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CHAPITRE-II : Assemblage par Soudage, brasage et collage

Le soudage est un moyen d'assemblage permanent par fusion d’une partie (le joint) des pièces
assemblées. La soudabilité est la caractéristique recherchée dans le choix des matériaux à être
soudés et dans le choix du procédé de soudage. La plupart des métaux et alliages utilisés en
construction mécanique ont une très bonne soudabilité. Le terme soudure est utilisé pour désigner
l'alliage reliant les pièces à assembler formé par la fusion des bords à assembler, avec ou sans
adjonction d'un produit d'apport.

Fig.1 : Représentation
schématique du joint soudé

En ce qui concerne les métaux on distingue trois types de soudures :

 La soudure homogène, dans laquelle les métaux de base et le métal d'apport éventuel sont
tous de même nature,

 La soudure hétérogène de type « A » qui associe des métaux de base de même nature avec
un métal d'apport d'une autre nature, et

 La soudure hétérogène de type « B » où les métaux de base et le métal d'apport sont tous
trois de natures différentes.

2.1 Procédés de soudage des pièces métalliques

Les types de soudage sont classés généralement suivant les


sources d’énergie utilisées :

 Chimique au gaz et à l’oxygène


 Chimico-mécanique : forgeage et aluminothermie
 Electrochimique. A l’hydrogène atomique.
 Electromécanique par résistance
 Electrique à l’arc
 Soudage laser
 Soudage plasma
 Soudage par faisceau d'électrons
 Soudage par friction
 Soudage par diffusion Fig.2 : Soudage par friction d'une tige
 Soudage par explosion sur un support filetée
 Soudage par impulsion magnétique
Soudures TIG et MIG (Acier, Inox, Alu);

Le soudage peut-être avec on sans métal d’apport.

Suivant leur destination les procédés de soudage sont soit de résistance soit d’étanchéité.

2.2- Types de joints soudés :

En bout :
A clin ou à recouvrement :

A clin frontale A clin latérale

A clin en bouchons Pénétrant de part en part Entaillé

A couvre joint :

Couvre-joint simple Couvre-joint double

En Té :

d'angle
2.3- Formes du cordon de soudure (soudures d’angle) :
Suivant la forme de la section du cordon de soudure on distingue :

a)- Les cordons normaux dont la section a la forme d’un triangle isocèle.

b)- Les cordons améliorés : dont la section a soit la forme d’un triangle à base plus longue que
la hauteur, soit d’un triangle à hypoténuse curviligne.

Rem :

: section technologique minimale pour une épaisseur de tôles assemblées .

: tenant compte des défauts aux extrémités du cordon de soudure


2.4- Calcul des soudures :

2.4.1- Soudures sollicitées par une charge statique:

On suppose que :

a)- l’effort est réparti uniformément le long du joint

b)- la contrainte est uniformément répartie suivant la section sollicitée

(i)- Soudures en bout : sont calculées à la traction ou à la compression. La hauteur a est assimilée à
la plus faible épaisseur.

Quelque soit le type de soudure en bout sa longueur dans les assemblages sollicités à la traction est :

où est la contrainte admissible à la traction ou à la compression de la soudure.

On définit le coefficient de résistance de la soudure comme étant le rapport :

(cas où l=b) : contrainte admissible du matériau des pièces assemblées

Par exemple dans le cas d’un assemblage à égale résistance avec le métal de base ( ) d’où

Dans le cas où ( ) on a ; et on utilise un joint oblique pour réaliser une égale

résistance ;

A égale résistance et donc

Pour le choix de voir le tableau ci-dessous (norme Russe).

coefficient de Mode de Soulage Automatique Semi automatique par électrode


résistance ᴲ34 ᴲ42 ᴲ42 A sous flux couchée ou oblique
A la compression 0,75 0,90 - - 0,90

A la traction 0,60 0,80 0,90 0,90 0,80

An cisaillement 0,50 0,65 0,70 0,70 0,60

et (Norme Américaine)

(ii)- Joint en K d’une Soudure en T :

Pour une soudure sollicitée à la traction :


Pour une soudure sollicitée par un moment de flexion :

La formule générale de la contrainte de flexion est

Pour une soudure sollicitée par une traction et par un moment de


flexion :

(iii)- Joint de soudure à clin frontale :

Les sections 1 sont sollicitées à la traction

Les sections 2 sont sollicitées au cisaillement

d’où

(iv)- Joint de soudure à clin latérale :

d’où

(v)- Joint de soudure à clin combinée :

On utilise le principe des forces indépendantes

(i=1 : frontale i=2 : latérale)

Connaissant b la largeur de plaque on peut en déduire la longueur du


cordon latéral.

(vi)- Soudure d’angle de joint en Té:

a) Effort normal ou parallèle au plan de


joint de ces soudures, avec une faible
excentricité, sont vérifiées comme les soudures frontale et latérale.

b) Si l’effort s’exerce parallèlement au joint avec une excentricité importante, on vérifie


les joints à la sollicitation complexe (moment de flexion + Effort tranchant) suivant
la formule d’une contrainte totale.

Contrainte engendrée par l’effort tranchant

avec

Contrainte produite le moment de flexion F.H.

avec

Contrainte totale

c) Effort normal + Moment fléchissant :

(vii)- tige fixée par une soudure d’angle circulaire sollicitée par un moment de torsion Mt:

La longueur du cordon est imposée dans ce cas par le périmètre de la tige d


( ). La valeur nécessaire de la section du cordon de soudure a (côté
du joint) peut-être obtenue comme suit :
Mt
Le moment de torsion transmis par un joint de longueur unité est :

d’où :

d’où

(viii)- Soudures entaillées : Sont calculées an cisaillement. L'entaille est orientée parallèlement à la
force appliquée.

(ix)- Soudures en bouchon :

Elles s'emploient pour augmenter l'adhérence des éléments d'assemblage combiné à d'autres types
de soudures. Diamètre de bouchons=2e.

(x)- Soudures pénétrant de part en part :


Ce sont une variante de la soudure entaillée (on fait fendre les tôles supérieurs de part en part ;
l’épaisseur de la tôle ne dépassant pas 12 mm) exécutés par soudage automatique sous flux.

2.4.2- Résistance des soudures sollicitées par une charge variable:

- Elle est fonction de la qualité des soudures

- Les petits défauts tels que les manques de pénétration locale; les entailles de pénétration et les
criques constituent des concentrateurs de contraintes qui diminuent la limite d'endurance des
soudures par rapport au métal de base.

La qualité d'un soudage automatique est meilleure que celle d'un soudage manuel.

Le calcul de la résistance des joints soudés à des charges variables se fait d'après les formules des
sollicitations statiques, les contraintes admissibles étant minimisées. Elles sont multipliées par le
coefficient empirique .

Rem 1 : Dans le calcul des joints en bout n’est introduit que pour des charges alternées

Rem2 : Pourlessouduresd’angle et à entaille  est introduit dans le calcul quelque soit le nombre
d’alternances des charges.

Rem3 : Pour les constructions cylindriques soudées sollicitées à la pression, la section droite
pratique st celle d’un joint longitudinal.

B . Le brasage :

Le brasage est un assemblage permanent sans fusion des pièces assemblées (métal de base) en
utilisant un métal d’apport ayant une température de fusion >425°C mais inférieure à la température
de fusion du métal de base.

Les standards Américains donnent sept(7) classes de base.

Rem : Les pièces assemblées peuvent être de métaux dissimilaires.

Brasage au four :

Au gaz, électrique pour chauffer les pièces à la température de brasage dans une atmosphère inerte
ou réductrice

Brasage à induction :

Utilise un courant à haute fréquence pour générer la chaleur nécessaire. La distorsion du joint est
contrôlée par la fréquence du courant. L’utilisation de décapants (flux) ou atmosphère de gaz est
nécessaire.

Brasage par immersion :

Les pièces à braser sont immergées dans un bain de métal d’apport (petites pièces) ou de sels
fondus (pièces lourdes).

Brasage par résistance : (B Ag, B Cu P et B Cu Zn)


Brasage en escalier (step) :

Consiste à réaliser plusieurs joints de brasures Successifs en utilisant des métaux d’apport ayant
successivement des températures de fusion de plus en plus basses.

CALCUL DES BRASURES :

Le métal de base étant en général plus résistant, les calculs sont basés sur la résistance des brasages.

Métaux de brasage :

Classe Métal d’apport métaux assemblées


1 B Al Si Aluminium M et ses alliages
2 B Cu P (Cuivre –phosphore) Cuivre et ses alliages, emploi limité sur tungstène et
molybdène ; ne doit pas être utilisé sur les métaux ferreux
ou à base de nickel.
3 B Ag (Argent) Métaux ferreux et non ferreux sauf l’aluminium et le
magnésium
4 B Cu (cuivre) Métaux ferreux et non ferreux sauf l’aluminium et le
magnésium
5 RB CuZn (Cuivre. Zinc). Métaux ferreux et non ferreux sauf l’aluminium et le
magnésium.
6 B. Mg. (Magnésium) Métaux à base de magnésium
7 B. Ni (Nickel) Aciers inoxydables AISl 300 et 400 ; Alliages à base de
Nickel et Cobalt ; acier au Carbone ; acier faiblement
allié ; et le cuivre quand des pops, été spécifique sont
exigées

C. Collage :

Consiste à assembler deux matériaux au moyen d’un troisième : (un adhésif) par l’intérimaire de
leur surface.

A : addhésif S : substrat

Principales sollicitation mécaniques :


Classification des adhésifs :

Les adhésifs utilisés en mécanique sont constitués d’un polymère et d’un adjuvant. Le polymère
fournit à l’adhésif les propriétés mécaniques, l’adjuvant facilite sa mise en Œuvre et permet de
modifier les caractéristiques propres du polymère (le rendre moins rigide, moins cassant
augmentant ainsi sa capacité d’allongement : flexibilisant).

On distingue :

 Les thermoplastiques
 Les thermodurcissables
 Les élastomères
 Les adhésifs alliés ou modifiés (à base de résines thermoplastiques, thermodurcissables et
d’élastomères).

Classification d’après l’AFNOR : Norme NF T 76-011 (selon leur état lors de leur mise en œuvre)

 A l’eau (solution aqueuse)


 En émulsion (dispersion aqueuse)
 A solvants organiques
 Sans solvant
 Fusibles
 divers (colles mastics, ciments Colles, brais et bitumes

Cette norme donne en outre des exemples .d’utilisation des adhésifs

Adhésifs techniques

Les principales familles d’adhésifs permettant d’obtenir des assemblages collés ayant des
comportements en service comparables, voire supérieurs, aux assemblages Soudé spa points ou
boulonnés.

 Adhésifs à l’eau (solution aqueuse).


 En émulsion (suspension aqueuse)
 A solvants organiques
 Sans solvant
 Fusibles
 Divers (colles- mastics, ciments colles, brais et bitumes autres matières)

Cette norme donne en outre, à titre indicatif, des exemples d’utilisation des adhésifs.

Le tableau ci-dessous donne quelques caractéristiques des principales familles d’adhésifs


techniques.
Performances des assemblages collés
Essai de pelage :
Choix de l’adhésif :

Une opération très délicate.


Problème de pelage :
Types d’assemblage

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