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Karim

Mohammed

Institut D’enseignement privé Lalla Meriem : Droit

Au profit des
étudiantes
Infirmieres
Auxiliaires
Le Cours du Droit est un enseignement qui accueille l’étudiant et le prépare à la
formation juridique.

En cela, cet enseignement constitue la clé nécessaire qui ouvre à l’appréhension


et à l’initiation aux notions fondamentales du droit.

II. LES OBJECTIFS DU COURS

Il y a un objectif général et plusieurs objectifs spécifiques :

 Objectif général du cours

Ce cours vise à amener l’étudiant à assimiler et à s’initier aux notions


fondamentales nécessaire à l’apprentissage du droit.

 Objectifs spécifiques

Ils tendent à permettre à l’étudiant de :

• Appréhender les notions générales et les institutions ;

• Appréhender le droit en ce qui concerne son objet (Droit objectif) et en ce qui


concerne ses sujets (droits subjectifs) ;

• Assimiler et maîtriser les méthodes de discussion juridique et de contrôle des


connaissances ;

Qu’est ce que le droit?

Vous avez tous une certaine idée, plus ou moins vague,de ce qu’est le droit.
Pour les uns le droit est tout ce qui ordonne, ce qui interdit pour d’autres l’idée
qu’ils ont du droit est essentiellement liée à la contrainte et à la sanction.

Mais le droit est aussi beaucoup plus que cela. Le droit est partout, le droit régit
la vie des hommes. Il surgit dans tous les rapports humains naturellement les
rapports économiques, les rapports des individus avec l’Etat, les rapports des
Etats entre eux. Partout, il y a du droit….

Le droit est un phénomène vivant. Les règles naissent, vivent, meurent évoluent
dans leur contenu, parce que la société et les hommes qui la composent,
évoluent. Parce que les rapports humains sont complexes, le droit est complexe.

Le Droit recouvre donc plusieurs notions. Comme toute science, le droit a aussi
son langage.
Le droit recouvre, donc, deux ensembles différents :

1. tantôt, on entend par droit, l'ensemble des règles juridiques, ce qu'on appelle
"le droit objectif" (LAW);

2. tantôt, on entend par droit, telle ou telle prérogative dont une personne est
titulaire, dont elle est le sujet, on parle alors des "droits subjectifs"(RIGHTS).

Plan du Cours :

I) Définitions :

Règle de droit :

Décret :

Règlement :

Loi :

Dahir :

II) Sources du droit marocain :

III) Notions de la sanction pénale en matière de droit marocain

IV) Droits et devoirs des fonctionnaires : ( Statut de la fonction publique


marocain):

V) les organisations de prévoyances sociale (mutuelles et CNSS) :

 Modalités d'adhésion

 Avantages accordés

Introduction :
Différentes expressions peuvent être liées au mot Droit tels les exemples de:
- C’est mon droit ;

- Avoir, ou ne pas avoir le droit de faire telle chose, tel acte,… ;

D’une manière générale, le mot « droit » a deux sens:

- Tantôt il désigne l’ensemble des règles générales qui s’appliquent dans un


Etat à un moment donné (ensemble de règles juridiques qui régissent la vie des
individus en société): c’est ce qui est appelé : droit objectif; (‫) القانون‬.

- Et tantôt, il désigne les prérogatives particulières (privilèges exclusives) dont


une personne déterminée peut se prévaloir (et les obligations correspondantes).
C’est ce qui est appelé : droits subjectifs (‫) الحقوق‬. .

I/Définitions :
La règle de droit : ‫القاعدة القانونية‬
Ensemble de règles qui régissent et organisent les rapports entre les personnes
au sein de la société et dont le respect est assuré par l’autorité publique.

La règle morale : ‫القاعدة األخالقية‬


Ensemble de règles qui visent en principe une prescription, une maxime de
conduite humaine, dictée par la conscience, qu'il convient de suivre dans telles
ou telles circonstances.

La règle religieuse : ‫القاعدة الدينية‬


Ensemble de règles religieuses ( coran ‫القرآن‬/ Charria ‫ الشريعة‬/ la sauna ‫ السنة‬au cas
du Maroc la règle religieuse est présente principalement en matière du statut
personnel et familial ‫ مدونة األسرة‬et successoral ‫الميراث‬

Dahir : ‫الظهير‬
Appelé aussi décret royal est un texte législatif édité par le Roi.

La constitution marocaine reconnaît au Roi le pouvoir législatif.

Le Roi peut soumettre par dahir tout projet de loi ou propositions de loi à une
approbation par référendum, c’est la consultation populaire.

Décret : ‫المرسوم‬
Un décret est un acte administratif de portée générale ou individuelle émanant
du pouvoir exécutif. Il peut instaurer des règles de droit applicables à tous ou ne
concerner qu'une seule personne (exemple : un décret de nomination d'un haut
fonctionnaire ‫ تعيين مسؤول كبير‬m‫ مرسوم‬ou un décret de naturalisation ‫ التجنيس‬m‫مرسوم‬

Règlement : ‫القانون التنظيمي‬


Le règlement est un texte juridique qui émane du pouvoir exécutif.

Loi : ‫التشريع‬
Au sens large, une "loi" est une disposition normative et abstraite posant une
règle juridique d'application obligatoire. Elle est en principe l’œuvre au pouvoir
législatif : le Parlement.
Sources du droit marocain :
Les principales sources de droit marocain étant les lois et règlements, on peut
légitiment se demander s’il existe d’autres sources en droit positif.

Ainsi peut-on se demander si la coutume qui n’émane pas d’un corps constitué
mais de simples pratiques populaires est-elle une source de notre droit ? De
même, au Maroc la religion n’étant pas séparée de l’Etat, peut-on considérer les
principes traditionnels du droit musulman comme des sources de droit ?

Pour répondre à ces questions, nous serons conduit à distinguer les sources
Directes « Modernes » et les sources Indirectes

« Traditionnelles » du droit marocain.


I/Les Sources Directes du Droit :
1/ Les Conventions Internationales :

Le préambule de la constitution de 2011 :

« Accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui, dans le


cadre des propositions de la constitution et des lois du Royaume, dans le respect
de son identité nationale immuable, et de ces conventions, la primauté sur le
droit interne du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions pertinentes
de sa législation nationale :

‫إعطاء األولوية لإلتفاقيات الدولية على القانون الداخلي للدولة‬

‫مواءمة األحكام ذات الصلة مع القانون الوطني‬

2/ La constitution :

La constitution est le texte fondamental qui fixe l’ossature organisationnelle et


fonctionnelle de l’état.

 Elle détermine la forme de l’état : (Monarchie Constitutionnelle).

 La forme du régime politique : (le régime parlementaire) .

 Les rapports entre le Roi, le parlement, et le gouvernement...).

 Et les droits fondamentaux : (droit au travail /Liberté d’opinion, droits


politiques …).

Depuis son accession à l’indépendance le Maroc a vécu sous cinq constitutions :

(1962/1970/1972/1992/1996 et 2011 actuellement en vigueur. )

3/ Les lois :

Ce sont des textes votés par le parlement avec ses deux chambres :

- La Chambre des représentants : ‫مجلس النواب‬

- La Chambre des conseillers : ‫مجلس المستشارين‬

L’article 71 de la constitution Marocaine répertorie les matières qui sont du


domaine de la loi.
Il existe plusieurs types de lois, qui correspondent soit à un domaine particulier,
soit à une procédure particulière d’adoption, soit aux deux.

 Lois Ordinaires : ‫التشريع العادي‬

une loi ordinaire est un acte législatif voté par le Parlement selon la procédure
établie par la Constitution et dans l'un des domaines expressément prévus par
celle-ci comme :
Les principes et règles du système de santé : ‫مبادئ وقواعد المنظومة الصحية‬

Loi de finance : ‫قانون المالية‬

Outre cette législation, le législateur est également compétent pour édicter un


autre type de loi, à savoir les lois organiques.

 lois organiques: ‫القوانين التنظيمية‬

Une "loi organique" est une disposition générale qui dans la hiérarchie des
normes se trouve située au-dessus des lois ordinaires : elle est prise par le
Parlement et elle fixe les règles propres à l'organisation des pouvoirs publics.

la constitution de 2011 répertorie 19 lois organiques à titre d’exemple on cite :

1- Loi organique sur la langue amazighe (article 5)

2- Loi organique sur le droit de grève (article 29)

4/ Les Règlements :

Ce sont des textes provenant du pouvoir gouvernemental ou administratif :

(Roi, Chef du gouvernement, ministres...) qui n’est autre que le pouvoir


exécutif.

Article 72 :

« Les matières autre que celles qui sont du domaine de la loi appartient au
domaine réglementaire. »

Les règlements peuvent être :

- Dahir : émanant du Roi ‫ظهير‬

- Décret ; émanant du chef de gouvernement ‫مرسوم‬


- Arrêté : élaboré et signé par une autorité subordonnée au chef du
gouvernement les ministres m‫قرار‬

II- Les sources indirectes : Sources Classiques

A - Le Droit musulman :

De l’examen du droit positif marocain, il ressort que le droit musulman


traditionnel en constitue encore une source fondamentale principalement en
matière de statut personnel et familial. En effet, cette matière est fortement
inspirée du droit musulman :

Le législateur marocain s’est également fondé sur des règles de droit musulman
en matière successorale .

B - Le Droit coutumier :

il est à noter que le droit coutumier s’était pleinement développé à côté du droit
musulman par les autorités du protectorat français. Ainsi, certaines règles
coutumières régissant quelques tribus étaient manifestement contraires au droit
musulman. Depuis l’avènement de l’indépendance et l’instauration d’un Etat
musulman souverain, les règles coutumières contraires au droit musulman ont
été Supprimées.

Toutefois, celles compatibles avec le droit musulman ont continué à recevoir


application.
III) Les sanctions en matière de droit marocain :
Les notions de sanction en matiére de droit pénal marocain sont :

 La légalité des peines : ‫مشروعية العقوبات‬

Aucun comportement ne peut etre reproché a une personne s’il n’a déjà été
expressément incriminé par un texte de loi .

« Nul crime , nulle peine sans loi » .

 La personnalité des peines : ‫شخصية العقوبات‬

Selon cette notion on ne peut condamner une personne pour un fait punissable
qu’elle n’a pas elle-même commis.

« Autrement dit : une personne ne peut être punie en raison d’une infraction
commise par une autre personne . »

 La proportionnalité des peines : ‫التناسب عند إنزال العقوبات‬

La peine est proportionnelle à la gravité de l’infraction et du degré de


responsabilité de celui qu’il a commis.

 Le Caractère définitif de la peine : ‫الطابع النهائي للجزاء‬


On ne peut pas revenir sur les peines fixées sauf à en adoucir évidement la
teneur ou pour adoucir le sort du condamné.

Toutefois il faut souligner que le non-respect pas la règle de droit et sanctionné


par les pouvoirs publics, à cet égard, en distingue trois types de Sanctions :

- Sanctions Civiles : ‫العقوبات المدنية‬

- Sanctions pénales : ‫العقوبات الجنائية‬

- Sanctions disciplinaires : ‫العقوبات التأديبية‬

I– Les Sanctions Civiles :

Celles destinées à réparer le dommage :

- Nullité (la résolution du contrat : ‫ ) فسخ العقد‬: est une sanction civile qui frappe
l’acte juridique, l'individu qui ne respecte pas les conditions de forme ou de fond
prévu par la loi.

Exemples : - Annulation d’un contrat de Vente, - Annulation d’un contrat


d’allocation.

- Dommages et intérêts (c’est de réparer le préjudice à la victime ‫ إصالح الضرر‬: il


s’agit d’une somme d’argent que doit payer toute personne qui occasion par son
comportement ou par son fait, un dommage (un préjudice, un mal) à une autre
personne.

2 – Les Sanctions Pénales :

 Crimes :‫الجنايات‬

Ce sont des infractions les plus graves que peut commettre une personne.

Sanctions :

- Dégradation civique, - Peine de mort (‫) اإلعدام‬, - réclusion perpétuel (‫المؤبد‬


‫)السجن‬,

- Réclusion à temps « 5 à 30 ans » ‫ لمدة مح ّددة‬m‫السجن وبالحبس‬


La peine de mort ne s’applique pas au Maroc.

 Délits : ‫الجنح‬

les délits ce sont des infractions de gravité moyenne il se situe entre les crimes et
les contraventions. on distingue deux types de délits :

1. Les Délits Correctionnels : ‫الجنح التأديبية‬

c’est le 1er type d’infraction qui fait partie des délits et qu’ils sont de gravité
moyenne.

Exemple : - Enlèvement d’une femme mariée. (Sanction : de 2 à 5 ans à la


prison).

2. Les Délits de Police : ‫الجنح الضبطية‬

c’est la 2ème forme de délits ils se situent entre les délits correctionnels et les
contraventions.

Exemples : - Outrage public à la pudeur (‫) اإلخالل بالحياء العام‬.

- Le vol (‫) السرقة‬.

Sanctions : Emprisonnement de 1 moi à 2 ans et amendes

 Les Contraventions )‫المخالفات‬

Il s’agit de type d’infractions les moins graves commis par une personne à
l’encontre du quel sont impliquer des sanctions très légères (‫) خفيفة‬.

- Exemple : - Accident de circulation (à cause de La vitesse, ….).

- Sanction : - Amendes et / ou courte détention (‫) إعتقال قصير‬.

- Sanctions moins d’un moi ( <= 30 jours).

3 – Les Sanctions disciplinaires :

Ce Sont des sanctions qui n’ont ni un caractère civil n’est un caractère pénal,
elles ont un caractère disciplinaire, c’est le type des sanctions applicable par un
responsable à l’encontre de son subordonné (fonctionnaire ou employé au
niveau d’une administration publique ou d’une Entreprise privée) à l’occasion
d’une faute professionnelle.

Exemples :
- Le non-respect des ordres de l’employeur ou de responsable du service.

- Mauvaise exécution des tâches.

- Les Retards injustifiés.

Sanctions :

les sanctions applicables dans ce cas peuvent prendre plusieurs formes :

- Changement de Poste.

- Suspension provisoire de travail (‫) توقيف مؤقت عن العمل‬.

- Mutation (‫)نقله‬.

- Dégradation (‫)تنزيل الرتبة المهنية‬.


IV)Droits et devoirs des fonctionnaires ( Statut de la fonction publique
marocain articles : 13 à 20):

Le statut de la fonction publique fixe l'essentiel des droits et obligations


applicables aux agents titulaires, stagiaires, et non titulaires de droit public,
garantissant ainsi le bon fonctionnement du service public.

I) DROITS ET LIBERTÉS :

Cette liste n'est pas exhaustive, le juge administratif venant régulièrement


compléter ou préciser ces principes de base.

1° LIBERTÉ D'OPINION :

Il s'agit d'une interdiction de toute discrimination entre les agents, en fonction de


leurs opinions, origine, sexe, âge, apparence physique etc.

2° DROIT SYNDICAL ET DROIT DE PARTICIPATION :

Chaque agent a le droit de créer des organisations syndicales, d'y adhérer et


d'exercer des mandats syndicaux, de participer aux instances représentatives du
personnel.

3° DROIT DE GRÈVE :

Tout agent bénéficie du droit de grève mais doit l'exercer dans le respect de la
réglementation (préavis, limites).

4° DROIT À LA FORMATION PERMANENTE :

Tout agent à l'obligation de suivre une formation obligatoire d'intégration et


dispose de la faculté de suivre des formations de perfectionnement, à sa
demande ou à la demande de son employeur.

5° DROIT À L'INFORMATION :
Tout agent a le droit de disposer des informations nécessaires à l'exécution des
tâches qui lui sont confiées. En outre, tout agent dispose du droit de consulter les
informations qui le concerne.

6°PROTECTION FONCTIONNELLE :

Assurée par la collectivité contre les menaces, injures, violences et diffamations


subies par un agent dans l'exercice de ses fonctions.

II ) OBLIGATIONS :
Cette liste n'est pas exhaustive, le juge administratif venant régulièrement
compléter ou préciser ces principes de base.

1°SE CONSACRER À SA FONCTION :

Cette règle prohibe tout cumul d'emploi, de rémunération ou de pensions. Le


statut prévoit des dérogations (activité accessoire, agents à temps non complet
etc.).

2°OBÉISSANCE HIÉRARCHIQUE :

Chaque agent doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique.


Cette obligation ne s'impose plus en cas d'ordre manifestement illégal et de
nature à compromettre gravement un intérêt public.

3°DISCRÉTION PROFESSIONNELLE :

Chaque agent est tenu au secret professionnel dans et en dehors du service, pour
les faits, informations ou documents dont il peut avoir connaissance à l'occasion
de l'exercice de ses fonctions.

4°DEVOIR DE RÉSERVE :

Chaque agent doit observer une certaine retenue dans l'expression d'opinion
personnelle au sujet de l'administration.

Tout manquement aux obligations est susceptible de faire l'objet de sanctions


disciplinaires et/ou pénales, graduées en fonction de la gravité de la faute
commise.
V /les organisations de prévoyances sociale (mutuelles et CNSS) :

Les organismes de gestion du régime des travailleurs salariés sont différents


selon le secteur professionnel :

 CNOPS : ‫ الوطني لمنظمات اإلحتياط اإلجتماعي‬m‫الصندوق‬

la Caisse Nationale des Organismes de prévoyance sociale (CNOPS) gère


l'assurance maladie du régime public et des étudiants .

Bénéficiaires ::
- Les fonctionnaires et agents de l’Etat, des collectivités locales,

des établissements publics et des personnes morales de droit

public;

- les titulaires de pensions du secteur public;

-Les ayants droit des personnes ci dessus.

CNSS : : ‫ الوطني للضمان اإلجتماعي‬m‫الصندوق‬


Les employeurs sont tenus de s'affilier à la Caisse Nationale de Sécurité sociale
(CNSS) au plus tard 30 jours après l'embauche du premier salarié,

de déclarer régulièrement à la CNSS le montant mensuel des salaires versés et le


nombre de jours travaillés par leurs salariés.

Une carte d'immatriculation est délivrée à chaque salarié.

la Caisse Nationale de Sécurité sociale (CNSS) gère l'ensemble des risques du


régime privé.

Organisme public sous tutelle administrative du Ministre chargé de l’Emploi.

Elle est dotée de la personnalité civile et de l’autonomie financière.


affiliation et inscription à la CNSS

Les entreprises privées sont tenues de s’inscrire auprès de la CNSS et déclarer


l’ensemble de leurs salariés mensuellement .
Le numéro d’immatriculation permet:

- L’identification du salarié;

- L’enregistrement des déclarations des salaires;

- La sauvegarde des droits.

Le numéro d’immatriculation à la CNSS est attribué pour toute ladurée de la vie


professionnelle de l'assuré.
Régime d’AMO des salariés du secteur privé géré par la CNSS.

Les Bénéficiaires :
- Salariés assujettis au régime de sécurité sociale ;

- Titulaires de pensions (500 dirhams et plus)

- Conjoint.

- Enfants à charge ( jusqu’au 21 ans au plus ou 26 ans pour les étudiants non
mariés ou sans limite d’âge pour les enfants handicapés .

Cadrage de la Couverture Médicale de base :


La Loi 65.00 institue la couverture médicale obligatoire garantissant l’accès
universel aux soins de santé.

Elle prévoit l’instauration du :

- Régime d’assistance médicale (RAMED);

- Régime d’assurance maladie obligatoire pour les salariés du secteur privé géré
par la CNSS ;

- Régime d’assurance maladie obligatoire du secteur public géré par la CNOPS ;

- Actifs, retraités des secteurs public et privé et leurs Ayants droit.

-Travailleurs indépendants et Professions libérales

- Étudiants

AMO 2005 : Assurance MaladieObligatoire

Bénéficiaires : Salariés, Fonctionnaires, Retraités, Etudiants


Gestionnaires: CNOPS, CNSS, Assurances privées

Régulateur: ANAM

RAMED 2012 : Régime d’assistance médicale

Bénéficiaires : Pauvres et vulnérables non couverts par AMO

Gestionnaires: MI/MS/ANAM

Régulateur: ANAM

AMI 2017 : Assurance maladie des Indépendants :

Bénéficiaires : Actifs non salariés, Professions libérales,

Gestionnaire: CNSS

Régulateur: ANAM

Financement :

CNSS Et CNOPS : -Cotisations salariales et patronales

Ramed : -Etat et Collectivités locales et participation des bénéficiaires .

Panier de Soins AMO : :


− Soins préventifs et curatifs liés aux programmes prioritaires entrant dans le
cadre de la politique sanitaire de l' Etat ;

− Actes de médecine générale et de spécialités médicales et chirurgicales ;

− Soins relatifs au suivi de la grossesse, à l'accouchement et ses suites ;

− Hospitalisations;

− Analyses de biologie médicale ;

− Radiologie et imagerie médicale ;

− Explorations fonctionnelles ;

− Médicaments admis au remboursement ;

− Poches de sang humain et dérivés sanguins ;

− Dispositifs médicaux et implants


− Articles de prothèse et d' orthèse médicales

− lunetterie médicale ;

− Soins bucco-dentaires ;

− Orthodontie pour les enfants ;

− Actes de rééducation fonctionnelle et de kinésithérapie ;

− Actes paramédicaux

Panier de Soins RAMED


− Soins préventifs et curatifs liés aux programmes prioritaires entrant dans le
cadre de la politique sanitaire de l' Etat ;

− Actes de médecine générale et de spécialités médicales et chirurgicales ;

− Soins relatifs au suivi de la grossesse, à l’accouchement et ses suites 

− Hospitalisations;

− Analyses de biologie médicale ;

− Radiologie et imagerie médicale ;

− Explorations fonctionnelles ;

− Médicaments admis au remboursement ;

− Poches de sang humain et dérivés sanguins ;

− Dispositifs médicaux et implants

− Articles de prothèse et d' orthèse médicales

− lunetterie médicale ;

− Soins bucco-dentaires ;

− Orthodontie pour les enfants ;

− Actes de rééducation fonctionnelle et de kinésithérapie ;

− Actes paramédicaux ;

− Evacuations sanitaires inter-hospitalières ;


-Panier de soins disponible dans les structures publiques de soin .

 ANAM : ‫الوكالة الوطنية للتأمين الصحي‬

L'Agence Nationale de l'Assurance Maladie (ANAM), est un établissement


public doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière elle veille :

•au bon fonctionnement du dispositif de la couverture médicale de base (CMB)


de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) ainsi que de la gestion du Régime
d'Assistance Médicale (Gestion financière du RAMED).

•Conduire les négociations relatives aux conventions avec les prestataires de


soins.

•Veiller à l’équilibre financier du régime.

•Proposer les mesures de régulation et de maîtrise des dépenses de soins .

Synthése :
- Assurance maladie obligatoire: (démarrage 18/8/2005).
- Généralisation du RAMED à partir de mars 2012.
- Adoption de la loi 116-12 relative à l’assurance maladie des étudiants le
22/07/2015.
- Adoption de Loi organique n° 98-15 du 23 juin 2017 relative au régime de
l'assurance maladie obligatoire de base pour les catégories des
professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non
salariées exerçant une activité libérale relative au régime de couverture
maladie au profit des travailleurs indépendants, aux personnes exerçant
une profession libérale et des personnes non salariées exerçant une
activité libérale (AMI).
Conclusion :
La politique de développement social prônée par Sa Majesté le Roi
Mohammed VI repose fondamentalement sur la solidarité et la cohésion
sociale, ‫ االجتماعي‬m‫التضامن والتماسك‬

La couverture Médicale de Base est l’un des grands chantiers de l’Etat qui
visent à améliorer l'accès aux soins et à concrétiser le droit à la santé; Elle
vise à améliorer l'accès aux soins et à concrétiser le droit à la santé à toutes
les citoyennes et citoyens marocains.

Fin de Cours 
Bonne Chance