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SUPPORT COURS

Base de Données

Mansfield KAMLO
Janvier 2016
IUG/master RTS Base de données 2017

PROGRAMME
OBJECTIF :
 Savoir créer et manipuler une base de données à l’aide du
SGBDMicrosoft ACCESS
CONTENU
 Conception d’un schéma conceptuel :
 Conception d’un schéma relationnel : il s’agit de savoir définir un schéma
relationnel complet et correct, comprenant des tables, des contraintes,
des vues.
 Langages d’interrogation et de manipulation : l’accent est mis sur SQL et
ses fondements.

PROGRAMME :
PHASE THEORIQUE
I. CONCEPTS DE BASE
II. MODELE CONCEPTUEL DE DONNEES
III. MODELE LOGIQUE DE DONNEES
IV. LANGAGE SQL

PHASE PRATIQUE
1. Installation d’un SGBD
2. Création d’une BD
3. Création des tables
4. Création des états
5. Créations des requêtes

BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages de référence utilisés pour le cours :
 Bases de données – Implémentation avec Access, Jérôme Aubert, Ellipses
Technosup, 2004, ISBN 2-7298-2012-4 Disponible à la BU : 651.8 AUB
 Aide Access
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CHAPITRE I :
NOTIONS DE BASE SUR LES BASES DE DONNEES

I. SYSTEME D’INFORMATION
1. L’entreprise
Une entreprise est un système complexe où transitent de nombreux flux
d’informations. Une entreprise se compose de trois systèmes en interaction dynamique
organisée. Ces systèmes sont :
 Le système de pilotage : il se situe au niveau stratégique de l’entreprise. Il fixe
les objectifs à atteindre, détermine les critères d’appréciation de l’activité et
définit les règles de gestion. C’est l’ensemble des directions.
 Le système opérant : il représente l’ensemble des moyens mis en œuvre pour
réagir aux sollicitations provenant de l’extérieur de l’entreprise.
 Le système d’information : il est défini comme le cœur de l’entreprise, il
fournit les réponses aux autres systèmes.
2. Le système d’information
Le système d’information(SI) est un ensemble de ressources (humaines, matérielles,
organisationnelles, logiciels) permettant de gérer (saisir, stocker, traiter, restituer) toutes les
informations utiles aux décideurs et aux opérationnels.
Un SI est un système de communication des informations nécessaires à
l’opérationnel et au décisionnel.
Les fonctions d’un SI sont : la collecte, la mémorisation, le stockage et la diffusion de
l’information.
La fonction de mémorisation des données : c’est avoir les fichiers, une base de
données, un historique, un système d’archivage.
L’utilisation directe de fichiers soulève de très gros problèmes :
 Lourdeur d’accès aux données. En pratique, pour chaque accès, même le plus
simples, il faudrait écrire un programme.
 Manque de sécurité. Si tout programmeur peut accéder directement aux fichiers,
il est impossible de garantir la sécurité et l’intégrité des données.
 Pas de contrôle de concurrence. Dans un environnement où plusieurs utilisateurs
accèdent aux mêmes fichiers, des problèmes de concurrence d’accès se posent.

Pour résoudre ces problèmes, on met sur pied des bases de donnéesqui constituent
le cœur du système d’information. Le support des SI est le système informatique.

Le système informatique est un ensemble de ressources (matériels et logiciels) qui


tendent à résoudre les problèmes informatiques d’un utilisateur. Le système informatique
est un support du système d’information.

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II. BASE DE DONNEES (BD)

1. Définition
Une Base de Données (Database-DB) est un ensemble de données accessibles et
exploitables au moyen d’un ensemble de programmes.
Une Base de Données est un ensemble cohérent, intégré, partagé de données
structurées défini pour les besoins d’une application.
Il existe 4 types de bases de données :
 BD Hiérarchiques : les plus anciennes fondées sur une modélisation arborescente
des données.
 BD Relationnelles : organisation des données sous forme de tables et exploitation
à l’aide d’un langage déclaratif (ex: Oracle, mySQL, Access).
 BD Déductives : organisation de données sous forme de table et exploitation à
l’aide d’un langage logique.
 BD Objets : organisation des données sous forme d’instances de classes
hiérarchisées qui possèdent leurs propres méthodes d’exploitation.
2. Utilité d'une base de données
Une base de données permet de mettre des données à la disposition d'utilisateurs
pour une consultation, une saisie ou bien une mise à jour, tout en s'assurant des droits
accordés à ces derniers. Cela est d'autant plus utile que les données informatiques sont de
plus en plus nombreuses.
Une base de données peut être :
 Locale c'est-à-dire utilisable sur une machine par un utilisateur,
 Répartie c'est-à-dire que les informations sont stockées sur des machines
distantes et accessibles par réseau.
L'avantage majeur de l'utilisation de bases de données est la possibilité de pouvoir
être accédées par plusieurs utilisateurs simultanément.

3. Méthodologie de conception de la BD relationnelle :


 Observation et collecte d’informations
 Analyse et modélisation des données en suivant une méthode « concrète, simple,
intuitive et non-ambiguë » : obtention d’un schéma entité-association
 Génération des tables (relations) de la BD relationnelle à partir du schéma
entités-associations, par une démarche systématique et simple : obtention d’un
schéma relationnel

4. Cycle de vie d'une base de données


Il est composé de quatre phases :
 Conception de la base (schéma conceptuel)
 Implantation des données (schéma logique)
 Utilisation (interrogation, mises à jour)
 Maintenance (correction, évolution)

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III. SYSTEME DE GESTION DE BASE DE DONNEES (SGBD)

1. Définition
Un Système de Gestion de Bases de Données (SGBD) ou (Database Management
System - DBMS) est un logiciel de haut niveau qui permet de manipuler les informations
stockées dans une base de données.
Un SGBD est un outil (logiciel) permettant d’accéder à des BD.
Exemples : Oracle, MySQL, Microsoft SQLServer, Ms Access

2. Les composants d’un SGBD


Les principaux composants d’un SGBD sont :
 Le système de gestion de fichiers
 Le gestionnaire de requêtes
 Le gestionnaire de transactions

3. Fonctionnalités
Un SGBD est un ensemble coordonné de logiciels qui permet :
 de spécifier un modèle de BD et de le gérer.
 de créer une BD (en déchargeant l’utilisateur des problèmes d’implantation
physiques des données).
 d’interroger la BD (on parle de requête, query) et manipuler les données en
optimisant les coûts.
 d’assurer la cohérence de la base (on dit aussi intégrité) alors que plusieurs
utilisateurs peuvent y accéder simultanément.
 d’assurer sécurité et confidentialité.

4. Architecture
Un SGBD a trois niveaux ou couches correspondant à trois représentations
équivalentes de l’information :
 Couche externe ou vue : elle permet le dialogue avec les utilisateurs et les vues
associées à chaque groupe d’utilisateurs
 Couche interne ou physique : elle permet le stockage des données sur des
supports physiques, la gestion des structures de mémorisation (fichiers) et
d'accès (gestion des index, des clés, ...)
 Couche logique ou conceptuelle : elle permet le contrôle global et la structure
globale des données
Cette architecture permet de définir les principaux acteurs :
 Utilisateur naïf : du non spécialiste des SGBD au non informaticien.
 Concepteur et programmeur d’application: à partir des besoins des différents
utilisateurs, écrit l’application pour des utilisateurs “naïfs”.
 Utilisateur expert : informaticien connaissant le fonctionnement interne d’un
SGBD et chargé d’administrer

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5. Les opérations sur les données


Il existe 4 opérations classiques (ou requêtes) :
 La création (ou insertion).
 La modification (ou mise-à-jour).
 La destruction.
 La recherche.

6. Les systèmes de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR)


Les SGBDR font référence au modèle logique relationnel. Ils fonctionnent avec des
tables.
Ils offrent également une série d'outils pour faciliter l'utilisation et la constitution de
ces tables :
 Un générateur de requêtes
 Un générateur de formulaire
 Un générateur d'états
 Une interface de programmation

7. Langage d’un SGBDR


Un modèle ou cadre de définition désigne les concepts utilisés pour structurer et
définir les données.
Une instance de base de données représente les données de la base à un instant
donné et manipulées par un langage de manipulation de données (DML-Data Manipulation
Language)
Un schéma de base de données est un ensemble de schémas de relation
Le schéma de base de données est la description de la structure des données et
l’ensemble de définitions exprimées en langage de description de données (DDL-Data
DefinitionLanguage)
Un schéma de relation est une liste d’attributs et leurs domaines
Un SGBD a donc deux langages :
 Le langage de définition de données (LDD) qui permet de construire le
schéma de la BD
 Le langage de manipulation de données (LMD) qui permet de manipuler les
données soit en retrouvant une information (lecture), soit en mettant à jour
l’information (ajouter, supprimer, modifier)

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CHAPITRE 2 :

MODELE CONCEPTUEL DE DONNEES (MCD)


Le modèle conceptuel de données (MCD) ou modèle entité-Association est un
modèle chargé de représenter sous forme graphique les informations manipulées par le
système. Il décrit les données sans tenir compte des choix (Organisation, Technique ou
Automatisation).
Le MCD estun outil de communication, tant interne qu’externe à l’organisation. Il a
pour but de modéliser les données (aspect statique) mémorisées dans le système
d’information
Le MCD est également appelé schéma conceptuel.

I. VOCABULAIRE ASSOCIE AU MCD


1. Entité
On désigne par entité tout objet identifiable et pertinent pour l’application. Une
entité est un individu (ensemble de client) ou objet, concret (produit fini) ou abstrait (bon de
commande), pourvu d’une existence propre.
Une entité est représentée par un rectangle à deux champs : le 1er porte le nom de
l’entité et le 2nd les propriétés de l’entité.

Nom-Entité
Propriété 1
Propriété 2
Propriété 3

2. Propriété
Une propriété est une information élémentaire (indécomposable) qui décrit un
caractère de l’entité (ou de l’association).
Un nom de propriété est unique et atomique (n’admet qu’une valeur à la fois).
On considère que les adresses, dates ou codes comme étant élémentaires.

3. Identifiant
Un identifiant désigne une (ou plusieurs) propriété(s) permettant de distinguer chaque
occurrence de l’entité.
L’identifiant est souligné dans le MCD et chaque entité possède un identifiant

4. Association
L’association est un lien entre entité(s). Une association porte le nom d’un verbe à
l’infinitif. Une association peut posséder des propriétés. On dit que l’association est
porteuse. Une association peut-être :
 binaire : lien entre deux entités
 ternaire : lien entre trois entités
 quaternaire : lien entre 4 entités

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 n-aire : lien entre n entités

5. Cardinalité
Une cardinalité est un couple de valeurs (Cm, CM) [Cardinalité minimale, Cardinalité
Maximale] qui quantifie chaque "patte" d’une association.
Les cardinalités possibles sont :
 0,1 : au plus une valeur
 1,1 : une et une seule valeur
 0, n : plusieurs valeurs
 1, n : au moins une valeur
 m, n : au moins m valeurs et au plus n valeurs

II. CONSTRUCTION DU MCD


1. Le Dictionnaire de Données
Le dictionnaire de données (DD) est un document qui permet de recenser, de
classer, et de trier toutes les informations (données) collectées lors des entretiens ou de
l’étude de document.
Il se présente comme suit :

Code Description Natur Longueur Type Observation


e

 Le code est un nom symbolique qui identifie l’information.


 Le Type est l’ensemble des valeurs permises.On a le type Alphanumérique(An) le
type Numérique (N) et le type alphabétique (A).
 La description est la définition ou le rôle joué par l’information.
 La longueur est la taille que peut avoir l’information.
 La nature peut être élémentaire, composé (ou concaténé) ou calculé.
Le DD ne doit pas comporter de polysémie ni de synonyme.

2. Les Règles de Gestion :


Les règles de gestion sont associées au niveau conceptuel et décrivent le « quoi » de
l’entreprise. Elles expriment d’une façon dynamique les actions qui doivent être accomplies,
mais aussi statique en détaillant la réglementation jointe à ces actions. La spécification des
règles de gestion permet la mise en place des relations entre les informations. Cette
spécification est menée parallèlement au recueil des données.
3. Dépendance Fonctionnelle
C’est une notion fondamentale en conception des SI. adétermine b ou b dépend
fonctionnellement de a noté a b si la connaissance d’une valeur de la propriété de a
permet de connaitre une valeur de la propriété de b.
Une dépendance fonctionnelle a les propriétés suivantes :
 La réflexivité adét a
 Transitivitéa dét b & b det c implique a dét c.

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 L’augmentation a dét b alors a,cdét b.


Une dépendance fonctionnelle est directe s’il n’existe pas de DF obtenue par
transitivité.
Une DF est élémentaire s’il n’existe pas de DF obtenue par Augmentation
Le graphe de DF est une présentation de la couverture minimale (liste exhaustive
des DF élémentaires et directes).
La matrice de DF est une autre façon de présenter les CM.
C’est un tableau à double entrée. On place en colonnes toutes les propriétés et en
lignes le numéro des propriétés qui sont sources de DF. On place une étoile à l’intersection
entre cette propriété en ligne et celle en colonne et le chiffre 1 pour les propriétés obtenues
à partir de cette dernière.
Le graphe et la matrice sont obtenus à partir de la couverture minimale. Le MCD est
obtenu soit à partir du graphe de DF ou de la MDF

4. Construction du MCD
La construction d’un schéma conceptuel peut se réaliser de la manière suivante :

 Déterminer la liste des entités.


 Pour chaque entité :
 établir la liste de ses propriétés ;
 parmi ceux-ci, déterminer un identifiant.
 Déterminer les associations entre les entités.
 Pour chaque association :
 dresser la liste des propriétés propres à l’association ;
 vérifier la dimension (binaire, ternaire, etc.) ;
 définir les cardinalités.
 Vérifier le schéma obtenu, notamment :
 supprimer les transitivités ;
 s’assurer que le schéma est connexe ;
 s’assurer qu’il répond aux demandes.
 Valider avec les utilisateurs.

Exercice 1: Gestion des employés de l’entreprise FIELD


Les règles sont les suivantes :
 Un employé est identifié par un matricule, un nom, une adresse. On note
également son salaire et sa date d’entrée en service. Il a une fonction
 Un projet a une date de début, une date de fin, une durée et un coût. Un
employé peut être affecté avec des responsabilités à des projets à des dates
différentes.
 Un employé fait partie d’un seul service.
 Une fonction a un salaire minimum, un salaire maximum, un titre. Plusieurs
employés ont la même fonction.
 Un service appartient à un département.

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CHAPITRE 3 :
MODELE LOGIQUE DE DONNEES (MLD)
&
MODELE PHYSIQUE DE DONNEES (MPD)

Le modèle relationnel est le modèle de base du modèle logique de données. C’est le


modèle permettant d’organiser les données en une représentation schématique qui
autorisera son exploitation par le SGBD. Le modèle logique relationnel est associé aux bases
de données relationnelles.

I. Vocabulaire associé au MLDR


1. Domaine
Le domaine est l’ensemble des valeurs que peut prendre une donnée.
2. Relation (table)
Une table porte un nom et est composée d’attributs prenant leurs valeurs dans les
domaines correspondants. C’est un tableau à deux dimensions composé d’attributs et de
tuples.
3. Tuple
Un tuple (n-uplets) est un enregistrement ou une ligne dans une relation
4. Attribut
Un attribut est une colonne ou un champ dans une table. Il est caractérisé par un
nom et dont les valeurs appartiennent à un domaine. Les valeurs sont atomiques.
5. Clé d'une relation
La clé d’une relation désigne un ou plusieurs attributs permettant de distinguer
chaque tuple de la relation.
Une clé étrangère est un attribut (ou ensemble d’attributs) d’une relation qui fait
(font) référence à la clé primaire d’une autre relation

II. Règles de passage du MCD au MLD


1. Formalisme

Le modèle relationnel est un ensemble de schémas relationnels de la forme :


Relation (clé1, ...clén, att1, ... attm)
2. Règles
Les règles sont relatives aux entités et aux associations :
a. Pour les entités

Toute entité devient une table, les propriétés de l’entité sont les attributs de la table,
l’identifiant de l’entité est la clé primaire de la table.
b. Pour les associations : dépend des cardinalités

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 Association 1,1-1, n : L'identifiant de l'entité "père" migre dans la relation qui
traduit l'entité "fils". Ce qui constitue une clé étrangère. On l'indique dans la
relation avec un #.
 Toute association de type (m-n) devient une relation qui hérite des
identifiants des entités participants à la relation. Si l’association est porteuse,
la relation sera complétée par la liste des propriétés portées.
Exercice : Une académie souhaite gérer les cours dispensés dans plusieurs collèges. Pour
cela, on dispose des renseignements suivants :
 Chaque collège possède un site Internet
 Chaque collège est structuré en départements, qui regroupent chacun des
enseignants spécifiques. Parmi ces enseignants, l’un d’eux est responsable du
département. On mémorise le nom et le code de chaque département.
 Un enseignant se définit par son nom, prénom, tél, mail, date de prise de fonction
et son indice.
 Chaque enseignant ne dispense qu’une seule matière.
 Les étudiants suivent quant à eux plusieurs matières et reçoivent une note pour
chacune d’elle.
 Pour chaque étudiant, on veut gérer son nom, prénom, tél, mail, ainsi que son
année d’entrée au collège.
 Une matière peut être enseignée par plusieurs enseignants mais a toujours lieu
dans la même salle de cours (chacune ayant un nombre de places déterminé).
 On désire pouvoir calculer la moyenne par matière ainsi que par département
 On veut également calculer la moyenne générale d’un élève et pouvoir afficher les
matières dans lesquelles il n’a pas été noté.
 Enfin, on doit pouvoir imprimer la fiche signalétique (nom, prénom, tél, mail) d’un
enseignant ou d’un élève.

Travail à faire :
1. Recenser les entités
2. Construire le Modèle Entité-Association
3. Quelles sont les règles de passage du MCD au MLDR
4. En déduire le MLDR

Exercice : Les fouilles archéologiques


Vous devez gérer une base de données archéologique. Les objets trouvés sur les sites
de fouille sont répertoriés. Et on désire connaître quels sont les archéologues qui fouillent et
sur quels sites.
Une équipe de fouille est composée de chercheurs. Chaque chercheur appartient à
une équipe. L’équipe est dirigée par l’un de ses membres. Une équipe a obligatoirement un
directeur.
Les équipes travaillent sur des parcelles qui appartiennent à des sites de fouille. Le
site de fouille est un espace géographique portant le nom de la ville la plus proche. Un site

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de fouille est divisé en parcelles disjointes. Une parcelle est caractérisée par un numéro, une
longueur (en mètres) et une largeur (en mètres).
Plusieurs équipes peuvent fouiller simultanément le même site de fouille, mais pas la
même parcelle. Une équipe peut fouiller plusieurs parcelles le même jour. Une parcelle peut
être fouillée par des équipes différentes mais à des dates différentes.
Un objet est trouvé par une équipe donnée, sur une parcelle donnée, à une date
donnée. L’objet est identifié par un numéro, une désignation (par exemple, assiette), une
catégorie (par exemple, accessoire de cuisine), un état de complétude (par exemple,
fragment) et par un état de conservation (par exemple, à restaurer).
1. Construire un DD
2. Proposer un GDF
3. Elaborer le MCD
4. Proposer le MLDR
Exercice : On souhaite gérer les réservations de vols effectués dans une agence. D’après les
interviews réalisées avec les membres de l’agence, on sait que :
 Les compagnies aériennes proposent différents vols
 Un vol est ouvert à la réservation et refermé sur ordre de la compagnie
 Un client peut réserver un ou plusieurs vols, pour des passagers différents
 Une réservation concerne un seul vol et un seul passager
 Une réservation peut être confirmée ou annulée
 Un vol a un aéroport de départ et un aéroport d’arrivée
 Un vol a un jour et une heure de départ, et un jour et une heure d’arrivée
 Un vol peut comporter des escales dans un ou plusieurs aéroport(s)
 Une escale a une heure de départ et une heure d’arrivée
 Chaque aéroport dessert une ou plusieurs villes

A partir des éléments qui vous sont fournis ci-dessus, élaborez le MCD et MLDR (en y
ajoutant tout attribut que vous jugez pertinent et qui n’a pas été décrit ci-dessus).

III. Modèle Physique de Données (MPD)


Il s’agit de définir l’implantation physique des données et de répondre à la question
comment?
Le niveau physique concerne l’administrateur de la base ; on définit les tables, les
contraintes d’intégrité, les index, les requêtes, les vues (si différents niveaux
d’utilisateurs), ... ; une partie importante est prise en charge par le logiciel
Le MPD est donc la transformation en tables desschémas relationnels. Le MPD
dépend de :
 la base de données cible :
 Types de données
 Domaines des propriétés
 Les attributs qui permettent d’indexer les tables sont des clés primaires

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 Les attributs (non clés primaires) qui font référence aux clés primaires
d’autres tablessont des attributs secondaires
Cette étape finalise le processus de traitement des données. L’implémentation des bases de
données peut être réalisée de façon optimale.

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