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- Talus et surcharges

Les poussées transmises par le sol chargé ne peuvent être calculées par des méthodes simples qu’en supposant être
dans des conditions drainées. C’est par convention que l’on se permet de les mettre en œuvre dans les conditions
non drainées.
Les méthodes de calcul habituellement utilisées pour les charges localisées conduisent à des résultats qui intègrent
une diffusion sur les écrans. On distingue :
• les méthodes globales qui calculent directement les poussées provenant du massif de sol mais aussi des surcharges
(méthode de Culmann) ;
• les méthodes spécifiques qui calculent la poussée due aux surcharges seules. On distingue d’une part les formulations
issues de la théorie de l’élasticité (Boussinesq), et d’autre part les méthodes résultant de la théorie de la plasticité
(Krey et Caquot).
Il n’est pas admis de considérer l’effet d’un talus comme équivalent à l’effet d’une charge verticale, ceci pouvant
conduire dans certains cas à des résultats exagérément optimistes.
6.1 - Théorie de l’élasticité
Directement issue des lois de l’élasticité linéaire, la résolution de Boussinesq s’applique à un milieu supposé élastique,
homogène et isotrope. Elle ne fait intervenir que les données géométriques du problème, ce qui en facilite largement
l’utilisation, notamment dans les logiciels de calculs de stabilité de soutènement, y compris dans le cas de modèles
de sols stratifiés, bien que cela ne soit pas justifié en théorie.
La validité de la  méthode de Boussinesq est ainsi limitée aux terrains de compacité bonne à moyenne dont
le comportement peut être assimilé à celui d’un milieu élastique (indice de densité
D
compris entre 0,4 et 0,8), ce
qui exclut en particulier les remblais lâches ou très compactés. Elle présente également l’inconvénient de ne pas tenir
compte de la déformabilité des structures.
f
L’application des formules de Boussinesq est, en toute rigueur, réservée aux charges isolées, linéiques et peu
étendues, lorsque celles-ci sont éloignées des charges de rupture. Ce modèle est donc particulièrement approprié
pour les justifications des ELS.
6.1.1 - Surcharge appliquée après la_construction de l’écran
Bien que ceci résulte d’une application impropre de la  théorie des images, il est habituel de prendre en compte
l’impossibilité de déplacement d’un écran en doublant la contrainte horizontale de Boussinesq qui lui serait appliquée
s’il était déplaçable. La condition de déplacement nul au sein d’un massif peut en effet s’exprimer en considérant
l’effet d’une charge symétrique à celle examinée par rapport au point considéré, ce qui revient à doubler l’effet de
cette charge, tant horizontalement que verticalement.
6.1.2 - Surcharge appliquée avant la_construction de l’écran
La redistribution des contraintes initiales provoquée par la réalisation de l’écran peut être prise en compte, de façon
forfaitaire, par l’application d’un coefficient multiplicateur égal à
où d représente la distance de la surcharge

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