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Royaume du Maroc

UNIVERSITÉ ABDELMALEK ESSAÂDI

Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales

- Tanger -

Exposé sur :

La gestion des titres à revenus fixes

REALISEE PAR :
- El khlifi Fatima Ezzahraa
- Ben Yachrak Dina

ENCADRE PAR:
- Dr KHATTAB
AHMED

SOMMAIRE :
La gestion des titres à revenus fixes

Introduction …………………………………………………………….….....3

Partie I : Généralités sur les titres à revenus fixes……………………..…...4

I. Définitions………………………………………………………………..4 
II. Les types ………………………………………………………………....4
III. Les facteurs qui influencent les titres à revenus fixes …………………..4
IV. La raison d’investir sur les titres à revenus fixes………………………...6 
V. Avantages à investir dans un titre à revenu fixe……………………...….7
VI. Atouts et désavantages……………………………………………….......7

Partie II : Les obligations ………………………………………..…………....8


I) Définition ……………………………………………….……………..…
8

II) Les principaux types d'obligations ……………………………….……...8


III) Les principales caractéristiques des obligations ……………………..…10
IV) Les modes de remboursement des obligations………………….………13
V) Valorisation des obligations……………………………………….……14

Partie III : Cas pratique ……………………………………………………..19

Conclusion ……………………………………………………………...
…......22

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La gestion des titres à revenus fixes

Introduction :
Les titres à revenu fixe procurent aux investisseurs un rendement sous
forme de versements périodiques fixes. Le capital peut aussi être remboursé à
l'échéance. L'achat d'une obligation, d'un bon du Trésor, d'un certificat de
placement garanti (CPG), d'un titre hypothécaire, d'une action privilégiée ou de
tout autre produit à revenu fixe est l'équivalent d'un prêt par l'investisseur à
l'émetteur de l'instrument.

La première partie est consacrée à la présentation certains définitions des


titres à revenus fixes, les types, les facteurs qui influencent les titres à revenus
fixes, les avantages, les inconvénients ainsi La raison d’investir sur les titres à
revenus fixes.

Pour la deuxième partie est destinée à définir les obligations en expliquant


ses principaux types, ses principales caractéristiques, modes de remboursement
et également la valorisation de ces obligations.

Finalement, nous avons traité un cas pratique concernant les obligations étant
comme un titre à revenus fixes.

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La gestion des titres à revenus fixes

Partie I : Généralités sur les titres à revenus fixes

I) Définitions :
 Un titre à revenu fixe est un titre de créance émis par un organisme d'État,
une société ou une autre entité afin de financer et de développer ses activités.
 Le terme « titres à revenu fixe » désigne un type de placement qui procure
un rendement à taux fixe pour une période déterminée. L’obligation est un
bon exemple de titre à revenu fixe. Les titres à revenu fixe constituent
une façon de diversifier du portefeuille.
 Les titres à revenu fixe représentent traditionnellement une catégorie d’actif
très appréciée des investisseurs.
 Les titres à revenu fixe ont davantage à offrir, mais à condition que les
investisseurs s’ouvrent aux nouvelles idées et aux nouvelles possibilités.

II) Les types :

Il existe de nombreux types de titres à revenu fixe, qui sont les suivants :

 Les obligations et autres d’emprunt négociable ;


 certificats de placement garanti (CPG) ;
 les bons de caisse ;
 les comptes à terme
 les contrats ou bond de capitalisation
 les bons d’Etat ;

III) Les facteurs qui influencent les titres à revenus fixes :

Parmi les facteurs qui influencent les titres à revenus fixes, il existe :

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La gestion des titres à revenus fixes

 Le taux d’intérêt :

Les taux d’intérêt varient d’un marché à l’autre, et changent au fil du temps
en fonction des taux des prêts gouvernementaux et de la conjoncture du marché.
Les variations des taux d’intérêt de référence et des taux du marché
influencent considérablement le prix des titres à revenu fixe. Quand les taux
d’intérêt du marché augmentent, le prix des obligations diminue. À l’inverse,
quand les taux d’intérêt du marché diminuent, le prix des obligations augmente.
C’est-à-dire que les prix évoluent en sens inverse des taux d’intérêt.
Exemple :
Considérant une obligation de principal 100dh et de taux nominal i=10%, le
100
prix de ce titre d’obligation est égal à P 0 = 1+ 10 % = 90 ,9dhs.

Si on anticipe une diminution de taux d’intérêt de 10% à 8% dans ce cas le


100
prix anticipé de cette même obligation devient P1= 1+ 8 % = 92,59, si le taux

anticipé se réalise la détention de titre d’obligation pourra réaliser un gain, ou


P 1−P 0 92,59−90,9
une rentabilité sur investissement qui est égal à r = = =1,8 %
P0 90,9
Le gain réalisé 1,8% en un jour n’est pas due au taux nominal de 10% mais
plutôt il est dû à la rentabilité sur investissement à cause des changements des
conditions sur le marché, il en résulte que la rentabilité anticipé r dépend à la
fois du taux nominal et du marché.
De la même manière si on anticipe une hausse du taux d’intérêt par exemple de
100
10% à 12% le prix de la même obligation va diminuer à P2 = 1+ 12% = 89,28.

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La gestion des titres à revenus fixes

Le détenteur de cette obligation va être dans une situation défavorable plus que
la valeur de son obligation a diminué, il va réaliser donc une perte sur
investissement égal à
89,28−90,9
r= 90,9
¿−1,7 % .

On conclure d’après l’exemple qu’on vient de le donner, une baisse


anticipée du taux d’intérêt conduit à une hausse des prix des titres.

 Échéance :

L’échéance d’une obligation est la date à laquelle le capital investi par le


porteur lui sera remboursé. La plupart des échéances des obligations varient
généralement entre une journée et 30 ans. Les obligations arrivant à échéance
dans une période de cinq ans sont habituellement de nature « à court terme »,
tandis que les obligations dont l’échéance se situe dans 10 ans et au-delà sont
« à long terme ». En règle générale, l’échéance d’un CPG est d’un à cinq ans.
Les instruments du marché monétaire ont une échéance de moins d’un an.
Les instruments de plus longue échéance offrent souvent (dans un contexte de
courbe des rendements normale - présentée ci-après) un rendement plus élevé
que les instruments à courte échéance. Il en est ainsi parce que la détention du
produit à plus long terme vous expose généralement à un risque plus élevé.

 Durée :
La duration d’un placement à revenu fixe – exprimée en nombre d’années –
traduit le degré de sensibilité de son prix aux variations des taux d’intérêt de
référence et des taux du marché. Une duration plus longue signifie une plus
grande sensibilité du prix. La duration dépend d’un certain nombre de facteurs,
dont la valeur actualisée, le taux de coupon, l’échéance et toute autre
caractéristique particulière.

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La gestion des titres à revenus fixes

 La courbe des taux (ou courbe de rendement)


La courbe de rendement illustre la relation entre les taux d’intérêt et les
différentes échéances. Elle sert de point de référence pour évaluer les titres
d’emprunt sur le marché. En théorie, la forme de la courbe donne une idée aux
investisseurs de la direction que prendront les taux d’intérêt.
L’image montre une courbe de taux normale. Dans un graphique linéaire, les
taux d’intérêt sont représentés en fonction des échéances. Les taux des titres à
revenu fixe de longue échéance sont supérieurs à ceux des titres à revenu fixe
de courte échéance.

IV) La raison d’investir sur les titres à revenus fixes :

Les titres à revenu fixe peuvent représenter une part importante d'un
portefeuille bien diversifié. Pour bon nombre d'investisseurs, particulièrement
les retraités, les placements à revenu fixe sont un moyen sécuritaire et peu
risqué de générer un revenu stable. Lorsqu'ils sont détenus jusqu'à l'échéance,
les titres à revenu fixe procurent un rendement garanti du capital investi sous
forme de paiements déterminés à l'avance.

V) Avantages à investir dans un titre à revenu fixe :

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La gestion des titres à revenus fixes

1. Ils vous permettent de protéger votre capital et de gagner un revenu


d’intérêt.
Puisqu’ils sont garantis par l’émetteur, les titres à revenu fixe peuvent
s’avérer un placement à faible risque. En outre, vous profitez d’options de
revenu d’intérêt.
2. Ce sont des produits souples qui répondent à vos besoins.
Les titres à revenu fixe offrent une grande variété d’échéances et d’options
de revenu, selon vos besoins financiers.
3. Votre argent est toujours accessible.
Vous avez besoin d’accéder à vos fonds ? Les obligations peuvent être
vendues à leur valeur marchande en tout temps.

VI) Atouts et désavantages

Les titres à revenu fixe plaisent depuis longtemps aux investisseurs pour de
bonnes raisons :
Le rendement régulier et substantiel qu’ils génèrent et la gestion du risque
qu’ils permettent.
Dans le contexte actuel, les faibles taux des obligations font fuir les
investisseurs, qui craignent les conséquences pour leur rendement global futur.
Mais la durée limitée des obligations, laquelle implique un rendement
« garanti », est une caractéristique qui est en train de rétablir leur popularité. Un
autre facteur est l’accès à une gamme de titres à revenu fixe allant des émissions
d’État sûres aux obligations à rendement élevé plus volatiles.
Les titres à revenu fixe doivent lutter contre l’attrait que les autres types de
placements exercent auprès des investisseurs, pour des raisons comme la
diversification que procure le fait d’investir dans des instruments différents et le
potentiel de rendement plus élevé des actions.

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La gestion des titres à revenus fixes

Partie II : Les obligations :

I. Définition :

L’obligation est une valeur mobilière à revenu fixe, titre négociable


constatant un droit de créance sur l’Etat ou la société émettrice. Cet intérêt fixe
peut être déterminé dès l’émission de l’emprunt et payable même en l’absence
de bénéfices.
L’obligation est remboursable selon les délais et les modalités fixées lors de
l’émission de l’emprunt.
Une obligation est un titre de créance qui représente une fraction d’un
emprunt émis par une entreprise, un organisme public ou l’Etat. Une obligation
représente ainsi une reconnaissance de dette de son émetteur. Le porteur de
l’obligation reçoit un intérêt, appelé « coupon », et le montant emprunté doit lui
être remboursé à l’échéance. L'emprunt est divisé en obligations de la même
manière que le capital d’une société est divisé en actions. Au sens de la loi, on
entend par « obligations » les titres négociables qui, dans une même émission,
confèrent les mêmes droits de créance général ou spécifique sur tout ou partie
du patrimoine de la personne morale qui les émet. Les obligations peuvent être
souscrites au moment du lancement de l’émission lors d’un appel public à
l’épargne, pendant une période appelée « période de souscription ». On parle de
« marché primaire ». Après leur émission, les obligations peuvent être cotées en
bourse. Lorsque les obligations sont revendues avant leur échéance ou achetées
pendant leur durée de vie, on parle de « marché secondaire ».

II. Les principaux types d'obligations :


Il existe différents types d’obligations que l’on peut différencier selon le type
d’émetteur (le secteur public ou les entreprises), les modalités de versement des
intérêts (taux d’intérêt fixe ou variable ou obligation dite « zéro coupon ») ou
encore selon la durée de vie de l’obligation. En règle générale, si elle est

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La gestion des titres à revenus fixes

inférieure à 1 an, on parle d’obligations à court terme, entre 1 an et 10 ans,


d’obligations à moyen terme.

 Les obligations subordonnées :

Une obligation subordonnée est une obligation remboursée en dernier lieu en


cas de liquidation de la société et ce, après remboursement des tous les
créanciers privilégiés et chirographaires (ne détenant aucun privilège) mais
aussi les détenteurs des obligations ordinaires.

 Les obligations convertibles en actions :


Il s’agit d’obligations qui donnent à son détenteur la possibilité, mais non
l'obligation, de convertir sa ou ses créances en un ou plusieurs titres de propriété
représentés par une ou plusieurs actions.
Supposons une obligation d’une valeur nominale de 1 000 euros pouvant être
convertie en 10  actions. Le cours de conversion est alors égal à :
valeur nominale de l ' obligation 1000
Cours de conversion = rapport de conversion
= 10 = 100DHS

L’investisseur pourra ici envisager une conversion dès que la valeur de marché
de l’action dépassera les 100 euros. 

 Les obligations remboursables en actions :

Il s’agit d’Obligations qui à leur échéance seront obligatoirement (ou


facultativement suivant les conditions du contrat d’émission) remboursées en
actions de la société émettrice selon une parité définie dans le contrat
d’émission.

 Les obligations zéro coupon :

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La gestion des titres à revenus fixes

Les obligations à coupon zéro sont des obligations qui ne paient pas d'intérêt
pendant toute leur durée de vie et qui sont remboursées in fine. L'absence de
rendement pendant la durée de vie du titre est compensée par un prix d'émission
d'autant plus bas (par rapport au pair) que le taux d'intérêt qu'on veut servir est
élevé et que l'échéance est éloignée.

 Les obligations à taux fixe :

Produisent des intérêts fixes pendant toute la durée de l’emprunt.

 Les obligations à taux flottant :

Elles ont un coupon (Montant des intérêts) dont la valeur n’est pas connue
au moment de l’émission. L’entreprise qui émet l’obligation (Emetteur), fixe
juste le mode de calcul par rapport à un taux de référence.

Le taux flottant peut être variable ou révisable. Les obligations à taux


révisable ont un coupon dont la valeur est connue au début de chaque période
d’échéance (période précédant la date de remboursement des intérêts), tandis
que les obligations à taux variable ont un coupon dont la valeur n’est
déterminée que la veille de la date d’échéance. Au Maroc, les obligations à taux
flottant existantes et appelées, dans le jargon financier, à taux variable sont en
fait des obligations à taux révisable.
III. Les principales caractéristiques des obligations 

-La valeur nominale ou faciale représente une fraction du montant de


l'emprunt obligataire et est identique pour tous les titres relevant d'une même
émission. Par ailleurs, la valeur nominale sert de base au calcul des intérêts.
-Le prix d'émission est le prix payé par le souscripteur. On parle d'une
émission « au pair » si les obligations sont émises à la valeur nominale. Par
ailleurs, les obligations peuvent être émises en dessous du pair, la différence

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La gestion des titres à revenus fixes

avec la valeur nominale constituant une prime appelée « prime d’émission ». Il


arrive également que l'émission se fasse au-dessus du pair.
- Les obligations sont remboursées soit au pair (à la valeur nominale) soit à un
prix supérieur fixe ou variable (prime de remboursement).
-La durée de vie de l'emprunt obligataire est le temps compris entre la date
de jouissance, date à laquelle les intérêts commencent à courir, et le dernier flux
en capital.
-La maturité est la période allant de la date d’observation jusqu'au dernier
remboursement. Au moment de l'émission, la durée de vie de l’emprunt
obligataire et sa maturité sont identiques.
-Le marché obligataire est un marché de moyen et long terme. Plus la durée de
vie de l’emprunt est longue, plus le risque attaché à l’obligation est élevé.
-La date de règlement est le jour où le souscripteur verse à l’émetteur le prix
de l’obligation.
-La date de jouissance est la date à partir de laquelle les intérêts commencent à
courir. Les dates de jouissance et de règlement ne sont pas forcément
simultanées.
-Le taux : Plusieurs notions de taux sont utilisées pour les emprunts obligataires
: le taux nominal ou taux facial et le taux actuariel :
- Le taux nominal est le taux à appliquer à la valeur nominale afin de calculer
le montant des intérêts que l'emprunteur versera aux porteurs des obligations.
Ce taux peut être :

 Fixe et inchangé pendant toute la durée de vie de l'obligation et ce,


quelle que soit l'évolution ultérieure des taux sur le marché ;

 Variable. Dans ce cas, le coupon de l'obligation est alors sujet à


fluctuation. Les modalités du calcul annuel du taux sont indiquées dans
les modalités de l'émission qui précise deux caractéristiques principales :

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La gestion des titres à revenus fixes

le marché de référence, pour identifier le taux à appliquer, et la période


de référence pour observer l'évolution de ce taux ;
IV. Les modes de remboursement des obligations

Le remboursement peut se réaliser selon différentes modalités prévues dans


le contrat d'émission et dans la note d’information :
 Le remboursement in fine : l’émission obligataire prévoit le
remboursement en totalité à l'échéance. Dans ce cas, la séquence des flux n'est
faite que du paiement des intérêts, sauf la dernière, à laquelle se rajoute le
remboursement du capital (appelé le principal) ;
 Le remboursement constant du capital : dans ce cas, la base de calcul des
intérêts diminue au fur et à mesure des amortissements, l'annuité sera
dégressive.
 Le remboursement progressif du capital (annuité constante) : la part du
capital remboursé suit une progression géométrique, tandis que la part des
intérêts diminuera au fur et à mesure ;
Sauf stipulation contraire, un émetteur ne peut pas imposer un remboursement
anticipé des obligations émises. Dans la pratique, les émetteurs s'interdisent un
remboursement anticipé mais se réservent la faculté du rachat sur le marché
secondaire, laquelle leur est librement ouverte. Lorsque les obligations sont
cotées et si la modalité de rachat a été prévue dans le contrat d'émission et dans
la note d’information, les sociétés ont la possibilité d'effectuer ce rachat. Ces
rachats étant sans conséquences pour un souscripteur qui désirerait garder ses
titres jusqu’à l’échéance normale et sans incidence sur le calendrier de
l’amortissement normal.

V. Valorisation des obligations


 Où se négocient les obligations ?

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La gestion des titres à revenus fixes

Le marché obligataire primaire est le marché du neuf sur lequel sont


effectuées les émissions. Le marché obligataire secondaire est le marché sur
lequel sont échangées les obligations émises sur le marché primaire.
L’épargnant peut investir en obligations soit au marché primaire lors d’une
nouvelle émission, soit au marché secondaire. Il doit obligatoirement passer par
un intermédiaire financier agrée.

 Cotation des obligations sur le marché secondaire

Le principe de cotation en pour cent consiste à exprimer les cours des


obligations en pour cent du nominal et non en Dirhams. Les obligations sont
cotées en pourcentage de la valeur du nominale (pour faciliter la comparaison
entre obligations de valeurs nominales différentes) et au pied de coupon, c'est-à-
dire en faisant l’hypothèse que le coupon vient d’être détaché. Le coupon couru
est la part du coupon correspondant à la période entre la date du dernier
détachement et la date de l’évaluation. Il est calculé à la date de règlement. Il
désigne le montant d’intérêt accumulé depuis le versement (ou détachement) du
dernier intérêt. A l’émission la valeur nominale de l’obligation est ramenée à
100. Elle est cotée en prix pied de coupon, c'est-à-dire le prix du capital
emprunté.

 Duration et sensibilité :

La sensibilité dépend pour une large part de la durée de vie résiduelle de


l’obligation. Les obligations les plus sensibles sont également celles dont la
durée de vie résiduelle est la plus longue. La duration est une mesure de la
durée de vie moyenne de l’obligation qui tient compte de l’ensemble des flux
(coupons et remboursements) ainsi que l’échelonnement dans le temps de ces
coupons, par le biais de l’actualisation. Le risque de taux d’une obligation est
d’autant plus important que sa duration (ou la valeur absolue de sa sensibilité)
est élevée. La duration et la valeur absolue de la sensibilité diminuent lorsque

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La gestion des titres à revenus fixes

les taux de marché s’accroissent. Lorsque les taux d'intérêt augmentent, les
obligations récentes sont plus attractives et, par conséquent, les obligations les
plus anciennes perdent de la valeur. Le phénomène s'inverse à l'occasion de la
baisse des taux d'intérêt. Les risques liés à un investissement en obligations Le
placement obligataire est un investissement relativement stable mais il n’est pas
dénué de risque. Avant d’investir, il est important de comprendre quels sont les
risques liés à ce type d’investissement.

 Le risque de taux

Les obligations sont des titres financiers sensibles aux variations des taux
d’intérêt. La valeur d’une obligation à taux fixe évolue en sens inverse des taux
d’intérêt, ainsi : En cas de hausse des taux, le prix des obligations à taux fixe
baisse. En effet, les obligations anciennes qui versent donc un intérêt moins
élevé par rapport à de nouvelles obligations émises (de même maturité)
deviennent moins intéressantes et ne trouvent preneurs sur le marché qu’à
condition que leur prix baisse (décote); Lorsque les taux d’intérêt baissent, la
valeur des obligations anciennement émises augmente car elles offrent une
rémunération plus attractive que les nouvelles et peuvent ainsi être revendues
au- - 8 - dessus de la valeur nominale. Cette sensibilité aux évolutions de taux
est d’autant plus grande que la durée résiduelle de l’obligation est longue.

 Le risque de liquidité

La valeur d’une obligation varie en fonction de l’offre et de la demande.


Le marché obligataire est un marché beaucoup moins liquide que le marché
réglementé des actions, c’est-à-dire qu’il y a moins d’échanges. L’investisseur

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La gestion des titres à revenus fixes

qui souhaite revendre son obligation avant l’échéance peut rencontrer des
difficultés à trouver une contrepartie prête à racheter son titre.

 Le risque de défaut

Le remboursement de l’obligation dépend de la capacité de l’émetteur à


faire face à ses engagements. Le risque de défaut est le risque lié à la solvabilité
de l’entité qui a émis les titres. Il est quasi nul dans le cas des obligations
émises par les principaux Etats. Le risque de défaut est suivi, notamment, par
des sociétés spécialisées appelées « agences de notation » qui évaluent la qualité
financière des sociétés ou de leurs produits et les classent selon leur niveau de
risque.
Les obligations émises par des entités susceptibles d’avoir plus de difficultés
à rembourser leurs dettes sont plus risquées et doivent, pour attirer les
investisseurs, offrir en contrepartie un rendement supérieur pour rémunérer ce
risque. Avant d’investir Avant tout investissement, il convient de mesurer les
éléments suivants :
- Niveau de connaissances du produit et les risques inhérents à l’investissement
en obligations ;
- Montant de l’épargne disponible à l’investissement en obligations ;
- Vos objectifs d’investissement : Horizon de placement, aversion pour le
risque… L’investissement en obligations est réservé à des investisseurs dont
l'horizon de placement est à moyen/long terme. Il est important que la maturité
du produit soit en adéquation avec votre horizon de placement. Il est conseillé
d’investir que l’épargne disponible, celle dont vous n’auriez pas besoin à court
terme. Avant d’investir lors du lancement d’un emprunt obligataire émis par
une entité, il est conseillé de prendre connaissance des informations sur l’entité
et sur l’opération. Ces informations figurent dans la note d’information soumis
au visa du CDVM qui est disponible sur le réseau de commercialisation ou sur
le site du CDVM. Les sociétés qui émettent des obligations avec appel public à

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La gestion des titres à revenus fixes

l'épargne sont tenues de diffuser une note d’information visée par le CDVM
avec les principaux risques et caractéristiques présentés par l'émetteur. Les
obligations qui offrent les taux de rendement les plus élevés sont souvent des
obligations dont l'émetteur présente un risque de non-solvabilité élevé. Vous
devez donc bien connaître le niveau de risque que vous acceptez de prendre
avant d'investir en obligations. Les droits de l’investisseur en obligations.

 Le droit de céder ses titres

Les obligations sont généralement cotées en bourse (marché secondaire), ce


qui permet de les vendre avant leur échéance si une contrepartie est prête à les
racheter. Sauf si elle a été explicitement prévue par le contrat d’émission, la
liquidité de l’obligation n’est pas assurée, que le titre soit coté ou non. Par
ailleurs, il n’existe pas de garantie sur le prix de cession de l’obligation. Le
cours des obligations évolue, notamment, en fonction du niveau des taux
d’intérêt et de la liquidité du marché. La valeur de remboursement de
l’obligation n’est automatiquement égale à sa valeur nominale qu’à l’échéance
du titre. Si le porteur souh6aite revendre son titre avant sa maturité, il encourt
un risque de perte en capital. Toute revente d’une obligation avant son échéance
peut entraîner un gain ou une perte. Conserver son titre jusqu’à l’échéance reste
le meilleur moyen d’éviter les risques de taux et de liquidité.

Partie III : Cas pratique :


1) Soit une obligation de nominal 500DHS, au taux de 5%, émise le 25/10/N,
remboursable le 25/10/N+5. Quel était le coupon couru à la date du mardi
22/12/N+3 (date de négociation) ?

2) Soit une obligation de nominal 1 000DHS, cote du jour 65, coupon couru (en
%) : 7,396. Calculez la valeur totale.

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La gestion des titres à revenus fixes

3) Supposons que vous investissiez à l'émission dans une obligation de nominal


1 000DHS à un prix d'émission de 995DHS avec un taux nominal de 5%
pendant 4 ans. Calculer le taux actuariel.

4) Soit un emprunt de 600 obligations émis le 01/07/N, de nominal 1 000DHS,


prix de remboursement : 1 010 DHS ; taux nominal de 4% ; dans 5 ans.

a) Calculer le taux actuariel brut à l’émission t.


b) Calculer la valeur de l’obligation au 05/04/N+3, sachant que le taux
pratiqué sur le marché est de 6 % pour ce type d’obligation. Retrouver
alors la valeur cotée.

Solution :

1) Nombre de jours du 25/10/N+3 au 22/12/N+3 : (31-25) +30+22 = 58 jours

58
▪ Coupon couru (en valeur) : (5000,05)  365 =3,97DHS

58
▪ Coupon couru (en % du nominal) : (5 365 ) =0,79452%

65+7,396
2) Valeur totale = ( )  1000 =723,96dhs
100

995 = 50(1+t )−1+ 50(1+t )−2 +50(1+t )−3 +50(1+t )−4 +1000 (1+t)−4

Donc t est la solution de l’équation :

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La gestion des titres à revenus fixes

1−(1+t )−4
995= 50(1+t ) −1 +1000 (1+t)
−1 −4
1−(1+t)

1−(1+t )−4
Soit 995 = 50 +1000(1+t)−4 , On trouve t = 5,1415 %
t

Remarque :

La différence entre le taux d'intérêt actuariel de 5,1415% et le taux d'intérêt


nominal de 5% s'explique par le montant de la prime d'émission qui est positive
(5DHS).

4) -a) On peut raisonner sur 1 obligation t solution de :

1000 = 40 ¿ ¿ ¿ + 1010(1+t)−5

on trouve t = 4,1842 %

b) On peut raisonner sur 1’obligation

Calcul du nombre de jours du 05/04/N+3 au 01/07/N+3 : (30-5) +31+30+1 = 87


jours

−87 −(87 +365) −(87 +2 365)


Valeur =40  (1,06) 365 + 40(1,06) 365 + 1050((1,06) 365

Valeur =998,27 DHS La valeur trouvée est la valeur à payer pour acquérir
l’obligation le 05/04/N+3.

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La gestion des titres à revenus fixes

On peut aussi retrouver la valeur cotée en déduisant les intérêts courus de ce


montant.

365−(87+3)
Intérêts courus : 40 365
= 30,137

Donc la valeur cotée théorique = 998,27 – 30,137 = 968,13

Conclusion :
Les titres à revenus fixes ont considérablement évolué, ils peuvent
représenter une part importante d'un portefeuille bien diversifié. Pour bon
nombre d'investisseurs, particulièrement les retraités, les placements à revenu
fixe sont un moyen sécuritaire et peu risqué de générer un revenu stable.
Lorsqu'ils sont détenus jusqu'à l'échéance, les titres à revenu fixe procurent un
rendement garanti du capital investi sous forme de paiements déterminés à
l'avance. Le marché des titres à revenu fixe traverse actuellement une période
de transformation. Les émissions d’obligations de sociétés ont enregistré une
croissance robuste ces dernières années

Tout portefeuille bien diversifié fait une large place aux titres à revenu fixe.
Les sociétés, les municipalités, les gouvernements et les organismes publics

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La gestion des titres à revenus fixes

habilités par un gouvernement peuvent émettre des titres à revenu fixe qui
versent des intérêts à intervalles réguliers, à un taux prédéterminé. 
Les investisseurs ont deux très bonnes raisons de vouloir inclure des titres à
revenu fixe dans leur portefeuille :
• Revenu – Un titre à revenu fixe génère un revenu stable à intervalles
réguliers.
• Diversification – Les titres à revenu fixe jouent un rôle essentiel dans la
performance d'un portefeuille. 

On peut conclure que la gestion se fait par prendre des décisions relatives à
la gestion du taux d’intérêt, la durée et aussi du rendement.

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