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Mémoire de Fin d’étude présenté pour l’obtention du titre :

Ingénieur d’état Arts & Métiers en Génie Civil


Par
BENTIFOUR Oumaima
l

Sujet
Optimisation des solutions de traitement des sols compressibles préchargés :
Cas des remblais ferroviaires de la LGV Kenitra-Tanger, Zone Gharifa.

Soutenu le : 05/07/2019

Devant le jury :

M. ELBALGHITI Encadrant industriel du projet (LPPE)


M. CHAABA Encadrant académique du projet (ENSAM-Meknès)
M. AALIL Encadrant académique du projet (ENSAM-Meknès)
Président et examinateur du projet (ENSAM-Meknès)
Rapporteur du projet (ENSAM-Meknès)

Année universitaire : 2018/2019


DÉDICACE

Aux deux rayons de soleil qui illuminent ma vie, mon père Tawfik, et ma mère Latifa ;
Dont le mérite, les sacrifices et les qualités humaines m’ont permis de vivre ce jour ;

Aucune dédicace ne saurait être assez éloquente pour exprimer mes plus sincères sentiments

de gratitude et de reconnaissance ;

Qu’Allah le tout-puissant vous préserve et vous procure santé et bonheur.

À ma petite sœur Sara, à qui je souhaite un avenir radieux plein de réussite.

À la mémoire de mes grands-parents, qui ont toujours voulu me voir ingénieur.

À toute la famille BENTIFOUR et toute la famille ABOUELAZ, ma source inépuisable


d’amour et de motivation, et qui, malgré la distance, m’ont toujours guidé vers la réussite.

À tous ceux qui me sont chers, je vous dédie ce travail, en espérant être à la hauteur de vos

attentes.

I
REMERCIEMENT

A l’achèvement de ce travail, c’est un devoir agréable d’exprimer en quelques lignes en guise


de reconnaissance, la gratitude que je dois à tous ceux dont j’ai sollicité l’aide et la collaboration
durant ce projet.

Avant tout, je remercie Dieu le tout puissant, qui m’a donné la force d’accomplir ce modeste
travail.

Je tiens à remercier chaleureusement mon parrain industriel, M. BELGHITI Youssef, qui a


investi d’une grande partie de son temps, et qui m’a transmis son savoir, pour m’aider à non
seulement réaliser ce projet, mais aussi à m’initier au domaine industriel.

Je remercie également mes encadrants académiques, M. CHAABA Ali et M. AALIL Issam,


pour leur contribution à la réussite de ce projet. Je suis profondément reconnaissante pour votre
suivi, vos directifs et votre attention tout au long du projet.

Je voudrai exprimer mes vifs remerciements envers M. GOURRI Abdeloihed, directeur du


centre expérimental des sols (CES) du LPEE, qui m’a accueilli chaleureusement, et qui a d’une
grande générosité professionnelle et scientifique.

Et éventuellement, je remercie les membres du jury d’avoir accepté de juger et d’examiner ce


travail dans sa modestie.

C’est avec chaleur et sincérité que je salue toute l’équipe du CES, pour leur disponibilité et leur
disposition naturelle à apporter assistance et conseils.

Je remercie très sincèrement tout le corps administratif et professoral de l’ENSAM de Meknès,


et plus particulièrement envers le département industriel et productique de m’avoir assuré une
formation solide et de m’avoir appris à être toujours à la hauteur.

Enfin, un remercie également toute personne ayant participé de près ou de loin à la réalisation
de ce projet par ses encouragements ou ses idées, veuillez trouver dans ce travail le symbole de
ma profonde reconnaissance.

II
RESUMÉ

Dans le contexte du projet des lignes à grandes vitesses, sur lequel le Maroc vient de s’ouvrir
avec le lancement du premier train à grande vitesse de l’Afrique étant celui de Tanger-
Casablanca, inauguré le 5 novembre 2018, le pays s’apprête à créer d’autres extensions de cette
ligne. Étant donné que le projet est assez particulier en terme d’étude géotechnique,
principalement vu la présence des sols compressibles, et également vu les exigences qui lui sont
associées, ce projet a besoin d’être bien maîtrisé afin de servir comme base pour d’autres études
du même type.

C’est dans ce cadre que s’inscrit ce projet de fin d’étude dont la finalité est, en premier lieu,
d’étudier une zone compressible de la LGV qui est la zone Gharifa, en estimant son
comportement vis-à-vis du remblai et de la charge ferroviaire, notamment les tassements et le
temps de consolidation. Par la suite, comparer les résultats obtenus par l’estimation au
comportement réel observé dans la même zone après une instrumentation ayant duré plus d’un
an.

En général, les estimations par les méthodes d’étude des sols compressibles en vigueur
surestiment de manière importante ce comportement. Par y remédier, on proposera quelques
coefficients de correction qui approcheront mieux les résultats réels, à la base de l’étude de cas
traitée et d’autres résultats empiriques.

Pour finir, on effectuera une étude technico-économique, afin de montrer l’importance du


problème traité, et l’apport financier qu’apporteront les résultats sur les prochains projets qui
concernent les sols compressibles.

Mots clés : Ligne à grande vitesse – Sols compressibles – Étude géotechnique –


Instrumentation – Tassements – Temps de consolidation.

III
ABSTRACT

In the context of the high-speed line project, on which Morocco has just opened with the launch
of the first high speed train of Africa, connecting Tangier to Casablanca, inaugurated on
November 5th, 2018, the country is actually about to create more extensions of this line.

Since the project is particular in term of geotechnical study, mainly considering the presence of
the compressible soils, and considering the associated requirements, this project must be well
mastered so it could be used as a base for other studies of the same type.

It is in this context that this end-of-study project is set up, the purpose is, in the first place, to
study a compressible area of the high-speed line: which is the Gharifa zone, by estimating its
behavior regarding embankment and rail load, including settlement and consolidation time.
Secondly, compare the results obtained by the estimation with the actual behavior observed in
the same zone after an instrumentation lasting more than one year.

In general, estimates by the existing methods of studying compressible soils significantly


overestimate this behavior. To avoid that, some correction coefficients will be proposed to
better approximate the actual results, which are the basis of the case study and other empirical
results.

Finally, a technical-economic study will be conducted to demonstrate the importance of the


problem, and the financial gain that the results will bring to the future projects concerning
compressible soils.

Key words: the high-speed line - compressible soils - geotechnical study - instrumentation -
consolidation time – settlement.

IV
‫مــــلخص‬

‫مدنناااق طنجاااق‬ ‫ااا‬ ‫االسيييع عة‪،‬اأ ليييلاال يييع اأول قطااافا قااافرع فياااريق قاااب قرن اااف نااار‬ ‫فيييطار يييوعا يييع االخ ييي‬
‫فحدندناااق‬ ‫‪ 5‬نااا نبر ‪ ،2018‬ونيااا اد فب ااارا م اااد خطااا ط فيااا‬ ‫ومدنناااق فاااد ا فب ضااافل فاااتد ياااي يد ااا ن نااا‬
‫مدن أخرى‪.‬‬ ‫فلر‬

‫منااافطع‬ ‫ااا‬ ‫اااف فباااف ن الاااع مااار‬ ‫قنظااار فيةب اااق ف دااا ى فلدا قاااق فج ي ن اااق ففنيااابق فاااات فب ااارو ‪ ،‬وخد‬
‫اااد ح اااي نااا ي قااا عد م ر فيااادر فدا قااافت أخااارى مااا نفااا‬ ‫ذ ت ير اااق قف لاااق فالنضااا فط‪ ،‬ق ح ااافد ةاااد فاااي ي ااافن‬
‫فن ‪.‬‬

‫ففاافرع فيااريق‬ ‫قااب ةاات فياا فم‪ ،‬نااا ي م اارو نافنااق فدا قااق ف ااففب‪ ،‬فااي ا قااق منط ااق قف لااق فالنضاا فط ماا فعاا‬
‫ف ااد‬ ‫فحدندنااق‪ ،‬بااف قااب ذف ا‬ ‫وةااب منط ااق ف رنفااق‪ ،‬وذف ا م ا خااالل ي اادنر قاال راف يجاافو فياادو وحب فااق في ا‬
‫ففالااب فااتد ف ا حظ‬ ‫فن اافرا ف ااب يااي فحد ا ل يل اااف م ا خااالل ف اادنر و فياال‬ ‫ف ي ا نق ‪ .‬ثااي فااي فب فانااق ا‬ ‫ووق ا‬
‫ازر رثر م قنق‪.‬‬ ‫فبنط ق اد ق ابفل‬ ‫قب نف‬

‫ف ااادنر ت مااا خاااالل فطااارم فحفف اااق فدا قاااق ف ر اااق ف ف لاااق فالنضااا فط ففب اااف ر قاااب ي ااادنر ةااات‬ ‫ااا ا ياااف ‪ ،‬ي ااا‬
‫ا رب ر‪.‬‬ ‫فيل‬

‫فن ااافرا ففال اااق فل فيااادر فبداوقاااق‬ ‫ااااح ماااافمالت ف داااح ا ف اااب يب ااا مااا ي رنااا‬ ‫وف فاااف د ذفااا ‪ ،‬قااا ي ق ااار‬
‫ون فرا يجرنب ق أخرى‪.‬‬

‫اااافا أةب اااق فب ااا لق ف اااب ياااي طرحااااف‪ ،‬وراااد فااار ا فباااففب فاااتد‬ ‫أخ ااار ‪ ،‬قااا ي ااار ل ا قاااق ي ن اااق ق داااف نق‬
‫ق ب ن فن فرااال حصلاعل هوابولنسبةالل ع عوتاال ستقبل ةاال تعلقةابولتعبةاالقوبلةالالنض و ‪.‬‬

‫ف ي نق ‪ -‬ي د ا ف ر ق ‪ -‬أ ازر مر قبق‬ ‫االسع عةا‪ -‬الدعاسةاالج تقن ة ‪ -‬ير ق قف لق فالنض فط ‪ -‬وق‬ ‫كلمات أساسية‪:‬االخ‬
‫نض فط‪.‬‬

‫‪V‬‬
TABLE DES MATIERES
DÉDICACE ................................................................................................................................. I

REMERCIEMENT ................................................................................................................... II

RESUMÉ.................................................................................................................................. III

ABSTRACT ............................................................................................................................. IV

‫ مــــلخص‬........................................................................................................................................ V

LISTE DES FIGURES ............................................................................................................. IX

LISTE DES TABLEAUX ........................................................................................................ XI

INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1

CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet ........................................................................ 1

I. PRÉSENATION DE L’ENTREPRISE ........................................................................... 2

Historique du LPEE ................................................................................................. 2

Rôle du LPEE .......................................................................................................... 3

Services du LPEE .................................................................................................... 3

Répartition des LPEE au Maroc .............................................................................. 5

Centre expérimental des sols CES ........................................................................... 5

II. PRESENTATION DU PROJET ................................................................................. 6

Cadre général ........................................................................................................... 6

Approche bibliographique sur les sols compressibles ............................................. 8

Problématique du projet de fin d’étude .................................................................. 11

Spécification de l’étude de cas traitée .................................................................... 12

III. DONNEES D’ETUDE .............................................................................................. 14

Emplacement du projet .......................................................................................... 14

Exigences des tassements admissibles pour le projet LGV ................................... 14

Ligne rouge du projet ............................................................................................. 15

CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa .................. 16

VI
I. ESSAIS REALISÉS ...................................................................................................... 16

Essais in-situ .......................................................................................................... 16

Essais en laboratoire .............................................................................................. 22

II. ELABRORATION DU MODELE GEOTECHNIQUE............................................ 29

Etapes de création du modèle géotechnique .......................................................... 29

Modèle géotechnique retenu pour le profil APD2-2-SC-061 ................................ 32

CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements............................................................... 34

I. ESTIMATION DES TASSEMENTS PAR LA METHODE ANALYTIQUE ............ 34

Calcul des tassements des couches de sols fins ..................................................... 34

Calcul des tassements des couches de sol granulaire............................................. 39

Conclusion ............................................................................................................. 41

II. Modélisation et calcul par logiciel (Plaxis) ............................................................... 42

Paramètres du sol ................................................................................................... 42

Guide de modélisation ........................................................................................... 43

Conclusion ............................................................................................................. 47

III. ESTIMATION DU TEMPS DE CONSOLIDATION .............................................. 48

Temps de consolidation des couches de sol fin ..................................................... 48

Temps de consolidation des sols granulaires ......................................................... 50

Conclusion ............................................................................................................. 50

IV. TRAITEMENT DES SOLS COMPRESSIBLES ..................................................... 51

Introduction sur les méthodes de traitement des sols compressibles ..................... 51

Calcul des drains verticaux .................................................................................... 52

CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation ............................... 57

I. SUIVI ET INSTRUMENTATION ............................................................................... 58

Types d’instrumentation à réaliser ......................................................................... 58

Résultats de l’instrumentation pour le modèle étudié ............................................ 60

Interprétation des résultats : ................................................................................... 61

VII
II. CALCUL SELON LES PARAMETRES REELS..................................................... 62

Données réelles ...................................................................................................... 62

Recalcul des tassements ......................................................................................... 63

Temps de consolidation ......................................................................................... 64

Comparaison .......................................................................................................... 65

CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats ................................. 66

I. RECALAGE DES PARAMETRES DE CALCULS .................................................... 66

Incertitudes de calcul ............................................................................................. 66

Proposition de corrections...................................................................................... 68

II. ETUDE TECHNICO-ECONOMIQUE ..................................................................... 74

Comparaison des tassements et du temps de consolidation en gardant le même


traitement .......................................................................................................................... 74

Comparaison du coût de traitement ....................................................................... 75

Conclusion ............................................................................................................. 79

CONCLUSION GÉNÉRALE .................................................................................................. 80

BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................XII

ANNEXES ............................................................................................................................ XIII

ANNEXE 1 : Tracé et plan d’implantation des sondages de la LGV sur la zone Gharifa XIV

ANNEXE 2 : Ligne rouge du projet (zone Gharifa) ......................................................... XVI

ANNEXE 3 : Extrait des sondages réalisés ................................................................... XVIII

ANNEXE 4 : Représentation sur AutoCAD des lithologies déduites ............................... XX

ANNEXE 5 : Fiches de calcul des tassements ................................................................. XXII

ANNEXE 6 : Résultats de mesures de tassements pour LGV - NORD PR 228850 BTS


........................................................................................................................................ XXIV

VIII
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Dates marquantes de l'historique du LPEE ................................................................ 2
Figure 2 : Organigramme global du LPEE................................................................................. 4
Figure 3: Répartition des laboratoires Public des Essais et des Etudes au Maroc (LPEE). ....... 5
Figure 4 : Carte et chiffres LGV extraite de lesconomistes.com ............................................... 6
Figure 5 : Schéma sur les déformations des sols compressibles ................................................ 8
Figure 6 : Etapes préliminaires avant l'exécution d'un projet sur sols compressibles ................ 9
Figure 7 : Illustration sur la différence entre tassements réels et tassements prévus ............... 11
Figure 8 : Organigramme récapitulant les phases de l’étude ................................................... 13
Figure 9 : Extrait vue en plan zone Gharifa ............................................................................. 14
Figure 10 : Extrait du profil en long de la zone étudiée ........................................................... 15
Figure 11 : Schéma carottier paroi mince avec étui ................................................................. 17
Figure 12 : Tarière continue ..................................................................................................... 18
Figure 13 : Sonde Figure 14: Contrôleur pression-volume ................................. 20
Figure 15: Matériels de l'essai de pénétration statique ............................................................. 21
Figure 16 : Diviseur échantillonneur ........................................................................................ 22
Figure 17 : Axe montrant les limites d'Arterberg ..................................................................... 24
Figure 18 : Appareillage de l'essai oedométrique .................................................................... 27
Figure 19 : Appareillage de l'essai triaxial ............................................................................... 28
Figure 20 : Schéma du modèle géotechnique à déduire ........................................................... 29
Figure 21 : Extrait du profil en long avec les différentes lithologies déduites ......................... 31
Figure 22: vue en travers du modèle d'étude ............................................................................ 32
Figure 23 : Couches de sols fins avec leurs profondeurs respectives ...................................... 35
Figure 24 : courbe oedométrique ............................................................................................. 36
Figure 25 : Schéma de dimensions du remblais ....................................................................... 37
Figure 26 : Sol granulaires et leurs profondeurs respectives ................................................... 39
Figure 27 : Paramètres générales sur le logiciel Plaxis ............................................................ 43
Figure 28 : Profil en travers sur plaxis ..................................................................................... 44
Figure 29 : Paramètres des couches saisis sur Plaxis ............................................................... 44
Figure 30 : Paramètres argile surconsolidée ............................................................................ 45
Figure 31 : Paramètres alluvions .............................................................................................. 45
Figure 32 : Définition du maillage ........................................................................................... 45
Figure 33 : Pressions interstitielles........................................................................................... 46

IX
Figure 34 : Contraintes totales ................................................................................................. 46
Figure 35 : Déformée sur plaxis ............................................................................................... 47
Figure 36 : Résultats Plaxis ...................................................................................................... 47
Figure 37 : Abaque de consolidation verticale, Terzaghi 1935................................................ 48
Figure 38 : Abaque de consolidation radiale, Barron 1947...................................................... 53
Figure 39 : schéma tassement par rapport au temps dans le cas avec et sans préchargement . 55
Figure 40 : image d'une boule de tassement isolée .................................................................. 58
Figure 41 : disposition des boules de tassements ..................................................................... 60
Figure 43 : Résultats des mesures par boules de tassements.................................................... 61
Figure 44 : Données réelles de hauteur de remblai .................................................................. 62
Figure 45: Niveau réel de la nappe au moment de l’exécution du remblai .............................. 63
Figure 46 : comparaison entre les tassements théoriques et les tassements mesurés ............... 65
Figure 47 : Incertitude de la contrainte de préconsolidation .................................................... 67
Figure 48 : Méthodologie de proposition de correction ........................................................... 69
Figure 49 : Etude comparative des tassements......................................................................... 74
Figure 50 : Illustration des positions de drains ........................................................................ 77
Figure 51: Schéma récapitulatif des résultats obtenus par le calcul ......................................... 79

X
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1:Récapitulatif de la granulométrie de l’échantillon en fonction de l’essai à réaliser 23
Tableau 2 : Classification GTR selon la granularité ................................................................ 24
Tableau 3 : Classification des sols selon leur indice portant .................................................... 26
Tableau 4 : caractéristiques constatées des couches de sol ...................................................... 31
Tableau 5:Modèle géotechnique sur lequel se baseront les calculs ......................................... 33
Tableau 6: Résultats de tassements pour les couches de sol fin............................................... 38
Tableau 7: Coefficient rhéologique – Extrait de l’Annexe C.5 du Fascicule 62, Titre V. ....... 40
Tableau 8: Résultats de tassements pour les couches de sol granulaire. .................................. 41
Tableau 9 : Paramètres Plaxis pour les sols fins ...................................................................... 43
Tableau 10 : Paramètres Plaxis pour les sols granulaires ......................................................... 43
Tableau 11 : Durée de consolidation pour des drains de maille carrée 1.5x1.5m combiné à un
préchargement supplémentaire de 6.5m ................................................................................... 56
Tableau 12 : Temps de consolidation estimé pour les conditions réelles ................................ 64
Tableau 13:Comparaison entre les calculs téoriques et les résultats de mesures ..................... 65
Tableau 14: Recalage de la contrainte de préconsolidation: .................................................... 70
Tableau 15 : Durée de consolidation avec la contrainte de préconsolidation modifiée ........... 70
Tableau 16 : Recalage sur le temps de consolidation............................................................... 71
Tableau 17 : Résultat pour le même traitement après recalage ................................................ 72
Tableau 18: proposition de traitement après recalage .............................................................. 75
Tableau 19 : Coût du traitement adopté ................................................................................... 77
Tableau 20 : Coût du traitement proposé après recalage ......................................................... 78
Tableau 21 : Apport financier .................................................................................................. 78
Tableau 22 : Mesure des tassements pour le modèle étudié entre le 13/06/2013 et le 22/10/2015
............................................................................................................................................. XXV

XI
INTRODUCTION

Avant toute étude de Génie Civil, que ce soit dans le domaine du bâtiment, des infrastructures
de transport, de la gestion d’eaux souterraines, ou encore barrages et carrières, une étude
géotechnique est indispensable. Cette étude permet d’évaluer le sol dans sa globalité : sa
composition géologique, son comportement, ainsi que sa capacité à porter l’ouvrage qui lui est
destiné. En effet, les résultats des études géotechniques listent toutes les informations du sol,
qui conditionnent de manière considérable le déroulement et le délai d’exécution du projet.

La présence des sols compressibles sur une zone donnée, est un élément qui accentue davantage
l’importance de l’étude géotechnique. Dans ce cas, elle évalue l’admissibilité de ces sols à
porter l’ouvrage du Génie Civil, et permet, si nécessaire, d’opter pour des solutions de
traitement de la zone en question, afin d’améliorer ses conditions. Pour ce faire, l’étude procède
par des calculs prévisionnels, permettant de prévoir les tassements, glissement et
poinçonnement, après la mise en place de l’ouvrage. Des calculs qui doivent être aussi
représentatifs que possibles de la réalité.

En effet, lorsque les calculs de tassements et vitesse de tassement sont surestimés, un traitement
supplémentaire non nécessaire est appliqué, chose qui augmente le coût dépenser pour régler
les problèmes de sols compressibles.

Ce projet de fin d’étude vise à étudier le cas des remblais ferroviaires de la ligne à grande vitesse
(LGV), sur la zone de Gharifa qui contient des sols compressibles, ceci afin de traiter le
problème des surestimations des tassements et des temps de consolidation, et ainsi proposer des
corrections afin de mieux estimer ces deux paramètres.

1
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du
projet

1
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

INTRODUCTION
Avant d’entamer le vif du sujet, une mise en situation est nécessaire. Ce premier chapitre
a pour objectif de décrire le cadre général de ce projet de fin d’étude, notamment la société où
il s’est déroulé, la problématique traitée et le cas étudié qui est la ligne à grande vitesse (LGV),
principalement la zone de Gharifa, ayant représenté des sols compressibles. Par la suite on
présentera en dernier paragraphe quelques données préliminaire de l’étude.

I. PRÉSENATION DE L’ENTREPRISE

Le stage de fin d’étude s’est déroulé au sein du centre expérimental des sols (CES) du
Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes (LPEE) km7 Route Eljadida, Casablanca. Un
laboratoire qui intervient dans l’étude et la réalisation de plusieurs ouvrages du génie civil, dans
l’industrie ainsi que dans l’aménagement du territoire.
On retracera l’historique ainsi que le rôle de cette organisation avant de présenter les différents
centres en son sein et le centre expérimental des sols.

Historique du LPEE

Le Laboratoire Public d'Essais et d'Etudes (LPEE) dont la genèse remonte à 1947, est une
entreprise publique au statut juridique actuel de société anonyme. Les dates marquantes qu’a
vue LPEE sont comme dans la figure 1.

1947 1994 Aujourd'hui

1973 2001

Figure 1 : Dates marquantes de l'historique du LPEE

1947 : Création au Maroc d’un laboratoire de génie civil géré en concession par un laboratoire
français ;

1973 : « marocanisation » du LPEE qui devient une « société Anonyme d’économie mixte »
avec dans le tour de table des offices nationaux tels que l’ONE, l’ONCF, l’ONEP. Son effectif
ne comptait que quelques ingénieurs et techniciens et sa présence localisée à Casablanca ;

2
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

1994 : Obtention de la première accréditation par le « COFRAC » (Comité Français


d’Accréditation) ;

2001 : Accréditation nationale par le ministère du commerce et d'industrie (MCl – Maroc) pour
plusieurs programmes d'essais.

Aujourd’hui : le LPEE est présent dans toutes les grandes villes du Maroc, emploie plus de
1000 personnes et réalise un chiffre d’affaires dépassant les 500 millions de dirhams.

Rôle du LPEE

Le Laboratoire Public d’Essais et d’Études (LPEE) intervient à toutes les étapes de réalisation
et d’exploitation des projets. Initialement service de l’administration, le rôle du LPEE
aujourd’hui est d’apporter à l’ensemble des participant à l’acte de réalisation des ouvrages les
éléments dont ils ont besoin pour les études et l’exécution des projets. En effet, le laboratoire
intervient dans différents domaines du Génie Civil, dont principalement le bâtiment, les routes,
les chemins de fer, les barrages, les ports, l’environnement, les ouvrages d’arts…

Services du LPEE

LPEE dispose de plusieurs centres répartis par spécialité, on y trouve :

 D.L.R.H. direction de la logistique et de ressources humaines.


 D.R.D: direction recherche et développement.
 D.F: direction financière.
 C.F.D: centre de formation, documentation (communication et coopération).
 C.I: centre informatique.
 C.S.C.T. centre scientifique et technique des constructions.
 C.E.R.I.T: centre d’études et de recherche des infrastructures de transport.
 C.E.G.T: centre expérimental des grands travaux.
 C.E.S: centre expérimental des sols.
 C.E.E.E: centre d’essais et d’études électriques.
 L.N.M: laboratoire national de métrologie.
 C.E.H: centre expérimental de l’hydraulique.

3
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

 C.E.G.I: centre expérimental du génie industriel.


 D.Q: direction de la qualité.

L’organigramme global de l’entreprise se présente comme ceci :

Figure 2 : Organigramme global du LPEE

4
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

Répartition des LPEE au Maroc

Le LPEE a opté simultanément pour la spécialisation et la proximité à travers des implantations


spécialisées à Casablanca et des représentations régionales couvrant tout le territoire marocain.
La figure 2 montre la répartition des différents LPEE au Maroc.

C.T.R.: Centre Technique Régional.


L.R.: Laboratoire Régional.
L.P.: Laboratoire Provincial.

Figure 3: Répartition des laboratoires Public des Essais et des Etudes au Maroc (LPEE).

Centre expérimental des sols CES

Le centre expérimental des sols du LPEE de Casablanca, centre dans lequel s’est déroulé le
stage de fin d’étude, est une référence au Maroc, il intervient dans le domaine des sciences de
la terre et plus précisément les sols au travers :

 Des sondages, essais in situ et prélèvements ;


 Du suivi des ouvrages et instrumentation ;
 Des études géophysiques ;
 Des études géologiques et hydrologiques ;
 Des essais de laboratoire (essais mécanique de sol, d’identification, et des essais des
matériaux rocheux) ;
 Et des études et expertises surtout géotechnique.

5
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

II. PRESENTATION DU PROJET

Cadre général

Le projet de la ligne à grande vitesse est le premier maillon du projet marocain de LGV visant
à doter le pays à horizon 2030 de 1 500 km de lignes ferroviaires à grande. Ce projet de
nouvelles lignes comprend deux axes : Casablanca-Oujda en 3 heures (ligne maghrébine, 600
km) et Tanger-Casablanca-Agadir en 4 heures (ligne Atlantique, 900 km). La liaison Tanger-
Kénitra (200 km) est la première étape de ce projet LGV Atlantique marocain.

La ligne LGV Tanger-Kénitra s’étend sur un total de 200 km, ayant eu un budget
d’investissement de vitesse de 23 Milliards de Dirham. Cette ligne suit un nouveau tracé plus
raccourci par rapport à la ligne classique et qui longe la côte atlantique ce qui a suscité le rajout
de filtres anti sables marins aux rames Euroduplex comme figuré sur la carte (figure 4).

Figure 4 : Carte et chiffres LGV extraite de lesconomistes.com

6
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

L’étude géotechnique du projet a été confiée au CES de LPEE, km7 Route El Jadida, afin
d’évaluer la faisabilité du projet sur le terrain existant, et à proposer des actions de traitement
dans le cas contraire.

En effet, le tracé raccourci de la LGV exige le passage par des terrains compressibles, qui
ont été étudiés à l’aide des sondages in-situ et des essais au laboratoire, et par la suite évalués
et traités pour que leur tassement et leur temps de consolidation soient admissibles aux
conditions du projet.

Dans le cas normal, le budget de l’étude géotechnique d’un projet représente un pourcentage
entre 1 et 2% par rapport au budget global, or, pour le cas des sols compressibles, l’étude peut
s’élever à un pourcentage allant de 3 à 4% par rapport au budget du projet, sans compter le
traitement de ces zones pour préparer le terrain aux surcharges qui y seront appliquer, ce qui
est le cas pour la LGV.

7
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

Approche bibliographique sur les sols compressibles

Définition des sols compressibles

Tous les sols sont compressibles, c’est-à-dire qu’ils tassent lorsqu’on leur applique une charge
verticale. L’amplitude et la vitesse de ce tassement varient dans de grandes proportions suivant
le type de sol considéré. L’objet de ce projet de fin d’étude est principalement les sols très
compressibles, généralement de formation récente, inaptes à supporter un ouvrage d’art, mais
qui peuvent, en prenant certaines précautions, servir de fondation à un remblai.

Les sols compressibles se déforment verticalement (tassement) et horizontalement sous les


remblais (Figure 5). Ces déformations ne sont pas instantanées. Elles commencent pendant la
construction et peuvent durer pendant des mois, voire des années ou des dizaines d'années
suivant les propriétés des sols et l'épaisseur des couches. Les tassements ne sont pas uniformes
à cause de la section trapézoïdale des remblais, de leur épaisseur variable et de l'hétérogénéité
des sols supports.

Figure 5 : Schéma sur les déformations des sols compressibles

Particularité des sols compressibles

Le choix de la mise en place d’un remblai sur sols compressibles vient après une étude
comparative détaillée entre les différentes alternatives disponibles, notamment la construction
d’un ouvrage d’arts (viaduc par exemple), ou alors la déviation du tracé. Le choix étant fait, ces
zones de sols compressibles sont le plus souvent des « zone difficiles » d’un tracé, dont il
convient d’aborder l’étude le plus rapidement possible en raison des délais propre de l’étude et
des délais de construction et de stabilisation du remblai.

8
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

La construction de remblais sur les sols compressibles pose quatre types de problèmes
particuliers: de stabilité, de déformations, d'efforts « parasites » sur les ouvrages voisins et de
perturbation de l'écoulement des eaux. Ces problèmes doivent être traités quelle que soit
l'épaisseur du remblai.

Pour ce, on ne saurait trop insister sur les délais nécessaires avant l’exécution des ouvrages sur
sols compressibles, pour les 3 étapes préliminaires représentées sur le diagramme figure 6.

Exécuter les études

Réaliser les travaux

Obtenir la
consolidation du sol

Figure 6 : Etapes préliminaires avant l'exécution d'un projet sur sols compressibles

En effet, il faut prévoir en premier lieu un temps pour l’exécution des études, notamment pour
les sondages, essais in-situ, et essais au laboratoire, suivis par l’étude prévisionnelle détaillée
du comportement des sols compressibles, puis la décision du type de traitement à mettre en
place pour consolider le terrain. En deuxième lieu, il faut prévoir un temps pour la réalisation
des travaux, notamment ceux du traitement du sol selon la solution adoptée par l’étude, que ce
soit par purge, par drains verticaux, par préchargement, par colonnes ballastées ou autre, ou
même en combinant deux méthode différente. Et finalement, prévoir un temps avant
l’obtention de la consolidation du sol. En effet, même après traitement, il faut attendre une
durée, qui dépend du traitement choisi, avant l’obtention d’un terrain consolidé, dont les
conditions sont acceptables par rapport aux exigences du projet.

9
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

Nature géologique et géotechnique des sols compressibles

Les sols qu’on a définis et dont l’étude fait l’objet de ce PFE sont caractérisés par :

- Une nature le plus souvent argileuse avec une teneur en matière organique plus ou moins
importante mais rarement négligeable ;
- Une teneur en eau très forte, et un faible poids spécifique apparent (ces sols sont très
généralement saturés) ;
- Une résistance au cisaillement très faible ;
- Une forte compressibilité se traduisant, même sous faible charge, par des amplitudes de
tassements notables, la vitesse de tassement décroissant avec le temps, mais ne
s’annulant pas en quelques années.

Les sols représentant ces caractères généraux peuvent être classés en trois catégories :

- Les vases et les argiles molle ;


- Les tourbes ;
- Certains sols géologiquement anciens mais récemment perturbés (solifluxion d’argiles
ou de limons) et certaines alluvions à caractère sableux ou limoneux.

10
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

Problématique du projet de fin d’étude

La maitrise des déformations des sols lors de la conception et du dimensionnement des ouvrages
en terres, (cas des remblais ferroviaires par exemple) constitue l’une des préoccupations
majeures des responsables des projets. En effet, dans le cas des sols compressibles, ces
déformations conditionnent considérablement la consistance et le délai de réalisation du projet
(Préchargement des remblais, mise en place des drains verticaux, purges des sols
compressibles…). Parfois, le délai de consolidation estimé pourra dépasser 12 mois de
préchargement même avec des solutions traitement par drains verticaux.

Pour ce, une bonne prévision du comportement de ces sols, principalement les tassements,
s’avère nécessaire. Certes, ces déformations, estimées par les méthodes de calcul courantes
sont, en général, excessives et dépassent largement celles mesurées réellement après
consolidation des terrains en place. Le temps de consolidation estimé est parfois 3 fois plus long
que celui mesuré réellement (figure 7), et les valeurs de tassements estimées peuvent être 2 fois
plus importantes, chose qui fait perdre un coût de traitement supplémentaire non essentiel,
et fait perdre également un temps d’attente de consolidation supplémentaire.

Figure 7 : Illustration sur la différence entre tassements réels et tassements prévus

Dans notre cas d’étude, le projet de ligne ferroviaire traverse une zone compressible caractérisée
par des formations d’argiles et de vases dépassant 5m d’épaisseur. Etant donné que les résultats
des mesures d’instrumentation (Tassements réels) donnent des valeurs de déformations
largement inférieures aux tassements estimés, qui ont conditionné les solutions de traitement

11
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

du remblai dans cette zone ; on procédera à une étude comparative de ces résultats en vue
d’évaluer ces écarts et proposer des corrections à appliquer dans les formules d’estimation des
tassements.

Ceci permettra de mieux maitriser le problème en question, et d’adopter, pour les prochaines
études géotechniques des sols compressibles, des formules adéquates permettant de mieux
s’approcher des valeurs réelles des déformations et d’optimiser ainsi, considérablement les
solutions de traitement (délais, maillage des drains, hauteur de préchargement...).

Spécification de l’étude de cas traitée

Pour traiter ce sujet, l’étude de cas traitée est celle de la zone Oued Gharifa, une zone se situant
entre Asila et Tanger, représentant des sols compressibles sous-remblai. Les sols compressibles
en question seront évalués analytiquement par la méthode en vigueur suite aux résultats des
essais et des sondages et des essais en laboratoire, puis par simulation numérique qui se base
sur la méthode des éléments finis à l’aide du logiciel Plaxis, et ainsi comparés aux résultats de
l’instrumentation effectués après traitement.

S’il s’avère que les calculs prévisionnels sont pessimistes, on proposera des corrélations à la
base de la comparaison effectuée, qui permettront de fiabiliser les calculs et de les approcher
dans la mesure du possible aux résultats des mesures. Une étude comparative sera effectuée
afin d’évaluer l’apport des nouvelles corrélations qui seront proposées par ce projet de fin
d’étude.

12
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

L’organigramme (figure 8) récapitule les étapes suivies pour traiter le sujet, en deux phases
principales, en premier lieu l’étude prévisionnelle, puis en second lieu la mesure des tassements
réels, qui permettra à comparer les deux approches, pour proposer des coefficients de correction
après révision de la méthode prévisionnelle.

Figure 8 : Organigramme récapitulant les phases de l’étude

13
CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

III. DONNEES D’ETUDE

Emplacement du projet

Le tronçon étudié est un tronçon de remblai de 860 mètres, presque rectiligne dans la direction
Nord-Sud. Il est délimité par les points repères PR : 228+500 et PR 229+397, comme le montre
l’extrait (figure 9). La vue en plan complète fournie dans l’ANNEXE 1. La vue montre
également les emplacements des différents sondages effectués dans cette zone.

Figure 9 : Extrait vue en plan zone Gharifa

Exigences des tassements admissibles pour le projet LGV

Les lignes ferroviaires à grande vitesse admettent très peu de tassements après la mise en
service. Les critères de dimensionnement admettent :

- Une tolérance de 10 cm sur 25 ans


- Une vitesse toujours inférieure à 1 cm/an pour les ouvrages en terre (l’origine est fixée
à la date de réception de la sous-couche).
- Afin de limiter les tassements différentiels entre les blocs techniques et les ouvrages
d’art, le tassement maximal admissible au droit des blocs techniques sera limité à 2cm
après la réception de la sous-couche.

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CHAPITRE 1 : Présentation du cadre du projet

Ligne rouge du projet

La ligne rouge se définit comme étant les altitudes de l’axe de la voie ferrée. Elle est déterminée
selon plusieurs critères, notamment la nature et les altitudes du terrain naturel, et en général de
manière à éviter les grands travaux de terrassements. Cette ligne rouge définie des données
initiales pour l’étude géotechnique qui sont les hauteurs de déblai et de remblai. Pour les cas de
la zone étudiée, la ligne rouge du projet (extrait figure 10) est représentée sur l’ANNEXE 2.

Figure 10 : Extrait du profil en long de la zone étudiée

15
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle
géotechnique d’étude de la zone Gharifa
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

INTRODUCTION

Afin de pouvoir étudier le cas des sols compressibles de la zone Gharifa pour le projet de la
ligne à grande vitesse, il faut en premier lieu tirer les paramètres relatifs aux sols en question,
notamment la lithologie (composition du sol et épaisseurs des couches), ainsi que les différents
paramètres qui serviront aux calculs.

Pour ce, l’étape préliminaire de l’étude est la réalisation d’un ou plusieurs modèles
géotechniques regroupant les informations nécessaires pour le calcul. Pour créer ces modèles,
on se base sur les essais réalisés, notamment les essais in-situ, et les sondages carottés qui
permettent à leur tour de réaliser des essais en laboratoire, à commencer pour les essais
d’identification qui affirment le type de sol, puis les essais mécaniques qui définissent les
paramètres liés au comportement du sol.

Dans ce chapitre, on définira les différents essais réalisés et l’objectif de chacun, et par la suite
on numérotera les étapes suivies et les principes respectés pour la création du modèle
géotechnique qui servira à la suite de l’étude.

I. ESSAIS REALISÉS

Essais in-situ

L’étude géotechnique a pour but de caractériser la nature du sol, sa résistance, et


ainsi prévoir son comportement vis-à-vis du projet à réaliser. Pour cela, des essais
in-situ sont nécessaires afin de tirer les informations nécessaires du terrain à étudier.
Pour ce, on distingue plusieurs types de sondages ayant été réalisés sur chantier,
chacun pour des objectifs précis qu’on définira

16
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

SC : Sondage carroté

La colonne continue remontée lors d’un sondage carotté permet d’effectuer des observations
d’ordre géologique (lithologie, stratigraphie, données structurales, pétrographie etc.) et des
essais au laboratoire. Selon le type de terrain traversé et la nature des renseignements
recherchés, différentes techniques de sondage peuvent être utilisées.

Pour notre cas se caractérisant par la présence de sols mous, le type recommandé par la norme
XP P 94-202 est un carottier poinçonneur à piston stationnaire, qui est un carottier à paroi mince
avec un étui intérieur dans lequel coulisse un piston (figure 11). Il est recommandé également
une pression de fonçage continue d’une vitesse 𝑉 ≥ 2𝑐𝑚/𝑠. Cette recommandation permet de
récupérer un prélèvement de classe 1, soit des échantillons sur lesquels tout essai au laboratoire
est réalisable.

Figure 11 : Schéma carottier paroi mince avec étui

Le sondage carotté est essentiel pour l’étude des sols compressibles, vu qu’il permet une bonne
qualité de prélèvement du sol, pouvant être destiné à des essais mécaniques qui exigent que
l’échantillon soit de caractéristiques similaires aux conditions réels in-situ.

17
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Or ce sondage représente quelques inconvénients, notamment le coût élevé, ainsi que le délai
d’exécution qui peut aller jusqu’à 4 jours. Pour cela, il est intéressant d’utiliser parfois d’autres
types de sondages pour prélever la matière, tels que le sondage à la tarière et le sondage par
pelle mécanique.

TA : Sondage à la tarière

La tarière est constituée de deux poignées montées sur un manche se terminant par une tête qui
permet l’extraction de terre. Il existe plusieurs types de tarière selon la forme de la tête. Elle
permet d’explorer le sol sur une profondeur maximale de 120 cm, en prélevant des carottes de
terre de 7cm de diamètre à intervalles de profondeur réguliers.

Dans notre cas, le type de tarière utilisé est une mèche hélicoïdale continue à âme creuse
(figure12). L’âme de ces tarières est constituée par un tube à l’intérieur duquel on peut
descendre un train de tiges. A la base des mèches creuses, on fixe une couronne et à la base des
tiges un outil pilote. Leur utilisation est rapide en tant que tubage.

Figure 12 : Tarière continue

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CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

PM : Pelle mécanique

Le dernier type de sondage de prélèvement utilisé dans notre cas est le sondage par pelle
mécanique. Très simple, il consiste à creuser une fosse dans le sol. La fosse est rebouchée avec
les terres extraites, dans l’ordre dans lequel les couches de terres ont été prélevées.

Les avantages du sondage par pelle mécanique consistent premièrement au fait qu’il extrait une
grande quantité de la matière, en effet, la taille du trou peut aller de 2 à 3 m de large. En second
lieu, ce sondage prend un temps très réduit par rapport aux autres sondages qui servent à
l’extraction, en effet la durée moyenne que prend ce sondage est ½ journée, contrairement au
sondage carroté qui peut prendre 4 jours voire une semaine.

Par contre les limitations de ce sondage est sa profondeur qui ne dépasse pas 5m, ainsi que la
qualité du prélèvement, qui ne permet pas de prélever une classe 1 du sol pouvant être utilisée
pour les essais mécaniques.

SP : Sondage préssiométrique

L'essai préssiométrique est un essai de chargement in-situ effectué au sein même du terrain
grâce à la réalisation préalable d'un forage. Il s’effectue à l’aide d'une sonde cylindrique
dilatable radialement que l'on descend dans le sol au niveau de l'essai et d'un appareillage de
mesure restant en surface. La sonde constituée de trois cellules exerce sur la paroi du forage, au
niveau de la cellule centrale de mesure, des pressions rigoureusement uniformes selon une
progression arithmétique. Les déplacements de cette paroi qui en résultent sont lus ou
enregistrés pour chacune des pressions en fonction du temps. L'analyse des résultats permet
d'obtenir, pour une profondeur donnée, les caractéristiques mécaniques du sol et d'effectuer les
calculs de fondation. Trois caractéristiques du sol sont notamment déduites :

- Le module préssiométrique EM qui définit le comportement pseudo-élastique du sol


- La pression limite Pl qui caractérise la résistance de rupture du sol,
- La pression de fluage Pf qui définit la limite entre le comportement pseudo-élastique et
l'état plastique

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CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Cet essai est utilisé dans notre cas pour ses multiples avantages :

- Simplicité d’exécution, rapidité des mesures,


- Essai praticable dans tous types de terrains et de roches ;
- Seul essai in-situ fournissant à la fois un critère de rupture et un critère de déformabilité
du sol.

L’appareillage utilisé est une sonde (figure 13) et un contrôleur pression volume comportant
trois manomètres ou capteurs (figure 14) :

- Un manomètre indiquant la pression à la sortie de la réserve de gaz ;


- Un manomètre indiquant la pression dans la tubulure reliée à la sonde de mesure ;
- Un dernier manomètre indiquant la pression dans la tubulure reliée aux cellules de
garde.

Figure 13 : Sonde Figure 14: Contrôleur pression-volume

PS : Essai de pénétromètre statique

Les essais au pénétromètre (CPT) sont exécutés avec un cône cylindrique comportant une
pointe conique qui pénètre dans le sol à vitesse constante. Pendant la pénétration, les forces sur
la pointe et sur le manchon de frottement sont mesurées, et les mesures sont enregistrées tous
les 2cm, ce qui permet d'avoir une information détaillée des conditions du sol, notamment la
résistance de la pointe ainsi que le frottement du sol et l’inclinaison de la pointe.

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CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Cet essai permet une intervention rapide (environ 30min), flexible, sans forage préalable
contrairement à d'autres techniques de sondage tel que le plessimètre qui requiert une double
intervention. Le camion utilisé pour l’essai est équipé d’un bâti et de plusieurs sondes de
pénétration (figure 15), il est lié à un ordinateur pour enregistrer les paramètres mesurés.

Figure 15: Matériels de l'essai de pénétration statique

SS : Sondage scissométrique

L’essai scissométrique est une méthode qui teste les caractéristiques du sol in-situ. Les données
obtenues par essai scissométrique permettent de mettre au point des directives pour la
construction des fondations et autres besoins géotechniques. À l’inverse d’autres types d’essais,
celui-ci ne nécessite pas le prélèvement d’échantillons ou l’utilisation d’équipements de
laboratoire supplémentaires pour analyser le sol. Il sert à estimer la résistance au cisaillement
et la sensibilité sans consolidation des sols saturés.

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CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Essais en laboratoire

Pour connaître les caractéristiques physiques et mécaniques du sol ainsi que son comportement
en place en état de contrainte, des essais simulant ces conditions doivent être réalisés. Le rôle
des essais de laboratoire est, tout d’abord d’identifier le matériau du point de vue physico-
chimique puis de déterminer ses caractéristiques mécaniques et son comportement lorsqu’il
sera dans les conditions mécaniques réelles.

Essais d’identification

Les essais d’identification sont les premiers essais à réaliser sur un sol, ils permettent de
déterminer les caractéristiques élémentaires du sol et de le classifier selon la classification du
Guide des Terrassements Routiers (GTR), ceci afin de déterminer avec précision les formations
des carottes prélevées. Mais tout d’abord, l’échantillon destiné aux essais doit être représentatif
le plus possible aux conditions réelles sur terrain. Ainsi, la préparation de l’échantillon soumis
à l’essai doit être réalisée d’une manière correcte.

o Préparations des échantillons pour les essais :

La préparation peut s’effectuer de deux manières différentes :

 Par quartage ou fractionnement manuel d’une quantité de matériau, méthode utilisées


lorsque les quantités de matériau importantes
 Par diviseur-échantillonneur (figure 16), appareils séparant en parties égales une
qualité de matériau déterminée

Figure 16 : Diviseur échantillonneur

22
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

o Lavage des échantillons :

Les échantillons doivent être pesés puis étuvés pendant 24 heures dans l’étuve à dessiccation
pour éliminer tout liquide afin de déterminer leur teneur en eau initiale, puis on procède au
lavage avant de subir les différents essais d’identification. Les tamis de lavage dépendent de
l’essai à réaliser selon le tableau suivant :

Limites
Essai Granulométrie Sédimentométrie V.B.S.
d’Atterberg
Ouverture Passants
Refus 80m Passants 80m Passants 400µm
tamis 5mm

Tableau 1:Récapitulatif de la granulométrie de l’échantillon en fonction de l’essai à réaliser

o Analyse granulométrique

L’analyse granulométrique sur sol est un essai d’identification qui permet de détecter et miner
la grosseur et les pourcentages pondéraux respectifs des différentes familles de grains
constituant l’échantillon. Elle s’applique à tous les granulats de dimension nominale inférieure
ou égale à 100mm, à l’exclusion des filets (dimension inférieure à 0,080 mm). L’essai consiste
à classer les différents grains constituant l’échantillon en utilisant une série des tamis, emboîtées
les uns sur les autres, dont les dimensions des ouvertures sont décroissantes du haut vers le bas.
Le matériau étudié est placé en partie supérieure des tamis et le classement des grains s’obtient
par vibration de la colonne de tamis.

L'étude est basée sur trois grandeurs issues d'une analyse granulométrique, permettant de
classifier le sol selon la classification GTR comme le montre le tableau 2.

23
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Tableau 2 : Classification GTR selon la granularité

o Limites d’Atterberg

Les limites d’Atterberg sont des essais de prévision du comportement des sols pendant les
opérations de terrassement, en particulier sous l'action des variations de teneur en eau au moyen
de son indice de consistance.

On détermine la limite de liquidité après l’enfoncement d’un cône normalisé de 30° d’ouverture
et de masse 80 g, qui est placé au contact de la surface de l’échantillon de sol de teneur en eau
fixée. La profondeur d’enfoncement du cône sous son propre poids en 5 secondes est notée. On
renouvelle l’opération pour différentes valeurs de la teneur en eau, puis on détermine par
interpolation la limite de liquidité, qui correspond à un enfoncement de 17 mm (figure 17).

Figure 17 : Axe montrant les limites d'Arterberg

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CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Le GTR propose de se référer à l'indice de plasticité pour classifier les sols selon leur angilosité
comme ceci :

 Ip ≤ 12 : sols faiblement argileux,


 12 ≤ Ip ≤ 25 : sols moyennement argileux,
 25 ≤ Ip ≤ 40 : sols argileux et très argileux.

o Valeur au bleu de méthylène

La détermination de la valeur au bleu de méthylène d’un sol (VBS) a pour but de mesurer la
quantité et l’activité argileuse d’un sol par dosage de la quantité de bleu de méthylène pouvant
s’adsorber sur la prise d’essai. Cette valeur est rapportée par proportionnalité directe à la
fraction 0/50 mm du sol. La valeur au bleu du sol est directement liée à la surface des particules
constituant le sol, laquelle est régie par l’importance et l’activité des minéraux argileux présents
dans la fraction fine du sol.

La classification GTR selon la valeur VBS se fait comme suit

 VBS ≤ 0,1 : sol est insensible à l'eau


 0,1 ≤ VBS ≤ 0,2 : apparition de la sensibilité à l'eau.
 0,2 ≤ VBS ≤ 1,5 : seuil distinguant les sols sablo-limoneux.
 1,5 ≤ VBS ≤ 2,5 : sols limoneux de plasticité moyenne.
 2,5 ≤ VBS ≤ 6 : sols argileux.
 8 ≤ VBS : sols très argileux.

o Essai proctor

L’essai Proctor consiste à mesurer les caractéristiques de compactage du sol : 𝛾dmax (Poids
volumique à l’état sec maximum), Wopm (teneur en eau optimum) sous un protocole de
compactage à énergie constante dans le but d’avoir le meilleur compactage possible ou encore
une capacité de portance maximale.

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CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Le rapport Wn/WOPN est le paramètre d'état le plus fiable pour caractériser les états sec (s) et
très sec (ts) car les difficultés d'obtention de la compacité requise en dépendent directement. Sa
signification est en revanche moins claire pour distinguer les états : humide (h) et très humide
(th).

o CBR
L’essai CBR est réalisé simultanément avec l’essai Proctor, il vise à reproduire le phénomène
de poinçonnement en compactant le matériau dans les conditions de l'essai Proctor, puis en
mesurant les forces à appliquer sur un poinçon cylindrique pour le faire pénétrer à vitesse
constante dans une éprouvette de ce matériau.

Il caractérise l'évolution de la portance d'un sol support (ou constituant de chaussée) compacté
à différentes teneurs en eau et soumis à des variations de régime hydrique.

La classification selon l’indice portant CBR se fait selon le tableau 3.

Tableau 3 : Classification des sols selon leur indice portant

o Equivalent de sable

Mesurer la propreté d’un sable rend compte globalement de la qualité et de la quantité des
éléments fins en exprimant un rapport conventionnel volumique entre les éléments sableux qui
sédimentent et les éléments argileux qui floculent. La propreté du sable donne une idée sur son
comportement, en effet plus un sable est propre plus son tassement diminue.

26
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Essais mécaniques

o Essai œdométrique

L’essai consiste à faire subir à un échantillon cylindrique de sol placé dans une cellule
cylindrique rigide, fixée sur un bâti (figure 18), des contraintes verticales uniformes constantes
jusqu’à stabilisation des déformations verticales, les déformations latérales étant empêchées.

 Pour la norme marocaine NM 13.1.003, l’échantillon subit un seul cycle de chargement/


déchargement avec des charges prédéfinies pour tous les types de sols.
 Pour la norme européenne XP P 94-090-1/1997, l’échantillon subit deux cycles de
chargements progressifs puis déchargements. Les charges à appliquer sont
proportionnels à 𝜎𝑣0 = 𝑑 × ℎ qui est la contrainte initiale dans le sol sur place. Cette
contrainte est appliquée chaque 24h, multipliée par des coefficients déterminés au début
de l’essai.

Le choix de la norme utilisée dépend principalement de l’exigence du client. Pour le projet de


la LGV, l’essai est effectué par la norme européenne XP P 94-090-1/1997.

Figure 18 : Appareillage de l'essai oedométrique

Il faut signaler que l’essai odeométrique prend une durée pouvant dépasser un mois, surtout
dans le cas de la mesure de la vitesse de consolidation verticale Cv. Étant un essai important
pour l’étude des sols compressibles, vu qu’on en conclue des paramètres nécessaires pour le
calcul, notamment la contrainte de préconsolidation 𝜎’p, indice de gonflement Cs, indice de
compression Cc, indice de fluage C𝞪e, indice de vide initiale e0 et la vitesse de tassement Cv.

27
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

o Triaxial

L’objectif de l’essai triaxial est la détermination de la cohésion Cu, et l’angle de frottement du


sol 𝜑’. Le principe consiste à appliquer un chargement à l’échantillon de telle manière qu'il
développe une contrainte verticale différente de la contrainte latérale (qui agit dans la direction
perpendiculaire). On obtient ce résultat en plaçant l’échantillon entre les deux plateaux
parallèles d'une presse de compression (figure 19), et en confinant le spécimen latéralement au
moyen d'une membrane remplie d'un fluide incompressible, maintenu à une pression contrôlée.

Figure 19 : Appareillage de l'essai triaxial

o Cisaillement rectiligne direct

L’essai de cisaillement vise à déterminer la résistance au cisaillement d’un sol préchargé tout
en mesurant le temps de tassement en déterminant le coefficient Cv (vitesse de tassement).

L’essai s’effectue sur une éprouvette de sol placée dans une boite de cisaillement constituée de
deux demi-botes indépendantes. Le plan de séparation des deux demi-boites constitue un plan
de glissement correspondant au plan de cisaillement de l’éprouvette. Il consiste à appliquer sur
la face supérieure de l’éprouvette un effort vertical (N) maintenu constant pendant toute la durée
de l’essai. Puis produire après consolidation de l’éprouvette sous l’effort (N) un cisaillement
dans l’éprouvette selon le plan horizontal de glissement des deux demis-boites l’une par rapport
à l’autre en leur imposant un déplacement relatif à vitesse constante.

28
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

II. ELABRORATION DU MODELE GEOTECHNIQUE

Etapes de création du modèle géotechnique

Sur la zone de remblai étudiée, 41 sondages ont été effectués, s’étalant sur 860 mètres, un
exemple des résultats de quelques sondages est représenté sur l’ANNEXE 3. La création d’un
modèle géotechnique consiste à regrouper les sondages sous forme d’un modèle témoin sur le
long d’une zone donnée, ceci en se basant sur les résultats des différents sondages, notamment :

- La lithologie à partir des sondages carottés, sondage à pelle mécanique, sondage


préssiométrique et les sondages à la tarière ;
- La résistance et le rapport de frottement à partir du sondage à pénétromètre statique ;
- La résistance au cisaillement et la sensibilité à partir du sondage scissométrique.

L’objectif du modèle géotechnique est de regrouper toutes les informations nécessaires (figure
20) pour le calcul le long d’une zone de mêmes tendances, notamment les types de chaque
couche, leurs épaisseurs respectives, ainsi que les paramètres des essais mécaniques :

- Cc, Cs, Cv, 𝜎’p , e0 : à partir de l’essai oedométrique ;


- EM, Pl : à partir de l’essai préssiométrique ;
- Cu : à partir de l’essai triaxial et l’essai sissométrique ;
- 𝜑 : à parir de l’essai triaxial ;
- 𝛾 : à partir de la mesure des poids volumiques.

Figure 20 : Schéma du modèle géotechnique à déduire

29
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Pour créer le modèle géotechnique on a suivi plusieurs étapes comme suit :

Etape 1 : Lecture et analyse des rapports de sondages dont :

- 22 sondages à pénétration statique.


- 4 sondages carottés.
- 9 sondages préssiométrique.
- 3 sondages à la tarière.
- 2 sondages scissométrique.
- 1 pelle mécanique.

L’emplacement des sondages sur terrain est spécifié sur l’ANNEXE 1.

Etape 2 : Mise en place des coupes et des différents résultats de sondage sur un fichier Excel,
selon l’ordre des coordonnées des points d’essai. Regroupement des résultats des sondages à
pénétration statique, notamment résistance, frottement et rapport de frottement, mesurés par des
paliers d’épaisseur de 10cm, en paliers d’1m en moyennes logiques.

Le rapport de frottement est donné par la relation :

𝑓𝑠
𝐹𝑅 = × 100
𝑞𝑐 − 𝜎𝑣0

Avec :

fs : frottement mesuré par l’essai statique

qc : Résistance de pointe

𝜎𝑣0 : Contrainte initiale totale du so

30
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Etape 3 : Classification des couches des sondages à pénétration statique et scissométrique, en


se basant sur les endroits où plus d’un type de sondages a été réalisé, notamment les profils
sondage carroté-sondage à pénétration statique-sondage scissométrique. Cette classification se
base sur l’annexe A de la norme NF P 94-261.

Cette étape a permis de classer les lithologies à l’aide des intervalles constatés représentés sur
le tableau suivant :

Argile
Marne
légèrement Argile molle Sable Limon Vase Alluvions
molle
consistante
entre 0,8 et Entre 0.5 entre 4 et
Résistance qc Entre 3 et 7 < 1.5 entre 1 et 2 > 10
3,75 et 2 15

Rapport de entre 4 et entre 4 et Entre 2 et


<1 entre 2 et 6 3
frottement 11,75 8 4.5

Tableau 4 : caractéristiques constatées des couches de sol

Etape 4 : Représentation du profil en long sur AutoCAD à l’aide des coordonnées des sondages
réalisés. Puis représentation des lithologies constatées sur chaque sondage, comme le montre
l’extrait (figure 21) le profil en long élaboré est détaillé sur l’ANNEXE 4.

10m

Figure 21 : Extrait du profil en long avec les différentes lithologies déduites

31
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Etape 5 : Déduction du modèle géotechnique à adopter.

Afin de représenter une zone donnée sous forme de modèle, on se base sur plusieurs critères
notamment l’homogénéité des formations rencontrée, la hauteur des remblais définie par la cote
de la ligne rouge, ainsi, on essaye, dans la mesure du possible, de diminuer le nombre de
modèles afin de pouvoir réduire les calculs.

Etape 6 : Mettre en place le modèle considéré avec les résultats des essais qui seront utilisés
pour l’estimation des déformations.

Modèle géotechnique retenu pour le profil APD2-2-SC-061

Le schéma (figure 22) représente le profil en travers qui concerne le modèle adopté pour l’étude,
entre les points repères : PR : 228+600 et PR : 228 + 900.

Figure 22: vue en travers du modèle d'étude

32
CHAPITRE 2 : Elaboration du modèle géotechnique d’étude de la zone Gharifa

Le tableau suivant regroupe les résultats des essais odeométrique, triaxial et préssiométrique
pour chacune des couches de sol du modèle d’étude.

e 𝝲 Pl EM Cu 𝞂’p Cv
Formation e0 Cc Cs C𝞪e
(m) (kN/m3) (MPa) (MPa) (kPa) (kPa) (m²/s)
Argile
2 20 0.8 4 96 195 0.64 0.31 0.078 4.3.10-8 2.7.10-3
surconsolidée
Argile
légèrement 3 20 0.5 3.3 72 195 0.64 0.31 0.078 4.3.10-8 2.7.10-3
consistante
Vase 5 19 0.29 1 26 75 1.03 0.48 0.12 8.2.10-9 8.9.10-3
Argile
limoneuse 3 20 0.8 3.4 66 200 0.63 0.24 0.075 2.1.10-8 5.3.10-3
beige
Alluvions 2 20 1.8 10 - - Calcul préssiométrique

Silts coquillers 2 19 3.7 25 - - Calcul préssiométrique


Argile
3 19 2.33 25.3 110 250 0.82 0.19 0.072 1.2.10-7 3.2.10-3
pélitique
Pélite grise >5 Substratum incompressible

Tableau 5:Modèle géotechnique sur lequel se baseront les calculs

CONCLUSION

Une fois les modèles géotechniques mis au point, on peut entamer les calculs visant à estimer
les tassements, en se basant sur les résultats des essais regroupés précédemment sur le tableau
5. Et ceci par deux méthodes : analytiquement par les méthodes oedométrique et
préssiométrique, et par éléments finis à l’aide du logiciel Plaxis.

33
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des
tassements
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

INTRODUCTION

L’estimation de tassement peut être faite par deux méthodes :

- La méthode œdométrique qui se base sur les résultats de l’essai odeométrique,


notamment l’indice de compression Cc, l’indice de gonflement Cs, et la
contrainte de préconsolidation 𝜎’p.
- La méthode préssiométrique qui se base sur les résultats du sondage
préssiométrique, notamment le module préssiométrique EM, et la pression limite
Pl.

Dans ce chapitre, on justifiera tout d’abord le choix de la méthode adapté pour chaque type de
sol, puis on calculera les tassements par rapport à la charge de remblai relative au modèle choisi,
soit une hauteur de 5.14m, ainsi que la surcharge ferroviaire estimée de 30kPa. Par la suite, on
estimera le temps de consolidation, puis on proposera des actions de traitement pour réduire le
temps de consolidation si nécessaire, ce qui l’est généralement dans le cas des sols
compressibles.

I. ESTIMATION DES TASSEMENTS PAR LA METHODE


ANALYTIQUE

Calcul des tassements des couches de sols fins

Les couches de sols fins (figure 23), notamment l’argile surconsolidée, l’argile légèrement
consistante, la vase et l’argile limoneuse beige, sont calculés par la méthode odeométrique,
méthode basée sur les essais œdométriques réalisés en laboratoire, étant les plus significatifs
pour ce type de sol. Ceux-ci permettent de déterminer les valeurs de tassement et d'estimer les
temps de consolidation qui leur est associé. Les calculs sont effectués suivant les principes
méthodologiques développés ci-après.

34
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Figure 23 : Couches de sols fins avec leurs profondeurs respectives

Calcul des tassements

Selon la note méthodologique donnée par l’ONCF sur la ligne à grande vitesse, les autres types
de tassement sont négligeables, notamment :

- Les tassements de reconsolidation qui se produisent dans le domaine surconsolidé, ils


sont généralement plus rapides (Cv plus élevé et part de tassement instantané lié à
l’absence de saturation parfaite du sol) que les tassements primaires.
- Le tassement de fluage qui est appliqué juste dans le cas des Tourbes.

Par conséquent, seuls les tassements primaires (tassements de consolidation) des couches de
sol en question seront calculés.

35
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Les tassements primaires sont calculés selon les formules tirées de la courbe oedométrique
(figure 24) comme suit :

Figure 24 : courbe oedométrique

Pour le cas sous-consolidé 𝜎𝑣′0 + ∆𝜎 < 𝜎𝑝′

𝐶𝑠 𝜎𝑣′0 + ∆𝜎
𝑠𝑐 = [ × ℎ × 𝑙𝑜𝑔 ]
1 + 𝑒0 𝜎𝑣′0

Pour le cas sur-consolidé 𝜎𝑣′0 + ∆𝜎 ≥ 𝜎𝑝′

𝐶𝑐 𝜎𝑣′ + ∆𝜎 𝜎𝑝′
𝑠𝑐 = [ × ℎ × 𝑙𝑜𝑔 0 ′ ] + [𝐶𝑠 × ℎ × 𝑙𝑜𝑔 ′ ]
1 + 𝑒0 𝜎𝑝 𝜎𝑣0

Avec
h: épaisseur de la couche compressible (en mètres),
Cc : indice de compression,
e0 : indice des vides initiaux,
'p: contrainte de préconsolidation.
V0': contrainte verticale initiale dans le sol (en kPa), telle que :
′V0 = 𝛾𝑑 × ℎ
Avec 𝛾𝑑 le poids volumique du sol déjaugé pour prendre en compte la condition la plus
défavorable qui est le sol totalement immergé dans l’eau 𝛾𝑑 = 𝛾𝑠𝑎𝑡 − 𝛾𝑤 = 𝛾𝑠𝑎𝑡 − 10

36
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

: surcharge verticale apportée (en kPa) par le remblai et les charges d'exploitation qui
s’écrit :

Δσ(z) = (γrHr + Δσc ). I (x, z)

Où :

γr.Hr : poids volumique et hauteur du remblai,

x : Distance d’un point par rapport à l’axe du remblai (à l’axe x = 0).

Δσc : les charges d'exploitation ferroviaire 30 kPa

I (x,z) : facteur d’influence (fonction des dimensions du remblai, et de la profondeur z), qui
permet de prendre en compte l'atténuation des contraintes en fonction de la profondeur. Il est
déterminé à partir de l’abaque d’Österberg (semelle trapézoïdale de longueur infinie) ou à l’aide
de la formule tirée du même abaque, qui permettra de programmer les calculs sur Excel :

𝑏 × 𝑆0 (𝜉0 , 𝜁0 ) − 𝑎 × 𝑆0 (𝜉1 , 𝜁1 )
𝐼(𝑥, 𝑧) =
𝑏−𝑎

1 𝜉+1 𝜉−1 𝜉
𝑆0 (𝜉, 𝜁) = ((𝜉 + 1) × 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( ) + (𝜉 − 1) × 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( ) − 2𝜉 × 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( ))
𝜋 𝜁 𝜁 𝜁

𝑥 𝑥 𝑧 𝑧
Avec : 𝜉0 = 𝑏 ; 𝜉1 = 𝑎 ; 𝜁0 = 𝑏 ; 𝜁0 = 𝑎

et a et b sont selon le schéma (figure 25) :

Figure 25 : Schéma de dimensions du remblais

Donc :

14 14 + 4ℎ 14 + 4 × 5,14
𝑎= = 7𝑚 𝑒𝑡 𝑏= = = 17,28𝑚
2 2 2

37
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Les calculs ont été faits pour des couches d’épaisseurs de 50cm, afin d’augmenter la précision
des résultats. Le tableau suivant présente les résultats de tassement pour chaque 50cm, la fiche
de calcul détaillée est fournie dans l’ANNEXE 5.

Tassement
z (m) ΔH (cm)
cumulé (cm)
0,5 3,43 3,43
Argile
1 2,75 6,17
surconsolidée
1,5 2,36 8,53
2 2,10 10,63
2,5 1,90 12,53
3 1,74 14,27
Argile 3,5 1,61 15,88
légèrement 4 1,50 17,37
consistante 4,5 1,40 18,77
5 1,31 20,09
5,5 4,96 25,04
6 4,95 29,99
6,5 4,94 34,93
7 4,93 39,86
7,5 4,93 44,79
Vase
8 4,93 49,73
8,5 4,93 54,66
9 4,94 59,59
9,5 4,94 64,53
10 4,95 69,48
10,5 0,88 70,36
11 0,88 71,23
Argile 11,5 0,88 72,11
limoneuse 12 0,88 72,99
beige 12,5 0,88 73,87
13 0,91 74,78
Tableau 6: Résultats de tassements pour les couches de sol fin.

Le calcul des tassements des couches de sol fin donne un tassement de 74,78cm.

38
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Calcul des tassements des couches de sol granulaire

Pour les sols granulaires qui ne sont pas très compressibles, notamment les alluvions, les silts
coquillers, et l’argile pélitique (figure 26), les tassements sous remblais peuvent être estimés à
partir des essais pressiométriques réalisés dans les terrains d'assise, vue la difficulté de réaliser
l’essai odeométrique.

Figure 26 : Sol granulaires et leurs profondeurs respectives

Le tassement estimé par cette méthode est calculé, en considérant le remblai comme une
semelle de longueur infinie, par application de la formule suivante:


𝛼(𝑧). 𝜎(𝑧)
𝑊=∫
0 𝐸(𝑧)

où,

(z): Surpression verticale permanente à la profondeur z due au remblai (calculée par rapport
à l'état naturel ou antérieur) et à la surcharge d'exploitation ferroviaire (30 kPa) ; l'atténuation
de la surcharge en fonction de la profondeur est prise en compte.

E(z): Module pressiométrique à la profondeur z,

(z): coefficient rhéologique dépendant de la nature du sol à la profondeur z, déterminé à


partir du tableau 7.

39
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Tourbe Argile Sable et


Limon Sable
Type gravier
𝞪 E/Pl 𝞪 E/Pl 𝞪 E/Pl 𝞪 E/Pl 𝞪
Surconsolidé ou très >16 1 >14 2/3 >12 1/2 >10 1/3
serré
Normalement
consolidé 1 9 à 16 2/3 8 à 14 1/2 7 à 12 1/3 6 à 10 1/4
ou normalement serré
Sous-consolidé altéré 7à9 1/2 5à8 1/2 5à7 1/3 <6 1/2
et remanié ou lâche

Tableau 7: Coefficient rhéologique – Extrait de l’Annexe C.5 du Fascicule 62, Titre V.

Les coefficients rhéologiques correspondant aux couches de sols granulaires sont :

- Cas des alluvions : Catégorie sable et gravier,


𝐸 10 1
avec : 𝑃𝑙 = 1.8 = 5.56 ⟹ Type normalement consolidé donc 𝛼 = 2

- Cas des silts coquillers : Catégorie sable et gravier,


𝐸 25 1
avec 𝑃𝑙 = 3.7 = 6.76 ⟹ Type normalement consolidé donc 𝛼 = 4

- Cas de l’argile pélitique : Catégorie argile,


𝐸 25.3 2
avec 𝑃𝑙 = 2.33 = 10.85 ⟹ Type normalement consolidé donc 𝛼 = 3

40
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Les résultats relatifs aux calculs de tassement pour les couches de sol granulaire sont présentés
sur le tableau 8 (voir la fiche de calcul de l’ANNEXE 5) :

z (m) ΔH (cm) Tassement H (cm)


13,5 0,20 0,20
14 0,39 0,59
Alluvions 14,5 0,19 0,78
15 0,38 1,15
15,5 0,04 1,19
Silts 16 0,07 1,26
coquillers 16,5 0,04 1,30
17 0,07 1,37
17,5 0,09 1,46
18 0,18 1,64
Argile 18,5 0,09 1,73
pélitique 19 0,17 1,90
19,5 0,08 1,98
20 0,17 2,15
Pélite grise Substratum incompressible

Tableau 8: Résultats de tassements pour les couches de sol granulaire.

Le calcul des tassements des couches de sol granulaire donne un tassement total de 2,15cm.

Conclusion
Le tassement global du sol est alors de 76.93cm, un tassement inadmissible pour le cas de la
LGV, par conséquent il faudra le consommer avant la mise en place de l’ouvrage.

La deuxième partie de l’étude des tassements consiste à la simulation par le logiciel Plaxis, afin
de comparer les résultats obtenus par les deux approches (analytique et par éléments finis).

41
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

II. Modélisation et calcul par logiciel (Plaxis)

La deuxième phase de l’estimation des tassements est l’étude par éléments finis à l’aide du
logiciel Plaxis, ceci permettra de comparer entre les deux méthodes de calcul.

Le logiciel Plaxis 2D est un programme d'éléments finis en deux dimensions conçu pour réaliser
des analyses de déformation et de stabilité pour différents types d'applications géotechniques
(déformation, stabilité, en mécanique des sols et mécanique des roches). Les situations réelles
peuvent être représentées par un modèle plan ou axisymétrique. Ce logiciel permet également
d'analyser les écoulements 2D en régime transitoire, dans des sols non saturés avec des
perméabilités anisotropes.

Paramètres du sol

Avant d’entamer l’étude par le logiciel Plaxis, il faut d’abord regrouper les différents
paramètres qui seront utilisés pour le calcul de chaque couche de sol

Pour déduire ces paramètres, on utilise les relations/corrélations suivantes :

La dilatance :

𝜓 = 𝜑 − 30° 𝑠𝑖 𝜑 ≥ 30°
{
𝜓=0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛

Le coefficient de poisson selon la formule de Hangarian Jacky à partir de l’angle de


frottement :
1 − 𝑠𝑖𝑛𝜑
𝜐=
1 − 2𝑠𝑖𝑛𝜑
Module de Young E :
𝐸𝑀
𝐸=
𝞪
Le module de cisaillement G :
𝐸
𝐺=
2(1 + 𝜐)

42
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

On obtient par la suite les paramètres de calcul regroupés sur les tableaux suivants :

 Cas des sols fins :

Couche e(m) 𝛾sat 𝛾nsat Cc Cs e0 Phi' Psy C k


Argile
2 20 18 0.31 0.078 0.64 12 0 96 10-11
surconsolidée
Argile
légèrement 3 20 17 0.31 0.078 0.64 12 0 72 10-11
consistante
Vase 5 19 16 0.48 0.12 1.03 19 0 26 10-12
Argile
limoneuse 3 20 17 0.24 0.075 0.63 12 0 66 10-11
beige
Tableau 9 : Paramètres Plaxis pour les sols fins

 Cas des sols granulaires :

Couche e (m) 𝛾sat 𝛾nsat E 𝜑' v G k C


Alluvions 2 20 17 20 42 0,331 7,51 0,10 0,00
Silts
2 19 16 100 42 0,33 37,57 0,01 0,00
coquillets
Argile
3 19 16 40,48 40 0,35 14,99 10-9 110,00
pélitique

Tableau 10 : Paramètres Plaxis pour les sols granulaires

Guide de modélisation

Etape 1 : Paramétrage général du projet

Il s’agit de définir le modèle « état plan de déformation », que les coordonnées de limitations
du profil, ainsi que d’autres caractéristiques générales (figure 27)

Figure 27 : Paramètres générales sur le logiciel Plaxis

43
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Etape 2 : Dessin du profil en travers en délimitant l’épaisseur de chaque couche. Il est


recommandé que les distances de parts et d’autre du remblai doivent être supérieures à 2 fois la
largeur inférieure du remblai.

Figure 28 : Profil en travers sur plaxis

Etape 3 : Définir les caractéristiques de chaque couche

Figure 29 : Paramètres des couches saisis sur Plaxis

44
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

 Cas des sols fins :


Les paramètres présentés précédemment sont saisis sur le modèle sol mou(soft soil model SSM)

Figure 30 : Paramètres argile surconsolidée

 Cas des sols granulaires :


Les paramètres sont saisis à l’aide du modèle Mohr Colomb (MC)

Figure 31 : Paramètres alluvions

Etape 4 : Définition d’un maillage très serré (very fine) pour le calcul par éléments finis

Figure 32 : Définition du maillage

45
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Etape 5 : Définition des conditions initiales :

- Le niveau de la nappe phréatique qui est le niveau du terrain naturel, afin de déterminer
les pressions inertielles

Figure 33 : Pressions interstitielles

- Plaxis propose par défaut la valeur de k0 selon la formule de jaky (K0=sin𝜑) qui sert à
déterminer les masses des couches de sol et par la suite les contraintes totales

Figure 34 : Contraintes totales

46
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Etape 6 : Calcul des résultats

Figure 35 : Déformée sur plaxis

Le tassement total obtenu par le logiciel Plaxis est un tassement total de 116cm et un tassement
de 5cm pour les sols granulaires.

X Y Ux Uy
Node
[cm] [cm] [cm] [cm]

1315 0,100 0,000 0,365 -116,587


1321 0,760 0,500 5,578 -112,672
1281 0,000 -13,000 -0,211 -5,732

Figure 36 : Résultats Plaxis

Conclusion

Les résultats du calcul par Plaxis donnent un tassement global supérieur à 116cm largement
supérieur aux résultats analytiques (76.93cm), ceci peut être dû à l’accumulation des écarts des
corrélations utilisées par le logiciel pour chaque élément fini. On peut recommander d’étudier
l’influence des différents paramètres pris en compte par les calculs et d’établir d’autres modèles
plus représentatifs pour affiner les calculs.

47
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

III. ESTIMATION DU TEMPS DE CONSOLIDATION

Temps de consolidation des couches de sol fin

Le temps de consolidation verticale est déterminé par la relation :

𝑇𝑣 𝐻 2
𝑡=
𝐶𝑣

Avec :

Tv: facteur temps ou coefficient de durée donné par l’abaque de Terzaghi à partir du degré
de consolidation U, dans notre cas U=95% par conséquent Tv=1.2

Figure 37 : Abaque de consolidation verticale, Terzaghi 1935

H: longueur du chemin de drainage (en mètres),

- Dans le cas d'un drainage simple face H = e (épaisseur de la couche compressible),


- Dans le cas d'un drainage double face, H = 0,5 e,

Cv: coefficient de consolidation verticale (en m²/s).

48
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Dans le cas d'un modèle multicouche, le calcul est en général réalisé à partir du coefficient de
consolidation équivalent (Cveq) défini par la formule de ABSI :

(∑𝑖 ℎ𝑖 )2
𝐶𝑣𝑒𝑞 = 2
ℎ𝑖
(∑𝑖 )
√𝐶𝑣𝑖

Avec :

hi: épaisseur de la couche i


Cvi: coefficient de consolidation verticale de la couche i

Le coefficient de consolidation équivalent donne :

132
𝐶𝑣 𝑒𝑞 = = 1,69 × 10−8 𝑚2 /𝑠
2 3 5 3
( + + + )²
4.3 × 10−8 4.3 × 10−8 8.2 × 10−9 2.1 × 10−8

Vue la présence des alluvions, étant un matériau drainant, au-dessous de l’argile limoneuse
beige, le sol compressible étudié est donc considéré drainé des deux côtés. En prenant en
𝐻 13
considération la longueur de drainage qui est : 2
= 2
, la relation du temps de consolidation
𝐻 2
𝑇𝑣 ( )
2
devient : 𝑡 = 𝐶𝑣

On trouve donc le temps de consolidation :

𝐻 2 13 2
𝑇𝑣 ( 2 ) 1.2 × ( 2 )
𝑡= = = 3001792523 𝑠
𝐶𝑣 1.69 × 10−8

En années :

3001792523
𝑡= = 95,12 𝑎𝑛𝑠
60 × 60 × 24 × 365.25

49
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Temps de consolidation des sols granulaires

- Pour les alluvions et silts les tassements sont instantanés.


- Pour l’argile pélitique on applique la même relation que celle des sols fins, sauf que le
chemin de drainage est la hauteur totale de la couche (une seule direction).

𝑇𝑣 𝐻 2 1.2 × 32
𝑡= = = 2.85 𝑎𝑛𝑠
𝐶𝑣 1.2 × 10−7

Conclusion
On conclut que le tassement total est de 76.93cm, et le temps de consolidation est de 95ans. Ce
temps étant très élevé, le chantier ne pourra pas attendre toute cette durée pour que les
tassements du sol s’arrêtent. Ceci impose donc un traitement par une méthode qui réduira le
temps de consolidation à une durée inférieure à une année, et qui sera en même temps adéquate
au budget du maître d’ouvrage. On proposera alors plusieurs solutions dans le chapitre suivant.

50
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

IV. TRAITEMENT DES SOLS COMPRESSIBLES

Introduction sur les méthodes de traitement des sols compressibles

Il existe plusieurs méthodes de traitement des sols compressibles, dont l’objectif est de réduire
le temps de consolidation, pour aider le sol à produire le tassement avant la mise en place de
l’ouvrage. Les méthodes les plus utilisés sont : les drains verticaux, le préchargement, et la
purge des couches qui causent problème. Ces méthodes de traitement peuvent être combinées
suivant le résultat souhaité, et également selon le budget disponible.

Drains verticaux

Les drains verticaux sont mis en œuvre au travers de couches de matériaux peu perméables afin
d’accélérer leur consolidation sous l’effet d’une charge. Plats ou cylindriques, ils sont composés
d’un géotextile et d’une membrane alvéolée à effet filtrant et drainant. L’objectif est de réduire
la durée nécessaire au tassement et ainsi le délai global des travaux en accélérant l’évacuation
de l’eau contenue dans les couches compressibles, le drainage se fait non seulement dans la
direction verticale, mais également dans les directions radiales.

Préchargement

Le préchargement consiste à l’ajout d’une charge de remblai supplémentaire, pour accélérer le


tassement du sol compressible. Ils peuvent être utilisés après l’exécution des drains verticaux,
afin d’accentuer l’effet de ceux-ci, cela sert à aider le sol à consommer plus rapidement les
vides évacués par l’eau à l’aide des drains verticaux

Purge

La solution de purger une ou plusieurs couches du sol est le dernier choix auquel on a recours,
dans le cas où on estime qu’enlever les sols compressibles et les remplacer par un remblai de
meilleures caractéristiques, est plus utile et rapide bien que plus couteux en général.

51
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Calcul des drains verticaux

L’objectif de cette partie est de proposer des solutions afin de réduire le temps de consolidation
pour le cas du modèle étudié à une durée inférieure à 1 an.

Dans le cas des drains verticaux, l’eau se trouvant entre les grains ne se dissipe pas
verticalement uniquement, mais également de manière horizontale. Dans ce cas, l’objectif est
de trouver le maillage entre les drains et un temps de tassement donnant un degré de
consolidation global U=95% par rapport au tassement prévu (76.93 cm).

On introduit le facteur de temps radial ou coefficient de durée en présence de drains verticaux


qui est calculé à partir de la formule suivante :

𝑡 𝐶𝑟
𝑇𝑟 =
𝐷2

Avec :

t: Temps de consolidation radiale v

D: Diamètre d'influence des drains (en mètres) :

D = 1,13 L dans le cas d'une maille carrée de côté L.

D = 1,05 L dans le cas d'une maille triangulaire de côté équilatéral L.

Cr : Coefficient de consolidation radiale, approchée par la relation de 5Cv.

Pour les modèles multicouches, le coefficient de consolidation radiale pris en compte est le plus
faible des coefficients Cr, celui de la couche de vase dans notre cas.

52
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

L'évaluation du facteur temps (Tv ou Tr) en fonction du degré de consolidation est effectuée à
partir des abaques de Terzaghi (Tv) et de Barron (Tr).

Figure 38 : Abaque de consolidation radiale, Barron 1947

Avec :

𝑑𝑤
𝑛=
𝐷

dw : Diamètre des drains considérés de 5cm

On peut également estimer de manière directe les degrés de consolidation radial et vertical par
les relations suivantes qui seront plus utiles pour le calcul par Excel :

- Degré de consolidation vertical :

𝑇𝑣3
𝑈𝑣 = 1
(𝑇𝑣3 + 0.5)6

- Degré de consolidation radial :

−8 × 𝑇𝑟
𝑈𝑟 = 1 − 𝑒𝑥𝑝 ( )
𝐹(𝑛)

𝑛2 𝑛2 −1
Avec : 𝐹(𝑛) = 𝑛2 −1 × ln(𝑛) − 3 × 4𝑛2

53
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

A noter que la consolidation totale est donnée par la formule de Barron suivante :

(1 − 𝑈𝑡 ) = (1 − 𝑈𝑣 )(1 − 𝑈𝑟 )

Avec :

𝑈𝑡 : Consolidation totale
𝑈𝑣 : Consolidation verticale fonction de Tv

𝑈𝑟 : Consolidation radiale fonction de Tr

Principe de calcul et résultats

La méthodologie de calcul consiste à trouver les degrés de consolidation radial et vertical puis
déduire le degré de consolidation total progressivement pour des durées allant de 1 mois jusqu’à
la durée de consolidation, par palier de 1 mois, cette durée-là correspond au nombre de mois
pour lequel le degré de consolidation totale soit de U=95% par rapport au tassement prévu pour
les sols fins (74.78cm). Par la suite le maillage est modifié par itérations, selon la durée
souhaitée.

En cas de préchargement à l’aide d’un remblai supplémentaire, il faut calculer les nouveaux
tassements dus à la charge totale. Dans ce cas, la durée de consolidation ne correspond plus à
𝑇𝑎𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑝𝑟é𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
U1=95% mais à 𝑈2 = 𝑇𝑎𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑝𝑟é𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, soit le pourcentage de consolidation

correspondant au tassement objectif, comme représenté dans la figure suivante :

54
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

Figure 39 : schéma tassement par rapport au temps dans le cas avec et sans préchargement

Le degré de consolidation verticale étant fixe, il est calculé en premier lieu par palier de 1 mois,
chose qui permettra de connaitre le degré de consolidation global Ut après calcul des degrés de
consolidation radiaux pour chaque variante de maillage de drains verticaux et de
préchargement.

L’objectif visé est d’arriver à un temps de tassement adapté au planning du maître d’ouvrage,
soit un temps de consolidation en 10 mois.

La solution adoptée est la suivante :

- Drains verticaux de maillage 1.5x1.5m


- Diamètre des drains 5cm
- Longueur des drains de 13m pour s’arrêter à la fin des argiles alluvions afin de prévenir
que le refus de fonçage se produise.
- Préchargement de 6.5m :

Ce préchargement prévoit un tassement calculé par la même méthode décrite précédemment de


110.34cm, on cherchera donc le temps nécessaire pour atteindre un degré de consolidation de :

74.78
𝑈𝑡 = = 67.77%
110.34

55
CHAPITRE 3 : Etude prévisionnelle des tassements

- La durée prévue pour atteindre ce degré de consolidation totale est de 10mois selon les
calculs représentés sur le tableau ci-dessous :

Maillage carré 1,5x1,5 avec


préchargement de 6.5m
t (mois) Uv Ur Ut (%) W (t) = W x Ut
0 0,000 0 0 0
1 0,036 0,10 13,36 14,74
2 0,051 0,19 23,32 25,74
3 0,063 0,27 31,91 35,21
4 0,072 0,35 39,43 43,50
5 0,081 0,41 46,05 50,81
6 0,089 0,47 51,91 57,28
7 0,096 0,53 57,11 63,01
8 0,102 0,57 61,73 68,11
9 0,108 0,62 65,83 72,64
10 0,114 0,66 69,49 76,67

Tableau 11 : Durée de consolidation pour des drains de maille carrée 1.5x1.5m combiné à un préchargement supplémentaire
de 6.5m

CONCLUSION :

Le calcul effectué a permis de trouver les résultats de tassements par la méthode en vigueur, la
suite de notre étude consiste à évaluer les écarts entre les mesures réelles par instrumentation
après traitement, et les résultats de l’étude prévisionnelle effectuée dans cette partie.

56
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de
tassements par instrumentation
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

INTRODUCTION

Après l’étude prévisionnelle sur les sols compressibles et le choix de l’action de traitement, il
faut mettre en place une instrumentation servant à suivre l’évolution des tassements lors de la
mise en place du remblai et lors de l’attente de la consolidation (10 mois après préchargement
dans notre cas). Ce suivi sert en général à s’assurer que le sol est consolidé, et peut donc être
chargé par l’ouvrage ou par la voie ferroviaire dans notre cas.

Afin de confirmer la problématique, du fait que les calculs par la méthode en vigueur s’avèrent
très pessimistes, on analysera les mesures de tassements par instrumentation effectués sur le
même point pris comme modèle d’étude, et on les comparera aux calculs par la méthode en
vigueur.

En effet, l’observation d’ouvrages réels est généralement considérée par les ingénieurs comme
le seul moyen de contrôler la validité des méthodes de calcul développées en laboratoire. C’est
notamment le cas pour les méthodes de prédiction des amplitudes et des vitesses de tassement
des sols compressibles chargés par des remblais.

Il faut signaler que quelques données peuvent changer suites aux contraintes du chantier, par
conséquent les calculs seront refaits à l’aide des données réels, pour être comparés aux mesures
de manière objective.

57
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

I. SUIVI ET INSTRUMENTATION

Le suivi du comportement des sols compressibles nécessite la mise en place d’appareils de


mesure (piézomètres, boules de tassement, tassement multipoints et des inclinomètres) dont la
mise en place doit être bien étudiée au préalable.

Types d’instrumentation à réaliser

Pour ce faire, plusieurs types d’instrumentation sont réalisés :

Tassomètre/ Boules de tassements :

La cellule tassométrique est constituée d’une boule de tassement sphérique sur laquelle sont
installés deux raccords auxquels sont raccordées les tubulures de liaison permettant les mesures.
Les deux raccords sont placés de part et d’autre de la boule afin de permettre la circulation
simultanée de l’air et de l’eau dans le système de mesure. L’appareil est rendu solidaire de
l’ouvrage à surveiller à l’aide d’une tige métallique support qui est garante du positionnement
des sorties des deux tubulures qui lui sont raccordées. L’ensemble du système est constitué
d’une boule tassométrique, d’une double tubulure et d’un boitier de mesure. La boule de mesure
est remplie au ¾ d’eau au moment de son installation. Depuis le panneau de mesure, de l’air
est envoyé dans la tubulure d’air. Ceci chasse l’eau qui passe alors de la boule à la tubulure
d’eau jusqu’au panneau de mesure. Une pression identique étant envoyée dans la boule et dans
le panneau de mesure, la différence de niveau entre la boule et le panneau se lira directement
sur les tubulures de mesures du panneau.

Figure 40 : image d'une boule de tassement isolée

58
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

Cet appareillage sert à mesurer de manière manuelle tout mouvement vertical d’un terrain ou
d’un ouvrage sur ou dans lequel l’appareil est habituellement installé avant le début des travaux
à surveiller. Elle est utilisée pour le suivi des ouvrages (remblais, barrages, digues …)
nécessitant un contrôle des mouvements verticaux qu’ils subissent.

Précision des mesures : En laboratoire, les boules de tassement permettent d 'estimer les
déplacements verticaux à une précision ±1 𝑚𝑚. Sur chantier, sa précision réelle (combinée à
celle de lecture ainsi qu’à d’autres paramètres) est de l'ordre de ±1 𝑐𝑚, ce qui est largement
suffisant pour les sols compressibles.

Piézomètre

On distingue deux types de piézomètre avec différents principes et modes d’emploi, notamment
le piézomètre ouvert et le piézomètre fermé (ou mesure de la pression interstitielle).
L’instrumentation réalisée dans notre cas d’étude concerne principalement le piézomètre à tube
ouvert. Il s’agit d’un forage non exploité qui permet la mesure du niveau de l’eau souterraine
en un point donné de la nappe.

Il s’agit d’un dispositif servant à mesurer la hauteur piézométrique en un point donné d’un
système aquifère, qui indique la pression en ce point, en permettant l’observation ou
l’enregistrement d’un niveau d’eau libre ou d’une pression. La pose d'un piézomètre ouvert
permet la détermination du niveau d'eau dans un tube ouvert placé dans un horizon dont la
perméabilité globale estimée est supérieure à 10-7 m/s.

Le mode de mise en oeuvre d'un piézomètre est relativement simple à réaliser ; le coût principal
est celui engendré par le forage réalisable avec des matériels de forage géotechnique usuels. Le
coût de réalisation du piézomètre peut être optimisé en posant le piézométre dans un forage
utilisé pour d'autres usages (paramètres de forage, essais pressiométriques).

Les matériels et matériaux nécessaires à la réalisation du piézomètre (tube lisse, tube crépiné,
gravillons calibrés ou gaine géotextile pour le filtre, argile expansive pour le bouchon étanche)
sont disponibles en standard chez les fournisseurs de matériel géotechnique.

59
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

Résultats de l’instrumentation pour le modèle étudié

L’instrumentation par 3 boules de tassements disposées de manière latérale sous-remblai


comme le montre le schéma (figure 41), a permis de noter les tassements du point étudié (PR :
228+850) avant et après mise en place du remblai puis après l’excavation de la surcharge de
préchargement supplémentaire.

Figure 41 : disposition des boules de tassements

Les résultats ont été notés pour 40 dates différentes d’étalant entre le 13/06/2013 et le
22/10/2015.

Le graphe (figure 43) résume les résultats de déplacements d’après chacune des 3 boules de
tassements pour différentes dates, ainsi que les hauteurs de remblai respectives. Les détails des
valeurs de tassements et de hauteur de remblai sont représentés dans l’ANNEXE 6.

60
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

Date de mesure
13/06/2013

25/09/2014
16/09/2013
23/09/2013
18/04/2014
13/05/2014
20/05/2014
27/05/2014
05/06/2014
11/06/2014
18/06/2014
25/06/2014
04/07/2014
10/07/2014
18/07/2014
24/07/2014
31/07/2014
06/08/2014
12/08/2014
18/08/2014
26/08/2014
01/09/2014
11/09/2014
18/09/2014

03/10/2014
09/10/2014
27/10/2014
12/11/2014
02/12/2014
18/12/2014
06/01/2015
21/01/2015
05/02/2015
20/02/2015
11/03/2015
25/03/2015
16/04/2015
18/05/2015
19/06/2015
25/07/2015
22/10/2015
5 12

-5 10

-10

Hauteur de remblai
8
-15
Tassements

-20
6
-25

-30
4
-35

-40 2
-45

-50 0

Boule 1 Boule 2 Boule 3 Remblai

Figure 43 : Résultats des mesures par boules de tassements

Interprétation des résultats :

Tassement

Les tassements mesurés sont clairement faibles par rapport au tassement prévu, en effet la boule
de tassement n°3, qui représente les plus grands tassements, ceux-ci arrivent à moins de 45cm.

Temps de consolidation

Vu que l’exécution du remblai a été faite en continu chaque jour, la date de début de
consolidation est considérée correspondante à celle de l’achèvement du remblai, soit le
12/08/2014. D’après le graphe ci-dessus (et le tableau de l’ANNEXE 6), on remarque qu’après
la date du 06/01/2014, les tassements des 3 boules de tassements commencent à se stabiliser,
c’est la fin des tassements primaires.

La durée de consolidation globale est donc d’environ 3 mois.

61
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

II. CALCUL SELON LES PARAMETRES REELS

Données réelles

Pour que la comparaison entre les calculs et les mesures de l’instrumentation soit objective, les
calculs de tassements seront refaits en prenant en considération quelques rectifications ayant eu
lieu lors de l’exécution, notamment sur la hauteur de remblai définitive et celle du remblai de
préchargement provisoire, et également concernant le niveau réel de la nappe lors de la mise en
place du remblai.

Hauteur remblai

Dans le cas réel, des rectifications peuvent être faites sur la hauteur de remblai et celle du
préchargement étudiées auparavant, et ceci suites à des adaptations de chantier.

Le traitement par drains et préchargement, quant à lui, reste le même (maillage de 1.5x1.5m
avec une durée d’attente de 10mois).

Comme remarqué sur la courbe des tassements mesurés sur le modèle PR : 228+850 ainsi que
sur l’ANNEXE 6, la hauteur de remblai de préchargement provisoire réelle est de 9.8m puis la
hauteur finale de remblai est de 4.5m, au lieu d’une hauteur de 5.14m puis une hauteur de
préchargement de 6.5m, soit une hauteur globale de 11.64m (figure 44).

Figure 44 : Données réelles de hauteur de remblai

62
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

Niveau de la nappe

On rappelle que les calculs ont été faits pour le cas du niveau de la nappe le plus défavorable,
soit le niveau TN (terrain naturel).

En réalité, le niveau de la nappe a été mesuré à l’aide des piézomètres pour différentes zones,
pour ce qui est du modèle étudié, le niveau de la nappe est de 4,19m par rapport au NGM,
soit 1,25m par rapport au TN, étant donné que la hauteur du TN dans la zone étudiée est de
5,44m (figure 45)

Figure 45: Niveau réel de la nappe au moment de l’exécution du remblai

Recalcul des tassements

Les tassements sont calculés tout d’abord par rapport au remblai provisoire de 9.8m, puis par
rapport au remblai permanent de 4.5m, dans les deux cas le niveau de la nappe est pris de
profondeur 1.25m en modifiant le poids volumique de cette hauteur supérieure de l’argile
surconsolidée par le poids volumique sec : 𝛾𝑠𝑒𝑐 = 17𝑘𝑁/𝑚3 au lieu du poids volumique
déjaugé.

Les calculs selon ces conditions réelles suivant la même méthode de calcul donnent :

- Par rapport à 9.8m : Tassements prévus de 𝑯𝟏 = 𝟏𝟎𝟐. 𝟖𝟏


- Par rapport à 4.5m : Tassements prévus de 𝑯𝟐 = 𝟔𝟔. 𝟑𝟏𝒄𝒎

63
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

Temps de consolidation

Pour retrouver le temps de consolidation théorique avec un préchargement total de 9.8m,


l’objectif est d’arriver au degré de consolidation suivant :

𝐻2 66.31
𝑈𝑡 = = × 100 = 64.5%
𝐻1 102.81

Et ceci tout en gardant le maillage de drains verticaux de 1.5m.

Remarque : Vu que le niveau de la nappe arrive à 1.25m du terrain naturel, une partie de la
couche supérieure (argile surconsolidée) n’est pas saturée. Par conséquent on considérera que
dans cette partie le tassement est instantané.

(∑𝑖 ℎ𝑖 )2
La vitesse de tassement équivalente devient (selon la formule ABSI): 𝐶𝑣𝑒𝑞 = ℎ𝑖
2
(∑𝑖 )
𝐶𝑣
√ 𝑖

132
𝐶𝑣 𝑒𝑞 = = 1,56 × 10−8 𝑚2 /𝑠
2 − 1.25 3 5 3
( + + + )²
4.3 × 10−8 4.3 × 10−8 8.2 × 10−9 2.1 × 10−8

Tout calcul fait en prenant en compte la nouvelle vitesse de consolidation verticale et les
nouveaux tassements le temps nécessaire pour arriver à un degré de consolidation total de
65.83% est de 9 mois (au lieu de 10mois).

Maillage carré 1,5x1,5 avec


préchargement de 5.3m
t (mois) Uv Ur Ut (%) W (t) = W x Ut
0 0,000 0 0 0
1 0,036 0,10 13,23 13,60
2 0,051 0,19 23,16 23,81
3 0,063 0,27 31,73 32,62
4 0,072 0,35 39,24 40,34
5 0,081 0,41 45,86 47,15
6 0,089 0,47 51,73 53,18
7 0,096 0,53 56,93 58,53
8 0,102 0,57 61,56 63,29
9 0,108 0,62 65,67 67,52
Tableau 12 : Temps de consolidation estimé pour les conditions réelles

64
CHAPITRE 4 : Analyse des mesures de tassements par instrumentation

Comparaison

Le calcul étant refait par les paramètres réels, on peut désormais comparer les calculs théoriques
au résultats des mesures par instrumentation. Le graphe suivant montre clairement qu’en réalité,
les tassements déduits par la boule de tassement n°3, étant celle positionnée sur l’axe, sont
moins importants que les résultats de calcul, et que la consolidation a commencé environ 6 mois
avant la date prévue par les calculs :

80

70

60
Valeurs de tassements

50

40

30

20

10

Estimation de tassement Mesures réels

Figure 46 : comparaison entre les tassements théoriques et les tassements mesurés

En résumé voici les données déduites :

Calculs Rapport de
Mesures
théoriques surestimation
Tassements 67.52 cm 44 cm 1.51
Temps de consolidation 9 mois 3 mois 3

Tableau 13:Comparaison entre les calculs téoriques et les résultats de mesures

On remarque en effet que les calculs théoriques sont nettement pessimistes par rapport aux
mesures, même si les calculs ont été refaits par les mêmes données du chantier, chose qui
confirme la problématique de l’étude. Par conséquent, d’autres corrélations seront proposées
dans le chapitre suivant, et le calcul sera refait afin d’affirmer ces corrélations.

65
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations
pour optimiser les résultats
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

INTRODUCTION

Les mesures de tassement effectuées lors des travaux (amplitudes et durées de consolidation)
montrent très souvent que les évaluations théoriques à partir des essais œdométriques sont
nettement pessimistes. C’est également le cas pour les sols compressibles au niveau de la ligne
à grande vitesse sur la zone Gharifa, comme affirmé dans le chapitre précédent.

Ce chapitre vise à chercher de nouvelles corrélations sur quelques paramètres de calcul, en


guise d’optimiser les résultats en se rapprochant des résultats de l’instrumentation tout en
gardant un certain facteur de sécurité. Les corrélations qui seront proposées sont des résultats
d’une étude itérative dont la méthodologie sera détaillée, et se basent également sur le retour
d’expérience de nombreux ouvrages sur sols compressibles (voir bibliographie).

On effectuera également le calcul selon ces corrélations pour le cas étudié, afin de proposer une
autre méthode de traitement du sol compressible pour le même temps attendu par le chantier.

La dernière partie du chapitre présentera une étude technico-économique, comparant entre


l’impact des deux méthodes de calcul, en termes de tassements estimés et également en terme
de coût de traitement.

I. RECALAGE DES PARAMETRES DE CALCULS

Incertitudes de calcul

Contrainte de préconsolidation 𝞂’p

On rappelle la relation utilisée pour le calcul des tassements :

Pour le cas sous-consolidé 𝜎𝑣′0 + ∆𝜎 < 𝜎𝑝′

𝐶𝑠 𝜎𝑣′ + ∆𝜎
𝑠𝑐 = [ × ℎ × 𝑙𝑜𝑔 0 ′ ]
1 + 𝑒0 𝜎𝑣0

66
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Pour le cas sur-consolidé 𝜎𝑣′0 + ∆𝜎 ≥ 𝜎𝑝′

𝐶𝑐 𝜎𝑣′ + ∆𝜎 𝜎𝑝′
𝑠𝑐 = [ × ℎ × 𝑙𝑜𝑔 0 ′ ] + [𝐶𝑠 × ℎ × 𝑙𝑜𝑔 ′ ]
1 + 𝑒0 𝜎𝑝 𝜎𝑣0

Le calcul des amplitudes de tassements dépend de plusieurs paramètres et notamment de la


contrainte de préconsolidation (𝞂’p) qui a une influence majeure mais dont la détermination
traditionnelle, à l’aide d’essais œdométriques, présente une incertitude importante. Celle-ci
s’explique notamment par la difficulté de prélever des échantillons intacts représentatifs de
l’état in-situ du matériau (Bat et Blivet, 2000), ainsi que la difficulté de déterminer une
contrainte à partir de la courbe de l’essai oedométrique.

Figure 47 : Incertitude de la contrainte de préconsolidation

Comme le montre le graphe (figure 47) une légère différence du traçage des tangentes peut
entrainer une large différence sur la contrainte de préconsolidation, bien que la différence sur
les coefficients Cc et Cs soit limitée.

Les autres paramètres, en contrepartie, notamment 𝜎𝑣′0 𝑒𝑡 ∆𝜎, sont plus représentatifs du milieu,
ils ne dépendent que des poids volumiques qui sont en général bien maitrisés.

67
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Vitesse de tassement Cv

L’estimation des vitesses de tassement au moyen de la théorie de la consolidation se heurte


également à plusieurs difficultés pratiques :

 Définition de la valeur représentative de Cv (problème statistique quand plusieurs


valeurs de Cv sont disponibles) ;

 Effet de la non-saturation et du coefficient B de Skempton (Tavenas & Leroueil, 1980,


Boutonnier, 2009) ;

 Anisotropie de perméabilité et fissuration dans le sol.

Les obstacles à une bonne estimation des temps de consolidation sont donc aussi bien de nature
théorique (choix d’une valeur de Cv représentative) que pratique (méthodologie des essais).

Proposition de corrections

Méthodologie de proposition de corrections

Afin de rapprocher les estimations théoriques aux résultats mesurés réellement, on va tout
d’abord procéder à la modification de la contrainte de préconsolidation afin de se rapprocher
des tassements mesurés, puis vérifier si le temps de consolidation donne également des valeurs
proches de la réalité, si c’est le cas, on gardera uniquement la correction proposée par rapport
à la contrainte de préconsolidation, sinon on modifiera également la vitesse de consolidation
Cv.

La correction proposée pour la contrainte de préconsolidation se base sur le constat que la valeur
de la cohésion non drainée Cu est généralement bien maîtrisée grâce aux essais mécaniques
in situ (scissomètre principalement) qui s’affranchissent notamment des problèmes de
prélèvement. Ce paramètre fournit donc un bon indicateur de l’état du matériau in-situ, qu’il est
possible de relier à la contrainte de préconsolidation par un coefficient qui approchera les
résultats théoriques aux mesures réels.

𝑪𝒖
La correction proposée (Magnan) est la suivante 𝝈′𝒑 = tel que 𝛼 = 0.3
𝞪

68
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Nous allons procéder par itération en prenant comme point de départ le coefficient 𝛼 = 0.3

Le schéma suivant récapitule la méthode suivie pour la recherche de corrections approchant


mieux les résultats réels :

Figure 48 : Méthodologie de proposition de correction

69
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

o Correction de 𝝈′𝒑 :

𝑪𝒖
En premier lieu, la correction 𝝈′𝒑 = 𝟎.𝟑 a donné un tassement prévu de 56.46cm, puis les

itérations effectuées sur le coefficient α ont permis de mieux d’approcher des mesures avec une
𝑪𝒖
correction de 𝝈′𝒑 = 𝟎.𝟐𝟒 , qui a donné des résultats de tassement assez proches des mesures, soit

un tassement 45,49cm

Le tableau suivant compare les valeurs de contrainte de préconsolidation corrigées à celles


données par l’essai odeométrique, sur laquelle ont été basé les calculs d’estimation des
tassements.

𝝈’𝒑 données par


𝑪𝒖
Formation Cu (kPa) 𝝈’𝒑 = 𝟎.𝟐𝟒 (kPa) l’essai oedométrique
(kPa)
Argile surconsolidée 96 400 195
Argile légèrement 195
72 300
consistante
Vase 26 108,33 75
Argile limoneuse 200
66 275
beige
Tableau 14: Recalage de la contrainte de préconsolidation:

o Vérification du temps de consolidation :

En vérifiant le temps de consolidation pour la contrainte de préconsolidation modifiée, tout en


gardant le même traitement par drains verticaux et préchargement, on trouve un temps de
consolidation de 7mois, comme le montre le tableau suivant :

t (mois) Uv Ur Ut (%) W (t) = W x Ut


0 0,035 0 0 0
1 0,049 0,10 13,23 10,53
2 0,060 0,19 23,16 18,43
3 0,069 0,27 31,73 25,25
4 0,078 0,35 39,24 31,22
5 0,085 0,41 45,86 36,49
6 0,092 0,47 51,73 41,15
7 0,098 0,53 56,93 45,29
Tableau 15 : Durée de consolidation avec la contrainte de préconsolidation modifiée

70
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Bien que cette durée soit réduite par rapport à la durée estimée précédemment (9mois), celle-ci
ne se rapproche toujours pas de la durée de consolidation réelle (3mois). Par conséquent, on va
proposer un recalage concernant le temps de consolidation.

Recalage du coefficient de consolidation

L’approche retenue pour les durées de consolidation se base sur le retour d’expérience de nombreux
ouvrages sur sols compressibles et propose les relations empiriques suivantes :

𝐶𝑣 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈 = 10 × 𝐶𝑣 𝐿𝐴𝐵𝑂

Et : 𝐶𝑟 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈 = 𝐶𝑣 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈

 Vitesse de consolidation verticale :

Formation H 𝐶𝑣 𝐿𝐴𝐵𝑂 𝐶𝑣 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈 = 10 × 𝐶𝑣 𝐿𝐴𝐵𝑂


Argile
2 4,3.10-8 4,3.10-7
surconsolidée
Argile
légèrement 3 4,3.10-8 4,3.10-7
consistante
Vase 5 8,2.10-9 8,2.10-8
Argile
3 2,1.10-8 2,1.10-7
limoneuse beige
Argile pélitique 3 1,2.10-7 1,2.10-6

Tableau 16 : Recalage sur le temps de consolidation

Calcul de la vitesse de consolidation verticale équivalente (pour les couches de sols fins):

(∑𝑖 ℎ𝑖 )2
𝐶𝑣𝑒𝑞 = 2 = 1.68 × 10−7 𝑚2 /𝑠
ℎ𝑖
(∑𝑖 )
√𝐶𝑣𝑖

 Vitesse de consolidation radiale :

𝐶𝑟 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈 = 𝐶𝑣 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈

71
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

A noter qu’il s’agit de la vitesse de consolidation la plus faible (dans le cas multicouches), soit
celle de la couche de vase.

Donc : 𝐶𝑟 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈 = 8.2 × 10−8 𝑚2 /𝑠

En gardant le même maillage des drains verticaux ainsi que le même préchargement provisoire
de 9.8m, on obtient un temps de consolidation de 3mois, pour arriver à un tassement de
44.25cm.

Maillage carré 1,5x1,5 avec


préchargement total de 9.8m
W (t) = W
t (mois) Uv Ur Ut (%)
x U (Tv, t)
0 0 0 0 0
1 0,114 0,19 28,43 21,81
2 0,162 0,35 45,26 34,72
3 0,198 0,47 57,68 44,25

Tableau 17 : Résultat pour le même traitement après recalage

Conclusion
Cette partie a permis de proposer les corrections suivantes :
- Contrainte de préconsolidation : correction basée sur la formule de Magnan, modifiée
après quelques itérations pour mieux approcher les résultats de mesures.

𝐶𝑢
𝜎𝑝′ =
0.24

- Vitesses de tassement : Correction basée sur le retour d’expérience de plusieurs


ouvrages (Article de JNGG2014).

𝐶𝑣 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈 = 10 × 𝐶𝑣 𝐿𝐴𝐵𝑂

𝐶𝑟 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈 = 𝐶𝑣 𝐼𝑁−𝑆𝐼𝑇𝑈

Dans la partie suivante, on proposera un traitement, adéquat au nouveau calcul, visant à


consolider le terrain en 10 mois (durée qui correspond au maître d’ouvrage). Par la suite, on
comparera entre les coûts de traitement relatifs à chacune des deux méthodes de calcul.

72
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

73
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

II. ETUDE TECHNICO-ECONOMIQUE

Comparaison des tassements et du temps de consolidation en gardant le


même traitement

Le graphe suivant compare les tassements calculés par la méthode classique, avec ceux calculés
après recalage et ceux mesurés, en gardant le même traitement par drains verticaux avec
maillage de 1.5x1.5m avec préchargement total de 9.8m

80

70

60
Valeurs de tassements

50

40

30

20

10

Première estimation des tassements


Mesures réels
Réestimation des tassements par nouvelles corrélations proposées

Figure 49 : Etude comparative des tassements

Les calculs à l’aide des corrections proposées sont clairement plus représentatifs des valeurs
réelles que les calculs par la méthode classique. Cette nouvelle estimation de tassement fera
également gagner en terme de temps, en effet, au lieu d’attendre une durée de 9 mois pour
atteindre un tassement de plus de 67.52cm, il ne faudra attendre que 3 mois (par le même
traitement proposé auparavant).

74
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Comparaison du coût de traitement

Proposition d’un traitement adapté

A l’aide des corrections proposées, d’autres propositions de traitement peuvent être adoptées,
tout en gardant les délais de 10 mois ayant convenu au maître d’ouvrage, on peut notamment
opter pour un traitement par drains verticaux de maillage 1.9 (au lieu de 1.5) et un
préchargement de 2m (au lieu de 6.5m).

Remarque : Les calculs ont été refaits par les mêmes données disponibles lors de la phase APD
(avant-projet détaillé) notamment pour le remblai de hauteur 5.14m, afin comparer les
différentes méthodes de traitement de manière objective.

Le calcul par cette hauteur de remblai, selon les nouvelles corrélations proposées, donne une
valeur de tassements de 49.86cm. Puis à l’ajout d’un préchargement de 2m, on obtient un
tassement de 62.3cm.

Le tableau suivant représente les résultats de tassement pour chaque mois, dans ce cas de
chargement, après utilisation de drains verticaux de maillage carré 1.9m. On atteint le tassement
de 50.60cm (pour approcher le tassement objectif 49.86cm) après 10mois de préchargement.

Maillage carré 1,9x1,9 avec


préchargement de 2m
W (t) = W x
t (mois) Uv Ur Ut (%)
U (Tv, t)
0 0 0 0 0
1 0,114 0,12 21,64 13,48
2 0,162 0,22 34,37 21,41
3 0,198 0,31 44,45 27,69
4 0,229 0,39 52,73 32,85
5 0,255 0,46 59,64 37,15
6 0,280 0,52 65,46 40,78
7 0,302 0,58 70,39 43,85
8 0,323 0,62 74,59 46,47
9 0,343 0,67 78,17 48,70
10 0,361 0,71 81,23 50,60
Tableau 18: proposition de traitement après recalage

75
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Apport économique en changeant la méthode de traitement

Dans cette partie, nous allons évaluer le coût des différentes solutions de traitement : Celle
adoptée (résultat du calcul par la méthode en vigueur) et celle proposée avec les nouvelles
corrélations.

o Données de dimensions

- La zone du modèle géotechnique d’étude s’étale entre PR : 228 + 600 et PR : 228 + 900,
la longueur globale de cette zone est donnée de 209,89m.
- La largeur de la zone est la largeur de la base de remblai 2𝑏 = 34.56𝑚
- La surface totale de la zone à traiter est donc : 7253,8𝑚2

o Données sur les coûts

Le traitement par drains verticaux et préchargement inclue les coûts suivants :

- Drains verticaux dont le prix est calculé par mètres linéaires et qui varie entre 15 et
30DH par mètre linéaire ;
- Géotextile dont le prix est de 10DH par mètre carré ;
- Couche drainante dont le prix varie entre 200 et 220DH par mètre carré ;
- Le remblai dont le prix varie entre 10 et 12DH par mètre cube (avec le prix de
déplacement inclus)
- Le déblai (du préchargement) dont le coût varie entre 16 et 18DHpar mètre cube.

Pour l’estimation des coûts, on prendre en compte les prix moyens de chaque élément.

o Quantités

- Pour calculer la quantité de drains verticaux, on devrait d’abord calculer le nombre des
localisations de drains comme suit :

34.56 209.89
𝑁 = 𝐸( + 1) × 𝐸 ( + 1)
𝑚 𝑚

Tel que m : longueur de la maille carrée des drains (voir figure)

76
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Figure 50 : Illustration des positions de drains

Ensuite, on trouve la quantité à multiplier par le prix par mètre linéaire :

𝑄𝑑𝑟𝑎𝑖𝑛𝑠 = 𝑁 × 13 tel que 13 correspond à la profondeur des drains à appliquer (13m)

- Les autres quantités dépendent tout simplement de la surface de la zone et du volume


pour le cas du préchargement et déchargement

Les résultats obtenus pour le cas du traitement adopté : des drains de maillage carré 1.5m et
préchargement supplémentaire de 6.5m sont représentés sur le tableau suivant :

Prix total
Désignation Unité Prix unitaire Quantité
(DH)
Drains verticaux mL 22,5 4 4031 990 697,5
Géotextile m² 10 7 253,7984 72 537,98
Couche drainante m² 210 7 253,7984 1 523 297,66
Chargement m3 11 84 434,2134 928 776,35
Déchargement m3 17 47 149,6896 801 544,72
Total 4 316 854,22

Tableau 19 : Coût du traitement adopté

Le coût total correspondant au traitement par drains verticaux de maillage carré 1.5x1.5m, et
chargement par un remblai de 11.64m puis déchargement du remblai provisoire de 6.5m, donne
un montant de 4.3MDH.

77
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Les résultats obtenus pour le cas du traitement proposé à l’aide des nouvelles corrélations : des
drains de maillage carré 1.9m et préchargement supplémentaire de 2m sont :

Prix total
Désignation Unité Prix unitaire Quantité
(DH)
Drains verticaux mL 1436 27 807 625 657,5

Géotextile m² 5184 7 253,79 72 537,98

Couche drainante m² 5184 7 253,79 1 523 297,66

Chargement m3 37013,76 84 434,21 569 713,32

Déchargement m3 10368 30 508,62 246 629,14


Total 3 037 835,62
Tableau 20 : Coût du traitement proposé après recalage

Le coût total correspondant au traitement par drains verticaux de maillage carré 1.9x1.9m, et
chargement par un remblai de 7.14m puis déchargement du remblai provisoire de 2m, donne
un montant de 3MDH.

o Comparaison
Le tableau suivant estime le profit en DH et en pourcentage que pourra faire gagner la méthode
proposée.

Désignation Marge de gain en DH Taux d’évolution en %

Drains verticaux 365 040 58%


Géotextile 0 0%
Couche drainante 0 0%
Chargement 359 063,0208 63%
Déchargement 554 915,5776 110%
Total 1 279 018,598 33%
Tableau 21 : Apport financier

78
CHAPITRE 5 : Proposition de corrélations pour optimiser les résultats

Conclusion

On a conclu dan que l’apport financier qui peut être apporté, en adoptant une solution de
traitement adéquate aux résultats donnés par les nouvelles corrélations proposées représente un
pourcentage très important de 33%. Dans le cas où on garde le même traitement, on pourra
avoir une meilleure estimation du temps de consolidation, dans ce cas-là on gagnera en terme
de temps une durée de 6mois.

On voit tout de suite que le fait de bien approcher les résultats réels lors des calculs d’estimation
des tassements a un effet considérable sur le coût dépensé et également sur le temps attendu.

Le schéma (figure 51) récapitule l’intégralité des calculs réalisés ainsi que les conclusions
déduites.

Figure 51: Schéma récapitulatif des résultats obtenus par le calcul

79
CONCLUSION GÉNÉRALE

Le cas de la zone Gharifa traité par ce projet de fin d’étude, a permis d’affirmer que les
méthodes d’estimation des tassements ainsi que le temps de consolidation, utilisées
actuellement, donnent des résultats très surestimés. Une meilleure estimation plus approchée
de ces deux paramètres à l’aide des corrélations proposées sur la contrainte de préconsolidation
et la vitesse de tassement, permettront de minimiser considérablement le coût de traitement et
le temps d’attente de la considération.

Certes, le projet LGV, étant un projet très sensible vu ses nombreuses exigences sécuritaires, il
nécessite que terrain soit bien préparé avant la réception de l’ouvrage. Par conséquent, la
corrélation qui concerne la vitesse de tassement étant déjà vérifiée par plusieurs études
empiriques, on recommande de vérifier également la corrélation proposée de la contrainte de
𝐶𝑢
préconsolidation 𝜎𝑝′ = 0.24 par d’autres études comme celle-ci.

Ce projet de fin d’étude a non seulement permis d’arriver à ces conclusions intéressantes, mais
m’a permis également, du point de vue personnel, de compléter ma formation d’ingénieur en
Génie Civil, et de maîtriser l’intégralité des étapes de réalisation d’une étude géotechnique en
général, et celles de l’étude des sols compressibles en particulier.

80
BIBLIOGRAPHIE

Etude des remblais sur sols compressibles : Recommandations des laboratoires des ponts et
chaussées - PRÉFACE DE G. DREYFUS Directeur des routes et de la circulation routière.

Fondation et ouvrage en terre - PHILIPONNAT.

Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-


10 juillet 2014 - Pierre COSTE, Rémi DELUZARCHE, Luc BOUTONNIER, Nathalie
HANSEN, Patrice CHARDARD.

Plaxis Version 8 Material Models Manual.

Le premier train à grande vitesse d’Afrique sur les rails! – Lesconomiste édition du 14/11/2018.

XII
ANNEXES

XIII
ANNEXE 1 : Tracé et plan d’implantation des sondages de la LGV sur la
zone Gharifa

Le plan fournit dans cette annexe (page suivante) représente le tracé de la ligne à grande vitesse
sur la zone Gharifa, ainsi que l’implantation des différents sondages réalisés sur ce tronçon.

Le projet de fin d’étude concerne la zone de remblai (en vert), comprise entre les points repères
PR : 228+500 et PR 229+397.

Le modèle géotechnique sur lequel se base l’étude, quant à lui, et compris entre les points
repères PR : 228+600 et PR : 228 + 900.

XIV
ANNEXE 2 : Ligne rouge du projet (zone Gharifa)

Le plan fournit sur la page suivante représente la ligne rouge du projet, qui représente les
différentes côtes prévues pour le projet par rapport au terrain naturel.

XVI
ANNEXE 3 : Extrait des sondages réalisés

41 sondages ont été réalisés sur la zone d’étude. Les résultats des sondages présentés sur cette
annexe sont un extrait des sondages à pénétration statique et un extrait des sondages carottés.

XVIII
Sondage carotté / APD2-4-SC-Rharifa-C0

Client :ONCF Date Début : 21/04/2011 Niveau de la nappe :


Projet:L.G.V Kenitra-Tanger/Tronçon Nord Date fin : 28/04/2011 Niveau d'eau : 6.0m
Dossier N°: 08 601 147 161 Sondeuse : Silea 45/5 X : 446 502.00
Chef du projet : M. ELBALGHITI Sondeur : M. SEFFAH Y : 541 542.01
Resp travaux : M. HADJAM Levé par : M. HASSAL Z : 5.19
Profondeur en mètres.

légendes

Nbre de coups (SPT)


Prélèv. intacte L.I=Limite inférieure

Epaiseur couches
131mm EP=Epaisseur
GRAPHIQUE

116mm Pass=passes *Ø forage:


Graph Graph
101mm Paraf=Ech. paraffiné Graphique *Paraf/Mazier/CPM:
L.I Pass Val. Rec Val. RQD (SPT)
(m) (m) Rec en % RQD en % Valeur N=N1+N2
DESCRIPTION (%) 0 50100 (%) 0 50100N0/N1/N2 10 50

0
Haut: Argile verdâtre à trace de
racines. 1.0 100 0
1 Bas: Argile légèrement consistante. 1.0 1.00
Haut:Argile légèrement consistante. 1.0 100 0
Bas: Argile verdâtre molle. 2.0
2 2.00
90 0
3 Argile brunâtre molle. 2.0 3.00
100 0
4 4.0 4.00
Argile légèrement consistante. 1.0 90 0
5 5.0 5.00
Haut: Vase noirâtre molle.
Bas: Vase grise noirâtre molle. 1.0 65 0
6 6.0 6.00
Vase grise noirâtre molle . 1.0 46 0 0.0-13.0 MAZ
7 7.0 7.00
Haut: Vase molle de couleur grise
noirâtre. 1.0 100 0
8 Bas: Sable grossier à matrice 8.0 8.00
limoneuse. 1.0 35 0
Haut: Sable grossier à matrice 9.0
9 9.00
limoneuse.
Bas: Vase sableuse grossier très 1.0 70 0
10 molle, noirâtre. 10.0 10.00
Haut: Vase sableuse grossier très 1.0 30 0
molle, noirâtre. 11.0
11 Bas: Mélange de vase et de sable 11.00
grossier et de silte, très molle. 1.0 50 0
12 Haut: Mélange de vase et de sable 12.0 12.00
grossier et de silte, très molle. 1.0 35 0
Bas: Marne argileuse molle beige.
13 13.0 13.00
Marne argileuse molle beige.
Haut: Marne argileuse molle beige. 100 0
14 Bas: Mélange de silte ; de marne et
d'alluvions de taille moyenne. 14.50
15 4.0
100 0
Alluvion grossière (taille cm à dm) à
matrice sablo-limoneuse
16 limono-sableuse entre [16.0-16.35]) 16.00
100 0
17 17.0 17.00
Argile marneuse verdâtre. 1.0 100 0
18.0 17.65-17.95 p
18 18.00

93 0
19 Pélite altérée, tendre de couleur 2.0
grise verdâtre. 19-19.5 p
19.50
100 60
20 20.0 20.00
Voir suite du sondage sur page 2/2.
Sondage carotté / APD2-4-SC-Rharifa-C0

Client :ONCF Date Début : 21/04/2011 Niveau de la nappe :


Projet:L.G.V Kenitra-Tanger/Tronçon Nord Date fin : 28/04/2011 Niveau d'eau : 6.0m
Dossier N°: 08 601 147 161 Sondeuse : Silea 45/5 X : 446 502.00
Chef du projet : M. ELBALGHITI Sondeur : M. SEFFAH Y : 541 542.01
Resp travaux : M. HADJAM Levé par : M. HASSAL Z : 5.19
Profondeur en mètres.

légendes

Nbre de coups (SPT)


Prélèv. intacte L.I=Limite inférieure

Epaiseur couches
131mm EP=Epaisseur
GRAPHIQUE

116mm Pass=passes *Ø forage:


Graph Graph
101mm Paraf=Ech. paraffiné Graphique *Paraf/Mazier/CPM:
L.I Pass Val. Rec Val. RQD (SPT)
(m) (m) Rec en % RQD en % Valeur N=N1+N2
DESCRIPTION (%) 0 50100 (%) 0 50100N0/N1/N2 10 50

20 20.0
Pélite altérée, tendre de couleur 0.65 20.5 100 60 20.1-20.5 p
grise verdâtre. 20.65
21 100 10
21.5
22
100 50

23 22.9
23.75-23.1 p
100 33
24
24.4

25
100 41 25.2-25.4 p
Pélite grise, massive légèrement
10.05
26 tectonisée, devenant fracturée vers 26.0
la base.
100 53
27 26.8-27.1 p
27.5
28
100 40
28.5-28.9 p
29 29.0

100 0
30
30.7 30.5
31
100 10
Alternance de pélite massive et de 31.7-31.85 p
32 pélite schistosée, la schitosité et
32.0
32-32.45 p
devenent plus importante vers la
base. 4.30 100 0
33
A passage de grès entre
[32.60-32.75] ; [32.0-32.05] ; 33.5
34 [33.90-34.05].
100 0

35 35.0 35.0
Fin du sondage à 35.0m.
-Boue de forage: eau+bentonite.
36 -Vitesse d'enfoncement:Irregulière.
-Tubage:113 (0.0-18.0m)
NB: La coupe est à titre indicatif au
37 niveau des colonnes de carottes
gainés: CPM, CPS, Mazier et PVC
38

39

40
Local friction (MPa) ( c)0 0pore pressure (kPa)
o

0.00 0.05 0.10 0.15 0.20 Inclination


10 5 -100 100 200200 300300 400 500 600 700 800 900 1000 900
Tip resistance (MPa) 0 100 400 500 600 700 800
Speed (Cm/s) Friction ratio (%)
0 2 4 6 8 10 12 14 0 2 4 6 5 4 3 2 1 0
0
-1

-2

-3

-4

-5

-6

-7

-8

-9

-10
DEPTH IN METERS TO

-11

-12

-13

-14

-15

-16

-17

-18

-19

-20

-21

-22

-23
-24
OPERATOR :
JOB NR : LGVK-TLOTNORD REFERENCE LEVEL :
OUASSINI
m to
0.0
TEST NR :1 CONE TYPE : Nr. :
DATE : 26/4/2011 TIME : 8:53:0 INCLINOMETER : I-CFXYP20-10 Nr. : 100108
CLIENT : ONCF LAST VALUE INCL : 7.8
DESCRIPTION : CPT REMARK : APD2-4-PS-RHARIFA-C0
Essai de pénétration dynamique Type
B - NF P 94-115
LPEE /CES
Projet : LGV Kenitra-Tanger Essai N° :APD2‐4‐PS‐RHARIFA‐C0   
Zone d'étude : Tronçon NORD Date :  17/05/2011                          
Client : ONCF X:446 503,99 Z:5,19
N du dossier : 08 601 147 161 Y:541 544,00
Chef du projet : M. ELBALGHITI Opérateur : M.  CHAKIR OTHMAN
Observation : Refus à 20.10 m

1 10 100 Résistance en bars 1000

10,20
10,40
10,60
10,80
11,00
11,20
11,40
11,60
11,80
12,00
12,20
12,40
12,60 41
12,80 44
13,00 42
13,20 42
13,40 48
13,60 51
13,80 59
14,00 55
14,20 57
14,40 55
14,60 57
14,80 68
15,00 71
15,20 74
15,40 74
15,60 87
15,80 92
16,00 95
16,20 92
16,40 90
16,60 95
16,80 102
17,00 94
17,20 94
17,40 97
17,60 107
17,80 109
18,00 106
18,20 111
18,40 111
Profondeur en mètres

18,60 118
18,80 123
19,00 124
19,20 127
19,40 136
19,55 148
19,80 157
20,00 175
Essai de pénétration dynamique Type B
- NF P 94-115
LPEE /CES
Projet : LGV Kenitra-Tanger Essai N° :APD2‐4‐PS‐RHARIFA‐C0    
Zone d'étude : Tronçon NORD Date :  17/05/2011                          
Client : ONCF X:446 503,99 Z:5,19
N du dossier : 08 601 147 161 Y:541 544,00
Chef du projet : M. ELBALGHITI Opérateur : M.  CHAKIR OTHMAN
Observation : Refus à 20.10 m

1 10 100 Résistance en bars 1000

20,10 114
20,40
20,60
20,80
21,00
21,20
21,40
21,60
21,80
22,00
22,20
22,40
22,60
22,80
23,00
23,20
23,40
23,60
23,80
24,00
24,20
24,40
24,60
24,80
25,00
25,20
25,40
25,60
25,80
26,00
26,20
26,40
26,60
26,80
27,00
27,20
27,40
27,60
27,80
28,00
28,20
28,40
Profondeur en mètres

28,60
28,80
29,00
29,20
29,40
29,60
29,80
30,00
APD2-4-PS-RHARIFA-C0

Conforme à la norme : NF P 94‐113
Sondages: APD2‐4‐PS‐RHARIFA‐C0
Job descrip CPT
Test # 1
Time 08:53
Date 26‐4‐2011
Job # LGV K‐T LOT NORD
Reference APD2‐4‐PS‐RHARIFA‐C0
Reference  0,0
Predrilled 0,0
Plaats
Sondeer nr X:446503,9945
Dag nr Y:541543,9987
Depth scan10 cm Z:5,1917
Cone  Cone  Cone 
Test  resistance Local  Test  resistance Local  Test  resistance Local 
length[1] [2] friction[3] length[1] [2] friction[3] length[1] [2] friction[3]
m MPa MPa m MPa MPa m MPa MPa
0 0.00 0 3,1 1,73 0,111 6,2 0,86 0,041
0,1 0,58 0,009 3,2 1,65 0,098 6,3 0,79 0,031
0,2 0,73 0,058 3,3 1,9 0,097 6,4 0,75 0,02
0,3 0,9 0,073 3,4 1,99 0,103 6,5 0,74 0,018
0,4 0,95 0,094 3,5 1,91 0,108 6,6 0,72 0,017
0,5 1,0 0,107 3,6 2,0 0,105 6,7 0,72 0,0163
0,6 1,25 0,1083 3,7 2,03 0,101 6,8 0,78 0,017
0,7 1,6 0,126 3,8 1,96 0,11 6,9 0,68 0,02
0,8 1,67 0,174 3,9 1,95 0,111 7,0 0,68 0,016
0,9 1,51 0,188 4,0 1,96 0,109 7,1 0,66 0,014
1,0 1,44 0,181 4,1 1,88 0,107 7,2 0,65 0,0113
1,1 1,53 0,159 4,2 2,03 0,102 7,3 0,62 0,01
1,2 1,58 0,155 4,3 1,83 0,104 7,4 0,64 0,01
1,3 1,65 0,165 4,4 1,74 0,103 7,5 0,64 0,011
1,4 1,69 0,16 4,5 1,61 0,087 7,6 0,84 0,015
1,5 1,78 0,169 4,6 1,62 0,081 7,7 0,6633 0,01
1,6 1,89 0,16 4,7 1,66 0,08 7,8 0,65 0,0093
1,7 2,06 0,168 4,8 1,34 0,08 7,9 0,67 0,01
1,8 2,02 0,174 4,9 1,29 0,061 8,0 0,61 0,01
1,9 2,22 0,199 5,0 1,27 0,055 8,1 0,6 0,007
2,0 2,27 0,201 5,1 1,26 0,053 8,2 0,61 0,007
2,1 2.29 0,198 5,2 1,18 0,05 8,3 0,6 0,0073
2,2 2,44 0,164 5,3 1,14 0,047 8,4 0,6 0,008
2,3 2,3 0,161 5,4 1,11 0,0413 8,5 0,65 0,008
2,4 2,14 0,164 5,5 1,13 0,038 8,6 0,65 0,01
2,5 2,11 0,15 5,6 1.07 0,042 8,7 0,59 0,011
2,6 2,08 0,156 5,7 1,02 0,037 8,8 0,5833 0,006
2,7 1,99 0,165 5,8 1,23 0,037 8,9 0,6 0,003
2,8 1,92 0,145 5,9 1.08 0,036 9,0 0,56 0,004
2,9 1,8 0,135 6,0 0,99 0,0313 9,1 0,54 0,007
3,0 1,78 0,121 6,1 1,19 0,0304 9,2 0,6533 0,0083
APD2-4-PS-RHARIFA-C0

Conforme à la norme : NF P 94‐113
Sondages: APD2‐4‐PS‐RHARIFA‐C0
Job descrip CPT
Test # 1
Time 08:53
Date 26‐4‐2011
Job # LGV K‐T LOT NORD
Reference APD2‐4‐PS‐RHARIFA‐C0
Reference  0,0
Predrilled 0,0
Plaats
Sondeer nr X:446503,9945
Dag nr Y:541543,9987
Depth scan10 cm Z:5,1917
Cone  Cone 
Test  resistance Local  Test  resistance Local 
length[1] [2] friction[3] length[1] [2] friction[3]
m MPa MPa m MPa MPa
9,3 0,84 0,015 12,4 21,46 0,209
9,4 0,95 0,035 12,45 24,77 0,198
9,5 1,05 0,0507
9,6 1,13 0,056
9,7 1,2 0,067
9,8 1,04 0,079
9,9 1,09 0,071
10,0 1,06 0,071
10,1 1,09 0,066
10,2 1,15 0,064
10,3 1,27 0,065
10,4 1,38 0,092
10,5 1,56 0,0963
10,6 2,06 0,093
10,7 2,27 0,143
10,8 2,64 0,145
10,9 2,68 0,157
11,0 2,52 0,149
11,1 2,16 0,137
11,2 1,57 0,117
11,3 2.90 0,1137
11,4 2,61 0,121
11,5 1,46 0,101
11,6 1.24 0,089
11,7 1,31 0,061
11,8 1.45 0,061
11,9 1,5 0,059
12,0 1.91 0,063
12,1 2,08 0,085
12,2 10,7 0,174
12,3 14,84 0,313
Essai de pénétration dynamique
Type B - NF P 94-115
LPEE /CES
FEUILLE Projet : LGV Kenitra-Tanger Essai N° :APD2‐4‐PS‐RHARIFA‐C0                   
D'ESSAIS Zone d'étude : Tronçon NORD Date :  17/05/2011                          
Client : ONCF X:446 503,99 Z:5,19
N du dossier : 08 601 147 161 Y:541 544,00
Chef du projet : M. ELBALGHITI Opérateur : M.  CHAKIR OTHMAN
Observation : Refus à 20.10 m

Nbre Nbre Nbre Nbre Nbre


Profondeur Résistance Profondeur Résistance Profondeur Résistance Profondeur Résistance Profondeur Résistance
de de de de de
cummulée dynamique cummulée dynamique cummulée dynamique cummulée dynamique cummulée dynamique
coups coups coups coups coups

0.20 0 10.20 0 20.10 50 114 30.20 0 40.20 0


0.40 0 10.40 0 20.40 0 30.40 0 40.40 0
0.60 0 10.60 0 20.60 0 30.40 0 40.40 0
0.80 0 10.80 0 20.80 0 30.80 0 40.80 0
1.00 0 11.00 0 21.00 0 31.00 0 41.00 0
1.20 0 11.20 0 21.20 0 31.20 0 41.20 0
1.40 0 11.40 0 21.40 0 31.40 0 41.40 0
1.60 0 11.60 0 21.60 0 31.60 0 41.60 0
1.80 0 11.80 0 21.80 0 31.80 0 41.80 0
2.00 0 12.00 0 22.00 0 32.00 0 42.00 0
2.20 0 12.20 0 22.20 0 32.20 0 42.20 0
2.40 0 12.40 0 22.40 0 32.40 0 42.40 0
2.60 0 12.60 14 41 22.60 0 32.60 0 42.60 0
2.80 0 12.80 15 44 22.80 0 32.80 0 42.80 0
3.00 0 13.00 15 42 23.00 0 33.00 0 43.00 0
3.20 0 13.20 15 42 23.20 0 33.20 0 43.20 0
3.40 0 13.40 17 48 23.40 0 33.40 0 43.40 0
3.60 0 13.60 18 51 23.60 0 33.60 0 43.60 0
3.80 0 13.80 21 59 23.80 0 33.80 0 43.80 0
4.00 0 14.00 20 55 24.00 0 34.00 0 44.00 0
4.20 0 14.20 21 57 24.20 0 34.20 0 44.20 0
4.40 0 14.40 20 55 24.40 0 34.40 0 44.40 0
4.60 0 14.60 21 57 24.60 0 34.60 0 44.60 0
4.80 0 14.80 25 68 24.80 0 34.80 0 44.80 0
5.00 0 15.00 27 71 25.00 0 35.00 0 45.00 0
5.20 0 15.20 28 74 25.20 0 35.20 0 45.20 0
5.40 0 15.40 28 74 25.40 0 35.40 0 45.40 0
5.60 0 15.60 33 87 25.60 0 35.60 0 45.60 0
5.80 0 15.80 35 92 25.80 0 35.80 0 45.80 0
6.00 0 16.00 37 95 26.00 0 36.00 0 46.00 0
6.20 0 16.20 36 92 26.20 0 36.20 0 46.20 0
6.40 0 16.40 35 90 26.40 0 36.40 0 46.40 0
6.60 0 16.60 37 95 26.60 0 36.60 0 46.60 0
6.80 0 16.80 40 102 26.80 0 36.80 0 46.80 0
7.00 0 17.00 38 94 27.00 0 37.00 0 47.00 0
7.20 0 17.20 38 94 27.20 0 37.20 0 47.20 0
7.40 0 17.40 39 97 27.40 0 37.40 0 47.40 0
7.60 0 17.60 43 107 27.60 0 37.60 0 47.60 0
7.80 0 17.80 44 109 27.80 0 37.80 0 47.80 0
8.00 0 18.00 44 106 28.00 0 38.00 0 48.00 0
8.20 0 18.20 46 111 28.20 0 38.20 0 48.20 0
8.40 0 18.40 46 111 28.40 0 38.40 0 48.40 0
8.60 0 18.60 49 118 28.60 0 38.60 0 48.60 0
8.80 0 18.80 51 123 28.80 0 38.80 0 48.80 0
9.00 0 19.00 53 124 29.00 0 39.00 0 49.00 0
9.20 0 19.20 54 127 29.20 0 39.20 0 49.20 0
9.40 0 19.40 58 136 29.40 0 39.40 0 49.40 0
9.60 0 19.55 63 148 29.60 0 39.60 0 49.60 0
9.80 0 19.80 67 157 29.80 0 39.80 0 49.80 0
10.00 0 20.00 77 175 30.00 0 40.00 0 50.00 0

Section pointe (cm2) : 19.60


mouton (kg) 63.30
Enfoncement (m) : 0.20
Paramètres de la machine Masse enclume complet (kg) : 31.85
Hauteur des tiges (m) : 1.00
Hauteur de chute (m) : 0.50
Masse de tige par mètre (kg) : 6.15
ANNEXE 4 : Représentation sur AutoCAD des lithologies déduites

XX
REALISE A L'AIDE D'UN PRODUIT AUTODESK VERSION ETUDIANT

REALISE A L'AIDE D'UN PRODUIT AUTODESK VERSION ETUDIANT


REALISE A L'AIDE D'UN PRODUIT AUTODESK VERSION ETUDIANT

89,11 170,74 99,96 42,5 41,98 18,45 29,97 12,5 18,68 28,94 44,8 13,26 29,93 30,36 52,11 9,95 30,42 29,01 44,15
0,37 1,35 1,28 1,13 1,28 0,86 1,32 1,37 5,47
1,75 1,27 2,35 1,31
1,32

859,31

Sable

3 mètres
Echelle
Marne
Argile légèrement consistante
Argile molle ANNEXE 4 : Représentation des
Limon lithologies déduites à partir des 41
sondages
Vase
Silte
Alluvions
Pélite

REALISE A L'AIDE D'UN PRODUIT AUTODESK VERSION ETUDIANT


ANNEXE 5 : Fiches de calcul des tassements

XXII
ANNEXE 5 : Fiches de calcul des tassements
Calcul des tassements des sols fins par la méthode oedométrique et ceux des sols granulaires par la méthode pressiométrique

Caractéristiques Remblai Pente a (m) b (m) h (m) γR (KN/m3) σR (Kpa)


2/1 7 17,28 5,14 20 102,8

x (m) ξ 0 (x) = x/b ξ 1 (x) = x/a Δσc (Kpa)


0 0 0 30

Δσ remblai
z (m) y'(KN/m3) Epaiss (h) ζ 0 (z) = z/b ζ 1 (z) = z/a S0 (ξ 0 , ζ 0 ) S0 (ξ 1 , ζ 1 ) σ'v0 (Kpa) σ'p (Kpa) e0 Cu Cc Cs ΔH (m) ΔH (cm) Tassement (cm)
(Kpa)
0,5 20 0,5 0,03 0,07 0,98 0,95 132,79 10 195 0,64 96 0,31 0,078 0,03425011 3,43 3,43
Argile 1 20 0,5 0,06 0,14 0,96 0,91 132,75 20 195 0,64 96 0,31 0,078 0,02745666 2,75 6,17
surconsolidée 1,5 20 0,5 0,09 0,21 0,94 0,87 132,65 30 195 0,64 96 0,31 0,078 0,0236172 2,36 8,53
2 20 0,5 0,12 0,29 0,93 0,82 132,45 40 195 0,64 96 0,31 0,078 0,02097644 2,10 10,63
2,5 20 0,5 0,14 0,36 0,91 0,78 132,13 50 130 0,64 72 0,31 0,078 0,01898434 1,90 12,53
3 20 0,5 0,17 0,43 0,89 0,74 131,68 60 130 0,64 72 0,31 0,078 0,01739628 1,74 14,27
Argile
3,5 20 0,5 0,20 0,50 0,87 0,70 131,09 70 130 0,64 72 0,31 0,078 0,01608225 1,61 15,88
légérement
4 20 0,5 0,23 0,57 0,86 0,67 130,36 80 130 0,64 72 0,31 0,078 0,01496522 1,50 17,37
consistante
4,5 20 0,5 0,26 0,64 0,84 0,64 129,49 90 130 0,64 72 0,31 0,078 0,01399601 1,40 18,77
5 20 0,5 0,29 0,71 0,82 0,61 128,48 100 130 0,64 72 0,31 0,078 0,01314154 1,31 20,09
5,5 19 0,5 0,32 0,79 0,80 0,58 127,35 109,5 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04957381 4,96 25,04
6 19 0,5 0,35 0,86 0,79 0,55 126,10 119 75 1,03 26 0,48 0,12 0,049466 4,95 29,99
6,5 19 0,5 0,38 0,93 0,77 0,52 124,75 128,5 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04938954 4,94 34,93
7 19 0,5 0,41 1,00 0,75 0,50 123,32 138 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04933953 4,93 39,86
7,5 19 0,5 0,43 1,07 0,74 0,48 121,80 147,5 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04931268 4,93 44,79
Vase
8 19 0,5 0,46 1,14 0,72 0,46 120,23 157 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04930675 4,93 49,73
8,5 19 0,5 0,49 1,21 0,71 0,44 118,60 166,5 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04932021 4,93 54,66
9 19 0,5 0,52 1,29 0,69 0,42 116,93 176 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04935198 4,94 59,59
9,5 19 0,5 0,55 1,36 0,68 0,40 115,24 185,5 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04940128 4,94 64,53
10 19 0,5 0,58 1,43 0,67 0,39 113,52 195 75 1,03 26 0,48 0,12 0,04946751 4,95 69,48
10,5 20 0,5 0,61 1,50 0,65 0,37 111,78 205 200 0,63 66 0,24 0,075 0,00875572 0,88 70,36
11 20 0,5 0,64 1,57 0,64 0,36 110,04 215 200 0,63 66 0,24 0,075 0,00875664 0,88 71,23
Argile limoneuse 11,5 20 0,5 0,67 1,64 0,63 0,35 108,30 225 200 0,63 66 0,24 0,075 0,0087729 0,88 72,11
beige 12 20 0,5 0,69 1,71 0,61 0,34 106,57 235 200 0,63 66 0,24 0,075 0,00880347 0,88 72,99
12,5 20 0,5 0,72 1,79 0,60 0,32 104,84 245 200 0,63 66 0,24 0,075 0,00884747 0,88 73,87
13 20 0,5 0,75 1,86 0,59 0,31 103,13 255 200 0,63 66 0,24 0,078 0,00909189 0,91 74,78

Δσ remblai Module Tassement


z (m) y'(KN/m3) Epaiss (h) ζ 0 (z) = z/b ζ 1 (z) = z/a S0 (ξ 0 , ζ 0 ) S0 (ξ 1 , ζ 1 )
(Kpa)
α E (Kpa) PI EM EM/Pl
young
ΔH ΔH (cm)
cumulé (cm)

13,5 20 0,5 0,78 1,93 0,58 0,30 78,53 0,5 10000 1,8 10 5,56 20 0,19631358 0,20 74,98
14 20 0,5 0,81 2,00 0,57 0,30 77,23 0,5 10000 1,8 10 5,56 20 0,19307912 0,39 75,37
Alluvions
14,5 20 0,5 0,84 2,07 0,56 0,29 75,96 0,5 10000 1,8 10 5,56 20 0,18988963 0,19 75,56
15 20 0,5 0,87 2,14 0,54 0,28 74,70 0,5 10000 1,8 10 5,56 20 0,18674902 0,38 75,93
15,5 19 0,5 0,90 2,21 0,53 0,27 73,46 0,25 25000 3,7 25 6,76 100 0,03673209 0,04 75,97
Silts coquillers 16 19 0,5 0,93 2,29 0,52 0,26 72,25 0,25 25000 3,7 25 6,76 100 0,03612529 0,07 76,04
16,5 19 0,5 0,95 2,36 0,51 0,26 71,06 0,25 25000 3,7 25 6,76 100 0,03552979 0,04 76,08
17 19 0,5 0,98 2,43 0,51 0,25 69,89 0,25 25000 3,7 25 6,76 100 0,03494588 0,07 76,15
17,5 19 0,5 1,01 2,50 0,50 0,24 68,75 0,67 25300 2,33 25,3 10,86 37,95 0,09057642 0,09 76,24
18 19 0,5 1,04 2,57 0,49 0,24 67,63 0,67 25300 2,33 25,3 10,86 37,95 0,08910024 0,18 76,42
18,5 19 0,5 1,07 2,64 0,48 0,23 66,53 0,67 25300 2,33 25,3 10,86 37,95 0,08765561 0,09 76,51
Argile pélitique
19 19 0,5 1,10 2,71 0,47 0,22 65,46 0,67 25300 2,33 25,3 10,86 37,95 0,08624254 0,17 76,68
19,5 19 0,5 1,13 2,79 0,46 0,22 64,41 0,67 25300 2,33 25,3 10,86 37,95 0,08486092 0,08 76,77
20 19 0,5 1,16 2,86 0,45 0,21 63,38 0,67 25300 2,33 25,3 10,86 37,95 0,08351054 0,17 76,94
Pélite grise Substratum incompressible
ANNEXE 6 : Résultats de mesures de tassements pour LGV - NORD PR
228850 BTS
Date Point 1 Point 2 Point 3 Point 4 Remblai
13/06/2013 0 0 0 0 0
16/09/2013 -10,1 0,9 -1,5 -9,7 0,5
23/09/2013 -9,9 -0,7 -1,2 -9,5 0,5
18/04/2014 -14 0 -0,9 -13,2 0,5
13/05/2014 -13,7 0 -0,7 -13 1,3
20/05/2014 -17,4 -6,4 -1,3 -13,1 1,3
27/05/2014 -17,6 -7,7 -3,4 -13 1,9
05/06/2014 -18,1 -7,5 -4 -13,3 2,7
11/06/2014 -18,4 -7,3 -4,1 -14 3,5
18/06/2014 -17,9 -8,3 -5,5 -13,5 4,2
25/06/2014 -18,4 -9,8 -6,8 -13,9 4,8
04/07/2014 -18,5 -11,6 -8,1 -13,7 5,3
10/07/2014 -18,3 -13,9 -10,5 -14 6,3
18/07/2014 -17,7 -15,4 -12,8 -13,5 7,3
24/07/2014 -18,2 -18,1 -14,9 -13,2 7,3
31/07/2014 -18,2 -21,2 -16,7 -14,4 7,3
06/08/2014 -20,3 -24,3 -18,9 -15,2 8,8
12/08/2014 -25,6 -27,1 -26,7 -15,9 9,8
18/08/2014 -32,8 -29,2 -33,2 -15,5 9,8
26/08/2014 -33,4 -30 -33,9 -15,7 9,8
01/09/2014 -33,7 -31,4 -36,1 -16,5 9,8
11/09/2014 -34,6 -33,4 -37,2 -17,8 9,8
18/09/2014 -36,7 -35 -39,3 -19,5 9,8
25/09/2014 -37,4 -33,9 -39,7 -19,2 9,8
03/10/2014 -36,7 -33,9 -39,2 -19,5 9,8
09/10/2014 -36,9 -34,1 -39,9 -19,2 9,8
27/10/2014 -37,9 -35 -40,9 -19,7 9,8
12/11/2014 -38,1 -35,9 -41,6 -20,2 9,8
02/12/2014 -38,9 -35,7 -41,5 -20,4 9,8
18/12/2014 -39,1 -35,8 -41,3 -20,5 9,8
06/01/2015 -38,9 -35,8 -41,5 -20,3 9,8
21/01/2015 -39 -36 -42 -20,5 9,8
05/02/2015 -39 -35,8 -42,5 -20,5 9,8
20/02/2015 -38,8 -36,2 -42,8 -20,4 9,8
11/03/2015 -39,3 -36,5 -42,8 -20,4 9,8

XXIV
25/03/2015 -39,4 -37 -42,6 -20,8 9,8
16/04/2015 -39,9 -37,6 -43 -21 9,8
18/05/2015 -40,3 -37,9 -43,5 -20,7 9,8
19/06/2015 -40,1 -38,1 -43,8 -20,7 9,8
25/07/2015 -40 -38,2 -44 -20,8 9,8
22/10/2015 -37,5 -36,9 -43,5 -19,9 4,5
Tableau 22 : Mesure des tassements pour le modèle étudié entre le 13/06/2013 et le 22/10/2015

XXV
XXVI

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