Vous êtes sur la page 1sur 18

Vandimoise2015@yahoo.

com

IRIC
MA FICHE DE LECTURE DU COURS DE MONTAGE ET
GESTION ADMINISTRATIVE ET FINACIERE DES
PROJETS EN 58 QUESTIONS

Cours dispensé par Dr Darjo Valerie.

CA2D
9eme PROMOTION
2020

VANDI MOISE

Vandimoise2015@yahoo.com

Page 1 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

1. Définition projet
Un projet peut être défini comme une «entreprise» complexe, unique
et ayant une durée déterminée, orientée à l’atteinte d’un objectif préfixé
grâce à un processus continu de planification, exécution, contrôle des
différentes ressources et avec des facteurs interdépendants de objectifs -
coûts – délais.
2. Le projet peut être illustré à travers le triangle OCD
 Objectif
 Couts
 Délai

3. Que signifie GAR


Désormais, la conception, gestion, suivi et évaluation d’un projet se fait
en référence à la « gestion axée sur les résultats » (GAR)
4. Avantages de la GAR
 Vision claire des objectifs
 Déterminer clairement comment les objectifs pourront être atteints
 Identification claire des résultats / produits
 Identification claire des activités

5. Les étapes de réalisation d’un projet


 CADRAGE (Arbre à problème)
 CONCEPTION (Cadre logique ; Fiche de projet ; Diagramme di Gantt,
Matrice des responsabilités, Budget prévisionnel, Convention de
partenariat)
 REALISATION (Cadre logique, Diagramme di Gantt, Matrice des
responsabilités ; Budget du projet ; Convention de partenariat ;
Stratégie de communication
 CLOTURE (Rapport technique et financier ; Archivage des
documents du projet)

Page 2 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

6. Origine d’un projet


A l’origine d’un projet, se trouve une SITUATION PROBLEME, et dont,
Le projet doit venir résoudre partiellement ou totalement le problème
identifié

7. En Quoi Consiste L’analyse De La Situation ?


Elle consiste à rassembler les données utiles pour dresser un état des
lieux de la situation, pour rédiger l’énoncé du problème.

8. Sur quoi débouche l’analyse de la situation ?


Elle débouche sur l’identification de PROBLEMES ou BESOINS

9. Quelles sont les caractéristiques d’un besoin ?


› Un besoin est de nature matérielle ou immatérielle
› Un besoin doit être effectif, consistant, palpable
› Un besoin doit être futur doit être un besoin actuel et non pas futur
› Un besoin doit être caractérisé, précisé, clairement identifié

10. comment mieux cerner le problème/les besoins ?


 Le Recensement documentaire :
› Collecte des données permettant une meilleure connaissance du
problème dans ses Différentes composantes
› Identification des expériences déjà réalisées sur le même thème/les
mêmes besoins : la prise en compte de ces expériences permet de mieux
repérer les erreurs à éviter mais aussi les éléments positifs dont on peut
s’inspirer
› Des apports méthodologiques (guides méthodologiques) et des
outils d’intervention, ressources utiles dans la construction du projet.
 Rencontre et échange avec des professionnels de terrain
Leurs témoignages et éclairages peuvent fournir des données
qualitatives, qui enrichissent la compréhension de la situation. Ces
rencontres peuvent également permettre d’amorcer le partenariat d’action
et d’étoffer l’équipe projet.
 L’investigation spécifique auprès de la population

Page 3 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

Les données recueillies permettent de compléter l’approche, de prendre


en compte le point de vue de la population et de contribuer à instaurer
une démarche participative.
Ce recueil peut s’appuyer sur :
• des rencontres avec des représentants de la population
• et/ou des études déjà conduites sur cette population
• et/ou des entretiens de groupe
• et/ou des données recueillies par enquête

11. Qu’est-ce que l’arbre à problème ?


L’arbre à problème est la méthode de structuration des problèmes
identifiés lors de l’analyse de la situation.

12. A quoi sert l’arbre à problème ?


› Il est un préalable indispensable à la définition des objectifs que le projet
devra atteindre.
› Il permet d’analyser et hiérarchiser un problème en mettant l’accent sur
les liens de causalité, en utilisant une image, celle de l’arbre

13. Procédure de réalisation de l’arbre à problème


› L’analyse de la situation a permis d’identifier les problèmes/contraintes
associés
› En référence aux résultats de l’analyse de la situation, il faut identifier le
problème central par tâtonnements
› Il faut analyser et identifier les relations de causes à effets.
› Il faut ensuite établir une hiérarchie de causes et d’effets sachant que :
● Les causes : les problèmes qui engendrent le problème central (En bas
sur le graphique)
● Les effets : les effets induits par ce problème central (en haut)
› On peut ensuite procéder à la schématisation de l’arbre à problèmes

14. qu’est-ce que l’arbre à objectif ?


L’arbre à objectif comme méthode de structuration des solutions et
idées qui devraient permettre de résoudre les problèmes identifiés.

Page 4 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

15. A quoi sert l’arbre à objectif ?


› C’est l’outil « jumeau » de l’arbre à problèmes.
› Il permet d’identifier et de hiérarchiser les objectifs et les actions pour
les atteindre.

16. Procédure de réalisation d’un arbre à objectifs


› reformuler toutes les situations négatives de l’analyse des problèmes en
situations souhaitables et réalistes.

17. Le passage de l’arbre à problèmes à l’arbre à objectifs

Arbre à problèmes Arbre à objectifs


Effets Conséquences
Problème général Objectif
Causes Résultats

18. Les éléments qui entre dans la conception du projet


(fiche projet)
 Formuler un titre
 Formuler des objectifs
 Identifier un public-cible
 Bénéficiaires
 Formuler des résultats
 produits
 Identifier les activités qui permettront de parvenir aux résultats
attendus
 Durée
 Budget
 Partenariat

19. Bon à savoir


 un même objectif peut déboucher sur l’atteinte de plusieurs
résultats;
 plusieurs résultats peuvent concourir à l’atteinte d’un même objectif
;

Page 5 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

 une même action peut être associée à l’atteinte d’un ou plusieurs


objectifs ou résultats.

20. Comment formuler le titre d’un projet ?


Le titre du projet doit être concis et suffisamment explicite quant à
l’action proposée.
Il faut choisir un intitulé motivant.
Le titre peut être abrégé en ayant recours à un acronyme
Exemple :
OBSERVATOIRE DE LA VIE LITTERAIRE (OBVIL)

21. Comment formuler un objectif ?


Le(s) objectif(s) prennent le contre-pied du besoin et doit permettre de
répondre au moins partiellement à celui-ci.

22. Caractéristiques d’un bon objectif


› Pertinents : il doit y avoir adéquation entre l’objectif et les besoins de la
population
› Centrés sur les résultats et non sur les activités
› Réalistes et réalisables (critères de faisabilité)
› Mesurables avec des indicateurs d’évaluation
› Formulés avec un verbe d’action

23. Qu’est-ce qu’un Objectif général :


Il correspond à l’objectif global que le projet se fixe d’atteindre.
L’objectif général est donc la transformation sociétale que l’on souhaite
au travers du projet à Long terme. Exemple : Améliorer la santé de 455
000 personnes vivant dans les communautés les plus
Vulnérables au sud du Mali.

24. Qu’est-ce qu’un Objectif spécifique


C’est l’objectif à atteindre durant l’exécution du projet. Il est conseillé
d’avoir peu d’objectifs spécifiques par projet. Dans le cas contraire, ces
objectifs risquent d’être imprécis ou représenter des intérêts conflictuels
ou contradictoires.

Page 6 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

Exemple : Objectif spécifique 1 : Améliorer les installations en eau,


assainissement et hygiène dans 300 écoles et 650 communautés
environnantes dans les régions de
Mopti, Koulikoro et Sikasso.

25. Définition groupe cible


Les GROUPES-CIBLES sont les groupes/entités qui seront directement
et positivement affectés par le projet notamment dans ses objectifs
spécifiques et au niveau du projet lui-même.
Exemple : 6000 écoliers vulnérables des régions de Mopti, de Koulikoro
de Sikasso

26. Eléments-clé : à quoi sert la démarche participative ?


Elle vise à favoriser l’implication de tous les protagonistes, à
instaurer des échanges, pour construire de façon concertée l’action à
toutes ses étapes :
› De l’identification des problèmes à l’élaboration
› Dans la mise en œuvre avec également la présence des groupes-cibles
dans
Le team de pilotage.

27. Qu’est-ce qu’un résultat


C’est l’ensemble des produits ou services que le projet va produire en
termes de résultat au cours de son exécution. Ces résultats combinés
permettront l’atteinte de l’objectif spécifique.

28. Caractéristiques des résultats


Pour être correctement formulé, un résultat doit être S.M.A.R.T
c’est-à-dire :
Spécific (Spécifique) : il doit être exact, distinct et formulé clairement.
Des résultats sont incompatibles avec un langage vague ou des
généralités. Ils devraient exprimer la nature des changements escomptés,
les bénéficiaires, la région, etc. Le résultat devrait être aussi détaillé que
possible, mais sans excès.
 Measurable (Mesurable) : Il doit être mesurable d’une manière
ou d’une autre,
Page 7 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

 comportant des caractéristiques qualitatives et/ou quantitatives.


 Achievable (Possible d’atteindre) : Il doit être réaliste compte
tenu des
 ressources humaines, financières et institutionnelles disponibles.
 Relevant (Pertinent) : Il doit contribuer à l’obtention des résultats
de niveau supérieur
 et répondre à des besoins ou des défis spécifiques et reconnus dans
le cadre du mandat de l’Organisation.
 Time bound (Fixé dans le temps) : Il doit être réalisable dans un
délai donné.

29. Qu’ce qu’un indicateur


Les indicateurs sont des données qui permettent d’apprécier l’atteinte
des objectifs.
Pour les formuler, on peut se poser la question suivante : qu’est-ce-
que je vais observer qui me permettra de dire que j’ai atteint (ou
partiellement atteint) l’objectif ?
Exemple : Nombre de jeunes médecins entrant en activité au cours des
15 prochaines années.

30. Qu’est-ce qu’une activité


Ce sont les principales actions qui seront réalisées par le projet pour
produire les résultats escomptés. En plus des activités qui peuvent être
identifiées au sein de l’arbre à objectifs, d’autres activités pertinentes
peuvent y être ajoutées.

31. Plusieurs exigences dans la formulation des activités


› Les activités doivent être en adéquation avec les objectifs
› Les activités doivent être adaptées aux spécificités du public, à ses
connaissances, rythmes, compétences, expériences ainsi qu’à son âge
› Elles doivent favoriser l’expression, la participation, la mise à l’action
du public cible
› Les activités doivent être planifiées.
● Planification = Répondre aux questions suivantes : Qui fait quoi ? Pour
qui ? Quand ? Comment ? Et dans quel ordre ? Avec quels moyens ?

Page 8 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

› Les activités doivent être regroupées par lots ou « workpackage »


en fonction de leur typologie. Exemple : Lot 1. Préparation des outils :
(1.1) Diagnostic hygiénique dans 50 villages; (1.2) Etude sur les pratiques
quotidiennes des populations rurales en matière d’hygiène et
assainissement.

32. C’est quoi la durée ?


› Un projet à une date de début et une date de fin.
› Mais la pratique veut que l’on ne les indique pas en utilisant le format
habituel à savoir jour/mois/année
› En revanche, la pratique veut que l’on exprime la durée totale d’un projet
en MOIS.
On désigne également l’avancement du projet en se référant au mois du
projet. Ainsi, on parle de 1er mois, 15ème mois, 22ème mois etc.
La pratique veut également que l’on utilise la lettre majuscule « M.
» pour désigner la parole « mois ». L’avancement du projet est ainsi
désigné : M.1 (1er mois du projet), M.15 (15ème mois du projet), M.22
(22ème mois du projet), etc.

33. Définition budget


Le budget d’un projet peut être défini comme la planification de toutes
les charges (ou dépenses) et produits (recettes) nécessaires à la
réalisation du projet.
Lors de la conception d’un projet, on doit établir le budget prévisionnel
qui permet de vérifier la faisabilité réelle du projet élaboré.
Pour cela, seule une fiche de projet avancée et dans laquelle les
principales activités, ainsi que « tâches » et « sous-tâches », sont
identifiées permettent l’établissement d’un budget prévisionnel fiable. Cela
exige également que les prix utilisés soient proches de la réalité et qu’il
n’y ait donc ni une sous-évaluation ni une sous-évaluation trop importante.

34. Qu’est-ce qu’un Bailleur de fonds institutionnel ?


Le terme désigne des organisations qui accordent des subventions à
d’autres organisations et parfois à des individus, conformément à un cadre
de politique qui

Page 9 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

Reflète leur propre mandat et les orientations politiques que le bailleur


s’est donné.
Il s’agit le plus souvent d’organisations gouvernementales et
intergouvernementales, de fondations privées ou d’autres organisations
non gouvernementales (ONG).
Le bailleur n’intervient pas dans la conception du projet puisqu’il
approuve ce qui lui a été proposé.
Le bailleur n’intervient pas dans la mise en œuvre quotidienne de
l’action.

35. Chef de file = Porteur de projet = Demandeur :


Le terme « Chef de file » désigne l’organisation qui introduit le projet
auprès du bailleur de fond et est le signataire de la convention de
financement avec ce dernier en cas de financement.
Par conséquent, le chef de file est directement responsable devant
le bailleur de la mise en œuvre scientifique et technique du projet et de la
bonne gestion administrative et financière de ce dernier.
Le chef de file est tenu par une “obligation de résultat” : il doit faire
en sorte que le projet soit mis en œuvre conformément à la description
qui en a été fournie au moment de l’approbation.
Le chef de file saisit le bailleur pour tout problème et est saisi par le
bailleur pour tout problème
Dans le cas où le porteur de projet agit en accord avec d’autres
partenaires, c’est lui qui est l’animateur du consortium et assure la
coordination générale des travaux de ce dernier.
Le chef de file peut signer un accord avec ses partenaires à travers
lequel les parties définissent leurs obligations respectives y compris
financières.

36. Partenaire = Partenaire financier = Codemandeur


En matière de montage et gestion des projets, le terme « Partenaire
» désigne les organisations chargées en accord avec le chef de file de la
mise en œuvre du projet, après avoir été impliquées dans la conception
de ce dernier.
Le partenaire n’a pas de rapport contractuel avec le bailleur de
fonds.
Page 10 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

En effet, en formalisant son adhésion au projet à travers une lettre


de mandat, le partenaire a accepté que ce soit le chef de file à le
représenter auprès du bailleur.
Par contre, la participation d’un partenaire à la mise en œuvre d’un
projet fait l’objet d’un contrat entre ledit partenaire et le chef de file
Le partenaire est responsable envers le chef de file d’une partie de
la mise en œuvre de l’action concordée avec les autres membres du
partenariat. Il perçoit une partie de la subvention versée par le bailleur
afin de pouvoir honorer les activités et dépenses qui lui ont été assignées
par la convention signée avec le chef de file.
En cas de cofinancement, le partenaire contribue généralement à ce
dernier à la hauteur de ses possibilités financières et selon les accords pris
avec le chef de file.

37. Partenaire associé


En matière de montage et gestion des projets, le terme « Partenaire
associé » désigne les organismes impliqués dans un projet sans
contribution financière directe, à l’exception dans certains cas des frais de
voyage et de séjour.
Le partenaire associé ne doit pas répondre aux critères d’éligibilité

38. Contractant = Prestataire de service


Ce terme désigne toute personne physique ou morale ou entité
publique ou groupement de ces personnes qui offre la réalisation de
travaux et/ou d’ouvrages, de produits ou de service sur le marché.
Le prestataire de service intervient donc de manière ponctuelle dans un
projet après avoir été identifié en conformité aux règles de passation des
marchés. Il n’intervient en rien au niveau de la conception et mise en
œuvre générale du projet. Sa mission, qui est rémunérée, s’arrête à la
réalisation de la tâche qui lui est confiée.

39. Consortium = Partenariat


Le terme consortium désigne le groupement d’organismes qui seront
responsables de la mise en œuvre directe du projet proposé au bailleur de
fond.

Page 11 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

Le partenariat se définit comme une association active de


différents intervenants qui, tout en maintenant leur autonomie,
acceptent de mettre en commun leurs efforts en vue de réaliser un objectif
commun relié à un problème ou à un besoin clairement identifié dans
lequel, en vertu de leur mission respective, ils ont un intérêt, une
responsabilité, une motivation, voire une obligation
Le partenariat a pour durée minimale la durée même du projet.
Sont inévitablement membres du consortium : le chef de file, le(s)
partenaire(s), les (s) partenaires associés.
Ne sont pas membres du consortium : le bailleur institutionnel
de fonds, les contractants.

40. La notion de « partenaire financier »

La notion de « partenaire financier » est souvent utilisée sans


distinction pour désigner un « bailleur » ou un « codemandeur ».
En fonction du rôle qui est effectivement attribué à la structure ainsi
désignée, l’étudiant doit être capable de juger s’il s’agit d’un bailleur ou
d’un codemandeur.

41. Comment construire un bon partenariat


 Les exigences de base
Le chef de file doit s’assurer que les éléments suivants sont satisfaits par
ses potentiels partenaires :
› Le partenaire doit disposer d’une personnalité juridique, obtenue à la
suite de la déclaration de l’organisation à l’autorité publique compétente.
Cette personnalité juridique ne doit pas être dissoute à la suite d’une
dissolution légale (les statuts de la personne morale prévoyaient un terme
qui est arrivé), d’une dissolution volontaire (les participants, qui peuvent
être des associés d’une société ou encore des membres d’une association,
ont décidé de mettre fin à la personne morale) ou encore d’une dissolution
judiciaire prononcée à cause d’infractions commises ou de difficultés
économiques.
› Le partenaire doit disposer d’une autonomie financière
› Le partenaire doit disposer de ressources humaines compétentes d’un
point de vue scientifique, technique, administratif
Page 12 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

› Le partenaire doit autant que faire se peut, disposer d’une expérience


en rapport avec les tâches qui lui seront assignées dans le cadre du projet
› Le partenaire doit autant que faire se peut, maîtriser le contexte dans
le cadre duquel il est appelé à intervenir
› Le partenaire doit autant que faire se peut, disposer d’un réseau de
contact qui pourra faciliter la mise en œuvre du projet

42. Les critères d’éligibilité supplémentaire pouvant être


posés par un appel à proposition
Dans le cadre d’appel à proposition, le bailleur institutionnel impose,
en plus des critières cités plus haut, d’autres critères d’éligibilité.
Ces autres critères peuvent intéresser :
› La catégorie de sujets de droits : l’appel peut exiger que les membres
du consortium soit des personnes physiques (= êtres humains) ou au
contraire des personnes morales (= groupement)
› Le régime juridique: l’appel peut exiger que les membres du
consortium soit des organisations de droit public [ex. Autorités locales,
agence nationale, établissement public) ou des organisations de droit privé
(ex. Associations, ONG, fondations…)
› Le rapport à l’Etat : l’appel peut exiger que les membres du consortium
soit des organisations gouvernementales ou des autorités publiques
(exemple : Autorités locales encore appelés collectivités territoriales
décentralisées), soit des Autorités Non étatiques (abréviation : ANE)
› La nationalité (lieu d’établissement) de l’organisation: l’appel
peut exiger que les membres du consortium soient de telle (s) ou telle (s)
autres (s) nationalités. Cet élément est établi à partir de la nation où les
statuts de l’organisation ont été déposés
› L’échelle territoriale d’intervention : l’appel peut exiger que les
membres du consortium interviennent au niveau national, et/ou régional
et/ou local
› La nation du territoire d’intervention : l’appel peut exiger que toute
ou partie du consortium intervient régulièrement sur un territoire ayant
une nationalité spécifique (ex. Le Cameroun). Attention : ce critère est
différent de celui de la nationalité de l’organisation.
› Le caractère lucratif ou non lucratif des organisations membres

Page 13 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

› Le nombre de partenaires : l’appel peut indiquer un nombre minimum


et/ou maximum d’organisations partenaires (exclu le bailleur bien sûr!)
Dans le cas où un possible critère n’est pas contenu dans le texte de
l’appel alors cela signifie que ce dernier ne pose aucune exigences
spécifiques eu égard à ce
Dernier.
Dans tous les cas, les critères d’éligibilité des partenaires doivent
être bien lus et les membres du consortium doivent être très attentifs sur
ce point.

43. qu’est-ce que le cadre logique


Le cadre logique en tant qu’instrument relève de l’ « approche du cadre
logique » (ACL) (« Logical Framework Approach » en anglais).
La cadre logique est un outil de base servant à la conception,
planification, suivi et évaluation d’un projet.
Il synthétise sous forme de tableau (une matrice) toutes les informations
clés d'un projet:
 objectifs,
 résultats,
 activités,
 risque,
 programmation,
 ressources.

44. Le cadre logique répond aux questions suivantes


› Quel est le but du projet?
› Quelles activités vont être menées pour atteindre ce but?
› Quelles sont les ressources nécessaires?
› Quel(s) risque(s) pourrait (ent) affecter la mise en œuvre du projet?
› Comment sera mesurée l'évolution des activités et l'atteinte des
objectifs?

45. Les avantages du cadre logique sont


› Une méthode de planification des projets ciblée sur les objectifs (gestion
axée sur les résultats) avec des INDICATEURS
› Permet de vérifier la cohérence entre les éléments clé du projet
Page 14 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

› Résume à lui seul un projet


› Document dynamique, évolutif

46. Organisation du cadre logique


› Au niveau des lignes, doivent être insérées par ordre de haut en bas,
les informations relatives a :
● L’objectif global du projet
● Le ou les objectif(s) spécifique(s) visé(s),
● Les résultats attendus et
● Les activités à mettre en œuvre
› Au niveau des colonnes, doivent être insérées de la gauche vers la
droite, les informations relatives a :
● La logique d’intervention
● Les indicateurs objectivement vérifiables (IOV),
● Les sources de vérification et
● Les risques et hypothèses

47. Première colonne « La logique d’intervention »


Au niveau de la logique d’intervention, est reportée la séquence logique
des réalisations attendues pour le projet.
Ainsi, l’objectif général permet de répondre au problème identifié,
les objectifs spécifiques doivent contribuer à atteindre l’objectif général,
les résultats découlent des objectifs spécifiques, les activités doivent
permettre d’atteindre les résultats.

48. Deuxième colonne : Les indicateurs objectivement


vérifiables
Les « indicateurs objectivement vérifiables » doivent seulement
être indiqués pour l’objectif général, les objectifs spécifiques et les
résultats. Ils ne valent pas pour les activités.

49. A quoi servent les indicateurs


Ils doivent permettre de :
- Clarifier les objectifs et les résultats du projet
- Permettre de mesurer les progrès réalisés par le projet
- Servir de référence dans le processus de suivi et d’évaluation
Page 15 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

Les indicateurs doivent être SMART


Dans la mesure du possible, un indicateur doit avoir au minimum
une qualité (quoi), une quantité (combien) et une indication de temps
(quand). Exemple : En M12 (temps), 50% (quantité) du nouveau
bâtiment devant abrité la bibliothèque (qualité) est construite.

50. Troisième colonne : Les sources et moyens de


vérification
Les « sources et moyens de vérification » doivent seulement être
indiqués pour
L’objectif général, les objectifs spécifiques et les résultats. Ils ne
valent pas pour les activités.
Les sources et moyens de vérification sont les éléments matériels
sur lesquels il va être possible de s’appuyer pour démontrer si oui ou non
l’indicateur énoncé a effective ment été atteint.
Pour chaque indicateur, il faut au moins une source ou moyen de
vérification.
Exemple de sources : Rapport technique du projet, compte-rendu de
réunion, procès-verbaux, rapport d’évaluation externe, publication, site
web…

51. Quatrième colonne : Hypothèses et risques


Les « Hypothèses et risques » doivent seulement être indiqués
pour l’objectif général, les objectifs spécifiques et les résultats. Ils ne
valent pas pour les activités
Les hypothèses et risques sont des éléments qui déterminent les
conditions de faisabilité dudit projet, ainsi que les dangers qui peuvent
affecter le projet et éventuelle ment compromettre sa réalisation.
Les risques sont des facteurs externes négatifs, probables,
(événements, conditions ou décisions) qui peuvent retarder l’exécution du
projet ou compromettre l’atteinte d’objectifs ou des résultats. Les risques
sont pratiquement hors du contrôle du projet.
Les hypothèses sont des facteurs externes (événements,
conditions ou décisions) qui peuvent affecter le progrès ou le succès du
projet, qui sont nécessaires pour l’atteinte des objectifs du projet, mais
sont largement ou totalement hors du contrôle du projet.
Page 16 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

Les hypothèses sont formulées de manière positive.

52. Deuxième colonne : Les moyens


Les « moyens » au niveau de la 2ème colonne doivent seulement
être indiqués pour les activités.
Les moyens désignent les ressources humaines, logistiques et
matérielles nécessaires pour la mise en œuvre des activités.

53. Troisième colonne : Les coûts


Les « coûts » au niveau de la 3ème colonne doivent seulement être
indiqués pour les activités.
Les coûts résument les ressources financières pour la mise en œuvre
de tout le projet.
Les informations sur les coûts reportées dans le cadre logique
doivent être cohérentes avec le budget du projet lui-même.

54. work breakdown structure (wbs)


(Organigramme des taches - ODT)
Répond à la question : Que fait-on ?
La WBS correspond à une décomposition hiérarchique du travail qui
doit être effectué pour atteindre les résultats prévus.
Il s’agit de partir des résultats du projet en divisant chacun d’eux en
différents sous-ensembles jusqu’à arriver aux taches concrètes du projet
qu’il est possible d’assigner à des personnes spécifiques.

55. qu’est-ce que la chaine des résultats

Il s’agit d’un schéma simple pour montrer comment un projet


déclenchera différents niveaux de changement, des activités aux impacts.

56. organizational breakdown structure (OBS)


Répond à la question : Qui fait ?
Définition : L’OBS permet d’établir l’organigramme du projet.

57. Matrice des responsabilités (RAM) (responsibility


assignment matrix)
Page 17 sur 18
Vandimoise2015@yahoo.com

Définition :
La matrice RAM s’obtient en croisant les données relatives à la WBS
(quoi faire) avec l’OBS (qui fait). Elle permet de gérer la désignation des
différentes responsabilités au niveau des partenaires d’un projet ou bien
au niveau des membres d’une même équipe.
Comment se présente la matrice RAM ?
› Un tableau à double entrée avec
● au niveau des lignes la liste des activités, tâches, produits ….
● Au niveau des colonnes, les intervenants

58. gestion temporelle : diagramme de Gantt


Le diagramme de Gantt est un outil permettant de représenter
visuellement l'état d'avancement des différentes activités (tâches) qui
constituent un projet.

Bonne chance pour la suite

Page 18 sur 18

Vous aimerez peut-être aussi