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Les tribunaux francais (première partie)

Quel est le type de tribunal auquel on devrait faire appel afin d’annuler la vente de la maison
de campagne de la tante Alice, pour obtenir la condamnation des voleurs du dernier été ou la
modification de la direction de l’autoroute qui traverse le jardin ?

Vu la multitude des tribunaux, il n’est pas toujours facile de savoir auquel il convient de
s’adresser. Pourtant, chacun a un certain domaine spécialisé d’intervention . Une fois
déterminé le tribunal duquel relève la compétence de la procédure (compétence d’attribution),
il reste à voir quel tribunal doit être saisi en ce qui concerne le territoire (compétence
territoriale).

En même temps, la question du recours est mise parfois d’un coup : est-ce que le jugement de
la cause pour la deuxième où même pour la troisième fois est possible si l’on a perdu le
procès où le résultat n’est pas très satisfaisant ?

Afin de répondre à ces questions, une analyse générale doit être portée sur les tribunaux
français. Les tribunaux sont répartisés d’auprès les juridictions. Pour faire part de la même
juridiction, les tribunaux doivent être du même ordre, de la même nature et du même degré.
On distingue entre l’ordre judiciaire (les tribunaux répressifs, civiles) et l’ordre administratif
(les tribunaux administratif). De même, en fonction de leur nature, les juridictions se
classifient en des juridictions de droit commun et des juridictions d’exception. Le degré
précise la place de la juridiction dans l’hiérarchie judiciaire.

L’ordre judiciaire. Les juridictions civiles de premier degré. Les juridictions civiles sont
compétentes pour un litige ayant l’origine dans les rapports entre les personnes de droit privé.
Le terme de « personne de droit privé » doit être compris dans le sens large : cela s’applique
aux personnes physiques et aux personnes morales (des entreprises, des associations, …).

S’il n’y a pas des textes qui disposent différemment, le tribunal ayant compétence
territoriale est celui de la résidence de la personne contre laquelle on dirige la procédure,
nommée inculpé.

Les Tribunaux de Grande Instance. Le Tribunal de Grande Instance est la juridiction


civile de droit commun. Toutes les litiges entre les particuliers peuvent être présentées
devant ce tribunal ; en exceptant le cas où la loi attribue expressément la compétence d'une
juridiction d'exception . Le Tribunal de Grande Instance a une compétence exclusive en de
certaines matières concernant les causes pour lesquelles les dommages peuvent être très
graves : le statut des personnes (mariage, divorce, filiation, nationalité), les régimes
matrimoniaux, les successions et les actions liées à la propriété immobilière.

Les Tribunaux d’Exception. Grâce à la nature d’une cause ou au montant de la demande,


un texte précis peut attribuer la compétence à la juridiction d’exception.

Les Tribunaux d’Instance. Les Tribunaux d’Instance sont compétentes pour plusieurs
litiges que les Tribunaux de Grande Instance. Ceux-ci prononcent les sentences concernant
la protection des personnes (la protection de la justice, des curatelles, des tutelles), les
contrats de louage pour les logements, pour des actions possessoires( des actions qui
protègent un fait juridique, la possession légale d’un immeuble), de sommation de paiement
ou de contraction excessive de dettes. Le montant des litiges qui leur sont présentés ne peut
pas être supérieur à 30.000 F. Ces tribunaux sont compétents en première et en dernière
instance jusqu’à la valeur de 13.000 F. et plus que ce montant en première instance.

Les Tribunaux de Commerce. Ceux-ci sont prévus par le Code de Commerce pour
connaître les procès concernant les actes de commerce ou les litiges entre commerçants. Ces
tribunaux traitent en dernière instance sauf les litiges portant sur moins de 13.000 F. ; de plus,
ils prennent des décisions du droit au recours.

Le Conseil de Prud’hommes. Il tranche les litiges qui surviennent entre salariés et


employeurs liées à l’occasion d’un contrat de travail. Les litiges attribués à leur compétence
comportent d’abord une phase de conciliation. S’il y a échec de la conciliation, le cas est
plaidé devant Le Conseil de Prud’hommes, qui prendra une décision. La décision du Conseil
de Prud’hommes peut constituer l’objet d’un appel. Pourtant, en dernière instance : lorsque le
montant de la demande n’est pas supérieure à un taux fixe par décret (c’est-à-dire 21.000 F.-
Le Décret de 21/12/1997), ou lorsque la demande tend à la délivrance des certificats de
travail, des fiches de paie ou de tout document que l’employeur doit délivrer.

Les Tribunaux paritaires des baux ruraux. Statuent sur des baux ruraux. Se prononcent en
première et en dernière instance jusqu’au montant de 13.000 F. et conservent le droit de faire
appel.

Les Juridictions des affaires de sécurité sociale. Les contestations qui opposent les organismes
de sécurité sociale à leurs utilisateurs sont de leur compétence. En première et en dernière
instance ceux-ci sont compétents jusqu’au montant de 13.000 F., en conservant le droit de
faire appel.

Les Courts d’Appel. La Cour d’Appel est la juridiction de droit commun pour la procédure
d’appel. De certains textes peuvent inclure des juridictions d’exception du second degré. Par
conséquent, l’appel d’une décision rendue par un tribunal, liée aux tutelles, est de la
compétence de la Cour de Justice. Au moment de la saisine de la Cour d’Appel, celle-ci
reprend le procès et applique au litige les règles de droit qu’elle va juger comme adaptées. La
Cour va rendre une décision confirmant ou infirmant soit partialement soit an totalité la
décision antérieurement envoyée.

La Cour de Cassation . Les décisions sans droit d’appel sont de sa compétence pour la
cassation. La Cour de Cassation ne reprend le procès, sauf les questions de droit : elle vérifie
la légitimité de la décision.