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CONCEPTION PARASISMIQUE DES BATIMENTS

(1° Partie)

1. Introduction
2. Quelques observations post-sismiques
3. La déformation élastique des éléments soumis à des
forces
4. Les forces d’inertie: représentation de l’action d’un
séisme
5. Introduction à la dynamique de l’oscillateur simple
6. Introduction à la dynamique de l’oscillateur multiple
7. Utilité des incursions dans le domaine plastique
8. Application réglementaire: paramètres de l’action
sismique Patricia BALANDIER pour DDE Martinique –
SECQUIP –
1. Introduction
• La conception parasismique d’un ouvrage, en
amont du calcul et du choix des dispositions
constructives, fait appel à
– des concepts de physique qui conditionnent les facteurs
de bon comportement.
– l’identification des « grandeurs significatives » qu’il
faudra maîtriser par le projet.
– l’identification des choix architecturaux (niveau
esquisse) qui demanderont une prise en considération
lors de la conception de la structure
– des correctifs « externes » à la structure elle-même
– Des paramètres de conception des structures propres à
chaque contexte, dont le choix du mode de
contreventement.
2. Préambule : quelques
observations post-sismiques

• Effets des oscillations horizontales


• Effets des oscillations verticales
• Effets des oscillations en torsion
• Facteurs aggravant les dommages
Caractère sélectif des effets du séisme
Ici, séisme du Chili de 1960, une construction s’est
effondrée, et pas ses voisines. Ce n’est pas forcément pour
des questions de mise en œuvre défectueuse ou de vétusté,
mais le plus souvent en raison d’une conception inappropriée.
TYPES
D’OSCILLATIONS
Pendant un séisme les
constructions subissent
des oscillations
horizontales, verticales
et en torsion, qui
génèrent des efforts en
flexion et en
cisaillement dans leurs
éléments constructifs.
FLEXION D’ENSEMBLE SOUS L’ACTION
DES OSCILLATIONS HORIZONTALES
• La flexion des structures provoque:
– Fissuration et écrasement des poteaux et
structures alternativement tendus et comprimés
– Flambement, cloquage et déversement d’éléments
élancés ou à parois minces
– Dommages aux éléments non structuraux
– Délestage des poteaux tendus entraînant une
baisse de leur résistance au cisaillement
– Rupture par compression ou traction
SEISME DE CEYHAN
COMPRESSION D’UN
POTEAU
• Dans le cas présenté
l’effondrement ne s’est pas
produit car le report de
charges a pu se faire sur
d’autres éléments
structuraux.
• Le béton qui était de très
mauvaise qualité a
littéralement « explosé »
sous l’effet de la
compression. Il n’a pas été
contenu dans les
armatures (absence de
ductilité).
CLOQUAGE D’UN
PROFILE D’ACIER
CREUX
Instabilité de
forme due à une
épaisseur de parois
trop mince sous
l’effet des efforts
alternés en
compression et
traction
CISAILLEMENT SOUS L’ACTION DES
OSCILLATIONS HORIZONTALES

• Le cisaillement des structures provoque:


– La fissuration en croix des murs
– La fissuration en croix des poteaux
– Des fissurations à la base des éléments
élevés
– Le cisaillement des boulons d’ancrage des
ossatures en bois
SEISME D’IZMIT
CISAILLEMENT EN
CROIX DE POTEAUX
BETON ARME
• Dommage
caractéristique de la
sollicitation de la
structure par des efforts
horizontaux alternés
• Dans le cas présenté le
report des charge a pu
se faire sur d’autres
éléments porteurs de la
structure
SEISME D’IZMIT CISAILLEMENT EN
CROIX D’UN VOILE
CISAILLEMENT A LA
BASE D’UN VOILE DE
BETON ARME
• En général les voiles de béton
armé ont un bon
comportement sous l’action
d’un séisme: leur rupture
localisée permet un report de
charges sur le reste du voile ou
sur les autres voiles en cas de
désordres importants.
• Sur une hauteur d’immeuble
élancé, on peut les considérer
dans leur plan comme des
consoles verticales dont il faut
renforcer les bords.
EFFET P-δ SOUS L’ACTION DES
OSCILLATIONS HORIZONTALES
• L’effet P-δ (P-delta) représente la tendance au
renversement de la construction. Son aggravation
sollicite particulièrement et de façon croissante
les éléments porteurs périphériques.
• δ est le déplacement du centre de gravité issu de
la déformation. On retient qu’il doit rester
inférieur ou égal à 1/100 de la hauteur de chaque
niveau et 1/250 de la hauteur de la construction.
• P est la masse de la construction.
• Par conséquence, plus le centre de gravité (CG)
est élevé, plus l’effet P-δ est important.
LE BALANCEMENT DE LA STRUCTURE
SOUS L’ACTION DES OSCILLATIONS
HORIZONTALES

• Le balancement de l’ensemble de la structure se


produit en cas de déformations plastiques
(irréversibles) du sol. A l’issue du séisme les
constructions ont une inclinaison acquise.
• En dehors de la liquéfaction des sols, ce
phénomène affecte surtout les bâtiments de
surface importante (charges élevées et possibilité
accrue pour les sols hétérogènes).
SEISME D’IZMIT BALANCEMENT D’IMMEUBLE
SUITE A LA LIQUEFACTION DU SOL
EFFETS DES OSCILLATIONS VERTICALES
• Plus importantes à proximité de l’épicentre, les
oscillations verticales sont découplées des
oscillations horizontales. Elles sollicitent tout
particulièrement:
– Les éléments horizontaux de grande portée
– Les porte-à-faux
• Elles favorisent:
– Le flambage des poteaux élancés (par délestage)
– Les tassements différentiels et le balancement
(mouvements différentiels)
– La projection verticale des éléments mal ou non fixés si
a>g
ETATS UNIS PROJECTION VERTICALE
D’UNE STRUCTURE EN BOIS
• Accélération verticale >1g
• Absence de fixation de la lisse basse sur les semelles
SEISME DE KOBE
RUINE DE BALCONS

• Sous l’effet des


composantes verticales
du mouvement
sismique les consoles
subissent des
déformations
alternées.
Rupture de console mal armée
OSCILLATIONS DE TORSION DES
CONSTRUCTIONS
• La torsion d’ensemble des constructions se produit
lorsque le centre de gravité (CG) n’est pas confondu
avec le centre de rigidité latérale (CR) qui devient le
centre de torsion. Le couple de torsion autour du CR
est généré par le fait que l’action sismique est
« appliquée » sur le centre de gravité de chaque
étage, et que la résistance à l’action sismique se fait
sur les éléments rigides dans le plan considéré (soit
CR).
• La torsion peut être de nature:
– Structurelle (disposition asymétrique des éléments
latéralement rigides: mauvaise conception)
– Accidentelle (causes non directement liées à la conception
de la structure)
TORSION STRUCTURELLE
Une disposition trop dissymétrique des panneaux de
contreventement génère une torsion horizontale du
bâtiment autour du « noyau rigide »
JAPON TORSION STRUCTURELLE
• Le centre de rigidité du rez-de-chaussée de la construction se trouve
sur la gauche: des murs créent un noyau rigide excentré.
• Le bâtiment a subi une torsion d’ensemble autour de ce noyau
TORSION ACCIDENTELLE
• Les torsions accidentelles peuvent être
générées par plusieurs causes:
– Mouvements différentiels (horizontaux)du sol
– Présence de charges temporaires déplaçant le
CG
– Défauts d’exécution de la construction ou de
conception pouvant entraîner des défaillances
progressives des éléments constructifs
– Modification du cloisonnement ou implantation
de cloisons rigides mal réparties
FACTEURS AGGRAVANT LES
DOMMAGES
Les dommages aux constructions augmentent
avec:
- La durée des secousses
- La vitesse des oscillations (cas général)
- L’accélération (constructions rigides)
- Les déplacements (constructions flexibles)
- L’usure préalable des constructions
(vétusté, séismes antérieurs…)
3. Déformation élastique des
éléments soumis à des forces
Une déformation élastique est définie
comme une déformation qui est
sensiblement proportionnelle à la force qui
la provoque (notion de linéarité) et qui
disparaît après la suppression des charges
qui l'ont provoquée (déformation
réversible).
Déformation plastique
• Pour chaque sollicitation et chaque corps,
il existe une force limite au delà de
laquelle les déformations cessent d’être
élastiques, c’est la limite d’élasticité.
• Au delà de cette limite, une partie de la
déformation subsiste lorsque l’action
extérieure cesse, on dit que le corps a subi
une déformation permanente ou
plastique ou post-élastique.
Type de contrainte – Type de
déformation
• Un solide n’est jamais parfaitement
rigide : soumis à des forces extérieures,
il se déforme.
• On distingue plusieurs types de
déformations : variation des
dimensions sous l’effet de
contraintes normales, de flexion,
de cisaillement et de torsion.
Déterminer le type et l’importance
des contraintes
• Dimensionner une structure au séisme
signifie équilibrer l’action du séisme (les
forces d’origine sismique exercées sur la
structure) par des « forces de rappel » et par
des « forces dissipées », permettant à la
structure de « résister » à l’effondrement.
L’enjeu sera de maîtriser les niveaux de
contraintes et les déformations élastiques (et
le cas échéant plastiques), en fonction des
objectifs de comportement recherchés.
1. Caractérisation du (des) séisme(s) de référence (aN)

2. Caractérisation des mouvements du sol d’implantation
(spectres et τ)

3. Caractérisation de la réponse de l’ouvrage considéré
comme un oscillateur sollicité par les déplacements
aléatoires de ses fondations

4. Evaluation des efforts maximums exercés sur les
divers éléments
• ⇓
5. Reprise de ces efforts par la structure avec ou sans
incursions dans le domaine post-élastique :
dimensionnement et dispositions constructives
Types de contraintes et modes de
déformation
• Effets des actions normales : traction et
compression
• Effets des actions composées
– Cisaillement
– Flexion
– torsion
Effets des actions normales :
traction et compression
• Ces variations de dimensions
suivent une loi linéaire et
réversible tant que la force
exercée F est inférieure à Fe,
sa valeur qui caractérise la
limite d’élasticité.
• Ces variations de dimensions
sont proportionnelles à la
contrainte exercée et à un
coefficient caractéristique du
matériau : le module de
déformation (module
d’Young).
Effets des actions composées
• Cisaillement ou flexion ?
• La flexion se traduit dans l’élément par des
efforts de traction et de compression dans le sens
longitudinal de l’élément.
• Le cisaillement génère des efforts de traction et
compression dans le sens des diagonales de cet
élément.
• L étant la hauteur de l’élément et h la dimension
de sa section dans le sens de la sollicitation,
si L/h >1, la prédominance de la flexion sur le
cisaillement croît avec ce rapport.
• Cas d’une console soumise à
l’action de la pesanteur:
Flexion – les dimensions supérieures
s’allongent sous l’effet d’un effort en
traction
– les dimensions inférieures se
raccourcissent sous l’effet d’un effort
en compression.
– La fibre neutre garde la même
longueur.
• Une « tranche » donnée subit de
la part de la partie amont (1) une
force tangentielle ascendante et
de la partie aval (2) une force
tangentielle descendante (efforts
tranchants) dont les effets sont de
provoquer sa flexion (rotation).
• Nous avons illustré le phénomène pour
une console horizontale soumise à
l’effet de la pesanteur. On peut
considérer un élément vertical encastré
à sa base et soumis aux accélérations
horizontales d’un séisme comme une
console verticale répondant aux mêmes
règles de déformation (alternées).

• Par extrapolation, certaines structures, de


comportement continu sur toute leur hauteur
pourront aussi être envisagées, en termes de
lecture globale de leur déformée, comme des
consoles verticales.
• Sur les faces opposées d’un
élément pour lequel L/h est
Cisaillement faible, on exerce des forces
tangentielles d’intensité égales
et opposées.
• Le parallélépipède se déforme
d’un angle α.
• Tant que l’on reste en deçà
L
de la limite élastique,
l’angle de la déformation
est proportionnel à la
h contrainte tangentielle et
inversement proportionnel
à la rigidité du matériau.
Torsion
• L’élément ou la structure soumis à un
couple de torsion ne subit pas des niveaux
de contraintes homogènes. Plus le « bras
de levier » du couple de torsion est
important, plus les contraintes sont
élevées à proximité du centre de torsion et
plus les déformations sont importantes à
l’autre extrémité.
Paramètres de la rigidité/flexibilité des
systèmes soumis à une force latérale
• Vis à vis des mouvements du sol, les structures
se comportent comme des oscillateurs dont les
modes propres d’oscillation dépendent
notamment de la raideur (ou rigidité) des
éléments de la structure.

La raideur des différents éléments de la structure est


un des paramètres fondamentaux du comportement
dynamique des structures qui doit être pris en
considération par le projet architectural en amont des
calculs de vérification.
Raideur - déformation
• La déformation des éléments est
proportionnelle à la force exercée.
• Le coefficient de proportionnalité est la
raideur (k).

F = k.X ⇔ k = F/X

• F [N] Force,
• X [m] Déplacement,
• k [N/m] Raideur.
Quels sont les paramètres
de la rigidité ?
La raideur des éléments constructifs est
fonction de quatre paramètres sur lesquels
le concepteur de la structure peut agir.
– Nature des liaisons de l’élément
– Nature du matériau de l ’élément
– Section de l’élément
– Elancement de l’élément
Nature des liaisons
(articulations, encastrement...)
• Elle est représentée par un coefficient
de symbole « n »

• Exemple : la flèche est beaucoup plus importante pour


les poutres articulées que pour les poutres encastrées,
le coefficient n est plus élevé pour les encastrements.
Inertie des sections
(dans le sens de la sollicitation)
• I [m4] = (b x h3) /12
– h : dimension dans le sens de la sollicitation,
– b : dimension perpendiculaire

La raideur croît avec le cube


de la dimension de la section
sollicitée.
Ce paramètre de la raideur,
mal maîtrisé, est à l’origine
de la plupart des dommages
dus à une mauvaise conception
de la structure.
Le matériau
(module de déformation)
• E [Mpa]
• Acier : module d’Young
• Béton : module de
déformation longitudinale

La raideur croît avec le


module de déformation du
matériau.
La longueur des éléments
• L [m]
• La raideur décroît
selon le cube de la
longueur
• Mal maîtrisé, ce
paramètre est à
l’origine d’un grand
nombre de dommages
dus à une mauvaise
conception de la
structure.
Raideur d’une poutre en console
F

E,I X

x = F.L3 /3.E.I or F = k. x d’où k = 3.E.I/L3


Raideur d’un portique

F x F x

k = 12.E.I/L3
k= 3.E.I/L3

Avec L hauteur des poteaux et I somme des inerties des poteaux


En résumé

• k [MN/m] coefficient de raideur de l’élément


• n [-] coefficient fonction de la nature des
• liaisons de l’élément
• E [MPa] module d’Young du matériau
• I [m4] inertie des sections de l’élément
• avec I = b.h3/12
• L [m] longueur de l’élément
4. Forces d’inertie :
représentation de l’action d’un séisme

• Paramètres des forces d’inertie,


conséquences pour la conception des
structures
• Bilan énergétique d’une structure en
mouvement
• Paramètre de la durée du séisme
• Le bâtiment doit-il résister à une force ou
absorber l’énergie du séisme ?
Généralités
• La force d’inertie
agissant sur un corps
est égale au produit de
sa masse par son
accélération : Fi = m.a
(2ème loi de Newton).

• On acceptera par simplification


que a est une « pseudo-
accélération » dans un repère
relatif
Maîtrise de la masse Fi = m.a
• Les Forces d’inertie s’appliquent sur les masses
de la construction. Dans le cas général on
considèrera que les masses sont concentrées
dans les planchers.

• Ainsi, la réduction des masses permet de


minimiser les sollicitations d’origine sismique.
Pour le projet on considèrera, en fonction
de sa nature et ses volumes, que la
recherche d’un rapport résistance/masse
volumique élevé est un facteur à
optimiser.
Maîtrise des accélérations Fi = m.a

• Il s’agit des accélérations de la structure


en réponse à celles du sol.
• La maîtrise des accélérations
signifiera concrètement l’éviction
pour la structure des périodes
propres susceptibles d’entrer en
résonance avec celles du sol (Ou la
recherche du sur-amortissement)
Equilibre des forces en présence
Notion d’équilibre énergétique :
absorption de l’énergie sismique par la
structure
• Une structure qui subit des oscillations possède de
l’énergie cinétique (Ec).
• Celle-ci produit un travail de déformation qui, si
les déformations imposées ne peuvent pas être
« absorbées » par la structure, devient un
travail de rupture.
• On constate en effet que l’effondrement des
ouvrages lors d’un séisme est plutôt dû à un
manque de déformabilité qu’à un manque de
résistance pure des matériaux vis-à-vis des forces.
• Le stockage de l’énergie
communiquée : énergie
potentielle (Ep) qui sera restituée
sous la forme d’énergie cinétique
pour ramener la structure à sa
position d’origine.

• La dissipation d’énergie : une


partie de l’énergie du séisme est
dissipée (Ed) sous forme de chaleur
sous l’effet des déformations
élastiques de la structure. Nous
verrons que l’endommagement
peut également être utilisé à cet
effet, sous réserve de ne pas
provoquer la ruine de la
construction.
Energie stockée par la structure
(déformations élastiques)

• La quantité d’énergie stockée croît avec


l’importance des déformations élastiques.
• Les déformations élastiques étant
temporaires (réversibles), le stockage l’est
aussi ; à chaque cycle d’oscillation, l’énergie
non dissipée est reconvertie en énergie
cinétique pour rappeler la structure à sa
position d’origine.
Principe de stockage :
effet de ressort, or F = k.x
A charges égales Es2>>Es1 A déformations égales F1 >> F2
Energie dissipée par la structure en
mouvement (Dissipation anélastique)
• Pendant les oscillations, la dissipation d’énergie
sous forme de chaleur (amortissement) a pour
conséquence une réduction de leurs amplitudes.
• L’amortissement nécessite des déformations, il est
proportionnel à la vitesse des déformations.
• Amortissement critique : amortissement
strictement suffisant à un oscillateur déporté de sa
position d'équilibre pour qu'il revienne au repos
sans effectuer d'oscillations (100% de l’énergie est
dissipée sur un cycle).
• Amortissement relatif : (ξ) amortissement
anélastique exprimé en % de l'amortissement
critique. Il caractérise le système.
Amortissement
• Le travail, qui est un transfert d’énergie, est
défini par le produit d’une force par une
longueur, qui peut être représenté sur les
schéma ci-dessous par les surfaces grisées.
Stratégies pour l’absorption de
l’énergie sismique par la structure
• Action : Fi = m.a
– Maîtriser les masses
– Maîtriser les accélérations
• Réaction : Fi = - k.x – c.x’
– k.x = optimiser les forces de rappel
• (k coefficient de raideur et x déplacement à l’instant considéré)
– c.x’ = optimiser les forces dissipées
• (c coefficient d’amortissement du système et x’ vitesse à l’instant
considéré)
En termes d’énergie
On peut exprimer les objectifs de la façon suivante
• Le stockage de l’énergie – énergie potentielle –
(domaine élastique) sera favorisé en autorisant les
déformations de la structure par le choix d’un
mode constructif le permettant, et dans les limites
autorisées par les règles.
La dissipation d’énergie sera obtenue :
- par le choix de structures ayant un coefficient
d’amortissement anélastique élevé.
- par l’ajout de systèmes amortisseurs
- par l’endommagement maîtrisé des éléments
structuraux ou non structuraux (domaine post-
élastique).
En résumé
• Optimisation de la capacité d’absorption d’énergie
de la structure,
– ne vise pas l’augmentation de la résistance des
éléments structuraux aux contraintes, en termes de
résistance pure, ce qui n’est pas forcément suffisant en
cas de séisme majeur.
– on cherche à plutôt à limiter les contraintes induites par
les mouvements sismiques de manière qu’elles
n’atteignent pas la limite de rupture.
• Le but est de soustraire les constructions
aux sollicitations excessives d’ensemble ou
localisées.
Paramètre de la durée du séisme
• Cette démarche qualitative prend tout son
sens si on considère bien que l’action
« réglementaire » du séisme est assimilée
pour le calcul de dimensionnement à une
force statique équivalente calculée en
prenant en compte l’accélération (en
réponse) supposée maximale de la
structure, et que le paramètre durée n’est
pas pris directement en considération.
Le bâtiment doit-il résister à une force
ou absorber l’énergie du séisme ?
• - Le bâtiment doit réglementairement résister aux
forces statiques équivalentes calculées pour l’action
réputée maximale du séisme,
• - Même dimensionné pour l’action sismique
« réglementaire » mais mal conçu, le bâtiment peut
périr par accumulations de contraintes localisées.

L’expérience post-sismique montre que des bâtiments
ne répondant pas aux normes de construction
parasismique, si leur conception leur permet de
minimiser l’action sismique et d’absorber l’énergie
sismique, se comportent bien.
En pré-conclusion…
• Un bon bâtiment « parasismique » est
• - bien conçu selon tous les critères
qualitatifs précités, qui seront développés
en termes d’applications concrètes.
• - dimensionné par le calcul, si possible avec
les données du site comme vérification des
données réglementaires,
• - et bien réalisé …
5. Introduction à la dynamique
de l’oscillateur simple
(domaine élastique)

• Période propre d’oscillations :


oscillations libres
• Comportement sous oscillations forcées
Généralités
• Une construction peut être assimilée à un
oscillateur (système masse + ressort)
• Elle peut donc être un amplificateur des
secousses qui lui sont communiquées au
niveau des fondations (phasage de Tsol et
de Tbat).
• Aussi les amplitudes des paramètres du
déplacement des différents niveaux de la
superstructure sont en général plus
importantes que celles du sol d’assise.
Paramètres de la réponse des
structures aux séismes
• Les paramètres de l’oscillation des structures
sous l’effet de celles du sol sont
– la période (ou la fréquence)
– le(s) mode(s) (« forme ») de ces déformations
cycliques.
• Ces deux paramètres dépendent:
– des masses et des raideurs de la structure,
– de leurs localisation
– du type de liaisons.
Rappel
• Période d'oscillation : durée d'un cycle
d'oscillation mesurée en secondes (inverse de la
fréquence d'oscillation).

• Période propre d'oscillation d'un bâtiment :


période selon laquelle le bâtiment oscille librement
suite à un déplacement, c’est-à-dire, vis-à-vis du
séisme, après l'arrêt des oscillations forcées (et
jusqu'à l'amortissement complet du mouvement).
Paramètres de la période
propre d’oscillation
• La Période propre d’un oscillateur
simple dépend:
– De sa masse
– De la raideur de son ressort:
• Matériau
• Section
• Elancement
• Liaisons
Modélisation d’un oscillateur simple
Les masses sont La dalle est
supposées supposée infiniment
Modélisation
concentrées dans la rigide vis à vis des
dalle efforts horizontaux
X
F F

= =
Action du séisme
Cet oscillateur simple, oscillateur linéaire à un seul degré
de liberté, est soumis à un mouvement sismique, suivant x,
appliqué à sa base. La masse m est soumise en cas
d’oscillations à une force de rappel du ressort Fr et à une
force d’amortissement Fa.
X F = k.X T= f(k,m) a = f(T,séisme)

k =f(E,I,L, nature des


liaisons)

Statique Dynamique
Oscillations libres Oscillations forcées
Réponse d'une structure
(oscillateur) au séisme
• Le contenu spectral du signal sismique
propre au site sera déterminant quant à la
réponse du système.
• La résonance se produira en cas de
composantes sismiques de T (fondamentale
ou harmoniques) proche de T bâtiment.
Masses différentes

• On observe que la maquette dont


la masse est plus importante a une
période propre d’oscillation plus
longue.
hauteurs différentes

• On observe que la maquette dont les


poteaux sont plus élancés a une période
propre d’oscillation plus longue.
sections différentes

• On observe que la maquette dont la


section des poteaux est moindre
(moindre inertie) a une période propre
d’oscillation plus longue.
liaisons au support différentes

• On observe que la maquette articulée en


pied a une période propre d’oscillation
plus longue que la maquette encastrée
en pied.
matériaux différents

• On observe que la maquette dont


matériau a un module de déformation
moins élevé a une période propre
d’oscillation plus longue.
Conclusion
• La période propre d’oscillation croît avec les
masses mises en mouvement.
• La période propre d’oscillation décroît avec la
raideur (4 paramètres).
• Le projet architectural va conditionner ces
paramètres.
• Si le programme le permet, le concepteur pourra
opter pour un mode constructif et des
élancements qui lui permettront « d’éloigner » la
construction des périodes dominantes du sol
(structures rigides sur sols souples, riches en
basses fréquences et structures flexibles sur sols
rigides, riches en hautes fréquences)
• Sinon, il faudra dissiper l’énergie cinétique
Equation non amortie du
mouvement oscillatoire

• Fi (inertie) + Fr (rappel) = 0
• ⇔ m.x’’ + k.x = 0
– X’’ = pseudo-accélération
– X = déformée
Equation amortie du
mouvement oscillatoire
• F(inertie) + F(rappel) + F(amortisst) = 0
• ⇔ m.x ’’ + kx + cx’ = 0
– m = masse
– x’’ = pseudo-accélération
– k = raideur
– x = déplacement (déformée)
– c = amortissement
– x’ = vitesse
Résolution mathématique
« pas à pas »
• On estime les déformations de la structure en
fonction du temps, en utilisant pour hypothèse de
déplacements du sol d’implantation des
accélérogrammes compatibles avec le spectre de
réponse du sol établi sur mouvements faibles ou
bruits de fond.
• On cherche à obtenir les paramètres suivants pour
chaque instant t :
– x(t) déplacement en fonction du temps,
– x’(t) vitesse
– x’’(t) accélération .
Résolution à l’aide d’un
spectre de réponse
• Pour les projets courants on utilisera une méthode
plus rapide, visant l’estimation de la sollicitation
maximum, avec les limites de fiabilité déjà
exposées.
– xmax déplacement maxi
– x''max accélération maxi
• Une fois établies les périodes d’oscillation des
structures (analyse modale), on lit sur le spectre
l’accélération en réponse supposée maximale,
(analyse spectrale).
• REPONSE SPECTRALE (ici, sol dur).
• Le bâtiment A (T = 0,3 s) amplifie les secousses
• Le bâtiment B (T = 1,5 s) les atténue.
SPECTRE DE REPONSE (1)
• Le spectre de réponse des structures est un outils
pour estimer la réponse d’un bâtiment au séisme.
• En général il s’agit de réponse en accélération, mais il
existe des spectres en déplacement et en vitesse.
• Le spectre de réponse est une « courbe » sur laquelle
on lit les valeurs maximales de l’amplification du
mouvement du sol.
• Il caractérise le type de sol.
• Il est évalué pour le pic du mouvement sismique.
• Il est établi pour un amortissement relatif donné.
• Du point de vue du calcul, les valeurs sont données
pour un niveau (cas de l’oscillateur simple) et sont
extrapolées pour l’oscillateur multiple.
SPECTRE DE REPONSE (2)
• Les constructions sont repérées sur le spectre de
réponse par leur période propre et leur
amortissement relatif.

• On distingue:
– Les spectres de réponse d’un site donné pour un séisme
donné
– Les spectres de réponse élastiques standard pour un site
ou un type de sites
– Les spectres de réponse élastique standard
réglementaires
– Les spectres de dimensionnement (élasto-plastiques)
SPECTRE DE REPONSE (3)
• Les spectres sont obtenus par le calcul de la
réponse maximale d’un ensemble d’oscillateurs
simples amortis (masse + ressort + amortisseur
visqueux) excités à leur base par un
accélérogramme.
• Le spectre d’un séisme particulier sur un site
donné ne caractérise pas de façon satisfaisante la
réponse des constructions à un séisme futur dont
les caractéristiques peuvent être très différentes
(source différente).
SPECTRE DE REPONSE (4)
• Pour un site et un séisme donnés on note
sur l’accélérogramme le pic du mouvement
sismique. C’est sur ce pic que le spectre de
réponse sera « calé ».
• Cette valeur sera considérée comme la
valeur «T= 0 », c’est à dire l’accélération du
sol ou celle d’une structure qui bouge avec
le sol sans réponse (absence totale de
déformation)
SPECTRE DE REPONSE (5)
• Le spectre de réponse peut être
représenté:
– Dans un repère orthogonal, dans
ce cas on peut établir un spectre
pour chaque paramètre du
mouvement (déplacement,
vitesse, accélération)
– Dans un repère
quadrilogarithmique, dans ce cas
un seul spectre donne tous les
paramètres du mouvement.

Spectre quadrilogarithmique
SPECTRE DE REPONSE (6)
• Amortissement d’une structure en
oscillation: capacité d’une structure à réduire
l’amplitude des oscillations par dissipation
d’énergie sous forme de chaleur.
• L’amortissement est caractéristique de chaque
type de structure. Il est exprimé par le coefficient
d’amortissement relatif (ξ) qui est un des
paramètres du calcul du comportement
dynamique.
• L’amortissement relatif est exprimé en
pourcentage de l’amortissement critique.
SPECTRE DE REPONSE (7)
• Valeurs moyennes retenues pour
l’amortissement structurel:
– Portiques d’acier autostables 1-4%
– Idem avec parois rigides 3-6%
– Portiques BA avec parois rigides 6-10%
– Maçonnerie avec chaînages de BA 5%,
– Maçonnerie de pierres 8-10%,
– Ossature bois 8-15%,
– Un amortissement >20% tend à faire disparaître les
phénomènes d’amplification.
SPECTRE DE REPONSE (8)
• Les caractéristiques du spectre varient avec:
– L’amortissement des constructions,
– La nature du sol,
– La distance épicentrale,
• Les spectres ne prennent pas en compte:
– La durée des secousses,
– Les fluctuations des oscillations du sol
– L’interaction sol-structure (les constructions sont
considérées comme parfaitement encastrées dans un sol
infiniment rigide)
INFLUENCE DE LA NATURE DU SOL
SUR LE SPECTRE DE REPONSE
INFLUENCE DE LA DISTANCE
EPICENTRALE SUR LE SPECTRE DE
REPONSE
SPECTRES DE REPONSE STANDARD
• Ils sont établis à partir d’un ensemble d’accélérogrammes
enregistrés sur des sites de nature géologique comparable.
Ils ne tiennent pas compte des effets de site.
• Ces spectres sont « lissés »par analyse statistique pour
supprimer les écarts spécifiques (au delà de l’écart type) et
normalisés pour des intensités sismiques données.
• Ils doivent être « calés » (T = 0) à l’accélération du sol
pour laquelle on cherche à calculer la construction.
• On distingue:
– Les spectres élastiques
– Les spectres élastoplastiques, dits de dimensionnement.
SPECTRES CALIFORNIENS ISSUS
DU SEISME D’EL CENTRO
SPECTRES DE REPONSE ELASTIQUE
REGLEMENTAIRES
• On utilise ce type de spectres pour les constructions qui
doivent rester dans le domaine élastique (pas de déformation
plastique admise).
SPECTRES DE DIMENSIONNEMENT
REGLEMENTAIRES
• On utilise ce type de spectre (élastoplastique) pour le calcul des
structures pour lesquelles on admet des incursions dans le
domaine plastique (ORN soumis aux règles PS92)

• Par rapport aux


spectres
élastiques on
néglige le gain
sur les périodes
courtes et on
aggrave la
réponse sur les
périodes longues.
Pour la
conception, le
spectre élastique
est plus utile.
SPECTRE DE REPONSE SPECIFIQUE
D’UN SITE
• Il s’agit d’un spectre élastique ou
élastoplastique correspondant aux séismes
pouvant se produire sur un site particulier. Il
tient compte des effets de site et du contexte
sismotectonique local. (Ne pas confondre
avec le spectre d’un séisme particulier)
• L’établissement de ces spectres et leur
utilisation est obligatoire pour les ORS.
SPECTRES POUR FDF
6. Introduction à la dynamique
des oscillateurs multiples
• Modes d’oscillation d’une structure
• Analyse modale spectrale, généralités
• Analyse modale spectrale, méthodologie
• Problématique de la localisation
irrégulière des raideurs
Généralités
• F = k.x.
• Les déplacements relatifs des différents
planchers d’un bâtiment et leurs paramètres
(déplacement, vitesse et accélération)
dépendent de l’importance et de la répartition
des masses qui les constituent, de la rigidité
des différents éléments porteurs et de leur
localisation.
• a) Amplification des déplacements
b) Forces appliquées sur le ressort
(1° mode)
Modes d’oscillation d’une structure
Notion de degrés de liberté en en
translation et en torsion
• Le degré de liberté est la possibilité, pour un
système donné, de subir une translation ou une
rotation. En principe un corps a six degrés de
liberté :
• Translation dans les 3 plans
• Rotation dans les 3 plans.
S’agissant d’une structure la nature des éléments et
de leurs liaisons va conditionner la pertinence des
degrés de liberté pris en considération pour la
modélisation.
Modes d’oscillation
(oscillateur simple et oscillateur multiple)

• Le mouvement d'oscillation d'une structure qui


comporte plusieurs masses (planchers par
exemple) étant complexe, pour l’analyser on le
décompose en plusieurs modes d'oscillation :
mode fondamental et modes supérieurs.
• Pour le mode fondamental, les diverses masses
oscillent en phase.
• Pour les modes supérieurs, elles sont plus ou
moins déphasées.
MODES D’OSCILLATION D’UN OSCILATEUR
TRIPLE EN TRANSLATION
• La réponse de la structure à un séisme dépend
donc de ses modes propres d’oscillation.
• Or ces modes propres de vibrations ne
dépendent pas du séisme. Ils peuvent être
visualisés lorsque la structure est en oscillations
libres.
• C’est l’amplification plus ou moins
importante des oscillations par la réponse
de la structure, selon chacun de ces
modes, qui doit être identifiée par le
calcul modal spectral.
• Les modes, c’est à dire la forme, des oscillations
d’une structure dépend de la réponse de la structure
aux différents mouvements imposés par le sol et par
ses propres caractéristiques (raideurs, masses) :
tamis, pompage, roulis, lacet.
Exemples de modes d’oscillation
en translation

• - 1° mode (à gauche), tous les planchers se


déplacent en même temps dans la même direction
• - mode supérieur (à droite), tous les planchers ne
se déplacent pas dans la même direction).
Degré de participation des
différents modes
• Pendant un séisme les déformations réelles
de la structure à un instant t résultent de la
superposition de ses différents modes
d’oscillation.
• Le degré de participation (valeur
énergétique) de chaque mode au
mouvement global peut être estimé par le
calcul.
Participation des modes aux
déformations globales
• Si la structure est régulière le 1° mode domine
largement les autres (les déformations sont
homogènes). Sauf si un pic spectral très particulier
vient exciter plus particulièrement un autre mode.
• Si la structure est irrégulière la participation de modes
susceptibles de générer des contraintes ou des
déformations locales inacceptables peut être trop
importante, voire catastrophique s’il y a mise en
résonance de ce mode (par exemple modes de torsion
d’axe vertical ou « coup de fouet » des étages
supérieurs).
Analyse modale spectrale,
généralités
• 1° phase : l’analyse modale recherche les
modes propres de vibrations de la structure et
leurs périodes. Ceux-ci sont indépendants du
séisme.

• 2° phase : l’analyse spectrale va estimer la


réponse de la structure pour chacun de ses
modes (amplification de l’accélération de
référence au rocher aN).
Analyse modale spectrale d’un
oscillateur multiple
• L’analyse modale spectrale applique la Loi de
Newton pour chaque nœud considérant que
son déplacement résulte de ses N degrés de
liberté, chacun étant considéré comme un
oscillateur simple soumis à une oscillation
forcée dépendant de sa fréquence modale, de
son amortissement modal et de sa déformée
modale.
• Le spectre de réponse établi pour un oscillateur
simple est appliqué mode par mode.
A n a ly s e m o d a le

G é o m é trie d e la s tru c tu re
A n a ly s e s p e c tra le
M o d é lis a tio n

M a tric e s
- des m asses M D é f i n i t i o n d e l 'a c t i o n
- d e s ra id e u rs K s is m iq u e d e c a lc u l

M o d e s p ro p re s
- p é rio d e s T i
- p u ls a tio n s w i S p e c tre d e ré p o n s e
- fré q u e n c es fi e n a c c é lé ra tio n

V e c te u rs p ro p re s
(c o e ffic ie n t d e ré p a rtitio n C o e ffic ie n t lu
d e s a c c é lé ra tio n s p o u r le s s u r le s p e c tre
d if f é r e n te s m a s s e s )

A c c é lé ra tio n d e c h a q u e
m a s s e d u m o d è le

D é p la c e m e n ts

F o rc e s
Exemple d’un bâtiment à 3 niveaux
(translation en x).
• Oscillateur à 3 degrés de liberté. 3 modes propres.

a31 = a3.φ31

a32 = a3.φ32

a33 = a3.φ33

Mode 1 (T1) Mode 2 (T2) Mode 3 (T3)


CALCUL STATIQUE EQUIVALENT
• Il est monomodal: les valeurs spectrales sont
distribuées sur l’ensemble de la structure.
• Par conséquent il ne peut être utilisé que
pour les structures simples et régulières de
hauteur faible ou moyenne, pour lesquelles la
contribution des modes supérieurs au
mouvement global peut être négligée
• Les règles PS-92 admettent ce type de calcul
pour les bâtiments dont l’irrégularité est
moyenne.
Problématique de la localisation
irrégulière des raideurs
• Accumulation localisée de la charge sismique
• Dans le sens de la sollicitation,
– la rigidité d’un élément augmente selon le cube
de la dimension de la section sollicitée,
– mais la résistance seulement avec le carré.
• Elle augmentent dans le même rapport
lorsque l’élancement de l’élément est réduit.
• La cinématique de la structure sera déterminée par
ses éléments les plus rigides (en x et en y). Ils
devront être en nombre et dimensions suffisants
pour équilibrer l’action sismique.
Phénomène de torsion
• Si, en plus, ces éléments plus rigides
sont excentrés, un mode d’oscillation en
torsion peut être excité par le séisme,
et dans ce cas un problème de
déformations trop importantes peut
concerner les éléments flexibles
éloignés du barycentre des raideurs.
Utilité des incursions dans
le domaine plastique

• Equilibre énergétique incluant un


comportement non linéaire
• Conséquences pour le projet
• Coefficient q
Généralités
• Lorsque les matériaux (et leur mise en
œuvre) présentent une capacité importante
de déformation plastique avant rupture il
est possible d'obtenir une sécurité
acceptable en autorisant des incursions
significatives dans le domaine plastique
(post-élastique).
• La ductilité ainsi définie se traduit par une
augmentation des déformations sans
élévation notable du niveau de contraintes
dans la structure.
• Ductilité : capacité d'un matériau, et
par extension d'un élément ou d'une
structure, de subir, avant la rupture,
des déformations plastiques
(irréversibles) sans perte significative
de résistance. Ces matériaux
"préviennent" donc de l'approche de
leur rupture.
• Déformation plastique (ou post-
élastique) : déformation
irréversible des éléments réalisés en
matériaux ductiles après que ceux-ci
ont été chargés au-delà de leur
limite d'élasticité. Elle peut donner
lieu à une importante dissipation
d'énergie.
• Rotule plastique : zone plastifiée d'un
élément de structure (poteau, poutre, ...).
Une telle zone se comporte comme une
rotule mécanique, autorisant la rotation sur
son axe des autres parties de l'élément.

• Rupture ductile : rupture précédée de


déformations plastiques notables.

• Rupture fragile : rupture soudaine et quasi


instantanée.
PS-92 - § 4.41 : Ductilité
• Les divers éléments structuraux doivent
présenter une ductilité suffisante pour conserver
leur résistance de calcul sous les déformations
qu’ils sont exposés à subir au cours du
mouvement sismique.
• A défaut d’autres justifications, cette condition
est réputée satisfaite si, l’ouvrage étant calculé
conformément aux présentes règles, les
dispositions techniques définies dans le présent
document pour les différents matériaux sont
respectées.
Notion de limitation des
contraintes par l’endommagement
• Le comportement est linéaire jusqu’au point de.
(limite élastique)
• Au delà de ce point l’accroissement des
déformations se fait sans élévation significative
des contraintes, mais ces déformations sont
irréversibles, l’élément a plastifié.
• La rupture se produit lorsque la déformation
plastique atteint sa « limite utile » du. Entre de et
du il n’y a pas de perte significative de résistance.
Coefficient de comportement
• Le coefficient q des règles PS-92 constate
l’aptitude d’une structure à conserver sa
résistance d’ensemble (non effondrement)
après avoir plastifié à de multiples endroits.
• Le rapport entre le niveau de contraintes
que subit une construction pour une
déformation donnée sans dommage et le
niveau de contraintes pour une même
déformation avec incursions dans le
domaine plastique, avant la rupture, est la
valeur du coefficient q.
Coefficient q
• Les règles PS-92 expliquent
– comment le calculer
ou
– comment en suivant des prescriptions précises de mise en
œuvre pour chaque type de structure utiliser un coefficient
q forfaitaire en fonction du type de structure et des
matériaux de construction de cette structure.
• On pourra alors diviser l’action sismique résultant de
l’application des autres paramètres (accélération
nominale, réponse spectrale, coefficient
topographique et amortissement structural) par q
sans risquer l’effondrement de celle-ci… si les
hypothèses d calcul sont bonnes et si le bâtiment est
conçu pour être hyperstatique
Conséquences pour le projet
• Le choix du parti architectural et du parti
constructif, opéré par l’architecte, fige
généralement le « fonctionnement » mécanique
du bâtiment, ses modes et périodes d’oscillation et
détermine donc la nature des sollicitations des
divers éléments structuraux, ainsi que son
comportement plus ou moins ductile sous séisme.

• Le choix du coefficient de comportement q


vient constater de façon réglementaire la
ductilité prévisible de la structure.
Application réglementaire
(PS-92) aux ouvrages à risque normal

L’action sismique = le séisme x la structure


Le séisme = L’accélération nominale x coefficient topo
La structure =La réponse au signal x l’amortissement
x 1/q
PS-92 - § 5.2 : Définition de
l’ action sismique.
• Le mouvement sismique de calcul est défini par les
paramètres suivants :
• - L’accélération nominale aN déjà définie au 3.3.,
• - L’ordonnée du spectre de dimensionnement
normalisé dépendant des formations géologiques du
site et de la période T, appelée RD(T),
• - Un coefficient lié à la topographie τ,
• - Un coefficient correctif d’amortissement ρ,
• On désigne par la suite le produit de ces paramètres
par R(T)
• R(T) = aN . RD(T) . ρ . τ
Les règles PS 92, de même que
l’Eurocode 8, portent sur :
• Des dispositions constructives générales
et dispositions particulières à divers
matériaux ou procédés de construction ;
• Des règles de calcul (évaluation des
actions sismiques de calcul, vérification de la
résistance et des déformations de la
structure).
• ces règles n’imposent aucune
disposition architecturale ; elles
s’appliquent sur un projet déjà défini qui
peut, a priori, être mal conçu du point de
vue parasismique.
• Seule la notion de « régularité de la
structure » est prise en considération
au travers d’un coefficient minorant
le coefficient q.
• Sa ductilité est appréciée de façon
forfaitaire par q.
Alors?
• En tenant compte des concepts
physiques que nous avons précisés, une
bonne conception peut garantir les
objectifs de sécurité plus sûrement que
le simple calcul réglementaire.
• Elle permet également de minimiser le
niveau d’endommagement sans accroître
le coût de la construction.
• Il ne reste plus qu’à voir comment…

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