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Transfert en changement de phase

Condensation en situations particulières


par Prabodh PANDAY
Professeur retraité de l’Université de Technologie de Belfort-Monbéliard

1. Condensation sur des surfaces profilées .......................................... BE 8 238 - 2


1.1 Condensation sur des tubes verticaux profilés......................................... — 2
1.2 Condensation sur des cylindres à ailettes intégrales ............................... — 2
1.3 Condensation à l’intérieur de tubes à microailettes ................................. — 4
2. Condensation des mélanges de vapeur ............................................. — 6
2.1 Condensation en présence de gaz incondensables.................................. — 6
2.2 Condensation en film de mélanges binaires............................................. — 8
2.2.1 Équations empiriques basées sur des études expérimentales....... — 8
2.2.2 Étude numérique de la condensation de mélanges zéotropiques
s’écoulant entre plaques planes........................................................ — 9
3. Condensation directe d’une vapeur pure .......................................... — 10
3.1 Condensation directe de vapeur en écoulement stratifié
dans un canal ............................................................................................... — 10
3.2 Condensation directe d’un jet de vapeur sur la surface d’un liquide
sous-refroidi ................................................................................................. — 11
3.3 Condensation directe sur des jets de liquide sous-refroidi...................... — 11
3.4 Condensation directe sur des jets liquides pulvérisés ............................. — 11
Références bibliographiques ......................................................................... — 12

e texte doit se lire à la suite du dossier [BE 8 238] traitant la condensation


C en film d’une vapeur pure sur des surfaces immobiles lisses. Des applica-
tions industrielles particulièrement importantes de la condensation y sont pré-
sentées. C’est le cas de la condensation sur des surfaces profilées avec
l’intervention d’un paramètre majeur : la tension superficielle. C’est aussi le cas
de la condensation d’une vapeur en présence d’un gaz incondensable ou
encore de mélanges de vapeurs. De telles situations sont fréquentes dans
l’industrie, notamment et de plus en plus dans le domaine des machines frigo-
rifiques. Enfin, dans la dernière partie, on présente le phénomène de conden-
sation directe par mélange entre une vapeur et un liquide froid,
particulièrement la condensation d’une vapeur sur des jets de liquide
sous-refroidis, en masse ou pulvérisés.
Pour les « Notations et symboles » le lecteur se reportera au dossier
[BE 8 238].

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1. Condensation sur
des surfaces profilées
Grégorig [8] propose d’utiliser le gradient de pression généré par
les forces de tension superficielle pour réduire l’épaisseur du film
de condensat sur une ailette de forme convexe et d’améliorer ainsi
l’échange thermique. Soit R *x le rayon de courbure de l’interface à
une abscisse x ; alors on a :

R*
σ
∆p = ----------
x

dp
-------
dx
d
dx R *  1
= σ ------- ----------
x
(1)
Région I
D’après la théorie de Nusselt, le coefficient d’échange en
condensation est donné par hx = kL /δx . Il est donc nécessaire de
réduire l’épaisseur du film δx pour améliorer l’échange thermique ; Région II
cela peut être réalisé par l’introduction d’un gradient de pression
dû à la tension superficielle en faisant varier le rayon de courbure Paro
Paroi
aroi
Condensat
local du film de condensat. Ainsi plusieurs auteurs ont proposé
d’utiliser des tubes rainurés verticaux pour exploiter ce phéno-
mène et améliorer l’échange thermique lors de la condensation.
a condensation sur un tube rainuré vertical

1.1 Condensation sur des tubes verticaux y


profilés Y
x
Panday et Bilek [24] ont résolu numériquement les équations de e
la couche limite pour étudier la condensation d’une vapeur pure X
sur la surface extérieure d’un tube vertical muni d’ailettes longitu-
dinales de forme sinusoïdale en retenant les termes d’inertie et de
~
convection d’enthalpie. La figure 1a montre la section droite d’un p
tube à ailettes longitudinales. Pour simplifier l’étude, le profil de
l’ailette est divisé en deux régions. L’écoulement dans la région 1 b système des coordonnées
est considéré comme horizontal sous l’influence du gradient de
pression dû à la tension superficielle. Dans l’espace entre les Figure 1 – Condensation sur un tube vertical rainuré
ailettes (région 2), l’écoulement est considéré vertical sous
l’influence de la gravité. Les deux régions sont liées par la conser-
vation de masse. Cette approche montre un accord satisfaisant
avec les résultats des mesures (figure 2).
y
En réalité, la performance thermique d’un tube vertical profilé
peut devenir inférieure à celle d’un tube lisse au-delà d’une Y
x
certaine longueur parce que l’espace interailettes se remplit du e
condensat. Par ailleurs, dans les réalisations pratiques, le profil X
réalisé peut être différent du profil théorique souhaité et l’état de
surface obtenu par le procédé de fabrication utilisé peut générer
des rugosités et des trous empêchant le condensat de s’écouler. ~
Nu p
Les essais sur des tubes industriels restent donc nécessaires.

102
1.2 Condensation sur des cylindres
à ailettes intégrales
La condensation sur la surface extérieure de tubes horizontaux
munis d’ailettes intégrales est couramment utilisée dans l’industrie.
À présent, des géométries d’ailettes ayant des formes complexes
tridimensionnelles sont utilisées pour améliorer l’échange thermi- Plaque plane
que. Les essais restent le moyen préféré pour caractériser les per-
formances thermiques de ces tubes. On peut atteindre dans certains
cas la multiplication du coefficient d’échange par un facteur allant 10
de 7 à 8. Les ailettes créées sur la surface du tube augmentent d’une 107 108
part la surface d’échange, mais sont assujetties d’autre part aux for- Ar.Pr/Ja
ces de tension superficielle du fluide dont les deux effets sont :
Mesures L = 446 mm
— amélioration du drainage le long de la circonférence du tube
Calculs e = 0,5 mm
(en effet, l’épaisseur du film de condensat diminue et donc ~
l’échange est meilleur) ; p = 1 mm
— maintien du condensat entre les ailettes dans la partie infé-
rieure du tube : une épaisseur de film importante apparaît et tend Figure 2 – Comparaison des résultats de calcul sur un profil
alors à pénaliser l’échange de chaleur. sinusoïdal avec les valeurs mesurées par Miyoshi [20]

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Ailette Paroi Condensat


Ailette Paroi

Tube aileté
Θ
Condensat

Figure 4 – Influence de la tension superficielle sur un tube à ailettes


Condensat

Θ angle de noyage
Ψ angle de rétention A A-A

~ B B-B
p
tde s θ
B C-C
θ
C
C D
e E D-D
D
D0
E-E
E
A
Db
tb bb Dint

Figure 5 – Évolution du profil du ménisque


suivant la position autour du tube
Figure 3 – Tube à ailettes intégrales

Pour des ailettes ayant un espacement s, l’angle de rétention du


8
Nutube-aileté /Nutube-lisse

condensat Ψ (angle mesuré à partir du bas du tube jusqu’à la


position où le condensat s’arrête de remplir l’espace entre les 115°
ailettes) est donné par [26] (figure 3) : 7
— ailettes de section rectangulaire :
81° 135°

 
4σ 6
Ψ = cos –1 1 – --------------------
- (2) 144°
D o ρ L gs
5
— ailettes de section trapézoïdale : 94° 149°

112°
 
4 σ cos θ
Ψ = cos –1 1 – ----------------------
- (3) 4
D o ρ L gs 29° 122° R113

avec θ l’angle entre un plan normal à l’axe du tube et le flanc de 3


l’ailette. 0° 85° Éthylène
50° glycol
On voit que le rapport σ /ρL et l’espacement entre ailettes sont 0°
2
des paramètres importants. Pour des espacements faibles, il peut 101°
y avoir, dans certains cas, remplissage complet de l’espace inte- Vapeur
railettes par le condensat. d’eau
1
Les forces de tension superficielle ont donc deux effets
contraires qui agissent directement sur l’épaisseur locale du film
de condensat. Le liquide est non seulement retenu dans la partie 0
inférieure du tube mais également dans la partie supérieure sous 0 1 2 3 4
la forme d’un petit ménisque entre les flancs de l’ailette, comme s (mm)
représenté sur les figures 4 et 5. Marto [18] a résumé les travaux Les angles indiqués sont les angles de noyage observés
tant théoriques qu’expérimentaux de nombreux auteurs. Les
résultats expérimentaux obtenus par Masuda et Rose [17] sur des
tubes à ailettes intégrales sont présentés sur la figure 6. Les angles Figure 6 – Variation de l’augmentation du transfert thermique
de noyage Θ observés sont également indiqués. avec espace entre ailettes

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Beatty et Katz [2] ont mesuré les coefficients d’échange pour la études récentes montrent que les microailettes contribuent à
condensation de différents fluides sur un tube horizontal ayant répartir le liquide sur la circonférence et créent ainsi un écoule-
630 ailettes /m. D’après leur analyse qui ne tient pas compte de ment annulaire. Bukasa et al. [4] trouvent que pour des tubes à
l’effet de la tension superficielle, l’écoulement de condensat microailettes internes le coefficient d’échange est amélioré lorsque
s’effectue sous l’influence de la gravité seulement. En utilisant une l’angle de spirale β augmente. Les tubes à rainures longitudinales
approche de type Nusselt, ils arrivent à l’expression suivante pour (angle de spirale β = 0) donnent des performances meilleures pour
le coefficient d’échange thermique moyen, lors de la condensation des titres vapeur importants à fort débit. Les tubes à microailettes
sur des ailettes rectangulaires : en forme de chevrons (microailettes croisées) donnent des coef-
ficients d’échange environ deux fois plus élevés que ceux obtenus
3 1/4

 
k L ρ L ( ρ L – ρ V )gh fg avec un tube ayant les ailettes disposées en spirale. Longo et
h = 0,689 -----------------------------------------------------
- (4) al. [14] proposent l’utilisation des microailettes en chevrons dans
µ L [ T S – T W ]D eq
les condenseurs à plaques pour améliorer l’échange thermique.
avec L’écoulement à l’intérieur des tubes à microailettes est plus
compliqué par rapport à celui dans un tube lisse horizontal. Le
1/4 condensat formé est entraîné à la fois par la gravité et par les forces
Sb 1 ST S de 1
 ----------
D 
1 1
- - ------------- + 1,30 η *
= ---------- ----------
- ----------------------
- + ----------
- -------------- dues aux tensions superficielles dans les creux des rainures. Il coule
eq  L 
S eq D 1/4 A S 1/4 S 1/4
eq eq D
b eq b ensuite le long des rainures sous l’influence des contraintes tan-
gentielles dues à l’écoulement de vapeur. La visualisation de l’écou-
2 lement du condensat dans des tubes à microailettes montre que
L eq = π  D o – D b  /4D o
2
et S eq = η *
A ST + Sb deux conditions extrêmes existent. À l’entrée, où la vitesse vapeur
est élevée et la quantité de condensat formé est faible, il y a une
2 absence d’accumulation du condensat dans la partie basse du tube.
S T = S de + π  D o – D b  /2
2
S b = πD b b b S de = πD o t de De ce fait, l’ensemble des ailettes participe à l’évacuation du
~ condensat par les forces de la tension superficielle améliorant ainsi
b b , t de , p respectivement l’espace entre deux ailettes, l’épaisseur l’échange thermique local. À la sortie du tube, où le condensat
de l’ailette et le pas, formé est important, il y a une accumulation du condensat dans la
Db et Do respectivement le diamètre à la base de l’ailette et le partie basse du tube. Ceci suggère que seules les ailettes dans la
diamètre extérieur du tube partie haute du tube participent à l’amélioration des échanges. Ces
deux régimes d’écoulement correspondent au régime annulaire et
η*
A le rendement de l’ailette. au régime stratifié dans un tube lisse horizontal. Basés sur des résul-
D’autres modèles sont proposés par Adamek et Webb [1] ainsi tats expérimentaux, plusieurs modèles pour évaluer la perte de
que par Rose [25] dans lesquels on remplace la force de gravité charge et l’échange thermique sont proposés dans la littérature
intervenant dans la théorie de Nusselt par la force due à la tension scientifique. Nous donnons ici le modèle de Cavallini [5] à titre
superficielle. Ces analyses simplifiées ne donnent pas totalement d’exemple. Les différentes corrélations pour l’échange thermique
satisfaction. On est donc amené à s’appuyer sur les résultats des lors de la condensation à l’intérieur des tubes à microailettes sont
essais pour des tubes industriels. comparées par García-Valladares [9].

■ Effet d’inondation ■ Modèles empiriques


Les mesures du coefficient d’échange pour la condensation de Un résumé des études expérimentales sur la condensation à
vapeur d’eau sur une nappe de tubes à ailettes intégrales montrent l’intérieur des tubes améliorés est présenté par Cavallini et al. [5].
que l’effet d’inondation sur des tubes à ailettes intégrales est faible Ils proposent le modèle suivant pour évaluer la perte de charge en
et que les faisceaux en quinconce donnent la meilleure per- considérant que la perte de charge totale est donnée par la somme
formance. Le coefficient d’échange pour les tubes de la rangée des pertes de charge dues au frottement, à la gravité et à
numéro n peut être estimé par la relation : l’accélération :
– (d p / d z )T = – (d p / d z )fr – (d p / d z )g – (d p / d z )a (6)
h n / h 1 = n –0,08 (5)
Pour un tube incliné d’un angle θ par rapport à l’horizontale, les
Les observations montrent aussi que l’augmentation de différents termes sont évalués par les expressions suivantes :
l’échange thermique due à l’influence de la vitesse de la vapeur est
moins importante pour un faisceau de tubes à ailettes intégrales – (d p / d z )g = g [ερv + (1 – ε ) ρL ] sin θ (7)
comparée à celle pour un faisceau de tubes lisses. et
Afin de réduire la rétention du condensat dans l’espace entre les
ailettes, la technique d’un ruban placé en dessous des tubes peut – ( d p ⁄ d z ) a = G 2 D x * 2 /  ρ v ε  +  1 – x *  2 /  ρ L  1 – ε  /d z (8)
permettre l’amélioration de l’échange jusqu’à 19 pour-cent. L’uti-
lisation de champs électriques pour déformer l’interface et réduire Le taux de vide ε est calculé par les expressions suivantes :
l’épaisseur du film de condensat est également proposée.
ε =  x* ρ L  /  C 0  x* ρ L +  1 – x*  ρ v  +  ρ L ρ V U GI  / G  (9)

avec pour ε > 0,1 :


1.3 Condensation à l’intérieur
de tubes à microailettes   gD ρ 2L  / G 2 
1/4
C 0 = 1 + 0,2  1 – x*  (10)

La demande en échangeurs compacts a conduit au dévelop- et pour ε → 0 :


pement de tubes à microailettes intérieures (figure 7). Les
microailettes utilisées généralement sont de forme trapézoïdale C0 → 0 (11)
disposées suivant un angle de spirale β de l’ordre de 20o et On admet l’expression suivante pour la vitesse à l’interface
donnent des performances plus élevées par rapport à un tube lisse, liquide-vapeur :
mais conduisent à une perte de charge plus importante d’une part

 
à cause de l’augmentation de la surface et d’autre part à cause de
U GI = 1,18 1 – x*  σ g  ρ L – ρ V  / ρ L 
2 1/4
la turbulence dans le film liquide générée par les microailettes. Des (12)

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β
D

360°/n b comparaison de tubes traditionnels et de tubes


γ* à structures tridimensionnelle

Sec. A-A

a paramètres géométriques d’un tube amélioré c tube ayant des ailettes non égales

t
Angle au sommet γ*

Dmin e
Dmax b
Angle
d’hélice β

~
p

d profil trapézoïdal

Figure 7 – Formes des microailettes [5]

La perte de charge due au frottement est évaluée en utilisant un avec


coefficient de frottement. On admet que les résultats des études
~ ~~
expérimentales sur des écoulements diphasiques gaz-liquide
isothermes sont aussi valables pour un écoulement adiabatique.
2
 
Φ LO = E + 3,23F H /  Fr 0,045 We 0,035 (15)
Ainsi, une correction ϕ est appliquée au coefficient multiplicateur de
Lockhart et Martinelli [13] pour tenir compte de la condensation : ~
E =  1 – x* 2 + x* 2  ρ L f GO  /  ρ V f LO (16)
(d p / d z )fr,cond = (d p / d z )fr,adiab ϕ (13)
~
avec ϕ = ΦF / {exp (ΦF ) – 1} : F = x* 0,78  1 – x* 0,224 (17)

ΦF = –  GC UG ⁄ τI  ~
H =  ρ L / ρ V  0,91  µ V / µ L  0,19  1 – µ V / µ L  0,7 (18)

G C = M˙  dx* ⁄ dz  ⁄  πD  2
Fr = G 2 /  gD ρ m (19)
U G = G x* ⁄  ρ v ε
We = G 2 D/  ρ m σ  (20)
τ I =  dp ⁄ dz  fr,adiab ( D ⁄ 4 )
ρ m = ρ L ρ V / x* ρ L +  1 – x* ρ G (21)
La perte de charge d’un écoulement adiabatique est obtenue par
les expressions suivantes : f LO = max (f LO1 , f LO2 ) (22)
2 2
 dp ⁄ dz  fr,adiab = Φ LO  dp f ⁄ dz  LO = Φ LO 2f LO G ⁄ D ρ L 
2
(14) f GO = max (f GO1 , f GO2 ) (23)

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— écoulement turbulent : avec

f LO1 = 0,079  G D/ µ L 
– 0,25 4S* 2eN
(24) D eq = ------------
~- et J = 1 + -------------------------------
S πD int cos β
f GO1 = 0,079  G D/ µ V 
– 0,25
(25)

 ----4π-   D 
2Net ~ 2eNL
S* = + ---------------- et S = πD int L + ----------------
— écoulement laminaire : int
cos β cos β

f LO1 = 16 /  G D/ µ L  (26)
G D int
-  1 – x*  + x*  ρ L / ρ V  0,5 
µL 
Re eq = ------------------
f GO1 = 16 /  G D / µ V  (27)
g ρ L eπD int
 4f LO2 –0,5 = 1,74 – 2lg  2 ξ /D  (28) Bo = -----------------------------
-
8N σ

 4f GO2 –0,5 = 1,74 – 2lg  2 ξ /D  (29)

ξ / D = 0,18 (H */D ) / (0,1 + cos β ) (30)


Pour évaluer l’échange thermique Cavallini et al. [5] proposent 2. Condensation
une modification empirique de l’équation pour tube lisse par
l’introduction du nombre de Froude, du nombre de Bond et du rap- des mélanges de vapeur
port de coefficient d’augmentation de surface pour les microailet-
tes (hauteur H *, nombre d’ailettes N , angle au sommet γ et
cosinus d’angle d’hélice β ). Ainsi, ils écrivent pour Reeq > 15 000 ; Deux approches sont utilisées pour étudier la condensation des
3 < P rL < 6,5 ; 0,3 < Bo · Fr < 508 ; 7o < β < 30o : mélanges. La première approche, connue sous le nom de « théorie
du film » a été introduite par Colburn et Hougen et est présentée
~ C* par Bontemps [BE 9 910] Condensation de mélanges de vapeurs.
Nu = hd /k L = 0,05 Re eq Pr L R x 1  Bo ⋅ Fr 
0,8 1/3 C *2
(31) Transfert de chaleur et de masse. La seconde approche est basée
sur la résolution des équations de la « mécanique des fluides » et
avec est présentée dans ce texte. À cause des difficultés de résolution
des équations, cette approche est utilisable à présent pour des
Re eq = 4M˙   1 – x*  + x*  ρL / ρV  1/2  /πD µL  (32) géométries simples seulement.

~
Rx =  2H* N  1 – sin  γ / 2   /  πDcos  γ / 2  + 1  / cos ( β ) (33)
2.1 Condensation en présence
2
Fr = U GO /  gD  (34) de gaz incondensables
Bo = (g ρL H * πD ) / (8 σN ) (35) La présence de gaz incondensables diminue considérablement le
coefficient d’échange thermique. Les molécules de ces gaz sont
UGO représente la vitesse de la vapeur basée sur le débit-masse amenées à la surface de condensation par le mouvement de
total M˙ : vapeur et donnent naissance à une résistance thermique à l’inter-
face. Dans un régime permanent, un équilibre est atteint dans
U = (M˙ / ρ ) / ( πD 2 / 4 )
GO V lequel la diffusion de gaz incondensables compense l’arrivée de
vapeurs qui se condensent.
Les exposants C * *
1 et C 2 suggérés sont : Les équations de la couche limite laminaire pour la condensation
— ailettes normales : en présence de gaz non condensables sur une plaque inclinée
isotherme sont résolues par Srzic et al. [27] en utilisant une méthode
H */D  0,04 C *1 = 1,40 C *2 = – 0,08 numérique (figures 8 et 9). Avec les symboles sans indices représen-
tant la phase gaz, les équations gouvernant l’écoulement s’écrivent :
— microailettes :
— film liquide :
H * / D < 0,04 C *1 = 2,00 C *2 = – 0,26
∂- ∂
-------  ρ U + --------  ρ V  = 0 (37)
— rainures croisées : ∂x L L  ∂y L L
C *1 = 2,10 C *2 = – 0,26

En se basant sur leurs propres résultats expérimentaux pour la


∂ ∂ ∂ ∂U
 
--------  ρ L U L U L  + --------  ρ L U L V L  = -------- µ L -----------L- + g  ρ L – ρ ∞ cos θ (38)
∂x ∂y ∂y ∂y
condensation du R22, du R134a et du R407C, Bukasa et al. [4]
trouvent que le modèle de Cavallini sous-estime l’échange ther-
mique de 25 à 50 %. Ils proposent l’équation suivante pour tenir
∂-
------- ∂ ∂ ∂T L
 ρ U C T + --------  ρ V C T  = -------- k L -----------
∂x L L pL L  ∂y L L pL L ∂y ∂y   (39)
compte de l’augmentation de surface et de l’influence de la tension
superficielle :
— mélange vapeur-gaz :
0,3

   
k p
0,82 1/ 3
h = 0,032 3 -------L---- Re eq Pr L --------- ∂- ∂
D eq p cr -------  ρ U  + --------  ρ V  = 0 (40)
∂x ∂y
(36)

   -1-----x–----*-x----*--  Bo  
– 0,08
1 + 0,176 J 5,3
∂-
-------
∂x ∂y

∂y
∂ ∂U
∂y  
 ρ UU  + --------  ρ UV  = -------- µ ---------- + g  ρ – ρ ∞  cos θ (41)

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∂ ∂ Les conditions limites pour ces équations sont :


--------  ρ UC p T  + --------  ρ VC p T 
∂x ∂y — à la paroi (y = 0) :

   
∂ ∂T ∂ ∂C (42)
= -------- k --------- + -------- ρ D  C pg – C pV  --------- T U L = VL = 0 T L = TP (44)
∂y ∂y ∂y ∂y
— dans l’écoulement libre (y → ∞) :
et
∂-
-------
∂x ∂y

∂y

 ∂C
 ρ UC  + --------  ρ VC  = -------- ρ D --------
∂y  (43) U = U∞ T = T∞ et C = C∞ (45)
— à l’interface (y = δ ) :
∂U ∂U
UL = U µ L -----------L- = µ ---------- (46)
∂y ∂y
y
dδ dδ
m˙ I = ρ L U L --------- – ρ L V L = ρ U --------- – ρ V (47)
Mélange vapeur-gaz dx dx
U ∂T ∂T
C k L ----------L- = k --------- + m˙ I ″ h fg (48)
∂y ∂y
g T
∂C
m˙ I C + ρ D -------- = 0 (49)
∂y

θ κC 1
1 – 0,5 κC 2πRT 
et - ----------------------- p V – p sat ( T ) 
m˙ I = ------------------------ (50)
I

δth I

δT avec D , C et κC respectivement le coefficient de diffusion, la frac-


δ δd
tion massique du gaz et le coefficient de
TP condensation.
Film
liquide Le flux massique à l’interface est :

ρ
x δ

Figure 8 – Modèle de Szric dx


d
m˙ I = -------
0
L U L dy  (51)

101 101
~ Vapeur d’eau – H2 C =0 ~ Vapeur d’eau – H2
Nux /Rex1/2 Nux /Rex1/2 C =0
0,001 0,001
1 1
0,01
0,1 0,01
0,1
10–1 10–1
0,6 T = 120 °C 0,6 T = 120 °C
∆T = 20 K ∆T = 70 K
~ ~
Nux /Rex1/2 Fréon 12 – air Nux /Rex1/2 Fréon 12 – air
T = 42 °C T = 42 °C
∆T = 30 K C =0 ∆T = 70 K
0,001 C =0 0,001
0,01 0,
0,01
1 1
0,1 0,1

0,6
0,6
~ ~
Nux /Rex1/2 Mercure – air Nux /Rex1/2 Mercure – air
C =0 C =0
10–1 10–1
0,001
0,001
10–2 10–2
0,1 0,01 0,1 0,01
10–3 T = 666,67 K 10–3 T = 666,67 K
0,4 ∆T = 30 K 0,6 ∆T = 100 K
10–4 10–4
10–4 10–3 10–2 10–1 1 10 102
_
10–4 10–3 10–2 10–1 1 10 10
_
2
x* x*

Figure 9 – Résultats de Szric et al. [27]

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La figure 8 montre les résultats numériques pour des mélanges


de vapeur d’eau-hydrogène, de R12-air et de mercure-air. La
coordonnée adimensionnelle x * , le nombre de Nusselt local et le 30 000

h (W · m–2 · K–1)
nombre de Reynolds local apparaissant sur la figure 9 sont définis
par : 25 000
2
x * = xg cos θ /U ∞ (52) 20 000

Nu x = q x″ x /  k L ( T ∞ – T P )  (53) 15 000

~ 10 000
Re x = U ∞ x/ ν L (54)
5 000 Nusselt
On voit que l’augmentation de C ∞ conduit à une diminution 0
–0,5 0 5 10 15 20
i m p o rt a n t e d u p a r a m è t r e Nu x Re x m a i s l ’ i n fl u e n c e d e
(Tsat – TP ) (K)
∆T (= T∞ – TP ) sur ce paramètre est négligeable.
K11 K40
K19 Gewa C+
K26 Smooth tube
2.2 Condensation en film K32
de mélanges binaires
a condensation de R134a
La condensation en film d’un écoulement de vapeur pure ou
d’un mélange binaire azéotropique s’effectue à température et

h (W · m–2 · K–1)
pression constantes ; le condensat représente la seule résistance 16 000
aux transferts thermiques. De ce fait les mélanges azéotropiques 14 000
peuvent être traités comme une vapeur pure. Cependant, la
12 000
condensation d’un mélange binaire non azéotropique s’effectue à
pression constante et à une température de saturation variable tout 10 000
au long du condenseur. En effet, les constituants du mélange 8 000
subissent leur changement de phase à des vitesses différentes.
Une accumulation du fluide le plus volatil se produit au niveau de 6 000
l’interface formant ainsi une résistance thermique additionnelle à 4 000
celle du film liquide. Ce phénomène d’accumulation des gaz au 2 000
niveau de l’interface liquide-vapeur réduit considérablement le
coefficient d’échange thermique. 0
0 5 10 15 20 25
(TV, 1 – TP ) (K)
2.2.1 Équations empiriques basées
K19 (HFC 134a) Gewa C+ (6 % HFC23)
sur des études expérimentales
K19 (3 % HFC23) Smooth C+ (3 % HFC23)
L’expression du coefficient d’échange thermique moyen, établie K19 (6 % HFC23) Smooth C+ (3 % HFC23)
par Onda et al. [23] pour la condensation des fluides purs et des Gewa C+ (3 % HFC23)
mélanges, s’écrit sous la forme suivante :
b condensation de mélanges R23 et R134a
— pour 20 < Re L < 150 et 7 000 < Re V < 20 000 :
– 0,2 0,17 2 3 2 – 1/3 Les légendes correspondent aux appellations commerciales des tubes industriels
h m = 0,147Re L Re V  µL  λL ρL g  (55)

— pour 150 < ReL < 400 et 7 000 < ReV < 20 000 : Figure 10 – Comparaison des coefficients d’échanges
lors de la condensation du fluide pur et du mélange
–1  3 0,17 2 3 2 –1  3
hm = 0,298Re L Re V  µL  λL ρL g (56) sur la première rangée d’un faisceau de tubes à ailettes intégrées

Les résultats expérimentaux de Tandon et al. [29] pour la


condensation du mélange de R22 et de R12 sont exprimés par la
corrélation suivante :
0,146 Mochizuki et al. [22] ont aussi étudié la condensation du R11, du
Num = 2,82Pr 1  3 Ja – 0,365 Re V (57) R113 et de leur mélange en écoulement à l’intérieur d’un tube lisse
horizontal et proposent la relation :
Les coefficients d’échange locaux et moyens pour la
condensation du R11, du R114 et de leur mélange à l’intérieur d’un ~
 
tube vertical sont mesurés par Mochizuki et al. [21] qui proposent – 0,4 Re D Pr L 0,8
la relation suivante : Nu m
L
 
= 0,38 ---------
DH
Ja – 0,6 ----------------------
R
(61)

~
   
0,8 – 0,3
Re D Pr L L (58) Belghazi et al. [3] ont déterminé les coefficients d’échange sur
Nu m = 0,38 ---------------------- Ja ------
R D des tubes à ailettes ayant des formes tridimensionnelles pour la
~ condensation de R134a et pour un mélange zéotropique de R23 et
avec Re D = ρ L U V D H  µ L (59) de R134a. Leurs résultats, présentés sur la figure 10, montrent
une diminution importante de l’échange thermique pour le
R = [(ρL µL ) / ( ρV µV )] 1 / 2 (60) mélange.

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2.2.2 Étude numérique de la condensation


de mélanges zéotropiques s’écoulant
Ue
entre plaques planes
H*
Les équations couplées de la couche limite diphasique pour la yL yv
condensation d’un mélange zéotropique ont été résolues par
Louahlia et Panday [15]. Deux plaques planes isothermes, de Phase vapeur
largeur infinie et espacées d’une distance 2 H * sont considérées. VV
L’écoulement diphasique est supposé symétrique par rapport au
plan médian. Le condensat d’épaisseur δ est soumis à l’action des TP
TL
forces de pression et de frottement à l’interface liquide-vapeur et à TV UV VL
la paroi. La vitesse de la vapeur et la température à l’entrée des
plaques sont considérées uniformes et l’ondulation de la surface
du film liquide ainsi que l’arrachement des gouttelettes au niveau C1, L C1, V
de l’interface liquide-vapeur sont négligés. CP UL

En régime stationnaire, les équations de conservation de masse,


de mouvement, d’énergie et de concentration sont écrites suivant
le système de coordonnées (o, x, y ) montré sur la figure 11. Elles
sont écrites dans les phases liquide (n = L ) et vapeur (n = V ) sous δ δd δth
les formes suivantes :

Film liquide

Couche limite thermique


Couche limite diffusive
∂U n ∂ V n Plan de symétrie
- + ----------- = 0
----------- (62)
∂x ∂y n
x


∂U n ∂U n ∂U n
ρ n U n -----------
∂x
- + V n ----------
∂y n 
- = – --------
dx ∂y n
∂-
dp- + ----------

 µ + µ t  n ------------
∂y n  (63)


∂T n ∂T n
ρ n C pn U n ----------
∂x
- + V n ----------
∂y n
-
 (64)
∂T n

∂T n ∂C 1n


Figure 11 – Modèle de Louahlia
- + ρ n D n C p1n – C p2n  ----------
= -----------  k + k t  n ---------- - --------------
∂y n ∂y n ∂ y n ∂y n

∂C 1n ∂C 1n ∂ 2 C 1n • égalité des contraintes tangentielles :


U n -------------
- + V n -------------
- = D n ----------------- (65)
∂x ∂y n ∂y
2
∂U ∂U V
n µ + µt  L ----------L- = –  µ + µt  V -----------
- (71)
∂Y L ∂Y V
Les variables U , P , V , T et C sont des moyennes temporelles.
Le bilan thermique du film de condensat s’écrit sous la forme • égalité des flux massiques à l’interface :


suivante : δ
∂δ ∂δ
d
m˙ = -------- L U L dy L 
= ρ L – V L + U L -------- = ρ V V V + U V --------    (72)
  
x

0
kL
∂T L
----------
∂y L
-
P
dx
dx 0

La conservation du flux massique de chaque espèce du mélange


∂x ∂x

(66)
   ρ
δ se traduit par l’égalité suivante :
x ∂T V
= – k V ----------
- dx + h fg + C pL T I – T L U L dy L 
∂y V I L ∂C 1V
0 0
ρ V D + D t  V -------------- + C 1V m˙
∂y V yV = H – δ
~

Les conditions limites sont :


(73)
— à la paroi (yL = 0) : ∂C 1L
= ρ L D + D t  L -------------
- + C 1L m˙
∂C 1L ∂y L yL = δ
UL = VL = 0 TL = TP et - = 0
------------- (67)
∂y L La concentration interfaciale du composant le plus volatil du
mélange, dans les phases liquide (C1L ) et vapeur (C1V ), est calcu-
— au plan de symétrie : lée à partir de l’équation d’état de Peng et Robinson en respectant
les conditions d’équilibre définies par les équations suivantes :
∂U V ∂C 1V ∂T V
------------ = -------------- - = VV = 0
= ---------- (68) pL = pV = pI TL = TV = TI φL = φV = φI (74)
∂y V ∂y V ∂y V
avec φ la fugacité.
— à l’interface liquide-vapeur (yL = δ et yV = H * – δ ) :
Ces équations couplées ont été résolues par une méthode de dif-
• égalité des températures : férences finies implicite. La procédure de résolution est donnée par
T I = TL = T S (69) Louahlia et Panday [16].
La condensation des mélanges R123-R134a est traitée pour le
• égalité des vitesses tangentielles : cas des plaques planes en position horizontale. On a considéré des
plaques de 3 m de longueur espacées de 6 mm dont la paroi est
∂δ ∂δ
U L + V L --------
∂x  = U V – V V --------
∂x  (70) maintenue à une température de 40 oC. La vitesse de la vapeur est
égale à 4 m /s et la concentration totale en R134a est égale à 50 %.

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du coefficient d’échange calculé pour des vitesses de la vapeur


Concentration
0,7 allant de 1 m /s jusqu’à 6 m /s en fonction de la composition du
Concentration vapeur
à l'interface mélange R123-R134a. On voit que pour la même composition
0,6 totale, l’augmentation de la vitesse de la vapeur (et par conséquent
Concentration vapeur
au plan de symètrie
sym trie
symétrie la contrainte interfaciale τ I ) est accompagnée d’une amélioration
0,5 du transfert thermique.

0,4

0,3
Concentration liquide
3. Condensation directe
0,2
à l'interface et à la paroi d’une vapeur pure
0,1 Plusieurs procédés mettent en contact direct la vapeur à
condenser et un fluide caloporteur. Du fait de l’absence de paroi
0 séparant les deux fluides, les échangeurs à contact direct ne
0 1 2 3 4 posent pas de problème de corrosion ou d’encrassement, mais cer-
x (m) tains régimes de fonctionnement de ces échangeurs peuvent
conduire à des fluctuations violentes de pression dans le système.
a évolutions axiales de la concentration du R134a Les différents types d’écoulements concernant la condensation
directe sont :
— écoulement stratifié de la vapeur et du liquide ;
70
Température (°C)

— condensation sur des jets ou film liquide ;


— injection de gouttelettes liquides dans la vapeur ;
Température
empérature
Temp rature au plan de symétrie
symètri
sym trie
60 — injection de bulles de vapeur dans un liquide.
Comme la condensation en film, la condensation directe est
50 régie par l’interaction des écoulements de vapeur et du liquide. Il
Température
Temp
empérature
rature interfaciale
interfacial n’existe pas de corrélation générale pour tous les cas rencontrés et
il est nécessaire de résoudre les équations en adoptant des
40 hypothèses simplificatrices. Les méthodes numériques sont
Temp
Température
empérature
rature de la paroi
paro
couramment utilisées à cette fin.
30

20 3.1 Condensation directe de vapeur


en écoulement stratifié dans un canal
10
0 1 2 3 L’analyse de type Nusselt est parfois utilisée pour traiter la
condensation directe en écoulement stratifié en introduisant un
x (m)
coefficient de frottement pour évaluer la contrainte tangentielle.
b évolutions axiales des températures L’influence de gaz non condensables est abordée en général à
l’aide de la théorie du film [BE 9 910].
Figure 12 – Condensation du mélange La condensation directe de vapeur en écoulement stratifié est
importante du point de vue de la sécurité des réacteurs nucléaires.
Les mesures effectuées pour un écoulement à contre-courant de la
vapeur d’eau sur un écoulement d’eau dans un canal rectangulaire
donnent des coefficients d’échange variant entre 4 kW/(m2 · K) et
hm[kW(m2 · K)]

3,5
6 m/s
8 kW/(m2 · K) et montrent l’existence d’ondes sur la surface du film
3 5 m/s liquide. Plusieurs études de la stabilité de l’écoulement d’eau vapeur
2,5 4 m/s en contre-courant sont menées dans ce contexte. La corrélation sui-
vante est proposée par Chun et Yu [6] pour le développement
2 3 m/s
d’ondes empêchant l’écoulement dans un tube de diamètre D :
1,5 2 m/s 1/2 1/2
j *G + 0,60j *L = 0,52 (75)
1
1 m/s avec
0,5
ρn κ 1/2
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 
j *n = j n ---------------------------------
( ρ L – ρ G )gD 
Composition massique en R134a
jn la vitesse superficielle,
ρn la masse volumique de la phase n.
Figure 13 – Évolution des coefficients d’échange thermique moyens
Kim et Bankoff [11] proposent les relations suivantes pour
représenter les résultats de leurs essais effectués dans un canal
rectangulaire incliné à 33o par rapport à l’horizontale :
La température de saturation du mélange à l’entrée du condenseur
est fixée à 60 oC. Les figures 12a et 12b présentent respectivement — régime d’interface lisse :
les valeurs des concentrations en R134a et des températures du
mélange déterminées au plan de symétrie, à l’interface hδ 0,027 0,49 0,42
------- = Nu = 0,173 Re V Re L Pr L (76)
liquide-vapeur et à la paroi. La figure 13 montre la valeur moyenne kL

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— régimes avec ondes :

hδ = 2,1 0,56 1,16 Vapeur vJ – vI Vapeur


------- Nu = 3,43 × 10 –10 Re V Re L P r L (77) vV
kL
uV
avec le nombre de Reynolds donné par : vV, o
yV
Re = Γ / µ Interface xV

Γ le débit massique par unité de largeur, yL xL

δ la hauteur moyenne du film liquide. vL, o


uL
Ils constatent une augmentation de l’échange thermique pour :
vL
— une augmentation du débit – masse vapeur ; Liquide Liquide
— une augmentation du débit – masse liquide ;
— une diminution de la température du liquide. a modèle de l’impact d’un jet b système des coordonnées
sur la surface liquide

Figure 14 – Condensation directe, d’après Davis et Yadigaroglu [7]


3.2 Condensation directe d’un jet
de vapeur sur la surface
d’un liquide sous-refroidi
L’impact d’un jet de vapeur sur la surface liquide donne une inter- Angle de cône
face courbe. Pour simplifier les calculs Davis et Yadigaroglu [7]
considèrent une situation idéale dans laquelle la surface liquide est
considérée plate (figure 14). Leur calcul est basé sur l’écoulement Pulvérisateur
de Hiemenz et considère :
~ ~ Cône liquide
UL = c L x et UV = c V x (78)
~ ~ Gouttes
Les valeurs expérimentales des coefficients c L et c V ne sont pas
connu et doivent être déterminées par des essais appropriés. Les
équations gouvernant l’écoulement sont résolues numériquement
par Davis et Yadigaroglu [7] qui représentent les résultats de leurs
calculs pour la vapeur saturée sous la forme :
Diamètre D
µ ρ
 
–1/ 20 1/20

 
Nu L 2 1/2
- = ---------
-------------- ----L-- ----L- Pr (79)
Re L
1/2 2 µV ρV L

avec Goutte
~
hx x ρL cL x 2
Nu L = ----------
- et Re L = ------------------
- (80) Figure 15 – Condensation directe sur un jet liquide,
kL µL
d’après Takahashi et al. [30]

3.3 Condensation directe sur des jets Pour la condensation d’une vapeur stagnante sur un jet turbulent
de longueur L, Kim et Mills [12] trouvent :
de liquide sous-refroidi
hm –0,20 –0,57 –0,7
Soit x la distance mesurée à partir du début du jet. L’équation - = St = 3,2 Re D Su –0,19 ( L / D )
---------------------- Pr L F * 0,18 (82)
ρ L C pL U 0
suivante est proposée par Jacobs et Nadig [10] pour la conden-
sation d’une vapeur pure stagnante sur un jet laminaire de liquide avec F* le rapport du coefficient de frottement d’une buse
de diamètre D : rugueuse à celui d’une buse lisse :

Re D Pr L ( D/x ) 
1/2 2
hx D Su = σ D ρL / µ L et Re D = U 0 D/v L
----------- = ( Nu D ) x = --------------------------------------------------------------------
- (81)
 ( 3/4 ) + 2Ja  + ( 3/4 ) 1/2
kL 1/2

Gzx ≡ ReD PrL (D /x ) < 40 3.4 Condensation directe


avec sur des jets liquides pulvérisés
Re D = ρ L U 0 D / µ L et Ja = C pL ( T ∞ – T 0 )/h fg
Les jets issus d’un pulvérisateur forment un cône de film liquide
sur une petite longueur à la sortie de la buse. Sous l’influence de
U0 la vitesse du jet liquide à la sortie de la buse,
l’instabilité de Kelvin-Helmoltz, ce film se déchire en ligaments et
T0 et T∞ étant respectivement la température du jet liquide à la donne naissance à des gouttes liquides (figure 15). Les mesures
sortie de la buse et la température de la vapeur loin de l’interface. montrent que l’échange thermique est important dans la zone

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proche de la sortie de la buse et que le jet liquide se maintient — le bilan thermique à l’interface donne :
jusqu’à une distance de 5,5 x /D (x étant la distance suivant l’axe du
kL (Ts –T0 ) (∂θ */ ∂r )r = R = hfg ρL dR */dt (88)
cône et D le diamètre de la buse). Pour des distances x > 96 D les
mesures montrent que la température des gouttes atteint la La solution permet de déterminer la température moyenne des
température de saturation de la vapeur. Selon Takahashi et al. [28],
gouttes θ m
* à n’importe quel instant. Pour tenir compte de la tur-
le diamètre des gouttes (en mètres) formées peut être estimé par
la relation de Weinberg : bulence, on introduit un coefficient C * (C * = 1 pour la conduction
pure). Ainsi on trouve :
~ ~
F 3 / ∆ p 
–6 1/ 7
D = 0,004 7 × 10 (83) ∞

avec
~ ~ ~
F = Q/ ∆ p
6
π 2 n=1 n 2
1
D

4 π2 α t
θ m = 1 – ------- ∑ -------- exp – n 2 C * --------------------
2
0
 (89)

~
Q le débit volumique [en galon par heure (gph) : 1 gallon (gal) Le diamètre des gouttes en fonction du temps est donné par :
= 3,78541 × 10–3 m3],

  
~ D 4π 2 α t
∆p la chute de pression (en psi : 1 psi = 6,894757 × 103 Pa). -------- = 1 + ϕ 1 – exp – -------------------- (90)
D0 2
En admettant que les gouttes formées sont sphériques et que le D 0
transfert de chaleur s’effectue par conduction, la température adi- 1/3

 
C pL ( T S – T 0 )
mensionnelle θ* est liée au rayon local r des gouttes par l’équation avec ϕ = 1 + ----------------------------------
- –1
différentielle suivante : h fg

La pression de la vapeur a une influence non négligeable sur la


∂ θ *-
---------
∂t 
∂2 θ * 2 ∂ θ *
= α ------------- + ----- -----------
∂r 2 r ∂r  (84) dynamique de l’écoulement. La relation suivante est proposée par
Mayinger et Chavez [19] :
avec 1/4
Re 1/3 Ja * = 32 Re 0 (91)
T – T0
θ * = -----------------
-
Ts – T0 M˙ ρV U D * C pL ρ L ( T sat – T )
avec Re 0 = ---------------- Re = -----------------------
- et Ja * = --------------------------------------------
-
µ0 DB µV ρ V h fg
T0 la température initiale des gouttes de diamètre D0 ,
T la température à l’instant t, M˙ µ 0 et DB respectivement le débit massique, la viscosité du fluide
α la diffusivité thermique. à 25 oC et le diamètre de la buse,
Les conditions limites sont : U et D * respectivement la vitesse des gouttes et le diamètre
— en admettant que les gouttes sont à une température uni- moyen des gouttes.
forme à l’instant t = 0, on peut écrire : L’analyse théorique de la condensation directe sur la partie
conique du film admet aussi que le transfert thermique s’effectue
θ* (r, 0) = 0 (85)
par conduction. Les hypothèses simplificatrices telles que la
— l’hypothèse, selon laquelle la température de surface des vitesse constante dans le film liquide et la contrainte interfaciale
gouttes de rayon R * atteint la température de saturation instan- nulle sont souvent adoptées pour permettre la résolution numéri-
tanément, donne : que des équations. Les expériences récentes montrent que
l’échange thermique mesuré est plus important que les valeurs
θ* (R *, t ) = 1 (86) théoriques obtenues en admettant la conduction pure. La diffé-
— la condition de symétrie s’écrit : rence est attribuée à la turbulence générée à l’intérieur de la buse.
À noter qu’environ 60 % de l’augmentation de température s’effec-
(∂θ */ ∂r )r = 0 = 0 (87) tue dans la région du film.

Références bibliographiques

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28/09/2008