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Points NF V 25-111: 11.3


Points GlobalGAP: V 5.5.5
Points NF V 25-112: 5.2 / 3.2.2.2 / 3.2.2.3
Réf. BP centre cdt: 4.5.1

 –  ETALONNAGE
 ETALONNAGE VERIFICATION

THERMOMETRE

Dans de nombreux référentiels, il est exigé l’utilisation de


de thermomètre, vérifié régulièrement
grâce à un thermomètre raccordé à un étalon national. Cela implique :
- le choix d’instruments de mesure (thermomètre étalon et thermomètre de travail) aux aux
caractéristiques métrologiques compatibles avec les spécifications d’utilisation,
- un raccordement du thermomètre étalon à un étalon national,
- un fonctionnement correct.

Les actions de vérification et d’étalonnage peuvent être réalisées par l’utilisateur


l’utilisa teur ou par un
prestataire. Le présent document explicite la démarche à suivre lorsque ces opérations sont
assurées par l’utilisateur.

Pour une meilleure compréhension,


compréhension, l’exemple
l’exemple repris dans ce document porte sur le suivi d’un
thermomètre utilisé dans le cadre de la norme NF V 25-112 pour le contrôle de la température
au moment de l’évaluation.

1 Choix des sondes de température

La norme AFNOR NF V 25-112 impose que l’évaluation du lot de pommes de terre se fasse à
une température supérieure ou égale à 8 °C (précision de l’ordre du degré).
Pour répondre à cette exigence, il est nécessaire de choisir des thermomètres adaptés, c’est -à-
dire affichant le 10ème de degré, ce qui permettra de vérifier la valeur demandée de 8 °C avec la
précision requise.

2 Etalonnage

Le raccordement à un étalon national doit être justifié par une chaîne ininterrompue de
documents. C’est la traçabilité.
traçabilité. Concrètement, il faut disposer pour le thermomètre étalon du
certificat indiquant le raccordement à l’étalon nat ional.

L’étalonnage permet d’obtenir un résultat chiffré, appelé correction,


correction, accompagné d’incertitudes.

Ref. 134 - Etalonnage Verification


Verification thermometre - General - Version octobre 2010
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Points NF V 25-111: 11.3


Points GlobalGAP: V 5.5.5
Points NF V 25-112: 5.2 / 3.2.2.2 / 3.2.2.3
Réf. BP centre cdt: 4.5.1

Exemple : pour répondre à l’exigence de la norme, un thermomètre a été étalonné à 0 °C (point


de référence obligatoire) et 8 °C.
Le certificat d’étalonnage fourni (assurant la traçabilité) indique, qu’à 8 °C, il faut appliquer une
correction de - 0,1 °C à la valeur lue afin d’obtenir la valeur vraie mais avec une incertitude de
0,01 °C.
Concrètement, si lors d’une mesure, le thermomètre affiche 8,3 °C, la température est en réalité
de 8,3 + (- 0,1) = 8,2 +/- 0,01 °C.

Il également important de savoir que les corrections fournies ne sont valables que pour les
températures auxquelles l’étalonnage a été réalisé et ne peuvent en aucun cas s’appliquer aux
valeurs intermédiaires. C’est pourquoi, dans le cas d’une utilisation multiple du thermomètre
étalon, un choix judicieux des points d’étalonnage doit être fait.

Enfin, le bon choix de la périodicité du raccordement est primordial puisqu’un dysfonctionnement


de l’étalon peut avoir des conséquences très importantes sur l’erreur de l’instrument de travail.
Une périodicité annuelle est recommandée.

3 Vérification

La vérification permet de s’assurer que l’écart entre le thermomètre étalon (valeur


conventionnelle vraie) et celui de travail est inférieur aux erreurs maximales tolérées
préalablement fixées. Elle conduit à une décision de mise en service ou non. Afin de pouvoir
prendre cette décision d’acceptation ou de refus de l’instrument, il est nécessaire de fixer un
critère de décision (définir l’écart maximal toléré).

Dans le cadre de la norme AFNOR NF V 25-112, le thermomètre de travail sert à savoir si la


température des tubercules est supérieure ou égale à 8 °C afin de pouvoir réaliser l’évaluation
du lot. Toutefois, ce thermomètre peut être utilisé pour d’autres contrôles (friteuse, four…). Il
peut être convenu de ne le vérifier que pour certaines de ces utilisations et dans ce cas cela
devra être clairement identifié sur l’appareil afin d’éviter tout risque lors de l’emploi occasionnel
sur une fonction non vérifiée.

Tout comme pour l’étalonnage, le choix de la fréquence des vérifications est primordial sachant
que lorsqu’il arrive que le thermomètre soit déclaré non-conforme aux critères de décision fixés,
cela remet en question l’ensemble des données relevées depuis la dernière vérification.
 Ainsi en cas d’utilisation régulière du thermomètre de travail, une vérification mensuelle est
recommandée.

Ref. 134 - Etalonnage Verification thermometre - General - Version octobre 2010


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Points NF V 25-111: 11.3


Points GlobalGAP: V 5.5.5
Points NF V 25-112: 5.2 / 3.2.2.2 / 3.2.2.3
Réf. BP centre cdt: 4.5.1

Comment vérifier le thermomètre de travail :

Selon les prescriptions de la norme AFNOR NF V 25-112, la température des tubercules est
vérifiée avant de réaliser l’évaluation du lot et celle-ci ne sera faite que si la température est
supérieure ou égale à 8 °C. Afin de vérifier le thermomètre en vue de cette utilisation précise, il
est possible de procéder comme suit :
- prendre un tubercule de taille suffisante pour y piquer conjointement la partie contenant les
capteurs de températures des deux thermomètres (étalon et de travail) ;
- dans la mesure du possible, placer le tubercule à une température voisine de 8 °C (cellule de
conservation…) et y piquer les deux sondes ;
- attendre la stabilisation en température de l’ensemble (pomme de terre, thermomètre de travail
et thermomètre étalon) ;
- relever simultanément sur un document (cf. Fiche de contrôle d’un thermomètre) les valeurs
données par les deux thermomètres ;
- vérifier que l’écart entre ces deux valeurs est compris dans l’écart maximal toléré
préalablement fixé ;
- en fonction du résultat, prendre une décision d’acceptation et donc de mise en service du
thermomètre ou de rejet de l’appareil qui ne pourra plus être utilisé tant qu’il ne répondra pas
aux critères fixés.

Ref. 134 - Etalonnage Verification thermometre - General - Version octobre 2010