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INITIATION AUX AUTOMATES

PROGRAMMABLES INDUSTRIELS

AUTOMATES SIEMENS S7 300/400

MODULE 1
COURS SUR LES AUTOMATES PROGRAMMABLES INDUSTRIELS

MISE EN ŒUVRE DES AUTOMATES

HISTORIQUE

Les années 70 connaissent une explosion des besoins industriels dans le domaine de

l’Automatisme.

La flexibilité et l’évolutivité (concepts devenus courants depuis) des Systèmes

Automatisés de Production (SAP) sont déjà des priorités dans tous les domaines de la

production.

Les armoires électriques câblées, les méthodes dépassées et inapplicables en milieu

industriel (comme les méthodes d’Hoffman), les solutions empiriques utilisées sur le

terrain pénalisent fortement la rentabilité des sites de production.

Au même moment, un être étrange et mystérieux fait son apparition sur le marché (même

si son existence est plus ancienne) : le microprocesseur. Il rend possible la réalisation

d’Automatismes programmés et ouvre des perspectives immenses.

Forts de leurs expériences malheureuses dans les automatismes câblés, les industriels

souhaitent mettre au point et utiliser une méthode « universelle et conviviale » de

SPECIFICATION des SAP.

En 1975, une commission présidée par Michel Blanchard (composée de chercheurs et

d’industriels) est créée au sein de l’AFCET,

En 1977, un premier texte scientifique est rendu public ; il parle du « GRAPHE de l’AFCET

» qui sera communément appelé « GRAFCET ». Cet outil graphique doit permettre de

faciliter l’écriture et la compréhension des cahiers des charges fonctionnels des SAP. Il

s’agit donc dès 1977, et cela a été confirmé à chaque congrès scientifique ou réunion de
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cette commission de l’AFCET qui va devenir le « Groupe GRAFCET », d’un outil de

SPECIFICATION.

Dès 1978, alors que l’outil GRAFCET n’est qu’un embryon (plein d’avenir, certes mais un

embryon tout de même), l’inspection générale STI décide d’inscrire le GRAFCET dans les

programmes d’enseignement des classes de Lycées Techniques et de BTS (MAI

notamment).

Le corps enseignant ne connaît évidemment pas le GRAFCET, et une vaste campagne de

formation est lancée dans les Établissements scolaires ; cette campagne est relayée,

accompagnée, voire précédée par la société Télémécanique, très impliquée dans le «

groupe GRAFCET » et qui a développé des API programmables en langage « GRAFCET ».

Cet abus de langage, argument essentiellement commercial a eu des conséquences très

importantes et durables (puisqu’on peut en constater les effets aujourd’hui encore). De

nombreux collègues ont appris le « GRAFCET » à travers les logiciels de programmation

Télémécanique, c’est à dire à travers ce qui n’était pas, ne pouvait pas être du GRAFCET.

Ainsi sont-ils nombreux (et comment leur jeter la pierre ?) à confondre SPECIFICATION

et REALISATION ; ne trouve-t-on pas dans le dernier référentiel du BTS CIRA des

scories de cette période lorsque l’on lit «Implanter un grafcet dans un API ne possédant

pas le langage grafcet».

Cette phrase prouve la confusion qui règne dans les esprits à ce sujet et la nécessité

urgente d’une sérieuse mise au point.

En 1982, grâce au travail acharné de certains membres de l’ADEPA (dont Paul BRARD)
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GENERALITE

La partie commande des SAP est assurée de plus en plus par des appareils

électroniques informatisés, qui à partir de programmes synthétisent le

fonctionnement du SAP et contrôlent l’agencement des actions.

Ces appareils appelés automates programmables industriels ont des avantages

certains sur les anciennes commandes des SAP. Ce sont entre autres :

➢ Leur fiabilité

➢ Leur miniaturisation

➢ La flexibilité dans leur exploitation

➢ Leur intégration aisée dans un réseau informatique, etc…

Les automates programmables industriels quoi que présents depuis une vingtaine

d’années dans l’industrie ivoirienne ne sont pas suffisamment étudiés dans nos

enseignements. Situation qui concourt à entretenir un mythe sur leur

fonctionnement et leur mise en œuvre. Ce cours se veut un apport à

l’éclaircissement du « mystère »
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CATÉGORIE D’AUTOMATES

Les automates peuvent être classés en quatre (4) catégories :

➢ Les micro-automates
▪ 4 à 20 entrées / sorties
▪ Non modulaire
▪ Nombre fixe d’entrées / sorties
▪ Généralement pas d’analogique ni de communication
▪ Remplacement de logique à relais

➢ Les automates compacts


▪ 10 à 250 entrées / sorties
▪ Nombres d’entrées / sorties extensible par blocs
▪ Fonctions analogiques et communications limitées
▪ Petits automatismes, logique combinatoire et séquentielle

➢ Les automates modulaires


▪ < 4000 entrées / sorties par CPU
▪ Nombres d’entrées / sorties modulables
▪ Cartes « métiers » disponible
• Comptage
• Commande d’axes
• Pesage
• Communications
• Sécurité, etc…
▪ Automatismes complexes, régulation numérique et asservissements

➢ Les systèmes avec entrées et sorties déportés


▪ Flexibilité totale de la configuration
▪ Adaptation de la commande à la structure de la machine
▪ CPU
• Extension d’un automate modulaire
• Processeurs spécialisés, PC industriels
• Coprocesseur sur carte incluse dans un PC
▪ Lecture-écriture des entrées / sorties
• Par bus de terrain (CAN, Profibus, ASI, etc…)
• Par réseau industriel ( TCP / IP, DeviceNet, etc)
▪ Systèmes automatisés étendus, machines modulaires
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PANOPLIES D’AUTOMATES
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STRUCTURE DE BASE D’UN AUTOMATE PROGRAMMABLE

Le fonctionnement d’un SAP piloté par un automate, est traduit par un programme

informatique qui est implanté dans la mémoire de cet automate. Ce programme

appelé PROGRAMME APPLICATION ou PROGRAMME UTILISATEUR utilise des

codes instructions et des objets langage qui sont propres aux automates. L’édition

du programme application est réalisée depuis une console (terminal) de

programmation ou plus généralement depuis un PC.

Remarque : Dans un passé récent, chaque constructeur d’automate offrait sa propre

console de programmation. Avec le développement de la micro-informatique, ils ont

abandonné aujourd’hui l’option console de programmation pour l’offre de logiciel à

installer sur PC.

UNITE CENTRALE OU CPU


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➢ Positions du sélecteur :

RUN : Met l’API en marche


STOP : Met l’API à l’arrêt
MRES : Efface le contenu de la carte mémoire MMC si position maintenue plus
de 3s

➢ Voyants de signalisation :

RUN : Allumé vert ; l’API est en marche. Lecture du programme.


STOP : Allumé orange ; l’API est à l’arrêt.
BF : Allumé rouge clignotant ; l’API rencontre un défaut de communication
sur liaison Ethernet ou Profibus.
SF : Allumé rouge fixe ; l’API rencontre un défaut dans la cohérence du
programme ou fait face à une défaillance matérielle.
DC 5V : Allumé vert traduit la présence normale de +5V sur le bus interne.
FRCE: Allumé orangé; traduit la présence d’un forçage dans l’application

LE MICROPROCESSEUR
C’est un composant « vivant » qui possède une horloge interne pour rythmer ses

activités.

Il utilise des circuits spéciaux internes qui lui permettent d’effectuer des

opérations arithmétiques et logiques, des transferts via des accumulateurs, des

tests et des affectations d’états de variables binaires.


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LA MÉMOIRE IMAGE DES ENTREES

Il est raccordé aux capteurs qui lui envoient des signaux qui peuvent être tout ou

rien (TOR) ou analogiques (ANA). Les signaux, avant d’être testés et traités sont

stockés dans une mémoire image des entrées (MIE).

Cette mémoire permet de garder l’information d’entrée le temps qu’elle soit

testée.

LA MÉMOIRE IMAGES DES SORTIES

Il est raccordé aux pré-actionneurs à qui il délivre des signaux qui peuvent être

tout ou rien (TOR) ou analogiques (ANA). Les signaux de sortie avant d’être

délivrés sont stockés dans une mémoire image des sorties (MIS).

Cette mémoire permet de garder l’information de sortie le temps qu’elle soit

exécutée.

LES MÉMOIRES RAM, EPROM OU EEPROM ET FLASH EPROM

Elles sont destinées au stockage des instructions qui constituent le programme de


fonctionnement de l’automatisme, ainsi que des données qui peuvent être :

• Des informations susceptibles d’évoluer en cours de fonctionnement de


l’application. C’est le cas par exemple de résultats de traitements effectués par
le processeur et rangés dans l’attente d’une utilisation ultérieure. Ces données
sont appelées variables internes ou mots internes.
• Des informations qui n’évoluent pas au cours de fonctionnement, mais qui peuvent
en cas de besoin être modifiées par l’utilisateur : textes à afficher, valeur de
présélection, etc… Ce sont des mots constants.

Deux familles de mémoires sont utilisées dans les automates programmables :


▪ Les mémoires vives, ou mémoires à accès aléatoire « Random Access
Memory ». Le contenu des ces mémoires peut être lu et modifié à voonté,
mais il est perdu en cas de manque de tension (mémoire volatiles). Elles
nécessitent par conséquent une sauvegarde par batterie. Les mémoires
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vives sont utilisées pour l’écriture et la mise au point du programme, et
pour le stockage des données.
▪ Les mémoires à lecture seule. Les informations ne sont pas perdues lors de
la coupure de l’alimentation des circuits. On peut citer les types suivants :
• ROM « Read Only Memory » : elle est programmée par le
constructeur et son programme ne peut être modifié.
• PROM « Programmable ROM » : elle est livrée non enrégistrée par
le fabricant. Lorsque celle-ci est programmée, on ne peut pas
l’effacer.
• EPROM « Erasable PROM » : c’est une mémoire PROM effacable
par un rayonnement ultraviolet intense.
• EEPROM « Electrically EPROM » : c’est une mémoire PROM
programmable plusieurs fois et effaçable électriquement.
• Mémoire flash : c’est une mémoire EEPROM rapide en
programmation. L’utilisateur peut effacer un bloc de cases ou toute
la mémoire.
La mémoire morte est destinée à la mémorisation du programme après la
phase de mise au point. La mémoire programme est contenue dans une ou
plusieurs cartouches qui viennent s’insérer sur le module processeur ou sur
un module d’extension mémoire.

CONNECTEURS DE FOND DE PANIER OU BUS

Les connecteurs de fond de panier sont des pièces électriques utilisées pour

connecter plusieurs cartes de circuit imprimé (CI). Ils réalisent la liaison entre les

différents éléments de l’automate (CPU, module d’E/S, module de communication,

etc …). Chaque broche sur chaque connecteur de fond de panier est liée à la même

broche relative de tous les autres connecteurs afin de former un émetteur-

récepteur de bus. Ils offrent des connexions électriques stables entre les

composants et les cartes de circuit imprimé.


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MODULES D’ENTREES / SORTIES

MODULE D’ENTREES TOR

Reliés à des capteurs logiques, ces modules possèdent généralement 6, 8, 14, 16 ou 32

entrées.

Les entrées TOR existent en 2 types de logique :

- Logique positive à injection de courant (SINK)

- Logique négative à extraction de courant (SOURCE)

- Le choix de l’une ou l’autre des 2 logiques prend en compte l’éloignement

des capteurs par rapport à l’API et les problèmes d’isolement.

Plus généralement, on ne choisit la logique négative que si les préoccupations sus-

mentionnées existent.

En rouge, les circuits


extérieurs à l’API.

NB : Un commutateur
sur le module permet de
sélectionner l’une des
deux (2) logiques.

MODULE DE SORTIE TOR

Reliés aux pré-actionneurs, ces modules possèdent généralement moins de sorties que

les modules d’entrée n’ont d’entrées.

Comme les modules d’entrées ces modules sont intégrés aussi à l’UC et existent sur

bacs d’extension. Leur repérage est le même que celui des modules d’entrées.

Les sorties TOR existent en 3 types de technologie :

- Sorties sur relais

- Sorties sur transistors à collecteurs ouverts

- Sorties sur triacs


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Le choix du type de sorties dépend de l’application à contrôler.

Plus généralement, les sorties sur transistors sont préférées aux autres types de sorties.

On adjoint à ces sorties des relais miniatures qui, permettent de disposer de contacts

secs

• Tracés en rouge, les circuits extérieurs à l’API.


• La diode de roue libre en courant continu et le circuit RC en alternatif sont des
circuits d’aide à la commutation.
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A RETENIR :

1. La présence de la bobine d’un relais crée toujours une surtension lors de la

commutation ; ce qui a pour conséquence d’amplifier d’une part les effets de l’arc

électrique sur les contacts et d’autre part les contraintes de claquage sur les jonctions

des semi-conducteurs. La présence des circuits d’aide à la commutation atténue ces

effets en évacuant l’énergie selfique. La durée de vie des contacts des relais et des

transistors, s’en trouve rallongée.

2. Du fait de l’usure des contacts par l’arc électrique, on préfère les sorties sur

transistor aux sorties sur relais. Cependant les sorties sur transistors sont

systématiquement associées à des relais miniatures qui offrent des contacts secs plus

commodes en exploitation.

3. L’usage des sorties sur triacs reste exceptionnel. Dans les applications où on

veut commander directement les pré-actionneurs avec une tension alternative.

4. Les entrées et sorties de l’API sont généralement accessibles directement par

borniers à vis sur la face avant de l’UC ou des modules d’extension ; pour des

configurations utilisant des modules avec un nombre d’entrées et de sorties supérieur à

32, l’accès est obtenu par connecteur associés à des borniers déportés.

MODULE D’ENTREES ANALOGIQUES

Ces modules d’entrées, reliés à des capteurs analogiques (transmetteurs), réagissent

sur niveau de tension électrique ou sur niveau de courant électrique

proportionnellement à des grandeurs physiques (température, pression, vitesse, débit,

force, etc.) qu’on peut ainsi contrôler.

Les entrées ANA sont en réalité des convertisseurs Analogique/Numérique.

SIEMENS admet un rapport de conversion de :

➢ Pour les modules réagissant sur niveaux de tensions

- 0V pour 00000

- 10V pour 27648 (32000)


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➢ Pour les modules réagissant sur niveaux de courants

- 4mA pour 00000

- 20mA pour 27648 (32000)

NOTA : Certains constructeurs donnent des rapports de conversion qui leur sont

propres : exemple :

ABB : 0V pour 00000 OMRON : 0V pour 0000

10V pour 32 767 10V pour 10000

MODULE DE SORTIES ANALOGIQUES

Ces modules de sorties sont reliés à des récepteurs réagissant à des niveaux de

tensions électriques ou à des niveaux de courant électrique. Les sorties analogiques

délivrent des tensions ou des courants proportionnellement à des valeurs numérique

programmées ; ces tensions ou courant peuvent servir à commander des dispositifs

contrôlés par des niveaux de tensions ou de courants (Variateurs de vitesse,

régulateurs etc.).

Les sorties ANA sont des convertisseurs : Numérique/Analogique

La norme actuelle admet un rapport de conversion de :

➢ Pour les modules délivrant des niveaux de tensions

- 00000 pour 0V.

- 27648 pour10V.

➢ Pour les modules délivrant des niveaux de courant

- 00000 pour 4mA

- 27648 pour 20ma


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-

MODULE DE COMMUNICATION

Les modules de communication obéissant à divers protocoles (Modbus, Modbus

Plus, Profibus, InterBus, DeviceNet, LonWorks, Ethernet, FIPIO, FIPWAY, RS232, RS-

485, AS-i, CANopen), sont utilisés par l’automates pour dialoguer avec d'autres

automates, des entrées/sorties déportées, des supervisions ou autres interfaces homme-

machine (IHM, en anglais Human Machine Interface, HMI), etc.

Chez SIEMENS, les protocoles utilisés sont :

▪ LE PROFIBUS

▪ LE PROFINET (Ethernet industriel)


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MISE EN ŒUVRE DE L’AUTOMATE


S7-300 CPU 314 V3.0

INTRODUCTION

L’automate S7 300 CPU 314, Version V3.0, références :6ES7 314-1AG14-0ABO est un

automate compact de SIEMENS .Il se programme avec le logiciel STEP 7 SIMATIC

MANAGER ou TIA PORTAL (Totally Intégrated Automation).

Ces logiciels nous propose 4 langages de programmation dont

➢ 3 langages graphiques :

-Le langage schéma à contacts ou Ladder Diagram noté CONT.

-Le langage blocs fonctions prédéfinis noté LOG.

- Le langage grafcet note GRAPH

➢ Un langage mnémonique

Le langage liste d’instructions ou Instructions List noté LIST

OBJETS LANGAGES DE PROGRAMMATION

L’automate exécute des instructions qui sont contenues dans le programme application.

Ces instructions peuvent être :

- des Tests d’états logiques

- des affectations d’états logiques

- des calculs arithmétiques

- des transferts

- des temporisations

- du comptage , etc…
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Les instructions portent sur des opérandes parmi lesquels on distingue les objets

langage. Les objets langage peuvent être des Bits (X) en entrée, en sortie ou en interne.

Ils peuvent aussi être des octets (B), des mots (W) ou des doubles mots (D), des mots

longs(L)

ZONE DE DEFINITION

Chaque objet langage a une zone d’écriture et de lecture qui lui est réservée en mémoire

automate. Ces zones sont différentes en définition et en nombre selon les automates.

Zone d’entrée : %I (anglais) et E (allemand)

Zone de sortie : %Q (anglais) et A (allemand)

Zone des mémentos :%M

FORMAT DES OBJETS LANGAGES DE PROGRAMMATION

Bit : X ou rien
Octet : B (8 bits)
Mot : W (16 bits)
Double mot : D (32 bits)
Mot long : L (64 bits)
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CHEVAUCHEMENT DE MOTS

Les mots de rang consécutif comportent des octets qui sont les mêmes.

Exemple : Les mots %MW0 et %MW1 ont en commun l’octet %MB1.

PRESENTATION DES BLOCS DE PROGRAMMATION

Dans la programmation d’automate SIEMENS, la structure du programme est séparée

en 4 types de blocs différents :

• Bloc d’organisation (OB) : cyclique (Program cycle), il s’agit de blocs traités de

manière cyclique. Ce sont des blocs de code de niveau supérieur dans le

programme, dans lesquels vous pouvez programmer des instructions ou appeler

d'autres blocs. Le bloc cyclique OB1 est déjà créé à la création du projet.

• Fonction (FC): Les fonctions sont des blocs de code sans mémoire.

• Bloc fonction (FB) : Les blocs fonctionnels sont des blocs de code qui

sauvegardent en permanence leurs valeurs dans des blocs de données

d'instance afin qu'il soit possible d'y accéder même après le traitement du

bloc.

• Bloc de donnée (DB) : Les blocs de données sont des zones de données dans le

programme utilisateur qui contiennent des données utilisateur. Vous pouvez

sélectionner 2 types de bloc :

- un bloc de données global, qui est indépendant de tout autre bloc. (Par

exemple nous programmons un DB Global pour toutes les données

d’échange entre API et HMI).

- un bloc de données d'instance, qui dépend d’un bloc fonctionnel, il s’agit de la

mémoire des valeurs du bloc dont il dépend.


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STRUCTURE MATERIELLE DU S7-300

Le S7 300 peut comporter un module d’alimentation PS N°1, la CPU N°2,

Coupleur IM N°3. Les emplacements N°4 à N°11 sont composés des

éléments suivant: SM (module de signaux: entrées/sorties), CP

(processeur de communication), FM (module fonction).

LANGAGE CONT
ELEMENTS TEST
Les opérandes objets langage sur lesquels portent les tests sont notés

au-dessus des symboles. Ce sont nécessairement des objets Bits :

I124.2

Exemples :

: Test direct

: Test inverse

NOT : Contact inverseur


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BLOCS FONCTIONS PREDEFINI


1-BLOC DE COMPARAISON : CMP ? ?

Représentation
Entrée de la boîte BOOL : Résultat de la combinaison précédente

Sortie de la boîte BOOL : Résultat de la comparaison. Utilisé uniquement lorsque

le RLG à l'entrée de la boîte est 1.

IN1 : Premier terme de la comparaison

IN2 : Second terme de la comparaison

IN1 et IN2 sont de format INT (entier signé de 16 bits)

Description de l'opération

CMP ? I (Comparer entiers de 16 bits)

Cette opération que vous pouvez utiliser et placer comme un contact normal

compare les entrées IN1 et IN2 selon le type de comparaison que vous avez

sélectionné.

Si la comparaison est vraie, le résultat logique (RLG) est 1. Ce résultat est combiné

au RLG du trajet de courant entier selon ET si l'élément de comparaison est utilisé

en série ou selon OU s'il est utilisé en parallèle.

Vue d'ensemble des opérations de comparaison

Les opérations de comparaison comparent les entrées IN1 et IN2 selon les types

de comparaison suivants :

== IN1 égal à IN2

<> IN1 différent de IN2

> IN1 supérieur à IN2


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< IN1 inférieur à IN2

>= IN1 supérieur ou égal à IN2

<= IN1 inférieur ou égal à IN2

Vous disposez des opérations de comparaison suivantes :

· CMP ? I Comparer entiers de 16 bits (16 Bit)

· CMP ? D Comparer entiers de 32 bits (32 Bit)

· CMP ? R Comparer réels

ELEMENTS D’ACTION

Les opérandes objets langage sur lesquels portent les affectations sont

notés au-dessus des symboles

Exemples :

--- ( ) : Bobine directe

---(S) : Bobine Set (mise à 1 mémorisation)

---(R) : Bobine Reset (mise à 0 et effacement)

--- (#) --- : Connecteur (bobine de mémorisation intermédiaire)

---(N) --- : front descendant

---(P) --- : front montant


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METHODE DE DIAGNOSTIC D’UN


SYSTÈME AUTOMATISE

Dans un système automatisé il existe deux types de défaillances.

❖ DEFFAILLANCE INTERNE

Cette défaillance consiste à forcer les variables. Pour la sécurité, on coupe le

circuit de puissance. Généralement lors des forçages ce sont les pré-actionneurs

qu’on force

❖ DEFFAILLANCE EXTERNE

On envoie de la tension (24V) sur Les entrées et les sorties AUTOMATES pour

savoir réellement si celle-ci arrive à leur niveau.


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DIAGNOSTIC D’UN SYSTÈME


AUTOMATISE
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EXERCICES
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