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DÉCOUVRIR LA SOCIOLOGIE FISCALE

Marc Leroy

La Découverte | « Regards croisés sur l'économie »

2007/1 n° 1 | pages 94 à 100


ISSN 1956-7413
Article disponible en ligne à l'adresse :
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94 Regards Croisés sur l’Economie

Découvrir la sociologie fiscale


Marc Leroy, professeur de sociologie à l’université de Reims, auteur de La Sociologie
de l’impôt, collection « Que sais-je ? »

L’impôt est un processus central des sociétés, ce qui justifie un


traitement sociologique des faits fiscaux. La sociologie de l’impôt
cherche à comprendre les rapports entre la fiscalité, l’Etat et la

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société. Elle s’intéresse à la construction et à l’évolution des
institutions publiques autour de l’impôt, questionne la légitimité de
l’Etat fiscal pour le citoyen, propose enfin une réflexion sur la jus-
tice fiscale et sur la démocratie financière. Ce bref article énumère
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les problématiques de la sociologie fiscale, puis présente une ap-


proche fonctionnelle renouvelée de la politique fiscale, et s’achève
par quelques observations sur la relation du citoyen à l’impôt.

L’objet de la sociologie fiscale

La sociologie de l’impôt a ses précurseurs (Goldscheid, éd.


1967 ; Mann, 1943 ; Raynaud, 1947 ; Schumpeter, éd. 1984…) ;
elle dispose d’un corpus de recherches significatif, surtout si l’on
adopte une définition large de la discipline en incluant les travaux
de science politique, de psychologie sociale et d’histoire. Elle béné-
ficie d’une visibilité institutionnelle dans les pays anglo-saxons et
s’épanouit doucement en France (Leroy, 2003). Elle se construit
dans un dialogue critique avec le droit et l’économie, en proposant
une théorie sociale nourrie de données empiriques. Elle refuse la
confiscation du débat fiscal par les experts, l’absence de conception
globale de la justice fiscale et la dispersion des politiques fiscales
dans des particularismes techniques coupés de la réalité sociale. Au
contraire, elle vise par ses analyses scientifiques (positives) à ren-
forcer l’éthique de l’impôt-contribution, c’est-à-dire d’un impôt
consenti pour le financement des politiques publiques de l’Etat.
Par rapport au pouvoir, la sociologie de l’impôt s’ancre sur les
moments décisifs de l’évolution de l’Etat fiscal. Historiquement, en
Europe occidentale, les facteurs financiers sont constitutifs du mou-
vement de transformation de la féodalité vers l’Etat moderne, sous
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des formes variées, du XIIIe au XVIIIe siècle (Ardant, 1965, p.7 ; Schumpeter, 1984,
p.249). L’Etat dépensier entraîne la naissance de l’Etat fiscal moderne : la dépense (liée
notamment à la guerre) explique la généralisation de l’impôt, qui reflète la tension

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entre la contribution légitime à l’Etat, et l’obligation au souverain [ Jean-Edouard
Colliard et Claire Montialoux, « Une brève histoire de l’impôt » ].
La sociologie fiscale rattache les questions particulières de la politique fiscale aux
problématiques générales des sciences sociales (Leroy, 2003). Ainsi :
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– l’étude des réformes fiscales renvoie à la question des variables et des modèles
théoriques du changement social ;
– la fraude fiscale est considérée comme une catégorie de déviance ;
– la révolte fiscale est analysée dans le cadre paradigmatique de l’action collective ;
– la décision du contribuable est modélisée par un modèle de rationalité étendue ;
– l’élaboration de la politique fiscale est étudiée à partir des fonctions sociologiques
de l’impôt ;
– la mise en oeuvre de l’impôt par l’administration est confrontée à la théorie de
la bureaucratie ;
– l’acceptation sociale de l’impôt est rapportée à la légitimité de l’Etat et de l’action
publique ;
– le prélèvement fiscal et la redistribution des revenus par l’impôt sont questionnés
par rapport aux théories et au contexte vécu de la justice sociale.

Les fonctions sociologiques de l’impôt

La fiscalité a une nature originale : elle est à la fois un objet de politique publique
(la politique fiscale) et un instrument des autres politiques publiques. Pour suivre
l’évolution de l’Etat interventionniste, il convient d’adopter une approche fonction-
nelle du système fiscal – comme l’économiste Musgrave l’avait proposé en 1959.
Mais les grandes fonctions de l’impôt mises en évidence par Musgrave (affectation
des ressources en vue de produire des biens collectifs*, redistribution, régulation de
l’économie) constituent aujourd’hui un cadre d’analyse trop restreint pour comprendre
le système fiscal et son changement. Ces grandes fonctions tendent en effet à s’estomper,
dans les discours et dans les pratiques, sous l’effet de deux séries de facteurs.
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La première est l’instrumentalisation de l’impôt dans le cadre d’enjeux relatifs à


des particularismes économiques, sociaux, culturels et territoriaux. L’équité et la
cohérence du système fiscal ne sont plus des questions que se posent les décideurs
publics, ni même les citoyens dans leur ensemble. Le changement global du système
fiscal, notamment à des fins de justice sociale, est rarement à l’agenda des décideurs
politiques. La logique de l’ajustement sectoriel, catégoriel, et plus récemment ter-
ritorial, est privilégiée par des gouvernements souvent soucieux de compromis poli-
tiques et d’électoralisme.
Deuxièmement, la complexité du système fiscal accentue le brouillage des fonctions

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traditionnelles de l’impôt. Bien sûr, ce second facteur découle de la diversification des
usages instrumentaux de l’impôt par l’Etat interventionniste ; mais il provoque ensuite
ses propres effets d’occultation de la logique d’ensemble du système fiscal. La fonc-
tion d’allocation des ressources est concurrencée par le recours à d’autres ressources
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budgétaires, notamment l’emprunt. La sectorialisation économique des mesures


fiscales s’effectue au détriment de la fonction de régulation macro-économique. La
fonction de redistribution peine à s’inscrire sur les agendas des autorités publiques.
Trop de particularismes, trop de niches fiscales* favorisent l’évitement de l’impôt,
notamment par les plus privilégiés [ encadré : « Les niches fiscales » ].
Il faut donc reconstruire les grandes fonctions de la politique fiscale en élargissant
l’approche économique.
La sociologie fiscale propose d’étudier la logique d’ensemble du système fiscal en
ajoutant trois fonctions aux trois fonctions économiques classiques : la fonction so-
ciale, la fonction politique et la fonction territoriale.
La fonction sociale de l’impôt renvoie à la redistribution des revenus par l’impôt
et à ses conséquences sur la stratification sociale. Cette fonction sociale reste forte
malgré les politiques de limitation de l’Etat fiscal impulsées par le mouvement néo-
libéral des années 1970. Etudier la fonction sociale de l’impôt exige d’analyser les
déterminants de la redistribution. Mais ceux-ci sont complexes et difficiles à apprécier
empiriquement (Leroy, 2005, p.81). Il apparaît que l’héritage des structures fiscales
influence la politique fiscale, mais il faut tenir compte ensuite des réformes insti-
tutionnelles, même modestes, qui modifient le système fiscal graduellement. Il faut
surtout souligner que les choix financiers sont des choix politiques qui dépendent de
la société (Leroy, 2007).
La fonction politique de l’impôt renvoie à la légitimité de l’impôt-contribution pour
le citoyen [ interview de Pierre Rosanvallon, « Relégitimer l’impôt ! » ]. La dimension
politique de la fiscalité est établie historiquement par le lien qui existe entre la genèse
de l’Etat moderne et la naissance des systèmes fiscaux. L’impôt étant constitutif de
l’Etat, sa contestation anime d’ailleurs de nombreux mouvements politiques. Les di-
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verses formes de résistance à l’impôt, en particulier les révoltes fiscales, traduisent


souvent une opposition à la légitimité de la taxation, ressentie comme arbitraire. De
même, le sentiment que le système fiscal est injuste tend à favoriser la fraude fiscale.
Le civisme fiscal peut constituer une forme de soutien à l’équipe au pouvoir, et parfois
une forme d’engagement en faveur d’un régime politique. L’utilisation de l’argent
public et la confiance dans le gouvernement constituent pour le citoyen des critères
de la légitimité politique de l’impôt. La désillusion politique vis-à-vis des autorités est
un facteur qui influence les préférences fiscales du citoyen.
Le consentement à l’impôt par le citoyen contribuable suppose de favoriser

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l’émergence de l’impôt-contribution, c’est-à-dire du prélèvement jugé légitime par
le citoyen pour le financement des institutions et des politiques publiques. Comme
on l’a vu, la complexité et l’instrumentalisation de la fiscalité font obstacle au dé-
bat citoyen, d’autant que la gauche et la droite ne se différencient pas toujours dans
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la conception et la pratique des politiques fiscales, sauf à certaines périodes plus


« idéologiques » (Leroy, 2007).
La fonction territoriale de l’impôt intervient classiquement pour appliquer géo-
graphiquement l’impôt selon sa règle de territorialité, pour connaître les inégalités
territoriales qui résultent de la taxation, pour traiter plus favorablement les terri-
toires fragiles. Par exemple, en France, les inégalités territoriales liées à la taxe profes-
sionnelle versée par les entreprises aux collectivités locales sont considérées depuis
longtemps comme un problème (la solution est difficile à trouver en raison du blo-
cage institutionnel de toute réforme radicale). L’usage du territoire comme cadre de
référence légitime de la fiscalité date en France des années 1990, avec la relance de
la politique d’aménagement du territoire. C’est une politique qui est aussi appliquée
dans d’autres pays. Il s’agit donc d’accorder des avantages fiscaux, au nom de l’équité,
en faveur des zones rurales en perte de population et d’activité, en faveur des quartiers
urbains déshérités, etc. La fonction territoriale doit être appréciée dans son ensemble,
et non pas de manière isolée pour chaque mesure de développement du territoire.

L’impôt-contribution de la démocratie

L’étude du comportement du contribuable face à l’impôt s’appuie sur le modèle


large de la rationalité en sciences sociales, synthétisé par le sociologue Raymond Bou-
don. La logique du contribuable s’explique par l’intérêt économique, par la légitimité
politique, et surtout par le fait que les connaissances fiscales du contribuable sont
limitées. L’intérêt économique (utilitariste) d’éviter l’impôt n’est pas le seul facteur
à prendre en compte pour étudier l’évitement : il faut prendre en compte les valeurs
de l’individu, et les limitations de ses connaissances concrètes.
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La démocratie financière, définie comme la participation des citoyens aux choix de


finances publiques, a des effets positifs sur le civisme fiscal. Des travaux empiriques ré-
cents (Alm, McClelland, Schulze, 1999 ; Feld, Tyran, 2002 ; Torgler, 2004) établissent
un lien positif entre le pouvoir de décider et le respect des obligations fiscales. L’impôt
met en jeu la légitimité des institutions publiques (Leroy, 2002). La relation aux insti-
tutions, en particulier la confiance dans le gouvernement et la fierté pour son pays ex-
pliquent, selon des expériences menées à partir des enquêtes mondiales sur les valeurs
des individus, les différences de civisme fiscal : les Etats-Unis sont en tête de la moralité
fiscale (taux de morale fiscale de 70 %), la Belgique en fin de classement (taux inférieur

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à 40 %), la France se plaçant moyennement (50 %). La démocratie directe tend aussi à
favoriser le respect de l’obligation fiscale (Pommerehne, Weck-Hannemann, 1996).
Les citoyens sont capables d’altruisme : il est établi par des données empiriques que
beaucoup de personnes sont prêtes à payer des impôts supplémentaires pour des pro-
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grammes qui leur paraissent importants, et non pas égoïstement utiles (Leroy, 2003).
Certains citoyens sont favorables à une taxe sur l’essence pour des raisons éthiques
(Brodsky, Thompson, 1993), alors qu’ils utilisent souvent leur véhicule. Sans nier que
l’intérêt peut jouer, les usagers des services publics, tout en étant plus opposés que
les contribuables à la taxation des services, sont néanmoins prêts à une tarification de
certains services qu’ils utilisent (Winter, Mouritzen, 2001, p.126). Un consensus
existe pour admettre la nécessité d’un financement par l’impôt des services de base
pour les plus défavorisés. Cet altruisme envers les groupes défavorisés joue dans le
cas des dépenses de protection sociale. La variable revenu semble produire un effet
limité sur la demande de dépenses, elle ne joue pas du tout dans le cas de dépenses
spécifiques ciblant bien les bénéficiaires (Jacoby, 2000, p.761).
A l’opposé de la théorie de l’illusion fiscale, selon laquelle les électeurs sous-esti-
ment le niveau de taxation nécessaire pour satisfaire leur demande de services publics,
la sociologie montre que l’individu ne revendique pas toujours plus de dépenses et
moins d’impôt, et que ses attentes ne sont pas illogiques. Le citoyen considère que sa
demande de services publics peut se financer par divers moyens : l’impôt, mais aussi
l’emprunt, la réduction des gaspillages, la réaffectation des crédits, les subventions
d’autres collectivités, la tarification des services… Mais l’aversion générale à l’impôt,
que beaucoup postulent comme inhérente à la « nature humaine » ou à d’autres no-
tions incertaines, est une idée douteuse qui justifie idéologiquement l’exclusion du
citoyen des choix fiscaux (au profit des experts).
L’Etat légitime est donc résolument interventionniste car les citoyens sont en
général demandeurs de services publics, notamment dans le domaine de la santé et
de l’éducation (Kemp, 2002). Mais l’acceptation des prélèvements fiscaux suppose de
rendre transparents les choix, dans le cadre d’une démocratie fiscale renouvelée.
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