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11 Fièvre, poussées de fièvre

à répétition, fièvre
au long cours
♣ Dans « fièvre », il y a le traitement de la fièvre et de sa cause.
♣ Les poussées de fièvre à répétition sont souvent des coïncidences ;
ne pas oublier l’infection urinaire chez le nourrisson.
♣ Devant une fièvre prolongée, penser à la thermopathomimie.

C’est un sujet de grande inquiétude familiale et le motif de bien des appels au


médecin. Quoique ce problème soit habituellement réglé au cours d’une visite
au domicile, il est apparu nécessaire de l’aborder, d’autant que bien des angois-
ses peuvent être prévenues, bien des conseils peuvent être donnés à l’occasion
d’une consultation systématique chez un nourrisson normal.
Les aspects médicaux sont cependant différents selon qu’il s’agit d’une pyrexie
aiguë du nourrisson, de poussées de fièvre à répétition ou d’une fièvre prolon-
gée chez l’enfant plus grand.

Fièvre aiguë du nourrisson


Définition et méthode de mesure
On définit la fièvre comme une élévation de température centrale au-dessus de 38 °C
chez un enfant normalement couvert en l’absence d’activités physiques importantes. On
considère que ce n’est qu’à partir de 38,5 °C qu’il est utile d’entreprendre un traite-
ment. La méthode la plus fiable pour mesurer la température corporelle est le ther-
momètre électronique par voie rectale. On peut aussi utiliser les bandeaux à cristaux
liquides à poser sur le front, qui ont l’avantage d’être pratiques, non douloureux,
mais sont imprécis. Quant aux thermomètres par voie buccale ou axillaire, ils néces-
sitent un temps de prise plus long et ont l’inconvénient d’une sous-estimation fré-
quente. Le thermomètre à infrarouges par voie auriculaire a l’avantage d’une prise
très rapide mais est difficilement utilisable avant l’âge de 6 ou 7 ans.

Pourquoi traiter la fièvre ?


Il faut remettre en cause bien des idées préconçues et répandues sur la fièvre
pour la considérer tout simplement et uniquement comme le témoin de l’activa-
tion de la défense immunitaire de l’enfant. En effet, sa responsabilité dans les
convulsions dites « fébriles », l’hyperthermie maligne et le comportement
« malade » est maintenant battue en brèche grâce à une meilleure connaissance
des conséquences de cette réaction immunitaire. Le syndrome d’hyperthermie
majeure, les convulsions fébriles et le comportement « malade » sont en réalité
liés aux cytokines libérées dans la circulation lors de la réaction de l’organisme à
l’agression qu’il subit. Ils apparaissent donc en même temps que la fièvre mais
n’en sont pas directement dépendants.