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CORRECTION DES EXERCICES D'ELECTRICITE n° 4

I) Circuit R, L, C série.
a) i. On sait que : ZAB = R 2 + (L.ω − 1 ) 2
C.ω
L.ω − 1
tan(ϕ) = C.ω et I = U
R Z AB
ZAB = 87,8 Ω I = 68,3 mA ϕ = − 83,46 ° = − 1,46 rad
ii. On a I = U = U d'où Z = Z' et R2 + (L.ω − 1 )2 = R2 + (L’.ω − 1 )2 soit :
Z Z' C.ω C.ω
L.ω − 1 = ± L’.ω − 1 d'où l'on tire deux solutions : L = L' ou
C.ω C.ω
L’ = 2 2 − L soit L' = 615,5 mH tan(ϕ') = 8,72 et ϕ' = − ϕ
C.ω
b) i. Quand N varie de 20 à 500 Hz on observe
deux sinusoïdes, R.i(t) et u(t) :
- quand N < N0 les deux grandeurs sont
déphasées.
- quand N = N0 (fréquence de résonance)
les deux courbes sont en phase et la
fonction i(t) passe par un maximum; c'est
le phénomène de résonance.
- quand N > N0 les deux courbes sont à
nouveau déphasées et le déphasage
change de sens.
ii. Lorsque N = N0, l'impédance Z = R et
I0 = U = 0,6 A; L.C.ω02 = 1 soit N0 = 1 = 118,6 Hz; ϕ0 = 0
R 2.π. L.C
iii. A la résonance on a : UL = L.ω0.I0 et U = R.I0 d'où Q = L.ω0 .I0 et ∆N = N0
R.I0 Q
Soit Q=
L.2.π.N0 = 4,47 et ∆N = R 26,5 Hz
R 2.π.L
- Si R diminue : le facteur de qualité Q augmente et la bande passante ∆N diminue, la
résonance est aiguë (pic étroit et haut).
- Si R augmente : le facteur de qualité Q diminue et la bande passante ∆N augmente la
résonance est floue (pic large et bas).

II) Circuit R, L, C série et résonance.


a) On sait que lorsqu'on applique une tension de la forme uAB = U. 2.cos( ω. t ) aux bornes d'un
circuit série il apparaît dans ce circuit, à basse fréquence et en régime permanent, un
courant i de la forme i = I . 2.cos( ω. t − ϕ ) où U est la valeur efficace de la tension uAB, I la
valeur efficace de l'intensité i et ϕ est le déphasage entre la tension et l'intensité.
di 1
On a: u AB =uR +uB +uC =R.i +L. + .∫ i.dt soit, d'après ce qui précède :
dt C
U. 2. cos(ω.t ) = R.I. 2. cos(ω.t − ϕ) + L.ω.I. 2. cos(ω.t − ϕ + π ) + I. 2 . cos(ω.t − ϕ − π )
2 C.ω 2

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On peut associer à cette équation entre grandeurs
sinusoïdales un diagramme de Fresnel (les
grandeurs de tous les vecteurs ont été divisées par
2 : on compare donc les valeurs efficaces). Du
diagramme on déduit :
2
 I 
U =R .I +  L.ω.I −
2 2 2

 C.ω 
 2  1   2
2

qu'on peut écrire U = R +  L.ω −


2
 .I on voit
  C.ω  
R. I
également que cos( ϕ ) = , sachant de plus que, par définition, U = Z.I on a :
U
2
 1  R
Z = R +  L.ω −
2
 et cos(ϕ) =
 C.ω  Z
Par définition, on peut écrire la puissance moyenne :
P = U. I .cos( ϕ ) mais I et ϕ dépendent de ω, en
U R U2.R
utilisant I = et cos( ϕ ) = on peut écrire P = ,
Z Z Z2
où R et U sont constants. P sera maximal quand Z
sera minimal. Or, on sait que, mathématiquement, la
fonction Z(ω) passe par un minimum à la
résonance, quand ω = ω0.
1
On voit, sur la construction de Fresnel, qu'à la résonance L .ω 0 = et Z = R.
C.ω 0
U2
La puissance moyenne s'écrit alors : P = P0 =
R
1 2.π
L'énergie électrique reçue par le dipôle pendant une période vaut : W = P.T où T = =
N ω
2.π.U2
à la résonance : W0 = P0 .T0 =
ω0 .R
b) L'énergie emmagasinée sous forme magnétique et sous forme électrostatique vaut (quel que
soit ω) :
2

( ) 1  I. 2 
2
  π 
w t = .L.i2 + .C.uC2 = .L.I2 . 2 .(cos(ω.t − ϕ)) + .C.
1 1 1 2
. cos ω.t − ϕ −  
2

2 2 2 2  C.ω    2 
1
A la résonance : ω = ω0, L = et ϕ = 0. Donc l'énergie électromagnétique s'écrit :
C.ω 02
I2   π 
2
   π 
2

w t =L.I .(cos(ω0 .t )) + . cos ω0 .t −   =L.I2 (cos(ω0 .t )) +  cos ω0 .t −   
2 2 2

C.ω02   2     2  
2
π   π 
+  cos ω0 .t −   = (cos(ω0 .t )) + (sin(ω0 .t )) =1
Or cos( θ − ) = − sin( θ ) , d'où (cos(ω0 .t ))
2 2 2

2   2 
2
L.U
Donc w t = L.I2 = = c te
R
L'énergie emmagasinée sous forme électromagnétique étant constante, l'énergie reçue à
chaque instant par le dipôle est donc entièrement transformée en chaleur par effet Joule
dans le conducteur ohmique.

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c) En utilisant les résultats du 2), on a :
L.U2
wt 2 L.ω0 L .ω 0 wt Q
= R 2 = et avec Q = on a : =
W0 2.π.U 2.π.R R W0 2.π
R.ω0
Pour conserver dans un circuit oscillant une grande quantité d'énergie avec une très
faible dépense énergétique, il faut que ce circuit oscillant ait un très grand facteur de
qualité Q.
On peut obtenir un grand facteur de qualité en utilisant un circuit à faible résistance, par
exemple.

III) Circuit R, L, C et courbe de réponse.


a) i. En régime sinusoïdal forcé, on sait qui si l'on applique une tension de la forme
u = Um.cos(ω.t) ou u = U. 2 .cos(ω.t) aux bornes d'un circuit série il s'établit dans le circuit
(à basse fréquence et en régime permanent) un courant de la forme i = Im.cos(ω.t − ϕ) ou
i = I. 2 .cos(ω.t − ϕ).
1 1
L'impédance du dipôle C1 est : Z1 = =
C1 .ω 2. π. C1 . N
di
Le dipôle R1L1 est une bobine résistive, on peut écrire : u = R.i + L. .
dt
L'expression de l'impédance du dipôle R1L1 est donnée par :
Z1’ = R 12 + L21 .ω 2 = R 12 + 4. π. L21 . N2
ii. Par définition de l'impédance on a : U = Z.I et les relations entre I et N sont :
Pour le condensateur C1 : I = (2.π.C1.U).N
U
Pour la bobine R1L1 : I=
R 12 + 4. π 2 . L21 . N2
iii. Pour le condensateur C1, la relation entre I et U est une relation linéaire (comme le montre
le graphe correspondant) qu'on peut mettre sous la forme I = a.N où a = 2.π.C1.U. Sur la
caractéristique du condensateur C1, graphiquement, pour N = 1050 Hz on trouve I = 0,4 A,
soit a = 3,80.10−4 A.s.
a
d'où C1 = = 1,0.10−5 F = 10 µF
2. π. U
Sur la caractéristique de la bobine R1L1, avec U = 6 V, pour N = 0 on trouve I = 1,2 A. Or,
pour cette valeur de N, on a : Z1' = R1 et U = R1.I
U
soit R1 = =5Ω
I
Pour une autre valeur, soit N = 300 Hz on trouve sur la courbe I = 0,31 A, et U = 6 V
2 U2
Or, on a : I = 2
R1 + 4. π 2 .L21.N2
1 U2 −3
d'où L1 = 2 − R1 = 9,9.10
2
F ≈ 10 mH
2. π .N I
b) i. On reconnaît la résonance au fait que l'intensité efficace est maximale. Sur le graphe
relatif au dipôle R2L2C2 on voit que la résonance se produit pour :
N0 = 500 Hz et qu'alors I0 = 1,2 A
A la fréquence N0 (avec U = 6 V) nous savons que le dipôle se comporte comme à un
résistor et :
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U
R2 = =5Ω
I0
ii. La droite horizontale d'équation I = I0/ 2 , soit I = 0,85 A, coupe la courbe de réponse du
dipôle R2L2C2 aux points d'abscisses :
N1 = 460 Hz et N2 = 540 Hz
Attention ! Cette relation entre les intensités de courant pour des valeurs différentes de
N n'a rien à voir avec celle liant l'intensité efficace I et l'intensité maximale Im : ici, I0 est la
valeur maximale de l'intensité efficace pour une valeur particulière N0 de N.
Largeur de la bande passante : ∆N = N2 − N1 = 80 Hz
N
Par définition le facteur de qualité est : Q = 0 = 6,25
∆N
U I0
iii. le facteur de qualité est aussi donné par la relation : Q = 0 C où U0C =
U 2. π. C 2 .N0
représente la tension aux bornes du condensateur, à la résonance (N = N0), et U = R2.I0
1 1
Q= et C2 = = 1,0.10−5 F = 10 µF
2. π.R 2 . C 2 .N0 2. π . R 2 . N0 . Q
1 Q
Pour un dipôle R2, L2, C2 série, la résonance se produit pour: 2.π.L2.N0 = =
2. π. C 2 .N0 R2
R2 .Q
d'où L1 = = 9,9.10−3 F ≈ 10 mH
2. π. N0
c) Nous constatons que : R2 = R1, L2 = L1 et C2 = C1
La courbe du circuit R2L2C2 présente avec les deux autres courbes des parties semblables.
En effet, l'impédance d'un circuit R, L, C série s'écrit :
1
Z = R 2 + (2. π. L.N + )2
2. π. CN
1 1
- à très basse fréquence (disons N < 150 Hz) : 2.π.L.N << et R2 <<
2. π. C.N 4. π . C 2 .N2
2

1
Dans ces conditions : Z ≈ Z1 =
2. π. C. N
A basse fréquence, la courbe de réponse du dipôle R2L2C2 coïncide avec celle du
dipôle C1.
1
- à haute fréquence (disons N > 1000 Hz) on a, au contraire: 2.π.L.N >>
2. π. C.N
Dans ces conditions : Z ≈ Z1’ = R 2 + 4. π. L2 . N2
A haute fréquence, la courbe de réponse du dipôle R2L2C2 coïncide avec celle du
dipôle R1L1.

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