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SANSON Claire
Promotion Indre
2006 - 2009
REMERCIEMENTS
Parce que l’insertion dans le milieu professionnel dépend grandement des relations établies
avec les membres de l’organisation, je tiens tout particulièrement à remercier :
Mademoiselle Zamparutti, chef de projets au bureau d’Etudes Eau potable du Syndicat des
Eaux et de l’Assainissement du Bas-Rhin, Monsieur Weber, responsable du service « Etudes
et Travaux » de la Communauté de Communes de la Région de Molsheim-Mutzig, mes
maîtres de stage pour leur accueil et leurs conseils,
M. Ottmann, directeur des Etudes au SDEA, pour avoir guidé mon travail
Enfin, l’ensemble des personnes du SDEA et de la CCRMM, pour leur accueil et leur
gentillesse.
1
SANSON Claire
Diplôme d’ingénieur de l’E.N.G.E.E.S
Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
RESUME
Cette étude vise à mettre en place une méthodologie pour le développement d’une gestion
patrimoniale des réseaux d’eau potable exploités par le Syndicat des Eaux et de
l’Assainissement du Bas-Rhin, en l’appliquant au réseau de la Communauté de Communes de
la Région de Molsheim-Mutzig.
L’objectif commun du SDEA et de la collectivité1 est de limiter la dégradation du réseau en
renouvelant chaque année des tronçons de conduites jugés les plus critiques.
A cet effet, le SDEA souhaite établir une méthodologie permettant de proposer un programme
pluriannuel de travaux de renouvellement du réseau en s’appuyant sur une analyse
multicritère. Cette méthode inclut l’analyse des données du patrimoine gérées par Giris, outil
de cartographie du service Système d’Informations Géographiques du SDEA, données
notamment analysées au travers d’une modélisation hydraulique, ainsi que l’analyse des
données d’exploitation et de maintenance à l’aide d’un outil de prédiction des défaillances
développé par le Cemagref2.
ABSTRACT
This study aims at setting up a methodology for asset management of water networks
exploited by the “Syndicat des Eaux et de l’Assainissement du Bas-Rhin”, by applying it to
the network of the Community of municipalities of the Région Mosheim-Mutzig.
The common objective of SDEA and local authority is to decrease the deterioration of
network by renewing every year the section of pipes considered as the most critical. In order
to achieve that, SDEA aims to establish a methodology allowing to offer a long-term renewal
planning of the water pipes network with the help of multicriteria analysis. This method leans
on the analysis of the data of heritage managed by Giris, tool of mapping of the service
System of Geographical Information of SDEA, data notably analysed through a hydraulic
modelling as well as on the analysis of the data of working and service with the aid of a tool
of prediction of faults developed by Cemagref1.
1
Centre National du Machinisme Agricole, du Génie Rural, des Eaux et des Forêts
2
Collectivité, au sens collectivité territoriale : il s’agit d’une structure administrative française, distincte de l’administration
de l’État, qui doit prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis. Ainsi une commune est-elle chargée
des intérêts des personnes vivant sur son territoire. La définition et l’organisation des collectivités territoriales sont
déterminées par la Constitution (art. 34 et titre XII), les lois et les décrets. Ces dispositions sont rassemblées dans le Code
général des collectivités territoriales. Une commune, un syndicat ou un communauté urbaine sont des exemples de
collectivités territoriales.
2
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Diplôme d’ingénieur de l’E.N.G.E.E.S
Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS................................................................................................................ 0
RESUME................................................................................................................................... 2
ABSTRACT .............................................................................................................................. 2
SOMMAIRE ............................................................................................................................. 3
LISTE DES FIGURES............................................................................................................. 6
LISTE DES GRAPHIQUES ................................................................................................... 7
LISTE DES TABLEAUX ........................................................................................................ 8
INTRODUCTION.................................................................................................................. 10
3
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
3.5.1. / Le rendement........................................................................................................... 29
4.3.3.2. / Les critères retenus pour cette étude et leur évaluation ...................................... 49
4
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
ANNEXES............................................................................................................................... 63
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
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Graphique 20 : Comparaison des valeurs obtenues avec le modèle avec celles obtenues sur le
terrain……………………………………………………………………………………………….p 45
7
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1
EPA : Environmental Protection Agency, agence indépendante du gouvernement américain, dont la mission est de
« protéger la santé humaine et de sauvegarder les éléments naturels - l’air, l’eau et la terre - essentiels à la vie ».
9
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
INTRODUCTION
1
Réhabilitation : la réhabilitation d’une conduite consiste à rénover cette conduite dans le but de prolonger sa durée de vie
2
Renouvellement : le renouvellement d’une conduite est le remplacement de cette conduite par une conduite présentant les
mêmes caractéristiques (même diamètre, mais pas forcément le même matériau)
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1.1. / LE SDEA
Le SDEA est un syndicat mixte (une des formes d’Etablissement Public de Coopération
Intercommunal) créé en 1939, dont l’objectif est de mettre à la disposition des
collectivités rurales et de taille moyenne des services techniques et administratifs,
spécialisés dans le domaine de l’eau dans un premier temps, puis de l’assainissement, au
même titre que les grandes agglomérations. Le SDEA est fort d’une double culture : la
culture du service public avec comme fil directeur l’intérêt général et la culture
d’entreprise pour son organisation. Grâce à ses 520 agents, le SDEA véhicule des valeurs
de proximité, de performance et de respect de l’environnement et souhaite garantir un
meilleur rapport performance – délais - coût (Confere annexe 1 : historique et organisation
du SDEA)
1
Maître d’ouvrage : on appelle maître d'ouvrage (ou maîtrise d'ouvrage, notée MOA) l'entité porteuse d’un besoin,
définissant l'objectif d’un projet, son calendrier et le budget consacré à ce projet. Le résultat attendu du projet est la
réalisation d'un produit, appelé ouvrage. Le maître d'ouvrage est responsable de l'expression fonctionnelle des besoins mais
n'a pas forcément les compétences techniques liées à la réalisation de l'ouvrage.
11
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1.2. / LA CCRMM
Mon immersion au sein du SDEA et de la CCRMM m’a permis de mettre au point le schéma
p 13, schéma révélant les interactions entre le SDEA et les collectivités ainsi que le schéma en
annexe 3.
Quelques remarques sur les services du SDEA :
- la gestion des abonnés est le service qui s’occupe de la relève des compteurs des abonnés et
de la facturation des abonnés
- le service réseaux regroupe l’ensemble des agents techniques et techniciens qui opèrent,
interviennent sur le réseau (entretien, réparation)
- le service Système d’Information Géographique (SIG) établit et tient à jour les plans du
réseau, les dessins techniques des ouvrages
1
Commission thématique : terme propre à l’organisation interne du SDEA, il s’agit d’un groupe de travail composé d’élus
volontaires (provenant de collectivités membres du SDEA) et de personnels techniques du SDEA, chargés d’étudier une
problématique particulière.
12
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- le service études est maître d’œuvre pour les collectivités membres du SDEA lui ayant
transféré la compétence études. Il apporte son expertise sur les dossiers spécifiques
(traitement…). Le service études encadre avec la CCRMM mon travail de fin d’études.
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ABONNES
SERVICE VOIRIE
AERM
CG 67
DDASS
Acteurs directs
Acteurs indirects
Figure 1 : Les acteurs intervenant dans le processus de décisions de la gestion patrimoniale [1]
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Le SDEA n’ayant pas la compétence Etudes pour la CCRMM et souhaitant développer une
méthodologie solide pour le renouvellement des réseaux AEP des collectivités adhérentes,
méthodologie qui serait notamment utile dans les négociations avec des services intervenant
sur la chaussée comme le gaz, l’électricité…, les deux collectivités ont décidé de me confier
cette double mission dans le cadre de mon travail de fin d’études.
. Par conséquent, l’objectif final est de fournir au SDEA une méthodologie d’aide à la
décision des collectivités, permettant de mettre en évidence les opérations prioritaires à
effectuer sur le réseau et de définir des programmes pluriannuels de travaux.
D’après la définition donnée par l’EPA, la gestion du patrimoine est une approche à long
terme, qui tient compte de l’état du patrimoine tout au long de son cycle de vie, dans le but
d’améliorer son fonctionnement et assurer le niveau de performance requis pour les usagers ;
ceci en respectant des contraintes techniques et financières. La gestion du patrimoine s’inscrit
dans le cadre d’une politique à long terme au travers d’un inventaire, d’un diagnostic du
patrimoine et de la prise en compte des ressources financières disponibles. La prise de
décision se traduit par un ensemble d’actions à entreprendre à court, moyen et long terme.
Selon l’Office International de l’Eau (OIEAU) [5], environ 856 000 kilomètres de conduites
d’adduction en eau potable parcourent le territoire français, soit une valeur patrimoniale, à
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neuf, estimée à 85 milliards d’euros. Il est alors facilement compréhensible que ce patrimoine
capital nécessite une gestion de la part des collectivités. De part des caractéristiques
spécifiques et différentes des autres services publics, les collectivités se heurtent à des
difficultés dans la gestion de ce patrimoine enterré. Quelques caractéristiques peuvent être
mises à jour :
- les réseaux d’AEP ont un caractère local et dépendent grandement de leur
environnement. Une gestion à l’échelle communale ou intercommunale est donc plus
adaptée.
- Ils sont intégrés dans un système qui va de la ressource en eau jusqu’au réseau en
domaine privé des clients du service en passant par les installations de traitement
- Ils ont une valeur à neuf importante, évaluée à plus de 1000 € par habitant
- Ils ont une durée de vie élevée, d’un demi-siècle à un siècle
- L’évolution des techniques de pose et d’entretien est lente
- Si les réparations localisées sont évidentes, les interventions à caractère préventif plus
lourdes sont rarement aussi patentes.
Les enjeux liés au maintien des réseaux notamment au travers des choix de renouvellement
sont multiples et sont conformes à la politique de développement durable lancée depuis
quelques années et plus récemment avec le Grenelle 2 de l’Environnement. La gestion doit
par ailleurs garantir le respect des exigences réglementaires comme celles des attentes des
consommateurs et le maintien d’un prix de l’eau acceptable par ces derniers.
Le SDEA, maître d’œuvre1, cherche à optimiser ses méthodes pour mettre en place des
politiques efficaces de gestion patrimoniale adaptées à chaque situation particulière, en vue de
maintenir le bon état des réseaux dont il a la charge. Face à un objectif de taux de
1
Maître d’œuvre : le maître d'œuvre (ou maîtrise d'œuvre, notée MOE) est l'entité retenue par le maître d'ouvrage pour
réaliser l'ouvrage, dans les conditions de délais, de qualité et de coût fixées par ce dernier conformément à un contrat. La
maîtrise d'œuvre est donc responsable des choix techniques inhérents à la réalisation de l'ouvrage conformément aux
exigences de la maîtrise d'ouvrage. Le maître d'œuvre a ainsi la responsabilité dans le cadre de sa mission de désigner une
personne physique chargée du bon déroulement du projet, il s'agit du chef de projet.
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renouvellement moyen national suggéré aux alentours de 1.25% par an (Plus précisément,
pour maintenir l’âge du réseau à l’échelle nationale à 80 ans, il faudrait renouveler 1,25% du
parc des conduites chaque année), le SDEA mène une réflexion sur la stratégie à adopter
puisque le taux constaté sur son périmètre se situe vers 0.7% actuellement. Au vu des
investissements considérables (environ 30 millions € HT chaque année) déjà réalisés par les
collectivités, faut-il chercher à atteindre l’objectif national ? Faut-il réajuster cet objectif en
tenant compte des spécificités locales
Le SDEA en tant qu’exploitant du réseau d’eau (cas du stage), joue avant tout le rôle d’aide et
de soutien technique pour la collectivité afin de trouver un niveau adapté aux besoins de
renouvellement de son réseau. Pour évaluer l’état des réseaux de chacune de ses collectivités
membres, le SDEA suit certains indicateurs évoqués plus loin dans le rapport.
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1
Analyse multicritère : analyse qui considère un ensemble de critères de nature différente sans nécessairement
les transformer en critères économiques. Il ne s’agit pas de rechercher une solution optimum mais une solution
compromis.
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Outils pour
caractériser le Recours aux outils d’aide à la décision 2
comportement du
réseau et son évolution
dans le temps Modèle de
SDEA
prévisions
ANALYSE MULTICRITERE
Données Outil de prédiction
Défaillances Données des défaillances
CASSES
4
Données SIG
Hiérarchisation des
Modèle
hydraulique faiblesses du réseau
Propositions de
travaux et
Projections
financières
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La construction du schéma altimétrique permet d’avoir une vision d’ensemble du réseau. Pour
cela, le plan général ainsi que les données fournies par le Service d’Informations
Géographiques du SDEA ont été utilisées. Le détail de la construction d’un tel schéma ainsi
que des informations complémentaires sur les réservoirs et les puits et un plan de situation
figurent en annexe 4. Quelques remarques afin de faciliter la compréhension du schéma :
- l’alimentation du réservoir de Mutzig est assurée essentiellement d’une part par
l’intermédiaire d’une conduite de refoulement-distribution de diamètre 250 mm en
provenance des puits du Stierkopf et , d’autre part, par la conduite ∅ 500 mm issue du
forage de Gresswiller
- l’alimentation du réservoir de Molsheim est assurée, d’une part, par l’intermédiaire
d’une conduite de refoulement de diamètre 250 mm en provenance des puits du
Stierkopf et, d’autre part, grâce à une conduite de refoulement-distribution ∅ 250 mm,
300 mm puis 350 mm (ceinture Nord de Molsheim) issue des puits d’Altorf et de
Griesheim-près-Molsheim. A partir de cette dernière, une conduite de refoulement
distribution ∅ 125 mm traverse Avolsheim et assure le remplissage du réservoir de
Wolxheim.
A partir des données gérées par le service Système d’Informations Géographiques du SDEA,
il a été possible de dresser l’inventaire du patrimoine de la CCRMM.
Griesheim-Près-Molsheim, les forages dans les grès vosgiens, situés dans la vallée de la
Bruche, sur le ban communal de Mutzig (puits de Mutzig ou du Stierkopf) et à l’Ouest de la
commune de Gresswiller. Des études sur la vulnérabilité des ressources ont été menées et ont
souligné la nécessité de poursuivre le développement des infrastructures en vue de garantir, à
terme, une sécurité de son alimentation d’eau potable [8].
160
0%
100
175 12%
0% 150
15%
140 125 110
0% 6% 22%
< 80 80 90 100 110 125 140 150 160 175 200 225 250 300 350 400 500
Les diamètres les plus représentés sur le territoire de la CCRMM sont les diamètres de 110
mm (ce qui correspond aux conduites en PVC), 150 mm et 100 mm.
Dans un premier temps, le territoire de la CCRMM a été découpé en deux secteurs dans le
cadre de cette étude, pour analyser si l’origine de l’eau influe sur le comportement du réseau.
- le secteur 1 avec les communes Altorf, Dachstein, Ergersheim soit environ 41 km de
linéaire
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Avant de décrire les deux secteurs, il semble opportun de faire une présentation générale des
matériaux.
1. Fonte ductile notée FD : alliage fer – carbone - silicium dans lequel le carbone existe à
l’état pur, sous forme de graphite sphéroïdale (procédé de fabrication industrielle
démarré dans les années 70).
2. Vieille fonte ou fonte grise notée FT : le carbone se présente sous forme de lamelles.
Cette forme de lamelle diminue ma résistance du matériau.
3. Polychlorure de Vinyle noté PVC
4. Polyéthylène Haute Densité noté PEHD
5. Fonte FTT : fonte revêtue extérieurement , cette fonte vieillit mieux que la fonte
ductile
6. Fonte rapide ou fonte rapide : vieille fonte cassant très facilement
Secteur 1 :
Sur ce secteur environ 42 % du réseau est en fonte grise ou vieille fonte notée FT dont les
dates de pose se situent entre 1945 et 1965. La fonte ductile, FD, qui a fait son apparition en
1965, représente 24 % du linéaire. Il est à noter que ce matériau a été majoritairement posé
dans les années 1980. Enfin le PVC, datant des années 1970, constitue environ 31 % du
linéaire de ce secteur. De façon plus sporadique, d’autres matériaux sont présents sur le
secteur tels que la fonte rapide FR, fonte grise mais antérieure à la fonte FT, la fonte revêtue
extérieurement FTT, le PVC Wavin et le PEHD.
Globalement sur ce secteur environ 50 % du linéaire a été posé avant les années 1975.
Répartition des matériaux sur le Secteur 1
1.8%
24.0%
30.6%
0.2%
0.0%
1.5%
41.7%
7000
6000
Linéaire de pose en FD
5000 Linéaire de pose en FR
Linéaire de pose en FT
Linéaire posé (m)
1000
0
19 99 0
20 00 5
19 9 50
19 95 5
19 96 0
19 96 5
19 97 0
19 97 5
19 98 0
1 9 98 5
19 99 5
2 0 00 0
8
45
00
19
-1
-2
1
-1
-1
-1
-1
-1
-1
-1
-1
-2
-2
5-
60
85
00
50
55
65
70
75
80
90
95
05
4
19
Période de pose
Secteur 2 :
Comme pour le secteur 1, la majorité du réseau est en fonte grise FT et posé avant les années
1975.Environ 22 % du réseau est en fonte ductile posées à partir des années 1970, tout comme
le PVC constituant environ 21 % du linéaire du secteur 2. Sur ce secteur, 46 % du linéaire a
été posé avant les années 1970. Les matériaux tels que FR, FTT, le PVC Wavin mais aussi le
sofo et l’acier sont très peu présents sur ce secteur.
0,01%
4,11%
1,04%
6,31%
37,76%
Acier Cégédur Cent FD FR FT FTT Grès PEHD PVC Sof. W Non renseigné
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
16000
14000
Acier
12000 Cégédur
Cent
Linéaire posé (m)
10000 FD
FR
8000 FT
FTT
6000 PEHD
PVC
4000 Sof.
W
2000
0
1930- 1940- 1950- 1960- 1965- 1970- 1975- 1980- 1985- 1990- 1995- 2000- 2005-
1940 1950 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2008
Période de pose
Les deux secteurs ont les mêmes caractéristiques. Pour ces deux secteurs les matériaux « les
plus à risque » sont la fonte grise (en incluant également la fonte rapide qui est une très vieille
fonte antérieure à la fonte grise notée FT) car elle casse très facilement et le PVC Wavin,
vieux PVC dont les joints collés sont fragiles et peuvent être à l’origine de fuites. En général,
dès que ce type de matériau est trouvé lors de travaux ils sont remplacés systématiquement.
L’âge moyen du réseau est estimé à 32 ans avec une forte proportion de conduites posées
entre 1940 et 1975 dont l’une des parties a été posée avant les années 1975 et l’autre partie
après (Cf. annexe 5 : âge moyen du réseau)
Des catégories de conduites ont été faites pour les deux secteurs à savoir la définition de
groupes de conduites en fonction de la période de pose, du matériau et du diamètre. Le but de
ces catégories de conduites est d’une part de tenir compte de l’historique de la mise en place
du réseau de la CCRMM et d’autre part de créer des familles de conduites sur lesquelles des
essais de rugosité seront effectués. Les essais de rugosité seront expliqués ultérieurement.
Les catégories de conduites sont répertoriées en annexe 6.
Soucieuse de fournir une eau de qualité à ses abonnés, la CCRMM a chargé l’entreprise Setha
de faire un état des lieux de l’état physique des réseaux sur les communes de Molsheim,
Dinsheim-sur-Bruche et Gresswiller. Pour ce faire, la Setha a eu recours à un outil de
diagnostic des réseaux d’eau potable développé par ses soins et appelé Aquadiag. Cet outil a
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
Après analyse des ces résultats, il apparaît qu’un tel outil de diagnostic peut s’avérer utile
pour un réseau dont l’exploitant ne connaîtrait que peu de caractéristiques (ce qui pourrait être
le cas après changement d’exploitant par exemple). La CCRMM bénéficie de l’expertise et du
transfert de connaissances du même exploitant depuis de nombreuses années, ce qui permet
déjà d’avoir une connaissance assez précise du fonctionnement du réseau.
L’étude porte sur l’analyse ruptures sur conduites principales même si les ruptures sur
branchement peuvent être nombreuses.
Les données d’exploitations font apparaître des ruptures de conduites régulières. Il y a en
moyenne une trentaine de ruptures sur conduites principales par an ce qui représente une
rupture tous les 7 kms environ ou 0.14 rupture par km.
Evolution du nombre de ruptures
60
50
Nombre de ruptures
40
20
10
0
2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
Une analyse des ruptures sur conduites principales a été réalisée afin de voir s’il était possible
de dégager certaines tendances. Il apparaît que depuis 2003, date à partir de laquelle les
ruptures ont été recensées dans le logiciel SAP du SDEA (progiciel de facturation et de
gestion des entreprises) sur ce secteur, les ruptures sont majoritairement localisées sur des
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
conduites anciennes en fonte grise de diamètre 80 mm et 100 mm. Cette observation peut
confirmer que la fonte grise est un « matériau à risque » mais cette approche doit tenir compte
du fait que la fonte grise FT reste le matériau le plus présent à l’heure actuelle sur le réseau.
3% 0%
17% 3%
1%
1%
1%
28%
6%
4%
1%
11%
24%
25%
1%
3% 53%
5%
5%
4%
4%
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
1%1%
3% 4% 1%1% 2%1%
4% 1%
2%
7% 33%
5%
3%
26% 2%2% 2%
Une étude des consommations sur le territoire de la CCRMM a été réalisée afin de déterminer
l’évolution de la consommation sur ce secteur mais aussi en vue de l’utilisation du logiciel de
modélisation hydraulique PORTEAU développé par le Cemagref.
La consommation d’eau de la CCRMM est répartie entre les 7747 abonnés et 16 gros
consommateurs1.
1
Dont la consommation annuelle est supérieure à 6 000 m3
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
500 000
400 000
300 000
Volume consommé (m3)
200 000
100 000
-
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
Volume consommé
500
450
400
350
Volume consommé par 300
250
abonné (m3/ab.) 200
150 Volume consommé par abonné
100
50
0
1997 1999 2001 2003 2005 2007
Années
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
3 000 000
2 500 000
Volume consommé (m3)
2 000 000
1 000 000
500 000
-
1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010
Année
3.5.1. / Le rendement
Le rendement est un indicateur intéressant qui permet une évaluation rapide de l’état global
du réseau. Il existe plusieurs définitions du rendement :
- le rendement primaire prenant en compte seulement le volume consommé
comptabilisé, c’est-à-dire les volumes facturés
- le rendement prenant en compte les volumes autorisés non comptés
Ces deux termes se calculent de la façon suivante :
Volume facturé (m 3 )
Rendement primaire (%) =
Volume produit (m 3 )
29
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1997 1998 1999 2000 2001 2003 2004 2005 2006 2007 2008
23702 23702 26174 26174 26174 26174 26174 26174 26174 26174 26868
Population desservie
Nombre total
7256 7329 7406 7482 7512 7704 7839 7913 7990 7321 7747
d'abonnés
- dont ab.
7243 7316 7380 7356 7486 7692 7821 7897 7974 7305 7731
domestiques
-dont ab. gros
13 13 26 26 26 10 18 16 16 16 16
consommateurs
Production (m3) 2 796 300 2 904 422 2 850 599 2 655 565 2 579 144 3 063 972 2 815 620 2 800 078 2 692 513 2 331 437 2621268
Consommation (m3)
(Volume consommé =
Volume facturé 1 935 479 1 949 226 2 078 591 2 159 821 2 051 638 2 159 087 1 971 402 2 087 051 1 952 584 1 870 881 1802413
(vente abonnés +
vente villes))
Rendement primaire
= Volume
69,2% 67,1% 72,9% 81,3% 79,5% 70,5% 70,0% 74,5% 72,5% 80,2% 68.8
facturé/Volume
produit
90,0%
85,0%
80,0%
Rendement (%)
75,0% Rendement
70,0%
65,0%
60,0%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Années
Le rendement fluctue depuis 1997 entre 67 et 81%. Il a chuté de 80 à 68% entre 2007 et 2008
conséquence d’une baisse des ventes parallèlement à une augmentation de la production.
Les baisses de vente s’expliquent par la tendance générale de maîtrise des
consommations et d’économie d’eau. Les hausses de production ont par ailleurs
plusieurs causes possibles, parmi lesquelles les fuites, la hausse des prélèvements d’eau
non comptée (arrosage, manœuvre sur appareil de lutte contre l’incendie…).
Il a été possible de calculer un rendement prenant en compte les volumes autorisés non
comptés seulement à partir de 2003, ces volumes n’ayant pas été relevés avant. On précise
néanmoins que ces volumes autorisés non comptés restent estimés et ne sont pas quantifiés de
façon précise.
Production (m3) 3 063 972 2 815 620 2 800 078 2 692 513 2 331 437 2621268
Consommation
(m3) (Volume
facturé + 2 194 087 2 007 802 2 105 251 1 970 784 1 889 081 1820613
volume autorisé
non compté)
Rendement 71,6% 71,3% 75,2% 73,2% 81,0% 69.5%
Evolution du rendement
82,0%
80,0%
78,0%
76,0%
Rendement (%)
74,0%
72,0% Rendement
70,0%
68,0%
66,0%
64,0%
62,0%
2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
31
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3 500 000
3 000 000
2 500 000
Volume (m3)
1 000 000
500 000
-
1997 1998 1999 2000 2001 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
Graphique 15 : Evolution du volume produit et du volume consommé comptabilisé entre 2003 et 2008
3 500 000
3 000 000
2 500 000
Volume (m3)
500 000
-
2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
L’écart entre le volume produit et le volume consommé correspond aux pertes sur le réseau.
Etant donné la chute du rendement entre 2007 et 2008, deux campagnes de recherche de fuites
ont été menées depuis début 2009 sur le territoire et ont permis de détecter plusieurs dizaines
de fuites réparées depuis.
32
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Le rendement étant apprécier par rapport à la typologie d’un réseau (rural, urbain), il est utile
de calculer l’Indice Linéaire de Pertes (ILP) qui permet d’établir des comparaisons avec
d’autres réseaux. Il se calcule de la façon suivante :
Le linéaire de canalisations n’inclut pas le linéaire de branchement. Les valeurs d’ILP sont
consignées dans le tableau ci-après :
Année 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Pertes Primaires (Volume
distribué (m3) - Volume 860821955196 772008 495744 527506 466706 904885 844218 713027 739929 460556 945772
facturé (m3))
Linéaire de canalisations en
205,5 208,4 209 210 212 212 215 216 216 218 203* 210
conduites principales (km)
ILP primaire (m3/j/km) 11,5 12,6 10,1 6,5 6,8 6,0 11,5 10,7 9,0 9,3 6,2 12,3
*La baisse de linéaire s’explique par le retrait de la commune de Griesheim-Près-Molsheim
Tableau 3 : Indice Linéaire de Pertes Primaires de 1997 à 2008
Ces valeurs peuvent être comparées à des valeurs de référence d’ILP primaire proposées dans
une étude menée par l’agence de l’eau Adour-Garonne :
Avec environ 37 abonnés par kilomètre, le réseau de la CCRMM est considéré comme étant
un réseau intermédiaire. Par conséquent, d’après les valeurs de référence, l’ILP primaire peut
être qualifié de « médiocre » de 2000 à 2002 et pour l’année 2007 et de « mauvais » pour les
années de 1997 à 1999, de 2003 à 2006 et pour l’année 2008.
Cette comparaison n’est toutefois pas satisfaisante, dans la mesure où ces tableaux ne tiennent
pas compte de facteurs influençant le vieillissement du réseau (qualité de l’eau véhiculée et
nature du sol). Des campagnes de recherche de fuites sont d’ailleurs menées régulièrement.
Comme signalé précédemment, deux campagnes de recherche de fuites ont été réalisées
depuis début 2009 sur tout le réseau de la CCRMM. Plusieurs dizaines de fuites sur
branchements et sur conduites sont à chaque fois mises en évidence et réparées dans les jours
suivants. Il semble qu’après chaque réparation d’autres points faibles du réseau cèdent.
33
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L’état du réseau et également la façon dont il est géré par l’exploitant peuvent-être évaluées
par le nombre de réparations. L’indice linéaire de réparations est défini par la formule ci-
après :
Nombre de réparations de
38 31 51 28 26 46 44 31 28 34 16 31
fuites sur canalisation
Linéaire de canalisation
205,5 208,4 209 210 212 212 215 216 216 218 203 210
(km)
ILR (réparations/km) 0,18 0,15 0,24 0,13 0,12 0,22 0,20 0,14 0,13 0,16 0,08 0,15
Entre 2007 et 2008, l’ILR a presque doublé (augmentation du nombre de réparations faites sur
le réseau) alors que le rendement a diminué. La chute du rendement n’est pas forcément liée à
des ruptures, mais peut-être à des volumes prélevés non comptés, autorisés ou non.
0.30 14.0
12.0
Nombre de réparations:km
0.25
10.0
0.20
m3/j/km
8.0
0.15
6.0
0.10
4.0
0.05 2.0
0.00 0.0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
2002 à 11.5 m3/j/km en 2003. La problématique des fuites sur le territoire de la CCRMM
n’est donc pas si simple puisqu’il n’est pas possible d’affirmer que le volume de pertes
soit dû aux fuites sur les canalisations. Ce bref constat vient appuyer le fait que le SDEA et
la CCRMM doivent concentrer leurs efforts sur la recherche de l’origine du volume d’eau
perdu. De plus, des actions de sensibilisation des communes membres sont en cours,
notamment pour la mise en place de comptage pour l’arrosage public.
4.1.1. / Le principe
Lorsqu’une conduite est parcourue par un fluide à un débit fixé, des pertes de charges sont
générées, matérialisées par une baisse de la pression disponible. Ces pertes de charges sont
fonction du débit, du diamètre de la conduite et de la rugosité (la rugosité est un paramètre
représentant l’état de surface intérieure de la canalisation, lisse ou rugueux). Il est donc
possible, si l’on mesure la perte de charge, d’en déduire le diamètre pour une rugosité
fixée.Le principe de la mesure est représenté sur la figure ci-dessous :
35
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On réalise au minimum 3 mesures de débit pour chaque essai afin de réduire le risque de
résultat erroné. Le diamètre équivalent est calculé entre le point 1 et le point 2 ainsi qu’entre
le point 2 et le point 3 en vue de vérifier la cohérence des résultats obtenus.
Connaissant l’altitude des points (Altitude du réservoir – Pression statique du point), et leur
pression, il est possible de calculer la perte de charge totale j entre deux points :
j = P1 – P2 + z1 – z2
Pour le point 3 où le débitmètre est en place, on ajoute la perte de charge singulière crée au
niveau de l’appareil de lutte contre l’incendie et calculée comme suit :
5v²/2g
On calcule ensuite la perte de charge linéaire (en mm/m) puis à partir de la formule de
Lechapt et Calmont on calcule le diamètre équivalent :
On cherche à déterminer les diamètres équivalents des conduites compte tenu de l’incrustation
et de la corrosion qui en modifient les caractéristiques. Considérant que les conduites en PVC
ne sont pas touchées par la corrosion, aucun essai n’a été réalisé sur cette classe de conduite.
Un exemple de résultat d’essai vous est présenté ci-dessous :
36
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A1- ALTORF-Rue
Date 25/06/09 N°de mesure
Principale
Statique 71 68 70
Mesure 2 68 57.5 50
Mesure 3 66 54.2 40
Mesure 4 64 49 30
Statique 0 0
Mesure 1 18 5 0.10
La mesure à débit nul est utile au calcul de la dénivelée (différence d’altitude entre les points).
1
mce : mètre de colonne d’eau
2
PDC : Perte de charge
37
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L’hypothèse qu’une conduite testée dans une classe de conduite était représentative de sa
classe a été retenue. Ainsi ses caractéristiques calculées d’après un essai de rugosité seront
appliquées à toutes les conduites de la même classe.
Depuis la fin de l’année 2008, il a été demandé aux opérateurs de l’antenne technique du
SDEA de Molsheim de prélever un échantillon des conduites qu’ils réparent à la suite de
ruptures. Ce stage a été l’occasion pour le SDEA de constituer un inventaire des ruptures. En
effet, les échantillons prélevés sont pris en photos et un fichier est constitué précisant le
diamètre, le matériau, l’année de pose, la localisation (commune et n°de rue) et la date de
réparation de la rupture.
La constitution et le maintien d’un tel inventaire sont souhaitables car cela offre la possibilité
de comparer les résultats théoriques fournis par les essais de rugosité avec la réalité.
Il a été ainsi possible de s’assurer de la fiabilité de certains essais réalisés sur des tronçons où
des ruptures avaient déjà étaient observées :
- comparaison entre l’échantillon de la conduite en 80 FT- Rue Pasteur, Molsheim -
1955 et l’essai réalisé sur la 80 FT - Rue de la Source, Molsheim - 1955
- comparaison entre l’échantillon de la conduite en 100 FT – Rue Notre Dame,
Molsheim – 1940 et l’essai sur la 100 FT – Rue de la Division Leclerc, Dorlisheim –
1941
- comparaison entre l’échantillon de la conduite en 200 FD – Rue du Vieweg, Dachstein
– 1974 et essai sur la 200 FD – Route express de la Vallée de la Bruche, Gresswiller –
1980
Les échantillons prélevés présentent une rugosité équivalente à celle calculée à l’issue des
essais de rugosité.
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En raison du nombre important de tronçons, un très grand nombre de données sont générées,
qui pour être analysées de façon similaire et rapide nécessitent l’utilisation d’outils d’aide à la
décision. Parmi ces outils, on peut citer le logiciel CASSES, le logiciel PORTEAU, le logiciel
CRITICITE. Pour la méthodologie testée sur le territoire de la CCRMM, le SDEA a retenu les
outils CASSES et PORTEAU.
Si les données concernant les tronçons ont été faciles à obtenir, la collecte des données
concernant les ruptures s’est révélée plus fastidieuse. En effet, les ruptures sont répertoriées
dans le progiciel de gestion des entreprises SAP (Systems Analysis of Product) depuis 2003,
date à laquelle le SDEA a acquis ce logiciel. Néanmoins, si l’adresse de la rupture est
indiquée, une localisation plus précise tel qu’un numéro de maison est très rarement présent.
1
Aide à la décision : « L’aide à la décision, est définie comme étant l’activité de celui (homme d’étude= maître d’œuvre)
qui, prenant appui sur des modèles clairement explicités et plus ou moins complètement formalisés, cherche à obtenir des
éléments de réponses aux questions que se pose un intervenant (décideur, ici la CCRMM) dans un processus de décisions,
éléments courant à éclairer la décision et normalement à prescrire un comportement de nature à accroître la cohérence
entre l’évolution du processus d’une part, les objectifs et le système de valeurs au service duquel cet intervenant se trouve
placé d’autre part. » [2]
2
Tronçon : section ou partie d’une conduite
40
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Par conséquent, un effort a été fait pour tenter de localiser les ruptures plus précisément
notamment en essayant d’obtenir des compléments d’informations auprès des agents de
terrain. Les défaillances pour lesquelles il subsistait des doutes quant à leur localisation ont
été écartées.
Le secteur de la CCRMM étant caractérisé par plusieurs types de matériau (fonte grise FT et
FR, fonte ductile FD, fonte FTT, PVC, PVC Wavin), un modèle par matériau a été crée. En
effet, les conduites selon leur composition ne se détériorent pas de la même façon, chaque
matériau nécessite donc un modèle à part.
Pour le calage des modèles plusieurs covariables1 ont été retenues à savoir :
- la date de pose, 8 périodes de pose ont été créées correspondant aux périodes de pose
déterminées lors de la création des catégories de conduites
- des covariables dites « qualitatives » : la longueur et le diamètre
Il apparaît nécessaire de préciser que l’historique de ruptures n’est pas très important puisqu’il
date de 2003 (au total 184 ruptures)
Le calage du modèle consiste à se fixer une fenêtre d’observation et à faire des prévisions sur
une période pour laquelle on connaît effectivement les défaillances. Il s’agit ensuite de
comparer les prévisions données par le modèle avec celles observées. Dans le cas présent, le
calage est effectué pour chaque modèle sur la période [2003-2007] et la validation sur l’année
2008.
Validation
Calage du modèle
1
Dans un modèle, une covariable est une variable qui joue un rôle explicatif, sa variation n'est pas étudiée en tant que telle
mais comme éventuel facteur à l'origine de la variation des variables principales, sujet de l'investigation.
41
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La pertinence des modèles peut être évaluée au moyen de la « Courbe des Bénéfices ». Cette
courbe renseigne la capacité de l’outil CASSES à identifier les conduites critiques d’un point
de vue structurel. Pour obtenir une telle courbe, il suffit de classer les conduites par taux de
casse décroissant. Le taux de casse noté TxCP est ainsi défini :
Longueur en kilomètres
Initialement, 4 modèles avaient été créés (FT, FD, PVC, Wavin) mais au regard des courbes
de bénéfices obtenues seul un modèle a été retenu comme représentatif d’une réalité.
1.2
1
% NCO cumulé
%NCP cumulé
0.8
0.6 observé
0.4 prévu
0.2
0
0.00
0.03
0.03
0.07
0.16
0.27
0.39
0.45
0.62
0.72
0.94
-0.2
0.01
0.05
0.10
0.13
0.19
0.23
0.33
0.53
% linéaire cumulé
1.2
1
% NCO cumulé
% NCP cumulé
0.8
Observé
0.6
0.4 Prévu
0.2
0
00
03
11
21
33
40
45
50
56
64
67
71
77
81
85
90
96
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
0.
% linéaire cumulé
42
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Pour le cas de la fonte FT, on constate que les prévisions du modèle se rapprochent assez bien
de l’observation. En revanche pour le PVC, le modèle n’est pas représentatif, les prévisions de
défaillances ne coïncidant pas avec les défaillances observées.
Plus la courbe des prévisions coïncide avec la courbe des observations plus le modèle est bon.
[Nafi]
Deux raisons principales expliquent un tel constat :
-certains matériaux tels que le PVC et la FD sont en réalité très peu sujets aux ruptures auquel
cas il est normal d’observer peu de ruptures et ce nombre de ruptures par conséquent faible ne
permet pas la création d’un modèle
Prévisions de défaillances
Le seul modèle retenu concerne la fonte grise FT. Pour ce matériau des prévisions ont été
réalisées pour les années 2009, 2010, 2011, 2012, 2013. Il sera ainsi possible par la suite de
s’intéresser aux prévisions d’horizon fin 2009 (prévisions à 1 an), fin 2011(prévision à 2 ans)
fin 2013 (prévisions à 5 ans), échéances correspondant à celles souhaitées par la CCRMM
dans le plan de renouvellement. Néanmoins, on retiendra les prévisions faites sur l’année
2013 pour établir le programme de travaux notamment dans un souci d’anticipation des
problèmes à venir sur le réseau.
CASSES donne pour chaque tronçon et pour chaque période de prévision, le nombre de
défaillances prévues (NCP) et le taux de défaillances prévues (TxCP). Pour déterminer les
conduites critiques, il suffit de les classer par TxCP décroissant. Quant au choix des conduites
à renouveler chaque année, il existe plusieurs possibilités : soit on peut se définir un linéaire
comme seuil de renouvellement, linéaire à ne pas dépasser pour les 5 prochaines années, soit
se fixer un budget à ne pas dépasser, soit se fixer une moyenne d’âge à maintenir sur le réseau
étudié. Notre réseau ayant une moyenne d’âge estimée de 32 ans (moyenne d’âge inférieure à
la moyenne d’âge nationale des réseaux français estimée à 80 ans), on ne va pas se fixer une
moyenne d’âge à maintenir.
les réseaux de distribution. Une modélisation Porteau du réseau de la CCRMM n’existait pas
jusqu’alors. La dernière version de PORTEAU, la version 3.2, a été utilisée.
Le réseau a été construit à l’aide du logiciel PORTEAU à partir de la base de données SIG du
SDEA. Le plan SIG du réseau a été importé vers PORTEAU. Lors de cette importation,
seules l’armature du réseau et les longueurs des tronçons sont conservées. Il a donc fallu
entrer dans le modèle les caractéristiques de chaque tronçon (diamètre, matériau, rugosité), la
cote altimétrique de chaque nœud. Initialement le modèle comptait 2266 tronçons et 2005
nœuds.
- Une fois toutes les caractéristiques du réseau entrées, le modèle a été simplifié grâce à
la manipulation « simplification tuyau » qui permet de concaténer les tronçons voisins
ayant les mêmes caractéristiques en un unique tronçon, et la manipulation « antenne
raccourcie ». Par ces opérations, le modèle a finalement les caractéristiques suivantes :
On précise que les essais de rugosité ont servi à la construction du modèle. En effet, en raison
des résultats cohérents obtenus à la suite de la campagne de rugosité, les diamètres
équivalents et les rugosités des conduites calculées ont pu être utilisés. Par exemple, toutes les
conduites 125 FT des années 1950 sont mises en diamètre 100 mm avec une rugosité k=1
mm.
44
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15 modèles de consommation industrielle ont été créés afin de représenter les gros
consommateurs de la CCRMM. Un des gros consommateurs ayant une consommation peu
importante a été regroupé avec des abonnés domestiques. En effet, le camp CGE (caserne à
Mutzig) avec une consommation moyenne de 5 229 m3 soit une consommation inférieure à
6000 m3, ne fait pas strictement partie des gros consommateurs. La liste des gros
consommateurs de la CCRMM est fournie en annexe 11.
• Modèle de fuite
Un modèle de fuites a également été créé. Ce modèle « fuite » est entré dans tous les tronçons
du réseau afin d’avoir une répartition homogène des fuites. Le choix a été fait d’injecter les
fuites sur les tronçons et non sur les nœuds, autre possibilité. En effet, lorsque l’on passe en
consommation du jour de pointe par application du coefficient de pointe journalière, et que les
fuites sont au niveau des nœuds, celles-ci augmentent. Or en jour de pointe, les fuites
n’augmentent pas pour autant. Il paraît donc plus judicieux d’appliquer les fuites aux tronçons
qui resteront alors les mêmes en jour de pointe. Cette méthode suppose que les fuites ne
dépendent ni du diamètre ni du matériau.
Le rendement du réseau est une donnée nécessaire afin d’estimer le volume de fuite. On a
retenu un rendement moyen de 74.4% (moyenne des rendements depuis 1997).
Le modèle ainsi construit doit être adapté à la réalité : il s’agit du calage du modèle. Un
premier calage avait été effectué lors de la construction du modèle puisque les diamètres et
rugosités correspondent à ceux obtenus à la suite des essais de rugosité pour les catégories de
conduites testées.
Un autre calage est effectué à partir d’essais débits-pressions sur des poteaux incendie,
poteaux auxiliaires et hydrants sur chaque commune de la CCRMM. Ce travail est fastidieux
car il faut comparer les résultats donnés par le modèle avec les essais terrain sur chaque nœud
correspondant à un appareil de lutte incendie sur lequel a été réalisé un essai. Lorsqu’un nœud
45
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modèle
débit (m3/h) débit (l/s) pression (m) pression (bars)
20,6 5,7 47,8 4,8
30,9 8,6 42,6 4,3
41,1 11,4 36,1 3,6
51,4 14,3 28,4 2,8
61,7 17,1 19,5 1,9
essai
débit (m3/h) pression (m) pression (bars)
25 40,0 4,0
50 30,0 3,0
61 20,0 2,0
71 10,0 1,0
pression m
60
50
40 modèle
mesure
30 Polynomial
(mesure) y = -0,0059x2 - 0,2024x + 54,478
Polynomial
R2 = 1
20 (modèle)
10
0 débit m³/h
0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0
Graphique 20 : Comparaison des valeurs obtenues avec le modèle avec celles obtenues sur le terrain
Avec une marge de 3.53%, le modèle semble proche de la réalité. On considère donc ce point
calé convenablement.
Pour savoir si le point est effectivement bien calé on évalue la marge d’erreur entre la courbe
calculée par le modèle et la courbe donnée par les essais sur le terrain.
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Il arrive que certains points ne soient pas calés correctement. Par conséquent, en l’absence
d’un calage « parfait », on opte pour un calage pessimiste avec une marge de 20% supposée
comme acceptable. Il est très difficile d’être proche de 0.
A titre informatif et dans un souci d’établir une méthodologie, il existe d’autres méthodes
permettant de tester l’importance hydraulique :
- une autre méthode consiste à couper un tronçon et à regarder la pression du nœud situé
à l’aval du tronçon et à la comparer à la pression lorsque le tronçon n’est pas fermé. Il
est intéressant d’utiliser cette méthode sur les nœuds sur lesquels sont affectés des
consommations.
La méthode retenue pour cette étude permet d’avoir une idée plus précise des tronçons
importants et aidera à la hiérarchisation des tronçons lors de l’analyse multicritère
L’analyse multicritère est une méthode qui permet de déterminer les conduites candidates au
renouvellement et définir l’ordre des priorités par la prise en compte de plusieurs critères. Les
critères retenus se voient attribuer un poids en fonction de leur importance relative dans la
décision. Le décideur (ici la CCRMM) est amené à paramétrer les pondérations.
Du fait d’un grand nombre de données disponibles pour caractériser les réseaux, données qu’il
faut trier, analyser…, une gestion patrimoniale qui se veut pertinente doit reposer sur des
critères d’aide à la décision judicieusement choisis [2]. En effet, en raison de la multitude des
acteurs et des enjeux, la décision en matière de gestion patrimoniale est multicritère. Ainsi le
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Sur la base des données et informations disponibles, nous avons proposé de façon exhaustive
les critères suivants :
- l’âge : qui peut être un critère discriminant. Néanmoins, des conduites anciennes
peuvent s’avérer être en bon état
- le nombre de ruptures observées : cette donnée est fournie par l’exploitant du
réseau, elle permet de caractériser l’état de dégradation de la conduite sur la base de
l’historique de défaillances
- le taux de ruptures : il s’agit de considérer les résultats de prévision du logiciel
CASSES
- l’importance hydraulique : ce critère est évalué en partie grâce au logiciel
PORTEAU. Un tronçon est d’autant plus important que le débit qui y transite l’est.
Plusieurs cas sont à distinguer pour ce critère (Cf. annexe 12). En effet, en vue de
rendre applicable la méthodologie souhaitée par le SDEA à l’ensemble des réseaux,
plusieurs types de tronçons ont été définis afin de juger de leur importance
hydraulique.
- le type d’abonnés desservis : pour des raisons économiques, il est possible de
concevoir qu’une conduite desservant un industriel sera jugée prioritaire dans le
programme de renouvellement face à une conduite desservant des abonnés de type
domestique « à niveau égal de détérioration »
- opportunité des travaux de voirie : les interventions sur d’autres réseaux enterrés
(assainissement, gaz, électricité) constituent un critère notamment en vue de limiter la
gêne occasionnée par les travaux et réaliser des économies d’échelle
- l’avis de l’exploitant : sa bonne connaissance du réseau permet d’ajuster les résultats
théoriques des études
- le critère économique : ce critère n’intervient pas directement dans le tableau
multicritère. Ce critère est conditionné par le budget que la CCRMM souhaite allouer
aux travaux pour son réseau d’eau potable. Ce critère est un critère très important pour
l’élaboration des programmes de renouvellement [3].
- Le critère niveau de trafic : ce critère permet de constater les contraintes extérieures
subies par les conduites
- Le critère « sous-dimensionnement/sur-dimensionnement » : par l’observation des
vitesses dans les conduites sous PORTEAU, il est possible de mettre en évidence les
conduites sous ou sur-dimensionnées
1
critères : aspects suivant lesquels les alternatives sont examinées. Les critères peuvent être qualitatifs ou
quantitatifs.
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Pour cette étude, quatre critères ont été retenus : le nombre de ruptures observées, le type
d’abonnés desservis, l’importance hydraulique et l’avis de l’exploitant.
Il a été décidé que le critère « opportunité des travaux de voirie » ne serait pas retenu dans
le tableau multicritère mais interviendra plus tard dans le raisonnement lorsqu’il s’agira de
programmer les travaux par année. Concernant le critère « taux de ruptures », il ne peut être
intégré dans l’analyse multicritère de cette étude puisqu’il n’est pas défini pour tous les
matériaux (Cf. partie 4.3.1). En revanche, on pourrait l’utiliser si notre analyse concernait
uniquement les conduites en vieille fonte.
Le critère « niveau de trafic » n’est pas utilisé car aucune donnée concernant le trafic n’est
pour le moment disponible.
Il existe plusieurs méthodes d’agrégation des critères[9]. La méthode utilisée pour cette étude
est la méthode d’agrégation simple ou méthode de pondération des critères
1
La normalisation permet de comparer des critères exprimés dans des unités différentes de façon à n’obtenir
que des notes comprises entre 0 et 1 pour chacun des critères.
49
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Dans cette méthode, les critères sont appréciés sur une échelle de notation. Les notes une fois
normalisées, sont pondérées puis additionnées pour obtenir une note globale d’évaluation des
risques encourus par le tronçon. Dans notre cas, les tronçons du réseau ayant la note la plus
importante (en raison du sens de « préférence » choisi) sont ceux à remplacer en priorité. Les
autres tronçons sont à surveiller suivant l’évolution des incidences de défaillances.
Les « poids » à attribuer (ou barème de pondération) aux différents critères ont été choisis
avec le décideur à savoir le responsable du service « Etudes et Travaux » de la CCRMM, M.
Weber :
- le critère « nombre de ruptures observées » est affecté du plus grand coefficient car il
est considéré comme étant important par le décideur (3),
- le critère « importance hydraulique » se voit attribuer un coefficient intermédiaire (2)
- les autres critères de cette étude ont le même poids, poids inférieur aux précédents (1)
car moyennement importants.
Le tableau multicritère obtenu dans le cadre de cette étude se trouve en annexe 13. Ce tableau
est un outil intéressant pour la CCRMM s’il est mis à jour. En effet, si des travaux de voirie
sont planifiés sur le secteur de la CCRMM, la consultation de ce tableau permettra à la
CCRMM de déterminer les conduites qui pourraient profiter de cette opportunité de travaux
pour être changées.
Le tableau multicritère une fois rempli a été soumis à M. Weber, responsable du service
Etudes et Travaux » de la CCRMM. Ce tableau a permis de sélectionner les conduites
candidates au plan de renouvellement. De plus, l’élaboration du programme de
renouvellement doit tenir compte de l’enveloppe budgétaire que la CCRMM souhaite allouer
aux travaux sur le réseau d’eau potable. Dégageant une bonne capacité d’autofinancement (de
l’ordre de 470 000 € hors opérations d’ordre, estimation pour l’année 2009 fournie par le
service financier de la CCRMM), la CCRMM a décidé d’avoir recours à la CAF1 pour
financer les travaux de renouvellement. Un tel choix de financement permet non seulement à
la CCRMM d’éviter de contracter un emprunt mais aussi de maintenir le prix de l’eau.
Suite à l’analyse du tableau, des tronçons ont été retenus pour le programme de travaux :
1
La capacité d'autofinancement (CAF) est le potentiel de l'entreprise à dégager, de par son activité de la période, une
ressource (un enrichissement de flux de fonds).Cette ressource interne pourra être utilisée notamment pour financer la
croissance de l'activité, financer de nouveaux investissements, rembourser des emprunts ou verser des dividendes aux
propriétaires de l'entreprise.
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Commune de MOLSHEIM
Rénovation Rue de la Source - Molsheim
Pose de 1304 ml de conduite Ø 150 mm et Ø 110 mm à poser entre
la conduite existante Ø150 mm route de Mutzig et la conduite Ø250 675 000 € HT
mm existante Rue des Alliés
Rue de la Source - Molsheim
Renforcement- Pose de 225 ml de conduite Ø 150 mm 100 000 € HT
Rue des Aubépines - Molsheim
Renforcement – Pose de 103 ml de conduite Ø 150 mm et Ø 110 mm 65 000 € HT
Rue des Remparts - Molsheim
Rénovation – Pose de 640 ml de conduite Ø 110 mm 150 000 € HT
Rue de la Chartreuse - Molsheim
Rénovation – Pose de 190 ml de conduite Ø 110 mm 60 000 € HT
Rue Saint Georges – Molsheim
Rénovation – Pose de 72 ml de conduite Ø 110 mm 80 000 € HT
Commune de MUTZIG
Rue du Commandant Clerc
Renforcement – Pose de 316 ml conduite Ø 110 mm 100 000 € HT
Rue du Docteur Schweitzer
Renforcement – Pose de 267 ml conduite Ø 110 mm 55 000 € HT
Rue du Maréchal Leclerc
Rénovation – Pose de 316 ml conduite Ø 110 mm 60 000 € HT
Rue Bouchotte
Renforcement – Pose de 140 ml de conduite Ø 110 mm 60 000 € HT
Commune de DACHSTEIN
Rue Principale
Renforcement – Pose de 600 ml de conduite Ø 150 mm et 110 mm 270 000 € HT
Commune d’ERGERSHEIM
Rue de Wolxheim
Renforcement – Pose de 153 ml de conduite Ø 150 mm 90 000 € HT
RD 30 vers Molsheim
Renforcement - Pose de 87 ml de conduite Ø 150 mm 25 000 € HT
Commune de GRESSWILLER
Rue des Vosges
Rénovation – Pose de 177 ml de conduite Ø 110 mm 90 000 € HT
Commune de SOULTZ-LES-BAINS
Rue de Saverne
Renforcement – Pose de 35 ml de conduite Ø 110 mm 30 000 € HT
Rue du Presbytère
Renforcement – Pose de 87 ml de conduite Ø 110 mm 30 000 € HT
Commune de WOLXHEIM
Réservoir de Wolxheim
Remplacement des deux conduites de refoulement distribution par
155 000 € HT
une seule conduite Ø 200 mm sur environ 650 m
TOTAL HT 2 095 000 € HT
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Le linéaire ainsi renouvelé (4.5 km) représente environ 2 % du linéaire total du réseau de la
CCRMM.
En plus de ce programme de renouvellement, l’étude a permis d’émettre des suggestions
supplémentaires :
- Mutzig : le centre ville de Mutzig mériterait d’être renforcé, un bouclage en
Ø 150 mm rue du Stade serait à prévoir
- Soultz-les-Bains : un renforcement Rue de Molsheim entre la nouvelle conduite
Ø 200 mm et l’ancienne conduite Ø 150 mm
Quelques précisions sont à apporter quant à l’estimation des coûts. Le prix de remplacement
de chaque conduite comprend le coût de pose de la conduite (prix de pose/ml * linéaire posé),
le coût de remplacement des branchements et des frais annexes et divers estimés de la façon
suivante : frais annexes et divers = 10 % (coût de pose + coût de remplacement des
branchements). Le coût de remplacement d’un branchement est fixé à 2200 € (prix fourni par
le service Etudes et Travaux de la CCRMM)
Avec une capacité d’autofinancement de 470 000 € et d’après l’estimation des coûts, le
programme de renouvellement de la CCRMM se déroulera sur 5 ans. Il n’y a pas de
proposition de phasage car les travaux se feront chaque année en fonction des travaux de
voirie.
C’est au responsable du service Etudes et Travaux de la CCRMM de planifier ces travaux en
consultation avec les communes.
L’élaboration d’un plan de renouvellement, qui s’inscrit dans une démarche de gestion
patrimoniale, fait intervenir la prise en compte de facteurs locaux, de l’analyse des données de
maintenance et d’exploitation à l’aide d’outils tels que la cartographie et la modélisation
hydraulique. L’apparition de modèles d’aide à la décision répandus (début des années 2000)
traitant de la problématique de renouvellement et de maintenance des réseaux d’eau vient
compléter les possibilités d’analyse. Amir Nafi, enseignant-chercheur à l’ENGEES a publié
un rapport [7] présentant ces différents modèles. Ce travail a été réalisé en amont de mon
travail de fin d’études, en vue de conceptualiser la méthode.
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La mise en place d’une politique de gestion patrimoniale repose principalement sur deux
piliers à savoir d’une part la maîtrise des données disponibles et utiles et d’autre part
l’utilisation des outils nécessaires à l’analyse de ce grand nombre de données. Les outils
d’aide à la décision sont donc à préciser pour l’élaboration de la méthodologie.
De plus, pour déterminer les conduites à renouveler, il est important de connaître celles ayant
subi des défaillances telles que des ruptures. Ces défaillances sont enregistrées dans le logiciel
SAP (Systems Analysis and Product). On rappelle que SAP est un progiciel de gestion
d’entreprises, dont le SDEA se sert avant tout pour la gestion des interventions, des stocks et
pour la facturation des travaux effectués. Par conséquent, lorsque les agents techniques
remplissent les OT, ils doivent essentiellement renseigner la durée des travaux et leurs coûts.
Le type d’intervention et la localisation de l’intervention ne sont pas systématiquement
renseignés. SAP n’étant pas spécifiquement destiné à la gestion patrimoniale, la collecte des
défaillances fut difficile car de nombreuses incertitudes régnaient quant à la localisation et aux
types de défaillances. Or l’exactitude de ces données est importante en vue de l’utilisation de
l’outil CASSES, outil présenté par la suite. Là encore, si les données d’entrée sont erronées,
les résultats fournis par l’outil ne seront pas représentatifs donc non exploitables. Il serait
donc intéressant que le SDEA développe sa base de données sur les défaillances,
notamment pour leur localisation, en les attribuant à un point précis d’une conduite. Le
complément d’une telle base permettrait un gain de temps considérable et augmenterait la
fiabilité des informations.
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Enfin, un autre type de données a été collecté dans le cadre de mon stage à savoir des données
de terrain. En effet, en vue de valider des modélisations hydrauliques, il est nécessaire
d’obtenir ces données afin de s’assurer de la représentativité du modèle hydraulique.
Ces données ont pu être récupérées mais ont nécessité un traitement manuel important afin
d’être exploitables notamment pour les outils d’aide à la décision.
Des outils d’aide à la décision sont indispensables à la mise en place d’une politique de
gestion patrimoniale notamment parce qu’ils permettent de traiter le grand nombre de données
disponibles et de définir les priorités d’investissement à court, moyen et long terme.
Eau Potable
Linéaire concerné (km) 3 500
Nombre de tronçons gérés en SIG 40 000
Valeur à neuf (k€)
700 000
Population concernée 680 000 hab
Tableau 13 : Données concernant les réseaux d’eau du SDEA
On constate que le nombre de tronçons gérés par le SIG est considérable. La méthodologie à
mettre en place doit faciliter au maximum l’étude de tous ces tronçons.
Comme le souligne le travail réalisé par [Nafi, 2009], il existe de nombreux outils d’aide à la
décision. Toutefois leurs utilisations nécessitent la disponibilité d’un grand nombre de
données dont toutes ne sont pas gérées dans le système du SDEA. Pour l’étude réalisée pour
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la CCRMM, deux outils d’aide à la décision ont été utilisés à savoir CASSES et PORTEAU,
outils développés par le Cemagref.
L’outil CASSE se révèle être un outil intéressant dans le cadre de la gestion patrimoniale et
que le SDEA pourrait envisager d’acquérir. Néanmoins, cet outil nécessite un inventaire de
ruptures tenu de façon rigoureuse avec une localisation précise. Il est primordial que
l’identifiant SIG du tronçon ayant subi la rupture soit indiqué systématiquement. La méthode
de collecte des ruptures mérite d’être revue au SDEA afin d’être standardisée au format
correspondant à celui nécessaire au logiciel CASSES.
CASSES peut être utilisé à fréquence régulière en fonction des plans de renouvellement qui
sont établis. On peut penser à une fréquence annuelle si on dispose de beaucoup de données,
mais l’utiliser tous les 3 à 5 ans serait suffisant.
L’outil de base CASSES coûte 5 000 € H.T.
L’outil PORTEAU, outil de calcul hydraulique, est un outil dont dispose le SDEA et qui
s’inscrit dans la logique de gestion patrimoniale. Il souligne notamment les conduites
importantes d’un point de vue hydraulique notamment en nombre d’abonnés desservis. C’est
l’usage qu’il en a été fait au cours de cette étude, mais bien évidemment, il peut être utilisé à
d’autres fins.
Le recours à ces deux outils est intéressant car s’ils sont bien renseignés, ils peuvent servir de
base à une analyse multicritère. Il devient alors possible non seulement de prévoir des plans
d’actions en fonction des résultats obtenus mais aussi d’identifier les variables (temps,
matériaux…) responsables de la dégradation des conduites.
La fiabilité de cette méthode est tributaire de la collecte des données soulignant ainsi
l’importance pour le SDEA d’acquérir une base de données solide mise à jour régulièrement.
En effet, s’agissant des données utilisées deux types d’analyse sont possibles : l’une avec le
traitement direct des données issues de l’inventaire des ruptures, l’autre avec les résultats de
l’outil de prédiction de défaillances CASSE, lorsque l’inventaire des ruptures est suffisant
pour donner un modèle de prédiction pour chaque matériau.
L’outil CRITICITE
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CCRMM et de son maillage il n’est pas possible de connaître de tels débits sauf en ayant
recours à PORTEAU. PORTEAU étant nécessaire pour l’utilisation de CRITICITE, on a fait
le choix d’utiliser uniquement PORTEAU par souci d’efficacité.
Néanmoins, CRITICITE peut s’avérer facile d’utilisation pour les petits réseaux et intéressant
dans la mesure où il permet d’introduire de nouvelles variables tels que le taux de casse, le
taux de satisfaction de la demande d’un nœud relativement à un tronçon…
Compte tenu des données et des outils mis à disposition à l’heure actuelle, la procédure d’aide
à la décision pour le programme de renouvellement pluriannuel dans le cadre de la gestion
patrimoniale correspond à celle présentée page 18.
La procédure d’aide à la décision ne peut se faire sans une identification des outils d’aide à la
décision. Ces outils favorisent le passage du stade de la connaissance à celui de l’action. Pour
déterminer les outils les plus pertinents pour la politique de gestion patrimoniale, le SDEA se
doit de connaître parfaitement les différents outils existants en vue de mobiliser les bonnes
données. De plus, à l’occasion de l’utilisation de ces outils, il convient de préciser les
objectifs, les rôles et les responsabilités de la collectivité et de l’exploitant. Comment les
utiliser ? Peut-on démocratiser leur utilisation en bureau d’études ? Définir qui peut être
utilisateur de ces outils et dans ce cas quels seraient les nouveaux acteurs d’une étude
diagnostic ?
Ce stage a permis d’apporter des réponses à ces questions. Les outils d’aide à la décision
testés à savoir PORTEAU et CASSES semblent d’être d’un usage réservé au service Etudes
(et non par exemple à l’exploitant du réseau) car leurs utilisations nécessitent une préparation
et les résultats donnés par ces outils doivent être interprétés, analysés.
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Ce stage a permis au SDEA de faire un bilan sur les données actuellement disponibles et
exploitables et sur celles qu’il faudrait se procurer afin d’appliquer au mieux la méthodologie.
Quelles données seraient nécessaires et comment les obtenir ? [12] Ces données
alimenteraient les bases de données et le système d’informations géographiques.
On peut distinguer deux types de données : des données primordiales et les données
complémentaires. Les données primordiales sont celles relatives à la longueur, au matériau, au
diamètre, à la date de pose. Deux remarques concernant ces données : la date de pose doit être
impérativement renseignée pour l’utilisation des outils (ou attribuer une période de pose). La
cote altimétrique est une nouvelle donnée primordiale qui devrait figurer dans le SIG.
La localisation des conduites (sous trottoir, sous chaussée…) est une donnée complémentaire
intéressante à collecter pour réaliser de nouvelles corrélations : est-il possible d’établir une
relation entre la localisation de la conduite et le type de défaillance subie par cette dernière ?
Par ailleurs, cette dernière collecte permettrait de distinguer les ruptures « normales » (dues au
vieillissement de la conduite) des ruptures « accidentelles » (dues par exemple à un trafic
important) qui nécessitent des traitements différents dans les outils d’aide à la décision.
Initialement, des données géophysiques et climatiques, des données sur la nature des sols, la
présence de nappes devaient être intégrées à la liste des données à collecter. En effet, une
vague de ruptures peut avoir lieu en hiver après ou pendant une période de gel, en été après
une période de sécheresse ou de pluie accompagnée d’une remontée de nappe…Il a été jugé
que ces données restent trop difficiles à collecter ou à exploiter, c’est la raison pour laquelle
elles ne figurent pas dans la fiche d’intervention.
A l’occasion de l’intervention des agents techniques sur le terrain des données plus précises
pourraient être obtenues :
-le type de défaillance : casse (transversale, longitudinale), déboîtement, trou
-partie du réseau concerné
-la localisation précise de la défaillance (actuellement les défaillances sont indiquées par rue
ce qui est loin d’être suffisant, une rue étant constituée de plusieurs conduites)
En raison de cette dernière donnée, il est indispensable que les agents techniques soient dotés
de plans SIG renseignés avec les n° identifiants des tronçons et formés au repérage de ces
identifiant sur les tronçons.
La collecte de ces données nécessite une réflexion sur les moyens à mettre en place auprès des
agents techniques. Dans un premier temps, un recensement a été effectué et proposé sous
forme d’une « fiche d’intervention », d’un usage rapide par l’emploi d’un questionnaire à
choix multiple. Toutefois les différents agents (agents de terrain, chef de secteur, technicien,
chef de service) m’ont fait part de leur difficulté de gestion de « flux papier ». Pour ne pas
alourdir leur charge de travail et ne pas générer de double saisie des informations, le concept
sera vraisemblablement orienté vers une saisie informatique sur le terrain.
Ce concept a été discuté lors d’une réunion inter-services afin d’évaluer les capacités et les
possibilités qu’ont les agents techniques pour renseigner de telles données.
Sur le plan des capacités capacité, les agents disposent des compétences techniques pour
renseigner des données sur de nouveaux outils (informatisés). D’un point de vue possibilités :
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Développement d’une méthodologie pour la gestion patrimoniale des réseaux d’eau
Les agents du réseau eau potable sont actuellement équipés de PSION1 dans lesquels ils
enregistrent les temps d’intervention et les mouvements de matériel affecté pour chaque
mission. Ce dispositif ne permet pas pour le moment de récolter d’autres données sans passer
par un développement de micro-application spécifique. Le service informatique du SDEA,
consulté à cet effet, ne souhaite pas développer de telle application sur ce type de matériel,
devenu obsolète. Il n’est en effet plus fabriqué et sont remplacement par un outil plus
performant est programmé. Le cahier des charges du nouvel outil embarqué n’étant pas
encore rédigé, le SDEA aura la possibilité de formuler ses attentes sur les capacités de cet
outil vis-à-vis de la collecte de données.
Il s’agit de faire comprendre aux agents techniques que leur aide est précieuse et qu’ils ont un
rôle important à jouer dans la gestion patrimoniale, car ils sont à la base de la fiabilité des
données.
Pour ce faire, j’ai impliqué certains agents de fonctions différentes en leur expliquant la
démarche et en les questionnant sur la pertinence de certaines données supplémentaires
auxquelles je pensai. Cette démarche pourra être élargie par la direction vers tous les agents
techniques pour réussir l’adhésion au projet
La collecte de données mise en place lors de ce stage a été validée par le chef de service
Travaux et Exploitation du SDEA et le chef de secteur de Molsheim. Pour le moment elle se
présente sous la forme d’une fiche que les agents complètent lorsqu’ils se rendent sur une
intervention.
Si une réflexion est menée sur de nouvelles données à collecter, une autre réflexion
concernant le regroupement de l’ensemble des données dédiées à la gestion patrimoniale des
réseaux AEP doit être effectuée. Ces deux réflexions, ne font pas intervenir les mêmes
acteurs. En effet, celle sur la collecte de données est à l’initiative du service études et du
service réseau alors que celle sur le regroupement de données est de la compétence des
services SIG et Informatique qui sont les mieux placés pour déterminer la façon de gérer ces
données : est-il possible de créer des passerelles ou de transférer les données SAP vers la base
de données SIG ? Faut-il créer une base de données spécifique « Gestion Patrimoniale » ?
Cette solution devra s’accompagner d’une réflexion sur les ressources nécessaires à la gestion
des données. Il apparaît clairement que des moyens humains et structurels sont à mobiliser
dans le cadre de la gestion patrimoniale au sein du SDEA. Ces données seront bien sûr
transmises de façon transversale aux collectivités aux fins de construire les programmes de
travaux. Par ailleurs, le rapport annuel de l’exploitant pourra éventuellement présenter un
volet actualisé de l’analyse patrimoniale du réseau par le logiciel CASSES.
1
PSION : micro-ordinateur portable utilisé par les agents techniques de terrain pour affecter le matériel utilisé et
les heures de travail effectuées à chaque opération. Ces données sont ensuite transmises au bureau vers le
logiciel SAP et servent à l’établissement de la facturation
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La mise en place d’une politique de gestion patrimoniale au sein du SDEA implique non
seulement certains services au sein du SDEA (le service exploitation et travaux, le service
études, le service de gestion des abonnés) mais aussi les collectivités. De plus, la mise en
place d’une telle politique impactera très certainement l’ensemble des services du SDEA qui
est prêt à revoir son organisation. Cette mise en place doit donc être accompagnée et ponctuée
de réunions regroupant les services directement impliqués, de points d’informations pour les
services qui seront impactés afin que tout le monde comprenne les tenants et les aboutissants
de la politique souhaitée et se prépare à un éventuel changement dans l’organisation du
SDEA. Sur ce dernier point, la possibilité de créer un poste de « chargé de gestion
patrimoniale » n’est pas exclure afin de mettre à jour les données régulièrement et ce une fois
que le SDEA sera doté d’un nouvel SIG. On peut citer l’exemple du service Eaux de la
Communauté Urbaine de Nice qui a développé une base de données gestion patrimoniale mise
à jour par deux personnes chargées de récolter les informations auprès des divers exploitants.
Avant de se concentrer sur les moyens humains à mettre en œuvre, le bureau d’études du
SDEA pourrait tester l’outil CRITICITE présenté en page 56 afin de juger de la pertinence
d’un tel outil. Suite à ce test, les outils pourront être présentés au cours de réunions dont
l’objectif sera de déterminer s’il est intéressant pour le SDEA de les acquérir.
Pour mener à bien cette entreprise, il apparaît opportun de désigner au sein du bureau
d’Etudes Eau Potable un coordonnateur qui pourra, en fonction des conclusions résultant des
réunions, déterminer si un budget consacré à la gestion patrimoniale s’avère nécessaire.
La méthodologie élaborée au cours de ce stage s’inscrit dans une dynamique longue puisqu’il
faudra par exemple du temps pour constituer un historique des ruptures. Cette méthodologie
présente l’avantage de cibler les programmes de renouvellement en vue d’augmenter la durée
de vie des réseaux. De plus, le tableau multicritère obtenu à l’issue de la dernière étape de la
méthodologie est un outil dynamique hiérarchisant les tronçons de façon « objective » : les
conduites anciennes ne sont pas systématiquement jugées comme étant prioritaires
contrairement à la méthode « traditionnelle » avec laquelle les conduites d’un certain âge sont
systématiquement jugées comme étant à remplacer.
La méthodologie devra également subir une analyse critique : je vais en effet soumettre le
tableau multicritère à l’exploitant dans quelques jours afin qu’il juge de la pertinence de ce
tableau et qu’il me fasse part son avis, de ses observations.
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CONCLUSION
Face au vieillissement des réseaux d’eau potable, le SDEA a souhaité élaborer une
méthodologie facilitant la définition de programmes de renouvellement.
Cette méthodologie fut élaborée et testée au fur et à mesure de l’avancement du stage. Bien
évidemment tous les outils d’aide à la décision pouvant exister n’ont pas été évalués. Si ceux
retenus dans la méthodologie sont bien maîtrisés et si des efforts sont fournis au niveau de la
collecte et de la gestion des données notamment au travers un SIG performant, alors cette
méthodologie saura faire ses preuves. Le SDEA est au stade de passer de la notion de
« volonté » à la notion de « mise en œuvre » et pourrait revoir son organisation afin de
s’adapter aux outils. La Communauté de Communes de la Région de Molsheim-Mutzig
souhaite que cette démarche devienne un outil dynamique d’échange avec l’exploitant et
d’ajustement régulier de son programme de travaux.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
OUVRAGE
[1] RAYNAL Serge-Le management par projet. Edition d’Organisation, Paris, 2ème édition
2001.259p. ISBN 2-7081-2452-8
THESE
[3] NAFI Amir. La programmation pluriannuelle du renouvellement des réseaux d’eau
potable. Thèse de doctorat : Université louis Pasteur, Strasbourg I, 2006. 238p.
RAPPORT
[5] BERLAND Jean-Marc, FABY Jean-Antoine, JUERY Catherine. La gestion patrimoniale
des réseaux d’eau potable : enjeux et recommandations. Office International de l’Eau,
2005. 41p.
[6] LOUPPE Antoine. Etude diagnostique des installations du Syndicat des Eaux de la
Moder (Bas-Rhin) et application d’un outil d’aide à la décision pour le renouvellement
des conduites. Mémoire de Fin d’Etudes, ENGEES, juin 2007. 97p.
[7] NAFI Amir. Gestion patrimoniale et renouvellement des réseaux d’eau potable-
Modèles d’aide à la décision et modèles de prévision de défaillances : Etat de l’art et
enseignements méthodologiques. Rapport de recherche, juin 2009. 58p.
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[9] WEREY Caty, NAFI Amir. Aide à la décision multicritère : introduction aux
méthodes d’analyse multicritère de type ELECTRE. Cours « Ingénierie financière »,
septembre 2009. 21p.
REVUE
[10] PERROUX François. Monde en développement. Mise en patrimoine de l’eau. Edition De
Boeck
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ANNEXES
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Prenant conscience que l’alimentation en eau potable était un souci majeur au début du
XXème siècle, l’Etat en collaboration avec des élus locaux a mis en place un service de
surveillance, d’entretien et d’exploitation des installations d’eau potable au profit des petites
et moyennes collectivités.
De 1939 à 1947, une organisation commence à voir le jour, le Service des Eaux de
Strasbourg-Campagne. En effet, les économies d’échelles étant mises à mal par la guerre, ce
service permettait de mettre en commun les moyens humains et matériels. Cependant dans le
tumulte de la guerre aucune base juridique solide ne fut déterminée.
Le 1er juillet 1948, le Service Strasbourg-Campagne est attaché au Conseil Général du Bas-
Rhin. Il se transforme alors en Service Départemental des Eaux et au bout de 10 années
d’existences regroupe 101 communes et dessert 102 000 habitants.
Néanmoins, tout en maintenant des liens avec le département, une nouvelle modification
statutaire prépare la création du Syndicat des Eaux et d’Assainissement du Bas-Rhin le 26
Décembre 1958. Le SDEA a pris alors la forme d’un syndicat mixte, statut conservé depuis.
La forme de syndicat offre la possibilité aux collectivités d’assurer sa gestion puisque chacune
d’entre elles en fonction de sa taille est représentée par un ou plusieurs élus au sein de
l’Assemblée Générale. L’objectif principal face à l’intérêt général est de faire face aux
urgences et assurer par tous les moyens possibles la continuité du service public.
Face à un développement sans précédent, le SDEA a dû réviser son cadre de fonctionnement
notamment à la suite d’un conflit juridique avec un groupe privé. Ainsi à la fin des années 90,
le SDEA a clarifié ses compétences et celles propres aux collectivités.
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Chiffres - clés
3. Le volume d’activité
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Service Service
Etudes et Administratif et
financier
Estimation du budget
Validation Report
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capacité réserve
niveau d'eau réserve utile
localisation dénomination type totale d'incendie
m NGF m³
m³ m³
Molsheim réservoir 246,17 semi- 1 315 1 050 265
enterré
Mutzig réservoir 246,17 semi- 1 000 880 120
enterré
Wolxheim réservoir 223,00 semi- 500 400 100
enterré
Gresswiller réservoir 275,00 semi- 750 630 120
enterré
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290
190
170
150
0 5000 10000 15000 20000 25000
Distance au Puits de Gresswiller (m)
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Période 1960-1970
Secteur 1 Secteur 2
FR FT FD PVC W FR FT FD PVC Sofo W
DN 80 92 145 DN 80 2736 3062
DN 90 48 62 DN 90 458 246 773
DN 100 275 DN 100 1962 1547
DN 110 351 DN 110 151 1420
DN 350 1310 DN 125 572 1076
DN 400 160 DN 150 533 709
DN 200 837 2100
DN 250 229
DN 300 290
DN 350 119
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Période 1970-1980
Secteur 1 Secteur 2
FT** FD PVC W PEHD Acier FR FT FD FTT PVC W
DN 80* 74 DN 80 12 694
DN 90 291 2 DN 90 661 599
DN 100 1017 10 DN 100 21 9 106
DN 110 3389 265 DN 110 5346 4097
DN 125 39 DN 125 42 252 963
DN 150 1519 DN 140 80
DN 200 2907 DN 150 452 5496
DN 250 990 DN 200 43 4 2335 663
DN 250 15 1929
DN 300 129
DN 350 1822
Période 1980-1990
Secteur 1 Secteur 2
FT FD PVC FD FTT PVC
DN 110 1813 DN 80 222
DN 125 103 DN 90 27
DN 150 316 277 DN 100 214
DN 200 511 190469 DN 110 9441
DN 250 DN 125 372
DN 350 42 DN 150 5363
DN 160 80
DN 200 1127 14
DN 250 1813 1312
DN 350 891
DN 500 1329
Période 1990-2000
Secteur 1 Secteur 2
FT FD FTT PVC PEHD FD FTT PVC PEHD
DN 80 5 DN 80 53
DN 90 61 14 DN 90 143 38
DN 110 3084 DN 100 72
DN 150 9 711 DN 110 6655 51
DN 200 31 DN 125 237
DN 250 217 562 501 DN 150 2567 432
DN 400 762 DN 200 243 82
DN 250 77 11
DN 400 1345 367
DN 500 5285
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Période 2000-2008
Secteur 1 Secteur 2
FD FTT PVC FD FTT PVC PEHD
DN 80 2 DN 80 7
DN 90 6 DN 90 162
DN 110 1630 DN 100 49
DN 150 746 DN 110 6810
DN 400 1814 DN 125 15
DN 150 5040 52
DN 160
DN 200 869 127
DN 225 5
DN 250 2700
DN 400 670 965
Les cases coloriées en rose indiquent les types de conduites qui ont été testées lors des essais
de rugosité.
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Nombre moyen
Année 2003 2004 2005 2006 2007 2008 de ruptures par
année
Nombre de ruptures
sur conduites 44 31 28 34 16 31 31
principales
Nombre de ruptures
56 53 35 49 17 45 43
sur branchements
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Commune d’Altorf
Volume Volume
Nombre
Année consommé consommé/ab.
d'abonnés
(m3) (m3/ab.)
1997 169 279 216 784
1998 130 979 220 595
1999 134 034 224 598
2000 149 121 224 666
2001 176 618 226 781
2002 150 471 227 663
2003 44 641 229 195
2004 235 431 240 981
2005 139 776 248 564
2006 152 623 251 608
2007 144 581 258 560
2008 156 249 262 596
Tableau 1 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune d’Altorf
800
700
600
500
200
100
-
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
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Commune d’Avolsheim
Volume
Volume
Nombre consommé
Année consommé
d'abonnés par abonné
(m3)
(m3/ab,)
1997 82016 177 463
1998 29175 182 160
1999 34599 184 188
2000 30200 184 164
2001 35726 184 194
2002 28058 187 150
2003 27912 186 150
2004 46179 192 241
2005 27804 192 145
2006 33941 188 181
2007 31953 190 168
2008 30959 196 158
Tableau 2 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune d’Alvosheim
500
450
400
350
300
Volume consommé
250
(m3)
200
150
100
50
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
80
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Commune de Dachstein
Volume
Volume
Nombre consommé
Années consommé
d'aboonés par abonné
(m3)
(m3/ab.)
1997 67357 314 215
1998 67423 315 214
1999 71438 321 223
2000 65465 328 200
2001 81238 334 243
2002 64110 339 189
2003 73507 340 216
2004 114371 251 456
2005 65189 357 183
2006 81870 363 226
2007 78988 376 210
2008 83395 380 219
Tableau 3 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune de Dachstein
500
450
400
350
300
Volume consommé
250
(m3/ab.)
200
150
100
50
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
81
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Commune de Dinsheim-sur-Bruche
Volume
Volume
Nombre consommé
Année consommé
d'abonnés par abonné
(m3)
(m3/ab.)
1997 77 699 355 219
1998 66 683 357 187
1999 60 652 356 170
2000 60 201 359 168
2001 71 122 361 197
2002 64 120 364 176
2003 47 250 368 128
2004 92 599 378 245
2005 55 765 383 146
2006 58 193 390 149
2007 59 207 395 150
2008 56 259 396 142
Tableau 4 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune de Dinsheim-sur-Bruche
250
200
150
Volume consommé
(m3/ab.)
100
50
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
82
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Commune de Dorlisheim
Volume
Volume
Nombre consommé
Année consommé
d'abonnés par abonné
(m3)
(m3/ab.)
1997 218607 427 512
1998 134269 433 310
1999 139961 433 323
2000 122242 436 280
2001 124816 454 275
2002 120485 466 259
2003 100975 472 214
2004 206113 499 413
2005 144888 504 287
2006 146167 511 286
2007 146789 532 276
2008 151499 526 288
Tableau 5 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune de Dorlisheim
600
500
400
200
100
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
83
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Commune d’Ergersheim
Volume
Volume
Nombre consommé
Année consommé
d'abonnés par abonné
(m3)
(m3/ab.)
1997 43406 210 207
1998 41955 210 200
1999 44928 214 210
2000 44241 216 205
2001 47883 216 222
2002 39924 217 184
2003 49538 228 217
2004 53752 223 241
2005 41768 238 175
2006 46985 236 199
2007 48271 250 193
2008 54212 250 217
Tableau 6 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune d’Ergersheim
250
200
150
Volume consommé
(m3/ab.)
100
50
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
84
SANSON Claire
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Commune de Wolxheim
Volume
Volume
Nombre consommé
Année consommé
d'abonnés par abonné
(m3)
(m3/ab.)
1997 120053 204 588
1998 36613 204 179
1999 45064 206 219
2000 40794 229 178
2001 46986 229 205
2002 35295 235 150
2003 44128 236 187
2004 60699 237 256
2005 38298 246 156
2006 45190 247 183
2007 40895 246 166
2008 43078 246 175
Tableau 7 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune de Wolxheim
300
250
200
Volume consommé
150
(m3/ab.)
100
50
0
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
85
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Commune de Soultz-les-Bains
Volume
Volume
Nombre consommé
Année consommé
d'abonnés par abonné
(m3)
(m3/ab.)
1997 32557 176 185
1998 27443 176 156
1999 29318 177 166
2000 35607 182 196
2001 14657 183 80
2002 43784 190 230
2003 34773 188 185
2004 49989 197 254
2005 14178 193 73
2006 47546 203 234
2007 32118 202 159
2008 36704 206 178
Tableau 8 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune de Soultz-les-Bains
300
250
200
Volume consommé
150
(m3/ab.)
100
50
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Année
86
SANSON Claire
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Commune de Molsheim
Volume Volume
Nombre
Année consommé consommé/abonné
d'abonnés
(m3) (m3/ab.)
1997 1 411 745 1180 1196
1998 774 442 1190 651
1999 889 953 1197 743
2000 932 848 1207 773
2001 727 720 1225 594
2002 612 100 1235 496
2003 447 266 1241 360
2004 824 430 1288 640
2005 593 272 1302 456
2006 626 763 1310 478
2007 566 891 1414 401
2008 576 204 1134 508
Tableau 9 : Evolution du volume consommé par abonné sur la commune de Molsheim
1200
1000
800
Volume (m3/ab.) 600
400
200
0
1997 1999 2001 2003 2005 2007
Années
87
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DN % de
DN retenu k retenue
Date Lieu d'origine Matériau Date de pose réduction du
(mm) (mm)
(mm) diamètre
22/06/2009 GRESSWILLER-Rue du Général de Gaulle 125 FT 1949 100 1 20%
22/09/2006 GRESSWILLER-Rte express de la Vallée de la Bruche 200 FD 1980 200 0.1 0%
11/06/2009 DINSHEIM-Rte de Still/Waterburch 125 FR 1967 115 1 8%
11/06/2009 DINSHEIM-Rue du Camp 80 FT 1963 65 1 19%
11/06/2009 DINSHEIM-Rue du Général de Gaulle 150 FD 2006 150 1 0%
04/06/2009 DORLISHEIM-Rue de la Division Leclerc 100 FT 1941 70 1 30%
04/06/2009 DORLISHEIM-Rue des Remparts 125 FD 1976 95 1 24%
11/06/2009 DORLISHEIM-Grand'Rue 80 FT 1941 60 1 25%
11/06/2009 MOLSHEIM-Rue du Général Kopp 80 FD 1983 51 0.1 36%
05/05/2009 DORLISHEIM-Rue de l'Eglise/Grand'Rue 150 FT 1939 100 1 33%
04/06/2009 MUTZIG-Rue des Trois Pics 100 FT 1964 50 1 50%
22/06/2009 MUTZIG-Rue du Maréchal Foch 125 FT 1909 125 2 0%
04/06/2009 MUTZIG-Rue du Docteur Schweitzer 150 FD 1971 110 1 27%
04/06/2009 MUTZIG-Rue de Hermolsheim 150 FD 1980-1990 150 0.1 0%
24/06/2009 DACHSTEIN-Rue Léon Kraener 100 FT 1960 70 1 30%
24/06/2009 DACHSTEIN-Rue d'Altorf 100 FT 1950 70 1 30%
24/06/2009 ALTORF-Rue Principale 100 FT 1975 75 1 25%
04/06/2009 MOLSHEIM-Rue de la Source 80 FT 1955 75 1 6%
24/05/2009 ALTORF-Rte de Grisheim 150 FT 1945 100 1 33%
04/06/2009 MUTZIG-Rte des Loisirs 150 FD 1970 130 1 13%
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Annexe 10 : Extrait des prévisions de défaillances sur le réseau de la CCRMM avec le logiciel CASSES
IDT DDP MAT DIA LNG NCP TxCP NCP TxCP NCP TxCP NCP TxCP NCP TxCP
1005 01/01/1975 FT 125 12.52 0.01 0.70 0.009 0.72 0.01 0.80 0.009 0.72 0.01 0.80
1006 01/01/1975 FT 150 12.62 0.009 0.59 0.007 0.55 0.008 0.63 0.009 0.71 0.008 0.63
1012 01/01/1968 FT 80 8.61 0.017 1.71 0.016 1.86 0.016 1.86 0.016 1.86 0.018 2.09
1013 01/01/1968 FT 80 3.95 0.017 3.72 0.016 4.05 0.016 4.05 0.016 4.05 0.018 4.56
1014 01/01/1968 FT 80 37.16 0.017 0.40 0.016 0.43 0.016 0.43 0.016 0.43 0.018 0.48
1025 01/01/1930 FT 125 17.85 0.021 1.00 0.018 1.01 0.019 1.06 0.02 1.12 0.02 1.12
1026 01/01/1930 FT 125 6.58 0.021 2.70 0.018 2.74 0.019 2.89 0.02 3.04 0.02 3.04
1027 01/01/1930 FT 125 92.65 0.021 0.19 0.018 0.19 0.019 0.21 0.02 0.22 0.02 0.22
1028 01/01/1930 FT 125 101.48 0.021 0.18 0.018 0.18 0.019 0.19 0.02 0.20 0.02 0.20
1029 01/01/1975 FT 150 6.77 0.009 1.10 0.007 1.03 0.008 1.18 0.009 1.33 0.008 1.18
1034 01/01/1930 FT 100 23.88 0.024 0.86 0.021 0.88 0.022 0.92 0.023 0.96 0.024 1.01
1035 01/01/1930 FT 80 94.7 0.027 0.24 0.024 0.25 0.025 0.26 0.026 0.27 0.027 0.29
1036 01/01/1930 FT 80 78.39 0.027 0.29 0.024 0.31 0.025 0.32 0.026 0.33 0.027 0.34
1037 01/01/1930 FT 80 67.65 0.027 0.34 0.024 0.35 0.025 0.37 0.026 0.38 0.027 0.40
1038 01/01/1930 FT 40 28.48 0.032 0.98 0.03 1.05 0.032 1.12 0.035 1.23 0.036 1.26
1039 01/01/1930 FT 80 21.21 0.027 1.08 0.024 1.13 0.025 1.18 0.026 1.23 0.027 1.27
1048 01/01/1975 FT 80 9.48 0.015 1.34 0.013 1.37 0.014 1.48 0.015 1.58 0.015 1.58
1049 01/01/1930 FT 100 53.96 0.024 0.38 0.021 0.39 0.022 0.41 0.023 0.43 0.024 0.44
1070 01/01/1965 FT 80 52.02 0.018 0.30 0.016 0.31 0.017 0.33 0.018 0.35 0.019 0.37
1071 01/01/1965 FT 80 11.33 0.018 1.37 0.016 1.41 0.017 1.50 0.018 1.59 0.019 1.68
1089 01/01/1975 FT 100 9 0.012 1.18 0.011 1.22 0.012 1.33 0.012 1.33 0.012 1.33
11239 01/01/1962 FT 100 153.08 0.016 0.09 0.014 0.09 0.015 0.10 0.016 0.10 0.016 0.10
11241 01/01/1950 FT 100 43.42 0.007 0.14 0.006 0.14 0.007 0.16 0.006 0.14 0.007 0.16
11242 01/01/1950 FT 100 60.37 0.007 0.10 0.006 0.10 0.007 0.12 0.006 0.10 0.007 0.12
11244 01/01/1950 FT 100 46.12 0.007 0.13 0.006 0.13 0.007 0.15 0.006 0.13 0.007 0.15
11245 01/01/1962 FT 100 111.4 0.016 0.12 0.014 0.13 0.015 0.13 0.016 0.14 0.016 0.14
11247 01/01/1967 FT 100 8.39 0.015 1.49 0.013 1.55 0.013 1.55 0.014 1.67 0.015 1.79
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Ensuite il a fallu rechercher dans le SIG du SDEA les noms de rues correspondant à chaque numéro de tronçon de manière à rendre les résultats
plus facilement exploitables. Un exemple vous est proposé ci-dessous :
2011
IDT DDP MAT DIA (mm) LNG NCP TxCP Localisation (Rue-Commune)
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On rappelle que sont considérés comme « gros consommateurs », les abonnés dont la
consommation annuelle est supérieure ou égale à 6000 m3. Les gros consommateurs pris en
compte dans cette étude sont :
91
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Pour évaluer l’importance hydraulique des tronçons non testés sous PORTEAU, on a
distingué plusieurs cas :
Tous ces cas n’ont pas été rencontrés dans l’étude du réseau de la CCRMM mais il est
important de tous les définir pour rendre la méthodologie applicable à l’ensemble des réseaux
Le tableau présenté ci-dessous ne contient que les critères une fois normalisés. Il existe un
autre tableau plus complet répertoriant les données utilisées pour chaque critères.
Dans ce tableau, les tronçons sont déjà hiérarchisés du plus critique au moins critique.
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NB de ruptures d’eau"type
Critère
Critère Critère
Note finale
"Importance "retour de
COMMUNE NOM_RUE MATERIAU LG (m) ANNEE observées depuis 5 d'abonnés" après
hydraulique" l'exploitant"
ans normalisé normalisé pondération
normalisé normalisé
Mutzig Strasbourg (route de strasbourg) 200 FT 264,63 0,5 1,00 1,00 0,00 0,64
Wolxheim Principale (Rue) 150 FT 47,02 1 935 1 0,00 0,50 0,00 0,57
Molsheim Remparts (Rue) 100 FT 37,31 1 945 0,25 1,00 1,00 0,00 0,54
Molsheim Source (Rue de la) 175 FT 72,58 1 955 0,5 0,00 0,50 1,00 0,50
Molsheim Dachstein (Route de) 80 FT 16,81 1 970 0,75 0,00 0,00 1,00 0,46
Mutzig Jardiniers (rue des jardiniers) 80 FT 16,54 1 966 0,75 0,00 0,00 1,00 0,46
Molsheim Chartreuse (Rue de la) 100 FT 189,49 0,75 0,00 0,00 1,00 0,46
Molsheim Saint-Georges (Rue) 100 FT 72,34 1 940 0,75 0,00 0,00 1,00 0,46
Altorf Strasbourg (route de) 350 FT 325,84 1 965 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Altorf Strasbourg (route de) 350 FT 606,99 1 965 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Dachstein Principale (rue) 125 FT 67,49 1 950 0 0,00 1,00 1,00 0,43
Dachstein Principale (rue) 125 FT 3,61 1 950 0 0,00 1,00 1,00 0,43
Gresswiller Puits (Vers Puits) 250 FTT 212,95 1 988 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Gresswiller Puits (Vers Puits) 250 FTT 7,89 1 988 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Gresswiller Birken 110 PVC 225,45 1 993 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Gresswiller Birken 110 PVC 14,58 1 993 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Strasbourg (route de strasbourg) 200 FT 92,55 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Strasbourg (route de strasbourg) 200 FT 17,01 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Réservoir Molsheim (Chemin rural vers le) 250 FT 273,19 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Réservoir Molsheim (Chemin rural vers le) 250 FT 274,15 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Réservoir Molsheim (Chemin rural vers le) 250 FT 154,17 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Réservoir Molsheim (Chemin rural vers le) 250 FT 5,12 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Sentiers (vers les puits) 250 FT 58,45 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Molsheim (route de molsheim) 250 FT 192,22 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Sentiers (vers les puits) 250 FT 153,47 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Chassepot (rue chassepot) 80 FT 157,69 1 0,00 0,00 0,00 0,43
Mutzig Loisirs (route des loisirs) 150 FT 92,52 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Mutzig Loisirs (route des loisirs) 100 FT 15,59 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 110 PVC 9 1 990 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 40 PVC 30,96 1 989 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 110 PVC 61,2 1 988 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 100 FT 122,45 1 945 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 100 FT 78,96 1 945 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 100 FT 108,62 1 945 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 100 FT 47,76 1 945 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 80 FT 27,2 1 945 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Remparts (Rue) 100 FT 41,61 1 945 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Aubépines (Rue des) 125 FR 54,18 1 968 0 1,00 1,00 0,00 0,43
Molsheim Aubépines (Rue des) 125 FR 49,03 1 968 0 1,00 1,00 0,00 930,43
Molsheim
SANSON ClaireAubépines (Rue des) 63 W 32,32 1 968 0 1,00 1,00 0,00 0,43
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Selon l’article 58, les services d’eau potable et d’assainissement auront l’obligation
d’effectuer l’inventaire de leurs infrastructures, et ce afin de diminuer les pertes d’eau au
niveau des réseaux. En cas de fuites supérieures à un seuil départemental fixé par arrêté
interministériel, des travaux devront être réalisés. Extrait :
"L’article L2224-7-1 du code général des collectivités territoriales est complété par la phrase
suivante : Les communes "tiennent à jour un inventaire de leur patrimoine et définissent, en
cas de pertes d’eau en réseaux supérieures à un seuil départemental fixé par arrêté du
ministre chargé de l’environnement et du ministre chargé des collectivités territoriales après
avis du Comité national de l’eau, un programme pluriannuel de travaux d’amélioration des
réseaux de distribution."
L’intérêt de cette mesure novatrice réside notamment dans le fait que ces dispositions sont
assorties d’un système de bonus malus, extrait du même article 58 :
"Au V de l’article L. 213-10-9 du code de l’environnement est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
"Le taux de la redevance fixé par l’agence de l’eau pour l’usage « alimentation en eau
potable » figurant au tableau ci-dessus est multiplié par deux si l’inventaire du patrimoine ou
si le programme pluriannuel de travaux mentionnés au I de l’article L. 2224-7-1 du code
général des collectivités territoriales ne sont pas définis dans les délais prescrits." (…)
"L’agence de l’eau peut verser aux collectivités compétentes en matière de distribution d’eau
potable dont le prélèvement d’eau est assujetti à cette majoration de redevance, une prime
calculée en fonction du taux de pertes constaté et des efforts faits pour les réduire."
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Intervention réseau
N° OT ___________________ Rue_________________________________
_________________________________________________
_________________________________________________
Branchement
Conduite principale
Description de la conduite
PEHD
sous-chaussées
Etat de la conduite
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Etat extérieur :
Moyen ___________________________________________
Mauvais ___________________________________________
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