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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

INTRODUCTION GENERALE

Dans les années 90 précisément à l’issue de la conférence des forces vives de la nation
réunie du 19 au 28 Février 1990, notre pays le Bénin a amorcé un changement dans la gestion de
l’économie nationale. Dans le cadre de la définition des grands axes, une grande place est
accordée aux entreprises.
En tant qu’unité économique et humaine, l’entreprise constitue la cellule de base de
développement de toute une nation. Elle est un facteur déterminant de la croissance économique et
assure un rôle commercial et économique très important.
Cependant, nous constatons aujourd’hui que ses entreprises publiques ou privées autrefois
florissantes disparaissent rapidement. Ces disparitions sont souvent dues à des difficultés de
gestion financière en réalité prévisibles si l’on avait à temps identifié un certain nombre de
symptômes et mesuré leur importance. De plus, dans le contexte actuel de la globalisation de
l’économie, l’humanité est rentrée dans une dynamique d’innovation rapide et de bouleversement
complet des structures. Cette phase de l’évolution économique est aussi marquée par des crises,
des ralentissements de croissance et des retournements de tendances des marchés, ce qui rend la
gestion difficile et, plus cruciale l’évolution des prévisions.
Dans cet univers de grandes entreprises, se trouvent des petites et moyennes entreprises
ainsi que de grandes entreprises. Au niveau de ces dernières se trouve le Port Autonome de
Cotonou (PAC) qui constitue un << poumon économique, la pierre angulaire>> de l’économie de
la République du Bénin.
Grâce au large trafic maritime qui s’y développe chaque année et à son avantageuse
position géographique, le PAC est une des artères les plus importantes de l’Afrique de l’Ouest. Il
est ainsi une porte d’entrée et un outil d’intégration sous régional pour bon nombre de pays
africains.
Malgré tous ces atouts, cette société d’Etat qui conserve une importance capitale dans
l’économie béninoise, n’est pas moins éprouvée face aux difficultés financières qui prévalent dans
cet univers d’entreprises.
Au regard d’un tel constat, les actions en amont semblent indispensables et la nécessité de
disposer de méthodes d’analyse, de détection et de prévention, aussi bien pour les gestionnaires
que pour les partenaires de l’entreprise, n’est plus à démontrer. Ainsi nous avons choisi de
travailler sur le thème intitulé : « DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE
BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU (PAC) »

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Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

Le présent travail sera présenté en deux parties :

- la première sera consacrée à la démarche méthodologique et à la prise de


connaissance du cadre de l’étude ;

- la deuxième partie sera consacrée à l’analyse empirique.

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P R E M I E RE P A R T I E : DEMARCHE
METHODOLOGIQUE ET PRISE DE CONNAISSANCE
DU CADRE DE L’E TUDE

Cette partie décrit l’aspect théorique de l’étude et fixe les bases de recherches en
découvrant les fondements théoriques et méthodologiques de l’objet de l’étude. Elle sera
faite en deux chapitres.

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE DE LA


RECHERCHE.

Ce chapitre traitera dans une première section la problématique, des objectifs et des
hypothèses de l’étude. La seconde est consacrée à la revue de littérature et à la démarche
méthodologique de la recherche.

SECTION 1 : Problématique, intérêts, objectifs et hypothèses de l’étude.

PARAGRAPHE 1 : Problématique et intérêt de l’étude.

I-1 Problématique
La république du Bénin comme la plupart des pays au Sud du Sahara s’engage
dans une lutte acharnée pour le développement. Face aux crises économiques et
financières des années 80 et 90 qui ont pour conséquences le dépôt des bilans de certaines
sociétés et la faillite de certaines institutions financières qui actionnent l’économie
béninoise, de nouvelles dispositions ont été mises en place. Des entreprises sont créées et
exercent leurs activités sous la tutelle de l’Etat. Elles ont pour objectifs de contribuer en
grande partie à l’accroissement de la valeur ajoutée nationale et, de mener à un
développement économique et social durable.
Toutes les entreprises publiques quelque soit leur nature juridique se doivent de
mettre en place une politique efficace de gestion afin d’éviter à nouveau de porter un coup
à l’économie nationale. Il s’agit en réalité de mettre en place des mécanismes assez simples
et applicables en vue d’une gestion saine et autonome pour mener vers cet idéal.
En outre, les faits montrent que les faillites qui ont pour corollaire la fermeture que
connaissent nos sociétés depuis les décennies sont dues surtout à la mauvaise gestion.
Les statistiques relatives aux faillites des entreprises révèlent indiscutablement
qu’une gestion inexpérimentée est beaucoup plus dommageable qu’un manque de
ressource financière.
Ainsi on ne peut plus douter que la gestion est le noeud central qui conditionne la
pérennité et la viabilité d’une entreprise.

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Cependant, un regard sur les sociétés publiques d’Afrique et particulièrement sur


celles du Bénin nous a permis de remarquer qu’elles sont souvent soumises à des
problèmes de gestion et aux difficultés de financement de leurs activités.
En effet, quand les entreprises dérobent aux principes de l’équilibre financier elles
se trouvent quelque fois face à des difficultés de trésorerie. Les problèmes de manque de
liquidités financières deviennent le lot quotidien de ces entreprises qui sont obligées soit :
- de recourir à des lignes de crédits pour assurer certains besoins courants ;
- contraintes à réduire le personnel en procédant à une suppression de certains postes
après une certaine durée de cessation de paiements.
Il est donc impérieux pour toute entreprise qu’elle soit publique ou privée, en phase
de croissance ou non de se faire régulièrement un bilan de santé financière pour prévenir
ses éventualités car la réussite d’une décision financière repose essentiellement sur
l’aptitude qu’ont les responsables à prévenir les évènements.
Pour donc aider les autorités dans leurs prises de décision, nous avons choisi de faire un
diagnostic financier sur cette entreprise d’Etat.
En effet, le PAC qui constitue une société étatique de grande importance pour l’économie
béninoise, est le carrefour où transitent près de 80% des échanges commerciaux. Dans son
fonctionnement il dessert l’ensemble de la population béninoise mais aussi certains pays de
l’hinterland dont les plus importants sont : le Niger, le Burkina-Faso, le Mali. Au nombre des
trafiques effectuées on peut citer les prestations sur marchandises, les services rendus aux navires,
la location de domaines portuaires et d’autres prestations diverses.
Le Port Autonome de Cotonou bien qu’ayant une très vaste activité et une grande influence
sur le budget de l’économie béninoise, se trouve comme nous l’avons mentionné dans
l’introduction, face aux problèmes susmentionnés. Pour limiter ces incertitudes et aider les
autorités financières portuaires à la prise de décisions pour le suivi financière et la compétitivité du
port de Cotonou, nous avions choisi de porter notre diagnostic financier sur cette entité. Ce
faisant on aurait contribué en grande partie aux problèmes de l’économie nationale.
Quand on s’intéresse de plus près au PAC, on note :
 La fuite des opérateurs économiques vers les ports de la sous région en particulier celui de
Lomé ;
 Menaces d’abandon du PAC par le Niger suite à des tarifs très élevés sur les transactions ;

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Par ailleurs, une lecture simple des rapports de gestion notifie qu’entre 2003 et 2004 le
PAC a connu une baisse de trafic au niveau des marchandises.
De l’observation des états financiers, on note dans le bilan 2003 avant répartition du résultat que le
PAC avait en report à nouveau de lourdes pertes antérieures de plus de six milliards.
Face aux observations les questions suivantes ont été posées :
 Le PAC est – il financièrement équilibré ? Comment ont évolué les indicateurs
entre 2003et 2007 ?
 Le PAC ne connaît – il pas un problème de rentabilité de ces activités ?
Ce sont là autant d’interrogations qui susciteront des réponses à travers le thème « DIAGNOSTIC
FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE
COTONOU (PAC)»

I-2 Intérêt de l’étude


L’intérêt de ce travail est de fournir aux dirigeants du PAC des informations réelles
concernant sa situation financière afin que des décisions permettant une bonne orientation
du PAC soit prises.
Cette étude permettra à l’Etat de connaître la situation réelle du PAC et, d’apprécier
sa contribution au budget et aux objectifs qu’il s’était fixé, d’assurer le bien être
économique et social.
Sur le plan social, elle permettra dans un premier temps de sauvegarder l’emploi de
nombreux travailleurs et dans un second temps de tirer des ressources permettant la
création de nouveaux emplois, en conjurant ainsi une crise sociale.
Sur le plan académique, ce travail nous permet de respecter le principe selon lequel
tout étudiant de la FASEG en fin de cycle devra soutenir avant de disposer de son
parchemin. Mais, le plus important reste et demeure la mise en application des différentes
connaissances théoriques reçues au cours de notre formation. Nous espérons que ce travail
constituera une source de documentation pour ceux qui nous suivront.

PARAGRAPHE 2 : Objectifs et hypothèses

2.1 OBJECTIF GENERAL :


Analyser le processus de création de la valeur et d’identifier les causes d’inefficacité
afin de contribuer à l’amélioration de sa rentabilité économique, sociale et financière

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2.1.1Objectifs spécifiques
 Examiner le respect du principe de l’équilibre financier
 Apprécier la liquidité et la solvabilité du PAC.
 Analyser sur la base des états financiers publiés sa rentabilité par rapport
à ses activités et ses moyens

2.2 Hypothèses

 Le non respect du principe de l’équilibre financier est l’une des causes des
difficultés de trésorerie

 Le PAC n’est pas financièrement solvable.

 la rentabilité commerciale, économique, financière et sociale


du PAC n’est pas atteinte du fait de ses activités.

SECTION 2 : Revue de littérature et méthodologie de recherche

PARAGRAPHE 1 : Revue de littérature

1.1 Définition du concept d’entreprise publique prestataire de


service

Le lexique de l’économie (1999) 6ème Edition, définit l’entreprise comme : « une


unité économique autonome combinant divers facteurs de production, produisant pour la
vente des biens et des services et distribuant des revenus en contre partie de l’utilisation
des facteurs ».

Il existe d’autres définitions de l’entreprise notamment celle de l’article premier de


la loi N° 90-002 du 09 Mai 1990 portant su les définitions et dispositions générales
relatives au code des investissements en vigueur en république du Bénin qui stipule que :
« l’entreprise est toute personne physique ou morale qui exerce en République du Bénin,
une activité relevant des secteurs primaires, secondaires ou tertiaires ». On distingue aussi
les entreprises privées et les entreprises publiques qui constituent l’objet de notre étude.

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1.1.1 L’Entreprise publique

Le concept d’entreprise public bien qu’il soit couramment utilisé recouvre en fait
une signification juridique imprécise et a depuis longtemps posé un problème de
définition.

Le dictionnaire économique et financier définit l’entreprise publique comme un


organisme placé sous la tutelle ou l’autorité des pouvoirs publics qui en ont la propriété
partielle ou entière et dont l’activité est orientée vers la production de biens et services
destinés à la vente à un prix qui tend a couvrir au moins leur prix de revient.

Un autre aspect des entreprises publiques est celui de l’autonomie de gestion.

Dans ce sens, le lexique des termes économique ajoute en plus de tous les autres
aspects suscités que l’entreprise publique dispose d’une certaine autonomie de gestion.

1.1.2 L’Entreprise prestataire de service

Une entreprise prestataire de service est celle qui vent des services.

Selon V. MALLERET, les activités des services peuvent être définies comme des
processus de production ayant un point de contact physique entre le client et le processus
et fournissant des biens intangibles.

1.2 Diagnostic financière : définition, objectif et importance


L’entreprise en tant que vecteur de création de valeur est l’objet d’une attention
constante de la part de l’ensemble des investisseurs, actionnaires ou créanciers qui
cherchent à savoir si leurs capitaux sont correctement utilisés. Cette recherche constante
des investisseurs nécessite ce qu’est le diagnostic.
Par définition, le diagnostic est un acte par lequel le médecin en regroupant les
symptômes et les donnés de l’examen clinique et des diverses autres examens, les rattache
à une maladie bien identifiée. Par extension, il est une évaluation d’une situation donnée,
un jugement porté sur tel ensemble de circonstance.
Il ressort de cette définition, que cette notion de diagnostic est empruntée de la
médecine et comprend trois étapes :
 identification des signes ou symptômes

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 identification ou désignation de l’affection


 le pronostic et la thérapeutique proprement dits qui consistent à recommander des
soins ou actions de correction.
L’entreprise étant une organisation qui naît, croit et parfois connaît des déclins ou chute
présente des étapes analogues à l’organisme humain qui par moment peut présenter des
défaillances.
Pour reprendre cette définition, par rapport à l’entreprise DEPALLIENS G. (1997)
montre que le diagnostic d’une entreprise passe en premier lieu par :
 un repère des signes ou symptômes qui révèlent des difficultés financières présentes
ou à venir. Comme par exemple les tensions de la trésorerie
 ensuite l’identification des causes de ces difficultés
 enfin, des recommandations d’actions correctives destinées à faire disparaître des
difficultés et disfonctionnement.
Il apparaît donc, que le diagnostic financier possède un caractère prospectif qui
concerne le futur tel qu’on peut l’imaginer à partir des donnés ou des tendances actuelles
Il souligne dans la suite de ces explications que le diagnostic ne peut se faire sans une
analyse financière. Deux notions indissolublement liées.
Pour GERARD et CHARREAUX (1996) dans leur livre de gestion financière, on
peut expliquer le diagnostic financier par ses objectifs. Pour rassurer les investisseurs de
capitaux, le diagnostic financier dans ces objectifs doit s’assurer que l’entreprise crée de la
valeur et comprendre le processus de formation de la valeur de façon à identifier les causes
d’inefficacités.
Il n’y a donc pour lui de création de valeur, synonyme d’équilibre financier que si les
fruits d’exploitations sécrétés par les actifs de l’entreprise sont à même de satisfaire les
exigences des apporteurs de capitaux qu’ils soient actionnaires ou créanciers en tenant
compte du risque encouru. Ces risques sont de trois ordres : le risque d’exploitation, le
risque financier et celui de la faillite.
Le risque d’exploitation dans son développement, traduit la sensibilité du résultat
d’exploitation à une variation du niveau d’activité. Cette sensibilité peut s’estimer à partir
de l’élasticité du résultat par rapport à son niveau d’activité.

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Le risque financier traduit la position du résultat d’exploitation par rapport au seuil de


rentabilité global. Il est alors associé à la notion du levier financier. Plus l’endettement est
élevé, plus le risque financier est important et plus il influe sur le résultat financier.
L’analyse du risque de faillite repose sur l’analyse statique fondée sur le résultat et
l’analyse dynamique qui s’appuie sur les flux. Il a pour but d’évaluer la capacité de
l’entreprise à faire face à ces engagements.
Il s’ensuit que faire le diagnostic financier revient aussi à contrôler la solvabilité de
l’entreprise, sa performance en passant par son équilibre financier.
ELIE COHEN (édition 1991) a évoqué un autre aspect du diagnostic financier. Dans
son livre d’analyse financière, il explique que le diagnostic financier revêt deux volets. Le
premier volet consiste en une analyse de rentabilité et le second est consacré à celle des
risques. Il explique que les conclusions auxquelles conduit l’analyse de la rentabilité sont
incomplètes si le second volet est ignoré. La présentation successive des deux volets du
diagnostic financier ne signifie pas qu’ils sont indépendants. La rentabilité ne peut
s’apprécier qu’en fonction du risque supporté et réciproquement ; le risque accepté par les
investissements est directement fonction de la rentabilité attendue. Ainsi donc le diagnostic
de la création de la valeur fait intervenir les deux dimensions rentabilité et risque et la
notion d’équilibre financier n’a de sens que dans le cadre de référence que constitue le
compromis rentabilité - risque.
Il s’ensuit que la notion de la rentabilité est aussi importante et doit corroborer avec le
risque. Ce qui rythme bien avec la notion de la performance qui dans son ensemble fait
appel à la notion d’accroissement du résultat et à la notion de la rentabilité qui compare le
résultat obtenu au moyen mis en œuvre pour l’obtenir.
L’objectif du diagnostic n’est pas seulement de repérer et d’identifier des aspects
négatifs du fonctionnement de l’entreprise, mais aussi elle aborde son aspect positif afin de
la conserver. C’est dans cette optique que RAMAGE P. (2001) présente le diagnostic
financier. Il montre que ce dernier est un outil qui permet de piloter l’entreprise à tous les
stades du processus de décision : analyse de la situation financière de l’entreprise,
recherche des conditions de l’équilibre financière et mesure de la rentabilité des capitaux
investis…

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Il revient sous cet angle à évaluer l’efficacité de la politique des dirigeants en


mesurant leur aptitude à gérer le couple rentabilité - risque
Bien que le diagnostic soit un outil de gestion future il est aussi une dimension ex-post de la
gestion financière. Le professeur MARFAING F (1999) aborde dans ce sens en montrant qu’il
n’est établi à partir d’informations issues du passé.
Il se doit pour sa fiabilité d’être réalisé sur plusieurs exercices successifs afin de faire
ressortir les causes lointaines d’un éventuel problème lié à la santé financière de
l’entreprise.
Avant tout pour que cette analyse soit possible et constitue un instrument de mesure
de la valeur créée, de la solvabilité et de la liquidité il faudrait pour l’analyste une
connaissance suffisante de l’entreprise ; qu’il soit possible pour lui de consulter les
documents comme :
• Le rapport de gestion ;
• Le rapport des commissaires aux comptes ;
• Les états financiers.

Ainsi l’objectif utile du diagnostic financier après l’analyse de rentabilité, de


solvabilité, de liquidité et de risque est de contrôler si l’entreprise est économiquement et
financièrement viables, si des mesures sont à entreprendre et si les moyens
complémentaires sont envisagés compte tenu des prévisions établies par la direction
générale.

1.3 Explication des concepts liés au diagnostic financier


▪ Relation entre le diagnostic financier et le diagnostic stratégique

Le diagnostic stratégique est une composante d’un diagnostic global de l’entreprise.


Il permet de déterminer la situation de l’entreprise par rapport à sa recherche de
performance durable et d’identifier le caractère court, moyen et long terme du risque de
défaillance. Elle s’intéresse à l’analyse de l’environnement des domaines stratégiques
préalablement définis. Par contre le diagnostic financier se préoccupe surtout de la situation
financière de l’entreprise et de son pilotage. Comme nous l’avons expliqué plus haut, il

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s’effectue en trois étapes. L’identification des symptômes qui révèle les difficultés
financières, recherche des causes et recommandation d’action corrective.
Bien qu’il semble ne pas avoir un lien, ELIE COHEN (1997) explique que les
informations apportées par le diagnostic stratégique sont nécessaires pour asseoir le
diagnostic financier. Elle permet de caractériser chaque activité exercée, par une entreprise
en termes de besoin financier, de potentiel de rentabilité, de risque d’exploitation et surtout
d’émettre un avis motivé sur leur probabilité. Il montre que le diagnostic pour être pertinent
doit s’appuyer sur le diagnostic stratégique. L’information financière ne peut être
véritablement comprise si la structure des métiers et le choix stratégique de l’entreprise
sont ignorés.
Il s’ensuit que le diagnostic stratégique est très important et est préalable au
diagnostic financier.

▪ Relation entre analyse financière et diagnostic financier


L’analyse financière peut être définie comme un ensemble d’instruments et de
méthodes de recherche qui permettent d’apprécier la situation financière et les
performances des entreprises ou d’autres organisations jouissant d’une autonomie effective
dans la conduite de leur opération économique et financière.
Le diagnostic financier quant à lui possède un caractère prospectif, mais il ne peut être
réalisé sans procéder à une analyse financière.
Il ressort de cette définition que l’analyse financière est un ensemble de méthodes
permettant de se faire de l’extérieur en général une opinion de l’entreprise.
Le diagnostic financier comme nous l’avions énoncé plus haut, possède un caractère
prospectif. Mais il faut noter qu’on ne peut effectuer un diagnostic financier sans procéder
à une analyse financière comme l’a dit ELIN COHEN (1997).

▪ Relation entre audit comptable et financier et le diagnostic financier


On peut définir l’audit comptable et financier comme un examen auquel procède un
professionnel en vue d’exprimer une opinion motivée sur la fidélité avec laquelle les
comptes d’une entité traduisent sa situation et ses résultats en tenant compte du droit, de la
réglementation et des usages du pays où l’entité est située. Il en existe deux types : l’audit
interne et l’audit externe.

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Il s’ensuit que l’auditeur s’intéresse avant tout à la qualité de l’information comptable


et financière.
Le diagnostic qui se focalise sur les documents comptables a besoin d’une fiabilité de
ses données pour être authentique.
L’audit des comptes peut donc être considéré comme un travail préalable à l’analyse et au
diagnostic financier

▪ Relation entre le rating ou notation, le diagnostic financier et l’analyse


financière
Le rating est un processus d’évaluation du risque attaché à un titre de créance.
Cette évaluation est synthétisée dans une note correspondant à un classement en
fonction des caractéristiques du titre proposé et des garanties offertes par l’émetteur
(ELIN COHEN ; 1997)
L’objectif donc du rating est d’apprécier le risque d’un titre émis par une entreprise ou
une banque…. L’analyse financière quand à lui apprécie la situation financière et les
résultats d’une entreprise. Par ailleurs le diagnostic financier par les signes identifie les
problèmes, recherche les causes et propose des mesures correctives.

▪ La rentabilité

Selon VANHOVE P. et VIPREY C. (2000) la rentabilité peut être définie comme


l’aptitude d’action économique à secréter un résultat exprimé en unité monétaire.

Cette définition met en évidence le fait que la source de la rentabilité est l’activité
de l’entreprise. Elle montre également le caractère synthétique du concept de rentabilité.
Elle exprime que toute réalisation favorable, qu’elle soit quantitative (exemple :
augmentation du chiffre d’affaires) ou qualitative (exemple : amélioration du climat social)
doit connaître nécessairement une traduction en terme de résultat monétaire donc en forme
de rentabilité

La rentabilité est par conséquent une des références fondamentales qui orientent les
décisions et les comportements des entreprises. Il s’agit cependant d’une référence
relative : l’aptitude à dégager de résultat peut ne pas être jugée indépendamment des
moyens engagés pour les obtenir ni du niveau d’activité atteint par l’entreprise.

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L’étude de la rentabilité ne peut donc se limiter à l’appréciation de la mesure du


résultat mais doit mettre en cause les rapports entre les résultats et d’autres grandeurs sous
forme d’études de ratios

▪ La rentabilité économique
MBANGALA M.A. (2005) définit la rentabilité économique ou encore celle
des capitaux investis comme « la capacité bénéficiaire de l’entreprise en neutralisant la
rémunération du capital investi, qu’il s’agisse de fonds propres ou de fonds de tiers ».
La rentabilité économique met donc en rapport le résultat d’une activité et le
total des capitaux investis pour obtenir ce résultat.
D’une façon générale, elle se mesure par un rapport du type :
ROI = résultat économique / capital économique
Cette rentabilité exprime donc la performance de l’exploitation et elle autorise
des comparaisons dans le temps et dans l’espace (avec d’autres entreprises).Le contenu des
termes du rapport doit être adapté aux objectifs poursuivis.
L’indicateur de résultat doit être le bénéfice net ou le résultat d’exploitation ou encore
l’excédent brute d’exploitation, etc.
L’indicateur relatif aux moyens engagés peut correspondre à l’ensemble des actifs
utilisés par l’entreprise ou au seul capital économique engagé dans l’activité
d’exploitation : immobilisation et besoin en fond de roulement d’exploitation.
Au niveau le plus global les actifs représentent l’outil de travail mis en action par
l’entreprise et le rapport : résultat / actifs autorise un raisonnement en terme de rendement
de cet outil. Il fait donc ressortir l’efficacité opérationnelle de l’entreprise.
▪ La rentabilité financière
Elle met enjeu le rapport entre le résultat revenant aux propriétaires et le montant des
capitaux propres qu’ils ont investis : ROE =résultat net / capitaux propres
La rentabilité financière aborde donc les performances du point de vue des
propriétaires de l’entreprise. Ceux-ci ont consenti une avance à l’entreprise en lui apportant
des capitaux propres et ils souhaitent comparer les résultats de cet apport.

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▪ La solvabilité
VANHOVE P. et VIPREY C. (2000) ont défini « la solvabilité comme étant
l’aptitude d’un agent économique à rembourser ses dettes lorsque celles-ci viennent à
échéance.
Etre solvable, c’est donc être capable « de faire face ses échéances, de respecter ses
engagements financiers ». Pour une entreprise, l’insolvabilité débouche sur une perte grave
d’indépendance lorsqu’il lui est imposé un plan de redressement, soit sur une disparition
pure et simple en cas de liquidation judiciaire.

▪ Ratios
MEYER J. (1991) a défini le ratio comme un rapport caractéristique entre deux
grandeurs. Les ratios résultent d’une mise en rapport de deux grandeurs choisies de telle
sorte que leur rapport ait un sens aussi claire et précis que possible pour décrire
rationnellement une situation (position statique) ou une évolution (position dynamique).
Cet outil permet de mesurer les caractéristiques de la firme, aussi importantes que
l’intensité capitalistique, l’indépendance financière, la rotation des stocks, les productivités,
etc. Elle permet enfin de pratiquer une étude comparative soit dans le temps (quelle est
l’évolution de la rentabilité ? l’indépendance financière a-t-elle été préservée, détériorée ou
renforcée au cours des cinq dernières années ?) soit par rapport aux entreprises du même
secteur.

1.4 Le diagnostic financier dans les entreprises publiques


Selon l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), Il
faut entendre par entreprise publique « les organismes exerçant une activité commerciale et
économique dans lesquelles les pouvoirs publics détiennent une participation décisive
(50% et plus) et ou ceux-ci sont contrôlés par le secteur public ».
La question principale qui se pose ici, est de savoir si les objectifs poursuivis par le
diagnostic financier des entreprises privées sont les mêmes que ceux des entreprises
publiques.
Les entreprises privées étant des unités économiques produisant des biens et
services recherchent avant tout le profit et la maximisation de la rentabilité financière. Leur

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objectif diffère donc de celui des entreprises publiques qui ont des objectifs d’intérêt
général à atteindre.
Selon JEAN BARREAU et JACQUELINE DALAHAYE (1997) le diagnostic
financier des entreprises privées utilise des notions telles que : structure financière, effet de
levier, risque, la rentabilité économique et financière. Cette dernière constitue surtout au
regard des pourvoyeurs de fonds le critère fondamental de la viabilité de l’organisation.
Le diagnostic financier à l’endroit des secteurs publics quant à lui
s‘analyser dans le cadre de ses missions et de ses finalités.
Il doit donc viser :
- la pertinence de la structure des ressources ;
- l’évolution de sa situation dans le temps ;
- l’évaluation de la performance et de l’efficacité de l’institution;
Le diagnostic financier des entreprises publiques doit ainsi être conduit sans perdre
de vue les notions d’utilité sociale, de services publics et d’intérêt général tout en
n’écartant pas systématiquement le critère de performance.
Ces informations reçues de ces acteurs et analystes nous aideront dans
développement de ce thème et nous servira d’élément de base et de contrôle.

Paragraphe 2 : Méthodologie de la recherche


Nous présenterons ici les outils de collecte de données et d’analyse de données, puis
nous parlerons en suite des limites et du choix de cadre de notre étude.

2.1 Les outils de collecte de données


Les outils utilisés portent sur :
- la recherche documentaire,
- le stage de recherche

2.1.1 Les recherches documentaires


Différents centres de documentation nous ont permis de comprendre les notions des
travaux antérieurs réalisés dans notre domaine d’étude et de recueillir des données
nécessaires relatives à notre recherche.
Les bibliothèques de l’Université d’Abomey- Calavi et du DEA / FASEG ont
contribué au recueil d’informations sur les théories relatives au diagnostic financier et à
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l’analyse financière. Ces différentes théories recueillies ont servi d’éléments de base pour
la rédaction de la revue de littérature ainsi qu’à l’analyse empirique. Aussi nous avons eu
l’opportunité de consulter à la bibliothèque du Port, certains mémoires qui nous ont
orientés dans la conception de notre travail.
Aussi nous avons consulté les sites Internet orientés vers la gestion comme par
exemples :
•www.éditions-organisation.com
•www.lentreprise.com

2.2 Outils d’analyse des données


La méthode utilisée est la méthode comparative et, l’analyse faite suivant le modèle
financier.
Toutes les données recueillies au cours de notre recherche documentaire ont été
analysées méthodiquement à l’aide des outils statistiques ci-après.

2.2.1 Graphique
Nous aurons à utiliser dans notre étude essentiellement des histogrammes et des
courbes pour analyser l’évolution des indicateurs calculés au niveau du bilan.

2.2.2 Les ratios, les indices et les agrégats


Nous utiliserons dans notre développement :
- des ratios de structure financière, de liquidité, de solvabilité et de performance ;
- Les indices pour faire une analyse horizontale et verticale ;
- et comme agrégats nous calculerons le Fond de Roulement Net ( FRN), le
Besoin en Fond de Roulement ( BFR) et la Trésorerie Nette (TN).
2.3 Les Méthodes d’analyse
Selon Mapapa MBANGALA dans son livre Fondement de Gestion financière
(édition 2007), Il existe plusieurs méthodes d’analyse. On peut citer la méthode
horizontale, la méthode des indices et la méthode verticale ou de structure.
- La méthode horizontale
Elle permet de mesurer l’évolution des données financière dans le temps, en
calculant la variation d’un exercice à l’autre, en valeur ou en pourcentage.

17
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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

- La méthode des indices


Elle est basée sur l’analyse chronologique mais contrairement à la méthode
horizontale, elle permet de couvrir l’ampleur et le sens des variations.
- La méthode verticale ou de structure
Elle visualise la part relative de chaque poste dans la constitution du montant global.
Elle est un complément très efficace de l’analyse horizontale qui considère l’évolution des
différentes rubriques dans le temps. Cette méthode permet de faire une étude comparative
des différents agrégats. Il permet également de mesurer la rentabilité globale de l’entreprise
et d’identifier les sources de cette rentabilité. Dans ce cas elle fait intervenir l’étude par
ratios

Dans le cadre de notre étude, nous utiliserons principalement l’analyse horizontale


et l’analyse verticale

2.4 Cadre opératoire


A ce niveau, il s’agit pour nous de décrire le conteste de validation de nos
hypothèses de recherche. Le cadre opératoire apparaît donc comme un creuset qui fixe les
conditions de confirmation ou d’infirmation des hypothèses.

2.4.1Condition de vérification de l’hypothèse 1


La validation de l’hypothèse H1 intitulée : le non respect du principe de l’équilibre
financier est l’une des causes des difficultés de trésorerie du PAC, passe par l’analyse de
certains agrégats
Après le calcul du FRN sur toute la période de l’étude, nous vérifierons le respect du
principe de l’équilibre financier. Ensuite nous identifierons l’impact du déséquilibre sur la
trésorerie du PAC.
Si le déséquilibre financier induit une trésorerie nette négative au cours de la
même période, l’hypothèse serait alors vérifiée. Dans le cas contraire elle ne le serait pas.

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

2.4.2 Condition de vérification de l’hypothèse 2


Le PAC n’est pas financièrement solvable. Ainsi est libellée l’hypothèse H2 de notre
étude.
Pour vérifier cette hypothèse H2, nous nous intéresserons d’abord au ratio
d’indépendance financière et de levier financier pour apprécier l’évolution de la
dépendance financière de l’entreprise. Ensuite, nous passerons à l’analyse de la solvabilité
générale pour constater l’ajustement global entre les éléments les plus liquides de l’actif et
les plus exigibles du passif, ce qui nous permet d’apprécier le niveau global de solvabilité
de l’entreprise. Enfin, nous calculerons et analyserons le ratio de couverture des fonds de
tiers par le cash flow afin de connaître les difficultés de l’entreprise à rembourser ses
dettes.
Ainsi, après l’amélioration au cours du temps du ratio de l’indépendance financière,
si la solvabilité générale est élevée et les difficultés à couvrir les fonds de tiers sont
moindres, nous pouvons dire que l’entreprise dispose d’une solvabilité financière. Dans le
cas contraire, elle ne l’est pas.
Si c’est seulement l’une des conditions qui est réalisée, nous dirons que cette
hypothèse est partiellement réalisée.

2.4.3Condition de vérification de l’hypothèse 3


La validation de l’hypothèse H3 intitulée : le PAC n’est pas commercialement,
économiquement, socialement et financièrement rentable passe par l’analyse critique des
ratios de rentabilité commerciale, économique, sociale et financière ainsi que par l’analyse
qualitative. Ceci nous permettra de vérifier si les activités du PAC lui permettent d’augurer
un meilleur avenir.
Ce n’est qu’après ses analyses que nous pourrons confirmer ou infirmer l’hypothèse
H3.

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

2.5 Limites de l’étude et cadre du choix de notre recherche


2.5.1 Limites de l’étude
Les différentes analyses faites l’ont été sur la base des données recueillies sur les
états financiers et des rapports de gestion. Aucun test n’a été réalisé sur ces données pour
s’assurer de leur fiabilité.
Nos moyens financiers limités nous ont contraint, à revoir à la baisse nos ambitions
en termes de recherche.

2.5.2 Choix du cadre de notre recherche


Ce travail a été effectué sur le PAC. Si nous avons choisi cette entreprise publique,
c’est parce qu’elle constitue l’un des maillons du tissu économique béninoise. C’est un
instrument privilégié de développement économique et social de la république du Bénin et
de la sous région. La quantité importante des échanges commerciaux qui transitent par ce
port rend son système financier bien lourd et attire l’attention de plusieurs acteurs

2.5.3 Choix de la période d’étude.


Notre période d’étude s’étend de 2003 à 2007 parce qu’une analyse financière efficace
nécessite une période d’au moins cinq ans. L’année 2007 est prise comme année de référence car
les états financiers de 2008 ne sont pas encore disponibles.

20
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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

Chapitre2 : PRISE DE CONNAISSANCE DU PAC ET PREALABLE AU


DIAGNOSTIQUE FINANCIER
Ce chapitre s’occupera de la présentation du Port Autonome de Cotonou et des techniques
préalables au diagnostic financier.
Section 1 : Prise de connaissance du PAC

Situé par 6° 11’22’’ Nord et 2°26’30’’ Est, le Port de Cotonou est implanté sur une
côte basse et sablonneuse en bordure sud de la ville de Cotonou, capitale économique du
Bénin.

Le Port de Cotonou est l’un des ports les plus dynamiques de la sous région ouest
Africaine. De par son importance, il vient en cinquième position après les ports de Lagos
(Nigeria), de Tema (Ghana), d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et de Dakar (Sénégal). Avec un
plan d’eau de 80ha et une superficie de 40.000m2, le port de Cotonou dispose d’une
capacité extensible de 2.000.000 de tonnes.

Le PAC comme toute entreprise est donc une personne morale. Il dispose d’une
histoire, d’une organisation qui lui permet d’exécuter ses activités tout en lui conférant
une importance économique.

Paragraphe1 : Historique et structure organisationnelle du PAC

1.1 Historique du Port de Cotonou


Avant le Port de Cotonou et jusqu’à la fin du XIXème siècle, les échanges commerciaux
par voie maritime se faisaient en deux points du littoral : Ouidah et Grand-Popo.
En ces points, le débarquement et l’embarquement des marchandises et des
passagers s’effectuaient par transbordement sur des pirogues qui assuraient la liaison entre
les navires mouillant en rade foraine et le rivage. On enregistrait alors beaucoup de pertes
(y compris en vies humaines) et d’avaries. Puis, en 1891, le Wharf fut construit à Cotonou.
C’était une passerelle métallique avancée dans la mer jusqu’au delà de la zone perturbée
par la barre; ainsi les opérations pouvaient se faire dans une eau relativement calme. En
raison de la sécurité et de la rapidité qu’elle offrait pour le transbordement, cette porte
d’accès maritime supplanta rapidement Ouidah et Grand-Popo. Une flottille de 8 chaloupes

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Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

et 26 barcasses faisaient la navette entre les navires ancrés en rade et l’aplomb des grues, à
l’extrémité du Wharf.
Cet ouvrage, d’une longueur de 400 mètres, a subi des améliorations en 1910, puis
successivement en 1926, 1928, 1950 ; il a permis d’assurer un trafic en progression qui
devrait atteindre 304 000 tonnes en 1960. L’idée d’une solution moderne à ce problème se
posa alors.
La construction de la première partie du port fut l’objet de nombreuses études.
Après l’examen approfondi et pour des raisons économiques et politiques, on a opté pour le
choix du port à accumulation de sable, en eau profonde à Cotonou. Les travaux relatifs à
cette première partie du port ont été réalisés de novembre 1959 à juin 1965 et la cérémonie
officielle d’inauguration eut lieu le 1er Août 1965. Eu égard au trafic sans cesse croissant au
Port de Cotonou, de nouveaux travaux d’extension ont été réalisés en Mars 1979 et ont pris
fin en 1983.
Après la première extension du port, extension qui a doublé les capacités de
traitement du trafic, le Port Autonome de Cotonou avec l’appui des autorités nationales,
s’est attelée à l’amélioration de la productivité et du service rendu.

1.2 Statut juridique du PAC


Créé le 31/12/1964 par son Excellence feu Monsieur Hubert KOUTOUKOU
MAGA, président de la République du BENIN, par la loi des finances N°64-39 modifiée
par l’ordonnance 76-55 du 11/10/1976 et réactualisée par le décret N°84-250 du
22/06/1984, le PAC a connu un rapide essor, car après réactualisation de cette loi des
finances, il est désormais régi par le décret N°84-306 du 28/07/1989.
Société d’Etat au capital de 16.571.055.784 FCFA, le PAC est une institution à
caractère commercial et industriel, dotée de l’autonomie financière. Placé sous la tutelle
administrative du Ministère Délégué auprès du Président de la République, Chargé de
l’Economie Maritime, des Transports Maritime et Infrastructure Portuaire (MDCEMTMIP-
PR) il est chargé d’assurer l’entretien et l’exploitation du Port, de gérer le domaine
portuaire, d’exécuter les travaux d’amélioration et d’extension nécessaires aux besoins du
trafic.

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

1.3 Situation géographique du port


Situé par 6°11’22’’ Nord et 2°26’30’’ Est, le Port de Cotonou est implanté sur une
côte basse sablonneuse, en bordure sud de la ville de Cotonou, capitale économique de la
République du BENIN.
Port en eau profonde à accumulation de sable, le Port de Cotonou offre le grand
avantage de fournir aux navires un plan d’eau abrité, pouvant leur permettre d’effectuer des
opérations commerciales et de ravitaillement dans d’excellentes conditions. Cette
disposition contribue à l’efficacité du Port et à la rapidité d’escales de navires.
Le Port de Cotonou est un port à vocation sous-régionale. Il se révèle être le
débouché à la mer le plus proche et le couloir d’accès le plus rapide, le moins accidenté
pour desservir l’Est des pays de l’hinterland tels que le Mali et le Burkina Faso, et le
premier Port de transit de la République du Niger. Dans la sous région, le Port de Cotonou
est sensiblement à égale distance des ports de Lagos (NIGERIA) 115 km et de Lomé
(TOGO) 135 km.

1.4 Mission du PAC


S’il y a une approche de responsabilité dans la mission du Port de Cotonou dans
l’économie du Bénin, c’est bien celle du Port Autonome de Cotonou, autorité portuaire
chargée de la coordination des activités sur toute l’étendue du Port. Elle se traduit par le
maintien des installations dans de bonnes conditions d’accueil des navires et des
marchandises, la sauvegarde de la sécurité ainsi que l’extension des installations en
adéquation avec le développement du trafic. Conscient de cette responsabilité, le PAC s’est
assigné comme objectifs entre autres, la consolidation des acquis et la réalisation des
réformes susceptibles de garantir au Port de Cotonou un avenir certain dans le concert des
ports de la région. Le Port de Cotonou a soutenu, encouragé ou mené seul, avec l’appui des
partenaires au développement ou le soutien des autorités gouvernementales, des actions de
grande envergure pour sa modernisation.

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1.5 Structure organisationnelle du PAC


La structure organisationnelle du PAC comprend deux principaux organes
(organigramme en annexe).

1.5.1 Les organes de décision


Aux nombres des organes de décision, nous pouvons citer : le conseil
d’administration et le comité de direction.
•Conseil d’administration
Le conseil d’administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en
toute circonstance au nom de la société. Il exerce ses attributions dans les limites de l’objet
social (article 8, décret 89-306 du 21 / 07 / 1989, portant approbation des statuts du PAC).
Il élabore la politique de l’entreprise en conformité avec le plan de développement
économique tout en s’assignant des objectifs à atteindre. Il approuve les comptes annuels
trois (03) mois après la clôture de chaque exercice. Il est composé de six membres qui
sont :
• Le représentant du Ministère Délégué auprès du Président de la République,
Chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritime et Infrastructures
Portuaires ;
• Le représentant du Ministère des Finances et de l’économie ;
• Le représentant du syndicat ;
• Le représentant du Burkina Faso ;
• Le représentant du Mali ;
• Le représentant du Niger ;.

•Le comité de direction


Il est l’organe de décision entre deux réunions du Conseil d’Administration. Ses
membres sont nommés par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition des
administrations ou organismes qu’ils représentent, après enquête de moralité. Il est
composé du directeur général, des autres directeurs et deux représentants du syndicat du
personnel.

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

Le directeur général président de ce comité assure, sous l’autorité du Conseil


d’Administration, la relation entre le Port Autonome de Cotonou et l’Etat béninois. Il est
assisté dans sa fonction par cinq directeurs à savoir :
• le Directeur Technique (DT) ;
- le Directeur Commercial de Marketing
- le Directeur des Opérations Maritimes et de la Sécurité (DOMS) ;
- le Directeur Financier et Comptable (DFC) ;
- le Directeur de l’Administration et de la Gestion des Ressources Humaines
(DAGRH).
A ce nombre, il faut ajouter les deux représentants du syndicat du personnel.

1.5.2 Organes de direction


C’est l’ensemble composé de la Direction générale et des cinq directions
techniques ; mais le PAC dispose aussi de départements, qui sont au rang de direction, à
savoir :
- Département Inspection Générale et Contrôle de Gestion (DIGCG)
- Département des Affaires Juridiques et du Domaine (DAJD)

•Direction Générale (DG)


La direction générale assure la gestion quotidienne de la société et son
développement dans un cadre bien défini par le conseil d’administration.
Sept services sont rattachés à la direction générale à savoir :
-le secrétariat particulier ;
-le secrétariat général administratif ;
-le département de l’inspection générale et du contrôle de gestion ;
-le délégué près de la direction ;
-le protocole et la relation publique ;
-le service d’approvisionnement ;
-le département des affaires juridiques et du domaine.

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

•Direction Administrative et de la Gestion


des Ressources Humaines (DAGRH)
Elle est chargée de la gestion des ressources humaines et de l’administration
générale de l’entreprise. Elle est composée du :
-service d’administration générale ;
- service de la documentation et de la communication interne ;
- service du personnel et de la solde ;
- service de planification et de la formation ;
- service des affaires sociales.
•Direction Commerciale et de Marketing (DCM)
La direction commerciale assure pour le PAC une mission d’exploitation
commerciale des équipements (matériels roulants, matériels flottants, équipements
électriques et de froid).
Elle définit et met en œuvre la politique du marketing et de la promotion commerciale. Elle
réalise des études économiques et d’exploitation.
Elle comprend cinq services qui sont :
-le service des études statistiques et des performances ;
-le service du contrôle des opérations commerciales ;
-le service de la clientèle, de la promotion et de la veille commerciale ;
-le service de la facturation et du Guichet Unique ;
-le service coopération Internationale.

•Direction technique (DT)


Elle a pour mission d’assurer l’entretien et la maintenance de toutes les installations
et équipements portuaires en vue de la sauvegarde du patrimoine et du maintien de l’outil
portuaire dans un bon fonctionnement permanent. Six (06) services lui sont rattachés :
-le service des études, du développement, du contrôle et de l’environnement ;
-le service électrique, phare et balise ;
-le service hydrographique et topographique ;
-le service de la maintenance des équipements et du matériel
-le service maintenance des ouvrages portuaires ;

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Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

-le service de la planification du suivi et de l’évaluation.

•Direction des Opérations Maritimes et de


la Sécurité (DOMS ou Capitainerie)
Elle assure la programmation, les mouvements des navires, l’exploitation et la
réparation du matériel flottant, la sécurité dans tout le domaine portuaire, la communication
radio et le service d’information nautique. Elle comprend :
-le service accueil et pilotage des navires ;
-le service police et sécurité;
-le service de l’environnement des accidents et calamités ;
-le service des formalités et d’accès ;
-le service matériel flottant.
•Direction financière et comptable
Elle est chargée de la politique financière du PAC de la gestion rationnelle de
toutes les ressources financières. Elle est également responsable de l’élaboration du budget,
du contrôle de son exécution, de la tenue et du suivi de la comptabilité (organigramme en
annexe). Compte tenu de la lourde charge qui lui incombe, elle est subdivisée en plusieurs
services à savoir :
- le service de la gestion des stocks
- le service de la comptabilité analytique
- le service du recouvrement et la trésorerie.
- le service du budget, de la fiscalité et des opérations diverses
- le service de la comptabilité générale

Paragraphe 2 : Environnement, activités et ressources du PAC


2.1 Environnement et activités portuaires
L’environnement, c’est l’ensemble des facteurs extérieurs à l’entreprise mais qui
influence son fonctionnement. L’exécution normale des activités de l’entreprise est donc
tributaire de la maîtrise de cet environnement.

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

2.1.1 Environnement portuaire


Le port de Cotonou est soumis au régime fiscal du droit commun ; il est soumis à
l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux. Son environnement est constitué par :

•Les entreprises de manutention et d’acostage


Telles la SOBEMAP et le groupe Maerks, ils assurent le chargement des
navires, le reconditionnement, le stockage et le gardiennage des marchandises
•Les transitaires
Ce sont des entreprises faisant office de commissionnaires en douane et qui
effectuent pour les importateurs et les exportateurs (les chargeurs), les formalités
administratives et douanières nécessaires à l’entrée ou à la sortie des marchandises.
•Les entreprises de consignation
Ils assurent au niveau du port les services dont le navire et l’équipage peuvent avoir
besoin pour leur rotation.
•Le conseil national des chargeurs du Bénin (CNCB)
Il a pour mission essentiel de veiller à la protection et à la défense des intérêts des
chargeurs au près des différentes catégories de transporteurs.
En fin Le port de Cotonou est en compétition commerciale avec ses
voisins:le port de Dakar, Benjul, Lagos, Douala, Téma, Lomé, Libreville…
2.1.2 Activités du PAC
Le PAC est une entreprise de prestation de service dont les principales activités sont
regroupées en quatre grandes catégories ; Elles constituent la base du chiffre d’affaires et
se décompose comme suit :
•Services liés au navires (ES)
Le pilotage, le remorquage, l’amarrage, la veille de sécurité, le séjour à quai
et en rade, l’assistance de vide cave et déhalage, la fourniture d’eau.
•Service liés trait à la marchandise (MA)
Le passage des marchandises (taxe de passage), le gardiennage des marchandises
(taxe de gardiennage), l’embarquement et le transbordement (taxe de port), la redevance de
pont bascule.
•Location du domaine portuaire (TP)
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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

Terrain, point de vente aménagé, magasins-cales, hangars, magasins ordinaires.


•Prestations diverses (CD)
Droit d’entrée, la délivrance des macarons et de certification de passage,
refacturation aux tiers de fourniture d’eau douce aux navires et aux tiers non navigant
(FE),refacturation au tiers de cession d’électricité (FE), location diverses, pont-bascule,
travaux en heures supplémentaire
2.2 Les ressources disponibles du PAC
Le Port Autonome de Cotonou dispose de trois (03) catégories de ressources qui lui
permettent de mener à bien ses activités. Il s’agit des ressources matérielles, humaines et
financières.
•Les ressources matérielles
Ce sont des terrains, des bâtiments, des installations et agencements, du matériel
flottant, du matériel roulant, du matériel et mobilier de bureau. Ces biens sont acquis pour
la plupart en pleine propriété par le PAC.
•Les ressources humaines
Le Port Autonome de Cotonou comporte un grand nombre d’agents de différentes
catégories socioprofessionnelles. Ainsi pour les cinq derniers exercices la société dispose
d’un personnel (Interne et extérieur) réparti comme suit sur les cinq dernières années
Tableau n°1 : Évolution de l’effectif des personnels du PAC
2002 2003 2004 2005 2006 2007
Qualifications Inter Exter Inter Exter Inter Exter Inter Exter Inter Exter Inter Exter
Cadres
57 6 52 6 59 6 60 6 74 6 84 6
supérieurs
Techniciens
supérieurs et 37 - 34 - 33 - 33 - 45 - 59
cadres moyens
Techniciens,
Agents de
maîtrise et 143 - 121 - 134 - 128 - 134 - 137
ouvriers
qualifiés
Employés,
Manœuvres,
139 403 134 403 124 403 119 403 131 403 168 392
ouvriers et
apprentis
Sous total 376 409 341 409 350 409 340 409 384 409 448 392
Total 785 750 759 749 793 840
SOURCE : Elaboration par nos soins (de 2002 à 2007).

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DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

• Les ressources financières


Constituées des financements aussi bien internes qu’externes, ces ressources
contribuent au suivi et au développement du PAC. En effet, au niveau interne, l’Etat est le
seul propriétaire du Port qui a eu à faire des apports pour la mise en place des
infrastructures et quelques subventions d’équipements.
Outre ces apports de l’Etat, le PAC tout au long de son évolution a eu à constituer
différentes catégories de réserves à savoir :
- réserves légales
- réserves statutaires
- réserves pour le renouvellement d’équipements
- autres réserves extraordinaires.
Les financements externes ont servi pour la plupart à l’extension du PAC, à la
réhabilitation de ses infrastructures et à l’acquisition du matériel naval et fluvial.
Voici présentée, la liste de quelques bailleurs de fonds associés à cette catégorie de
financement.

Tableau n°2 : Liste de quelques bailleurs de fonds du PAC


Bailleurs de Date de fin de
Date de signature Montant en F CFA
fonds paiement
OPEP 30/12/1992 787.000.000 30/06/2007
CAA R 30/03/1993 5.081.553.891 01/01/2013
BID 30/06/1993 2.316.183.678 30/12/2012
AID-36 15/05/1992 622.096.827 15/05/2014
AID-826 15/05/1992 3.427.796.481 15/11/2012
AID-1807 01/10/1996 2.070.755.602 01/04/2026
AID-2924 30/12/1992 502.848.427 01/10/2027

SOURCE : Elaboration par nos soins (de 2003 à 2007)

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Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

Section 2 : Préalable à l’analyse des états financiers


« L’objectif des états financiers est de fournir une information sur la performance,
la situation financière de l’entreprise et son évolution qui soit utile à une large gamme
d’utilisateurs lorsqu’ils prennent leur décision économique ».
Mais ces états financiers produits par la comptabilité générale ne sont pas
directement utilisables pour un diagnostic financier. Il y a lieu donc de faire des
retraitements.
On distingue parmi ceux-ci le reclassement, la restructuration et le regroupement.
Nous parlerons ici du retraitement du bilan et du compte de résultat.

Paragraphe1 : Retraitement du bilan

1.1 Définition du bilan


Le bilan est un document comptable de synthèse qui définit à un moment donné une
photographie de la situation patrimoniale de l’entreprise. Selon J. Y. EGLEM et C.
RAULET (1997) « le bilan présente une image du patrimoine à un moment donné. Il donne
un tableau des moyens de l’entreprise sous deux aspects : leur origine juridique ou
ressource au passif et leur destination économique ou emploi à l’actif ».
Ainsi, le bilan se présente sous la forme d’un tableau à doubles colonnes : la colonne
de gauche appelée actif dont les éléments sont classés selon leur durée dans un ordre de
liquidité croissant, c'est-à-dire en tenant compte de leur aptitude à être transformées plus ou
moins rapidement en monnaie et la colonne de droit appelé passif dont les éléments sont
classés dans un ordre d’exigibilité croissant.
Le bilan apparaît comme un support de l’analyse statique et constitue un instrument
pertinent pour la formulation d’un diagnostic orienté vers l’appréciation des conditions
d’équilibre financier ou de solvabilité et plus largement encore vers l’étude de la structure
financière.
Le bilan comptable tel que présenté ne permet pas de passer directement à l’analyse
proprement dite. Le calcul des différents ratios et fonds de roulement ne sont possibles
qu’avec des données du bilan financier.
En effet, le bilan financier est celui obtenu à partir du bilan comptable après
retraitement et reclassement de certains postes.

31
Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

Son objectif est de faire apparaître le patrimoine réel de l’entreprise et d’évaluer le


risque de non liquidité et de non solvabilité de celle-ci.

1.2 Le reclassement du bilan


Cette partie est importante du fait que les entreprises ne prennent pas en compte de
la même façon certains éléments de la gestion bien qu’elles utilisent un plan comptable
identique. Nous avons comme exemple :
L’utilisation au choix de la méthode de valorisation des stocks.
La considération de certaines charges en fonction du principe de l’importance
relative.
Il faudrait donc pour l’analyste de faire un reclassement des états dans le but de les
rendre homogène.
Mais avant de passer à la restructuration présentons d’abord le plan comptable, les
méthodes d’amortissement et de provision utilisée par le PAC.

•Plan comptable utilisé


Le PAC, comme les autres entreprises, utilise le système comptable ouest africain
(plan SYSCOA) afin de se conformer à la réglementation en vigueur au Bénin depuis 1998.

•Méthode d’amortissement
Les éléments de l’actif qui sont amortis sont les charges immobilisées et
immobilisations incorporelles, corporelles et financières. La durée de l’amortissement et le
taux à appliquer sont fixés par la direction financière suivant le tableau ci-après :

Tableau N° 3 : récapitulatif des éléments de calcul de l’amortissement

N° de Immobilisation Taux Observations


compte
20 Charges immobilisées 20-50% Excepté le dragage d’installation (2%)
et charges liées à la dévaluation du
12/01/1994 réparties sur la durée de
remboursement restant à couvrir

21 Immobilisations incorporelles 20-50% Logiciels informatiques (50%)


23 Bâtiments 20-25%
24 matériels 10-25%
Source : Etats annexés du PAC de 2003 à 2007

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•Les provisions réalisées


C’est en fonction du degré des risques encourus par l’entreprise vis-à-vis des tiers que
les autorités du PAC fixent le taux de provision à constituer. Il n’y a pas un taux connu
d’avance.
En effet les critères d’échéance à moins d’un an et à plus d’un an des créances et des
dettes ayant été respectés, nous n’avons donc procédé à aucun reclassement

1.3 Restructuration du bilan


Il s’agit ici de transformer le bilan comptable en un bilan financier pour pouvoir
répondre aux exigences du diagnostic financier. Pendant cette étape il faut :
- éliminer du bilan comptable certains éléments dits de non valeur
- respecter le principe de l’équilibre financier c'est-à-dire faire financer les actifs
de longue durée par les ressources de longue durée et vice-versa. En d’autre
terme que les ressources à long terme financent les actifs fixes et que les actifs
circulants soient financés par des dettes à court terme.
Pour l’actif du bilan, nous pouvons distinguer deux grandes masses ou trois. Parmi
ces deux grandes masses, nous avons les actifs fixes (plus d’un an) qui constituent le haut
du bilan et les actifs circulants (moins d’un an).
Pour le passif, la restructuration se fait aussi en deux grandes masses. Nous
distinguons les ressources permanentes qui regroupent les capitaux propres et les dettes
financières (plus d’un an) et les ressources à court terme regroupant les dettes (moins d’un
an).

Tableau 4 : Affectation de certains éléments du bilan comptable (en milliers de


francs)
Eléments Niveau 2003 2004 2005 2006 2007
d’affectation
Charges A retirer du 4565534 4582130 4065072 3561459 3109819
immobilisées bilan
financier
Actif circulant Actif 0 0 1867417 0
plus un an immobilisé
Actif Actif 1194575 608392 766076 766276 1169856
immobilisé à circulant
moins d’un an
Ecart de Déduit des 0 2138 2138 2138 2138

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convection dettes
actif financières
Dettes Passif 16216164 1336676 1286589 36672580
financière à circulant
moins d’un an
dettes circulant Dettes 0 0 0 12916566 0
à plus d’un an financières
Ecart de Déduit des 425216 584625 181531 451239 632484
convection créances
passif
Source : Etat financier du PAC(de 2003 à 2007)

Paragraphe2 : retraitement du compte de résultat

Il s’agit ici de restructurer et de regrouper le compte de résultat afin de dégager des


agrégats plus significatifs sur le plan du diagnostic financier. Faire ressortir les trois
catégories du compte de résultat qui sont à l’origine de résultat total de l’entreprise.
Le compte de résultat détermine le bénéfice (ou la perte) de l’entreprise réalisé à la fin
d’une période de temps donné par confrontation des produits et charges ; il fournit des
données qui peuvent être analysées afin d’obtenir des indicateurs utiles pour la gestion. On
distingue trois comptes de résultat :

 Le compte de résultats d’exploitation qui comprend toutes les charges et tous les
produits liés à l’activité normale de l’entreprise ;
 Le compte de résultat financier qui regroupe en son sein les charges et les produits
financiers ;
 Le compte de résultat exceptionnel qui comprend les charges et les produits
exceptionnels. Il s’agit ici des charges et des produits qui ne proviennent pas de
l’activité habituelle de l’entreprise.
La somme des résultats précités donne le résultat net après déduction de l’impôt et de la
participation des travailleurs.

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2.1 Restructuration et regroupement


La restructuration et le regroupement du compte de résultat permettent de dégager
les agrégats plus significatifs sur le plan de l’analyse financière. Pour cela les trois
catégories de résultat qui sont à l’origine du résultat total seront dissociées.
D’après A. M. MAPAPA (2002), trois modifications essentielles par rapport à la
présentation comptable sous-tendent la version restructurée du compte de résultat :

 La première a trait au chiffre d’affaires qui regroupe les ventes, les prestations de
services, les productions stockées, les productions immobilisées et les autres
produits d’exploitation, déduction faites des subventions d’exploitation, car celles-ci
constituent une réduction des charges d’exploitation ;
 La seconde est relative aux charges financières des fonds de tiers qui sont dissociées
des produits financiers et ne sont donc pas reprises dans le calcul du résultat
financier. Les charges financières résultent des dettes contractées par l’entreprise
pour financer l’ensemble de ses actifs, alors que les produits financiers résultent
uniquement des actifs financiers de l’entreprise. Le rapprochement entre charges
financières et produits financiers est donc inadéquat ;
 La troisième se rapporte aux dotations aux amortissements, réduction de valeur et
provisions pour risque qui sont regroupées au sein de chacun des volets
(exploitation, financier et exceptionnel) du compte de résultat, car constituant des
charges non décaissées et des produits non encaissés.

Il est nécessaire que l’on distingue clairement toutes les charges et tous les produits se
rapportant à l’activité d’exploitation, à l’activité financière puis à l’activité exceptionnelle.
Tous ces retraitements permettent de faire apparaître explicitement :

 La valeur ajoutée brute aux coûts des facteurs, qui est un instrument très
important car elle mesure la part des activités propres de l’entreprise dans la
production ;
 L’excédent brut d’exploitation (EBE) qui mesure le surplus monétaire potentiel
fourni par l’activité courante et correspondant à un « cash flow d’exploitation ». A
ce titre, il offre à la fois une évolution particulière fiable du résultat d’exploitation

35
Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
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et une estimation de la contribution apportée par l’activité courante au financement


de l’entreprise et à sa trésorerie ;
La somme des résultats d’exploitation, financier et exceptionnel avant amortissement,
charges financières et impôt appelé EBIT (Earning Before Interest and Taxes), le résultat
avant l’impôt égal à l’EBT puis le résultat net

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DEUXIEME PARTIE : Analyse empirique

Cette partie présente l’aspect technique de notre étude. Nous essayerons ainsi d’analyser les états
financiers et nous tirerons des conclusions sur la base desquelles nous ferons des suggestions.
Ce travail se fera en deux chapitres

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CHAPITRE 1 : PRESENTATION ET ANALYSE DU BILAN


Il s’agira ici dans la première section de présenter l’évolution du chiffre d’affaires,
le bilan financier restructuré et l’analyse horizontale puis dans la seconde section de
procéder à l’analyse verticale.

Section 1 : Evolution du chiffre d’affaires (CA), présentation du


bilan Financier restructuré et analyse horizontale
Cette section comportera deux parties. La première portera sur l’évolution du chiffre
d’affaires et la présentation du bilan restructuré la deuxième serait consacrée à l’analyse
horizontale.

Paragraphe 1 : Evolution du chiffre d’affaires et présentation


du bilan financier restructuré
1.1 Evolution du chiffre d’affaires
Cette présentation de l’évolution du CA nous informera sur le niveau d’avancement de la
structure. Elle nous permettra de localiser suivant le temps, les périodes qui ont connu plus
de ventes.
Tableau 5 : Evolution du CA de 2003 à 2007 (en milliers de francs)
Année 2003 2004 2005 2006 2007
CA 12 195 562 11 474 452 12 887 706 13 740 585 15 874 862
Croissance -721 110 692 144 1 545 023 3 679 300
par rapport à
2003
Croissance -721 110 1 413 254 852 879 2 134 277
relative
Source : Elaboration par nos soins

1.1.1 Commentaire du tableau portant sur le CA


De la lecture du tableau, il ressort que l’année 2004 est la seule pendant laquelle le
CA a connu une baisse. Suite à cette année, on constate une croissance progressive du CA
jusqu’en 2007. En effet, l’allure que présente le CA du PAC à partir de 2005 montre

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Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
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simplement que la société ne fait qu’augmenter sa part du marché. Cette baisse du CA


constatée en 2004 est due non seulement à la baisse des prestations au niveau des
marchandises du faite de la hausse des taxes portuaires mais aussi aux différents
mouvements de grèves observés qui ont paralysé toutes les activités du PAC.
Néanmoins, cette phase intéressante de croissance des activités ne doit pas amener
les dirigeants à se limiter là, mais à fournir davantage d’efforts afin d’augmenter leur part
du marché, de contrôler la santé financière de l’entreprise et de pallier les éventuels
dysfonctionnements auxquelles ils seront confrontés.

1.2 : Présentation du bilan financier restructuré


Le bilan comptable ne traduit pas la réalité économique et financière des
entreprises. Ainsi dans le but d’appréhender cette réalité, l’analyste financier fait subir au
bilan comptable une série de transformation en vue de le rendre financier c'est-à-dire en
valeurs réelles.
En suivant la procédure pré - indiquée dans le préalable au diagnostic et considérant
les données des états financiers, nous avons les bilans restructurés et condensés sur les cinq
années (2003 à 2007).

Tableau 6 : Bilan restructuré (en milliers de francs)

postes 2003 2004 2005 2006 2007


ACTIF
Immobilisations incorporelles 4 929 1 305 0 0 0
Immobilisations corporelles 14 841 124 15 845 515 15 236 676 14 014 734 12 230 469
immobilisations financières 550 478 551 478 551 478 551 678 1 123 145
Créances à plus d'un an 0 0 18 674 172 0 16 997 070
total actif immobilisé 15 396 531 16 398 298 34 462 326 14 566 412 30 350 684
Valeurs réalisables 12 715 866 14 749 658 584 545 13 738 760 1 656 216
Valeurs d'exploitations 6 986 090 2 750 116 52 965 5 199 402 130 551
valeurs disponibles 3 937 596 2 903 193 2 728 796 4 454 943 7 387 530

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total Actif circulant 23 639 552 20 402 967 3 366 306 23 393 105 9 174 297

TATOL ACTIF 39 036 083 36 801 265 37 828 632 37 959 517 39 524 981
PASSIF
capitaux propres 15 139 424 15 720 170 17 795 278 4 467 604 21 439 746
dettes financières 1 391 703 16 214 025 13 352 685 13 696 345 9 194 612
dettes circulants à plus d'un an 0 0 0 12 916 566 0
Capitaux permanents 16 531 127 31 934 195 31 147 963 31 080 515 30 634 358
dettes circulantes HAO 84 867 105 790 96 873 88 999 41 758
Clients, avance reçus 1 840 763 1 507 613 382 395 785 074 742 928
fournisseurs d'exploitation 965 681 1 146 076 3 434 471 1 242 982 2 496 728
dettes fiscales 925 400 1 365 627 1 173 103 1 354 482 382 872
dettes sociales 256 768 300 296 105 222 110 692 52 464
autres dettes 2 165 206 73 395 45 537 1 943 504 1 506 615
dettes financières moins d'un an 16 216 164 0 1 336 676 1 286 589 3 667 258
Découvert bancaire 50 107 368 273 106 392 66 680 0
Dettes à court terme 22 504 956 4 867 070 6 680 669 6 879 002 8 890 623

TOTAL PASSIF 39 036 083 36 801 265 37 828 632 37 959 517 39 524 981
Source : Etats financiers du PAC (2003 à 2007)
Pour faciliter l’analyse du bilan il est nécessaire de présenter le bilan financier condensé.

Tableau 7 : Bilan financier condensé (en milliers de francs)

ACTIF 2003 2004 2005 2006 2007


actif fixe 15 396 531 16 398 298 34 462 326 14 566 412 30 350 684
Actif circulant 23 639 552 20 402 967 3 366 306 23 393 105 9 174 297
total 39 036 083 36 801 265 37 828 632 37 959 517 39 524 981

PASSIF 2003 2004 2005 2006 2007


Capitaux permanents 16 531 127 31 934 195 31 147 963 31 080 515 30 634 358
Dettes à court terme 22 504 956 4 867 070 6 680 669 6 879 002 8 890 623
total 39 036 083 36 801 265 37 828 632 37 959 517 39 524 981
Source : Etats financiers du PAC (2003 à 2007)

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Paragraphe2 :L’analyse horizontale


L’analyse horizontale consiste à examiner l’évolution des grandes masses du bilan
dans le temps.
Il serait plus facile pour nous d’observer cette évolution en nous basant sur les
indices, des variations relatives, des diagrammes et des courbes. Ainsi nous aurons :
Indices de l’année t (It) avec I=indices et t = 2003, 2004, 2005, 2006, 2007
Nous aurons pour les indices et les variations relatives les formules suivantes

It = (montant de l’année t / montant de l’années de référence)*100

Variation relative (en %)= indice - 100

Tableau 8 : Indice des différents agrégats en pourcentage

postes 2004 2005 2006 2007

Actif fixe 106,51 223,83 94,61 197,13

Actif circulant 86,31 14,24 98,96 38,81

Ressources stables 193,18 188,42 188,01 185,31

Passif circulant 21,63 29,69 30,57 39,51


Source : Elaboration par nos soins

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Tableau 9: Variations relatives des rubriques du bilan par rapport à l’année 2003

postes 2004 2005 2006 2007

Actif fixe 6,51 123,83 -5,39 97,13

Actif circulant -13,69 -85,76 -1,04 -61,19

Ressources stables 93,18 88,42 88,01 85,31

Passif circulant -78,37 -70,31 -69,43 -60,49


Source : Elaboration par nos soins

Graphique1 : Courbe représentative des variations relatives des différentes masses du


bilan condensé

150

100

50 actif fixe

Actif
0 circulant
passif
2004 2005 2006 2007 circulant
Resssources
-50 stables

-100
Années

2.1 Commentaire du graphique


De 2004 à 2005 et de 2006 à 2007, les actifs fixes ont connu une augmentation
remarquable atteignant une variation relative respective de 123,83 % et de 97,13% par
rapport à l’année 2003. Par contre de 2005 à 2006 ils ont connu une baisse progressive
avec une variation relative de – 5,39 % en 2006 par rapport à l’année 2003.
Les actifs circulants ont connu une diminution progressive d’une part de 2004 à
2005 et d’autre part de 2006 à 2007 avec une variation relative de - 85,76 % en 2005 et de

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– 61,19 % en 2007 par rapport à l’année 2003. Par contre de 2005 à 2006, ils ont connu une
augmentation progressive avec une variation relative de – 1,04 % par rapport à 2003.
Nous avons constaté que les ressources stables ont légèrement diminué de 2003 à
2007 avec une variation relative de 85,31% par rapport à l’année 2003. Quant aux passifs
circulants, ils ont conservé une valeur inférieure à celle de 2003 sur les quatre dernières
années. Néanmoins, ils ont connu une légère augmentation de 2003 à 2007 évoluant de -
78,37% à – 60,49%.

2.2 Analyse et interprétation des variations des indices des


grandes masses
•Actifs fixes
Une analyse minutieuse du bilan restructuré montre que les immobilisations
corporelles représentent 80 % des actifs fixes. L’augmentation de ces actifs fixes en 2005
et 2007 est donc due à l’acquisition des immobilisations corporelles. Aussi faut-il noter que
les immobilisations financières ont connu une augmentation. En effet, cet accroissement
des immobilisations financières sur les deux années est aussi dû à l’affection des créances à
plus d’un an aux immobilisations financières.
Par contre, la baisse des actifs remarquée en 2006 se justifie par la perte des valeurs
de certaines immobilisations suite à la pratique de l’amortissement sur ces dernières.
•Actifs circulants
La forte diminution des actifs circulants en 2005 et 2007 est due à l’affectation d’une
grande partie des créances à plus d’un an aux immobilisations financières. La légère
augmentation connue en 2006 est l’effet, de l’augmentation du volume des prestations du
port.
•Ressources stables
Cette masse a connu une augmentation remarquable sur toutes les cinq années. Cela
s’explique par l’augmentation simultanée des capitaux propres et des dettes financières à
plus d’un an. Cette légère baisse qu’elle a connue est la preuve des remboursements des
dettes financières antérieures et de l’augmentation des reports à nouveaux débiteurs.

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•Dettes à court termes ou passif circulant


La diminution progressive de cette masse jusqu’en 2007 est non seulement due aux
remboursements des dettes fournisseurs et la réduction des dettes sociales mais aussi à la
baisse progressive de la trésorerie passif qui a fini par s’annuler en 2007.
L’analyse horizontale à elle seule ne permet pas d’apprécier toutes les facettes
d’évolution des postes du bilan. Il serait donc nécessaire de la compléter par une analyse
verticale

Section 2 : Analyse verticale


Cette forme d’analyse permet d’examiner la part relative de chaque rubrique à la
constitution du bilan. Elle nous amènera non seulement à visualiser l’évolution de la
structure du bilan mais aussi à voir la façon dont chaque poste contribue à la composition
du patrimoine.
Paragraphe1 : Part relative des rubriques du bilan et étude des ratios de
structure
1.1 Part relative de chaque masse dans la constitution du bilan
Si nous considérons t comme l’année d’exercice et x chaque rubrique ou chaque grande
masse du bilan, la formule de la part (Pt) de chaque rubrique du bilan en pourcentage se
présente comme suit

Pt (en %) = (élément x de l’année t /total actif de t) x 100

t= 2003, 2004, 2005, 2006,2007


x= actif fixe, actif circulant, ressources stable, dettes à court terme
Tableau 10 : Part relative de chaque masse dans le total du bilan

postes 2003 2004 2005 2006 2007

Actif fixe 39,44 44,56 91,10 38,37 76,79

Actif circulant 60,56 55,44 8,90 61,63 23,21

Ressources stables 42,35 86,77 82,34 81,88 77,51

Passif circulant 57,65 13,23 17,66 18,12 22,49


Source : Elaboration par nos soins

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Pour un constat physique réalisé sur le tableau de la variation relative des indices,
nous avons choisi de représenter ses variations relatives par diagrammes.
Graphique2 : Part relative de chaque rubrique du bilan par
année

100,00
90,00
80,00
70,00
60,00 actif fixe
50,00 Actif circulant
40,00 resources stables
passif circulant
30,00
20,00
10,00
0,00
2003 2004 2005 2006 2007

Années

1.1.1 Commentaire du graphique


L’observation du graphique nous permet de dire que du côté de l’actif, le
patrimoine de l’entreprise est plus concentré au niveau des actifs à court terme en 2003,
2004, 2006 et les pourcentages respectifs sont de 60,56%, 55 ,44%, et61,63. Par contre,
cette tendance s’est inversée en 2005 et 2007où les actifs fixés sont dans l’ordre de 91,10
% et 76,79 %.
En revanche au niveau du passif on remarque que sur les quatre dernières années le
financement des emplois provient en grande partie des ressources stables. Seulement en
2003, le PAC a fait plus recours aux ressources à court terme pour le financement de ses
emplois.
En faisant une analyse comparative des ressources stables et actifs fixes, il ressort
que les ressources ont pu couvrir les actifs sur toute la période d’étude sauf en 2005 où les

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pourcentages respectifs de ces masses sont de 82,34 % et de 91,10 % ce qui constitue un


frein aux respects du principe de l’orthodoxie financière.

1.2 Etude des ratios de structure


L’analyse des ratios de structure du bilan permettra de faire une appréciation
valable de la solidité de la structure financière du PAC.
1.2.1 Ratio de structure du passif
Les ratios de structure du passif permettent de dégager la structure du financement
du PAC en mettant un accent particulier sur la stabilité et le degré d’autonomie financière.
1.2.1.1 Ratio d’Indépendance financière
Ce ratio traduit le poids des capitaux propres dans l’ensemble des ressources, il
permet de déterminer l’autonomie globale de l’entreprise.

R = Fond propre / Passif total

Tableau 11 : Ratio d’indépendance financière


Années 2003 2004 2005 2006 2007

Ratio 0,38 0,42 0,47 0,11 0,54


Source : Elaboration par nos soins

•Commentaire
Le financement des emplois par les fonds propres du PAC a connu une croissance
de 9% entre 2003 et 2005. En 2006, on note une baisse remarquable de cette part qui
s’est retrouvé à 11 % du total passif. Ce n’est qu’en 2007 que le PAC a pu réduire sa
dépendance vis-à-vis des capitaux étrangers qui est de l’ordre de 54 %.
En effet, l’évolution de ce ratio au cours de la période de l’étude permet de dire que
le financement du PAC se trouve moins tributaire des capitaux étrangers.

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1.2.1.2 Ratio de permanence de capitaux


Le ratio de permanence de capitaux mesure l’importance des fonds propres et des
dettes à long terme dans le total des ressources stables. C’est un indicateur global relatif à
la stabilité des financements.
R =capitaux permanent / total passif

Tableau 12 : Ratio de permanence de capitaux

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Ratio 0,42 0,86 0,82 0,81 0,77


Source : Elaboration par nos soins

Graphique 3 : Ratios de permanence des capitaux

90
80
70
60
50
40 Ratio
30
20
10
0
2003 2004 2005 2006 2007
Années

•Commentaires
La représentation graphique de ses ratios montre que les capitaux permanents
occupent une portion très élevée dans le financement des actifs du PAC. Ainsi, après 2003,
où ils ne représentent que 42,35 % du total du passif, ils sont restés à plus de 77% pour
tout le temps restant de l’analyse. Ce qui explique donc que le PAC est financièrement
stable.
Afin d’être plus claire dans notre analyse, nous allons déterminer la part des
capitaux propres dans l’ensemble des ressources stables à plus d’un an.

47
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1.2.1.3 Ratio d’autonomie à terme


Il traduit le poids des capitaux propres dans l’ensemble des ressources stables

R = Capitaux propres / capitaux stables

Tableau 13 : Ratios d’autonomie à terme

Années 2003 2004 2005 2006 2007

ratios 0,9158 0 ,4922 0,5713 0,1437 0,6999


Source : Elaboration par nos soins
Graphique 4: Histogramme représentatif du ratio d’autonomie à terme

100
90
80
70
60
50
40 Ratio
30
20
10
0
2003 2004 2005 2006 2007
Années

• Commentaires
L’observation du graphique montre que la part des capitaux propres a varié au cours
du temps. Suivant un chevauchement sur un an à partir de 2003, il a plus contribué par ses
propres fonds aux financements des emplois. Ainsi sur les cinq années, c’est seulement en
2003, 2005et 2007 qu’il a plus contribué par ses propres ressources aux financements des
actifs.

48
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1.2.1.4 Ratio des dettes à court terme


Ce ratio montre l’importance des dettes à court terme dans l’ensemble du passif du bilan.

R = Dette à court terme / total passif

Tableau 14: Ratio des dettes à court terme

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Ratios 0,58 0,13 0,18 0,18 0,22


Source : Elaboration par nos soins

Graphique 5: Courbe représentative du ratio des dettes à court terme

0,7
0,6
0,5
0,4
Ratios
0,3
0,2
0,1
0
2003 2004 2005 2006 2007
Années

• Commentaires
L’observation de la courbe montre qu’en 2003 la part des dettes à court terme est
plus de 50% du total passif .après cette année, elle est restée inférieure à 23% pour les
quatre années suivantes. Cette diminution est due aux remboursements des autres dettes et
la réduction des dettes financières à moins d’un an. Cela montre que l’entreprise a réduit
la part des ressources à moins d’un an dans le financement de ses emplois.

49
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1.2.2 Ratios de structure de l’actif


Il s’agit des ratios qui informent sur la composition des différentes valeurs de l’actif
du bilan. Ils permettent de caractériser la composition économique de l’entreprise.

1.2.2.1 Ratio de l’importance des actifs fixes


C’est un ratio qui indique le degré d’importance des immobilisations dans l’emploi
des ressources du PAC

R = Actifs fixes / Actif total

Tableau 15: ratio de l’importance des actifs fixes

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Ratios 0,39 0,45 0,91 0,38 0,77


Source : Elaboration par nos soins

Graphique 6: courbe représentative des ratios de l’importance des actifs

1
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5 Ratio
0,4
0,3
0,2
0,1
0
2003 2004 2005 2006 2007
Années

• Commentaires
L’observation de la courbe montre que les actifs fixes ont accru leur part dans le
total des actifs sur les trois premières années avant de connaître une chute en 2006 où ils
passent de 0,91 en 2005 à 0,38 en 2006.

50
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En 2007 les actifs fixes ont repris une grande part du total actif atteignant ainsi une part
relative de 0,77 de l’actif total.
Afin de mieux appréhender ce ratio, il convient de décomposer l’actif fixe en ses éléments
constitutifs.

Ratio d’immobilisation incorporelles (R1) = immobilisations incorporelles/actifs

Ratio d’immobilisation corporelles (R2) = immobilisations corporelles/actifs fixes

Ratio d’immobilisation financière (R3) = immobilisations financières/actifs fixes

Tableau 16: Ratio des différents composants des actifs fixes

Années 2003 2004 2005 2006 2007


R1 0,0003 0,0001 0 0 0

R2 0,9639 0,9662 0,4421 0,9621 0,40

R3 0,0357 0,0336 0,5578 0,0378 0,5970

Source : Elaboration par nos soins

Graphique 7: Ratio représentatif des éléments composant l’actif fixe

1
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5 R1
0,4 R2
0,3 R3
0,2
0,1
0
2003 2004 2005 2006 2007
Années

Source : Elaboration par nos soins

51
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Commentaire
L’observation du diagramme des trois ratios montre sur les cinq années que les
immobilisations corporelles représentent une grande partie des actifs fixes. Ainsi
l’augmentation de 2003 à 2005 est essentiellement due à l’acquisition de nouvelles
immobilisations corporelles. Il est vrai qu’en 2005 les immobilisations financières
dépassent d’environ 10% les immobilisations corporelles. Cela s’explique par le fait que
le PAC s’est évertué à accorder plus de prêts, à acquérir des titres de participation. Il
faudrait reconnaître que le dépassement des immobilisations financières en 2005 et 2007
ne signifie pas seulement des prêts accordés, mais aussi de la grande marge accordée aux
clients dans le règlement de leurs créances. Cela est un signe de faiblesse du système de
recouvrement du PAC.
1.2.2.2 Ratios des actifs circulants
Le ratio des actifs circulants permet de connaître le poids du cycle d’exploitation
dans l’ensemble de l’actif total.

R = Actif circulant / actif total

Tableau 17: ratio de l’actif circulant

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Ratios 0,60 0,55 0,09 0,62 0,23


Source : Elaboration par nos soins

52
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Graphique 8: Courbe représentative des ratios de l’actif circulant

0,7

0,6

0,5

0,4
ratios
0,3

0,2

0,1

0
2003 2004 2005 2006 2007
Années

Commentaire
L’allure de la courbe montre que la part des actifs circulants a baissé de 2003 à 2005
et s’est accrue en 2006 avant de connaître une nouvelle chute en 2007.
Les causes de cette variation seront plus appréciées quand nous ferons ressortir la
part des différentes composantes de cette masse
Elle se décompose en valeur d’exploitation, en valeur réalisable et en valeur
disponible. Le poids de ces différentes composantes se voit dans le calcul des ratios
respectifs.

Ratios des valeurs d’exploitation (R1)= valeurs d’exploitations /total actif

Ratios des valeurs réalisables (R2)= valeurs réalisables /total actif circulant

Ratios des valeurs disponibles (R3)= valeurs disponibles/total actif circulant

Tableau 18: Ratio des composantes de l’actif circulant


Années 2003 2004 2005 2006 2007
R1 0,30 0,13 0,01 0,22 0,01
R2 0,54 0,72 0,17 0,59 0,18
R3 0,17 0,14 0,81 0,19 0,81
Source : Elaboration par nos soins

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Graphique 9: histogramme représentatif des composantes de l’actif circulant

90,00
80,00
70,00
60,00
50,00
Ratios
40,00
30,00 Ratio1
20,00 Ratio2
10,00 Ratio3
0,00
2003 2004 2005 2006 2007
Années

Commentaire
L’observation du diagramme permet de dire que la hausse de la part des actifs
circulants en 2003,2004 et 2006 est due essentiellement aux valeurs réalisables. En effet,
ces dernières représentent respectivement en ces années 54%, 72% et 59 % de la valeur de
ces actifs. La valeur très élevée de ce poste s’explique par la croissance des activités du
port, et de la détention par le PAC d’une valeur élevée des créances clients.
Ces chutes en 2005 et 2007 sont dues non seulement à la perte de la valeur des
créances à court terme mais aussi aux déstockages opérés sans approvisionner du stock en
ces périodes. C’est pourquoi les valeurs d’exploitation qui gardent principalement le
compte de stock se retrouvent dans l’ordre de 1% des actifs circulants.
Après l’analyse de la structure du bilan, il convient de vérifier l’équilibre financier du
PAC, sa liquidité et sa solvabilité

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Paragraphe 2 : Analyse de l’équilibre financier, de la liquidité et de la


solvabilité
2. 1 : Analyse de l’équilibre financier

L’analyse de l’équilibre financier se fonde sur le principe selon lequel « les emplois
stables doivent d’être financé par les ressources stables et les actifs à moins d’un an par les
dettes à court termes »
Il paraît logique et prudent selon ce principe de faire financer les investissements de
longues durées par des ressources présentant également un caractère de longue durée.
Ce principe de bon sens, permet à l’entreprise de suivre ses financements et de ne pas
tomber dans des risques éventuels liés à la trésorerie.
L’analyse de l’équilibre financier se fait à travers trois agrégats du bilan. Il s’agit du fond
de roulement net (FRN), des besoins en fond de roulement (BFR) et de la trésorerie nette
(TN)
2. 1.1 Le fonds de roulement net
Le fonds de roulement net donne une indication précise de l’affectation des
ressources de l’entreprise. Il se définit comme : l’excédent des capitaux permanents qui,
reste à la disposition de l’entreprise après avoir financé les actifs acycliques. Autrement dit,
c’est la différence entre les capitaux permanents et les actifs fixes restructurés. Il constitue
une ressource structurelle qui doit permettre de financer le cycle d’exploitation de
l’entreprise.
Il se formule de la façon suivante :
-Par le haut du bilan

FRN =Capitaux permanents – actifs fixes

-Par le bas du bilan

FRN =actifs circulants restructurés – dettes à court terme

55
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Tableau 19 : Le fonds de roulement net (FRN) sur les cinq années

Années
2003 2004 2005 2006 2007
Eléments
Capitaux 16 531 127 31 934 195 31 147 963 31 080 515 30 634 358
permanents
Actifs fixes 15 396 531 16 398 298 34 462 326 14 566 412 30 350 684
restructurés
1 134 596 15 535 897 -3 314 363 16 514 103 283 674
FRN
Source : Elaboration par nos soins

Commentaire :
Le FRN a connu une forte hausse de 2003 à 2004, puis une baisse en 2005 avant de
croître en 2006 et 2007.
La conservation de la valeur positive du fond de roulement s’explique par le fait que
les ressources stables conservent une valeur suffisante pour financer les actifs acycliques,
et contribuer par la suite au financement des actifs cycliques.
L’observation du bilan restructuré montre que les ressources stables conservent une
valeur très élevée de plus de 30 milliards sur les 4 dernières années. Si le fond de
roulement conserve une valeur négative en 2005 cela ne peut qu’être dû à une
augmentation des actifs fixes notamment les immobilisations financières. Ainsi sur la
période d’étude, c’est seulement en 2005 que le principe de l’équilibre financier n’a pas été
respecté.
Le calcul du fonds de roulement net et son analyse permettent de mettre en évidence le
respect du principe de l’équilibre financier. Pourtant, le respect strict de ce principe ne
garantit pas totalement l’absence des problèmes de trésorerie. En effet, le renflouement et
l’absence de liquidité des caisses d’une entreprise dépendent aussi des décalages dans le
temps entre les opérations et leurs règlements; ou encore la coïncidence entre les dépenses
et les recettes. Cette facette de l’analyse est bien perçue par le calcul du besoin en fond de
roulement (BFR).

56
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2.1.2 Le besoin en fonds de roulement (BFR)


Cet agrégat de l’équilibre financier exprime le besoin net de financement des opérations
liées aux cycles d’activité. Il se mesure par la différence entre les actifs circulants
restructurés exception faite des valeurs disponibles et les dettes à court terme hors des
dettes financières à court terme. Nous avons ainsi la formule suivante :

BFR = (actifs circulants restructurés –valeurs disponibles) – (dettes à court termes –


dettes financières à moins d’un an)

Ou

BFR =actif circulant d’exploitation – passif circulant d’exploitation

Tableau 20: Besoin en fond de roulement (BFR)


Années
postes 2003 2004 2005 2006 2007
Actif 19 701 956 17 499 775 637 511 18 938 163 1 786 768
circulant
d’exploitation
Passif 6 238 682 4 498 797 5 237 601 5 525 734 5 223 366
circulant
d’exploitation
BFR 13 463 274 13 000 978 -4 600 090 13 412 429 -3 436 598
Source : Elaboration par nos soins
Commentaire :
Le BFR est resté positif et décroissant de 2003 à 2004 ce qui indique une
organisation à chaque année d’un besoin pour financer son exploitation. Ce besoin se fera
couvert par le fond de roulement de ces années. De même, en 2006, le BFR a gardé une
valeur positive montrant une insuffisance des ressources à moins d’un an au financement
des actifs cycliques.

57
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Par contre, en 2005 et 2007, les BFR obtenus sont négatifs, donc les ressources cycliques
ont financé l’actif circulant et le surplus a servi au financement des immobilisations ou au
renforcement de la trésorerie. Le BFR ainsi calculé et analysé est fait suivant une vision
annuelle. Cependant le BFR bouge chaque jour et est mouvementé par un certain nombre
de facteurs qui intéressent la gestion du cycle d’exploitation. Il s’agit de :
- La durée des délais de paiements obtenus des fournisseurs
- La longueur des délais de paiements accordés aux clients

L’étude des délais de crédits accordés aux clients et ceux accordés par les
fournisseurs s’avère nécessaire dans la mesure où ils pourraient aussi être l’une des causes
des difficultés de la trésorerie du PAC.
Ils se formulent de la façon suivante :

Délai crédits clients = (Clients et comptes rattachés/ Chiffres d’affaires TTC) *360j

Délais crédits fournisseurs = (Fournisseurs et comptes rattachés/ Achat TTC) *360j

La présentation des délais est faite dans le tableau suivant :

Tableau 21: Délais crédits clients et crédits fournisseurs

Années
Eléments 2003 2004 2005 2006 2007
Fournisseurs
et comptes
965 681 1 146 076 3 434 471 1 242 982 2 496 728
rattachés
Achat TTC 1.464.347 647.255 1.123.668 1.660.255 1 176 281
Durés crédits 237 637 1100 269 764
fournisseurs
(en jourà
Clients et
comptes 10 206 736 10.706.836 584 545 9.457.767 1 656 216
rattachés

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Chiffres 12 195 562 11 474 452 12 887 709 13 740 565 15 874 862
d’affaires TTC
Durés crédits 301 335 16 247 38
clients (en
jour)
Source : Elaboration par nos soins
Commentaire :
L’examen de ce tableau montre que :
• la durée de crédit fournisseur, même si cela allège la trésorerie du PAC, demeure
trop longue. L’incohérence entre la durée de crédit client et la durée de crédit
fournisseur a été observée en 2003. Or l’idéal serait que la durée de crédit client soit
inférieure à la durée de crédit fournisseur. Cela pose également un problème de gestion
du besoin de financement global et par conséquent de la trésorerie.
• bien que les délais de crédits clients soient améliorés de 2005 à 2007, force est de
constater que les durées crédits fournisseurs sont très grandes. On constate un écart de
1084j en 2005 et de 726j en 2007. Cela a incontestablement un impact sur le besoin de
financement global du PAC. Les remboursements des clients pourraient déjà être
totalement utilisés à d’autres fins avant la période de remboursement des fournisseurs.
Cela peut entraîner des tensions de trésorerie à terme si les améliorations régressent.
Cela constitue un signe d’une mauvaise gestion du cycle d’exploitation.

2.1.3 La trésorerie nette


La trésorerie nette est la différence entre les valeurs disponibles (trésorerie active) et
les dettes financières à moins d’un an (trésorerie passive). Elle peut être aussi retrouvée par
la différence entre le fond de roulement net et le besoin en fond de roulement. Elle est
ainsi formulée

TN = trésorerie actif - trésorerie passif


Ou

TN = FRN- BFR

59
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Tableaux 22: Détermination de la trésorerie nette


Années 2003 2004 2005 2006 2007
Elément
FRN 1 134 595 15 535 897 -3 314 363 9 16 514 104 283 673
BFR 13 463 271 13 000 977 -4 600 090 13 412 429 -3 436 598
TN -12 328 675 2 534 920 1 285 727 3 101 674 3 720 272

Source : Elaboration par nos soins

Commentaire :
A part la valeur négative qu’elle a en 2003, la TN est restée positive sur toute la
durée de l’analyse.
Les la TN obtenue en 2003 s’explique par le fait que le PAC a recouru à plus de
dettes financières à court terme pour assurer ses besoins courantes en cette année là.
De 2004 à 2007, la TN a connu une baisse en 2005 (gardant toujours une valeur
positive) et est restée croissante jusqu’en 2007. Ceci implique que le FRN est resté
supérieur au BFR. L’entreprise dispose donc d’une liquidité suffisante. Mais cette liquidité
sur deux années consécutives dépasse l’ordre de 3 milliards. Il est vrai qu’une liquidité
positive est une bonne chose, mais lorsqu’elle est excessive elle présente le signe d’une
mauvaise gestion ou d’un mauvais placement.
Nous allons étudier à présent l’évolution du FRN, BFR, TN par rapport au chiffre
d’affaires (CA)

60
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2.1.4 Analyse de l’évolution du FRN, BFR, TN par rapport au chiffre d’affaires

Tableau 23 : Analyse de l’évolution du FRN, BFR, TN par rapport au chiffre d’affaires


(CA)
années
Eléments 2003 2004 2005 2006 2007
FRN 1 134 595 15 535 897 -3 314 363 16 514 104 283 673
BFR 13 463 271 13 000 977 -4 600 090 13 412 429 -3 436 598
TN -12 328 675 2 534 920 1 285 727 3 101 674 3 720 272
CA 12.041.597 11.259.012 12.887.335 13.477.359 15.458.555
Source : Elaboration par nos soins

Graphique 10 : Courbe représentative de l’évolution du FRN, BFR, TN et CA

20 000 000

15 000 000

10 000 000
FRN
5 000 000 BFR
0 TN
2 003 2 004 2 005 2 006 2 007 CA
-5 000 000

-10 000 000

-15 000 000

Source : Elaboration par nos soins


Commentaire

L’observation du graphique nous montre que :


- de 2003 à2004, la TN et le FRN ont connu une amélioration et une augmentation, tandis
que le BFR et le CA connaissent une légère baisse ;
- de 2004 à 2005, seul le CA a connu une augmentation ;.
- en 2006, chaque agrégat a connu une augmentation par rapport à l’année précédente ;

61
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- en 2007, le CA et la TN ont continué leur croissance tandis que le FRN et le BFR ont
diminué de valeur. Cette baisse a été très accrue au niveau du BFR.
Cette observation nous permet de dire que :
La baisse considérée du CA en 2004 est due à la réduction des prestations au niveau des
marchandises. Cette réduction est induite par la hausse des tarifs et des conditions d’accès
aux ports. Cette baisse a eu un impact sur le BFR ce qui se traduit par le recours de
l’entreprise aux dettes à court terme pour financer ses activités
A partir de 2005 à 2007, nous constatons une évolution simultanée du CA et de TN.
Ceci s’explique par le fait qu’en cette période le Port a effectué plus d’activité avec des
clients auxquels il n’accorde pas de crédits
L’augmentation du CA en 2005 et 2007 n’a pas favorisé des investissements
puisque le FRN a considérablement baissé. Cette sensibilité du FRN est assimilée à la
perte considérable que nous avons en report à nouveau qui est de l’ordre de 6 milliards.
Par contre, l’augmentation du CA en 2006 a favorisé l’investissement puisque le FRN a
connu une forte augmentation.

2.2 : Analyse de la liquidité et de la solvabilité du PAC


Nous analyserons la liquidité et la solvabilité par une étude des ratios

2.2.1 Ratios de liquidités


La liquidité d’une entreprise peut être définie par l’aptitude de celle -ci à faire face à
ses dettes à courts termes ; sa capacité à transformer suffisamment vite certains de ses
actifs circulants pour couvrir ses dettes à courts termes.
Trois principaux ratios peuvent être dégagés du bilan financier du PAC pour faire cette
analyse. Il s’agit de :
•Ratios de liquidité générale ou ratio de liquidité au sens large
•Ratios de liquidité réduite
•Ratio de liquidité immédiate

62
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2.2.1.1 Ratio de liquidité générale


C’est un ratio qui indique la couverture des fonds de tiers à court terme par les actifs
circulant du bilan restructuré.

R= Actifs circulant du bilan restructuré / Dettes à court termes

Tableau 24: Ratio de liquidité générale

Année 2003 2004 2005 2006 2007

Ratio 1,05 4,19 0,50 3,40 1,03


Source : Elaboration par nos soins

Commentaire :
Pour les deux premières années et les deux derrières années, ce ratio est supérieur à
un (1). Cela signifie que les fonds que l’entreprise encaissera à la suite du paiement des
clients après la vente des éléments en stocks, permettront de payer l’ensemble de ses dettes
à court terme au cours de chacune des années. Seulement en 2005 (où le ratio est égale à
0,5) que l’entreprise serait incapable face à la totalité de ses dettes.

2.2.1.2 Ratio de liquidité réduite


C’est un ratio qui permet aux dirigeants de voir s’ils peuvent honorer les
engagements à court terme sans la vente des éléments en stock.

R= (Valeur disponible +valeur réalisable) / Dettes à court terme

Tableau 25: Ratio de liquidité réduite


Année 2003 2004 2005 2006 2007

Ratio 0,74 3,63 0,50 2,64 1,02

Source : Elaboration par nos soins

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Commentaire :
Pendant toutes les années où ce ratio est supérieur à un, l’entreprise est capable
d’honorer sans la vente de son stock ses dettes à l’échéance. Ce qui montre que le PAC
aurait un peu de difficultés en 2003 et 2005 quand tous ses créanciers seront présentés.

2.2.1.3 Ratios de liquidité immédiate


Ce ratio permet de connaître le niveau auquel les liquidités de l’entreprise
permettent de payer l’ensemble des dettes à court terme.
Sa formule se présente comme suit

R = Valeur disponible / Dettes à court terme

Tableau 26: Ratio de liquidité immédiate

Année 2003 2004 2005 2006 2007

Ratio 0,17 0,60 0,41 0,65 0,83


Source : Elaboration par nos soins
Commentaire :
De l’observation du tableau, on remarque qu’en 2004 et 2006 le PAC pouvait payer
avec ses liquidités à plus de 60% de ses dettes à court terme. En 2007, sa capacité a été
jusqu’à 80%. Alors qu’en 2003 et 2005 elle s’est retrouvée à moins de 50%. Ces ratios
indiquent que le PAC dispose de forte liquidité dans la caisse en permanence.
Cependant, le PAC ne saurait maintenir une bonne santé financière en gardant de fortes
liquidités dans la caisse. L’entreprise pourrait donc se faire des revenus financiers en
faisant de bons de placement ou encore procéder à de nouveaux investissements rentables.

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2.2.2 Ratio de solvabilité


Le ratio de solvabilité permet de mesurer le degré d’endettement de l’entreprise. Il
permet aussi d’apprécier le niveau de satisfaction des engagements fixes résultants des
emprunts. Nous calculerons les ratios de solvabilité générale et celui du levier financier.

2.2.2.1 Ratios de solvabilité générale


Ce ratio indique la sécurité dont jouissent les créanciers et la marge de crédit de
l’entreprise. Il est encore appelé ratio d’endettement global.

R = Actif réel / Capitaux étrangers

Tableau 27: Ratio de solvabilité générale


Année 2003 2004 2005 2006 2007

Ratio 1,63 1,75 1,89 1,13 2,19


Source : Elaboration par nos soins
Commentaire
Le ratio de solvabilité générale a connu une augmentation progressive de 2003 à
2005. En 2006 il diminue jusqu’à 1,13 avant de connaître une forte croissance en 2007
avec un ratio de 2,19.
Ceci amène à dire que le port dispose d’une bonne marge de crédits pour assurer sa
solvabilité.

2.2.2.2 Le levier financier


Il permet de constater la dépendance financière de l’entreprise. Il est calculé par la
formule

R = Fonds de tiers / Capitaux propres

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Tableau 28: Ratio de levier financier

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Ratio 1,58 1,34 1,13 7,50 0,84


Source : Elaboration par nos soins
Commentaire
Sur les quatre premières années tous les ratios sont supérieurs à un (1). Ce n’est
qu’en 2007 qu’on constate que ce dernier baisse jusqu’à 0,84
Ces données indiquent que l’entreprise ne dispose pas d’une indépendance financière,
car les fonds de tiers représentent plus de 50% de l’ensemble de ses ressources. Cela ne
donne donc pas une crédibilité aux investisseurs de capitaux.

2.2.2.3 Couverture des fonds de tiers par le cash flow


Il traduit la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes si elle utilise tout son
cash flow. Plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise aura des difficultés à rembourser ses
dettes.

R = Couverture fonds de tiers par le cash flow = Capitaux propres / Capitaux étrangers

Tableau 29 : Couverture des fonds de tiers par le cash flow


Années 2003 2004 2005 2006 2007
Fonds de 23 896 659 21 081 095 20 033 355 33 491 913 18 085 235
tiers

Cash flow 4 383 090 3 431751 3 210 171 4 001 763 3 389 890
Couverture
des fonds de
5,45 6,14 6,24 8,36 5,33
tiers par le
cash flow
Source : Elaboration par nos soins

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Commentaires :
L’observation du tableau montre que ce ratio est très élevé sur toute la période
d’étude. Il est resté supérieur à 5. Cet indicateur montre que l’entreprise aurait plus de
difficultés à rembourser ses dettes et ses charges financières avec les revenus qu elle a
généré. Elle aurait des difficultés à en obtenir de nouvelles en cas de nécessité.

67
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CHAPITRE 2 : DE L’ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT AUX


RECOMMANDATIONS

Il s’agira ici de procéder à l’analyse du compte de résultat et vérifier les hypothèses,


ce qui nous permettra de faire des suggestions pour une bonne rentabilité du PAC.

Section 1 : Analyse du compte de résultat


L’impératif de toute entreprise est d’avoir une bonne rentabilité économique puisque
sa survie et son développement en dépendent. Ainsi l’analyse qui est menée à partir du
compte de résultat restructuré vise à dégager les facteurs explicatifs de la rentabilité. Elle
repose surtout sur la méthode des ratios. Celle-ci consiste à comparer deux agrégats
représentatifs de l’activité et de la situation économique de l’entreprise. Ces agrégats
émanent soit du bilan et du compte de résultat, soit du compte de résultat seulement.
L’objectif du ratio est d’apprécier la performance de l’activité et de réaliser une
mesure relative de la rentabilité de l’entreprise étudiée.
Dans les paragraphes suivants, nous avons procédé d’abord au retraitement du
compte de résultats, ensuite à l’étude de la rentabilité proprement dite, et enfin à une étude
qualitative du PAC.
Paragraphe 1 : Retraitement du compte de résultat
1.1 Reclassement :
L’entreprise ayant utilisé exclusivement le plan SYSCOA durant cette période,
aucun retraitement n’à été jugé nécessaire.
1.2 Restructuration
Restructurer les comptes de résultat consiste à procéder à des aménagements et
regroupements des rubriques afin de dégager des agrégats plus significatifs permettant de
mettre en évidence les trois catégories de résultats (résultat d’exploitation, résultat financier
et, résultat exceptionnel) qui sont à l’origine du résultat total de l’entreprise ainsi que le
résultat avant charges financières et impôts (Earning Before Interest and Taxes : EBIT) et
le cash- flow.
Le compte de résultat restructuré est présenté dans le tableau suivant

68
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Tableau 30 : compte de résultat restructuré en millier de franc

Années
Rubriques 2003 2004 2005 2006 2007
Compte de Résultat d’Exploitation
Travaux et services 12.041.597 11.259.012 12.887.335 13.477.359 15.458.555
vendus
+ Produits stockés - - - - -
ou déstockages
+ Production - - 35258 - -
immobilisé
=Marge brute sur 12.041.597 11.259.012 12.922.593 13.477.359 15.458.555
matière
+ Produits 153.964 215.439 373 263.205 416.306
accessoires
+Autres produits 1.076.644 59.019 34.204 234.276 932.042
- subvention - - - - -
d’exploitation
= Chiffres d’affaire 13272205 11533470 13330310 13974840 16806903
après
restructuration
-Autres achats 1.464.347 647.255 1.123.668 1.660.255 1.176.281
-Variation de stock 38.894 130.120 17.630 (264.702) 120.956
-Transport 158.865 108.654 99.872 97.836 169.592
- Service extérieurs 2.737.036 3.258.003 3.327.589 2.689.817 3.694.905
-Impôts et taxe 659.420 973.926 1.385.458 721.822 712.916
-Autres charges 956.379 219.727 140.796 819.498 3.531.308
=Valeur ajoutée 7.257.264 6.195784 6.862.156 8.250.312 7.400.944
-Charge de 2.913.698 3.212.803 3.176.569 3.675.078 4.220.916
personnel
=EBE (A) 4.343.566 2.982.981 3.685.587 4.575.234 3.180.028
+Reprise de 626.825 1.101.644 86.826 250.000 596.000
production (A1)

+ Transfert de 46.750 483.128 - 4.200 3.568


charge (A2)
-Dotations aux 3.503.175 2.889.582 2.575.893 3.176.343 3.199.089
amort. Et aux
provisions

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=Résultat 1.513.966 1.678.172 1.196.520 1.653.089 580.507


d’exploitat.
Compte de résultat financier
Produits financiers 259.049 133.536 171.275 244.616 443.321
-Autres charges 3.442 - 6.937 1.998 379
financières
= Résultats 255.607 133.536 164.338 242.618 442.942
financiers avant
amortissement B
- Amortissement et - 111.714 - 47.395 127.046
provision financier
=résultat financier 255.607 21.822 164.338 195.223 315.896
après amortissement
Compte de résultat exceptionnel
Produits 210.347 206.036 206.036 211.558 200.189
exceptionnels
- charges - - - - -
exceptionnelles
=Résultat except. 210.347 206.036 206.036 211.558 200.189
avant amort.
Except.(C)
- Amort. - - - - -
exceptionnel
=Résultat except. 210.347 206.036 206.036 211.558 200.189
après amort.
Exceptionnel
Compte de résultat
A+B+C 4.809.520 3.322.553 4.055.961 502.9410 3.823.159
+reprise de provision 6.26.825 1.101.644 86.826 250.000 596.000
+transfert de charge 46.750 483.128 - 4.200 3.568
- amortissements et 3503175 3001296 2575893 3223738 3326135
provisions
= EBIT 1979920 1906029 1566894 2059872 1096592
- charges financières 467633 537748 491891 398464 382752
= EBT 1512287 1368281 1075003 1661408 713840
-Impôts 632.372 826.112 440.725 835420 290.801
=Résultat de 879.915 542.169 634.278 825.420 290.801
l’exercice
. Source : Etat financier du PAC (2003 à 2007)

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Paragraphe 2 : Etude de la rentabilité du PAC


Le diagnostic porté sur le compte de résultat a pour principal objectif d’apprécier la
rentabilité. Cette dernière revient à mesurer le degré de réalisation des objectifs que les
propriétaires assignent à l’entreprise selon le couple efficacité / efficience. On distingue
généralement quatre ratios de rentabilité : la rentabilité commerciale, la rentabilité
financière, la rentabilité économique et la rentabilité sociale.
Après l’étude des ratios de rentabilité nous procèderons à l’analyse quantitative.

2.1 Etude des ratios de rentabilité


2.1.1 La rentabilité commerciale
L’appréciation de la rentabilité commerciale se fait par la détermination et l’analyse
des marges brutes et nettes sur chiffre d’affaires.
2.1.1.1 La marge brute sur le chiffre d’affaires
Elle exprime la rentabilité de l’activité commerciale et se définit par le rapport entre
l’excédant brut d’exploitation (EBE) et le chiffre d’affaires (CA).
Elle est présentée dans le tableau ci-après

Marge brute sur CA = EBE/CA

Tableau 31 : Ratio de la marge brute sur le CA

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Eléments

Marge brute 0,33 0,26 0,28 0,33 0,19


sur CA
Source : Elaboration par nos soins
Commentaire
L’observation attentive de ce tableau permet de constater que la marge brute sur
chiffre d’affaire bien qu’un peu légère en 2003 a connu une chute d’environ 7% en 2004
par rapport à 2003. De 2005 à 2006, elle a connu une augmentation progressive pour
rechuter complètement en 2007 de près de 15% par rapport à 2003. L’enregistrement de

71
Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

ces variations est attribué à la hausse des charges de personnel en 2004 et en 2007
respectivement de près de 10% et 30% par rapport à 2003. De même, les services
extérieurs ont connu une hausse dans une proportion sensiblement égale à celle des charges
de personnel en 2004 et en 2007. Il faut aussi noter une contre performance au niveau de la
valeur ajoutée. En 2003 elle était de 7 milliards environ avec une charge de personnel de 2
milliards, en 2006 elle était de 8 milliards avec une charge de personnel de 3 milliards alors
qu’en 2004 et 2007 elle était respectivement de 6 milliards et de 7 milliards avec des
charges de personnel respectives de 3 milliards et de 4 milliards.
Avec l’évolution de cette marge, si l’entreprise ne prend pas des mesures pour
minimiser la consommation intermédiaire et contrôler le niveau d’évolution des charges de
personnel afin d’améliorer sa structure d’exploitation, elle risque à plus ou moins brève
échéance de la mettre en péril.

2.1.1.2 La marge nette sur le chiffre d’affaires


La marge nette sur le chiffre d’affaires sur CA est l’expression de la rentabilité
commerciale de l’entreprise après déduction des charges non décaissées. Elle se calcule par
le rapport du résultat net d’exploitation (RNE) par le CA.

Marge nette sur CA = résultat net d’exploitation/CA

Elle est présentée dans le tableau suivant


Tableau 32 : Ratio de la marge nette sur le chiffre d’affaires

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Eléments

Marge nette 0 ,1140 0,1455 0,0897 0,1183 0,0345


sur CA
Source : Elaboration par nos soins

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Commentaire :
L’observation du tableau permet de dire que ce ratio est très faible en 2005 et 2007
puisqu’il se trouve à moins de 9%. Mais la comparaison avec le ratio de la marge brute
permet de comprendre que ce ratio a connu une forte baisse en 2003, 2005 et 2006. La
différence est de 22% en 2003 ; 20% en 2005 et 21% en 2006. Ces baisses expliquent la
forte influence de la politique d’amortissement sur les résultats de l’entreprise. Si la
dépréciation constatée chaque année est plus de 2,5 milliards, cela explique la façon dont
l’entreprise investit ses ressources dans le financement de ses immobilisations.
La lourdeur des investissements à influencer négativement la rentabilité commerciale.
2.1.2 La rentabilité économique (ROI)
Elle fait ressortir l’efficacité opérationnelle que l’entreprise exprime dans la
valorisation de l’outil de travail qui lui est confié. Il mesure donc la capacité de l’entreprise
à rentabiliser les fonds apportés par les associés et les prêteurs.
2.1.2.1 ROI brut avant impôt

ROI Brut = (EBIT/CA) x (CA/Actif total)

Tableau 33 : ROI brut avant impôt

Années 2003 2004 2005 2006 2007


Eléments

EBIT /CA 0,15 0,17 0,12 0,15 0,065

CA/AT 0,33 0,31 0,35 0,36 0,42

ROI brut 0,0495 0,0527 0,042 0,054 0,0273

Source : Elaboration par nos soins

Commentaire :
Le rapport EBIT/CA est faible sur toute la durée de l’étude, ce qui signifie que le
résultat avant charge financière ne croit pas plus vite que le CA.

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Du rapport CA/actif total, il ressort que ce taux a évolué au cours de la période (de
0,33 il est passé à 0,42). A partir de 2005 le CA a connu une croissance jusqu’en 2007 ce
qui indique que l’augmentation de la rotation de l’actif est essentiellement due par la forte
croissance du chiffre d’affaires. Mais cette augmentation est à moins de 0,5.
Le produit de deux rapports faibles ne peut qu’accentuer cette faiblesse ; ce qui
justifie le résultat très faible du ROI avant impôt.
Nous pouvons donc dire que la rentabilité économique n’est pas atteinte.

2.1.2.2 ROI net avant et après impôts


Pour apprécier l’influence de l’impôt et des charges financières sur la rentabilité
économique, calculons ROI net avant impôt puis ROI net après impôt.

ROI net avant impôt (ROI1) = EBIT/Actif fixe

ROI net après impôt (ROI2) = résultat net /Actif fixe

Tableau 34: ROI net avant et après impôt

Années 2003 2004 2005 2006 2007

Elément

ROI1 0,1285 0,1162 0,0455 0,1414 0,0361

ROI2 0,0571 0,0330 0,0184 0,0567 0,0095


Source : Elaboration par nos soins

Commentaire :
Le ROI net après impôt est très éloigné du ROI avant impôt avec une différence de
(ROI2-ROI1) 0,0714 en 2003 ; 0,0832 en 2004 ; 0,0271 en 2005 ; 0 ,0847 en 2006 puis de
0,0266 en 2007.
Ces écarts expliquent la lourdeur des charges financières et impôts supportés par
l’entreprise. Ces poids contribuent fortement à la réduction de la rentabilité financière.

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2.1.3. La rentabilité financière (ROE) ou rentabilité des capitaux


propres
Elle permet d’apprécier le taux d’investissement réalisé par le capital à risque. C’est
l’expression de l’entreprise à rentabiliser les fonds apportés par les associés.

ROE = résultat net / capitaux propres

Tableau 35 : Rentabilité financière.

Années 2003 2004 2005 2006 2007

ROE 0,0581 0,034 0,0356 0,1847 0,01360

Source : Elaboration par nos soins


Commentaire :
Sur les cinq années les capitaux investis ont été peu appréciables en 2006, où pour
100fcfa risqué pouvait rapporter 18fcfa. Cette situation s’est totalement dégradée à tel
enseigne qu’ils ne pouvaient gagner que 1f pour 100 FCFA investies. Cette situation est
due à l’évolution en sens inverse des deux grandeurs. Au même moment le résultat net
diminue les capitaux propres prennent des valeurs. Ce qui prouve que le résultat net se
révèle de plus en plus insuffisant pour couvrir le risque des fonds propres. A cette allure la
rentabilité financière risque d’être encore plus faible.

2.1.3.1. Effet de levier financier


L’effet de levier financier explique le taux de rentabilité comptable des capitaux
propres en fonction du taux de rentabilité de l’actif économique, et du coût de la dette.
Par définition, il est égal à la différence entre la rentabilité des capitaux propres et la
rentabilité économique.
ROE - ROI = (ROI - i) D/C or D/C>0 donc le signe de ROE – ROI est le signe de (ROI - i)

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Tableau 36 : effet de levier financier

Années 2003 2004 2005 2006 2007


Eléments

ROE 0,0581 0,034 0,0356 0,01847 0,0136

ROI1 0,1285 0,1162 0,0455 0,1414 0,0361

Effet de -0,0704 0,0822 -0,0099 0,0433 -0,0225


levier
Source : Elaboration par nos soins
L’effet de levier a été négatif en 2003,2005 et 2007. Il n’est donc pas rentable pour
le PAC de faire recours à l’endettement pour financer ses investissements ; car une
élévation de ce levier réduit la rentabilité des capitaux propres.

2.1.4 La rentabilité sociale


Elle mesure la part de la valeur ajoutée attribuée au facteur travail. Elle se calcule de
la manière suivante :

Part des travailleurs dans la richesse créée = (charge salariale /valeur. ajoutée) x 100

Tableau 37 : Part des travailleurs dans la richesse créée


Années 2003 2004 2005 2006 2007

Ratios 40% 51% 46% 44% 57%

Source : élaboration par nos soins


Sur toute la période la richesse créée a permis de faire face aux charges salariales.
Mais en 2004 et en 2007 les charges salariales ont pris une bonne partie de la richesse par
rapport aux autres années. D’où la nécessité de renforcer la performance du personnel.
Une brève analyse qualitative dans le paragraphe suivant nous permettra
d’approfondir les analyses précédentes.

76
Réalisé et Soutenu par Obed GNACADJA et Patrice FATOLOU
DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE SOCIETE PUBLIQUE BENINOISE : CAS DU PORT AUTONOME DE COTONOU

2.2 : Analyse qualitative


Dans ce paragraphe nous analyserons le rendement de la main d’œuvre, la
productivité globale et les charges d’exploitation dans le produit d’exploitation à travers
trois ratios qui sont :
- Le ratio du rendement apparent de la main-d’œuvre
R1= Valeur ajouté/ effectif moyen
- Le ratio de productivité apparente globale
R2= Valeur ajoutée/ charges d’exploitation= taux de valeur ajouté
- Le coefficient d’exploitation
R3= Charges d’exploitations/ produites d’exploitation

Tableau 38 : Présentation de R1, R2 et R3


Années 2003 2004 2005 2006 2007

Eléments

Valeur ajoutée 7.257.264 6.195.784 6.862.156 8.250.312 7.400.944

Effectif moyen 750 759 749 793 840

Charge d’exploitation 12.425.818 11.440.073 11.847.478 1.257.951 16.825.960

Produit d’exploitation 13.939.782 13.118.246 13.043.999 14.229.041 17.406.474

R1 9.676,35 816,08 9.161,75 10.403,92 8.810,64

R2 0,58 0,54 0,57 0,65 0,44

R3 0,89 0,87 0,90 0,88 0,97


Source : Elaboration par nos soins

Commentaire
A la lecture de ce tableau, le ratio R1 a varié en dent de scie. Le constat est que
lorsque l’effectif augmente la valeur ajoutée baisse. Par exemple, avec un effectif de 750,
la valeur ajoutée est à 7 milliards environ en 2003. Mais avec un effectif de 759 la valeur
ajoutée chute à environ 6 milliards en 2004. De même, pour un effectif de 793 en 2006 on
enregistre une valeur ajoutée d’environ 8 milliards alors qu’en 2007 l’effectif est passé à
840 pour une valeur ajoutée relativement faible de 7 milliards environ.
En 2006 et 2007 les charges d’exploitation ont absorbé presque tous les produits
d’exploitation surtout en 2007 où le PAC a connu une dégradation de son EBE et de sa
valeur ajoutée.

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Le ratio de productivité apparente global quant à lui est resté inférieur à l’unité et
évolue en dent de scie. Ce qui veut dire que la valeur ajoutée à elle seule ne suffit pas pour
couvrir toutes les charges d’exploitation.
Le PAC parait avoir une structure d’exploitation moins seine sur la période d’étude,
période durant laquelle le coefficient d’exploitation moyen est de 90% et aussi avec des
charges d’exploitation non maîtrisées au cours des années ; ce qui signifie que les moyens
ne sont pas utilisés avec efficience. De plus, il est doté d’un taux de valeur ajouté non
négligeable en dépit du fait que le coût salarial occupe plus de 50% de la richesse.
Les ratios de rentabilité commerciale, économique et financière sont faibles surtouts
lorsqu’on considère l’envergure économique que représente le port pour notre pays. Le
PAC a enregistré un effet de massue sur toute la période.

Section 2 : De la vérification des hypothèses aux recommandations


La présente section nous permettra dans un premier temps de faire le point des
différents résultats à travers le degré de validation des hypothèses afin de faire ressortir les
forces et les faiblesses du PAC; puis dans un second temps de donner des
recommandations et perspectives

Paragraphe 1 : Vérification des hypothèses et synthèse de l’étude


Ce paragraphe est consacré à la validation des hypothèses de travail puis à
l’identification des forces et faiblesses du PAC.

1.1 Vérification des hypothèses


1.1.1 Hypothèse 1(H1)
Au terme de notre analyse, nous avons constaté que le principe de l’équilibre
financier à été respecté sur toute la période sauf en 2005 où le fond de roulement net (FRN)
est négatif. L’analyse rapprochée du FRN de cette année à la TN de la même année, montre
que cette dernière est fortement positive. Ce qui indique que FRN n’est pas la cause des
difficultés du PAC. L’analyse de la TN négative de l’année 2003 a montré que ces
problèmes étaient liés au dérapage entre le délai crédits clients et crédits fournisseurs.
L’hypothèse (H1) n’est pas vérifiée

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1.1.2 Hypothèse 2 (H2)


L’analyse du ratio d’indépendance financière a montré que le PAC est resté pour la
plupart du temps dépendant des capitaux étrangers. Ceci a été confirmé par le levier
financier qui indique que les fonds des tiers représentent plus de 50% de l’ensemble des
ressources. Enfin le ratio de couverture des fonds de tiers par le cash slow montre que
l’entreprise aurait plus de difficultés à rembourser ses dettes. Ce qui confirme l’hypothèse
H2

1.1.3 Hypothèse 3 (H3)


L’analyse de la rentabilité du PAC permet de constater que les ratios de rentabilité
commerciale, économique et financière du PAC sont faibles. On observe encore un effet de
massue sur toute la période. Donc sur le plan commercial, économique et financier le PAC
n’est pas rentable.
Quant au ratio de rentabilité sociale, il est élevé sur toute la période. Le PAC est
donc socialement rentable sur toute la période.
Somme toute l’hypothèse (H3) est partiellement vérifiée.

1.2 Identification des forces et faiblesses du PAC


1.2.1 Forces
- Le PAC est financièrement stable ; les capitaux permanents occupent une portion
très élevée dans le financement de l’ensemble des actifs.
- Le PAC dispose d’une bonne liquidité, il jouit donc d’une solvabilité à court terme et
d’un excédent de trésorerie. Par conséquent, il peut honorer ses dettes à court terme en
utilisant ses créances et ses disponibilités.
- Aucun paiement par chèque n’est valable sans l’approbation du Directeur financier
et du Directeur Général.
- Tout décaissement est subordonné aux pièces justificatives dûment approuvées par
les personnes ressources.
Le Port Autonome de Cotonou dispose d’une bonne organisation comptable et
financière ; son système informatisé facilite la tâche aux agents. Grâce aux logiciels
installés, ces derniers peuvent :

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 Procéder au lettrage des différents comptes afin d’éviter les comptes trop
lourds à analyser ;
 Enregistrer les différentes opérations par catégories de clients et de
fournisseurs ;
 Entrer en communications avec d’autres services et directions compte tenu
du système de réseau mise en place.
- L’existence d’un département de contrôle interne.
Malgré ces efforts remarquables dans le but de satisfaire la clientèle et d’assurer la
survie de l’entreprise, force est de constater quelques insuffisances risquent de mettre la
société en péril.

1.2.2 Faiblesses
Les études précédentes nous ont permis de relever les faiblesses suivantes :
-le ratio d’autonomie financière est faible c’est-à-dire inférieur à 1 surtout sur les
quatre premières années. Donc le PAC dépend largement de ses créanciers.
- Le vieillissement avancé des outils de travail qui ne répondent plus aux normes actuelles
de rentabilité.
- le Port Autonome de Cotonou a aussi des problèmes au niveau de sa rentabilité
économique, commerciale et financière.
- l’excédent de trésorerie n’est pas placé. Il est déposé dans des comptes courants
n’entraînant aucune rémunération.
- le système de recouvrement des créances laisse également à désirer lorsqu’on
considère les délais crédits clients accordés aux clients.
- le changement des dirigeants à la tête de cette société ; ce qui ne favorise pas un
bon suivi des décisions.
- la performance du personnel laisse également à désirer à cause des contre
performances observées au cours de certaines années malgré l’augmentation du personnel.
Signalons dans cette même option un manque de personnel pour les tâches à exécuter.
- le manque d’un service fiscalité pour pallier à certains redressements fiscaux.
- le retard dans l’élaboration des états de rapprochement bancaire du à la non
disponibilité à temps des relevés de chèques émis

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- on note également une thésaurisation des fonds au PAC. A fin d’éviter à long
terme les risques de dérapages pour le PAC, il s’avère nécessaire d’envisager des actions
correctives.
Paragraphe2 : Recommandations et perspectives
2.1 : Recommandations
Eu égard aux faiblesses ci-dessus mentionnées, il urge aujourd’hui de prendre des
mesures efficaces et hardies afin d’assurer des conditions favorables à une bonne gestion
du PAC.
Pour améliorer le niveau actuel du chiffre d’affaires, il serait indiqué que le Port
Autonome de Cotonou accorde une attention plus grande à ses clients et à leurs besoins
spécifiques en redynamisant son service commercial, car bien qu’occupant une place de
choix dans la sous région, le PAC ne doit pas perdre de vue que l’amélioration de ses
prestations ainsi que l’augmentation de sa part du marché passent nécessairement par le
marketing.
En rapport avec la structure, il serait souhaitable que les autorités béninoises évitent
de remplacer trop souvent le Directeur Général ; ceci permettra d’empêcher le
dysfonctionnement et les perturbations dans le suivi administratif et financier de
l’entreprise.
Pour ce qui concerne le recouvrement des créances il devient urgent de revoir le
système de gestion des créances depuis leur origine. Nous proposons à cet effet que les
politiques d’octroi de crédits soient réétudiées. Il pourrait être demandé aux clients de
payer 50% des crédits au comptant et le reste répartir sur une période bien déterminée.
Quant aux créances existantes et aux clients douteux nous suggérons aux responsables de
faire payer au moins la moitié des dettes antérieures avant l’octroi d’autres types de crédits.
L’excès de liquidité dont dispose le PAC pourrait servir à des investissements dans
d’autres entreprises afin de le mettre à l’abri de toute surprise désagréable. La prise de
participation de société ou de banque constitue un exemple d’investissement qui peut se
révéler très fructueux.
Le PAC doit chercher :
- à s’introduire en bourse ; ce qui nécessite un assainissement de la gestion ;

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- affiner sa politique de change en n’attendant pas le pire avant de procéder à des


échanges, mais en attendant le bon moment pour convertir les devises dans une banque
locale ;
- placer la trésorerie à court terme pour qu’elle génère des intérêts ;
- procéder à une augmentation du capital afin d’avoir de nouvelles ressources et
financer en grande partie ses propres investissements ;
- gérer de façon optimale les charges d’exploitation en l’occurrence les charges de
personnel en analysant à chaque fois l’opportunité de recruter. Car les recrutements qui ne
permettent pas l’amélioration de la valeur ajoutée ne contribueraient qu’à l’altération de
l’EBE et par conséquent du résultat ;
En ce qui concerne l’amélioration des prestations fournies à la clientèle, les mesures
de renforcement sont urgentes et nécessaires. Il s’agit notamment de la mise en place
effective du guichet unique, de l’adaptation des stratégies aux nouvelles conditions de
marché pour la satisfaction des clients béninois et aussi de ceux des pays de l’hinterland
afin d’accroître encore le chiffre d’affaires.

Toujours pour l’amélioration de la gestion du PAC, il faut :


- le recrutement d’un fiscaliste pour les tâches fiscales de l’entreprise ou former un
agent du PAC pour ces tâches.
- l’organisation des réunions mensuelles avec les agents pour voir les problèmes à
régler ;
- la mise en œuvre d’un programme de formation continue et de recyclage à l’endroit
du personnel afin de renforcer et de développer ses capacités afin de lui permettre de
répondre efficacement aux nouvelles exigences de la mondialisation.
- l’installation d’un groupe électrogène s’avère important pour prendre le relais
automatiquement lors des délestages répétés

2.2 Perspectives
Le PAC doit élaborer des politiques pour la meilleure gestion et surtout pour
l’augmentation de ces infrastructures pour pallier à la dynamique de concurrence dans la
sous région. Car par exemple le port de Cotonou traite aujourd’hui plus de cinq millions de

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tonnes alors qu’il est doté d’une capacité théorique d’environ deux millions cinq cent mille
tonnes de marchandises.
Ces augmentations de trafic observées ces dernières années risquent se poursuivre
dans les prochaines années pour tous les types de trafics
Une forte pression s’exerce ainsi sur les infrastructures, équipements et espaces
portuaires qui n’ont pas su s’adapter à l’évolution du trafic.
Il en résulte depuis quelques temps des attentes en rade avec moyenne de 48h à 60 h
et des séjours à quai prolongés des navires.
Si rien n’est fait dans les meilleurs délais il est à craindre un risque d’aggravation de
ces contraintes dans un futur très proche.
Accélérer le processus de la construction des ports secs aux différents choix indiqués
pour se rapprocher plus de ses clients.
La réparation périodique des ouvrages d’accostage s’avère nécessaire.
Il faut aussi penser dans les plus brefs délais à la construction de nouveaux quais ou
d’un nouveau Port en eau profonde pour faciliter l’augmentation du chiffre d’affaires du
PAC. Tout ceci contribuera à la compétitivité du Port de Cotonou qui pourra lui fournir
facilement des ressources nécessaires au PAC, organe chargé de la gestion du port de
Cotonou.

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CONCLUSION

Malgré la multiplicité des moyens de transport, le commerce international reste


largement tributaire du transport maritime. Il n’est donc plus à démontrer que le Port
Autonome de Cotonou joue un rôle capital au sein de l’économie nationale, surtout
lorsqu’on sait que plus de 80% des importations du Bénin se font par voie maritime.
Suite à nos travaux sur le diagnostic financier du PAC, nombreuses sont les
insuffisances observées dont les conséquences se répercutent sur le système de gestion de
celui-ci. Nous pouvons par exemple citer le manque d’autonomie financière, la non
solvabilité, et le manque de performance dans la gestion de ses activités. Ce qui réduit sa
compétitivité et sa capacité à atteindre ses objectifs de développement.
Néanmoins, malgré ses insuffisances, le PAC dispose d’un certain nombre d’atouts
qui pourraient l’aider à affronter les réalités économiques.
La mondialisation des échanges et les autres défis du troisième millénaire qui
interpellent tous les acteurs du Port, la levée progressive de toutes les interdictions
d’importation pesant sur les ports du Nigeria et la concurrence déjà forte des autres ports de
la sous région sont autant d’éléments justifiant la nécessité d’organisation rationnelle et
efficace du port Autonome de Cotonou afin d’accroître sa compétitivité et d’augmenter sa
rentabilité. Ainsi nous avons formulé des recommandations qui, nous espérons bien,
permettront de prendre des mesures adéquates qui s’imposent pour corriger les
insuffisances relevées afin de rendre la société plus compétitive et de toujours maintenir
son hégémonie.
La gestion financière étant assez vaste, nous n’avons donc pas la prétention d’avoir
abordé tous les aspects de l’analyse de la situation financière d’une entreprise aussi grande
que le port autonome de cotonou. Mais nous estimons que malgré les limites de notre
étude, elle peut permettre d’attirer l’attention des responsables sur sa situation financière,
ce qui peut les aider à surveiller certains indicateurs et contribuer ainsi à l’amélioration de
la gestion du PAC.

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BIBLIOGRAPHIE
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édition DUNOD, Paris 268 pages.
2- COHEN Elie (1991), « Gestion financière de l’entreprise et développement financier, »
édition EDICEF, 58 rue Jean Bleu zen cedex Canada, 302 pages.
3- COHEN Elie (1997), « Analyse financière » 4ème édition, 49 rue Héricart 75015 Paris.
4- DEPALLENS G & JOBARD J-P, (1997), « Gestion financière de l’entreprise » 11ème
Edition, SIREY Paris.
5- EGLEM Y. Jean, RAULET Christian (1997), « Analyse comptable et financière », 6è
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6- GERARD ET CHARREAUX « Gestion Financière», (1996) c édition litec
7- MAFAING f.
8- MBANGALA Augustin Mapapa (2002), Elément de gestion financière, Les éditions
de l’Université de Liège, 287 pages.
9- MBANGALA Augustin Mapapa (2005). « Manuel de finance », 5ème édition, Paris.
10- MEYER J. (1991). « Le contrôle de gestion. PUF. Que sais-je ? », 7ème édition.
11- RAMAGE P. (2001). « Analyses et Diagnostics Financiers ». Edition organisation.
12- SYSCOA (1997) Guide d’application, édition FOUCHER, Paris
13- VANHOVE P. & VIPREY C. MULLER J. (2000). Economie DPECF N°2 2ème
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II-
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commerciale : cas de l’IBB », mémoire de maîtrise ES-Sciences Economiques’, FASEG-
UAC année académique 2003-2004, 67 pages.
15- Aziz M. SALAMI ; Justin AHANDAGBE, « Analyse financière d’une entreprise
industrielle : cas de l’industrie du bois du Bénin », mémoire de maîtrise ES-Sciences
Economiques, FASEG-UAC année académique 2006-2007, 66 pages

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16- Donatien AKOGOUN; FAUSTIN LOKONON, « Diagnostic financier d’une société


de manutention portuaire : cas de la SMTC », mémoire de maîtrise ES-Sciences
Economique, FASEG-UAC année académique 2007-2008.
17- HOUEWOU A. Macaire ; VINOU S. Augustin, « Evaluation de performances dans
une entreprise publique : cas de la SOBEMAP », mémoire de maîtrise ES-Sciences
Economique, FASEG-UAC année académique 2007-2008, 51 pages.
III-
•www.éditions-organisation.com.
•www.lentreprise.com.

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ANNEXE

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TABLES DES MATIERES


Paragraphe1 : Historique et structure organisationnelle du PAC…………………………………………………… 21
1.1 Historique du Port de Cotonou………………………………………………………………………………… 21
1.2 Statut juridique du PAC……………………………………………………………….. ………………………… 22
1.3 situation géographique du port………………………………………………………………………………
DEDICACES…………………………………………………………………………………………………………………… 23I
1.4 Mission du PAC………………………………………………………………………………………………
REMERCIEMENTS………………………………………………………………………………………………………… 23
III
1.5 Structure organisationnelle du PAC………………………………………………………………………………
LISTES ET ABREVIATIONS…………………………………………………………………………………………… 24
IV
1.5.1DES
LISTE Les TABLEAUX………………………………………………………………………………………………………
organes de décision……………………………………………………………………………………………… 24
V
1.5.2 Organes de direction……………………………………………………………………………………………
LISTE DES GRAPHIQUES……………………………………………………………………………………………… 25
VII
Paragraphe 2 : Environnement, activités et ressources du PAC……………………………………………………
GLOSSAIRE DE L’ETUDE……………………………………………………………………………………………… 27
VIII
2.1 Environnement et activités portuaires…………………………………………………………………………………
SOMMAIRE…………………………………………………………………………………………………………………… 27
IX
2.1.1 Environnement
INTRODUCTION portuaire………………………………………………………………………………………
GENERALE……………………………………………………………………………………………... 281
2.1.2 Activités
PREMIERE du PAC……………………………………………………………………………………………………
PARTIE……………………………………………………………………………………………. 283
2.2 Les ressources
CHAPITRE 1 : Cadredisponibles
théorique etduméthodologique
PAC …………………………………………………………………………………
de la recherche…………………………………………………. 294
SECTION12: :Problématique,
SECTION Préalable à l’analyse
intérêts,des états financiers………………………………………………………
objectifs et hypothèses de l’étude…………………………………………… 314
PARAGRAPHE 1 : Problématique et intérêt de l’étude……………………………………………………………… 4
Paragraphe1 : Retraitement du bilan……………………………………………………………………………………..
1-1 : Problématiques………………………………………………………………………………………………. 31
1.1 Définition du bilan……………………………………………………………………………………………………
4
I-2 Intérêt de l’étude………………………………………………………………………………………………… 31
1.2 Le reclassement du bilan…………………………………………………………………………………………
6
PARAGRAPHE 2 : Objectifs et hypothèses…………………………………………………………………………… 32
1.3 Restructuration du bilan………………………………………………………………………………………………
6
1.2.1 OBJECTIF GENERAL………………………………………………………………………………………… 33
Paragraphe2 : Retraitement du compte de résultat……………………………………………………………………
6
2.1.1Objectifs spécifiques…………………………………………………………………………………………… 34
2.1 restructuration et regroupement……………………………………………………………………………………..
7
35
2.2 Hypothèses……………………………………………………………………………………………………….....
Deuxième partie……………………………………………………………………………………………………………… 377
SECTION 2 : Revue de littérature et méthodologie de recherche………………………………………………………
Chapitre 1 : Présentation et analyse du bilan……………………………………………………………………… 387
Paragraphe 1 : Revue de littérature………………………………………………………………………………………… 7
SECTION 1 : Evolution du chiffre d’affaires (CA), présentation du bilan financier et l’analyse horizontale……… 38
1.1 Définition du concept d’entreprise publique prestataire de service……………………………………………… 7
Paragraphe 1 : Evolution du chiffre d’affaires et présentation du bilan financier restructuré……………………… 38
1.1.1 L’Entreprise publique……………………………………………………………………………………………… 8
1.1 Evolution du chiffre d’affaires CA…………………………………………………………………………………… 38
1.1.1.2 L’Entreprise prestataire de service…………………………………………………………………………… 8
1.1.1 Commentaire du tableau portant sur le CA…………………………………………………………..…………… 38
1.2 Diagnostic financière : définition, objectif et 8
1.2 : Présentation du bilan financier restructuré………………………………………………………………………… 39
importance………………………………………………………
Paragraphe 2 :L’Analyse
1.3 Explication des concepts liés au diagnostic financier…………………………………………………… 41
horizontale…………………………………………………………………………………………
11
2.11.4Commentaire
Le diagnostic dufinancier dans les entreprises publiques……………………………………………
graphique…………………………………………………………………………………………… 15
42
Paragraphe 2 : Méthodologie de la recherche…………………………………………………………………………… 16
2.2 Analyse et interprétation des variations des indices des grandes masses…………………………………………… 43
2.1 Les outils de collecte de données………………………………………………………………………………. 16
SECTION 2 : Analyse verticale…………………………………………………………………………………………… 44
2.1.1 Les recherches documentaires………………………………………………………………………………… 16
Paragrqphe1 : Part relative des rubriques du bilan et étude des ratios de structure………………………………. 44
2.2 Outils d’analyse des données…………………………………………………………………………………… 17
1.1 Part relative de chaque masse dans la constitution du bilan…………………………………………………… 44
2.2.1 Graphique………………………………………………………………………………………………………… 17
1.1.1 Commentaire du graphique………………………………………………………………………………… 45
2.2.2 Les ratios, les indices et les agrégats…………………………………………………………………………… 17
1.2 Etude des ratios de structure……………………………………………………………………………………. 46
2.3 Les méthodes d’analyse…………………………………………………………………………………………… 17
1.2.1 Ratio de structure du passif………………………………………………………………………………… 46
2.4 Cadre opératoire…………………………………………………………………………………………………… 18
1.2.1.1 Ratio d’Indépendance financière………………………………………………………………………………… 46
2.4.1 condition de vérification de l’hypothèse(H1)……………………….………………………………………… 18
1.2.1.2 Ratio de permanence de capitaux……………………………………………………………………………… 47
2.4.2
1.2.1.3condition de vérification
Ratio d’autonomie à terme l’hypothèse(H2)………………………………………………………
de …………………………………………………………………………………… 19
48
2.4.3 condition de vérification de l’hypothèse(H3)………………………………………………………………… 19
1.2.1.4 Ratio des dettes à court terme………………………………………………………………………………… 49
2.5 Limites de l’étude et cadre du choix de notre recherche…………………………………………………… 20
1.2.2 Ratios de structure de l’actif…………………………………………………………………………………… 50
2.5.1 Limites de l’étude…………………………………………………………………………………………………… 20
1.2.2.1 Ratio de l’importance des actifs fixes……………………………………………………………………… 50
2.5.2 Choix du cadre de notre recherche……………………………………………………………………………… 20
1.2.2.2 Ratios des actifs circulants…………………………………………………………………………………….. 52
2.5.3 Choix de la période d’étude…………………………………………………………………………………….. 20
Paragraphe2 : analyse de l’équilibre financier, de la liquidité et de la solvabilité…………………………….… 55
Chapitre2 : Prise de connaissance du PAC et préalable au diagnostique financier……………………………………… 21
2.1 : Analyse de l’équilibre financier………………………………………………………………………………… 55
2.1.1 Le fond
SECTION de roulement
1 : Prise net ……………………………………………………………………………………..
de connaissance du ………………………………………..…………………………………………… 55
21

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2.1.2 Le besoin en fond de roulement (BFR)…………………………………………………………………………… 57


2.1.3 La trésorerie nette…………………………………………………………………………………….. 59
2.1.4 Analyse de l’évolution du FRN, BFR, TN par rapport au chiffre d’affaires………………………………… 61
2. 2 Analyse de la liquidité et de la solvabilité du PAC………………………………………………………………… 62
2.2.1 Ratios de liquidités……………………………………………………………………………………………… 62
2. 2.1.1 Ratio de liquidité générale……………………………………………………………………………………… 63
2.2.1.2 Ratio de liquidité réduite………………………………………………………………………………………… 63
2.2.1.3 Ratios de liquidité immédiate…………………………………………………………………………………… 64
2.2.2 Ratio de solvabilité………………………………………………………………………………………………… 65
2.2.2.1 Ratios de solvabilité générale……………………………………………………………………………………… 65
2.2.2.2 Le levier financier…………………………………………………………………………………………………… 65
2.2.2.3 Couverture des fonds de tiers par le cash flow…………………………………………………………………. 66
Chapitre 2 : De l’analyse du compte de résultat aux recommandations…………………………..……………………… 68
SECTION 1 : Analyse du compte de résultat……………………………………………………………………………… 68
Paragraphe 1 : Retraitement du compte de résultat……………………………………………………………………… 68
1.1 Reclassement …………………………………………………………………………………….. ……………………. 68
1.2 Restructuration …………………………………………………………………………………….. ……………… 68
Paragraphe 2 : Etude de la rentabilité du PAC…………………………………………………………………………… 71
2.1 Etude des ratios de rentabilité……………………………………………………………………………………… 71
2.1.1 La rentabilité commerciale………………………………………………………………………………………… 71
2.1.1.1 La marge brute sur le chiffre d’affaires…………………………………………………………..……………… 71
2.1.1.2 La marge nette sur le chiffre d’affaire………………………………………………………………… 72
2.1.2 La rentabilité économique (ROI) ………………………………………………………………………………… 73
2.1.2.1 ROI brut avant impôt …………………………………………………………………………………………… 73
2.1.2.2 ROI net avant et après impôts………………………………………………………………………………… 74
2.1.3. La rentabilité financière (ROE) ou rentabilité des capitaux propres…………………………………………… 75
2.1.3.1. Effet de levier financier………………………………………………………………………………………… 75
2.1.4 La rentabilité sociale…………………………………………………………………………………….. ………… 76
2.2 : Analyse qualitative………………………………………………………………………………………… 77
SECTION 2 : De la vérification des hypothèses aux recommandations………………………………………………… 78
Paragraphe 1 : Vérification des hypothèses et synthèse de l’étude……………………………………………………… 78
1.1 Vérification des hypothèses…………………………………………………………………………………………… 78
1.1.1 Hypothèse 1(H1)…………………………………………………………………………………………………… 78
1.1.2 Hypothèse 2 (H2) …………………………………………………………………………………………………… 79
1.1.3 Hypothèse 3 (H3) …………………………………………………………………………………………………… 79
1.2 I Identification des forces et faiblesses du PAC…………………………………………………………………… 79
1.2.1 Forces……………………………………………………………………………………………………………… 79
1.2.2 Faiblesses…………………………………………………………………………………………………………… 80
Paragraphe2 : Recommandations et perspectives………………………………………………………………………… 81
2.1 : Recommandations………………………………………………………………………………………………… 81
2.2 Perspectives……………………………………………………………………………………………………………. 82
CONCLUSION……………………………………………………………………………………………………………… 84
BLIOGRAPHIE………………………………………………………………………………………………………………… 85
ANNEXE………………………………………………………………………………………………………………………… 86
TABLE DES MATIERES…………………………………………………………………………………………………… 87

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