sont évalués à partir du porte-à-faux, de la longueur de la travée, de la hauteur


de la section du tablier et de la flèche sous le cas de charge prépondérant pour la rotation

Figure III-25. Rotations d’about d’un ouvrage

Figure III-26. Flèche maximale à l'extrimité

f= 109 mm
Donc Δl ≈ (4 x 109/ 35) x 2.5 = 31.14 mm = 3.1 cm
e) Les actions accidentelles
Seisme
𝐹𝑡𝑜𝑡 = 𝐾𝑡𝑜𝑡 × 𝑥
𝐹𝑡𝑜𝑡 = 𝐺𝑡𝑎𝑏 × 0.15 = 102.27 × 230 × 0.15 = 3528.315 𝐾𝑁

𝐾𝑡𝑜𝑡 = ∑ 𝐾𝑝𝑖𝑙𝑒 + 2 × 𝐾𝑐𝑢𝑙é𝑒

Calcul de la rigidité de LA PILE

83
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

1 1 1
= +
𝐾𝑒𝑞 𝐾𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑒𝑖𝑙 𝑑′ 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠 𝐾𝑝𝑖𝑙𝑒

𝐾𝑝𝑖𝑙𝑒 = 72.11MN/m (𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 é𝑡𝑢𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑖𝑙𝑒)

Calcul de la rigidité de La CULEE


1 1 1
= +
𝐾𝑒𝑞 𝐾𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑒𝑖𝑙 𝑑′ 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠 𝐾𝑐𝑢𝑙é𝑒
2𝐺 × 𝑎𝑏 1.8 × 0.6 × 0.4
𝐾𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑒𝑖𝑙 𝑑′ 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠 = 𝑛 =4 = 15.42 𝑀𝑁/𝑚
𝑒 0.112
3𝐸𝐼
𝐾𝑐𝑢𝑙é𝑒 =
ℎ3
I=bh3/12 = 1.6x(7.73)3/12=61.59 m4
3𝐸𝐼 3 × 34179.55 × 64.59
𝐾𝑐𝑢𝑙é𝑒 = = = 14338.62 𝑀𝑁/𝑚
ℎ3 7.733
1 1 1 𝑚
= + = 0.065
𝐾𝑒𝑞 15.42 14338.62 𝑀𝑁
𝑀𝑁
𝐾𝑒𝑞 = 15.4
𝑚
𝑀𝑁
𝐾𝑡𝑜𝑡 = 72.11 + 2 × 15.4 = 102.91
𝑚
CALCUL du déplacement dût à LA FORCE SISMIQUE
𝐹𝑡𝑜𝑡 3528.315
𝑥= = = 3.42𝑐𝑚
𝐾𝑡𝑜𝑡 102910
D’après guide SETRA Joint de chaussée 2013Les combinaisons à étudier pour déterminer le souffle
d'un joint de chaussée sont les suivantes :
• ELU 1 : 1,35 G + 1,35 Qk-c + 1,5 x 0,6 Tk
• ELU 2 : 1,35 G + 1,35 (Qk-c + Qlk) + 1,5 x 0,6 Tk
• ELU 3 : 1,35 G + 1,5 Tk + 1,35 Qk-fq-trot
• Séisme : G + 0,5 Tk + 0,4 Ed
Avec
• Tk : effet de la température
• Qk-c : effet des charges de trafic (rotation)
• Qlk : effet des forces de freinage
• Ed : effet de l’action sismique de calcul
ELU 1 : 1,35 𝐺 + 1,35 𝑄𝑘−𝑐 + 1,5 𝑥 0,6 𝑇𝑘 = 1.35 × 1.53 + 1.35 × 3.1 + 1.5 × 0.6 × 2.76 =
8.73 𝑐𝑚

84
Chaal & Zemoura
CHAPITRE III : Etude du Tablier

ELU 2 : 1,35𝐺 + 1,35(𝑄𝑘𝑐 + 𝑄𝑙𝑘 ) + 1,5 × 0,6𝑇𝑘 = 1.35 × 1.53 + 1.35(3.1 + 2.1) + 1.5 × 0.6 ×
2.76 = 11.57𝑐𝑚
ELU 3 : 1,35 𝐺 + 1,5 𝑇𝑘 = 1.35 × 1.53 + 1.5 × 2.76 = 6.2 𝑐𝑚
Séisme : G + 0,5 Tk + 0,4 Ed= 1.53+0.5x2.76+0.4x3.42=4.278 cm

Donc Le souffle total égal à 11.57 cm

85
Chaal & Zemoura
Chapitre IV
Etude de l’infrastructure
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

IV. Etude de l’infrastructure


Introduction
La définition des appuis d'un ouvrage est l’une des options fondamentales d’un projet de pont. Cette
définition est indissociable de celle de l'ouvrage dans son ensemble. Le choix ne peut se faire que
progressivement, ou, à la limite, itérativement ; il résulte d'une vaste synthèse englobant :
• la nature et le mode de construction du tablier.
• les contraintes naturelles du site.
• Les contraintes fonctionnelles du projet.
Toutefois, il convient d'insister sur le fait qu'un projet de pont ne débute pas par l'étude de détail du
tablier. Dans la plupart des cas, on commence par implanter les appuis extrêmes, c'est-à-dire les culées.
Une fois ces culées implantées, on connaît la longueur totale de la brèche à franchir et on peut élaborer
une première esquisse de solution. Si cette (ou ces, s'il y en a plusieurs) esquisse n'est pas satisfaisante,
on retouche l'implantation des appuis extrêmes et on reprend le raisonnement, selon un processus
itératif.

Etude de la culée
Pré dimensionnement
Mur garde grève :
La hauteur du mur garde grève est celle du tablier (la dalle plus la Chappe d’étanchéité plus la
poutre) plus de l’appareil d’appui plus de dés d’appui
H= 2.5+ (0.30+0.05+0.06) +0.112+0.25= 3.27 m
Épaisseur (couronnement) :
Hculée = 11 m> 6 m.
E = Max (0,30, H/8 =3.27/8) donc E=0.5 m (selon SETRA pp73).
Longueur : est celle du tablier = 13.6 m.
Mur de front
Hauteur : Hf = 11 – 3.27 =7.73m
L’épaisseur : Ef = 1.6m
Dalle de transition
L = min [6m, max (3m, 0,6H)]
H : hauteur de remblais = 8 m.
L = 4.8 m.
Epaisseur E=30cm

86
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Sommier d’appuis
Largeur : S = 1.6 - 0.5 =1.1m.
Longueur : 13.6 m.
La semelle
Épaisseur : 2.5 m.
Largeur : 13.2 m.
Longueur : 14m.
Béton de propreté : 0,10 m.
Le résultat illustré dans le rapport géotechnique montre que notre sol présente une faible portance
donc on préconise des fondations profondes (des pieux de 1.2m de diamètre)
Mur en retour
Le mur en retour à une épaisseur constante égale 0.60 m Il a une longueur de 8.5 m et hauteur de 11
m celle de la culée.
Le corbeau
Hauteur H1 =0.60m
Hauteur H2=0.30m
Epaisseur E=0.30m
Largeur L= 13.6-0.60×2=12.4m

87
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Figure IV-1. Coupe longitudinale de la culée

Évaluation des efforts sollicitant la culée


Détermination du coefficient de poussée kad
Selon le règlement parasismique des ouvrages d’art (RPOA) 2008 le coefficient de poussée
dynamique active peut être calculé suivant la formule dite Monobe Okabe, dans le cas d’un écran
vertical. Pour les états actifs :
𝑐𝑜𝑠 2 (𝜑 − 𝜃)
𝐾𝑎𝑑 = 2
𝑠𝑖𝑛𝜑𝑠𝑖𝑛𝑠(𝜑 − 𝛽 − 𝜃)
𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 (1 +√ )
𝑐𝑜𝑠𝜃𝑐𝑜𝑠𝛽

φ : angle de frottement interne (φ=30°)


β : inclinaison de la culée β=0°
δ : angle de frottement remblai-culée. (Sol -béton) δ=0.
ℎ 𝑘
θ : angle entre la direction du séisme et la verticale: 𝜃 = 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 (1±𝑘 )
𝑣

Effort sismique horizontal : Hs= kh.G


Effort sismique vertical : Hs= (1±kv) G.
On a la zone I et le pont de premier groupe (RPOA2008)
kH = A
kv = 0, 3 kH

88
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

A : coefficient d’accélération de zone ( RPOA 2008 tableau 3.1)


Et par suite: KH=0.15
Kv=0.3kh= 0.045
Les coefficients pour les quatre cas du séisme :
On a fait les calculs sur 4quatre cas favorables de séismes correspondant à :
 1er cas : cas normale sans séisme « kh=kv=0 »
 2éme cas : cas de séisme « horizontal + verticale vers le bas » « k h=0.15, kv=0.045»
 3éme cas : cas de séisme « horizontal-verticale vers le haut » « kh=0.15,
kv=-0.045»
Tableau IV-1. les coefficients de pondérations aux deux cas sismique et normale

Action du séisme Kh Kv 𝜽 Kad


𝒌𝒉
= 𝒂𝒓𝒄𝒕𝒈 ( )
𝟏 ± 𝒌𝒗

Cas normale 0 0 0 0.333


Séisme (verticale 0.15 0.045 14 0,642
+horizontale
Séisme (verticale – 0.15 -0.045 16 0,598
horizontale)
Calcul des poussées
a) Pousse des surcharges sur remblai
L’intensité q=1t/m², qu’on majore par 20%.
P = q ×S avec S : surface de contact.
b) Poussée des terres :
Agissant sur une hauteur H et sur une largeur L est donnée par la formule suivante : P=1/2 Ka γ
H²L.
Avec γ=1.80t/m3.(Poids volumique).
Le calcul des efforts sur la culée se fait par rapport au point O.
Ms : désigne le moment stabilisant
M r : désigne le moment renversant.
Les résultats sont représentés dans le tableau de l’annexe B
l’ensemble des moments et efforts agissants sur la culée pour les trois cas existants

c) Calculs des poussées dues aux terres :


89
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Tableau IV-2. Les efforts dus aux poussées des terres

désignation poussée H (m) MR (t, m)


pousse de terre dessus du DT 2,38 6,16 14,67
4,59 6,16 28,25
4,27 6,16 26,33
pousse de terre au-dessous d DT 387,03 0,83 321,23
745,58 0,83 618,83
694,73 0,83 576,62
d) Calculs des poussées dues aux Surcharges :
Tableau IV-3. Les poussées dus aux surcharges :

Désignation Poussée H (m) MR (t, m)


mur de front et mur garde grève 41,47 6,16 255,43
79,88 6,16 492,06
74,43 6,16 458,50
la semelle 11,00 0,83 9,13
21,19 0,83 17,59
19,75 0,83 16,39
Tableau IV-4. Tableau récapitulatif donnant les moments et efforts globaux:

désignation Efforts horizontaux (t) Efforts verticaux (t) MR(t, m) MS (t,m)


CN 441,88 3440,24 783,67 7171,56
CS+ 1367,27 3595,05 4250,32 7685,18
CS- 1309,21 3285,43 4171,42 7023,30

Vérification de la stabilité de la culée


Nous avons une culée sur pieux, donc pas de vérification de la stabilité.
Le ferraillage de la culée
La mure garde grève
D’après le document SETRA PP73 appuis du tablier. Le mur garde grève est soumis
essentiellement à l’action des forces horizontales sur la face arrière en contact avec les terres :
- Poussée de terres
- Poussée de la surcharge de remblais
- Effort de freinage
a) Évaluation des efforts agissant sur le MGG :

90
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

1- Poussée des terres :


Le moment à l'encastrement est :
Mp = P × h/3 avec P = 1/2 Ka .γ H².
Avec : Kah = 0,333
γ= 1,8 t / m3.
H =3.27 m.
Donc : P= 0.5×0.333×1.8×3.27²=3.2 t
Mp= 3.1×3.27/3=3.38 t.m
2- Moment dû à la force de freinage
On considère un essieu de blochet de 0,25 x 0,4 au contact du mur garde-grève ; l’essieu de brochet
et de 12.5 t
Le moment due au la force de freinage est Mf = (12.5×h×γ)/(0.25+2h)
Mf = (12.5 ×3.27×1.8) / (0.25 +2 × 3.27) = 10.84 t.m
3- Poussée d’une charge locale située en arrière du mur :
La norme relative à l’ouvrage d’art prescrive une surcharge à l’arrière d’une culée de pont rail de
3.6 𝑡𝑡/𝑚𝑚2 pour un essieu de 25t, il est réparti sur une largeur de 2.8 m avec une diffusion de 45° sur
une épaisseur de 0.3 m de ballast.
q= 3.6 t/m2
Q = q×𝐾a × h= 3.6 × 0.333× 3.27 = 3.92 t
M= (Q×h) / 2 = (3.92 × 3.27) / 2 = 6.41 t.m
Combinaisons d’actions :
A l’ELU : 1,35 MG + 1,45 MQ =1.35 × 6.41 + 1.45 × (10.84 + 3.38)
MELU =29.27 t.m
A l’ELS : MG + MQ = 6.41 + 10.84 + 3.38
MELS =20.63t.m
b) Le ferraillage
On utilise le ROBOT EXPERT
Le calcul se fait en flexion simple
Les données :
Béton : fc28 = 30 MPa ; γb = 1.5 ; σbc = 0.6 fc28 = 18 MPa ; θ = 1
Acier : fe = 400 MPa ; γs = 1.15 ; fissuration préjudiciable

91
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

1- Le ferraillage longitudinal
Analyse par Cas:
Cas ELU MELU = 29,27(T.m)
Coefficient de sécurité: 7,23 Pivot: A
Position de l'axe neutre: y = 0,1(m)
Bras de levier : Z = 3,0 (m)
Déformation du béton : εb = 0,36(‰)
Déformation de l’acier : εs = 10,00(‰)
Contrainte de l'acier tendu: σs = 347,8 (MPa)
Cas ELS MELS = 20,63 (T.m)
Coefficient de sécurité: 6,06
Position de l'axe neutre: y = 0,5 (m)
Bras de levier: Z = 2,8 (m)

Contrainte maxi du béton: σb = 0,2 (MPa)


Figure IV-2. Ferraillage du mur garde
Contrainte limite: 0,6 fcj = 18,0 (MPa) grève

Contrainte de l'acier tendue: σs = 2,6 (MPa)


Contrainte limite de l'acier: σs lim = 215,6 (MPa)
Section d’armature As=22.3 cm²
On prend 5 HA 25 tel que As = 24.54 cm²
Condition de non fragilité
𝑏𝑑 𝑓𝑡𝑗
𝐴𝑠 = 0.23
400
𝐴𝑠 ≥100 × 45× 0.23 × (2.4/400)=6.21 cm² →vérifier
2- Le ferraillage transversal
Ast= As/3= 8.18 cm²
On prend 8 HA 12 tel que Ast= 9.05 cm²
Dalle de transition
Elle se calcul comme une dalle rectangulaire supposée simplement appuyée, sachant que réellement
elle est reposé sur des appuis élastique sur toute ça surface (contacte directe avec le sol). Elle est
soumise à son poids propre, les surcharges et le poids de remblai au-dessus de la dalle.
a) Évaluation des efforts :

92
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Remblai : γ× 0.8 = 1,44 t/m²


Poids propre de la dalle : 0.3 × 2.5 = 0.75 t/m²
Surcharge : 3.6 t/m²

Type de charge Q (t/ml) Moment (t.m / ml) Effort tranchant (t.m)


Poids propre 0.75 2.16 1.8
Remblais 1.44 4.15 3.456
surcharge 3.6 10.37 8.64
b) Combinaison d’action :
A l’ELU : 1,35 MG + 1,45 MQ
1.35 (2.16 + 10.37) + 1.45 (4.15) = 22.933t.m/ml
MELU =22.993 t.m/ml
1.35 VG+ 1.45VQ
1.35 (1.8 + 8.64) + 1.45(3.456) = 19.11 t/ml
VELU= 19.11 t/ml
A l’ELS : MG + MQ
2.16+ 10.37 + 4.15 = 16.68 t.m/ml
MELS =16.68 t.m/ml
VG+ VQ
1.8 + 3.456 + 8.64 = 13.896 t/ml
VELS = 13.896 t/ml
c) Le ferraillage
1- Le ferraillage longitudinal
Analyse par Cas:
Cas ELU MELU = 23,00 (T.m)
Coefficient de sécurité: 1,20 Pivot: B
Position de l'axe neutre: y = 0,1 (m)
Bras de levier: Z = 0,2 (m)
Déformation du béton: εb = 3,50 (‰)
Déformation de l'acier: εs = 7,68 (‰)
Contrainte de l'acier tendue: σs = 347,8 (MPa)

93
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Cas ELS MELS = 16,68 (T.m)


Coefficient de sécurité: 1,00
Position de l'axe neutre: y = 0,1 (m)
Bras de levier: Z = 0,2 (m)
Contrainte maxi du béton: σb = 11,7 (MPa)
Contrainte limite: 0,6 fcj = 18,0 (MPa)
Contrainte de l'acier tendue: σs = 215,6 (MPa)
Contrainte limite de l'acier: σs lim = 215,6 (MPa)
Section d’armature As=31.1 cm²
7 HA 25 tel que As= 34.36
Condition de non fragilité
𝐴𝑠 ≥100 × 27× 0.23 × (2.4/400)=3.72 cm²
→vérifier
1- Armature transversale
Ast = As /3 =34.36/4 = 11.45 cm²
Figure IV-3. Ferraillage de la della de transition
On prend 6HA16 tel que Ast = 12.06 cm²
Corbeau
a) Évaluation des efforts :
Le corbeau sert d’appui à la dalle de transition, il est soumis à la réaction de celle-ci : Réaction des
surcharges sur remblai: (avec une majoration de 20%)
R1= 1.2 × 4.8/2 = 2,88 t/ml.
Réaction due au ballast + armement de la voie :
R2= 0.3×4.8×2/ 2 = 1.44 t/ml.
Réaction de la dalle de transition
R3= 0,3 × 2,5 × 4.8/2 = 1,8 t/ml
Réaction due au poids propre du corbeau
R4= 2.5 × 0.135× 1= 0.3375 t/ml
Réaction des poids des terres
R5 = 4.8 × 1.8 / 2 =4.32 t/ml
RELU = 1,35(R2 + R3 + R4+ R5) + 1,45 R1
RELU = 1.35 (1.44 + 1.8 + 0.3375 + 4.32) + 1.45 × 2.88 = 14.84 t/ml

94
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

RELS= (R2 + R3 + R4+ R5) + 0.8 R1


RELS = (1.44 + 1.8 + 0.3375 + 4.32) + 0.8 × 2.88 =10.2 t/ml
B) Combinaison d’action
MELU = [1,35(R1 + R2 + R3 + R4) + 1,45 R5] x 0,1333= 1.98 t/ml
MELS = [(R1 + R2 + R3 + R4) + 0.8 R5] x 0.1333= 1.359 t/ml
c) Le ferraillage
1- Ferraillage longitudinale
Analyse par Cas:
Cas ELU
MELU = 1,98 (T.m)
Coefficient de sécurité: 1,77 Pivot: A
Position de l'axe neutre: y = 0,0 (m)
Bras de levier: Z = 0,3 (m)
Déformation du béton: εb = 0,36 (‰)
Déformation de l'acier: εs = 10,00 (‰)
Contrainte de l'acier tendue: σs = 347,8 (MPa)
Cas ELS MELS= 1,36 (T.m) Figure IV-4. Ferraillage du corbeau

Coefficient de sécurité: 1,52


Position de l'axe neutre: y = 0,0 (m)
Bras de levier: Z = 0,3 (m)
Contrainte maxi du béton:σb = 0,9 (MPa)
Contrainte limite: 0,6 fcj = 18,0 (MPa)
Contrainte de l'acier tendue: σs = 10,1 (MPa)
Contrainte limite de l'acier:
σs lim = 215,6 (MPa)
La section d’armature As= 3.7 cm²
On prend 5 HA 10 tel que As= 3.91 cm²
Condition de non fragilité
𝐴𝑠 ≥100 × 45× 0.23 × (2.4/400)=3.726 cm² →vérifier
2- L’armature transversale

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Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Ast= 3.91/3= 1.30 cm²


On prend 4 HA 8 tel que Ast= 2.01 cm²
Le mur frontal :
a) Évaluation des efforts :
Le mur frontal est soumis à des sollicitations du essentiellement aux charges permanents (poids
propres de la superstructure, poussée des terres), surcharge sur remblais et les surcharge d’exploitation.
(Voir le tableau de l’ANNEXE B : Les efforts agissants aux mur frontal)
Tableau IV-5. Efforts sous conditions Normales et sismiques

Les conditions normales Conditions sismique


M (t.m) N (t) M (t) N (t)
1775.1 837.05 947.49 837.66

b) Le ferraillage
Le ferraillage se fait en flexion composée à l’ELU avec :
fc28 =30 MPa , b0= 1m , h = 1,6 m. On remarque que la condition la plus défavorable est la
condition normale.
N=61.547 t/ml
M = 130.52 tm/ml
1- Ferraillage longitudinal
Coefficient de sécurité: 1,18 Pivot: A
Position de l'axe neutre: y = 0,1 (m)
Bras de levier: Z = 1,5 (m)
Déformation de l'acier: εs = 10,00 (‰)
Déformation du béton: εb = 0,67 (‰)
Contrainte de l'acier tendue: σs = 347,8 (MPa)
La section d’armature As=18.1 cm²
On prend 6HA20 tel que As=18.85 cm²
2- Ferraillage transversal
Ast= As/3= 6.23 cm²
On prend 6HA12 tel que Ast= 6.79 cm²
Figure IV-5. Ferraillage du mur frontale
Le mur en retour
a) Évaluation des efforts :
96
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

1- Efforts horizontaux :
- Poussée des terres : Pt= [0,333 × 1,8 × (10.2)²×1]/2 = 31.18 t /ml.
- Poussée des surcharges sur remblai : Psr= 1,2 × 10.2 × 0,333 × 1 = 4.076 t /ml.
- Poussée de la surcharge concentrée (2t) : Psc= 2 × 1,2 = 2,4 t.
Les moments :
- Poussée des terres : Mt = 31.18 × (10.2) 1/3= 106.012 t.m /ml.
- Poussée des surcharges sur remblai : Msr= 4.076 × 0.5 × 10.2 = 20.782 t.m /ml.
- Poussée de la surcharge concentrée : Msc= 2,4 × 11 = 26,4 t.m
Les combinaisons :
ELU : MELU= 1.35 Mt +1.45 (Msr +Msc)
MELU = 1.35 × 106.012 + 1.45 (20.782 + 26.4) = 211.54t.m/ml
ELS: MELS= Mt + Msr +Msc.
MELS= 106.012 + 20.782 +26.4 = 153.194 t.m /ml.

2- Efforts verticaux
Poids propre du mur : PG= 1 × 0.6 × 10.2 × 2.5= 15.3 t /ml.
- Poussée de la surcharge concentrée (4t) : Psc= 4 × 1,2 = 4,8 t.
Les moments
- Poids propre du mur : MG= 15.3 × 3.1 = 47.43 t.m /ml.
- Poussée de la surcharge concentrée : Msc= 4,8 × 3.1= 14.88 t.m.
Les combinaisons :
ELU : MELU= 1,35 MG +1.45Msc
MELU= 1,35 ×47.43 +1.45×14.88 = 85.6 t.m /ml.
ELS :MELS= MG + Msc
MELS= 47.43 + 14.88 = 62.31 t.m /ml.

b) Le ferraillage
Le ferraillage se fait en flexion simple à l’aide de logiciel robot expert :
fc28 =30 MPa ; b = 1 m ; h = 0.6 m.
1- Ferraillage verticale :

97
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Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Le ferraillage se fait en flexion simple :


MELU = 211.54 t.m /ml. MELS =153.194 t.m /ml.
Sur une hauteur de 11 m donc pour 1m :
MELU = 19.23 t.m /. MELS =13.92 t.m /ml.
As = 12cm²/ml.
Soit: 6HA16/ml pour As = 14.07 cm²/ml.
Asv = As / 3 = 4.69 cm²/ml.
Soit : 4 HA12/ml pour A’s = 5.65cm²/ml.
2- Ferraillage de suspension :
MELU = 85.6 t.m /ml. MELS =62.31 t.m /ml.
Sur une distance de 8.5m donc pour 1m :
MELU = 10.07 t.m /ml. MELS =7.33 t.m /ml.
As = 7 cm2/ml.
Soit: 4 HA 20/ml pour As = 12.57 cm2/ml. Figure IV-6. Ferraillage de mur en retour

A’s = As / 3 = 2.33 cm2/ml.


Soit : 4HA12 pour A’s = 4.52 cm2/ml.
Condition de non fragilité
𝐴𝑠 ≥100 × 54× 0.23 × (2.4/400)=7.452 cm² →vérifier

.Fondations
Fonder une construction est une des plus anciennes activités des travaux publics, et le problème de
géotechnique le plus courant encore aujourd’hui. Selon la capacité du sol à surface n’a pas une
résistance suffisante pour supporter l’ouvrage par l’intermédiaire d’une fondation superficielle, des
fondations profondes sont mises en place. Ce type de fondation (pieux, puits) permet de reporter les
charges, dues à l’ouvrage qu’elles supportent, sur des couches de sol situées à une profondeur variant
de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres.
Choix du type de fondation
D’après le rapport géotechnique, le mode de fondation à préconiser pour les appuis de l’ouvrage est
de type profond: pieux de 28 m de longueur, et de diamètre Ф= 1,2m. Les pieux forés sont le type de
pieux le plus couramment utilisé dans les ouvrages

98
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

La semelle
a) Étude et ferraillage de la semelle :

Désignation Efforts horizontaux (t) Efforts verticaux (t) MR(t, m) MS (t,m)


CN 441,88 3440,24 783,67 7171,56
CS+ 1367,27 3595,05 4250,32 7685,18
CS- 1309,21 3285,43 4171,42 7023,30

Condition normale
Nmax=3440.24 t
Mmax=7171.56-783.67= 6387.89 t.m
Conditions sismique
Nmax= 3595.05 t
Mmax= 7685.18-4250.32= 3434.86 t.m
1- Détermination des nombres des pieux :
𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑎𝑙
𝑁=
𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
Calcul de la capacité portante des pieux :
La résistance à l’enfoncement d’un pieu se fait par deux mécanismes différents :
 Le mécanisme de frottement latéral.
 Le mécanisme de mobilisation de pressions en pointe.

𝑄𝑝 𝑄𝑓
𝑄𝑎𝑑𝑚 = ( )+( )
3 2
D’après le rapport de l’étude géotechnique, le terme de frottement latéral et de résistance de pointe
égal à :
Qp= 456.94 t et Qf= 208.47 t
Donc
456.94 208.47
𝑄𝑎𝑑𝑚 = ( )+( ) = 256.6 𝑡
3 2
Le nombre de pieu est :
𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑎𝑙 3595.05
𝑁= = = 14.01
𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 256.6
Donc on prend 16 pieux
L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule suivante :

99
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Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

𝑁 𝑀 𝑦 𝑀𝑦 𝑥
𝑁𝑖 = ± ∑𝑥 2 ± ∑
𝑛 𝑦 𝑥2

n : nombre de pieux
Avec les hypothèses suivantes :
 Déformation pieu-semelle proportionnelle à la charge.
 Semelle infiniment rigide.
 Pieux identiques.

Condition normale :
3440.24 6387.89
𝑁1 = + = 325.91 𝑡
16 16 × 3.6
3440.24 6387.89
𝑁2 = − = 104.11 𝑡
16 16 × 3.6
Condition sismique
3595.05 3434.86
𝑁1 = + = 284.32 𝑡
16 16 × 3.6
3595.09 3434.86
𝑁2 = − = 165.06 𝑡
16 16 × 3.6
2- Ferraillage de la semelle
Armatures transversales inférieures :
D’après document « SETRA » la section d’armature transversale inférieure est déterminée par la
méthode des bielles est égale :
𝐿 𝑏
𝑁1 2 − 4
𝐴= ×
𝜎̅ ℎ
22 ≤ 𝛼 ≤ 45°
La condition de la méthode est { 𝐿 𝑏
ℎ𝑠 ≥ 2 − 4

hs= 2.5m
𝐿 𝑏 3.6 1.6
− = − = 1.4 ⇒ hs = 2.5m > 1.4m ⇒ 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟
2 4 2 4
ℎ 2.5
𝑡𝑔𝛼 = = = 1.7
𝐿 𝑏 3.6 1.6

2−4 2 4
𝛼 = 60.75° ≥ 45°

100
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Donc la méthode de bielle est inapplicable alors on utilise la méthode des moments.

Figure IV-7. Méthode des moments

𝐿 𝑏
𝑀 = 𝑅𝑚𝑎𝑥 ( − )
2 4
𝑀 = 1.4 𝑅𝑚𝑎𝑥
Le ferraillage sera fait en flexion simple pour une section de (b0.h)
h=1.8m ; b0=h+D=3.7
M
A ; d  0.9h
a d

2
a  f e  condition normale
3
 a  f e  condition sismique
Tableau IV-6. désigne les sollicitations agissant à la semelle et la section des armatures

Désignation Rmax (t) Rmin (t) M (t.m)  a (MPA) As (cm2)

Condition

Condition 325.91 104.11 456.27 266.67 76.04


normale

Condition 284.32 165.06 398.04 400.00 44.22


sismique

As=84.67 cm² alors on prend 12HA32 tel que As=96.51 cm²


Calcul de l’espacement St
𝐷+ℎ−𝑐
𝑆𝑡 =
𝑛−1

101
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

n : Nombre de barres
c : Enrobage
D: Diamètre de pieu
1.2 + 2.5 − 0.03
𝑆𝑡 = = 0.33 𝑚
12 − 1
On prend St=20cm
Les armatures transversales sont placées dans les bandes axées sur les pieux, ayant pour
largeur (L) telle que :
L= D+ h = 3.7m
Entre les différentes bandes, on placera des armatures de répartitions tel que :
1 𝐴𝑠 1 96.51
𝐴= × = × = 8.69𝑐𝑚² Soit 4HA20 tel que As =12.57 cm²
3 𝐿 3 2.5+1.2

Avec espacement de 20cm.


Armatures longitudinales inférieures dans la semelle :
𝐴′ = 10%𝐴𝑠 = 9.651 𝑐𝑚² Soit 4HA20 tel que As=12.57cm²
Avec espacement de 20cm
Armatures de construction :
1- Armature transversale supérieures :
At=50%A’=6.285 cm2 soit 6HA14 (9.24cm2) avec espacement de 30cm.
2- Armatures longitudinales supérieures :
1 𝐴′
𝐴𝑡 = × = 8.69 𝑐𝑚² Soit 4HA20 tel que As =12.57 cm²
3 𝐿

Avec espacement de 20cm.


.Armatures latérales :
𝐴𝑙𝑎𝑡 = 10% 𝐴𝑠 = 9.651 𝑐𝑚² Soit 4HA20 tel que As=12.57cm²
Avec espacement de 20cm
Etude de la pile
Introduction
La pile est l’appui intermédiaire sur qui repose le tablier, son rôle est de transmettre les charges
permanentes et d’exploitation aux fondations, cependant la conception doit répondre aux critères de
résistance et esthétique et doit aussi tenir compte du milieu environnant, le gabarit et le mode
d’exécution.

102
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Conception de la pile
Le modèle de base le plus simple, est le voile continu d'épaisseur constante, Pour être robuste,
facilement exécutable, et ne pas donner une impression trop grêle. Pour des piles assez hautes comme
dans notre cas, il est recommandé de prévoir des voiles évidés (pour des raisons économiques).
a) Chevêtre
Largeur = 3 m
L`épaisseur du chevêtre = 2 m
Longueur = 10.5 m

Figure IV-8. Dimension du chevêtre

b) Le voile
Deux sections composent le voile :
1- Une section creuse :
Longueur : 6 m
Largeur : 3 m
Epaisseur : 0.6 m
2- Une section pleine :
Longueur : 6 m
Largeur : 3 m
La zone d’encastrement est sujette à un moment important, d’où la nécessité de prévoir une section
pleine avec une hauteur de :
 3 m pour la pile la plus élancée ( Pile 2 )
 2 m pour les autres piles

103
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Figure IV-9. Section creuse de la pile

c) Semelle
On opte pour une semelle rectangulaire de dimensions :
Longueur : L = 13.6 m
Largeur = 6 m
Épaisseur = 1.5 m

Figure IV-10.Exemple de la conception de la pile (pile 2)

Méthode monomodale : (RPOA 2008)


Applicabilité de la méthode monomodale
1. Calcul de la masse :
Mouvrage= Mtablier +MPiles
Mtablier =CP+CCP

104
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

CCP=33.32 MN
CP=27.53 MN (Calculés dans le chapitre 3)
Mtablier=60.85 MN (masse modale)
Mpiles= Mpile1 +Mpile2 +Mpile3 +Mpile4
Voir le tableau de l’annexe D : Poids des piles
Mpiles= 22.03 MN
Mouvrage=82.88 MN
𝑀tablier
= 73% > 70% ………….. Vérifié
𝑀ouvrage

2. Notre ouvrage est un pont droit, donc le biais ɵ=100 grad > 70 grad….. Vérifié
3. Absence de la courbure ………. Vérifié
4. Notre pont est symétrique………. Vérifié
Conclusion ; La méthode monomodale est applicable.
Notre pont est une liaison ferroviaire et doit être classé dans le groupe 1 (pont stratégique)
La sismicité de la région est classée : Zone I
Le coefficient d’accélération de zone est de A=0.15 Période de la structure
Le période fondamental T a pour expression :

𝑀
𝑇 = 2𝜋√
𝐾

a) Masse du tablier :
Mtablier=G+αQ (α=0, zone non urbaine)
Mtablier=60.85 MN
b) Calcul de la rigidité :
Le pont est composé de 4 piles surmontées de 8 appareils d’appui chacune et 2 culées supposées
infiniment rigides surmontées de 4 appareils d’appuis chacune.
Pour le calcul de la rigidité, nous avons deux disposition :
 Rigidité en parallèle : Keq= Ʃ ki ( piles ; appareils d’appui )
1 1
 Rigidité en série: Keq= Ʃ𝑘 (pile + appareil d’appui)
𝑖

𝑎×𝑏 0.4×0.6
Kappareil=G× =1.2×
𝑒 0.126

Kappareil= 2.28 MN/m


3𝐸𝐼
Kpile= ℎ3

105
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

On prend en compte que les piles à cause de leurs rigidités importantes selon le shémas suivant :

Figure IV-11. Schémas statique de la structure

Voir le tableau de l’annexe D : Rigidité des piles


La période de la structure est : T=0.41 s
La période calculée par le logiciel robot est de 0.45 s. (voir annexe C :Tableau :les dix premiers
modes de vibration selon l’analyse modale)
Cet écart est dû au non prise en compte de la rigidité des appareils d’appui dans le calcul manuel.
Séisme longitudinale
Notre site est classé S2, les périodes caractéristiques sont déterminés à partir du RPOA 2008
T1= 0.15 s ; T2=0.40 s ; S=1.1
𝑇
On constate que T2 < T < 3 s, donc Sa=2.5ηAgS( 𝑇2 )

On prend ξ=7% (élastomère fretté)

η=√7⁄(ξ + 2)= 0.88


0.4
Sa=2.5×0.88×0.15×9.81×1.1×(1.82)

Sa=2.81 m/s2
Calcul du déplacement longitudinal
𝑇 2
d=(2𝜋) . 𝑆𝑎 (𝑇)

1.82 2
d=( 2𝜋 ) . 2.81

d=23.6 cm
Calcul de la force sismique :
F=K×d
F=72,11×0.23
F=17.02 MN
La force horizontale se répartit sur chaque appui (i) au prorata des raideurs :

106
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

𝐾
Fi= 𝐾𝑖 𝐹
Tableau IV-7 Répartition des forces au prorata des raideurs

Pile Pile 1 Pile 2 Pile 3 Pile 4

rigidité (MN/m) 18,04 17,75 18,12 18,2

force (MN) 4,26 4,19 4,28 4,30

Séisme transversale
Nous allons calculer le séisme transversal en utilisant le logiciel robot analysis, par la méthode
spectrale.
Vérification au flambement
Caractéristiques géométriques de la pile :
I = 11.1672 m4 ; S = 9,36 m² ; H = 21,96 m
𝑙𝑓
λ= 𝑖
lf : longueur du flambement
l=l0=21,96 m.
Le rayon de giration :
𝐼 11.1672
i=√𝐴 = √ =1.09 m.
9.36

21.96
λ= = 20.15 ≤ 50
1.09

Flambement vérifié
Evaluation des efforts
a) Calcul de poids propre de la pile :
1. Poids du fut = ((16.96×9.36)+(3×3×6))×25= 5.32 MN.
2. Poids du chevêtre : ((2×10.5×3)-(2×1.5×1×3/2))×25=1.46 MN.
Le poids de la pile est de 6.78 MN
b) Effet du vent :
La valeur de l’effet du vent est prise égale 2 KN/m2 , appliqué sur la surface latérale du tablier
On introduit un chargement linéaire dans le logiciel W= 2×(2.5+0.35+0.2)=6.1 KN/m

107
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Figure IV-12. Réaction sous l’effet du vent (W)

c) Effort de freinage/démarrage
Si on prend un effort de freinage sur une voie, on prend l’effort de démarrage sur l’autre voie et vice
versa. (voir annexe D : Efforts de freinage/démarrage sur le tablier)
d) Efforts agissants sur le chevêtre :
Le chevêtre est calculé à la flexion composée, pour la simplicité on prend le chevêtre inversé
appuyé sur quatre appuis et soumis à l’effort maximal de la pile dépourvue du poids propre du fut le
moins élancé :
QELU= (Fz,ELU-Mfut)/l =(18,55-2,55)/6 = 2,66 MN/m
QELS= (Fz,ELS-Mfut)/l =(13,11-2,55)/6 = 1,76 MN/m
On applique la charge le long du chevêtre(sur 10,5m)
Voir schémas et tableau dans l’annexe annexe C :
 Moment du chevêtre (ELU)

 Effort tranchant du chevêtre (ELU)

 Tableau récapitulatif des efforts


Ferraillage du chevêtre à l’ELU
Nappe supérieure
0,85×𝑓𝑐28 0,85×30
fbu= = = 17 𝑀𝑃𝑎
𝜃×𝛾𝑏 1×1,5
𝑀 111,27
𝜌𝑀 = 𝑀 𝑢 = 73,94 =1,5
𝑠𝑒𝑟

Implique 𝜇𝑐 =0,366
𝑀 1,11
𝜇 = b 𝑑2𝑢𝑓 =3×(0,9×2)2×17=0,007
𝑏𝑢

< c Section sans armature de compression.


1−√1−2𝜇 1−√1−2×0,007
α= = =0,009
0,8 0,8

108
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

𝑍 = 𝑑 × (1 − 0,4𝛼)= 0,9 × 2 × (1 − 0,4 × 0,007)=1,79


<0,186 ɛ𝑠 = 10 × 10−3 
𝑓 400
𝜎𝑠 = 𝛾𝑒 =1,15=347,82 MPa
𝑠
𝑀𝑢 1,11
As= = =1,78×10-3m4
𝑍𝜎𝑠 1,79×347,82

As=17,8 cm2
Nappe supérieure
𝑀 73,38
𝜌𝑀 = 𝑀 𝑢 =48,76=1,5
𝑠𝑒𝑟

Implique 𝜇𝑐 =0,366
𝑀 0,73
𝜇 = b 𝑑2𝑢𝑓 =3×(0,9×2)2×17=0,004
𝑏𝑢

< c Section sans armature de compression.

1−√1−2𝜇 1−√1−2×0,004
α= = =0,005
0,8 0,8

𝑍 = 𝑑 × (1 − 0,4𝛼)= 0,9 × 2 × (1 − 0,4 × 0,004)=1,79


<0,186 ɛ𝑠 = 10 × 10−3 
𝑓 400
𝜎𝑠 = 𝛾𝑒 =1,15=347,82 MPa
𝑠
𝑀𝑢 0,73
As=𝑍𝜎 =1,79×347,82 =1,17×10-3m4
𝑠

As=11,7 cm2
Vérification de la section à l’ELS
Condition de non fragilité : (BAEL 91)
Il faut vérifier que As ≥As ,min
𝑓𝑡28 2,4
As,min = 0,23×b×d× =0,23×3×1,8×400=7,45×10-3
𝑓𝑒

As ≤As ,min =74,52 cm2……………………. Non vérifiée.


On prend une section d’armature identique pour les deux nappes As= As ,min =74,52 cm2
16 HA 25
Vérification de la section à l’ELS
Position de l’axe neutre (x)
On résoud l’équation : Sb’+n.AS’.(x-c’)+n.AS.(d-x)=0
Telle que :
Sb’ : est le moment statique de la section béton comprimé par rapport à l’axe neutre.
AS’ : est la section d’armature comprimé.
AS : est la section d’armature tendu.

109
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

d : distance du CDG des armatures tendues par rapport à la fibre extrême la plus éloignée.
n : coefficient d’équivalence entre l’acier et le béton n=15.
c’ : distance du CDG des armatures tendues par rapport à la fibre extrême la plus proche.
Pour notre cas, nous avons As=As’, donc l’axe neutre est au milieux de la section.
Limitation des contraintes à l’ELS
σbc
̅̅̅̅=0,6 fc28=0,6×30=18 MPa
2
σ𝑠
̅̅̅=min( 𝑓 ; 𝑚𝑎𝑥(0,5𝑓𝑒 , 110√𝜂𝑓𝑡28))
3 𝑒

𝜂 = 1,6 (𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 𝑑𝑒 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒 𝑎𝑑ℎé𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒)


2
σ𝑠
̅̅̅=min( 400; 𝑚𝑎𝑥(0,5 × 400,110√1,6 × 2,4))
3

σ𝑠 = 215,55 𝑀𝑃𝑎
̅̅̅
Calcul des contraintes :
I1=b.x3/3+n.AS’.(x-c’)2+n.AS.(d-x)2
I1=3×13/3+15×7,45×10-3×(1-0,05)2+15×7,45×10-3×(1,8-1)2=1,17 m4
𝑀𝑠𝑒𝑟 𝑋 𝑀𝑠𝑒𝑟 .(𝑋−𝑐 ′ ) 𝑀𝑠𝑒𝑟 (𝑑−𝑋)
σbc= , σsc=𝑛. , σst=𝑛.
𝐼1 𝐼1 𝐼1

Sur appui :
0,74×1
σbc= = 0,63 MPa (béton comprimé) ≤ ̅̅̅̅=………..
σbc vérifiée
1,17
0,74(1−0,05)
σsc=15 × = 9,01 MPa (acier comprimé)≤ ̅̅̅………..
σ𝑠 vérifiée
1,17
0,74×(1,8−1)
σst=15 × = 7,59 MPa (acier tendu)≤ ̅̅̅
σ𝑠 ……….. vérifiée
1,17

A mi travée :
0,49×1
σbc= =0,42 MPa (béton comprimé) ≤, ̅̅̅̅=………..
σbc vérifiée
1,17
0,49×(1−0,05)
σsc=15 × =5,97 MPa (acier comprimé) ̅̅̅………..
σ𝑠 vérifiée
1,17
0,49×(1,8−1)
σst=15 × 1,17
=5,03 MPa (acier tendu) ̅̅̅………..
σ𝑠 vérifiée

Les contraintes sont vérifiées à l’ELS


Armatures transversales
VELU = 2,37 MN
𝑉𝐸𝐿𝑈 2,37
𝜏𝐸𝐿𝑈 = = 3×0,9×2
𝑏×𝑑

𝜏𝐸𝐿𝑈 = 0.44 MPa


𝜏𝑚𝑎𝑥 = min [0,15.fcj/γ𝑏 , 4 MPa] = 3 Mpa
𝜏𝐸𝐿𝑈 ≤ 𝜏𝑚𝑎𝑥 …………………………..vérifiée
Calcul de At

110
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

𝐴𝑡 𝜏 − 0,3. 𝑓𝑡𝑗 𝐾
≥ 𝑏0 𝛾𝑠
𝑆𝑡 0,9𝑓𝑒
K=1 (sans reprise de bétonnage)
St ≤ min (0.9d ; 40 cm) = 40 cm
On prend St = 20 cm
0,44 − 0,3 × 2,4 × 1
𝐴𝑡 ≥ 0,2 × 3 × 1,5
0,9 × 400
𝐴𝑡 ≥ −7 𝑐𝑚2
Calcul de la section minimale
0,4 × 𝑆𝑡
𝐴𝑡 ≥ 𝑏0
𝑓𝑒
0,4 × 0,2
𝐴𝑡 ≥ 3 ×
400
2
𝐴𝑡 = 6 𝑐𝑚
Soit deux cadres HA 14 avec une section de 6,16 𝑐𝑚2

Figure IV-13. Ferraillage du chevêtre

Eude du fut
a) Vérification au flambement :
Caractéristiques géométriques de la pile :
I = 11.1672 m4 ; S = 9,36 m² ; H = 21,96 m
𝑙𝑓
λ= 𝑖
lf : longueur du flambement
l=l0=21,96 m.
Le rayon de giration :

111
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

𝐼 11.1672
i=√ = √ =1.09 m.
𝐴 9.36

21.96
λ= = 20.15 ≤ 50
1.09

Flambement vérifié
b) Ferraillage du fut :
(Voir annexe D : Tableau récapitulatif des efforts maximaux sur la réaction des piles)
Armatures longitudinales :
Le calcul du ferraillage de la pile se fait à la flexion composée, pour le cas d’une section creuse on
utilise l’abaque de Rene Walther (Annexe D)
1. Dans le sens longitudinal (sens du tablier) :
N 18,55
n = b × H × fc28 =6 × 3 × 30 = 0,034
My 30,48
my =b × 𝐻2 × fc28 / = 6 × 32 × 30 = 0,018
Avec :
H : Dimension de la pile dans le sens longitudinal du tablier = 3m.
b : Dimension de la pile dans le sens transversal du tablier = 6m.
fc28 : résistance caractéristique de compression du béton à 28 jours est égal à 30 Mpa.
n : Abscisse de l’abaque.
my : ordonnée de l’abaque.
On tire ω de l’abaque ω=0,07
𝐴 ×𝜎
ω=b × 𝑠H ×𝑠fc28
𝜎𝑠 = 400 𝑀𝑃𝑎
As=945 cm2
Condition de non fragilité :
Il faut vérifier que As ≥As ,min
𝑓𝑡28
As,min ≥ 0,23×b×d×
𝑓𝑒

b =6 m ; d =0.9 h = 0.9×3 =2,7 m


As ≥As ,min =279,45 cm2……………………. Vérifiée.
Donc on prend 118 HA 32
2. Dans le sens transversal
N 18,55
n = b × H × fc28 =3 × 6 × 30 = 0,03
Mx 24,23
my = = = 0,007
b × 𝐻 2 × fc28 3 × 62 × 30

Avec:

112
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

H : Dimension de la pile dans le sens transversal du tablier = 6 m.


b : Dimension de la pile dans le sens longitudinal du tablier = 3 m.
On tire ω de l’abaque ω=0,04
As=540 cm2
Condition de non fragilité : (BAEL 91)
𝑓𝑡28
On a As,min ≥ 0,23×b×d× 𝑓𝑒

b =3 m ; d =0.9 h = 0.9×3 =5,4 m


As ≥As ,min =279,45 cm2……………………. Non
vérifiée.
On prend As = As ,min=279,45 cm2
On ferraille avec 68 HA32
Armatures transversales (RPOA2008)
Notion de zone :
Zone courante Figure IV-14. Disposition des armatures
Il y a lieu de satisfaire la condition suivante :
St=Min [12 ΦL ; b ; 200 mm].
ΦL : diamètre des armatures longitudinales,
St=20 cm.
Zone critique
St = Min [8 ΦL ; 0,5b ; 200 mm].
St =20 cm
La zone critique est définie par lc :
1 𝑙
lc = λh, λ= (2 + )
3 ℎ

l est la longueur de l'élément en béton,


h est la hauteur de sa section transversale.
1 21.96
λ=3 (2 + 3
)=3,10
lc =9,32 m
 Espacement des armatures d'effort tranchant.
En zones critiques, l'espacement maximum des armatures d'effort tranchant devra satisfaire la
condition suivante :
St=min [24 Φt ; 8 ΦL ; 0,25 d]
Avec :
d : hauteur utile
Φt : diamètre des armatures transversales.

113
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

1
Φt ≤ ΦL
3
On prend Φt= 12 mm
St=min [24×1,2 ; 8×3,2 ; 0,25×270]
St=25,6 cm
Soit St=25 cm
 Section minimale des armatures d'effort tranchant
La section At du brin ou des brins d'une armature transversale assurant le maintien d'une barre
longitudinale ou d'un groupe de barres de section AL, doit satisfaire la relation suivante :
𝐴𝐿 𝑓𝑒𝑙 𝑆𝑠 (𝑚𝑚)
𝐴𝑡 ≥ × ×
16 𝑓𝑒𝑡 100
Expression dans laquelle :
- St représente l'espacement des armatures transversales.
- AL est la section totale des armatures longitudinales.
- fel, fet caractéristiques de l'acier des armatures respectivement longitudinales et transversales.
945 400 250
𝐴𝑡 ≥ × ×
16 400 100
𝐴𝑡 ≥ 147,66 cm2
Soit 48 HA20
Vérification de l’effort tranchant à la base
VELU = 7,58 MN
𝑉𝐸𝐿𝑈 7,58
𝜏𝐸𝐿𝑈 = = (6×0,9×0,6+1,8×0,9×0,6)×2
𝑏×𝑑

𝜏𝐸𝐿𝑈 = 0.9 MPa


𝜏𝑚𝑎𝑥 = min [0,15.fcj/γ𝑏 , 4 MPa] = 3 Mpa
𝜏𝐸𝐿𝑈 ≤ 𝜏𝑚𝑎𝑥 …………………………..vérifiée
Choix du type de fondation
D’après le rapport géotechnique, la fondation préconisé est une fondation profonde : semelle sur
pieux de 28 m de profondeur.et de 1,2 m de diamètre.
Les pieux forés sont le plus souvent utilisés.

114
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

La semelle
Étude et ferraillage de la semelle
Figure IV-15 Efforts sur pile

Désignation Efforts horizontaux (t) Efforts Mx(t.m) My (t,m)


verticaux (t)
ELU 758,26 1855,01 1276,11 3048,78
ELS 523,75 1310,88 866,16 2314,84
ELA 320,22 98,2 2423,42 330,34

a) Détermination des nombres des pieux :


𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑎𝑙
𝑁=
𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
Calcul de la capacité portante des pieux :
La résistance à l’enfoncement d’un pieu se fait par deux mécanismes différents :
 Le mécanisme de frottement latéral.
 Le mécanisme de mobilisation de pressions en pointe.

𝑄𝑝 𝑄𝑓
𝑄𝑎𝑑𝑚 = ( )+( )
3 2
D’après le rapport de l’étude géotechnique, le terme de frottement latéral et de résistance de pointe
égal à :
Qp= 456.94 t et Qf= 208.47 t
Donc
456.94 208.47
𝑄𝑎𝑑𝑚 = ( )+( ) = 256.6 𝑡
3 2
Le nombre de pieu est :
𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑎𝑙 1855,01
𝑁= = = 7,23
𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 256.6
Donc on prend 8 pieux
L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule suivante :
𝑁 𝑀 𝑦 𝑀𝑦 𝑥
𝑁𝑖 = ± ∑ 𝑥𝑦2 ± ∑ 𝑥2
𝑛

n : nombre de pieux
Avec les hypothèses suivantes :

115
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

 Déformation pieu-semelle proportionnelle à la charge.


 Semelle infiniment rigide.
 Pieux identiques.

ELU
1855,01 3048,78
𝑁1 = + = 591.57 𝑡
6 6 × 1,8
1855,01 3048,78
𝑁2 = − = 26,87 𝑡
6 6 × 1,8
ELS
1310,88 2314,84
𝑁1 = + = 442,82 𝑡
6 6 × 1,8
1310,88 2314,84
𝑁2 = − = 4,14 𝑡
6 6 × 1,8
ELA
98,2 330,34
𝑁1 = + = 46.95 𝑡
6 6 × 1,8
98,2 330,34
𝑁2 = − = −14.22 𝑡
6 6 × 1,8
b) Ferraillage de la semelle (méthode des moments) :
1- Armatures transversales inférieures :
D’après document « SETRA » la section d’armature transversale inférieure est déterminée par la
méthode des bielles est égale :
𝐿 𝑏
𝑁1 2 − 4
𝐴= ×
𝜎̅ ℎ
22 ≤ 𝛼 ≤ 45°
La condition de la méthode est { 𝐿 𝑏
ℎ𝑠 ≥ −
2 4

hs= 1.5m
𝐿 𝑏 3.6 3
− = − = 1.05 ⇒ hs = 1.5m > 1.05m ⇒ 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é
2 4 2 4
ℎ 1.5
𝑡𝑔𝛼 = = = 1.42
𝐿 𝑏 3.6 3
2−4 2 −4
45° ≤ 𝛼 = 55° ⇒ 𝑛𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒é
Donc la méthode de bielle est inapplicable alors on utilise la méthode des moments.

116
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

𝐿 𝑏
𝑀 = 𝑅𝑚𝑎𝑥 ( − )
2 4
𝑀 = 1.05 𝑅𝑚𝑎𝑥
Le ferraillage sera fait en flexion simple pour une section de (b0.h)
h=1.5m ; b0=h+D=2.7
M
A ; d  0.9h
a d

2
a  f e  condition normale
3
 a  f e  condition sismique

ELU
σi = 2fe/3 = 267 MPa
1.05 × 591.57
𝐴= × 100 = 172.33 𝑐𝑚²
267 × 1.35
ELS
1.05 × 442,82
𝐴= × 100 = 128,99 𝑐𝑚²
267 × 1.35
ELA
1.05 × 46.95
𝐴2 = × 100 = 9.13 𝑐𝑚²
400 × 1.35
L’état limite ultime est le plus défavorable A1= 172.33 𝑐𝑚2
On prend 20 HA32 pour A1= 176.93 cm²
L’espacement est de :
𝜙+𝐻−𝑑
𝑆𝑡 =
𝑛−1
Tel que :
n : Nombre de barre = 17 barres.
d : Enrobage = 5cm.
Φ : Diamètre de pieu = 1,2 m.
𝜙 + 𝐻 − 𝑑 1.2 + 1.5 − 0.05
𝑆𝑡 = = = 0.16 𝑚
𝑛−1 17 − 1
On prend St =15 cm

117
Chaal & Zemoura
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure

Les armatures transversales placées dans les bandes axées sur les pieux, ayant pour largeur (L) telle
que :
L= h + Φpieu = 1.5+ 1,2 = 2.7 m.
Entre les différentes bandes, on placera des armatures de répartitions tel que :
1 1
𝐴′ = 𝐴𝑠 = 172.33 = 17.23 𝑐𝑚²
10 10
Soit 9 HA16 avec : 18.10 cm²
2- Armatures longitudinales inférieures dans la semelle :
Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre la culée et les pieux de
fondation.
1 1
𝐴′ = 𝐴𝑠 = 172.33 = 57.44 𝑐𝑚2
3 3
Soit 17 HA20 avec : 53.38 cm²
𝜙 + 𝐻 − 𝑑 1.2 + 1.5 − 0.05
𝑆𝑡 = = = 16,56 𝑐𝑚
𝑛−1 17 − 1
On prend St= 15 cm
3- Armatures de construction :
Armatures transversales :
Ats = 0.1×A = 0.1 × 155.09= 15,50cm²
Soit 8 HA16 avec 16.08 cm²
St = (1.2+1.5−0.05) / (8−1) = 0.16 m
On prend St =15 cm

118
Chaal & Zemoura
Conclusion générale
Le projet de fin d’étude est une phase importante dans le cycle de formation d’élève
ingénieur qui couronne les cinq années de formation, par le biais de permettre à
l’étudiant de maitre en évidence ses connaissances théoriques acquises.
Nous avons essayé par le biais de ce travail de répondre à la problématique du choix
de la variante qui sera la plus satisfaisante vis-à-vis les facteurs déterminants dans
l’inscription du pont dans son environnement.
L’étude d’un ouvrage à destination ferroviaire permet de comprendre le
comportement des différents matériaux et d’acquérir les différentes techniques
d’assimilation des phénomènes physiques (Charges ferroviaires, sollicitations sur les
éléments structuraux) pour passer vers le logiciel à partir d’une modélisation correcte
soumise à la règlementation dans le domaine des ouvrages d’art.
Ceci fait appel à des références bibliographiques et nécessite une maîtrise de
plusieurs domaines des sciences de l’ingénieur telles que la résistance des matériaux, la
mécanique des milieux continus, la rhéologie des matériaux
En fin ce projet nous a permis de forger notre connaissance dans le domaine des
ouvrages d’art, notamment dans les ponts à ossature mixte.

119
Chaal & Zemoura
Bibliographie
 J.A Calgaro et A.Bernard-Gély « Conception des ponts »
 J.A Calgaro et M.Virlogeux « Projet et construction des ponts »
 J.A Calgaro et M.Virlogeux «Généralités.Fondations.Appuis.Ouvrages courants»
 Guide SETRA« Ponts en béton précontraint construits par encorbellements successifs »
 Guide SETRA « Ponts en béton précontraint construits par encorbellements successifs »
 Guide SETRA « ponts mixtes aciers bétons 2010 »
 Guide SETRA « Eurocode 3&4 : Application aux ponts route mixte acier-béton »
 Livre 2.01 « règles de conception et de calcul des ouvrages en béton, en métal ou mixtes »
 CODE UIC 702 « modèle de charge à prendre en considération dans le calcul des
ouvrages sous rail sur les ligne internationales »
 Eurocode 2 « calcul des structures en béton »
 Eurocode 3 « calcul des structures en acier »
 Eurocode 4 « calcul des structures mixtes acier-béton »
 Guide SETRA « Eurocode 3 et 4 - Application aux ponts routes mixtes
 acier-béton 2007 »
 COMBRI partie 1 « application des règles eurocodes »
 COMBRI partie 2 « pratique actuelle et conceptions nouvelles des ponts métalliques et
mixtes »
 BAEL (91 Révisé 1999)
 Guide SETRA « appareils d’appui en élastomères frettés 2007 »
 Guide SETRA « joints de chaussée des ponts route 2013»
 Règlement parasismique des ouvrages d’Art (RPOA 2008)
 Fascicule N°62 titre V « Règles techniques de conception et de calcul des fondations »

Logiciels utilisés :
 Robot Structural Analysis 2017
 AutoCAD 2013
 Robot expert 2010
 Microsoft office 2013
Annexe
Annexe A
Résultats du logiciel robot après le calcul des efforts sur le tablier
Réaction sous charges permanentes CP

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 109,46 0 0 0
Point 4 4 82 75 21 4
Cas 1 1 1 1 1 1

MIN 0 0 16,48 0 0 0
Point 4 4 61 13 46 4
Cas 1 1 1 1 1 1

Réaction sous charges complémentaires CCP

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 241,54 0 0 0
Point 4 4 16 75 22 4
Cas 1 1 27 (C) 27 (C) 27 (C) 1

MIN 0 0 -8,09 0 0 0
Point 4 4 39 13 24 4
Cas 1 1 AQS/172 27 (C) 24 1
Efforts sous SW0 (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 125,03 0,98 616,63 0


Barre 88 88 139 152 145 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (56) auto x=5,00) auto x=7,00 orig. (3)
Cas SW0(1v)/1 SW0(1v)/1 SW0(1v)/153 SW0(1v)/6 SW0(1v)/191 SW0(1v)/1

MIN 0 0 -124,96 -0,99 -1197,36 0


Barre 88 88 139 172 139 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (56) orig. (86) orig. (56) orig. (3)
Cas SW0(1v)/1 SW0(1v)/1 SW0(1v)/194 SW0(1v)/196 SW0(1v)/153 SW0(1v)/1

Réactions sous SW0 (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 143,54 0 0 0
Point 4 4 56 13 21 4
Cas SW0(1v)/1 SW0(1v)/1 SW0(1v)/193 SW0(1v)/123 SW0(1v)/194 SW0(1v)/1

MIN 0 0 -110,63 0 0 0
Point 4 4 57 12 46 4
Cas SW0(1v)/1 SW0(1v)/1 SW0(1v)/153 SW0(1v)/143 SW0(1v)/17 SW0(1v)/1
Efforts sous SW0 (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 135,58 1,27 847,21 0


Barre 88 88 98 106 101 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (16) auto x=5,00 auto x=7,93 orig. (3)
Cas SW0(2v)/1 SW0(2v)/1 SW0(2v)/103 SW0(2v)/2 SW0(2v)/192 SW0(2v)/1

MIN 0 0 -139,99 -1,88 -1653,44 0


Barre 88 88 98 109 98 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (16) orig. (22) orig. (16) orig. (3)
Cas SW0(2v)/1 SW0(2v)/1 SW0(2v)/145 SW0(2v)/195 SW0(2v)/103 SW0(2v)/1

Réactions sous SW0 (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 155,37 0 0 0
Point 4 4 17 12 22 4
Cas SW0(2v)/1 SW0(2v)/1 SW0(2v)/104 SW0(2v)/137 SW0(2v)/10 SW0(2v)/1

MIN 0 0 -134,06 0 0 0
Point 4 4 17 13 24 4
Cas SW0(2v)/1 SW0(2v)/1 SW0(2v)/103 SW0(2v)/128 SW0(2v)/13 SW0(2v)/1
Efforts sous SW2 (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 128,39 1,19 818,23 0


Barre 88 88 139 152 145 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (56) auto x=5,00 auto x=7,93 orig. (3)
Cas SW2(1v)/1 SW2(1v)/1 SW2(1v)/132 SW2(1v)/6 SW2(1v)/171 SW2(1v)/1

MIN 0 0 -134,51 -1,21 -1498,98 0


Barre 88 88 139 172 139 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (56) orig. (86) extr. (57) orig. (3)
Cas SW2(1v)/1 SW2(1v)/1 SW2(1v)/144 SW2(1v)/174 SW2(1v)/132 SW2(1v)/1

Réactions sous SW2 (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 158,15 0 0 0
Point 4 4 56 13 22 4
Cas SW2(1v)/1 SW2(1v)/1 SW2(1v)/133 SW2(1v)/81 SW2(1v)/174 SW2(1v)/1

MIN 0 0 -89,05 0 0 0
Point 4 4 56 12 64 4
Cas SW2(1v)/1 SW2(1v)/1 SW2(1v)/132 SW2(1v)/110 SW2(1v)/14 SW2(1v)/1
Efforts sous SW2 (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 158,00 1,68 1126,15 0


Barre 88 88 98 106 101 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (16) auto x=5,00 auto x=7,93 orig. (3)
Cas SW2(2v)/1 SW2(2v)/1 SW2(2v)/81 SW2(2v)/2 SW2(2v)/171 SW2(2v)/1

MIN 0 0 -161,75 -2,41 -2069,14 0


Barre 88 88 95 109 98 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (12) orig. (22) orig. (16) orig. (3)
Cas SW2(2v)/1 SW2(2v)/1 SW2(2v)/144 SW2(2v)/174 SW2(2v)/144 SW2(2v)/1

Réactions sous SW2 (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 171,64 0 0 0
Point 4 4 16 12 22 4
Cas SW2(2v)/1 SW2(2v)/1 SW2(2v)/83 SW2(2v)/105 SW2(2v)/171 SW2(2v)/1

MIN 0 0 -100,81 0 0 0
Point 4 4 17 13 24 4
Cas SW2(2v)/1 SW2(2v)/1 SW2(2v)/144 SW2(2v)/87 SW2(2v)/205 SW2(2v)/1
Efforts sous UIC71 (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 103,95 1,01 542,88 0


Barre 88 88 134 152 149 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (49) auto x=5,00 auto x=20,00 orig. (3)
Cas UIC71(1v)/1 UIC71(1v)/1 UIC71(1v)/148 UIC71(1v)/13 UIC71(1v)/15 UIC71(1v)/1

MIN 0 0 -105,32 -0,95 -1056,74 0


Barre 88 88 139 106 139 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (56) auto x=5,00 extr. (57) orig. (3)
Cas UIC71(1v)/1 UIC71(1v)/1 UIC71(1v)/151 UIC71(1v)/208 UIC71(1v)/151 UIC71(1v)/1

Réaction sous UIC71 (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 115,81 0 0 0
Point 4 4 57 13 42 4
Cas UIC71/1 UIC71/1 UIC71/150 UIC71/145 UIC71/175 UIC71/1

MIN 0 0 -97,41 0 0 0
Point 4 4 56 12 46 4
Cas UIC71(1v)/1 UIC71(1v)/1 UIC71(1v)/151 UIC71(1v)/155 UIC71(1v)/4 UIC71(1v)/1
Efforts sous UIC71 (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 112,31 1,14 682,01 0


Barre 88 88 96 106 105 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (13) auto x=5,00 autox=20,00 orig. (3)
Cas UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/48 UIC71(2v)/8 UIC71(2v)/15 UIC71(2v)/1

MIN 0 0 -118,55 -0,8 -1340,73 0


Barre 88 88 95 109 95 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (12) orig. (22) extr. (13) orig. (3)
Cas UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/151 UIC71(2v)/8 UIC71(2v)/151 UIC71(2v)/1

Réaction sous UIC71 (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 141,71 0 0 0
Point 4 4 13 13 22 4
Cas UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/150 UIC71(2v)/143 UIC71(2v)/215 UIC71(2v)/1

MIN 0 0 -124,58 0 0 0
Point 4 4 12 13 24 4
Cas UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/1 UIC71(2v)/151 UIC71(2v)/5 UIC71(2v)/9 UIC71(2v)/1
Efforts sous Train à vide (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 28,05 0,1 72,95 0


Barre 88 88 140 152 145 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (57) auto x=5,00 auto x=8,86 orig. (3)
Cas TAV(1v)/1 TAV(1v)/1 TAV(1v)/142 TAV(1v)/5 TAV(1v)/1 TAV(1v)/1

MIN 0 0 -36,08 -0,11 -147,49 0


Barre 88 88 139 172 139 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (56) orig. (86) extr. (57) orig. (3)
Cas TAV(1v)/1 TAV(1v)/1 TAV(1v)/141 TAV(1v)/2 TAV(1v)/141 TAV(1v)/1

Réactions sous Train à vide (1v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 46,10 0 0 0
Point 4 4 57 13 42 4
Cas TAV(1v)/1 TAV(1v)/1 TAV(1v)/141 TAV(1v)/140 TAV(1v)/170 TAV(1v)/1

MIN 0 0 -16,57 0 0 0
Point 4 4 56 12 24 4
Cas TAV(1v)/1 TAV(1v)/1 TAV(1v)/142 TAV(1v)/149 TAV(1v)/5 TAV(1v)/1
Efforts sous Train à vide (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 24,43 0,15 91,74 0


Barre 88 88 160 106 101 88
Point oig. (3) orig. (3) orig. (78) auto x=5,00 auto x=8,86 orig. (3)
Cas TAV(2v)/1 TAV(2v)/1 TAV(2v)/137 TAV(2v)/2 TAV(2v)/1 TAV(2v)/1

MIN 0 0 -73,53 -0,12 -187,66 0


Barre 88 88 95 109 95 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (12) orig. (22) extr. (13) orig. (3)
Cas TAV(2v)/1 TAV(2v)/1 TAV(2v)/141 TAV(2v)/1 TAV(2v)/141 TAV(2v)/1

Réactions sous Train à vide (2v)

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 98,89 0 0 0
Point 4 4 13 13 22 4
Cas TAV(2v)/1 TAV(2v)/1 TAV(2v)/141 TAV(2v)/13 TAV(2v)/127 TAV(2v)/1

MIN 0 0 -74,25 0 0 0
Point 4 4 12 13 24 4
Cas TAV(2v)/1 TAV(2v)/1 TAV(2v)/142 TAV(2v)/95 TAV(2v)/1 TAV(2v)/1
Efforts sous AQS

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 19,92 0,45 63,93 0


Barre 88 88 164 172 105 88
Point orig. (3) orig. (3) orig. (83) orig. (86) auto x=19,07 orig. (3)
Cas AQS/1 AQS/1 AQS/194 AQS/231 AQS/16 AQS/1

MIN 0 0 -20,04 -0,43 -138,45 0


Barre 88 88 153 152 91 88
Point orig. (3) orig. (3) auto x=5,00 auto x=5,00 extr. (8) orig. (3)
Cas AQS/1 AQS/1 AQS/38 AQS/1 AQS/76 AQS/1

Réactions sous AQS

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 0 0 25,72 0 0 0
Point 4 4 16 74 22 4
Cas AQS/1 AQS/1 AQS/177 AQS/88 AQS/220 AQS/1

MIN 0 0 -8,09 0 0 0
Point 4 4 39 13 86 4
Cas AQS/1 AQS/1 AQS/172 AQS/125 AQS/223 AQS/1
Annexe B
L’ensemble des moments et efforts agissants sur la culée pour les trois cas existants

désignation conditions p×kh p×(1±kv) H V (m) MR (t, m) MS (t,


(m) m)
mur garde CN=0,5×13,6×3,27×2,5=55,59 0,00 55,59 0,85 11,87 47,25 0,00
grève +
CS H+V 8,34 58,09 0,85 11,87 98,94 49,38
CS H+V- 8,34 53,09 0,85 11,87 98,94 45,13
corbeau CN=0,3×(0,6+0,3×0,5)×12,4×2,5=6,975 0,00 6,98 1,23 12,57 8,58 0,00
CS H+V+ 1,05 7,29 1,23 12,57 13,15 8,97
CS H+V- 1,05 6,66 1,23 12,57 13,15 8,19
mur en retour - CN=(0,6×1,5×8,5×2,5)×2=38,25 0,00 38,25 5,35 12,75 0,00 204,64
1-
CS H+V+ 5,74 39,97 5,35 12,75 73,15 213,85
CS H+V- 5,74 36,53 5,35 12,75 73,15 195,43
mur en retour - CN=((8,5- 0,00 17,33 7,40 10,83 0,00 128,21
2- 5,2)×3,5/2)×0,6×2,5×2=17,325
CS H+V+ 2,60 18,10 7,40 10,83 28,14 133,97
CS H+V- 2,60 16,55 7,40 10,83 28,14 122,44
mur en retour - CN=9,5×5,2×0,6×2,5×2=148,2 0,00 148,20 3,70 7,25 0,00 548,34
3-
CS H+V+ 22,23 154,87 3,70 7,25 161,17 573,02
CS H+V- 22,23 141,53 3,70 7,25 161,17 523,66
mur de front CN=1,6×13,6×7,73×2,5=420,512 0,00 420,51 0,30 6,29 126,15 0,00
CS H+V+ 63,08 439,44 0,30 6,29 396,75 131,83
CS H+V- 63,08 401,59 0,30 6,29 396,75 120,48
semelle CN=14×13,2×2,5×2,5=1155 0,00 1155,00 0,00 1,25 0,00 0,00
CS H+V+ 173,25 1206,98 0,00 1,25 216,56 0,00
CS H+V- 173,25 1103,03 0,00 1,25 216,56 0,00
poids des CN=0,8×4,8×12,4×1,8=85,71 0,00 85,71 3,87 12,80 0,00 331,70
terres sur la
dalle de CS H+V+ 12,86 89,57 3,87 12,80 164,56 346,62
transition CS H+V- 12,86 81,85 3,87 12,80 164,56 316,77
dalle de CN=0,4×12,4×4,8×2,5=59,52 0,00 59,52 3,57 12,65 0,00 212,49
transition
CS H+V+ 8,93 62,20 3,57 12,65 112,94 222,05
CS H+V- 8,93 56,84 3,57 12,65 112,94 202,92
poids des CN=5,5×11×12,4×1,8=1350,36 0,00 1350,36 3,85 8,00 0,00 5198,89
terres sur
CS H+V+ 202,55 1411,13 3,85 8,00 1620,43 5432,84
semelle
CS H+V- 202,55 1289,59 3,85 8,00 1620,43 4964,94
surcharge sur CN=1,2*5,5*12,4=102,3 0,00 102,30 5,35 13,5 0,00 547,31
remblai (poids)
CS H+V+ 15,35 106,90 5,35 13,5 207,16 571,93
1t/m2
CS H+V- 15,35 97,70 5,35 13,5 207,16 522,68
dés d'appuis CN=0,5×0,7×0,25×2,5×4=0,875 0,00 0,50 1,40 8,34 1,23 0,00
CS H+V+ 0,08 0,52 1,40 8,34 0,63 0,73
CS H+V- 0,08 0,48 1,40 8,34 0,63 0,67
Total CN 0,00 3440,24 / / 183,21 7171,56
CS H+V+ 516,04 3595,05 / / 3093,59 7685,18
CS H+V- 516,04 3285,43 / / 3093,59 7023,30

Les efforts agissants au mur frontal

désignat P (t) Kh×P P×(1± H V MR Ms


ion Kv)
Mure CN 0.00 55.59 0.55 6.22 0 30.57
DGG 4
Horizon 8.34 53.09 0.55 6.22 51.87 29.2
tale +
Verticale
Corbeau CN 0.00 6.98 0.93 6.29 0 6.49
Horizon 1.05 6.66 0.93 6.29 6.6 6.19
tale +
Verticale
Mur en CN 0.00 203.7 3.7 2.37 0 754
retour 8
Horizon 30.57 194.6 3.7 2.37 72.45 720.0
tale + 1 5
Verticale
Dalle de CN 0 59.52 3.27 6.6 0 194.6
transition 3
Horizon 8.93 56.84 3.27 6.6 58.93 185.8
tale + 8 6
Verticale
Poids CN 0 85.71 5.05 6.82 0 432.8
des terres 3
sur DDT
Horizon 12.86 81.85 5.05 6.82 87.7 413.3
tale + 4
Verticale
Poussé CN 2.38 6.68 15.89
sur DDT 8
Horizon 4.27 6.68 28.52
tale +
Verticale
Poussé CN 387.0 0.38 147.0
sous DDT 3 7
Horizon 694.7 0.38 264
tale + 3
Verticale
Surchar CN 0 41.47 5.05 6.68 0 209.4
ge 2
remblais
Horizon 6.22 43.33 5.05 6.68 41.55 218.8
sur ddt
tale + 1
Verticale
Surchar CN 0 87.36 3.55 1.31 0 310.1
ge 2
remblais
Horizon 13.1 91.29 3.55 1.31 17.16 324.0
sous
tale + 5 1 9
semelle
Verticale
Réactio CN 0 373 0 3.865 0 0
n du tablier
Horizon 55.95 389.7 0 3.865 216.2 0
tale + 85 4
Verticale
Totale CN 399.8 837.0 162.9 1938.
9 5 68 06
Horizon 824.5 837.6 897.5 1845.
tale + 7 6 4 031
Verticale
Annexe C
Résultats du logiciel robot après le calcul des efforts sur les piles
Réactions sous AQS

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 3,35 0 24,51 5,43 112,37 0,11


Noeud 413 407 401 22 86 399
Cas AQStot/59 AQStot/182 AQStot/177 AQStot/223 AQStot/218 AQStot/165

MIN -4,81 0 -8,21 -5,29 -112,57 -0,11


Noeud 416 401 385 68 68 383
Cas AQStot/168 AQStot/182 AQStot/172 AQStot/8 AQStot/14 AQStot/165

Réactions sur piles sous W

FX[T] FY[T] FZ[T] MX[T] MY[T] MZ[T]

MAX 8,55 231,49 0,01 677,41 84,92 28,21


Noeud 413 399 413 413 413 413
Cas 27 (C) 27 (C) 27 (C) 68 27 (C) 68

MIN -12,08 -48,45 -6,72 -13,92 -79,44 -39,03


Noeud 416 413 230 383 416 416
Cas 27 (C) 68 68 27 (C) 27 (C) 68
Réaction sur piles sous Fr

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 0 27,87 55,74 257,06 644,27 211,22


Noeud 21 417 255 413 86 413
Cas 1 2 2 2 2 2

MIN -396,77 -16,01 -50,62 -326,07 1466,31 -10,2


Noeud 413 413 263 417 413 417
Cas 2 2 2 2 2 2

Réactions sur piles sous charges permanentes

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 23,21 0 317,61 8,62 429,14 0,22


Noeud 413 399 401 22 86 399
Cas 27 (C) 27 (C) 27 (C) 27 (C) 27 (C) 27 (C)

MIN -32,97 0 -16,07 -8,33 -431,03 -0,21


Noeud 416 401 385 68 68 383
Cas 27 (C) 27 (C) 27 (C) 27 (C) 27 (C) 27 (C)
Les dix premiers modes de vibration selon l’analyse modale

Masse Masse Masse Masse


cas/mode Fréquence[Hz] période[s] cumulé.Ux% cumulé.Uy% cumulé.Uz% modale.Ux%

64/1 2,24 0,45 0 0,08 0 0


64/2 2,51 0,4 0 0,14 0 0
64/3 2,67 0,38 0 3,44 0 0
64/4 2,7 0,37 0 12,32 0 0
64/5 2,73 0,37 0,16 12,32 0,49 0,16
64/6 2,86 0,35 0,16 12,66 0,49 0
64/7 3,07 0,33 0,46 12,66 0,52 0,3
64/8 3,43 0,29 0,53 12,66 29,13 0,07
64/9 4,16 0,24 0,53 12,81 29,13 0
64/10 4,19 0,24 0,53 16,54 29,16 0
Masse Masse Tot.mas. Tot.mas. Tot.mas.
cas/mode modale.Uy % modale.Uz % Ux [Kg] Uy [Kg] Uz [Kg]

64/1 0,08 0 6109694,35 6109694,35 6109694,35


64/2 0,06 0 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/3 3,31 0 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/4 8,88 0 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/5 0 0,49 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/6 0,34 0 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/7 0 0,03 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/8 0 28,62 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/9 0,15 0 6109694,35 6109694,35 6109694,35
64/10 3,73 0,03 6109694,35 6109694,35 6109694,35
Réactions sous Ex+0.3Ey+0.3Ez

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 16,01 96,33 57,07 729,04 165,89 176,15


Noeud 416 416 401 416 415 416
Cas 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC)

MIN 0,01 0,02 2,48 0,56 6,43 0,65


Noeud 357 255 64 42 339 291
Cas 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC) 74(C)(CQC)

Réactions sous Ey+0.3Ex+0.3Ez

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 10,76 320,22 88,62 2423,42 330,34 584,05


Noeud 416 416 263 416 21 416
Cas 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC)

MIN 0,01 0,05 2,84 1,43 4,62 2,01


Noeud 357 255 64 22 339 291
Cas 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC) 75(C)(CQC)
Réactions sous Ey+0.3Ex+0.3Ez

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 32,47 96,45 98,2 729,73 352,72 177,67


Noeud 413 416 401 416 413 416
Cas 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC)

MIN 0,01 0,02 4,48 0,72 8,63 0,67


Noeud 357 255 42 42 339 291
Cas 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC) 76(C)(CQC)

Réactions sous UIC71

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 64,21 8,83 420,38 197,12 693,4 68,66


Noeud 415 417 303 413 415 416
Cas UIC71/152 UIC71/51 UIC71/99 UIC71/45 UIC71/152 UIC71/156

MIN -46,9 -9,15 -266,13 -52,35 -479,2 -414,27


Noeud 416 415 311 417 415 415
Cas UIC71/152 UIC71/201 UIC71/103 UIC71/51 UIC71/201 UIC71/151
Réactions sous SW0

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 113,22 12,25 532,14 201,39 1269 546,52


Noeud 415 415 303 413 415 416
Cas SW0/148 SW0/152 SW0/93 SW0/40 SW0/148 SW0/152

MIN -114,25 -11,82 -349,94 -101,84 -855,07 -543,93


Noeud 416 415 311 417 415 415
Cas SW0/150 SW0/193 SW0/96 SW0/44 SW0/102 SW0/145

Réaction sous la combinaison : 1.35 Gmax + 1,45 (UIC71 + SW/0 + Fr) + 1,2 AQS+0.9W

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 169,39 40,4315 1855,013 1276,117 2835,4815 1104,999


Noeud 415 351 407 413 415 415
Cas Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148

MIN -758,2665 -76,9345 -293,669 495,5215 3048,7895 -792,18


Noeud 416 413 399 353 416 415
Cas Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148 Comb1/148
Réaction sous la combinaison : Gmax + UIC71 + SW/0 + Fr + 0.8 AQS+0.6W

FX FY FZ MX MY MZ

MAX 117,07 27,89 1310,88 866,16 1958,43 761,88


Noeud 402 351 407 413 415 415
Cas Comb2/148 Comb2/148 Comb2/148 Comb2/148 Comb2/148 Comb2/148

MIN -523,75 -52,05 -190,44 -342,74 -2314,84 -546,52


Noeud 416 413 399 353 416 415
Cas Comb2 /150 Comb2/148 Comb2/148 Comb2/148 Comb2/148 Comb2/148

Présentation de l’ouvrage par le logiciel robot


Annexe D

Rigidité des piles


Hauteur(m) Kpile(MN/m)
Pile1 16.19 1658.26
Pile2 21.96 664.50
Pile3 13.65 2766.91
Pile4 9.07 9431.31
Rigidité 14520.98
totale (MN/m)

Poids des piles


Hauteur (m) Hauteur de la zone Poids du Poids du Poids de la
d’encastrement (m) chevêtre(MN) fut(MN) pile(MN)
Pile1 16.19 2 1.46 4.22 5.68
Pile2 21.96 3 1.46 5.79 7.25
Pile3 13.65 2 1.46 3.63 5.09
Pile4 9.07 2 1.46 2.55 4.01
Poids total 22.03
(MN)
Efforts de freinage/démarrage sur le tablier
Sché Etat Charge Longu Effort(K Effort à Effort(
mas de à appliquer eur N) prendre en KN)
charge (KN/m) chargée compte(KN) (freinage/
(m) démarrage)
UIC7 démarra 33 230.4 7603.2 1000 5608
1 ge
freinage 20 4608 4608
SW0 démarra 33 30 990 990 1590
ge
freinage 20 600 600
SW2 démarra 33 50 1650 1000 2750
ge
freinage 35 1750 1750
Tableau récapitulatif des efforts maximaux sur la réaction des piles)
Cas de chargement Fx (t) Fy (t) Fz (t) Mx (t) My (t)
Gmax (CP+ CCP) 32,97 0 317,61 8,62 431,03
SW0 114,25 12,25 532,14 201,39 1269
UIC71 64,21 9,15 420,38 197,12 693,4
AQS 4,81 0 24,51 5,43 112,57
Vent (W) 12,08 231,49 48,45 677,41 84,92
Freinage/démarrage
396,77 27,87 55,74 326,07 1466,31
(Fr)
ELS: Gmax + UIC71 +
1310,8
SW/0 + Fr + 0.8 523,75 52,05 866,16 2314,84
8
AQS+0.6W
ELU: 1.35 Gmax +
1855,0
1,45 (UIC71 + SW/0 + 758,26 76,93 1276,11 3048,78
1
Fr) + 1,2 AQS+0.9W
Ex+0.3Ey+0.3Ez 16,01 96,33 57,07 729,04 165,89
Ey+0.3Ex+0.3Ez 10,76 320,22 88,62 2423,42 330,34
Ey+0.3Ex+0.3Ez 32,47 96,45 98,2 729,73 352,72

l’abaque de Rene Walther

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