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PLAN

Introduction

1-Définitions conceptuelles

1-1-organisme génétiquement modifié

1-2-agriculture

1-3 richesse

2-explication du thème

3-arguments en faveur de la richesse créée par les OGM

3-1-les différents types d’OGM et leurs avantages

3.1.1- Les OGM dans le monde végétal

3-1-1.1-Les OGM pesticides

3-1-1-2-Les OGM herbicides

3-1-2- Les OGM dans le règne animal

3-2-OGM et alimentation

3-3-OGM et environnement

3-3-impacts des OGM sur l’économie

CONCLUSION
INTRODUCTION
En 1865, lorsque Grégor Mendel étudiait la transmission de certains caractères sur les petits
pois et énonçait ainsi les premières lois de l'hérédité, il était bien loin de se douter que 137 ans
plus tard, l'homme serait capable d'intervenir sur les gènes, responsables de ces caractères.

L'importance et la rapidité de toutes les découvertes traitant de la Génétique engendrent


parallèlement beaucoup de questions. Aujourd'hui, il est impossible de compter le nombre
d'articles titrant en majuscule : " Mystère de la Génétique ", " OGM ", " ADN "...

Pourtant face à cette surabondance d'informations, il n'est pas toujours aisé de comprendre
tous les enjeux du débat. Mais qu'en est-il des OGM ?

En 1983, des scientifiques mettent au point le premier tabac génétiquement modifié en


Belgique.

Très vite naît l'espoir que cette nouvelle génération de plantes détient un formidable
potentiel : réduction des coûts de production, augmentation de la résistance des plantes aux
maladies, augmentation de la productivité. Mieux, certaines organisations scientifiques
internationales, et notamment le Conseil international pour la science, affirment que les OGM
commercialisés ne sont pas dangereux pour la santé humaine, et que les risques de
dissémination sont correctement contrôlés. Ne seraient-ce pas assez d’atouts qui font des
OGM une source de richesse ?

La suite de notre réflexion montrera ce en quoi les OGM sont une source de richesse
1-DEFINITIONS CONCEPTUELLES

1-1-Organisme génétiquement modifié

Les OGM, organismes génétiquement modifiés, sont des organismes ayant subi une
transgenèse c'est-à-dire un transfert de gène (via diverses techniques) leur permettant ainsi
d'exprimer des caractères qui étaient jusqu'alors propre à un autre organisme.

Il s'agit donc d'organismes auxquels on a modifié le patrimoine génétique1.

Par exemple pour le maïs Bt, il s'agit d'un maïs auquel on a rajouté le gène d'une bactérie du
sol Bacillius thuringiensis, codant pour la production d'une toxine qui tue le principal
ravageur du maïs: la pyrale.

Pour transférer le gène de la bactérie dans le maïs il y a deux moyens possibles :

- Par un vecteur biologique, c'est-à-dire en utilisant une bactérie Agrobactérium tumefaciens


qui a la particularité de transférer une partie de son ADN dans le génome de la plante dans
laquelle elle est introduite.

- Par un vecteur mécanique, c'est-à-dire avec un canon à particule. On bombarde les cellules
végétales avec des microbilles enrobées du gène que l'on veut intégrer. En traversant les
cellules les microbilles déposent les séquences d'ADN dont elles sont chargées. Evidemment
cette technique engendre pas mal de pertes et de ratés c'est pourquoi, pour s'assurer que le
transfert de gène a bien eu lieu, on attache au gène que l'on introduit un antibiotique. Les
cellules végétales sont alors mises en culture dans un milieu hostile pour les cellules ne
possédant pas cet antibiotique il ne reste alors que les cellules génétiquement modifiées.

 La transgénèse
 Principes de la transgenèse:

  Tout être vivant posssède un programme génétique spécifique, qui code d'une part pour les
caractéristiques de son espèce, et d'autre part pour ses propres caractéristiques. L'ADN (Acide
DésoxyriboNucléique) est le support de cette information génétique: l'ensemble des séquences
d'ADN forme le génome. Un gène est un fragment d'ADN qui code pour une protéine. Les
protéines sont les produits directs de l'expression du programme génétique, ce sont elles qui
permettent à la cellule de vivre, de se différencier, de se diviser, et qui lui donnent ses
caractéristiques.

  La modification d'un ou plusieurs gènes agit donc sur certaines caractéristiques de la cellule
recombinée ou recombinante (= modifiée), qui peuvent influer par conséquent sur
l'organisme. On distingue deux grands types de modifications du patrimoine génétique:

  -Dans l'un, les modifications induites sont transmises à la descendance grâce à la transfection
(= insertion d'un ou plusieurs gènes dans le génome des cellules) des protoplastes pour les
végétaux et de la cellule-oeuf pour les animaux pluricellulaires, il s'agit de la transgenèse dans
son sens propre;

  -Dans l'autre, appliqué seulement chez les animaux pluricellulaires, seules certaines cellules
ou certains tissus sont modifiés (surtout pas les cellules germinales!...): les modifications sont
ciblées.

  Sur un plan éthique, la distinction entre ces deux types de manipulations est très importante:
si la modification ciblée de cellules non germinales pose relativement peu de problèmes, la
transgenèse de l'organisme humain dans son ensemble est par contre strictement interdite.

 Intérêts de la transgénèse:

  La création de plantes ou d'animaux trangéniques présente de nombreux intérêts.

  Les performances des plantes sont améliorées par l'insertion de gènes différents en fonction
de l'objectif recherché: taille plus grande, résistance à un herbicide, à la chaleur, introduction
d'une nouvelle couleur (pigment) ou d'une nouvelle saveur, une production moindre de
lipides, etc... On peut de même améliorer les animaux: par exemple, des porcs qui ont moins
de graisse et plus de muscles... La transgenèse peut également servir à la production de
molécules pures en grande quantité à un moindre coût, comme les molécules thérapeutiques.
Aujourd'hui, l'insuline indispensable aux diabétiques est produite par des levures (eucaryotes
unicellulaires). Des plants de tabac produisent de l'hémoglobine humaine. Bien sûr, en
médecine, la thérapie génique fait l'objet de nombreux essais, particulièrement dans la
recherche contre le cancer et les maladies génétiques. Le principe de la thérapie génique est
de transformer les cellules atteintes pour, dans le cas de cellules cancéreuses, soit les tuer
(gènes de la mort cellulaire), soit les rendre "inoffensives" (en les ramenant presque à la
normale), et pour, dans les cas des maladies génétiques, introduire le ou les gènes manquants
ou défectueux qui provoquent la maladie.

 Méthodes:

  Les méthodes de transgenèse sont relativement simples. On peut diviser les étapes menant à
la transfection des cellules en deux grandes parties:

 -la préparation de la construction d'ADN( = séquence d'ADN qui sera intégrée) et de son
vecteur d'expression (= avec quoi on va faire rentrer la construction de la cellule et on va
provoquer son expression);

 -la transfection (la construction est intégrée dans la cellule).

Enfin, il faut vérifier que la cellule a bien intégré la construction d'ADN.

 
1.2- AGRICULTURE

Dans son sens large, l’agriculture est l’ensemble de travaux qui utilisent et transforme le
milieu naturel pour produire des végétaux et des animaux utiles à l’homme. En d’autres
termes, l’agriculture est l’art d’obtenir du sol, en lui maintenant sa fertilité, le maximum de
produits utiles que sont la plante et l’animal. Ce terme désigne donc aussi bien les techniques
de production végétales qu’animales et suppose également la transformation du milieu
naturel en milieu cultural.

1.3-RICHESSE

Abondance de biens, de ressources, d’argent, de fécondité. La richesse serait alors le


maximum de ressources disponible et destinée à satisfaire pleinement les besoins
fondamentaux.

2-EXPLICATION DU THEME
3-ARGUMENTS EN FAVEUR DE LA RICHESSE CREEE PAR LES
OGM

3-1-LES TYPES D’OGM

3-1-1-LES OGM DANS LE REGNE VEGETAL

3-1-1-1-LES OGM PESTICIDES

Il y a deux sortes d' OGM pesticides :

Ceux qui résistent aux parasites possèdent un gène issu d'une bactérie du sol nommée
Bacillius thuringiensis ou Bt. Ce gène amène la plante à produire une protéine néfaste pour les
insectes nuisibles à la plante cultivée.
Dans le cas du maïs, la plante est protégée contre les larves de papillon (la pyrale d'Europe
Ostrinia nubilalis, Diatraea grandiosella (Dyar) répandue au sud-ouest des Etats-Unis,
Diatraea crambidoides (Grote) au sud des Etats-Unis, et Helicoverpa zea (Boddie).

Et ceux qui résistent aux virus comme le PLRV ( virus responsable de la maladie de
l'enroulement de la feuille de pommes de terre ) ou au virus PVY ( maladie virale destructrice
et transmise par le pucerons ) ou au virus dévastateur de la patate douce et du manioc.

Exemple d'OGM pesticides :

Le coton Bollgard , le maïs Yield Gard, la pomme de terre New Leaf Plus, produits par
Monsanto ; le maïs T125 produit par Agrevo ; le maïs Bt11 produit par Novartis.

Actuellement, dans les pays en développement des études sont entreprises afin d'introduire
dans la patate douce et le manioc (culture de base en Afrique ) un gène de résistance au virus
qui dévastent régulièrement ces cultures dans le but d'assurer une meilleure sécurité
alimentaire aux petits cultivateurs des pays du Sud.

Les OGM pesticides améliorent la quantité et la qualité de la production. Les agriculteurs


peuvent diminuer la quantité d'insecticide qu'ils appliquent aux cultures et améliorer leur
bénéfice

3-1-1-2-LES OGM HERBICIDES

es OGM possèdent un gène de résistance à un herbicide donné, produit par la même firme que
celle qui produit les semences modifiées.

Exemple d'OGM herbicides :

Le Maïs, le Coton, le Colza et le Soja Roundup Ready, produits par Monsanto sont résistants
à l'herbicide total Roundup également produit par Monsanto.

Le glyphosate, principe actif du Roundup(TM) est un herbicide qui inhibe une enzyme


nécessaire à la production d'acides aminés (élément constitutif des protéines) chez l’ensemble
des végétaux, c'est pourquoi tous les végétaux traités avec le glyphosate meurent. Le gène qui
code pour la fabrication de cette enzyme a été modifié pour que l’enzyme ne puisse plus
permettre la fixation du glyphosate et ainsi l'empêcher d’exercer son effet inhibiteur. Le soja
résiste au Roundup(TM).

Ces OGM permettent aux agriculteurs de semer plus tôt, et d'utiliser des variétés à haut
rendement et à maturation tardive, donc d'effectuer de plus gros bénéfices.

Ils peuvent également arroser leurs cultures d'herbicide (dans le cas des éléments cités ci-
dessus du Roundup produit également par Monsanto) dès que les premières pousses
apparaissent puisqu'elles sont indifférentes à ce produit ce qui n'est pas le cas avec une plante
non modifiée. Un seul herbicide suffit puisque le Roundup contrôle 145 espèces de mauvaises
herbes, en inhibant l'EPSP synthase qui est une enzyme intervenant au sein des cellules
végétales (et plus spécialement des chloroplastes), dans la synthèse des acides aminés
aromatiques essentiels à la synthèse intracellulaire des protéines, lesquelles sont
indispensables a la croissance des plantes, ce qui représente moins de dépenses pour
l'agriculteur.
3-1-1-3-les OGM insecticides

 Plantes résistantes par production de protéines insecticide.

Ceux qui résistent aux parasites possèdent un gène issu d'une bactérie du sol nommée
Bacillius thuringiensis ou Bt. Par exemple les maïs Bt sont des variétés auxquelles on a inséré
le gène d’une bactérie (Bacillus thuringiensis) qui permet la fabrication d'une
protéineinsecticide. Celle-ci agit en bloquant les cellules intestinales des larves des
lépidoptères, coléoptères et diptères. Elle permet de tuer la chenille de la pyrale, un papillon
dont la larve cause d'importants dégâts dans la tige du maïs.

      

 
 

Les OGM pesticides améliorent la quantité et la qualité de la production. Les agriculteurs


peuvent diminuer la quantité d'insecticide qu'ils appliquent aux cultures et ainsi
considérablement diminuer leurs dépenses et augmenter leur bénéfice.

Malheureusement cette technique possède aussi de nombreux inconvénients et


particulièrement sur une longue durée car certains insectes développent une résistance au gène
Bt et deviennent ainsi de " super " insectes. Il faut donc à nouveau appliquer une grande
quantité de pesticides sur les cultures. Les semences OGM doivent être rachetées chaque
année et étant déjà chères à l'achat, l'agriculteur se retrouve par la suite à devoir en plus
acheter des pesticides car la plante OGM a perdu ses capacités de résistance aux insectes. En
Inde par exemple de nombreux paysans se sont fortement endettés de cette manière et nous
avons assisté à de nombreux suicides... Le Bt étant un microorganisme qui sécrète des toxines
BIO, on détruit ainsi le seul insecticide BIO existant car les insectes se sont adaptés.

Un autre risque est que certaines espèces d'insectes essentielles à l'écosystème disparaissent
parce que l'insecticide est sécrété de façon continue par ce type de plantes modifiées. Ce type
d'OGM ne touche pas particulièrement une espèce d'insecte mais il touche toute la
microfaune.

On retrouve aussi les OGM pesticides qui résistent aux virus comme le PLRV ( virus
responsable de la maladie de l'enroulement de la feuille de pommes de terre ) ou au virus
PVY ( maladie virale destructrice et transmise par le pucerons ) ou au virus dévastateur de la
patate douce et du manioc.

3-1-3-les OGM représentant un produit amélioré du point de vu nutritionnel


Ces OGM possèdent un gène ajouté qui code pour la production d'un élément nutritif
supplémentaire ou qui stimule la production d'une substance nutritive déjà présente dans la
plante mais en trop petite quantité.

Exemple :

Le riz Golden, auquel on a ajouté un gène de jonquille plus un gène bactérien permettant ainsi
à la graine de produire du beta-carotène qui est l'élément principal de la vitamine A. L'objectif
est de combler une carence dont 100 à 140 millions d'enfants souffrent et qui entraîne chaque
année la cécité de 500 000 d'entre eux dont la moitié meurt dans l'année.

Ces OGM rendent les cultures de base plus nutritives et assurent un meilleur revenu aux
cultivateurs. En assurant une meilleure sécurité alimentaire des pays en développement, ces
OGM ont le plus grand potentiel humanitaire.

3.1.4. Tableau récapitulatif

Type d'OGM Technique Potentiel


OGM pesticides Insertion d'un gène
de résistance à un
parasite ou à un  Amélioration de la qualité et de la

virus dans la productivité.

plante.  Réduction de la quantité d'insecticide


appliquée aux cultures.
Ex : gène Bt, gène
de résistance au
 Augmentation des bénéfices pour les
virus dévastateur
agriculteurs, pour les semenciers
de la patate douce,
gène de résistance
au virus PLRV, au
virus PVY

 Permet d'arroser les champs d'herbicide


plus tôt
Possèdent un gène
 Meilleur contrôle des mauvaises herbes
de résistance à un
avec un seul produit
herbicide
 Moins de dépenses pour les
OGM herbicides spécifique produit
agriculteurs.
par la même firme
 Meilleur rendement. Bénéfices plus
que les semences
conséquents.
modifiées
 Technique adaptée aux technique de
conservation des sols.

Ajout dans du riz  Assurer aux cultivateur du Tiers-Monde


OGM représentant d'un gène codant une meilleure sécurité alimentaire
un produit pour la production  Rendre plus nutritives les cultures de
amélioré au point de beta-carotène base des pays en développement
de vue nutritif. (élément principal  Assurer un meilleur revenu aux
de la vitamine A) cultivateurs
3-2-OGM et alimentation

Les principales plantes cultivées (maïs, riz, coton, colza, betterave, pomme de terre, soja,
œillets, chicorée, tabac, lin, tournesol) ont des variétés génétiquement modifiées. On trouve
aussi des tomates, fraises, bananes, chou, chou-fleur, etc.

  Les premières plantes génétiquement modifiées (PGM) le furent pour être rendues tolérantes
à un herbicide. Aujourd'hui, du maïs, du soja, du coton, du canola, de la betterave sucrière, du
lin sont génétiquement modifiées pour résister à une molécule contenu dans des herbicides
totaux, le glyphosate.

  Une autre perspective a conduit à l'élaboration de plantes sécrétant un insecticide. Le maïs


Bt, le coton Bt doivent leur nom à Bacillus thuringiensis, un bacille produisant des protéines
insecticides et qui confère à ces plantes une résistance aux principaux insectes qui leurs sont
nuisibles, notamment la pyrale dans le cas du maïs. Des aliments transformés (huiles, farines,
etc.) issus de matières premières génétiquement modifiées sont également commercialisables.

  Les études montrent que les aliments issus de variétés OGM résistantes aux insectes sont
moins contaminés par des substances toxiques que les variétés non-OGM apparentées. Deux
raisons expliquent ce résultat : d’une part, l’utilisation de plantes OGM résistantes aux
insectes permet de diminuer la consommation de pesticides ; d’autre part, elle réduit la
contamination par les toxines de moisissures (aflatoxine, etc.) qui se développent sur les
blessures provoquées par les insectes.

  L’utilisation d’herbicides n’a pas d’impact sur la contamination des aliments, que les
cultures soient OGM ou non. D’une part, les herbicides modernes ne sont pas toxiques pour
l’homme, d ’autre part, ils se dégradent rapidement dans la nature et ils ont disparu au
moment de la récolte.

Les avantages nutritionnels


C’est un des arguments les plus couramment avancés pour justifier l’application de la
technologie OGM en agriculture. Le cas le plus avancé reste celui du riz doré. Il a été
génétiquement modifié pour produire du béta-carotène, précurseur de la vitamine A. Une
carence en vitamine A peut provoquer de graves problèmes de vision, pouvant aller jusqu’à la
cécité. L’Unicef estime qu’un apport suffisant en béta-carotène permettrait d’éviter la mort de
deux millions d’enfants à travers le monde

3.3- OGM et environnement

La plupart des agriculteurs appliquent des quantités importantes de pesticides et autres


produits toxiques dans le but de limiter les ravages de différents insectes et de différentes
conditions météorologiques (par exemple la pyrale, un insecte qui dévore et saccage les
camps de mais au détriment des cultivateurs). Le seul point négatif de ces produits est que
cela est assez néfaste envers l’environnement. Quelques plantes génétiquement modifiées, les
PGM, sont capables de synthétiser elles-mêmes un insecticide. Il n'y aurait alors plus besoin
de pulvériser les champs, et donc le sol, avec des insecticides. Ceci permettrait une baisse de
la pollution dans les régions agricoles.

  Il faut savoir que les PGM sont plus efficaces dans la lutte contre les insectes ravageurs que
les insecticides chimiques car celui synthétisé par la plante est présent en permanence. Ainsi,
les insectes cibles sont touchés à la moindre ingestion, alors qu'avec un insecticide classique,
l'efficacité diminue avec le temps après la pulvérisation, de plus toutes les parties de la plante
ne sont pas touchées.

  D’autres PGM peuvent également être résistantes à des herbicides totaux. Il suffit alors de le
pulvériser dans le champ : toutes les plantes présentes meurent, sauf la plante transgénique: un
seul herbicide est donc nécessaire.
  Les variétés transgéniques permettraient de moins recourir à des insecticides ou des
herbicides au profil écologique favorable :

 .La production de plantes tolérantes aux herbicides permet l’utilisation de matières actives au
profil favorable (faible durée de vie, biodégradabilité rapide, respectant l’environnement...).

 .Les cultures peuvent supporter ce traitement grâce à l’introduction d’un gène de tolérance
spécifique : c’est une culture dite OGM.

Les OGM permettent de réduire l’utilisation d’insecticides.En 1999, en Chine, les agriculteurs
cultivant du coton Bt (résistant aux insectes) ont utilisé en moyenne 10kg /ha d’insecticides
alors que ceux qui ont cultivé des variétés non transgéniques en ont utilisé près de 58/ha, soit
pratiquement 6 fois plus.

Les OGM permettent l’enrichissement du patrimoine génétique : la sélection classique


possède la capacité d’enrichir les espèces et les variétés mais les biotechnologies ont des
outils qui ouvrent d’avantage le champ des possibilités, ce qui entraine une extension du
patrimoine végétal.

Exemple : Les plants de coton transgéniques et interets pour l’environnement.

Ainsi, aux Etats-Unis, ces PGM ont permis de diviser par cinq l'utilisation d'insecticides sur
huit cent milles hectares de plantation de coton transgénique (photo) résistant à différents
insectes. D'autre part, une nouvelle variété de coton génétiquement modifiée a été créée : les
gènes introduits produisent une coloration de la plante. Cela permet une réduction de
l'utilisation de teinture chimique, très polluante pour l'environnement.

Les stress environnementaux comme la sécheresse, la salinité et les basses températures sont
des conditions de stress qui affectent la croissance et le rendement des plantes

Les biotechnologies pourraient permettre d’améliorer ceux-ci en intégrant aux plantes


cultivées des gènes impliqués dans la réponse des gènes au stress. Cependant ces nouvelles
variétés n’en sont encore qu’au stade expérimental
4.les OGM dans le règne animal

. Bien que le premier animal transgénique, une souris géante, ait vu le jour en 1982, les
animaux transgéniques sont encore des animaux de laboratoire. En effet, il semble beaucoup
plus difficile d’intégrer un ADN étranger dans une cellule animale, où de nombreux obstacles
visent à l’éliminer, que dans une cellule bactérienne ou végétale.

Des recherches portent sur des animaux OGM d'intérêt agricole, particulièrement dans le
domaine de la pathologie. Contrairement à la transgénèse appliquée aux plantes, les avancées
scientifiques dans ce domaine sont plus lentes, en raison notamment des coûts élevés de la
recherche et de la grande complexité de ces manipulations.

Il existe :

 Des vaches sécrétant dans leur lait une protéine antibactérienne, la


lysostaphine, qui est capable de tuer la principale bactérie impliquée dans les infections
mammaires (Staphylococcus aureus).
Des vaches dépourvues du gène PrP ont été obtenues. Elles sont potentiellement
résistantes à la maladie de la vache folle.

 Des porcs sécrétant dans leur salive une enzyme bactérienne, la phytase,


rejettent jusqu’à 75 % de moins de phosphate polluant dans l’environnement.

 Le projet le plus avancé est celui qui consiste à accélérer la croissance


des poissons et en particulier des saumons grâce au transfert d’un gène d’hormone de
croissance. Le développement de ces animaux est effectivement au moins deux fois
plus rapide.

 
4-2-les poissons GM destinés à l’alimentation humaine

Les poissons pourraient éventuellement être les premiers animaux GM approuvés à des fins
de consommation humaine. Les travaux de transgénèse portent notamment sur l’augmentation
de la vitesse de croissance des poissons par une modification génétique au niveau d’une
hormone de croissance (18). Des études sont en cours dans plusieurs pays (41), notamment
aux États-Unis et dans certaines provinces canadiennes. La première demande d’approbation
pour fins de la production commerciale d’un poisson transgénique (saumon de l’Atlantique à
croissance accélérée) a été déposée auprès de la U.S. Food and Drug Administration au début
de l’an 2000. Cette demande est toujours à l’étude.

4-2-1-Statut du saumon GM à croissance accélérée au USDA

Le saumon atlantique GM (AquAdvantage®) est basé sur l’utilisation d’un


transgène de croissance provenant du saumon Chinook lié à un promoteur de
résistance au froid provenant d’un poisson d’eau froide. Il est présentement utilisé
seulement en pisciculture dans les installations de recherche de la compagnie car
il n’a toujours pas reçu son autorisation.

Au début septembre 2010, la Food and Drug Administration (FDA) a mentionné


dans unrapport qu’elle considérait le saumon GM aussi sécuritaire pour la
consommation humaine qu’un saumon conventionnel.

À la fin septembre 2010, un comité aviseur de la FDA (Veterinary Medicine


Advisory Committee) a tenu une consultation publique afin de présenter leur
analyse sur les impacts de l’utilisation du saumon GM et d’obtenir des experts
externes les dernières informations disponibles. Il s’agissait de la dernière étape
avant une autorisation finale de ce poisson GM. Plusieurs groupes ont fait
entendre des opinions divergentes.

Certains sont préoccupés par l’impact d’une éventuelle dispersion dans


l’environnement de ce saumon GM et de son impact sur les individus sauvages.
Ils sont soucieux de la possibilité que même s’ils sont élevés dans des enclos,
certains poissons puissent réussir à s’échapper. Les saumons GM sont stériles
mais certains pensent que comme ils grandissent plus rapidement, ils pourraient
avoir un avantage sélectif sur les autres poissons pour la quête de nourriture.

À la suite de cette rencontre, la FDA n’a pas été en mesure de recommander


l’autorisation finale du saumon GM. Elle poursuit donc l’étude du dossier.

..4-2-2-.et les autres poissons GM ?

Des transgénèses sont réalisées sur certains poissons ornementaux. Par exemple, le poisson
zèbre rouge a été modifié génétiquement afin de le rendre fluorescent. À l’origine, ce poisson
GM avait été développé en vue d’aider à la détection de polluants car la fluorescence est
activée en présence de certains composés toxiques. Ce poisson n’a pas reçu d’approbation au
Canada et aux États-Unis.

Pour ce qui est du poisson GM Glofish™ fluorescent qui est approuvé et vendu aux États-
Unis, il n’a pas été approuvé au Canada. L’objectif de cette transformation n’était que pour la
décoration dans les aquariums. Il a donc été retiré récemment de certaines animaleries
canadiennes. Sa vente au Canada est interdite.

D’autres espèces de poisson GM sont utilisées exclusivement aux fins de la recherche


fondamentale en génie génétique. Le poisson zèbre, en anglais zebra fish ou zebra danio
(Brachydanio rerio); le medaka (Oryzias latipes); et le poisson rouge, en anglais goldfish
(Carassius auratus) figurent parmi ces espèces (3, 24, 26, 62, 82).

4-3-le bétail GM

Laine et moutons

Les travaux de chercheurs australiens ont porté sur un mouton GM qui synthétiserait une plus
grande quantité d’un élément (la cystéine, un acide aminé) qui favorise la production de la
laine (7). D’autres travaux portent sur les moutons mérinos, une race bien connue pour sa
laine abondante, blanche et très fine, afin d’améliorer la qualité de la fibre par une
surproduction de protéine kératine (8).
Résistance du bétail aux maladies : la vaccination génétique

Des animaux d’élevage GM sont actuellement en developpement en laboratoire en vue de leur


procurer une résistance à certaines maladies. Une application potentielle dans ce domaine est
la synthèse d’anticorps spécifiques destinés à prévenir des maladies d’origine virale (47). On
donne le nom de « vaccination génétique » à cette catégorie de transgénèse. Avec cette
approche, il n’est plus nécessaire de vacciner l’animal GM car on lui a transmis, de manière
définitive, une résistance à des maladies données (45).